Vie du réseau

[ PÉTITION ] Des associations et ONG appellent à préparer "le jour d'après"

Créé le : 07/04/2020
Photos : Orna Wachman/Pixabay

Jusqu'au mardi 7 avril, 15 associations et syndicats, dont la FSU, lancent une pétition pour un "Jour d'Après écologique, féministe et social". Cette pétition est issue de la tribune "Plus jamais ça, préparons le jour d'après".

Les 15 organisations* souhaitent faire entendre leur voix pour défendre des mesures sociales, environnementales et féministes dans le but de "construire le monde d'après". Selon elles, il est vital de repenser et reconstruire un système qui ne mène qu’à l’impasse, preuve en est aujourd'hui. Une impasse sanitaire, mais aussi sociale et climatique, contre laquelle ces associations et ONG luttent depuis des années.

Cette crise sanitaire représenterait pour elles une "opportunité historique", celle de remettre à plat d’un "système injuste, climaticide et sexiste".

 * Liste des associations : Action Non-Violente COP 21, Alternatiba, les Amis de la Terre France, Attac France, CCFD Terre Solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des Services Publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, Oxfam France, Reclaim Finance, Union syndicale Solidaires, 350.org

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[ BRETAGNE ] La Région lance une plate forme pour rapprocher producteurs et consommateurs

Créé le : 06/04/2020

Dans le contexte actuel, la Région Bretagne a souhaité accompagner producteurs et consommateurs dans leur quotidien.

La plate-forme d’échanges www.produits-locaux.bzh lancée ce lundi 6 avril, va permettre la mise en relation des uns et des autres sur l’ensemble du territoire, répondant ainsi aux attentes des agriculteurs, professionnels de la mer et artisans de bouche dont l’activité est mise à mal par le confinement, tout en proposant aux Breton.ne.s, en quête de produits frais et locaux, des solutions de proximité.

Pour le Président Loïg Chesnais-Girard : « l’enjeu du bien-manger pour tous est plus que jamais d’actualité, de même que celui des solidarités locales entre Bretonnes et Bretons, autour de l’alimentation ». 

Avis aux producteurs de la terre et de la mer : ils sont invités, à compter de ce lundi, à s’inscrire en ligne sur www.produits-locaux.bzh, la plateforme publique et solidaire mise à leur disposition. Quelques minutes leur suffiront pour s’identifier et décrire les produits qu’ils peuvent mettre en vente via internet : fruits et légumes, boissons, pains et pâtisseries, produits de la mer et d’eau douce, viandes, produits laitiers, miel…

La plate-forme sera accessible aux consommateurs et aux petits commerces alimentaires de proximité le jeudi 9 avril. Afin que chacun identifie et localise les producteurs les plus proches de son domicile, une carte de Bretagne recense l’ensemble des participants. Les informations en ligne permettront d’en savoir plus sur les produits de saison disponibles ainsi que sur les lieux, jours, heures et modes de livraison : à domicile ou dans un commerce alimentaire de proximité, drive ou retrait à la ferme, dans le respect des règles sanitaires et des déclarations des captures dans le cas des produits de la pêche. 

Cette initiative est pilotée par la Région Bretagne, en relation étroite avec ses partenaires habituels des filières de production (Chambres d’agriculture, Chambre régionale des métiers et de l’artisanat, CCI régionale, Breizhmer, Produit en Bretagne, Agriculteurs de Bretagne, FRAB –agriculture biologique-, réseau CIVAM...) qui incitent actuellement leurs adhérents à rejoindre la plateforme d’échanges.

À noter que ce nouvel outil solidaire ne se substitue pas aux plateformes géolocalisées déjà existantes ou en cours de construction, portées par les professionnels des filières ou les réseaux constitués, ni aux sites de vente en ligne (www.produits-locaux.com n’intègre pas de transactions financières). Le site web nouvellement créé constitue une offre complémentaire de mise en relation et d’offre de services qui, à terme, pourra établir des ponts avec d’autres plateformes locales ou sectorielles déjà en place.

 

[ SOLIDARITÉ] Action contre la Faim et UNICEF France déploient des actions de solidarité en Ile-de-France.

Créé le : 03/04/2020

Alors qu’en France, la pandémie de COVID-19 représente un risque majeur pour les personnes en situation précaire, Action contre la Faim et UNICEF France, forts de leur expérience mutuelle à l’international, s’allient afin d’apporter un accès à l’eau, à l’hygiène et de renforcer la protection des personnes isolées, des enfants et familles vivant en habitat précaire, sur notre territoire.

Pour intervenir auprès des personnes qui n’ont pas les moyens d’appliquer les gestes barrières, Action contre la Faim, avec le soutien d’UNICEF France, va contribuer dans les prochains jours, à la mise en place de séances de sensibilisation aux gestes barrières en Ile-de-France auprès des populations les plus vulnérables. 1 350 kits d’hygiène seront également distribués pour répondre aux besoins des familles ou des personnes seules et des points de lavage des mains sont déjà installés lors des distributions alimentaires réalisées avec nos partenaires.

« Nous allons distribuer du savon, du gel hydro-alcoolique pour que les personnes les plus fragiles puissent appliquer les gestes barrières. Mais nous allons également apporter des produits d’hygiène de première nécessité comme du dentifrice, des biberons et des couches pour améliorer plus généralement les conditions sanitaires des personnes que nous allons aider » explique Hélène Quéau, Coordinatrice des projets d’Action contre la Faim en France.

Les premières évaluations d’Action contre la Faim montrent que les populations marginalisées vivant à la rue, dans des bidonvilles ou des squats n’ont généralement pas un accès à l’eau suffisant, digne et sécurisant, encore plus en période de confinement. 50 % d’entre eux n’ont un accès à l’eau qu’au travers de bornes incendies ou de fontaines publiques. Les dispositifs de lavage de main avec de l’eau et du savon sont souvent inexistants.

« Les plus vulnérables bénéficient en général du soutien d’associations qui distribuent de l’eau en bouteilles et de centres d’accueil de jour offrant un accès à des douches, mais la crise du COVID-19 a eu pour impact de limiter le champ d’action de ces structures », regrette le Dr. Pierre Micheletti, Président d’Action contre la Faim.

Aujourd’hui les acteurs associatifs travaillent sans relâche pour maintenir leurs activités, mais les besoins sont immenses face à l’ampleur de la crise. C’est pourquoi ce projet s’inscrit en complémentarité avec les initiatives menées par ces associations et par les pouvoirs publics en vue d’assurer une réponse efficace et coordonnée.

« Nous savons qu’au moins 40 % des personnes vivant en bidonvilles sont des enfants. Ils sont déjà vulnérables et le sont encore plus en pandémie. Nous allons leur permettre de se protéger avec l’accès à l’eau, mais nous allons aussi mettre en place un accompagnement sur la santé mentale avec une attention particulière sur la protection de l’enfance dans ce contexte. C’est une première pour UNICEF que d’intervenir dans un pays comme la France. Face à cette crise sans précédent, nous adaptons nos réponses », déclare Sébastien Lyon, directeur général d’UNICEF France.

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Ecodomaine du Bois du Barde : 10 ans d'engagement

Créé le : 01/04/2020

L'écodomaine du Bois du Barde, ferme paysanne et oasis du réseau Colibri, est également devenu un PTCE (pôle territorial de coopération économique) en centre Bretagne, à Mélionnec.

Entretien avec Anne-Laure Nicolas, co-fondatrice du lieu, qui nous parle de la création de ce lieu de "vivre-ensemble" durable et harmonieux, et de son expérience de la permaculture humaine et sociale.

 

 

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www.leboisdubarde.bzh

[ CONFINEMENT ] Son impact sur l'air des grandes villes du sud-est de la France

Créé le : 31/03/2020

AtmoSud a analysé l’impact des premiers jours de confinement sur 6 grandes villes (Aix-en-Provence, Avignon, Gap, Marseille, Nice et Toulon) en comparant les données mesurées depuis le confinement jusqu’au 25 mars, à celles habituellement enregistrées. Que faut-il retenir ?

Une baisse significative des concentrations d’oxydes d’azote sur l’ensemble de la région Sud et sur les 6 villes comparées

Après plusieurs jours de confinement et une baisse importante du trafic routier, les concentrations d’oxydes d’azote et des traceurs du trafic routier ont considérablement diminué dans chacune des villes de la région. Cette baisse de la pollution liée au trafic automobile est drastique près des grands axes mais moins notable sur les zones de fond urbain.

La différence est plus importante dans les villes où le trafic routier est habituellement plus dense. Les pourcentages des villes comme Avignon et Toulon sont ainsi plus faibles que ceux des villes comme Nice ou Marseille en raison de leurs axes moins fréquemment encombrés.

A titre d’exemple, la baisse des concentrations en oxydes d’azote est significative sur la L2 à Marseille et sur la Promenade des Anglais à Nice; notamment depuis la fermeture de la Promenade. Le graphique ci-dessous présente les concentrations moyennes journalières en oxydes d'azote avant et après mise en place du confinement :

Si les concentrations en dioxyde d’azote issues du trafic routier ont baissé, la tendance sur les particules est moins marquée, notamment car elles représentent des polluants atmosphériques émises par de nombreuses sources.

Des particules en hausse sur les 6 villes observées

Les concentrations de particules issues du trafic routier ont certes baissé, mais les concentrations de particules émises par les autres secteurs d’activité (le chauffage, au bois notamment ; les activités agricoles et industrielles) ont quant à elles augmenté.

Ces particules directement émises par diverses sources s’accompagnement par ailleurs de particules secondaires formées par l’arrivée de conditions printanières associant une hausse des températures, de l’ensoleillement et peu de vent.

L’on constate sur les 6 plus grandes villes de la région que les particules émises par la combustion du bois augmentent significativement. Le confinement oblige en effet les populations à passer davantage de temps chez eux et à se chauffer. Par ailleurs, les résidents en profitent pour brûler des déchets végétaux dans leurs jardins (bien qu’interdit). Les particules du chauffage et du brûlage de bois ont remplacé celles émises par le trafic routier.

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[ ÉNERGIES RENOUVELABLES ] Rencontres avec des professionnels de l'énergie au forum Energaïa 2019

Créé le : 12/03/2020

Energaïa est un forum dédié aux énergies renouvelables. Sans transition ! y était en tant que partenaire de l'événement et a rencontré des professionnels.

Entretien avec Laure Verhaeghe, Co-fondatrice et directrice de Lendosphère :

Antoine Garcier, directeur général Energie d'ici :

Laurent Bonhomme, co-fondateur et président Arkolia Energies :

Michel Peyron, directeur régional de l'ADEME en Occitanie :

Severine Pasquinet, directrice adjointe Région Sud EDF Renouvelables :

Alain Marcom, fondateur de la Scop Inventerre et président d'Envirobat Occitanie :

Amaury Pachurka, co-fondateur, président et CEO de Beoga :

 Amanda Baudry, responsable de la communication chez RES France :

[ PÊCHE ] Un festival pour découvrir la vie des hommes et des femmes de mer

Créé le : 05/03/2020
Dans moins d’un mois, du 22 au 29 mars, le Festival de Film Pêcheurs du Monde se déroulera à Lorient, Pays de Lorient et Vannes pour une semaine de films, d’expositions et d’animations.
Loin des discours dominants, le Festival propose une sélection de plus de 50 films pour découvrir la vie des hommes et des femmes de mer dans une vingtaine de pays : Canada-Québec ,Chili, Pérou, Brésil, Togo, Sénégal, Irlande, Indonésie, Inde, etc...
C’est aussi un temps de partages et d’échanges sur les enjeux d’aujourd’hui avec les réalisateurs et les professionnels de la mer.

 

[ CLIMAT ] Un budget participatif citoyen

Créé le : 25/02/2020

Les citoyens de la région Occitanie ont jusqu'au 2 mars pour élire leur projet préféré en matière d'atténuation ou d'adaptation au changement climatique.

" Ma solution pour le climat " est une initiative lancée par la Région Occitanie, dont l'objectif est de financer des projets citoyens qui limiteraient l'impact du changement climatique sur la région. Ces initiatives doivent être concrêtes et rapidement réalisables, permettant ainsi d'apporter ou d'expérimenter une solution innovante répondant aux enjeux climatiques locaux.

97 projets sont soumis à ce vote citoyen.

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Service Public de l’Insertion breton : projet retenu !

Créé le : 24/02/2020
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Par La Région Bretagne

Le 23 octobre dernier, l’État lançait un appel à projets afin de mettre en place desexpérimentations visant la mise en œuvre d’un Service Public de l’Insertion (SPI). Sept collectivités bretonnes (les Départements du Finistère, des Côtes d’Armor, de l’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, la Région Bretagne et les Métropoles de Brest et Rennes) y répondaient collectivement après avoir déjà engagé, depuis plusieurs mois, des travaux en vue de mieux coordonner des politiques d’insertion, de formation et d’emploi, en lien avec Pôle emploi. Ce consortium breton fait partie des 14 lauréats dont la sélection a été annoncée fin janvier.

En s’engageant de cette manière, les 7 partenaires souhaitent mettre en œuvre un service plus accessible, mieux articulé, pour être en mesure de construire des parcours inclusifs soutenant de bout en bout les personnes en difficulté et de propose des solutions opérationnelles visant l’accès ou le retour à l’activité.
 
Coordonné par le Département du Finistère, ce consortium breton s’est porté candidat à cette expérimentation avec un projet innovant et ambitieux. Il s’agit de permettre des parcours sans rupture pour les personnes en insertion sociale et professionnelle quel que soit la collectivité qui les accompagne.
En charge de l’insertion, les Départements vont engager une dynamique de fond pour accélérer les mises en parcours des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA), massifier les accompagnements, remobiliser les publics ancrés durablement dans le dispositif RSA.

Pour y parvenir, ils vont s’appuyer sur des partages d’expérience entre collectivités et sur l’activation, plus systématique, de l’offre de formation professionnelle déployée par la Région Bretagne. Un travail est également mené avec les Métropoles pour faire des Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) une interface entre les publics en insertion et les entreprises. Enfin, les Départements renforceront l’offre d’insertion sur leur territoire, du plus social (actions de remobilisation sociale) au plus professionnel (actions de mise à l’emploi, équipes emploi, clauses d’insertion, accompagnement global, parrainage en entreprise…).

Les ambitions du Service Public de l’Insertion breton sont donc de :
•    Raccourcir les délais de mise en parcours des allocataires ;
•    Cadencer les parcours (enchaîner les étapes, ne pas inscrire durablement les personnes dans un mode d’accompagnement) ;
•    Augmenter le nombre de bénéficiaires d’un accompagnement ;
•    Introduire la dimension emploi/formation dans tous les parcours ;
•    Réduire les délais de traitement administratif des situations ;
•    Évaluer en continu le respect de ces délais et des niveaux de service, notamment les résultats atteints ;
•    Innover, collectivement, en faveur de l’accompagnement des personnes et de leur sortie vers l’emploi durable ;
•    Simplifier la gouvernance territoriale afin d’assurer un suivi et un pilotage plus performant des actions entreprises.

Le dossier breton fait partie des 14 projets sélectionnés à l’échelle nationale.
Ces 14 projets seront lancés à partir du mois de mars 2020 et ce, jusqu’à la fin de l’année 2021. Leurs effets sur les parcours des personnes privées d’emploi, ciblées par ces expérimentations, feront l’objet d’une évaluation.

Transformons la société grâce à l'ESS

Créé le : 18/02/2020

Arrivée en ce début d’année à la direction de la Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire (Cress) en Occitanie, Sandrine Carême revient sur son parcours et trace ses premières pistes de réflexion pour l’avenir de la Cress Occitanie. Son ambition : porter un vrai projet de transformation de la société. Entretien.

En quelques mots, pourriez-vous nous décrire votre parcours ?
J’ai depuis toujours une grande sensibilité pour le secteur de l’économie sociale et solidaire. Ma formation initiale en école de management m’ouvre les portes d’une grande banque, mais c’est au sein de sa Fondation d’entreprise dédiée à la solidarité que je choisis d’oeuvrer, en soutenant des projets associatifs et en développant l’engagement des salariés par le mécénat de compétences. Ma vie personnelle m’amène ensuite à Toulouse et je ne quitte plus l’Occitanie ! Tout d’abord en tant que directrice d’Unis-Cité, où j’ai l’opportunité de travailler pour un projet humaniste : le service civique, puis comme directrice d’Unifaf (devenu OPCO Santé).

Comment abordez-vous cette nouvelle fonction ?
Impatiente et enthousiaste ! Je suis ravie que mes fonctions à la Cress me permettent de poursuivre mon investissement sur les territoires. Comme tout.e directeur.rice dans ses premiers mois, je vais surtout être dans une phase d’écoute et d’observation, afin de comprendre l’histoire et la culture de la Cress, mais j’ai aussi un programme d’actions à mettre en oeuvre.

Avez-vous déterminé des axes de travail prioritaires pour la Cress ?
Le Conseil d’administration a fixé des axes stratégiques pour les 3 années à venir. Ma mission avec celle de l’équipe sera de les transformer aux côtés du Conseil d’Administration en plan d’actions concret et d’évaluer l’impact de nos projets. Nous allons consolider les relations avec nos partenaires, développer une stratégie de communication, accompagner les adhérents, valoriser nos actions… La Cress est un bel organisme qui mérite d’être davantage connu du grand public, quand on sait que l’ESS représente 12% de l’emploi !

Retrouvez Sandrine Carême en interview pour un entretien complémentaire :




Plus d'infos
www.cressoccitanie.org

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