Vie du réseau

[Manifeste] : Collectif "Pour que vivent nos langues"

Créé le : 21/09/2020

Par le collectif Pour que vivent nos langues 

À l’automne 2019, notre collectif d’associations culturelles « Pour que vivent nos langues » décidait une série d’actions dont la première a été un rassemblement à Paris le 30 novembre 2019. Depuis, il ne cesse d’alerter pouvoir politique, élus et population sur le danger que courent nos langues. Le 10 octobre aura lieu une journée nationale d'action "pour que vivent nos langues".

Nos langues, ce sont l’occitan-langue d’oc, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand occidental, l’allemand standard et dialectal alsacien et mosellan, le savoyard (arpitan-francoprovençal), les langues d’Oïl dont le gallo et le poitevin-saintongeais, les créoles et les langues autochtones des territoires des Outre-Mer, cette richesse commune, partagée, dont l’article 75-1 de la Constitution fait un patrimoine pour la France dans son ensemble.

Toutes nos langues résistent en France pour ne pas disparaître, car elles figurent toutes à l’inventaire des « langues menacées de disparition » établi par l’Unesco. Malgré l’élan mondial pour que biodiversité naturelle et biodiversité culturelle soient enfin considérées et préservées, malgré les textes internationaux qui régissent les droits de l’Homme et les droits des peuples, l’État français, en dépit de multiples condamnations par l’ONU, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.

Le parallèle avec l’effondrement de la biodiversité n’est pas qu’une simple image : il existe un lien étroit entre un monde riche de ses écosystèmes complexes et une humanité riche de la variété de ses langues et de ses cultures. Urgence écologique et urgence culturelle sont les deux faces d’un seul et même défi : quel monde voulons-nous, demain, pour nos enfants ?

Or, aujourd’hui, la survie de nos langues est menacée par la volonté de l’État, malgré l’attachement des populations au patrimoine linguistique et culturel de leur territoire, malgré les efforts des parents d’élèves, des enseignants (enseignement public, associatif, catholique), malgré le travail des artistes et écrivains, malgré un réseau dense et actif de militants associatifs, malgré l’engagement de nombreux élus.

Il n’existe en France aucune volonté réelle de la part des pouvoirs politiques, derrière les apparences et les discours convenus, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces pour les langues régionales.

La situation de l’enseignement, vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues est emblématique de cette absence de volonté. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé… ». Or non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dont la politique conduit à accélérer le déclin de nos langues. Sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat en mai 2019 contre l’enseignement par immersion en sont l’illustration. La circulaire du ministre, publiée le 10 juillet 2020 encourage « la promotion des langues anciennes » mais n’évoque même pas les langues régionales.

Un an après la mise en place de la nouvelle réforme le processus d’effacement de nos langues est donc bien là : quelles que soient les dénégations infligées par le Ministre aux associations comme aux élus locaux et nationaux : c’est bel et bien à une mise à mort que procède la réforme du lycée

  • en plaçant les élèves des filières d’enseignement des langues régionales face à une angoissante concurrence avec les filières dites de « l’enseignement utile », telles que les autres langues vivantes, et même les mathématiques, alors que l’enseignement des langues mortes peut lui être choisi en dehors de toute concurrence avec d’autres enseignements.
  • en réduisant et marginalisant les possibilités de suivre et de valoriser un enseignement de et en langue régionale.

Mais nos langues subissent d’autres attaques dans le système scolaire :

  • insuffisance flagrante des moyens financiers et humains encore aggravée, ces dernières années, par la diminution des postes aux concours d’enseignants.
  • dotations horaires spécifiques, indispensable à l’enseignement de nos langues, réduites, supprimées ou jamais mises en place.
  • refus, tout récemment au Pays Basque, d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque, alors que les écoles associatives montrent depuis plus de 40 ans, l’intérêt pédagogique de l’enseignement par immersion. Or nous rappelons que l’enseignement immersif est d’usage courant en Europe et au-delà pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec pour le basque ou le catalan en Espagne pour le gallois en Grande Bretagne pour l’allemand en Belgique germanophone, etc… Cette pratique est reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans l’enseignement associatif, avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, pour le catalan, le corse, le basque.
  • refus injustifié d’inclure le flamand occidental et le francoprovençal dans la circulaire listant les langues pouvant être enseignées dans l’enseignement public.
  • imposition de l’anglais dans certains diplômes, au mépris de l’égale dignité des langues

Ce qui est programmé c’est l’expulsion de nos langues du service public d’Éducation Nationale, alors qu’il est indispensable de proposer pour tous les enfants l’enseignement de la langue de leur région.

Toutes ces mesures assèchent les viviers d’élèves et ne peuvent pas garantir la continuité de la formation jusqu’aux universités et aux centres de formation des maîtres, privant le pays de personnels formés en langue régionale.

Nous déplorons le refus

  • d’application du code de l’éducation modifié par la loi N°2013-595 et de programmation pour la refondation de l’école de la République, notamment de l’article 312-10 qui stipule que: « Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France (article 75-1 de la constitution), leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage… ».
  • de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs.
  • de nouvelles expérimentations d’immersion dans le service public.
  • de toute correction des mesures régressives prises ces dernières années, notamment de la réforme du lycée et du baccalauréat.

Étant donné la place centrale de l’école dans la transmission de nos langues, c’est la survie de celles-ci en société qui est directement menacée et, avec elle, celle d’un tissu culturel et artistique vivant internationalement reconnu (musique, théâtre, arts de l’audio-visuel, littérature…).

Ce qui est en jeu, c’est l’existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays basque, dans l’ensemble occitan et dans bien d’autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques.

Nous nous sommes rassemblés dans ce collectif pour que, au Parlement Européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans les Collectivités, villes et villages de nos territoires qui portent la diversité culturelle de la France et de l’Europe, un large mouvement de protestation indignée et combative se lève pour arrêter ces politiques linguicides, pour que soit modifié l’article 2 de la Constitution qui sert d’excuse au refus de toute avancée législatives et règlementaire en faveur de nos langues et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l’image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la Communauté Autonome Basque.

Notre combat continue, et continuera.

 

Journée du 10 octobre : 

  • Montpellier : organisation CREO Lengadòc – CREO acadèmia de Tolosa – FELCO
    • 11 heures : réunion publique salle Pelloutier à Antigone en présence de la presse et des élus (attention : jauge COVID limitée à 80 personnes)
    • à partir de 12 h 30, déambulation jusqu’à l’Esplanade – rassemblement festif, poétique et musical

Plus d'informations à venir sur le site /www.felco-creo.org/10-octobre-2020-journee-nationale-daction-pour-que-vi....

[UNICEF] Journée nationale de la qualité de l'air : à l'école, laissons les enfants respirer

Créé le : 14/09/2020
UNICEF

Par UNICEF

En France, trois enfants sur quatre respirent un air pollué. A l’occasion de la journée nationale de la qualité de l’air, UNICEF France publie un sondage avec Harris Interactive mené auprès des parents sur leurs trajets domicile – école.

Depuis plus d’un an, UNICEF France a mis en évidence les effets graves et durables de la pollution de l’air en ville sur la santé des enfants. Dans plusieurs agglomérations très polluées, le simple fait de respirer les met en danger. Or, malgré une prise de conscience croissante de l’importance de lutter contre la pollution de l’air, encore trop peu de mesures spécifiques sont mises en place pour protéger les enfants, alors même qu’ils sont les plus vulnérables.
Après avoir appelé les pouvoirs publics, nationaux et locaux, à agir avec ambition pour mieux protéger les plus jeunes, UNICEF France donne une nouvelle impulsion à sa campagne contre la pollution de l’air, en appelant à la mise en œuvre d’une mesure simple et essentielle : les rues scolaires.
 

Pollution de l’air : une préoccupation majeure des parents

Les résultats du sondage démontrent que plus des 2/3 des parents d’enfants scolarisés se disent préoccupés par l’exposition de leur(s) enfant(s) à la pollution de l’air au sein de son établissement ou sur le chemin vers l’école. On le comprend facilement quand on sait qu’à Paris par exemple, un établissement (crèches, écoles) recevant des publics sensibles sur quatre se trouve dans une zone dépassant régulièrement les normes en vigueur pour la qualité de l’air.
En dépit de cette forte inquiétude et malgré des distances souvent courtes (moins de 2kms), la voiture reste pour 70% des parents interrogés le mode de transport privilégié pour accompagner leur(s) enfant(s) à l’école. Pourtant contrairement aux idées reçues, la voiture ne protège pas mais concentre la pollution de l’air au sein de l’habitacle. Les parents sont d’ailleurs 84% à souhaiter moins l’utiliser, et majoritairement pour moins polluer. Nombreux sont ceux qui expriment le désir de se tourner vers des modes de transport plus doux. Ils envisagent ainsi le vélo ou la marche à pied, qui permettent de prendre le temps d’aller à l’école, de partager un moment plus agréable avec son enfant et d’échanger plus facilement avec les autres parents d’élèves.
 

Les rues scolaires, une solution simple et qui peut faire la différence

Des solutions existent pour mieux partager l'espace public, en particulier avec les enfants. Déjà adoptées dans plusieurs pays européens dont la Belgique, les rues scolaires consistent en la réduction de la circulation automobile aux abords de l’école de façon temporaire, en fermant la rue aux voitures aux heures d’entrée et de sortie. Grâce à ce dispositif, le nombre de véhicules circulant et stationnant devant les écoles diminue drastiquement et donc les dangers qu’ils représentent, dont la pollution atmosphérique ¹. Le sondage mené révèle que 87% des parents sont favorables à la mise en place d’une rue scolaire autour de l’établissement scolaire de leur enfant. Les raisons principales évoquées sont l’accroissement de la sécurité et la baisse de la pollution.
 

Les maires nouvellement élus ont un rôle déterminant à jouer pour diminuer la pollution de l’air

Pour Sébastien Lyon, directeur d’UNICEF France, « Les parents, premiers concernés sont prêts à diminuer l’utilisation de la voiture sur le chemin de l’école. C’est donc maintenant aux maires d’agir. Bien qu’aujourd’hui, l’importance de lutter contre la pollution de l’air fait consensus, l’importance de protéger les enfants – et donc leurs lieux de vie – semble encore trop peu considérée. »
UNICEF France travaille étroitement avec le Réseau Action Climat France et Greenpeace France² pour encourager les maires des 12 plus grandes villes de France à mettre en œuvre les politiques locales permettant d’améliorer la qualité de l’air des villes. Les communes doivent renforcer leurs connaissances concernant l’exposition des enfants à la pollution de l’air sur leur territoire, repenser les modes de déplacement pour réduire la place de la voiture et développer des alternatives. Elles doivent accélérer les changements de comportement en matière de mobilité et prendre en compte l’exposition à la pollution de l’air dans l’aménagement de l’espace.
  • Créer des Zones à Faibles Emissions autour des établissements accueillant des publics fragiles;
  • Implanter les établissements scolaires ou les crèches à distance des axes routiers très fréquentés ou à l’écart des parkings;
  • Favoriser le « savoir rouler à vélo » dans les écoles et les déplacements collectifs en vélo ou à pied (pédibus ou vélobus)
sont autant de mesures que les conseils municipaux peuvent mettre en place pour diminuer l’exposition aux gaz et particules nocifs et protéger les enfants.
 
Face à l’urgence sanitaire que représente l’exposition de tous et en particulier des enfants à la pollution de l’air, il est grand temps de modifier nos modes de vies urbains pour rendre l’air des villes respirable.
Découvrez notre campagne sur www.unicef.fr/unairpur
 
Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 24 au 31 août 2020. Échantillon de 536 parents d’enfants scolarisés de 0 à 15 ans et résident dans une agglomération d’au moins 100 000 habitants.
Campagne réalisée par l’agence Bottoms UP et le photographe Philippe Garcia
(1) La principale source de pollution atmosphérique dans nos villes est le trafic automobile, 63% des émissions d’oxyde d’azote y sont liées https://www.unicef.fr/article/en-france-3-enfants-sur-4-respirent-un-air-pollue
(2)Rapport de décembre 2019, lutte contre la pollution de l’air : ou en sont les grandes agglomérations françaises : https://www.unicef.fr/article/lutte-contre-la-pollution-de-lair-ou-en-sont-les-grandes-agglomerations-francaises-1

>> Lisez notre supplément réalisé en partenariat avec ATMO SUD dans le numéro 25 de Sans Transition! 

 

 

[AVIATION] Table-ronde : quel virage face à la crise climatique et sociale ?

Créé le : 10/09/2020
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Par Action Non-Violente Cop21 et Alternatiba 

Les mouvements citoyens pour la justice climatique et sociale Alternatiba et Action Non-Violente COP21 organisent ce jeudi 10 septembre une table ronde qui rassemble des acteurs associatifs, scientifiques et représentants syndicaux pour interroger l’avenir de l’aviation dans le contexte de l’urgence climatique et de la Stratégie Nationale Bas Carbone de la France, alors que les répercussions de la crise sanitaire se font encore sentir sur ce secteur.

Animée par Clothilde Saunier, cette table ronde réunira Agathe Bounfour, responsable transports du Réseau Action Climat, Charles-Adrien Louis, co-fondateur et directeur général du cabinet B&L Évolution, et auteur du rapport “Climat : peut-on (encore) prendre l’avion ?”, et Joël le Jeannic, membre du bureau de Sud Aérien. 
 
L'objectif de cette table ronde sera de donner à voir le véritable impact du secteur aérien sur le climat et de penser des pistes de “sortie de crise climatique”. La présence de Joël Le Jeannic, membre du bureau de Sud Aérien, permettra d’initier la discussion sur l’accompagnement et la reconversion des salariés du secteur.
 
Dans l’après crise sanitaire, alors que le secteur aérien est durablement ébranlé, le gouvernement a fait le choix de le renflouer à hauteur de 15 milliards d’euros. Alternatiba et ANV-COP21 entendent dénoncer l’irresponsabilité des dirigeants politiques et économiques : « les directions des entreprises de l’aéronautique, notamment Air France et Airbus, annoncent déjà la suppression de milliers d’emplois, malgré le soutien massif de l’État. En misant sur une croissance infinie du trafic et sur d’hypothétiques innovations technologiques, ces dirigeants mettent en péril à la fois la situation des salariés et notre écosystème, et ce avec la complicité des responsables politiques. » peut-on lire dans l’appel publié le 10 juillet par les deux organisations.
 
Cette table ronde s’inscrit en préambule de la journée nationale d’action sur les aéroports du 3 octobre prochain. Des mobilisations sont en préparation dans au moins 10 villes, dont BayonneBordeaux, Clermont, Lille, Marseille, NantesNiceParis, avec des collectifs citoyens engagés sur leurs territoires.
 
#AvionsÀTerre
 
Lien vers l’événement facebook : 
Lien vers l’appel de la mobilisation du 3 octobre : https://alternatiba.eu/2020/07/le-3-octobre-marchons-sur-les-aeroports/  
 
>>Retrouvez aussi notre dossier complet sur l'aéronautique après la crise, dans le prochain numéro de Sans Transition! 
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Tri Martolod en zone libre

Créé le : 16/07/2020

La brasserie Tri Martolod propose un grand financement participatif afin de co-construire la Zone Libre : un nouvel espace de circuit-court, de rencontre et de culture à Concarneau !

Fervents défenseurs du circuit-court et brasseurs de lien social depuis déjà 20 ans, les associé·és de la Brasserie Tri Martolod ont aujourd'hui besoin de vous pour faire naître la « Zone Libre ». L'équipe se lance dans le projet fou de la construction d'une extension de 150m2 qui prendra la forme modulable d'une salle ou d'une terrasse couverte et proposera une petite restauration, des concerts, des expos et autres initiatives qui permettont de se rencontrer et de valoriser la production et les savoir-faire locaux.
Ils expliquent avoir décidé de mener ce projet coûte que coûte, malgré la crise économique qui les touche de plein fouet, pour continuer d'aller de l'avant, encore et toujours privilégier le local et le circuit-court (vous dégusterez une bière brassée à 20 mètres de votre siège !) et permettre les rencontres et les échanges. En bref, continuer à brasser les liens pour un impact positif sur le territoire.


Objectif : 250 000€ et 1 euro = 2


Leur projet de construction s'élève environ à 190 000€, et plutôt que de mener ce projet avec les banques, les associé·és de la Brasserie Tri Martolod ont décidé de le mener avec tous, via un financement participatif en échange de belles contreparties, sur la plateforme sécurisée KENGO.BZH.

Ils proposent par exemple à toutes celles et ceux qui souhaitent passer à la Brasserie de valoriser leur don... avec par exemple une carte cadeau de 20€ de bière pression lorsque le lieu sera ouvert, pour un don de 15€ ! Si le fruit de leur travail, produit sur le territoire, sera meilleur moyen de remercier les donateurs, des contreparties qui pourront également être envoyées par la poste pour les personnes éloignées.

A vos marques, la campagne de financement durera jusqu'au 8 septembre.
Vous pouvez faire un don en passant à la Brasserie ou directement sur la plateforme Kengo.


 


Plus d'infos
www.trimartolod.fr/tri-martolod/

[EXPOSITION] Les regards engagés du Ventoux

Créé le : 09/07/2020
Les regards engagés du Ventoux

Sans Transition ! est partenaire de l'exposition "Les regards engagés du Ventoux", organisée par le domaine viticole en vin naturel La ferme saint-Martin à Suzette (84).

"La Ferme saint Martin, domaine viticole impliqué dans une viticulture durable dans les contreforts des Dentelles de Montmirail, valorise par cette oeuvre photographique des acteurs engagés du territoire. Notre objectif est de mettre en avant ces professionnels qui font vivre notre région de manière dynamique, conscients de l’environnement, passionnés par leur métier et avec un regard porté sur l’écologie et le développement durable".

La parole à Sophie Julien, qui dirige avec son mari Thomas, vigneron engagé, ce domaine emblématique des Dentelles de Montmirail.

[SOLIDARITÉ] LA TABLE DE CANA MARSEILLE LIVRE 28 000 REPAS SOLIDAIRES

Créé le : 02/07/2020

La Table de Cana Marseille continue son action de solidarité post confinement en produisant chaque jour plus de 600 repas pour les personnes les plus touchées par la crise sanitaire et sociale. Fort de son réseau à l’échelle nationale, La Table de Cana Marseille a pu mobiliser ses partenaires pour répondre à la situation d’urgence, avec deux ambitions : donner accès à des repas de qualité aux personnes qui en ont besoin, et maintenir l'emploi dans nos structures d'insertion. Au niveau national, ce sont 100 000 repas qui ont été distribués par le réseau sous la bannière #1don2solidarités.

La pandémie qui s’est installée en France à partir de la mi-mars a entrainé la fermeture des cuisines et des lieux de restauration pour les plus démunis, les plaçant de fait dans une vraie détresse sociale et alimentaire et mettant du même coup à l’arrêt le personnel en parcours d’insertion dans nos établissements.

AIDE ALIMENTAIRE : LE CHOIX D’UN APPROVISIONNEMENT LOCAL

Engagée dans une démarche environnementale labelisée, La Table de Cana Marseille a fait le choix de privilégier les approvisionnements locaux pour produire 28 000 repas solidaires de qualité.  Ce sont donc près de 1,5 tonnes de fruits et légumes locaux et 400 kilos de céréales bio et locales qui ont été transformés pour la production des repas solidaires. Ces repas ont pu bénéficier aux personnes démunies, familles et étudiants, via les maraudes des associations distributrices (Restos du Cœur, Secours Catholique et nombreuses associations).

LA TABLE DE CANA MARSEILLE

La Table de Cana travaille depuis 27 ans sur le territoire marseillais à former, qualifier, et remettre sur le chemin de l’emploi des personnes qui s’en sont éloignées.  Plus grande entreprise d’insertion dans la restauration en région PACA, l’entreprise réalise sa mission sociale à travers deux activités économiques : l’activité traiteur et l’activité de restauration collective, et compte 40 salariés, dont 25 salariés en parcours d’insertion.

L’entreprise est membre du réseau national La Table de Cana, composé de 10 traiteurs-restaurateurs en France ayant une vocation solidaire.

La Table de Cana Marseille remercie l’ensemble des partenaires qui se sont engagés à ses côtés : Les Terrasses du Port, Utopreneur, Mirova, le Groupe Pomona, Vinci et la Fondation Vinci, FONREAL, Fondations Caritas, Brageac, Valoris, PMI, la FAPE Engie et Air Liquide.

[COOPÉRER] Les coopératives, inspiratrices de l'économie de demain

Créé le : 02/07/2020
scop aura

Au sortir de ces trois mois de crise sanitaire et économique, les entreprises coopératives d'Auvergne-Rhône-Alpes se sont montrées plus résilientes que la moyenne*. Humaniste, citoyenne, écologique et solidaire : l'économie « de demain » se pratique déjà aujourd'hui dans les Scop et les Scic, et fait leur force. Quelles solutions aux enjeux actuels les entreprises coopératives mettent-elles déjà en œuvre ?

Les réserves, un bien collectif
L’un des principes fondamentaux des entreprises coopératives est celui des réserves impartageables. Une part des résultats est mise en réserves chaque année. Un principe qui permet aux Scop et aux Scic de disposer de fonds propres plus conséquents, et donc de mieux faire face en cas de coup dur. Ces réserves, qui constituent un bien collectif, garantissent à l’entreprise coopérative de ni revendue, ni délocalisée. Des valeurs qui prennent tout leur sens dans le contexte actuel.
 
Relocaliser l’économie et favoriser l’intrapreneuriat : l’exemple du GRENADE (69)
L’ambition du groupement coopératif GRENADE est de bâtir une alternative écologique et coopérative au système économique actuel, en contribuant à relocaliser l’économie, et en permettant aux salarié·e·s de ses coopératives membres d’évoluer professionnellement et de trouver leur voie, grâce à son modèle autogestionnaire. « Nous favorisons ainsi l’intrapreneuriat, c’est-à-dire la création de nouvelles entreprises coopératives par nos salarié·e·s-associé·e·s. Deux dimensions sont essentielles au GRENADE : l’approvisionnement en circuits-courts et l’autogestion. Ces deux piliers permettent à nos membres d’apprendre un métier artisanal, de monter en compétences, puis de générer le désir d’entreprendre collectivement pour, à terme, réinventer leur parcours professionnel. . Je suis persuadé que c’est ce modèle de démocratie d’entreprise qui constitue l’une des clés pour construire une autre économie. C’est une immense force qui favorise la créativité, la réactivité, et la résilience », explique Marco Della Corte, l’un de ses fondateurs et co-gérant.
 
Favoriser la transition écologique : l’exemple d’Enercoop (38)
« Nous entendons souvent dire ces derniers temps que la transition énergétique doit commencer aujourd’hui. À Enercoop, nous pourrions préciser que nous fournissons déjà l’énergie du monde de demain depuis 2005 ! », rappelle Frédéric Marillier, directeur de la Scic Enercoop Auvergne-Rhône-Alpes. Implantée dans la région depuis 2010, la Scic compte aujourd’hui près de 18 000 consommateurs, 7 000 sociétaires, et 12 salarié·e·s à son siège, à Grenoble. Son ambition depuis sa création ? Favoriser la transition énergétique, grâce à une énergie 100 % renouvelable en circuit-court, une gouvernance coopérative, et une production locale, aux plus près des enjeux du territoire. « Aujourd’hui, en plus de notre métier initial, qui est de fournir de l’électricité, nous développons un autre aspect de notre activité, celui d’acteur local du développement de projets de production, dans une démarche citoyenne, en associant les habitants, collectivités ou bénéficiaires », poursuit Frédéric Marillier. « Nous accompagnons ces acteurs au passage au monde de demain ! Nous les appuyons à la fois sur le diagnostic et le conseil, mais aussi sur l’étude d’opportunités dans le cadre de projets d’autoconsommation, et enfin sur l’assistance à la maîtrise d’ouvrage. » Un enjeu plus que jamais d’actualité, avec la fin des tarifs réglementés fin 2020.
Solidarité, pérennité, force du collecti : les Scop et les Scic ont dans leur ADN les valeurs et les principes dont tout le monde semble se réclamer aujourd’hui, tant sur le plan humain, social, économique, qu’environnemental. Elles apportent des solutions aux enjeux actuels, et participent à la construction d’un modèle économique différent.
 
*Fin mai, 30 % des entreprises coopératives en Auvergne-Rhône-Alpes se déclaraient en difficulté, dont 10% en grande difficulté, contre respectivement 43 %  et 6 % pour les entreprises de la région. Sources : Service Etudes de la Confédération Générale des Scop et Observatoire économique de la CCI Auvergne-Rhône-Alpes
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Energie d’ici : en proximité

Créé le : 01/07/2020

Après trois ans d’activité et un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros en 2019, Energie d’ici a réussi son pari : commercialiser l’électricité renouvelable de ses producteurs locaux à un juste prix, tout en étant économiquement pérenne.

En décembre 2018, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) avait qualifié l’offre d’Energie d’ici d’offre "premium", avec deux autres fournisseurs d’électricité verte. C'est également le seul fournisseur d’électricité renouvelable labelisé « Origine France Garantie » par l’association Pro France.

Antoine Garcier, Directeur général d’Energie d’ici

« Avec un portefeuille de 160 GWh, nous fournissons tout type de clients, du particulier à l’industriel en passant par l’artisan-commerçant, la PME ou la collectivité locale. Aujourd’hui, les professionnels représentent 90% de ces volumes », explique . En tant qu’Union des Producteurs Locaux d’Electricité, et après avoir accueilli de nouveaux producteurs associés en décembre 2019, nous souhaitons convaincre toujours plus de producteurs d’énergie renouvelable français de rejoindre notre mouvement en nous confiant la valorisation de leur production 100% locale et 100% renouvelable et, s’ils le souhaitent, en devenant associés du groupement pour de l’éolien, du solaire, de l’hydroélectricité et de la biomasse. »


Energie d’ici représente une des rares alternatives verte et viable pour les producteurs indépendants : une solution permettant d’assurer la pérennité de leur activité dans les meilleures conditions, tout en renouant le lien entre producteurs et consommateurs. La société regroupe avant tout de la production via des contrats directs (PPA) mais également via des contrats en complément de rémunération ou en obligation d’achat en tant qu’organisme agréé par le Ministère en charge de l’Energie.


« Nous sommes une boite à outils à la disposition des producteurs pour leur trouver des solutions qui garantissent la durabilité de leurs installations et le développement de leurs activités. Notre approche est de nous regrouper pour mutualiser les compétences et les risques et ainsi traiter avec équité l’ensemble des producteurs qui nous rejoignent. Nous abordons les producteurs avec une offre identique qui permet aux producteurs d’être rémunérés à leur juste valeur et au consommateur de payer le juste prix. »

 

Proximité et qualité


Energie d’ici a su rapidement faire ses preuves en termes de proximité avec ses adhérents, tant professionnels que particuliers, et de qualité de ses services, et s’inscrit aujourd’hui comme une valeur sûre dans le domaine des énergies renouvelables. Fort de son succès et de sa solidité financière, et avec une croissance en volume et en chiffre d’affaires de +50% par an, Energie d’ici cherche activement à coopérer avec de nouveaux producteurs indépendants, partageant les mêmes valeurs de proximité, de pérennité et d’attachement aux territoires afin d’assurer le développement de son action. En 2019 la société a atteint l’équilibre opérationnel.


« Notre approche du développement des énergies renouvelables est discrète et efficace. En tant que producteurs depuis parfois de longues années – 1894 pour la centrale la plus ancienne – nous assurons le développement de notre activité avec une vision sur du très long terme. Ainsi nous faisons le pari de tisser avec nos producteurs et nos consommateurs une relation durable et saine. »
 



Plus d'infos
www.energiedici.fr

[QUALITÉ DE L'AIR] Un mois après, bilan du confinement sur la qualité de l’air

Créé le : 29/06/2020
Bilan qualité de l'air en Provence après confinement. Image : Pixabey

Afin de limiter la propagation du virus COVID-19, le gouvernement a mis en place des mesures de confinement sur le territoire français du 17 mars au 11 mai 2020. AtmoSud dresse un état des lieux pour mieux appréhender l’impact de cette mesure sur l’évolution de la qualité de l’air en Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Baisse inédite de la pollution liée au trafic routier pendant le confinement

Sur la période du 18 mars au 10 mai, le confinement et les restrictions de sorties ont engendré une baisse remarquable du trafic automobile. Les concentrations en oxydes d’azote, traceurs du trafic routier, ont baissé dès le début du confinement : environ 60% pour les stations « trafic » et 50% pour les stations « fond urbain », par rapport aux concentrations généralement observées les années précédentes à la même période.

Un retour progressif après le confinement

Du 11 mai au 7 juin, les concentrations d’oxydes d’azote ont augmenté, par rapport à la période de confinement, en moyenne de plus de 60% sur les stations « trafic » et d’environ 10% sur les stations « fond urbain ».

Cependant, malgré cette augmentation, les niveaux observés « après confinement » sont toujours globalement de près de 35% inférieurs à ceux observés les années précédentes.

Plusieurs éléments peuvent expliquer ces niveaux globalement plus faibles :

  • Toutes les activités n’ont pas encore complètement repris (retour progressif à l’école pour les enfants dans un premier temps sur le volontariat, réouverture plus tardive des bars, restaurants, prolongation du télétravail dans certaines entreprises …) malgré la fin « officielle » du confinement.
  • Certaines conditions météorologiques sont favorables à la dispersion des polluants : la première semaine du déconfinement, des précipitations importantes et continues ont été présentes sur l’ensemble de la région, permettant ainsi un « lessivage » de l’atmosphère en diminuant les concentrations des gaz et des particules.

Le graphique suivant compare l’évolution des concentrations en oxydes d’azote avant, pendant et après le confinement, pour l’année 2020 et la moyenne des trois années précédentes.

Station trafic : Ces stations mesurent la pollution dans des lieux proches des voies de circulation (voies rapides, carrefours, routes nationales,...).

À noter que, de façon générale, les niveaux observés « avant confinement » (début mars 2020) étaient déjà globalement d’environ 25 % inférieurs à ceux observés les années précédentes.

Si l'on observe une forte diminution des oxydes d'azote (traceurs du trafic routier) au cours de l’intégralité du confinement, l’évolution des particules fines (émises par le secteur industriel, le chauffage et le trafic routier) est quant à elle plus spécifique.

Une augmentation inattendue des particules fines au début du confinement

Au début du confinement, du 17 mars au 17 avril, les particules fines étaient en hausse, principalement liées à la combustion du bois (chauffage au bois et brûlage de déchets verts). Elles ont par ailleurs été influencées par les conditions météorologiques, défavorables à la dispersion des polluants (peu de vent, stabilité atmosphérique, températures douces…).

De mi-avril et jusqu’à la fin du confinement, les concentrations de particules fines ont baissé sur l’ensemble de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, notamment en lien avec une baisse de l’utilisation du chauffage résidentiel et des précipitations qui ont lessivé l’atmosphère à partir du 19 avril. Les niveaux sont inférieurs d’environ 40% aux années précédentes.

Comme pour les oxydes d’azote, de façon générale, les niveaux observés « avant confinement » (début mars 2020) étaient déjà globalement plus de 30% inférieurs à ceux observés les années précédentes.

Un timide retour des particules fines

Depuis le 11 mai, les concentrations de particules fines ont légèrement augmenté, en lien avec la reprise progressive de l’activité aggravée par les phénomènes météorologiques. En plus des particules émises directement par l’activité, certaines particules, dites secondaires, sont formées par photochimie (transformation des gaz en particules sous l’effet de la chaleur et de l’ensoleillement). La météo a été conforme à la saison et a participé à la hausse de particules généralement observée au mois de mai.

Depuis le 22 mai, les concentrations de particules fines ont de nouveau baissé : tendance observée en cette période les années antérieures. Les niveaux restent toutefois 40% plus bas qu’historiquement.

Le graphique suivant compare l’évolution des concentrations en particules fines PM2.5 avant, pendant et après le confinement, pour l’année 2020 et la moyenne des trois années précédentes.

Station de fond : ces stations ne sont pas directement influencées par une source locale identifiée. Elles permettent une mesure d'ambiance générale de la pollution urbaine, dite de fond, représentative d'un large secteur géographique autour d'elles.

Après le confinement, une évolution de la qualité de l’air différente selon les territoires

A Marseille (sur la majorité des stations de type « trafic » : Rabatau, A7, Jean Moulin), les oxydes d’azote retrouvent le niveau observé début mars 2020. La reprise de l’activité et du trafic routier sur ces grands axes de la ville est ainsi visible sur ces stations.

Sur les autres agglomérations (Aix-en-Provence, Nice, Gap, Toulon, Avignon), pour les 4 premières semaines de déconfinement, les concentrations moyennes observées sont toujours inférieures à celles de début mars 2020.

Aucune particularité n’est observée sur les territoires en ce qui concernent les particules fines PM2.5.

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[ CONVENTION CITOYENNE POUR LE CLIMAT ] L’heure du bilan

Créé le : 22/06/2020
Photo : https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr

Les 19, 20 et 21 juin se tenait la dernière session de la Convention Citoyenne pour le Climat. Après 8 mois de travail, les 150 citoyens tirés au sort ont remis à l’exécutif les mesures qu’ils estiment nécessaires pour réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre, d’ici à 2030.

On peut notamment relever, parmi ces mesures, l’ajout de l’intérêt de la préservation de l’environnement à la Constitution, l’augmentation de la taxe pour les engrais azotés, ou encore l’obligation à la rénovation pour les propriétaires et bailleurs.

Réparties en 6 grands axes, ces propositions seront soumises soit à référendum, soit à un vote des parlementaires, soit à une application directe.

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