Vie du réseau

[ DÉMOCRATIE ] Quelles réponses face à l'urgence écologique et sociale ?

Créé le : 18/06/2020
Photo : Markus Winkler / Pixabay

Le Collège des transitions sociétales organise le vendredi 25 juin prochain une visio conférence : Démocratie locale et implication citoyenne : Quelles réponses face à l'urgence écologique et sociale ?

La visio-conférence sera animée par les auditeurs du Collège des transitions sociétales et donnera la parole à Jean-François CARON, maire de Loos-en-Gohelle, commune engagée au coeur d'une d’une transition systémique, en s’appuyant sur des dispositifs participatifs innovants et « impliquants et à Sabine GIRARD, conseillère municipale de la commune de Saillans, chercheuse à l'INRAE de Grenoble. Sa liste citoyenne a ouvert la voie à des expérimentations démocratiques inspirantes.

> Rdv de 17h55 à 20h

> Inscriptions

[ JOURNÉE MONDIALE DES REFUGIÉS ] Une vulnérabilité accrue pour les populations les plus fragiles

Créé le : 16/06/2020

Ce samedi 20 juin a lieu la journée mondiale des réfugiés. A cette occasion l’ONG Vision du Monde souhaite alerter sur la menace que constitue la crise sanitaire liée au COVID-19 sur ces populations en exil, rassemblées dans des espaces trop souvent bondés, sans accès à l’eau potable ou aux produits d’hygiène de base, et pour qui les mesures de confinement sont venues exacerber les vulnérabilités.

Un nombre de réfugiés sans précédent

Les réfugiés sont en grande majorité des enfants ayant fui les conflits, l’épuration ethnique, ou l’horreur des combats… Dans les camps dans lesquels ils espèrent trouver refuge, ces enfants sont les victimes d’une violation de leurs droits qui est inacceptable.

Plongés dans une pauvreté extrême, souvent livrés à eux-mêmes, ils sont exposés au travail et aux mariages précoces, toujours dans l’espoir d’une vie meilleure. La crise du COVID-19 risque d’accentuer ces phénomènes de violences auxquels les plus jeunes sont exposés quotidiennement.

Au-delà des violences, des réfugiés confrontés à l’extrême précarité

Les populations réfugiées vivent dans une extrême précarité et n’ont pas accès aux services essentiels et aux infrastructures sanitaires nécessaires pour vivre dans des conditions décentes. La propagation massive du COVID-19 dans les camps de fortune pourrait avoir des conséquences dramatiques. La forte densité de population et les conditions d’hébergement inadaptées dans ces lieux, rendent les mesures de distanciation sociale impossibles. Ces personnes sont donc exposées au virus sans aucun moyen de s’en protéger !

Vision du Monde agit sans relâche pour la protection des enfants réfugiés

Depuis le début de la pandémie COVID-19, Vision du Monde intensifie son aide d’urgence dans les contextes les plus fragiles et adapte ses actions pour sensibiliser les réfugiés aux risques que constitue le virus. Celles-ci sont principalement tournées vers :

•                 L’intensification de la prévention aux gestes barrières.

•                 La mise à disposition de points d’eau supplémentaires et la distribution de kits d’hygiène.

•                 Le maintien et l’adaptation des distributions alimentaires et de l’aide apportée.

•                 La détection des cas suspects de coronavirus.

 Vision du Monde place la protection des enfants réfugiés et le respect de leurs droits au cœur de son action. L’accompagnement des filles et des garçons passe alors par : 

•                 La sensibilisation contre les mariages précoces

•                 Les programmes d’éducation et de formation aux compétences professionnelles 

•                 Les Espaces Amis des Enfants, lieu où les plus jeunes peuvent venir  apprendre, jouer et s’exprimer en toute sécurité

•                 Les ateliers de construction de la paix     

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[ SOCIÉTÉ ] Les élus bretons appelés à agir pour une Bretagne résiliente

Créé le : 05/06/2020

Interpeller et impliquer les élus bretons pour orienter dès maintenant les aides publiques vers les enjeux climatiques, écologiques et sociaux. C’est le message de la lettre que vient d’adresser à tous les élus bretons le collectif pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises.

Extrait du Télégramme, du 04 mai 2020 :

À l’origine de cette démarche commune, on trouve l’initiative de Fédération Bretagne Nature Environnement (FBNE), Réseau Bretagne Solidaire, Pacte Finance Climat Bretagne et le Réseau Cohérence, à laquelle se sont greffées plus de 200 personnalités, associations, entreprises, syndicats et citoyens1.

« Les crises s’enchevêtrent et se cumulent, il faut donc agir de manière transversale, dans un esprit de coopération des territoires », a résumé hier Carole Le Béchec, présidente du Réseau Cohérence, appelant les élus à accélérer les moteurs de transformation à l’occasion de la sortie de la crise sanitaire liée au Covid 19.

Jean Jouzel lors d'une de ses conférences. Photo : Sans transition !

Le climatologue Jean Jouzel en a profité pour rappeler l’urgence du contexte climatique à l’échelle mondiale. «2020 est une année charnière, si l’on veut avoir des chances de pouvoir respecter les objectifs de limitation du réchauffement climatique ». « Actuellement, nous émettons 54 milliards de tonnes d’équivalent CO2. Si on ne fait rien, on pourrait être confrontés à un réchauffement de 4 à 5 °C d’ici à la fin du siècle, expose-t-il. En France, pour respecter la loi climat énergie qui prévoit une réduction de 40 % de nos émissions, il faudrait ajouter 20 milliards d’euros supplémentaires chaque année d’ici à 2030. C’est précisément le montant des sommes qui sont actuellement engagées chaque semaine pour sortir de cette crise », a souligné le Prix Nobel de la paix.

1Pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises, article paru sur www.sans-transition-magazine.info le 02.05.2020

Le département d'Ille-et-Vilaine en soutien aux associations

Créé le : 03/06/2020
© Département d'Ille-et-Vilaine

Le fonds d’appui aux partenaires et associations d’Ille-et-Vilaine (FAPA35) est actif et les demandes en ligne sont ouvertes pour les associations.

Les élu.e.s du Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine ont voté un plan exceptionnel de 10 millions d’euros pour soutenir la vie associative et plus largement contribuer au redémarrage de l’activité dans le contexte de la crise sanitaire. Sur ces 10 millions d’euros, 5 millions d’euros seront spécifiquement mis en place pour apporter des subventions exceptionnelles aux associations subissant les conséquences de la crise et dont la pérennité est menacée. La plateforme en ligne pour déposer les demandes d’aide est ouverte aux associations depuis le 2 juin.

En effet, du fait de la crise sanitaire et du confinement, de nombreux évènements ont été annulés ou reportés. De multiples activités qui animent la vie sociale et locale au quotidien ont été suspendues. Les associations, qui représentent des milliers d’emplois en Ille-et-Vilaine, subissent une perte d’exploitation. Qu’elles agissent dans le champ de la culture, du sport, de l’éducation populaire, des activités de l’économie sociale et solidaire, de l’animation et de la vie des territoires ou encore de l’environnement, du tourisme ou du logement, de très nombreuses associations sont fragilisées.

Ce fonds, nommé Fonds d’appui aux partenaires et associations d’Ille-et-Vilaine (FAPA 35) et doté de 5 millions en fonctionnement, permet d‘apporter des subventions exceptionnelles aux associations fragilisées financièrement par les conséquences directes de la crise dans les domaines de la solidarité, de la vie sociale et de l’animation des territoires notamment.

 

Modalités et versement


Les conditions d’éligibilité sont les suivantes :
- la structure doit être de statut associatif et avoir son siège social en Ille-et-Vilaine
- le champ d’activité de l’association doit entrer dans les champs de compétences du Conseil départemental
- la perte de résultat liée à la crise sanitaire doit être d’au moins 3 000 euros et compromettre la pérennité de l’association.

 

Les associations doivent avoir déjà sollicité les autres aides existantes, si elles y sont éligibles notamment les mesures exceptionnelles mises en place par l’’Etat. L’avis de la commission est donné au cas par cas (ou décision directe si urgence) sur la base d’une perte déclarée liée à la crise. Pour les pertes supérieures à 3 000€, un soutien d’un montant minimal de 1 500 € est prévu, plafonné à 50% de la perte déclarée. Le versement sera effectué à l'association en une fois dans un délai de deux mois après le dépôt du dossier, si ce dernier est accepté.

Les associations sont invitées à déposer leur demande en ligne à cette adresse :

www.ille-et-vilaine.fr/article/associations-comment-beneficier-aides-du-plan-exceptionnel-soutien-departemental

 


Plus d'infos
www.ille-et-vilaine.fr

[ SOCIÉTÉ ] Pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises

Créé le : 02/06/2020

Cinq organisations ont réuni plus de 150 structures bretonnes, ainsi qu'une vingtaine de scientifiques et de personnalités pour appeler tous les élus bretons à agir pour leur territoire.

La Fédération Bretagne, Nature Environnement, Réseau Bretagne Solidaire, Pacte Finance Climat Bretagne, Réseau Cohérence, Bretagne Vivante ont pour objectif de "montrer que la société civile est prête et partage la vision d’une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises".

Elles appellent à conditionnaliser les aides publiques aux enjeux d’écologie et de solidarités et à mener une véritable coopération dans les territoires .

Mercredi 3 juin, ces organisations adresseront une lettre aux élu.e.s de Bretagne, convainceus que c'est avec eux, qu'elles pourront "dessiner la Bretagne de demain, résiliente et riche des coopérations possibles dans les territoires".

La démarche sera présentée demain à 14h00 à l'occasion d'une visio conférence de presse.

[ QUALITE DE L'AIR ] Quel impact de la première séquence de déconfinement sur la qualité de l’air en Région Sud ?

Créé le : 02/06/2020

Pour limiter la propagation du virus COVID-19, le gouvernement a mis en place un confinement généralisé à partir du 17 mars à midi, qui a pris fin le 11 mai 2020 sur l'ensemble de la région Sud. AtmoSud livre ici l’analyse des deux premières semaines de déconfinement. Alors que l’activité reprend progressivement et que les écoles ont commencé à rouvrir, quel impact observe-t-on sur la qualité de l’air en région Sud ?

Une remontée des niveaux d’oxydes d’azote (NOx) mais qui restent inférieurs aux niveaux habituellement observés

Pendant la période de confinement, la mise en place des restrictions de sortie a généré une baisse drastique de la circulation. Depuis le déconfinement, le trafic a partiellement repris et engendre ainsi une augmentation des NOx, principaux traceurs du trafic routier. Cependant, si les concentrations des NOx ont augmenté par rapport à celles observées pendant la période de confinement, elles restent toutefois inférieures aux niveaux mesurés habituellement les années précédentes à la même période en observant toutefois des disparités territoriales. 

A proximité des grands axes routiers de la région Sud, la reprise d’activité et du trafic ont eu un impact sur les concentrations d’oxydes d’azote qui ont augmenté en moyenne de 60% à l’échelle de la région ces deux dernières semaines par rapport à la période de confinement.

Mais les concentrations observées à proximité des grands axes routiers depuis la levée du confinement restent environ 40% plus faibles qu’en période normale, en raison notamment de la reprise partielle de l’activité.

Source : AtmoSud

En milieu urbain, environnement plus éloigné des grands axes de circulation, cette tendance est moins marquée, avec :

  • Une augmentation seulement de l’ordre de 10% en oxydes d’azote par rapport à la période de confinement,
  • Des niveaux inférieurs de l’ordre de -30% par rapport à ce qui est observé à la même période les années précédentes.

Source : AtmoSud

Des concentrations de particules PM2.5 en légère augmentation et dépendantes de divers facteurs

Au début du confinement, du 17 mars au 17 avril, les particules étaient en hausse, principalement liées à la combustion du bois (chauffage au bois et brûlage de déchets verts). Elles ont par ailleurs été influencées par les conditions météorologiques, défavorables à la dispersion des polluants (peu de vent, stabilité atmosphérique, températures douces…). Depuis le 17 avril et jusqu’à la fin du confinement, les concentrations de particules ont baissé sur l’ensemble de la région Sud, notamment en lien avec une baisse de l’utilisation du chauffage résidentiel.

Depuis le 11 mai, l’on observe à nouveau une remontée des concentrations de particules, en lien avec la reprise progressive de l’activité aggravée par les phénomènes météorologiques. Les particules sont formées par les conditions printanières associant une hausse des températures, de l’ensoleillement et peu de vent. La météo actuelle, conforme à la saison, participe en effet à la hausse de particules généralement observée au mois de mai.

Les concentrations moyenne en PM2.5 observées depuis le début du déconfinement (11 mai) sur les stations de fond urbain retenues restent, malgré leur hausse, inférieures de 30 à 40% par rapport à ce qui a été respectivement été mesuré les 3 années précédentes et à la moyenne observée sur l’intégralité du confinement.

Source : AtmoSud

AtmoSud poursuit ses analyses qui seront publiées prochainement afin de confirmer, ou non, les tendances observées.

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Day by day: un grand marché Vrac à Rennes dès la rentrée

Créé le : 27/05/2020
DR - Day Dy Day

Day by day lance un nouveau concept inédit : le "day by day, Grand Marché Vrac", un espace marchand couvert de 300 m2 regroupant tous les métiers de bouche. Un nouveau concept qui verra le jour à la rentrée 2020, dans la périphérie de Rennes.

Le premier réseau d’épicerie 100 % vrac, qui regroupe à ce jour 60 magasins à travers l’hexagone, ambitionne ainsi de permettre aux rennais de faire toutes leurs courses du quotidien en vrac et dans une atmosphère chaleureuse rappelant celle d’une place de village.

Didier ONRAITA, Président et co-fondateur explique :

« Depuis 2013, nous installons nos magasins day by day, Mon épicerie en vrac au coeur des grandes villes, dans des rues où sont généralement déjà présents tous les autres commerces de bouche afin de permettre aux consommateurs de faire leurs courses du quotidien en quantité à la demande et sans emballage superflu. Avec ce format de magasin, nous ne nous adressons hélas qu’à un tiers de la population. Pour continuer de promouvoir la consommation responsable pour tous, nous souhaitons faire revivre les commerces dans l’esprit "place du village" et pour cela inviter au sein de nos espaces marchands tous les autres commerces de bouche.»


David SUTRAT, Vice-Président et co-fondateur complète :

« Nous avons choisi la périphérie de Rennes pour ouvrir ce 1er day by day, Grand Marché Vrac. En effet, la Métropole rennaise est très dynamique et les populations sont de plus en plus sensibles aux impacts de la surconsommation. Nous avons cherché pendant plusieurs mois le bon emplacement avant de choisir un espace de 300 m2, facile d’accès et disposant d’un grand parking. Dans un cadre authentique et chaleureux, les consommateurs pourront faire sous le même toit, toutes leurs courses du quotidien en quantité à la demande et sans emballage superflu. Pour cela, nous accueillerons des producteurs et commerçants déjà bien ancrés dans le terroir local.»


Comme un grand marché... en vrac

On pourra trouver au sein de ce Grand Marché Vrac, de quoi faire toutes ses courses du quotidien (fruits et légumes, boucherie-charcuterie, fromagerie-crémerie, épicerie, droguerie, hygiène...). Une charte commune, dont les valeurs sont dans l’ADN de day by day depuis sa création, y sera partagée par tous les commerçants présents :
- rendre la consommation responsable accessible à tous
- donner la priorité à la production française
- privilégier les circuits courts
- valoriser les productions respectueuses de la terre, des hommes et des femmes, et des animaux
- mettre en place des méthodes favorisant la réduction du gaspillage alimentaire
- instaurer des actions en faveur de la réduction des déchets d’emballage tout au long de la filière
- permettre pour tous les produits l’usage de contenants ré-employables

Âgé d’une quarantaine d’années, David SENE a fait ses armes en Grande Distribution en tant que directeur de magasin, chef de secteur puis locataire-gérant d’un supermarché en Ille-et-Vilaine. David a alors voulu donner davantage de sens à sa vie en participant à la lutte contre le gaspillage alimentaire et la production de déchets. En décembre 2015, Il fait partie des pionniers du vrac en ouvrant avec succès son magasin « day by day - Mon épicerie en vrac » au centre-ville de Rennes (32/34 rue Saint-Hélier). Il animera ce grand marché avec l'ambition de continuer à
"accompagner la transformation des habitudes de consommation". Pour cofinancer ce projet ambitieux, David SENE a décidé de lancer une campagne de prêt participatif rémunéré via Miimosa, la plateforme de financement participatif au service de l’agriculture et de l’alimentation. En faisant ainsi appel à l’épargne sociale, il propose notamment à ses futurs clients de participer à l’aventure.


Plus d'infos
www.daybyday-shop.com

[ POLLUTION ] Des journalistes bretons s'unissent face à l'agro-industrie

Créé le : 26/05/2020
Prolifération d'algues vertes sur la plage du Valais à St Brieuc durant l'été 2017. En se décomposant, ces algues dégagent un gaz toxique appelé sulfure d'hydrogène. © Maxppp / Cyril Frionnet

En Bretagne, de nombreux journalistes ont décidé d’unir leur voix pour dénoncer la difficulté d’informer sur l’agroalimentaire local. En toile de fond : l'omerta qui règne autour de la question de la pollution issue du secteur, acteur économique local incontournable. France Inter a fait le point dans une émission parue ce lundi.

Présentation de l'émission parue lundi 25 mai dans l'Instant M sur France Inter :

L’affaire Inès Léraud prend de l’ampleur. Au départ, une enquête de longue haleine diffusée sur France Culture et France Inter, dénonçant à la fois le scandale des algues vertes et l’omerta sous lequel la Bretagne l’a enfoui. Puis, une BD publiée chez Delcourt. Succès, 46 000 exemplaires. Seulement voilà, un salon du livre des Côtes d’Armor annule la venue de l’auteur et une maison d’édition locale renonce à la traduction de son livre en breton. 

La coupe est pleine. Ces petits baillons, loin d’être insignifiants, s’ajoutent aux plaintes en diffamation, campagnes de dénigrement et autres actes d’intimidation. Début mai, paraît dans Libération une tribune portée par des avocats, des militants, des élus, etc… qui appellent à défendre le droit d’informer en Bretagne et le droit d’enquêter sur les pratiques des industriels de l’agroalimentaire.

La Bretagne, première région laitière, productrice de la moitié de la viande française. La Bretagne, tenue par des poids lourds comme les groupes Triskalia, Daucy, Doux ou encore Chéritel qui ont le bras long. Ils font vivre une partie de la population et leurs dépenses de communication, elles, font vivre les médias locaux.  

Une nouvelle génération de journalistes interpelle publiquement le président de la région Bretagne. Une lettre ouverte va lui être adressée aujourd’hui. Initiatives de jeunes consoeurs et confrères exerçant dans la région, directement victimes de pression ou régulièrement témoins d’entraves. Pour la première fois, ils se mettent en réseaux, les langues se délient. Un texte est rédigé demandant à ce qu’aucune subvention ne soit retirée auprès publication de cette lettre ouverte. Ils connaissent trop bien la mécanique des représailles. Ils veulent que les élus et les administrations cessent de se barricader lorsqu’un journaliste les interroge sur ces sujets. Ils veulent qu’un « Observatoire régional des libertés de la presse » soit créé, au même titre que les ministères de l'Intérieur et de l'Agriculture ont adoubé des observatoires de « l'agribashing ». Les journalistes, eux aussi, voudraient se sentir soutenus, en finir avec « le mur du silence » et l’auto-censure.  

Ce week-end, les signatures ont spontanément afflué au bas de cette lettre. L’un des jeunes instigateurs me confiait hier ne pas avoir « osé solliciter certains de ses aînés, des plumes bien connues en Bretagne, des journalistes qui ont été en première ligne, qui en ont pris plein les dents et qui n’aspiraient qu’à une chose, qu’on leur foute la paix ». Vous savez quoi ? Leurs noms sont sur la liste.

> Réécouter l'émission

[ ESS ] Le réseau des entreprises coopératives en AURA solidaire et résilient face à la crise

Créé le : 14/05/2020

Alors que la crise sanitaire impacte fortement l'activité économique des entreprises coopératives d'Auvergne-Rhône-Alpes, les valeurs qui fondent le réseau des Scop et des Scic (solidarité, pérennité, force du collectif...) résonnent avec encore davantage de force et de sens aujourd'hui. Plusieurs solutions inédites ont été rapidement mises en place et détaillées un communiqué de presse publié par le réseau.

Le PPES, un financement simple et rapide pour soutenir la trésorerie des coopératives

En réponse immédiate à la crise, le Mouvement coopératif, via sa holding financière Socoden, a mis en place un Prêt participatif d'entraide et solidaire (PPES). Ce financement simple et rapide a pour but de soutenir la trésorerie des coopératives le temps de la mise en place des reports de charges fiscales, sociales et bancaires, du chômage partiel et du prêt garanti par l'Etat. Déjà 2 millions d'euros ont été débloqués depuis le 13 mars, permettant à près de 90 entreprises de bénéficier d'un prêt moyen de 23 000 euros, accordé sous 48h et versé sous 7 jours.

Au fil des ans, la holding Socoden est devenue un véritable outil de solidarité, alimenté par les cotisations des Scop et des Scic du Mouvement. Aujourd'hui, après 50 ans d'existence, plus de 3 000 entreprises ont été financées, sous forme de prêts participatifs simples ou bonifiés. Un panel d'outils complémentaires nationaux et régionaux vient compléter ces aides, pour financer du haut de bilan notamment.
 

Un accompagnement renforcé avec une équipe sur le pont


En complément de ces mesures financières, l'Union régionale a renforcé ses équipes dédiées au suivi des coopératives, en augmentant ses effectifs de 42 %. Ainsi, 95 % des adhérents ont pu être contactés dès les quinze premiers jours du confinement. Des outils innovants ont été mis à la disposition des dirigeant·e·s, pour rompre leur isolement et leur apporter des solutions concrètes et rapides [...]

> Lire le communiqué de presse en intégralité.

ESS’OR : un fonds pour soutenir l’ESS en région Sud

Créé le : 11/05/2020
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La Région Sud, la Banque des Territoires et la Caisse d’Epargne CEPAC, créent le Fonds ESS’OR pour soutenir les entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire impactées par la crise sanitaire. Ce nouveau fonds régional doté d’1 million d’euros est soutenu par la CRESS Sud et opéré par France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Ce fonds ESS’OR, doté d’1 M€ par la Région Sud, la Banque des Territoires et la Caisse d’Epargne CEPAC, est destiné à répondre aux besoins des structures de l’ESS ayant un très fort impact social et territorial, en mettant à leur disposition des prêts à taux 0, sur 12 à 18 mois et dont le montant peut aller de 10 000€ à 100 000€. Ce nouveau financement doit permettre aux entreprises à impact social de conforter de maintenir leur situation financière et de relancer leur activité au plus vite.

Ce fonds, qui s’inscrit dans le Plan d’urgence, de solidarité et de relance de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, est complémentaire au fonds « COVID-Résistance », lancé par la Région Sud et la Banque des Territoires et opéré par Initiative Provence-Alpes-Côte d'Azur. Doté de 37 millions d'euros, il a pour objectif d'aider les entreprises régionales employant jusqu’à 20 salarié.es ayant pris les mesures d'urgence (chômage partiel, report des paiements…), grâce à des prêts à taux 0 compris entre 3 000 et 10 000 euros. Partenaire opérationnel du fonds COVID Résistance, la CRESS accompagne les entreprises de l’ESS vers cette solution de prêt d'entreprise.
 

Une « task force » économique régionale impliquée dans le Fonds ESS'OR
 

Le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire représente 7,1 % du PIB de la région et 165 000 emplois (dont 4 000 créés ces 5 dernières années, soit 30 % des créations nettes du territoire régional). L'unité est donc de mise pour surmonter cette crise sans précédent et venir en soutien à l'économie régionale.

Olivier Sichel, Directeur de la Banque des Territoires :

« La Région Sud et tous nos territoires ont besoin de l’union de tous, face à cette crise sanitaire. La Banque des Territoires est fière de participer à cet élan partenarial de solidarité territoriale, d’aider aux côtés de la Région et de la Caisse d’Epargne CEPAC, nos associations, nos entreprises à impact de l’Economie Sociale et Solidaire. Poumon économique de nos coeurs de ville, elles sont des acteurs majeurs du lien social, du vivre ensemble. »
 


Joël CHASSARD, Président du Directoire de la Caisse d’Epargne CEPAC :

« En tant que financeur privé et acteur majeur de la région, la Caisse d’Épargne CEPAC, fidèle à ses valeurs coopératives, a toujours eu à coeur de s’engager en faveur du développement économique de ses territoires et des actions à fort impact sociétal. Être utile et solidaire, c’est la mission des Caisses d’Epargne, 1er financeur national de l’ESS. Chacun doit participer à l’effort collectif et soutenir ceux qui oeuvrent à concilier activité économique et équité sociale. C’est en étant solidaire que nous parviendrons à traverser cette crise historique »

 

Le Fonds ESS’OR est soutenu par la CRESS et opéré par France Active, qui assurera le conseil, l'accompagnement et le financement des bénéficiaires dans le cadre du programme Relève Solidaire.
 


Denis Philippe, Président de la Chambre Régionale des entreprises de l’ESS (CRESS SUD) :

« Les entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire de notre région sont frappées de plein fouet par cette crise. Afin de leur permettre de la surmonter et de continuer à assumer leur fonction économique, un dispositif spécifique tel que ce fonds de prêts « Relève Solidaire » est indispensable. La CRESS, représentant légal des entreprises de l’ESS se félicite de la mise en place de cette opération et du rôle moteur joué par la Région Sud et la Banque des Territoires, et par deux de ses adhérents la Caisse d’Epargne CEPAC et France-Active. La CRESS mobilisera ses implantations et son réseau afin de contribuer au fonctionnement optimal et à l'impact de ce fonds. »
 


Pour Jacques Bonnabel, président du directoire de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur, et administrateur de France Active  :

« France Active avec ses sociétés de financement et de garantie et ses implantations territoriales se devait de se mobiliser aux côtés de l’ensemble de ses partenaires pour, aujourd’hui résister, et très vite pouvoir appuyer la relance de structures qui sont essentielles à l’avenir de notre grande région Sud, par leur impact sur le territoire autant que par leur forte valeur ajoutée sociale. Opérateur de ce fonds France Active va mettre en oeuvre ses capacités d’expertise pour accompagner les entrepreneurs les plus engagés, identifier leurs besoins et construire avec chacun une stratégie de relance. L’unité et le soutien manifestés à l’occasion de la création de ce fonds est d’ores et déjà un gage de réussite pour le rebond des acteurs. »

 

Les entreprises de l'Économie Sociale et Solidaire qui souhaitent adresser une demande de prêt peuvent prendre contact avec France active Provence-Alpes-Côte d’Azur (04 91 59 85 70 - accueil@franceactive-paca.org - www.franceactive.org). Les premiers comités d’attribution des prêts sont prévus dans les 15 prochains jours avec un déblocage des fonds dès la fin du mois de mai.

 

Plus d'infos
www.cresspaca.org

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