Vie du réseau

[CRESS AURA] : Candidatez au prix de l'ESS !

Créé le : 08/10/2020

Par la Cress AURA

Candidatez aux Prix de l'ESS ! Enregistrez votre candidature jusqu'au 14 octobre.

Qui peut concourir ?

Les Prix de l’ESS s’adressent aux personnes morales relevant de l’ESS (associations, coopératives, mutuelles, fondations, sociétés commerciales de l’ESS ou agréées ESUS) qui ont plus de deux ans d’activité. Elles peuvent concourir dans l’une des deux catégories suivantes : Transition écologique ou Utilité sociale.


Les Prix régionaux
  • Dotation de 1 000 € + accompagnement possible de la CRESS AuRA et de ses partenaires.
  • Remise du prix en AuRA pendant le Mois de l'ESS, le 25 novembre 2020.
    .
Les Prix nationaux
  • Chaque jury régional nomme 2 structures (une dans chaque catégorie) pour participer aux Prix nationaux.
  • Dotation de 5 000 € + une vidéo de promotion pour les structures lauréates dans chaque catégorie.
  • Remise des prix nationaux pendant la 1ère quinzaine de décembre 2020 dans les locaux des lauréat.e.s.

À vous de jouer !

Pour avoir toutes les informations, une seule référence : le site des Prix de l'ESS 2020

Conférence bretonne de la transition énergétique : l’heure de la relance

Créé le : 05/10/2020

Cet après-midi du 5 octobre se tenait la Conférence bretonne de la transition énergétique (CBTE), en partenariat avec l’ADEME, l’État et la Région Bretagne. Elle aura réuni plus de 250 représentants de collectivités, acteurs des transitions et responsables d’associations, repartis sur plusieurs sites et reliés par écrans interposés. Au-delà d’un point sur les différentes politiques de transition énergétique et climatique, cette 22e CBTE a permis de partager des réflexions, dans le contexte actuel de crises sanitaires et économiques, avec des membres du comité de gouvernance de la convention citoyenne pour le climat. L’occasion également de commenter les derniers chiffres de l’énergie en Bretagne publiés par l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne.

Co-présidée par la Préfète de région, Michèle Kirry, et le Président du conseil régional, Loïg Chesnais-Girard, la CBTE se réunit une à deux fois par an. Instance d’échanges et de concertation au niveau régional sur la transition énergétique et de définition de la stratégie régionale énergie-climat, elle rassemble tous les acteurs locaux de l’énergie : représentants des intercommunalités, des opérateurs énergie, des associations d’éducation à l’environnement, des agences locales de l’énergie et du climat ou encore des syndicats départementaux d’énergie…

Après une séance plénière consacrée en janvier dernier à la rénovation énergétique de l’habitat, cette réunion avait pour objectifs de favoriser le partage et l’appropriation des politiques de transition énergétique par les nouveaux élus, du national au local, et de partager des réflexions dans le contexte actuel de crises sanitaire, économique, sociale, climatique… À cette occasion, l’édition 2020 des chiffres-clés de l’énergie en Bretagne, réalisée par l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne, ont été présentés.

 

Des consommations stables mais des usages en évolution


Alors que, entre 2015 et 2019, la Bretagne a accueilli 40 000 habitants de plus, la consommation énergétique des Bretons reste stable, en raison de la diminution de la consommation par habitant. Cette stabilité masque des changements importants de systèmes, notamment dans les usages en chaleur. Si les réseaux de chaleur continuent de se développer en Bretagne, les unités de cogénération gaz, les pompes à chaleur ou les systèmes de chauffage automatisés au bois ont aussi considérablement progressé, faisant reculer les consommations de charbon et de fioul.

La région demeure fortement dépendante des importations d’énergie puisque la production énergétique bretonne ne couvre que 10,6% des consommations. En 2019, la Bretagne a encore importé 85 % de son électricité depuis les régions voisines. Mais d’année en année, le mix énergétique en Bretagne se diversifie sous les effets des investissements publics et privés engagés dans le développement de nouveaux moyens de production. Le développement de la production d’énergie se poursuit ainsi à un rythme constant de +3,5% par an depuis 2005. La Bretagne produit désormais plus de 10 TWh d’énergie primaire d’origine renouvelable et de récupération pour environ 8,6 TWh d’énergie finale.

Le bois-énergie et l’éolien terrestre restent les deux principales ressources exploitées. Le bois énergie, première énergie renouvelable du territoire, représente 51% de la production d’énergie. La production de biométhane pour l’injection a par ailleurs doublé en 2019. Quant à la production d’électricité, elle est à 60% d’origine éolienne.

 

Empreinte énergétique et stratégie
 

On estime que l’énergie nécessaire à la consommation des ménages bretons est près de 4 fois supérieure aux besoins énergétiques de la Bretagne. L’empreinte énergétique des Bretons comprend les consommations d’énergie directes des ménages localisées en Bretagne (11 %), auxquelles sont ajoutées les consommations d’énergie résultant de la fabrication des biens et services consommés en Bretagne par les ménages mais dont les consommations d’énergie sont localisées dans le reste de la France et dans le monde (89 %). Cet état des lieux témoigne de la situation encore fragile de la Bretagne en termes de dépendance énergétique, de recours aux énergies non renouvelables et de consommation de biens et services, malgré certains signaux prometteurs tels que la consolidation ou l’émergence de filières comme le bois-énergie, le biogaz ou l’éolien.

L’objectif de diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serres d’ici 2040 par rapport à 2015 est inscrit dans le SRADDET (Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires) qui vient d’être élaboré par la Région Bretagne. Cet objectif, la collectivité se l’assigne dans l’exercice de ses différentes compétences, que ce soit dans la gestion du bâti des lycées publics ou des flottes de véhicules de transport dont elle a la charge.

L’atteinte de cet objectif passe par une réduction importante des consommations (-35% en 2040 par rapport à 2015) mais aussi par l’augmentation des énergies renouvelables. Pour y parvenir avec l’ensemble de ses partenaires, la Région s’est dotée d’une feuille de route stratégique sur l’adaptation. Avec les services de l’État, elle met aussi à disposition des outils partagés, forme et anime le réseau des Plans climat-air-énergie territorial (PCAET) et finance les démarches vertueuses à travers notamment des appels à projets comme celui ouvert, en partenariat avec l’ADEME jusqu’en février prochain, pour favoriser la mobilisation citoyenne dans les transitions.

La nouvelle loi sur l’énergie et la stratégie nationale bas carbone fixant l’objectif de la neutralité carbone à fin 2050, le Gouvernement prévoit, avec le plan France Relance, 100 milliards d’euros pour surmonter la crise exceptionnelle que nous traversons, dont 30 milliards alloués à la transition énergétique. En Bretagne, le plan France Relance se déclinera de façon concertée autour de quatre priorités : la rénovation thermique de tous les bâtiments, le développement des mobilités du quotidien, la transition agricole et les technologies vertes.


Plus d'infos :
www.bretagne.bzh

La proximité pour un Puy-de-Dôme écologique.

Créé le : 02/10/2020
Jean-Yves GOUTTEBEL, Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, Vice-Président de l’Assemblée des Départements de France - copyright CD63

Depuis 2004, Jean-Yves GOUTTEBEL, Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme a pour devise «la solidarité des HOMMES et des TERRITOIRES, et des GENERATIONS ». Parmi les projets emblématiques qu’il a porté pour le Département, nombre d’entre-eux sont en lien avec la transition écologique, dont il fait sa priorité, tels que la construction du train à crémaillère au puy de Dôme, l’inscription de la Chaîne des Puys au patrimoine mondial de l’UNESCO, la création du réseau Agrilocal favorisant les circuits courts et l’économie locale, le dispositif Cocon 63 pour épauler les collectivités dans leur effort de maîtrise énergétique, ou encore les Défis Collèges Nature pour sensibiliser les jeunes générations aux enjeux écologiques. Dans son dernier livre « Eloge de la proximité, au service des territoires » paru aux éditions Ramsay en 2020, il exprime sa vision, celle d’une proximité qui répond à un besoin, certes, mais qui est aussi un moyen pour contribuer à répondre aux grands enjeux du XXIe siècle  : la démocratie participative, l’engagement écologique fort, et la différenciation territoriale. Entretien en 3 questions.

Quelles prises de conscience - selon vous - suite à la crise Covid ?
La crise sanitaire et économique que nous traversons doit nous pousser à nous interroger encore plus sur nos modes de vie, sur les défis qui nous attendent et qu’il nous faut relever. La question très prégnante de la transition écologique doit être plus que jamais une priorité pour tous. Elle implique une transformation de notre société : consommer, travailler, produire, se déplacer, urbaniser AUTREMENT. S’il est primordiale que l’Europe soit indépendante sur le plan industriel, notamment dans les secteurs de la santé et pharmaceutique, cette pandémie a montré la capacité d’attraction de la ruralité et renforcé cette conviction que le modèle actuel doit lui aussi changer. Jamais la notion de proximité n’a été autant d’actualité. Jamais l’urgence d’agir ne s’est fait autant sentir.

Quelles conséquences  à l’échelle de votre Département ?
Le Conseil départemental du Puy-de-Dôme avait déjà placé la transition écologique au cœur de la matrice départementale. J’ai décidé d’aller encore plus loin, et d’en faire le pivot de toutes nos politiques, dans une continuité méthodologique. Emmener un territoire sur la voie de la transition écologique est un voyage aux enjeux multiples et complémentaires : sens de la communauté, solidarité, accès aux soins pour tous, gestion de l’eau et consommation raisonnées, environnement préservé, atmosphère sans carbone, production relocalisée... Convaincu que le « local » et les territoires de proximité sont les échelons efficaces et pertinents pour réussir le changement de société, je souhaite associer dans cette aventure tout le territoire, collectivités, professionnels, associations, citoyens, sous la bannière commune « Notre Puy-de-Dôme écologique ».

Concrètement, comment se traduit cet engagement ?
Le cap est fixé et les objectifs émergent des groupes de travail (élus, agents, partenaires...) qui ont été constitués autour de 6 thématiques identifiées : gestion durable des ressources en eau, agriculture durable et alimentation saine, solidarité et réduction des inégalités, mobilité durable et qualité de l’air, recours aux énergies renouvelables, environnement naturel exceptionnel et patrimoine. À l’automne, nous présenterons notre master plan de la transition écologique. Parallèlement, afin de tendre vers une véritable exemplarité, j’ai souhaité que le Département du Puy-de-Dôme ouvre ses débats, ainsi nous avons lancé début 2020, le 1er budget écologique citoyen, participatif, consacré à des projets 100 % citoyens favorisant la transition écologique, auquel nous consacrons plus de 2 millions d’euros. Les projets citoyens lauréats seront déployés dès cette fin d’année. Et puis, autre engagement important, en janvier 2021, le Département du Puy-de-Dôme devrait s'engager dans la Fabrique des Transitions, en tant que Département pilote, et ainsi rejoindre l’alliance qui s’est constituée au plan national, notamment autour de Jean-François Caron, maire de Loos en Gohelle, référence nationale en matière de transition réussie, qui accompagne activement le Département du Puy-de-Dôme dans sa transition écologique.

 



Plus d'infos
www.puy-de-dome.fr

[Anne-Laure Stanislas] : "Dans 6 ans, Clermont sera toujours en transition"

Créé le : 01/10/2020

Adjointe au maire de Clermont-Ferrand en charge de la Ville en Transition, Anne-Laure Stanislas était présente lors de la conférence de Rob Hopkins le 23 septembre dernier. Elle revient sur les propos inspirants de l'enseignant en permaculture. 

"Poser l'imagination comme un enjeu de la décennie qui vient est quelque chose sur lequel nous devons travailler tous ensemble", estime l'élue, convaincue par les propos de Rob Hopkins. Elle reste pragmatique, "l'imagination ne peut se passer de l'économie", assure-t-elle, "il faut imaginer une nouvelle gouvernance avec la prise en compte de tous les acteurs". Et dans 6 ans, à quoi ressemblera la ville de Clermont-Ferrand? "Dans 6 ans, Clermont sera toujours en transition, car nous avons l'ambition d'inscrire la transition dans le temps". Nous l'encourageons dans cette voie !

 

[EVENEMENTS] : Harmonie mutuelle vous donne RDV en ligne avec Sans Transition!

Créé le : 29/09/2020

Le 18 septembre, Rob Hopkins, enseignant en permaculture et initiateur du mouvement des villes en transition, est intervenu à la salle des Ursulines de Lannion sur le pouvoir de l'imagination. Dans la salle, Sylvie Briens, présidente Bretagne d'Harmonie mutuelle est revenue sur les prochains rendez-vous en ligne co-organisés avec Sans transition ! Le 14 octobre, avec le médecin et explorateur Jean-Louis Etienne et le 4 novembre avec le climatologue et membre du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), Jean Jouzel en Bretagne. 

 

[Manifeste] : Collectif "Pour que vivent nos langues"

Créé le : 21/09/2020

Par le collectif Pour que vivent nos langues 

À l’automne 2019, notre collectif d’associations culturelles « Pour que vivent nos langues » décidait une série d’actions dont la première a été un rassemblement à Paris le 30 novembre 2019. Depuis, il ne cesse d’alerter pouvoir politique, élus et population sur le danger que courent nos langues. Le 10 octobre aura lieu une journée nationale d'action "pour que vivent nos langues".

Nos langues, ce sont l’occitan-langue d’oc, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand occidental, l’allemand standard et dialectal alsacien et mosellan, le savoyard (arpitan-francoprovençal), les langues d’Oïl dont le gallo et le poitevin-saintongeais, les créoles et les langues autochtones des territoires des Outre-Mer, cette richesse commune, partagée, dont l’article 75-1 de la Constitution fait un patrimoine pour la France dans son ensemble.

Toutes nos langues résistent en France pour ne pas disparaître, car elles figurent toutes à l’inventaire des « langues menacées de disparition » établi par l’Unesco. Malgré l’élan mondial pour que biodiversité naturelle et biodiversité culturelle soient enfin considérées et préservées, malgré les textes internationaux qui régissent les droits de l’Homme et les droits des peuples, l’État français, en dépit de multiples condamnations par l’ONU, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.

Le parallèle avec l’effondrement de la biodiversité n’est pas qu’une simple image : il existe un lien étroit entre un monde riche de ses écosystèmes complexes et une humanité riche de la variété de ses langues et de ses cultures. Urgence écologique et urgence culturelle sont les deux faces d’un seul et même défi : quel monde voulons-nous, demain, pour nos enfants ?

Or, aujourd’hui, la survie de nos langues est menacée par la volonté de l’État, malgré l’attachement des populations au patrimoine linguistique et culturel de leur territoire, malgré les efforts des parents d’élèves, des enseignants (enseignement public, associatif, catholique), malgré le travail des artistes et écrivains, malgré un réseau dense et actif de militants associatifs, malgré l’engagement de nombreux élus.

Il n’existe en France aucune volonté réelle de la part des pouvoirs politiques, derrière les apparences et les discours convenus, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces pour les langues régionales.

La situation de l’enseignement, vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues est emblématique de cette absence de volonté. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé… ». Or non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dont la politique conduit à accélérer le déclin de nos langues. Sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat en mai 2019 contre l’enseignement par immersion en sont l’illustration. La circulaire du ministre, publiée le 10 juillet 2020 encourage « la promotion des langues anciennes » mais n’évoque même pas les langues régionales.

Un an après la mise en place de la nouvelle réforme le processus d’effacement de nos langues est donc bien là : quelles que soient les dénégations infligées par le Ministre aux associations comme aux élus locaux et nationaux : c’est bel et bien à une mise à mort que procède la réforme du lycée

  • en plaçant les élèves des filières d’enseignement des langues régionales face à une angoissante concurrence avec les filières dites de « l’enseignement utile », telles que les autres langues vivantes, et même les mathématiques, alors que l’enseignement des langues mortes peut lui être choisi en dehors de toute concurrence avec d’autres enseignements.
  • en réduisant et marginalisant les possibilités de suivre et de valoriser un enseignement de et en langue régionale.

Mais nos langues subissent d’autres attaques dans le système scolaire :

  • insuffisance flagrante des moyens financiers et humains encore aggravée, ces dernières années, par la diminution des postes aux concours d’enseignants.
  • dotations horaires spécifiques, indispensable à l’enseignement de nos langues, réduites, supprimées ou jamais mises en place.
  • refus, tout récemment au Pays Basque, d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque, alors que les écoles associatives montrent depuis plus de 40 ans, l’intérêt pédagogique de l’enseignement par immersion. Or nous rappelons que l’enseignement immersif est d’usage courant en Europe et au-delà pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec pour le basque ou le catalan en Espagne pour le gallois en Grande Bretagne pour l’allemand en Belgique germanophone, etc… Cette pratique est reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans l’enseignement associatif, avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, pour le catalan, le corse, le basque.
  • refus injustifié d’inclure le flamand occidental et le francoprovençal dans la circulaire listant les langues pouvant être enseignées dans l’enseignement public.
  • imposition de l’anglais dans certains diplômes, au mépris de l’égale dignité des langues

Ce qui est programmé c’est l’expulsion de nos langues du service public d’Éducation Nationale, alors qu’il est indispensable de proposer pour tous les enfants l’enseignement de la langue de leur région.

Toutes ces mesures assèchent les viviers d’élèves et ne peuvent pas garantir la continuité de la formation jusqu’aux universités et aux centres de formation des maîtres, privant le pays de personnels formés en langue régionale.

Nous déplorons le refus

  • d’application du code de l’éducation modifié par la loi N°2013-595 et de programmation pour la refondation de l’école de la République, notamment de l’article 312-10 qui stipule que: « Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France (article 75-1 de la constitution), leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage… ».
  • de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs.
  • de nouvelles expérimentations d’immersion dans le service public.
  • de toute correction des mesures régressives prises ces dernières années, notamment de la réforme du lycée et du baccalauréat.

Étant donné la place centrale de l’école dans la transmission de nos langues, c’est la survie de celles-ci en société qui est directement menacée et, avec elle, celle d’un tissu culturel et artistique vivant internationalement reconnu (musique, théâtre, arts de l’audio-visuel, littérature…).

Ce qui est en jeu, c’est l’existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays basque, dans l’ensemble occitan et dans bien d’autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques.

Nous nous sommes rassemblés dans ce collectif pour que, au Parlement Européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans les Collectivités, villes et villages de nos territoires qui portent la diversité culturelle de la France et de l’Europe, un large mouvement de protestation indignée et combative se lève pour arrêter ces politiques linguicides, pour que soit modifié l’article 2 de la Constitution qui sert d’excuse au refus de toute avancée législatives et règlementaire en faveur de nos langues et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l’image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la Communauté Autonome Basque.

Notre combat continue, et continuera.

 

Journée du 10 octobre : 

  • Montpellier : organisation CREO Lengadòc – CREO acadèmia de Tolosa – FELCO
    • 11 heures : réunion publique salle Pelloutier à Antigone en présence de la presse et des élus (attention : jauge COVID limitée à 80 personnes)
    • à partir de 12 h 30, déambulation jusqu’à l’Esplanade – rassemblement festif, poétique et musical

Plus d'informations à venir sur le site /www.felco-creo.org/10-octobre-2020-journee-nationale-daction-pour-que-vi....

[UNICEF] Journée nationale de la qualité de l'air : à l'école, laissons les enfants respirer

Créé le : 14/09/2020
UNICEF

Par UNICEF

En France, trois enfants sur quatre respirent un air pollué. A l’occasion de la journée nationale de la qualité de l’air, UNICEF France publie un sondage avec Harris Interactive mené auprès des parents sur leurs trajets domicile – école.

Depuis plus d’un an, UNICEF France a mis en évidence les effets graves et durables de la pollution de l’air en ville sur la santé des enfants. Dans plusieurs agglomérations très polluées, le simple fait de respirer les met en danger. Or, malgré une prise de conscience croissante de l’importance de lutter contre la pollution de l’air, encore trop peu de mesures spécifiques sont mises en place pour protéger les enfants, alors même qu’ils sont les plus vulnérables.
Après avoir appelé les pouvoirs publics, nationaux et locaux, à agir avec ambition pour mieux protéger les plus jeunes, UNICEF France donne une nouvelle impulsion à sa campagne contre la pollution de l’air, en appelant à la mise en œuvre d’une mesure simple et essentielle : les rues scolaires.
 

Pollution de l’air : une préoccupation majeure des parents

Les résultats du sondage démontrent que plus des 2/3 des parents d’enfants scolarisés se disent préoccupés par l’exposition de leur(s) enfant(s) à la pollution de l’air au sein de son établissement ou sur le chemin vers l’école. On le comprend facilement quand on sait qu’à Paris par exemple, un établissement (crèches, écoles) recevant des publics sensibles sur quatre se trouve dans une zone dépassant régulièrement les normes en vigueur pour la qualité de l’air.
En dépit de cette forte inquiétude et malgré des distances souvent courtes (moins de 2kms), la voiture reste pour 70% des parents interrogés le mode de transport privilégié pour accompagner leur(s) enfant(s) à l’école. Pourtant contrairement aux idées reçues, la voiture ne protège pas mais concentre la pollution de l’air au sein de l’habitacle. Les parents sont d’ailleurs 84% à souhaiter moins l’utiliser, et majoritairement pour moins polluer. Nombreux sont ceux qui expriment le désir de se tourner vers des modes de transport plus doux. Ils envisagent ainsi le vélo ou la marche à pied, qui permettent de prendre le temps d’aller à l’école, de partager un moment plus agréable avec son enfant et d’échanger plus facilement avec les autres parents d’élèves.
 

Les rues scolaires, une solution simple et qui peut faire la différence

Des solutions existent pour mieux partager l'espace public, en particulier avec les enfants. Déjà adoptées dans plusieurs pays européens dont la Belgique, les rues scolaires consistent en la réduction de la circulation automobile aux abords de l’école de façon temporaire, en fermant la rue aux voitures aux heures d’entrée et de sortie. Grâce à ce dispositif, le nombre de véhicules circulant et stationnant devant les écoles diminue drastiquement et donc les dangers qu’ils représentent, dont la pollution atmosphérique ¹. Le sondage mené révèle que 87% des parents sont favorables à la mise en place d’une rue scolaire autour de l’établissement scolaire de leur enfant. Les raisons principales évoquées sont l’accroissement de la sécurité et la baisse de la pollution.
 

Les maires nouvellement élus ont un rôle déterminant à jouer pour diminuer la pollution de l’air

Pour Sébastien Lyon, directeur d’UNICEF France, « Les parents, premiers concernés sont prêts à diminuer l’utilisation de la voiture sur le chemin de l’école. C’est donc maintenant aux maires d’agir. Bien qu’aujourd’hui, l’importance de lutter contre la pollution de l’air fait consensus, l’importance de protéger les enfants – et donc leurs lieux de vie – semble encore trop peu considérée. »
UNICEF France travaille étroitement avec le Réseau Action Climat France et Greenpeace France² pour encourager les maires des 12 plus grandes villes de France à mettre en œuvre les politiques locales permettant d’améliorer la qualité de l’air des villes. Les communes doivent renforcer leurs connaissances concernant l’exposition des enfants à la pollution de l’air sur leur territoire, repenser les modes de déplacement pour réduire la place de la voiture et développer des alternatives. Elles doivent accélérer les changements de comportement en matière de mobilité et prendre en compte l’exposition à la pollution de l’air dans l’aménagement de l’espace.
  • Créer des Zones à Faibles Emissions autour des établissements accueillant des publics fragiles;
  • Implanter les établissements scolaires ou les crèches à distance des axes routiers très fréquentés ou à l’écart des parkings;
  • Favoriser le « savoir rouler à vélo » dans les écoles et les déplacements collectifs en vélo ou à pied (pédibus ou vélobus)
sont autant de mesures que les conseils municipaux peuvent mettre en place pour diminuer l’exposition aux gaz et particules nocifs et protéger les enfants.
 
Face à l’urgence sanitaire que représente l’exposition de tous et en particulier des enfants à la pollution de l’air, il est grand temps de modifier nos modes de vies urbains pour rendre l’air des villes respirable.
Découvrez notre campagne sur www.unicef.fr/unairpur
 
Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 24 au 31 août 2020. Échantillon de 536 parents d’enfants scolarisés de 0 à 15 ans et résident dans une agglomération d’au moins 100 000 habitants.
Campagne réalisée par l’agence Bottoms UP et le photographe Philippe Garcia
(1) La principale source de pollution atmosphérique dans nos villes est le trafic automobile, 63% des émissions d’oxyde d’azote y sont liées https://www.unicef.fr/article/en-france-3-enfants-sur-4-respirent-un-air-pollue
(2)Rapport de décembre 2019, lutte contre la pollution de l’air : ou en sont les grandes agglomérations françaises : https://www.unicef.fr/article/lutte-contre-la-pollution-de-lair-ou-en-sont-les-grandes-agglomerations-francaises-1

>> Lisez notre supplément réalisé en partenariat avec ATMO SUD dans le numéro 25 de Sans Transition! 

 

 

[AVIATION] Table-ronde : quel virage face à la crise climatique et sociale ?

Créé le : 10/09/2020
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Par Action Non-Violente Cop21 et Alternatiba 

Les mouvements citoyens pour la justice climatique et sociale Alternatiba et Action Non-Violente COP21 organisent ce jeudi 10 septembre une table ronde qui rassemble des acteurs associatifs, scientifiques et représentants syndicaux pour interroger l’avenir de l’aviation dans le contexte de l’urgence climatique et de la Stratégie Nationale Bas Carbone de la France, alors que les répercussions de la crise sanitaire se font encore sentir sur ce secteur.

Animée par Clothilde Saunier, cette table ronde réunira Agathe Bounfour, responsable transports du Réseau Action Climat, Charles-Adrien Louis, co-fondateur et directeur général du cabinet B&L Évolution, et auteur du rapport “Climat : peut-on (encore) prendre l’avion ?”, et Joël le Jeannic, membre du bureau de Sud Aérien. 
 
L'objectif de cette table ronde sera de donner à voir le véritable impact du secteur aérien sur le climat et de penser des pistes de “sortie de crise climatique”. La présence de Joël Le Jeannic, membre du bureau de Sud Aérien, permettra d’initier la discussion sur l’accompagnement et la reconversion des salariés du secteur.
 
Dans l’après crise sanitaire, alors que le secteur aérien est durablement ébranlé, le gouvernement a fait le choix de le renflouer à hauteur de 15 milliards d’euros. Alternatiba et ANV-COP21 entendent dénoncer l’irresponsabilité des dirigeants politiques et économiques : « les directions des entreprises de l’aéronautique, notamment Air France et Airbus, annoncent déjà la suppression de milliers d’emplois, malgré le soutien massif de l’État. En misant sur une croissance infinie du trafic et sur d’hypothétiques innovations technologiques, ces dirigeants mettent en péril à la fois la situation des salariés et notre écosystème, et ce avec la complicité des responsables politiques. » peut-on lire dans l’appel publié le 10 juillet par les deux organisations.
 
Cette table ronde s’inscrit en préambule de la journée nationale d’action sur les aéroports du 3 octobre prochain. Des mobilisations sont en préparation dans au moins 10 villes, dont BayonneBordeaux, Clermont, Lille, Marseille, NantesNiceParis, avec des collectifs citoyens engagés sur leurs territoires.
 
#AvionsÀTerre
 
Lien vers l’événement facebook : 
Lien vers l’appel de la mobilisation du 3 octobre : https://alternatiba.eu/2020/07/le-3-octobre-marchons-sur-les-aeroports/  
 
>>Retrouvez aussi notre dossier complet sur l'aéronautique après la crise, dans le prochain numéro de Sans Transition! 
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Tri Martolod en zone libre

Créé le : 16/07/2020

La brasserie Tri Martolod propose un grand financement participatif afin de co-construire la Zone Libre : un nouvel espace de circuit-court, de rencontre et de culture à Concarneau !

Fervents défenseurs du circuit-court et brasseurs de lien social depuis déjà 20 ans, les associé·és de la Brasserie Tri Martolod ont aujourd'hui besoin de vous pour faire naître la « Zone Libre ». L'équipe se lance dans le projet fou de la construction d'une extension de 150m2 qui prendra la forme modulable d'une salle ou d'une terrasse couverte et proposera une petite restauration, des concerts, des expos et autres initiatives qui permettont de se rencontrer et de valoriser la production et les savoir-faire locaux.
Ils expliquent avoir décidé de mener ce projet coûte que coûte, malgré la crise économique qui les touche de plein fouet, pour continuer d'aller de l'avant, encore et toujours privilégier le local et le circuit-court (vous dégusterez une bière brassée à 20 mètres de votre siège !) et permettre les rencontres et les échanges. En bref, continuer à brasser les liens pour un impact positif sur le territoire.


Objectif : 250 000€ et 1 euro = 2


Leur projet de construction s'élève environ à 190 000€, et plutôt que de mener ce projet avec les banques, les associé·és de la Brasserie Tri Martolod ont décidé de le mener avec tous, via un financement participatif en échange de belles contreparties, sur la plateforme sécurisée KENGO.BZH.

Ils proposent par exemple à toutes celles et ceux qui souhaitent passer à la Brasserie de valoriser leur don... avec par exemple une carte cadeau de 20€ de bière pression lorsque le lieu sera ouvert, pour un don de 15€ ! Si le fruit de leur travail, produit sur le territoire, sera meilleur moyen de remercier les donateurs, des contreparties qui pourront également être envoyées par la poste pour les personnes éloignées.

A vos marques, la campagne de financement durera jusqu'au 8 septembre.
Vous pouvez faire un don en passant à la Brasserie ou directement sur la plateforme Kengo.


 


Plus d'infos
www.trimartolod.fr/tri-martolod/

[EXPOSITION] Les regards engagés du Ventoux

Créé le : 09/07/2020
Les regards engagés du Ventoux

Sans Transition ! est partenaire de l'exposition "Les regards engagés du Ventoux", organisée par le domaine viticole en vin naturel La ferme saint-Martin à Suzette (84).

"La Ferme saint Martin, domaine viticole impliqué dans une viticulture durable dans les contreforts des Dentelles de Montmirail, valorise par cette oeuvre photographique des acteurs engagés du territoire. Notre objectif est de mettre en avant ces professionnels qui font vivre notre région de manière dynamique, conscients de l’environnement, passionnés par leur métier et avec un regard porté sur l’écologie et le développement durable".

La parole à Sophie Julien, qui dirige avec son mari Thomas, vigneron engagé, ce domaine emblématique des Dentelles de Montmirail.

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