Vie du réseau

[FO AIRBUS] : Le dialogue social a gagné !

Créé le : 13/10/2020

Crédit Pixabay

Par FO Airbus

Après quatre mois d’intenses négociations qui auront y compris exigées de façon plutôt inédite, des prolongations, FO a signé avec la Direction, deux accords qui formalisent cette victoire du dialogue social. Quand le dialogue social gagne, c’est Airbus qui gagne et ce sont les salariés qui gagnent !

Pour FO, cette crise sans précédent ne pouvait pas détruire cet élan commun, qui fait la richesse d’Airbus depuis plus de 50 ans ! Sans chercher à rentrer dans une quelconque polémique totalement stérile, il est malgré tout important de repréciser que pour FO, “réformisme” ne signifie pas “accepter sans négocier”. Le réformisme exigeant porté par FO Airbus, aura démontré une fois de plus son efficacité. Nous avons respecté, notre rôle, notre mission, notre mandat. Les moyens seront mis en œuvre pour préserver l’emploi de TOUS. Le résultat de cette négociation, en garantissant également la solidarité, protège les conditions de travail de l’ensemble des salariés. Nous sommes FO…Et à ce titre, nous n’avons jamais nié les effets de cette crise dramatique sur Airbus. Nous nous sommes juste imposés a trouver les solutions, pour ne pas rajouter une crise à la crise. Nous devons tous être conscients que la crise que traverse notre groupe et notre filière, est loin d’être terminée.

Au vu de la situation actuelle, ces accords nous protègent.

Cependant, il est capital et urgent de trouver les moyens de sortir au plus vite de ce drame sanitaire et de ses répercutions économiques et sociales. En attendant, pour FO ces accords doivent montrer la voie à l’ensemble de la filière aéronautique, FO Airbus soutiendra autant que nécessaire nos collègues sous-traitants. Cela doit passer obligatoirement par des efforts partagés, justes et justifiés, et des solutions socialement acceptables. L’ensemble de la filière peut compter sur notre soutien inconditionnel, et, après avoir protégé les salariés d’Airbus, nous demandons à nos dirigeants de renvoyer au plus vite vers nos sous-traitants, les charges de travail qui devront garantir leurs emplois et leurs compétences. Nous sommes tous conscients qu’Airbus est totalement dépendant de cette filière. Malheureusement il est fort probable, et c’est déjà le cas aujourd’hui, que certaines entreprises n’aient pas la solidité de résister à ce tsunami. Enfin, les Pouvoirs Publics et l’Europe doivent tout mettre en œuvre,pour créer le plus rapidement possible, les conditions d’un redémarrage du trafic aérien. Sur ce sujet aussi FO intervient à tous les niveaux.

>>>Sur le sujet, lire notre dossier dans Sans transition! n°25, Aéronautique et automobile, écologie versus emplois 

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Pêche électrique : #jeporteplainte, 3 jours pour agir

Créé le : 13/10/2020

Par Bloom association

Le 15 septembre 2020, BLOOM publiait un rapport exclusif révélant les pratiques illégales du gouvernement néerlandais. Alors que le règlement européen d'interdiction de la pêche électrique n'autorise que 15 dérogations jusqu'au 30 juin 2021- toute pêche électrique sera ensuite interdite - les Pays-Bas accordent au moins 27 dérogations à sa pêche industrielle, soit près du double. 

En tant que citoyenne et citoyen européens, nous sommes aujourd’hui toutes et tous victimes de ces pratiques illégales : les entreprises de pêche industrielle néerlandaises continuent de s’enrichir en pillant les ressources, en étouffant la pêche artisanale et en détruisant le bien commun grâce au gouvernement des Pays-Bas et la complicité active d’une Commission européenne qui ne fait pas appliquer la loi. 
C’est pourquoi BLOOM lance une campagne inédite permettant à tous les citoyennes et citoyens de porter plainte individuellement auprès de la Commission européenne pour exiger que la loi soit appliquée et que des sanctions soient prises contre le gouvernement néerlandais. 
Nous avons pour cela créé un formulaire simplifié à remplir avant le 15 octobre : il vous suffit de renseigner votre nom, prénom, adresse postale, les champs avec les détails de la plainte sont pré-remplis. Votre plainte sera automatiquement enregistrée auprès de la Commission européenne. 

 

JE PORTE PLAINTE

Une fois que vous avez déposé plainte, nous avons besoin de vous pour mobiliser un maximum de personnes. Voici différentes actions que vous pouvez mener pour informer vos proches et les inviter à déposer plainte: 
-  Partagez ce texte
-  Taguez vos proches dans les commentaires de notre post Instagram (@bloom_association) afin qu’ils et elles prennent connaissance de la campagne et déposent plainte. 
-  Partagez notre post Facebook (@BLOOMAssociation)
-  Retweetez toutes les infos de la campagne (@Bloom_FR)
Encore une fois, merci de votre soutien indéfectible. 
L’équipe de BLOOM
Alexia, Fanny, Frédéric, Isaure, Jasmina, Lætitia, Sabine, Valérie

 

17 octobre : journée mondiale du refus de la misère

Créé le : 12/10/2020

Par le collectif Refuser la misère 2020

Convaincues que justice sociale et justice environnementale vont de pair, 60 organisations réunies au sein du Collectif Refuser la Misère appellent à une mobilisation générale pour la justice sociale et environnementale le 17 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale du Refus de la Misère.

Les personnes les plus pauvres, premières touchées par les effets du changement climatique

On l’a vu avec la crise de la COVID-19 : nous ne sommes pas égaux devant la pandémie. Nous ne le sommes pas davantage face aux changements climatiques. Comme les pays les plus pauvres sont davantage exposés aux effets du changement climatique, les personnes les plus défavorisées sont surexposées aux dégâts environnementaux. D’abord, du fait de leurs lieux d’habitation, souvent situés à proximité de poches de pollution – près d’activités industrielles ou agricoles polluantes, de carrefours routiers, dans un environnement bétonné – souvent mal isolés ou en situation de sur-occupation. Dans ces passoires énergétiques, nombreux sont ceux qui cherchent à faire des économies sur des factures qu’ils ne peuvent pas payer. Les conséquences sur leur santé, souvent déjà fragile, sont graves : saturnisme, asthme, maladies respiratoires chroniques qui, en France, concernent 57,3 pour mille bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) contre 35,4 pour mille de la population générale.

Des politiques et des mesures qui laissent les plus pauvres de côté

Alors que nous devrions donner à chacun les moyens d’agir avec une attention prioritaire visà-vis des personnes ayant de faibles revenus pour les accompagner vers cette transformation de la société, c’est aujourd’hui le contraire que nous constatons ! Davantage touchées par les effets du changement climatique, les personnes les plus pauvres sont aussi les plus impactées par les mesures environnementales. La construction du Grand Paris ou la réhabilitation des friches industrielles de Confluence en éco-quartier à Lyon en sont des exemples criants : l’arrivée des transports s’accompagne d’une rénovation du quartier, des bâtiments, des logements, qui entraîne une augmentation des loyers et un rejet des habitants pauvres dans une périphérie éloignée. La taxe carbone proposée dans le cadre de la transition écologique est une illustration de mesures réfléchies sans en évaluer l’impact sur les plus vulnérables. De manière générale, la fiscalité écologique pèse déjà plus fortement sur les ménages les plus pauvres. Son impact sur les ménages varie d’un facteur 4 entre le premier décile de revenus (soit 1,8 % du revenu des plus pauvres) et le dernier décile (soit 0,4 % du revenu des plus riches), alors même qu’en France, l’empreinte écologique des 10 % les plus pauvres est deux fois inférieure à celle des 10 % les plus fortunés. Autant d’efforts demandés aux personnes les plus pauvres quand, dans le même temps, on supprime les services publics de proximités (santé, transport, éducation).

Nos propositions pour une transition écologique juste

Pour bâtir un monde de justice sociale et environnementale, nous connaissons les priorités : assurer à tous et toutes un logement décent, garantir des services publics de qualité, garantir un emploi digne. La transition écologique et le lien social en sont pourvoyeurs comme le montre l’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée. La fiscalité écologique, comme la taxe carbone, doit aussi être partagée équitablement et être fléchée vers la transition écologique. Nous demandons également à ce que toutes nouvelles lois et politiques publiques soient évaluées à partir de leur impact sur les 10 % les plus pauvres et au regard des objectifs de développement durable que la France s’est engagée à mettre œuvre.

Pour que la transition écologique soit juste, toutes et tous – et en particulier les plus pauvres – doivent être associés à la construction de solutions concrètes et être considérés comme sources d’initiatives : contraintes à une sobriété du fait de leurs conditions de vie, les personnes les plus pauvres ont des pratiques écologiques dont toute la société peut s’inspirer.

Consultez notre carte interactive des mobilisations.

Plus d'infos https://www.atd-quartmonde.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020_17octobre_...

Nouvelle donne sociétale : la réponse des Scop et Scic en Bretagne

Créé le : 08/10/2020
Serge Boureau, Président de l’Union Régionale des Scop et Scic de l’Ouest - Copyright Macoretz

A l’image de la crise des subprimes en 2008, les fortes turbulences engendrées par la pandémie de la Covid 19 remettent en question le système économique et social actuel. Tribune de Serge BOUREAU, président de l’Union Régionale des Scop et Scic de l’Ouest (1) (Bretagne, Normandie et Pays de la Loire), pour qui il existe une solution alternative à la compétition : la coopération.

« Le plaidoyer publié ce printemps par notre mouvement, # Le Monde de Demain existe déjà aujourd’hui, déploie 8 propositions qui osent  la solution coopérative pour une bonne compétitivité économique conjuguée à une bonne empreinte sociétale.Parmi celles-ci, citons la création de fon-cières coopératives pour racheter l’immobilier d’entreprises en diffi culté ou faciliter nos opérations de reprise-transmission. Cet outil stratégique a  déjà  fait  ses  preuves au  sein de notre réseau. L’objectif est de le déployer nationalement, à l’Ouest nous y sommes très favorables. Le recrutement  d’apprentis au sein de nos coopératives est un autre point majeur. Je suis moi-même issu de l’apprentissage, je le revendique. Il permet de se faire une place dans le monde du travail par le biais  d’un accompagnement sur mesure et pour l’entreprise, de progresser dans la transmission du savoir-faire. Dans le même esprit nous croyons très fort au développement des compétences coopératives notamment par le recours à la formation continue, le Capital  Humain d’une Scop ou d’une Scic constitue la première de ses richesses. Il y a également un travail à mener relatif à la reconnaissance et au rôle des CAE, les Coopératives d’Acti-vité et d’Emploi. Ces Scop ou Scic sont l’alternative positive aux conséquences sociales négatives du travail indépendant. Elles sont nombreuses à l’Ouest (selon notre observatoire interne : 26 CAE pour 1000 entrepreneurs salarié sassociés – 600 contrats d’appui au projet d’entreprise et 130 salariés sur les équipes d’appui et 35 M€ de CA) et elles représentent un potentiel de développement d’emplois et de création d’entreprises très important. En quatre ans, 134 Scop et Scic, pour 1502 emplois coopératifs ont été créées sur nos 3 régions. Les opportunités de reprise-transmission d’entreprises ou de transformation d’associations en Scop ou en Scic, sont en nombre sur notre territoire. 

Notre  objectif : accompagner qualitativement nos adhérents, porteurs d’un projet stratégique, sur l’ensemble des domaines qui font la vie d’une entreprise pérenne. Les Scop et Scic se développent, elles ont aussi dans le passé fait preuve d’une capacité de résilience en raison du mode de gouvernance démocratique comparable à une forme de citoyenneté d’entreprise, du mécanisme de redistribution des richesses créées et d’une propension à innover. Cette dynamique concerne dorénavant tous les champs d’activités. Dans le secteur de la santé par exemple, une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) va permettre la relocalisation industrielle de la production de masques chirurgicaux et FFP2 en Côtes d’Armor (22). Dans le domaine des mobilités douces, nous pouvons mentionner l’existence de transporteurs spécialisés dans la logistique urbaine qui œuvrent concrètement pour la transition écologique, au même titre que nos adhérents qui contribuent à une alimentation saine. Conscients de leur rôle dans cette période de rebond de l’activité, nos adhérents se mobilisent dans un esprit de solidarité. Loin d’être un mouvement qui fait de l’entre soi, nous cultivons l’ouverture et pratiquons la coopération avec l’ensemble des acteurs du développement économique qui partagent nos valeurs, c’est ainsi que nous vivons l’entreprenariat. En conclusion pour faire face à cette nouvelle donne sociétale quoi de plus pertinent que la coopération, et pour reprendre un proverbe africain « si tu veux aller vite, marche seul mais si tu veux aller loin, marchons ensemble »

(1)  Au 31 déc. 2019, l’Union Régionale des Scop et Scic de l’Ouest compte 482 adhérents pour 12 079 emplois.



Plus d'infos
www.les-scop-ouest.coop

[CRESS AURA] : Candidatez au prix de l'ESS !

Créé le : 08/10/2020

Par la Cress AURA

Candidatez aux Prix de l'ESS ! Enregistrez votre candidature jusqu'au 14 octobre.

Qui peut concourir ?

Les Prix de l’ESS s’adressent aux personnes morales relevant de l’ESS (associations, coopératives, mutuelles, fondations, sociétés commerciales de l’ESS ou agréées ESUS) qui ont plus de deux ans d’activité. Elles peuvent concourir dans l’une des deux catégories suivantes : Transition écologique ou Utilité sociale.


Les Prix régionaux
  • Dotation de 1 000 € + accompagnement possible de la CRESS AuRA et de ses partenaires.
  • Remise du prix en AuRA pendant le Mois de l'ESS, le 25 novembre 2020.
    .
Les Prix nationaux
  • Chaque jury régional nomme 2 structures (une dans chaque catégorie) pour participer aux Prix nationaux.
  • Dotation de 5 000 € + une vidéo de promotion pour les structures lauréates dans chaque catégorie.
  • Remise des prix nationaux pendant la 1ère quinzaine de décembre 2020 dans les locaux des lauréat.e.s.

À vous de jouer !

Pour avoir toutes les informations, une seule référence : le site des Prix de l'ESS 2020

Conférence bretonne de la transition énergétique : l’heure de la relance

Créé le : 05/10/2020

Cet après-midi du 5 octobre se tenait la Conférence bretonne de la transition énergétique (CBTE), en partenariat avec l’ADEME, l’État et la Région Bretagne. Elle aura réuni plus de 250 représentants de collectivités, acteurs des transitions et responsables d’associations, repartis sur plusieurs sites et reliés par écrans interposés. Au-delà d’un point sur les différentes politiques de transition énergétique et climatique, cette 22e CBTE a permis de partager des réflexions, dans le contexte actuel de crises sanitaires et économiques, avec des membres du comité de gouvernance de la convention citoyenne pour le climat. L’occasion également de commenter les derniers chiffres de l’énergie en Bretagne publiés par l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne.

Co-présidée par la Préfète de région, Michèle Kirry, et le Président du conseil régional, Loïg Chesnais-Girard, la CBTE se réunit une à deux fois par an. Instance d’échanges et de concertation au niveau régional sur la transition énergétique et de définition de la stratégie régionale énergie-climat, elle rassemble tous les acteurs locaux de l’énergie : représentants des intercommunalités, des opérateurs énergie, des associations d’éducation à l’environnement, des agences locales de l’énergie et du climat ou encore des syndicats départementaux d’énergie…

Après une séance plénière consacrée en janvier dernier à la rénovation énergétique de l’habitat, cette réunion avait pour objectifs de favoriser le partage et l’appropriation des politiques de transition énergétique par les nouveaux élus, du national au local, et de partager des réflexions dans le contexte actuel de crises sanitaire, économique, sociale, climatique… À cette occasion, l’édition 2020 des chiffres-clés de l’énergie en Bretagne, réalisée par l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne, ont été présentés.

 

Des consommations stables mais des usages en évolution


Alors que, entre 2015 et 2019, la Bretagne a accueilli 40 000 habitants de plus, la consommation énergétique des Bretons reste stable, en raison de la diminution de la consommation par habitant. Cette stabilité masque des changements importants de systèmes, notamment dans les usages en chaleur. Si les réseaux de chaleur continuent de se développer en Bretagne, les unités de cogénération gaz, les pompes à chaleur ou les systèmes de chauffage automatisés au bois ont aussi considérablement progressé, faisant reculer les consommations de charbon et de fioul.

La région demeure fortement dépendante des importations d’énergie puisque la production énergétique bretonne ne couvre que 10,6% des consommations. En 2019, la Bretagne a encore importé 85 % de son électricité depuis les régions voisines. Mais d’année en année, le mix énergétique en Bretagne se diversifie sous les effets des investissements publics et privés engagés dans le développement de nouveaux moyens de production. Le développement de la production d’énergie se poursuit ainsi à un rythme constant de +3,5% par an depuis 2005. La Bretagne produit désormais plus de 10 TWh d’énergie primaire d’origine renouvelable et de récupération pour environ 8,6 TWh d’énergie finale.

Le bois-énergie et l’éolien terrestre restent les deux principales ressources exploitées. Le bois énergie, première énergie renouvelable du territoire, représente 51% de la production d’énergie. La production de biométhane pour l’injection a par ailleurs doublé en 2019. Quant à la production d’électricité, elle est à 60% d’origine éolienne.

 

Empreinte énergétique et stratégie
 

On estime que l’énergie nécessaire à la consommation des ménages bretons est près de 4 fois supérieure aux besoins énergétiques de la Bretagne. L’empreinte énergétique des Bretons comprend les consommations d’énergie directes des ménages localisées en Bretagne (11 %), auxquelles sont ajoutées les consommations d’énergie résultant de la fabrication des biens et services consommés en Bretagne par les ménages mais dont les consommations d’énergie sont localisées dans le reste de la France et dans le monde (89 %). Cet état des lieux témoigne de la situation encore fragile de la Bretagne en termes de dépendance énergétique, de recours aux énergies non renouvelables et de consommation de biens et services, malgré certains signaux prometteurs tels que la consolidation ou l’émergence de filières comme le bois-énergie, le biogaz ou l’éolien.

L’objectif de diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serres d’ici 2040 par rapport à 2015 est inscrit dans le SRADDET (Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires) qui vient d’être élaboré par la Région Bretagne. Cet objectif, la collectivité se l’assigne dans l’exercice de ses différentes compétences, que ce soit dans la gestion du bâti des lycées publics ou des flottes de véhicules de transport dont elle a la charge.

L’atteinte de cet objectif passe par une réduction importante des consommations (-35% en 2040 par rapport à 2015) mais aussi par l’augmentation des énergies renouvelables. Pour y parvenir avec l’ensemble de ses partenaires, la Région s’est dotée d’une feuille de route stratégique sur l’adaptation. Avec les services de l’État, elle met aussi à disposition des outils partagés, forme et anime le réseau des Plans climat-air-énergie territorial (PCAET) et finance les démarches vertueuses à travers notamment des appels à projets comme celui ouvert, en partenariat avec l’ADEME jusqu’en février prochain, pour favoriser la mobilisation citoyenne dans les transitions.

La nouvelle loi sur l’énergie et la stratégie nationale bas carbone fixant l’objectif de la neutralité carbone à fin 2050, le Gouvernement prévoit, avec le plan France Relance, 100 milliards d’euros pour surmonter la crise exceptionnelle que nous traversons, dont 30 milliards alloués à la transition énergétique. En Bretagne, le plan France Relance se déclinera de façon concertée autour de quatre priorités : la rénovation thermique de tous les bâtiments, le développement des mobilités du quotidien, la transition agricole et les technologies vertes.


Plus d'infos :
www.bretagne.bzh

La proximité pour un Puy-de-Dôme écologique.

Créé le : 02/10/2020
Jean-Yves GOUTTEBEL, Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, Vice-Président de l’Assemblée des Départements de France - copyright CD63

Depuis 2004, Jean-Yves GOUTTEBEL, Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme a pour devise «la solidarité des HOMMES et des TERRITOIRES, et des GENERATIONS ». Parmi les projets emblématiques qu’il a porté pour le Département, nombre d’entre-eux sont en lien avec la transition écologique, dont il fait sa priorité, tels que la construction du train à crémaillère au puy de Dôme, l’inscription de la Chaîne des Puys au patrimoine mondial de l’UNESCO, la création du réseau Agrilocal favorisant les circuits courts et l’économie locale, le dispositif Cocon 63 pour épauler les collectivités dans leur effort de maîtrise énergétique, ou encore les Défis Collèges Nature pour sensibiliser les jeunes générations aux enjeux écologiques. Dans son dernier livre « Eloge de la proximité, au service des territoires » paru aux éditions Ramsay en 2020, il exprime sa vision, celle d’une proximité qui répond à un besoin, certes, mais qui est aussi un moyen pour contribuer à répondre aux grands enjeux du XXIe siècle  : la démocratie participative, l’engagement écologique fort, et la différenciation territoriale. Entretien en 3 questions.

Quelles prises de conscience - selon vous - suite à la crise Covid ?
La crise sanitaire et économique que nous traversons doit nous pousser à nous interroger encore plus sur nos modes de vie, sur les défis qui nous attendent et qu’il nous faut relever. La question très prégnante de la transition écologique doit être plus que jamais une priorité pour tous. Elle implique une transformation de notre société : consommer, travailler, produire, se déplacer, urbaniser AUTREMENT. S’il est primordiale que l’Europe soit indépendante sur le plan industriel, notamment dans les secteurs de la santé et pharmaceutique, cette pandémie a montré la capacité d’attraction de la ruralité et renforcé cette conviction que le modèle actuel doit lui aussi changer. Jamais la notion de proximité n’a été autant d’actualité. Jamais l’urgence d’agir ne s’est fait autant sentir.

Quelles conséquences  à l’échelle de votre Département ?
Le Conseil départemental du Puy-de-Dôme avait déjà placé la transition écologique au cœur de la matrice départementale. J’ai décidé d’aller encore plus loin, et d’en faire le pivot de toutes nos politiques, dans une continuité méthodologique. Emmener un territoire sur la voie de la transition écologique est un voyage aux enjeux multiples et complémentaires : sens de la communauté, solidarité, accès aux soins pour tous, gestion de l’eau et consommation raisonnées, environnement préservé, atmosphère sans carbone, production relocalisée... Convaincu que le « local » et les territoires de proximité sont les échelons efficaces et pertinents pour réussir le changement de société, je souhaite associer dans cette aventure tout le territoire, collectivités, professionnels, associations, citoyens, sous la bannière commune « Notre Puy-de-Dôme écologique ».

Concrètement, comment se traduit cet engagement ?
Le cap est fixé et les objectifs émergent des groupes de travail (élus, agents, partenaires...) qui ont été constitués autour de 6 thématiques identifiées : gestion durable des ressources en eau, agriculture durable et alimentation saine, solidarité et réduction des inégalités, mobilité durable et qualité de l’air, recours aux énergies renouvelables, environnement naturel exceptionnel et patrimoine. À l’automne, nous présenterons notre master plan de la transition écologique. Parallèlement, afin de tendre vers une véritable exemplarité, j’ai souhaité que le Département du Puy-de-Dôme ouvre ses débats, ainsi nous avons lancé début 2020, le 1er budget écologique citoyen, participatif, consacré à des projets 100 % citoyens favorisant la transition écologique, auquel nous consacrons plus de 2 millions d’euros. Les projets citoyens lauréats seront déployés dès cette fin d’année. Et puis, autre engagement important, en janvier 2021, le Département du Puy-de-Dôme devrait s'engager dans la Fabrique des Transitions, en tant que Département pilote, et ainsi rejoindre l’alliance qui s’est constituée au plan national, notamment autour de Jean-François Caron, maire de Loos en Gohelle, référence nationale en matière de transition réussie, qui accompagne activement le Département du Puy-de-Dôme dans sa transition écologique.

 



Plus d'infos
www.puy-de-dome.fr

[Anne-Laure Stanislas] : "Dans 6 ans, Clermont sera toujours en transition"

Créé le : 01/10/2020

Adjointe au maire de Clermont-Ferrand en charge de la Ville en Transition, Anne-Laure Stanislas était présente lors de la conférence de Rob Hopkins le 23 septembre dernier. Elle revient sur les propos inspirants de l'enseignant en permaculture. 

"Poser l'imagination comme un enjeu de la décennie qui vient est quelque chose sur lequel nous devons travailler tous ensemble", estime l'élue, convaincue par les propos de Rob Hopkins. Elle reste pragmatique, "l'imagination ne peut se passer de l'économie", assure-t-elle, "il faut imaginer une nouvelle gouvernance avec la prise en compte de tous les acteurs". Et dans 6 ans, à quoi ressemblera la ville de Clermont-Ferrand? "Dans 6 ans, Clermont sera toujours en transition, car nous avons l'ambition d'inscrire la transition dans le temps". Nous l'encourageons dans cette voie !

 

[EVENEMENTS] : Harmonie mutuelle vous donne RDV en ligne avec Sans Transition!

Créé le : 29/09/2020

Le 18 septembre, Rob Hopkins, enseignant en permaculture et initiateur du mouvement des villes en transition, est intervenu à la salle des Ursulines de Lannion sur le pouvoir de l'imagination. Dans la salle, Sylvie Briens, présidente Bretagne d'Harmonie mutuelle est revenue sur les prochains rendez-vous en ligne co-organisés avec Sans transition ! Le 14 octobre, avec le médecin et explorateur Jean-Louis Etienne et le 4 novembre avec le climatologue et membre du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), Jean Jouzel en Bretagne. 

 

[Manifeste] : Collectif "Pour que vivent nos langues"

Créé le : 21/09/2020

Par le collectif Pour que vivent nos langues 

À l’automne 2019, notre collectif d’associations culturelles « Pour que vivent nos langues » décidait une série d’actions dont la première a été un rassemblement à Paris le 30 novembre 2019. Depuis, il ne cesse d’alerter pouvoir politique, élus et population sur le danger que courent nos langues. Le 10 octobre aura lieu une journée nationale d'action "pour que vivent nos langues".

Nos langues, ce sont l’occitan-langue d’oc, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand occidental, l’allemand standard et dialectal alsacien et mosellan, le savoyard (arpitan-francoprovençal), les langues d’Oïl dont le gallo et le poitevin-saintongeais, les créoles et les langues autochtones des territoires des Outre-Mer, cette richesse commune, partagée, dont l’article 75-1 de la Constitution fait un patrimoine pour la France dans son ensemble.

Toutes nos langues résistent en France pour ne pas disparaître, car elles figurent toutes à l’inventaire des « langues menacées de disparition » établi par l’Unesco. Malgré l’élan mondial pour que biodiversité naturelle et biodiversité culturelle soient enfin considérées et préservées, malgré les textes internationaux qui régissent les droits de l’Homme et les droits des peuples, l’État français, en dépit de multiples condamnations par l’ONU, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.

Le parallèle avec l’effondrement de la biodiversité n’est pas qu’une simple image : il existe un lien étroit entre un monde riche de ses écosystèmes complexes et une humanité riche de la variété de ses langues et de ses cultures. Urgence écologique et urgence culturelle sont les deux faces d’un seul et même défi : quel monde voulons-nous, demain, pour nos enfants ?

Or, aujourd’hui, la survie de nos langues est menacée par la volonté de l’État, malgré l’attachement des populations au patrimoine linguistique et culturel de leur territoire, malgré les efforts des parents d’élèves, des enseignants (enseignement public, associatif, catholique), malgré le travail des artistes et écrivains, malgré un réseau dense et actif de militants associatifs, malgré l’engagement de nombreux élus.

Il n’existe en France aucune volonté réelle de la part des pouvoirs politiques, derrière les apparences et les discours convenus, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces pour les langues régionales.

La situation de l’enseignement, vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues est emblématique de cette absence de volonté. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé… ». Or non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dont la politique conduit à accélérer le déclin de nos langues. Sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat en mai 2019 contre l’enseignement par immersion en sont l’illustration. La circulaire du ministre, publiée le 10 juillet 2020 encourage « la promotion des langues anciennes » mais n’évoque même pas les langues régionales.

Un an après la mise en place de la nouvelle réforme le processus d’effacement de nos langues est donc bien là : quelles que soient les dénégations infligées par le Ministre aux associations comme aux élus locaux et nationaux : c’est bel et bien à une mise à mort que procède la réforme du lycée

  • en plaçant les élèves des filières d’enseignement des langues régionales face à une angoissante concurrence avec les filières dites de « l’enseignement utile », telles que les autres langues vivantes, et même les mathématiques, alors que l’enseignement des langues mortes peut lui être choisi en dehors de toute concurrence avec d’autres enseignements.
  • en réduisant et marginalisant les possibilités de suivre et de valoriser un enseignement de et en langue régionale.

Mais nos langues subissent d’autres attaques dans le système scolaire :

  • insuffisance flagrante des moyens financiers et humains encore aggravée, ces dernières années, par la diminution des postes aux concours d’enseignants.
  • dotations horaires spécifiques, indispensable à l’enseignement de nos langues, réduites, supprimées ou jamais mises en place.
  • refus, tout récemment au Pays Basque, d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque, alors que les écoles associatives montrent depuis plus de 40 ans, l’intérêt pédagogique de l’enseignement par immersion. Or nous rappelons que l’enseignement immersif est d’usage courant en Europe et au-delà pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec pour le basque ou le catalan en Espagne pour le gallois en Grande Bretagne pour l’allemand en Belgique germanophone, etc… Cette pratique est reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans l’enseignement associatif, avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, pour le catalan, le corse, le basque.
  • refus injustifié d’inclure le flamand occidental et le francoprovençal dans la circulaire listant les langues pouvant être enseignées dans l’enseignement public.
  • imposition de l’anglais dans certains diplômes, au mépris de l’égale dignité des langues

Ce qui est programmé c’est l’expulsion de nos langues du service public d’Éducation Nationale, alors qu’il est indispensable de proposer pour tous les enfants l’enseignement de la langue de leur région.

Toutes ces mesures assèchent les viviers d’élèves et ne peuvent pas garantir la continuité de la formation jusqu’aux universités et aux centres de formation des maîtres, privant le pays de personnels formés en langue régionale.

Nous déplorons le refus

  • d’application du code de l’éducation modifié par la loi N°2013-595 et de programmation pour la refondation de l’école de la République, notamment de l’article 312-10 qui stipule que: « Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France (article 75-1 de la constitution), leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage… ».
  • de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs.
  • de nouvelles expérimentations d’immersion dans le service public.
  • de toute correction des mesures régressives prises ces dernières années, notamment de la réforme du lycée et du baccalauréat.

Étant donné la place centrale de l’école dans la transmission de nos langues, c’est la survie de celles-ci en société qui est directement menacée et, avec elle, celle d’un tissu culturel et artistique vivant internationalement reconnu (musique, théâtre, arts de l’audio-visuel, littérature…).

Ce qui est en jeu, c’est l’existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays basque, dans l’ensemble occitan et dans bien d’autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques.

Nous nous sommes rassemblés dans ce collectif pour que, au Parlement Européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans les Collectivités, villes et villages de nos territoires qui portent la diversité culturelle de la France et de l’Europe, un large mouvement de protestation indignée et combative se lève pour arrêter ces politiques linguicides, pour que soit modifié l’article 2 de la Constitution qui sert d’excuse au refus de toute avancée législatives et règlementaire en faveur de nos langues et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l’image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la Communauté Autonome Basque.

Notre combat continue, et continuera.

 

Journée du 10 octobre : 

  • Montpellier : organisation CREO Lengadòc – CREO acadèmia de Tolosa – FELCO
    • 11 heures : réunion publique salle Pelloutier à Antigone en présence de la presse et des élus (attention : jauge COVID limitée à 80 personnes)
    • à partir de 12 h 30, déambulation jusqu’à l’Esplanade – rassemblement festif, poétique et musical

Plus d'informations à venir sur le site /www.felco-creo.org/10-octobre-2020-journee-nationale-daction-pour-que-vi....

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