Vie du réseau

Coopérative de Construction : promoteur de solutions d'avenir

Créé le : 22/02/2018

Partenaire historique de Rennes Métropole, la Coop de Construction oeuvre à la promotion de l'habitat de demain, pour tous.

L'histoire de la Coopérative de Construction débute à Rennes un an après la fin de la 2e guerre mondiale, lorsque la loi autorise le concours de coopératives de reconstruction et d'associations syndicales à l'oeuvre de la reconstruction du patrimoine national.
D'abord appelée Rennaise de Reconstruction, elle a pris part à la reconstruction de l'habitat rennais, puis à la croissance urbaine et, dès les années 80, se fixe comme objectifs de : développer le lien social et la citoyenneté, construire au prix de revient en optimisant les coûts, et travailler dans la transparence avec l'ensemble des habitants et partenaires.
Elle prendra ensuite sa part sur les sujet d'accession sociale en créant un groupe de réflexion pour établir un diagnostic et proposer des réponses adaptées.

Dès le début des années 2000, Coop de Construction est engagée dans une démarche environnementale visant à construire un habitat sain, avec des matériaux non polluants favorisant l'épanouissement des habitants. Recherche systématique de la bonne orientation, isolation renforcée par l'extérieur, récupération des eaux de pluie, pose de menuiseries en bois avec double vitrage, choix de peintures aux normes NF environnement seront parmi les solutions rapidement adoptées.
La Coopérative remettra ensuite sa démarche en question pour mieux impliquer l'accédant-coopérateur dans l'appropriation collective du lieu de vie. Elle en viendra même à mettre à jour les statuts de la société prévoyant la création d'une association des habitants dans chaque programme mis en vente !

 

Engagée sur tous les terrains

Depuis 2010, en cohésion avec l'évolution rapide des modes de vie, Coop de Construction continue d'avancer sur le terrain de l'habitat de demain : intégration dans les paysages, fonctionnalité des logements, optimisation des espaces, balcons en "jardins", mutualisation de certains espaces publiques (comme des garages regroupés qui peuvent alors servir à d’autres activités de rencontre et de vivre ensemble) et travaille sur la maison passive. Tout en cherchant toujours à vendre à un coût compatible avec les ressources des ménages relevant de l'accession sociale ou de l'accession intermédiaire. Elle implante aussi les programmes sur des espaces proches des transports collectifs afin d’éviter des dépenses supplémentaires liées à l’éloignement des lieux de travail ou de loisirs. Elle prendra même sa part dans des projets d'habitat participatif du pays de Rennes.

Depuis 2015, Coop de Construction est devenue une Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC).

La Coopérative s'engage désormais dans la construction d'habitats modulaire bois. Un modèle innovant respectueux de l'environnement, d'une pression foncière réduite, évolutif par la pose de modules supplémentaires produits localement, avec un matériaux bois écologique, issu de forêts labellisées. Pour des logements à faible empreinte carbone, d'une excellente isolation thermique et acoustique et à haute efficacité énergétique. Et toujours des parties communes pour favoriser le vivre ensemble sur les programmes qu'elle construit.


 

Plus d'infos : www.coop-de-construction.fr

 

Redéo : local et sociétal

Créé le : 21/02/2018

Redéo permet à tout Breton d’agir en faveur du développement économique et social de la Bretagne. Comment ? En s’engageant concrètement dans la réussite d’entreprises “loco-sociétales” pérennes qui répondent aux besoins primaires des Bretons.

Fondée en 2014 par des “entrepreneurs engagés”, l’association Redéo a l’ambition de (re)donner aux Bretons le pouvoir de contribuer au développement de leur région en créant des entreprises qui répondent à ces besoins primaires.
Le constat de départ est que près d’un tiers des revenus des français servaient à satisfaire ce que l'on appelle les « besoins primaires », autrement dit les dépenses : « volontaires obligatoires » (eau, gaz, électricité, transports, assurances, banque, téléphonie, etc). De plus la fourniture de ces besoins primaires à la population comme aux entreprises est majoritairement réalisée par des entreprises dont les centres de décisions sont hors du territoire, sans prendre en compte le comportement globalement responsable des bretons, qui est une valeur ajoutée du territoire mais qui n’est pas toujours valorisé (par exemple des dépenses de santé en moyenne 25% inférieures aux autres territoires français).

Il est ainsi fait appel aux convictions et aux compétences de tous pour développer la Bretagne dans le respect des valeurs portées par le territoire : ancrage local, parcimonie, civisme, solidarité. La démarche de Redéo est guidée par un esprit d’ouverture : oeuvrer pour l’ensemble des résidents du territoire.

Redéo souhaite mobiliser la conscience citoyenne de chacun pour agir individuellement et collectivement dans l’intérêt de leur région grâce à la création et au développement d’entreprises contribuant au développement durable de la Bretagne.

Un modèle économique pionnier et vertueux

Redéo ambitionne de créer un modèle économique pionnier et vertueux qui répond à 5 missions :
- Initier la réappropriation de la couverture des besoins primaires par des acteurs locaux
- Augmenter le pouvoir d’achat de chacun et améliorer la compétitivité des entreprises bretonnes
- Réinvestir une partie des profits des entreprises Redéo sur le territoire
- Inciter chacun à investir sa confiance et son argent sur des biens indispensables à la vie et des projets porteurs de sens
- Valoriser les comportements responsables et équitables et capitaliser sur les bonnes pratiques constatées sur le territoire.

Aujourd'hui Redéo crée sa filiale énergie : Breizh Gaz et très prochainement sa branche assurance et épargne.

L'association ambitionne ensuite de se positionner dans le recyclage et la numérique.

A suivre donc !

L’association perçoit les adhésions, reçoit les dons, recueille les investissements, de la part de particuliers, entreprises et associations. Ces ressources servent à ouvrir la voie à des entreprises locales répondant à la mission première de Redéo.
« Nous ne voulons pas être des champions nationaux, nous avons comme objectif une prise de part de marché d’à peine 10 %. Nous voulons rendre service aux entreprises du territoire pour qu’elles puissent ensuite créer des emplois, augmenter le pouvoir d’achat des Bretons, investir…» explique Jean Pierre Coïc, Président de Redéo.

 

Pour plus d'info ou pour adhérer : http://www.redeo.bzh

Jacques Bregeon : « Former des citoyens conscients des enjeux du monde »

Créé le : 14/02/2018
Jacques Bregeon, président de l'EME - DR

L'École des métiers de l’environnement (EME) basée à Rennes et l'Institut Polytechnique UniLaSalle (Rouen et Beauvais), viennent d'engager un processus de fusion, effective dès mars 2018. Objectif : « former des citoyens conscients des enjeux du monde, prêts à relever les défis majeurs qui se présentent ». Telles que les transitions écologique, énergétique et numérique. Entretien avec Jacques Bregeon, président de l'EME.

Pourquoi avoir souhaité un tel rapprochement entre vos deux écoles associatives l'EME et UniLaSalle ?

Basée à Rennes, l'école des métiers de l'environnement (EME) représente 320 élèves, une trentaine de collaborateurs. Nous étions parmi les plus petites des « grandes écoles ». Cela fait 25 ans que nous nous sommes positionnés sur l'environnement, qui a évolué vers le développement durable en enseignement / recherche et plus récemment vers l'économie circulaire, l'écologie territoriale voire l'économie de fonctionnalité.

UniLaSalle a de son côté été créée en 1854, c'est une très vieille école. Elle représente 2500 élèves (Rouen et Beauvais), 350 collaborateurs. Lorsque l'on est trop petit, on est empêché d'investir, de recruter… D'où l'idée de se rapprocher d'UniLaSalle pour grandir par l'union.

Pourquoi ne pas avoir privilégié une complémentarité locale avec des écoles comme l'Agrocampus Rennes ou les mines ?

Avec UniLaSalle, on s'est tout de suite entendu sur la compréhension des enjeux, qui sont considérables. Nous allons vers un monde complexe et dangereux ; il est donc primordial de préparer les étudiants à ce nouveau paradigme, pour qu'ils puissent y participer et anticiper dans leurs métiers futurs. C’est une mission essentielle ; le développement durable n’est pas un sujet accessoire, c’est le seul avenir possible.   

Nous voulons donc faire par cette union une école inscrite véritablement dans le développement durable, avec une politique RSE ambitieuse pour l'ensemble du groupe.

Jean-Baptiste de La Salle a imaginé en son temps (fin XVIIe ) des principes d'éducation visionnaires tournés plus vers le collectif que vers l'individu. Il y a également avec UniLaSalle notre inscription dans un réseau mondial de 70 universités et donc une importante ouverture internationale pour nos élèves sur ces sujets transversaux.

Vous parlez d'école d'intérêt général, en quoi cette union EME-Unilasalle s'inscrit-elle dans cette dynamique ?

Il s'agit d'un statut établi par l’État pour des établissements d’enseignement supérieur associatifs d’intérêt général, les EESPIG... donc sans objet lucratif.

La mission d'Education Nationale consiste à former des citoyens conscients des enjeux du monde et aptes à relever les défis, notamment climatique. Elle ne se réduit pas à l’accumulation des connaissances !

On sait bien que les niveaux actuels d'émissions de gaz à effet de serre augmentent considérablement, malgré prise de conscience récente. De fait, la fenêtre d'opportunité pour y remédier est en train de se refermer. Nous avons compris l'urgence de cet enjeu et souhaitons y participer par la formation des jeunes

Mais vous ne formez pas que des jeunes… ?

La Transition, c'est aussi pour les Professionnels qui sont en place, pas juste les jeunes en effet. Notre idée : amener ce public axé sur la formation professionnelle par des projets collectifs. Il faut que nous inventions des procédés nouveaux, basés sur la pédagogie par projets. Il nous faut mixer les publics : jeunes et professionnels, en provoquant une rencontre intergénérationnelle bénéfique à tous !

Plus d'infos : www.ecole-eme.fr

Air PACA : une rencontre au Ministère

Créé le : 14/02/2018

Mardi dernier, Air Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Fédération L’Air et Moi (FAEM) rencontraient le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire à Paris pour étudier les possibilités d’actions communes pour la sensibilisation à la qualité de l’air du plus grand nombre d’enfants dans le monde.

Interview de M. Victor Hugo ESPINOSA, Président de la Fédération L’Air et Moi et créateur du programme pédagogique L’Air et Moi et de M. Pierre-Charles MARIA, Président d’Air Provence- Alpes-Côte d’Azur et Trésorier d’ATMO France.
 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la pollution atmosphérique est responsable chaque année de 9 millions de décès prématurés, dont 500 000 en Europe. L’air est donc un enjeu majeur sur le plan de l’écologie, de la santé et de l’économie. Comment le protéger ?
M. Pierre-Charles MARIA - Effectivement, l’air est l’un des biens les plus précieux dont nous disposons. Absolument vital pour notre survie, il est aussi par essence partagé. En préserver la qualité doit demeurer pour les générations à venir, une priorité pour tous, à travers le monde. Pour cela, je suis convaincu que l’éducation est un vecteur indispensable au changement à court, moyen et long terme. Hasard du calendrier ou pas, c’est aujourd’hui que Nicolas Hulot relance les travaux du Groupe Santé Environnement pour le suivi de l’actuel Plan National Santé Environnement et l’élaboration du suivant (PNSE 4).
Nous allons faire en sorte que la sensibilisation y tienne une part active. Nous sommes appuyés en cela par le Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, qui soutient avec chaleur et conviction notre démarche s’inscrivant dans le vaste plan dédié à l’environnement qu’il est en train de mettre en place. Il vient d’ailleurs d’en faire part par courrier à Nicolas Hulot.

L’air est invisible. Dès lors, comment s’y prend-on pour sensibiliser à la qualité de l’air ?
M. Victor Hugo ESPINOSA - En 2009, j’ai eu l’idée de créer L’Air et Moi, un ensemble d’outils pédagogiques et interactifs sur la qualité de l’air, téléchargeable gratuitement sur www.lairetmoi.org pour tous les enfants, enseignants, animateurs et parents. J’ai fait la proposition à Air Provence-Alpes-Côte d’Azur de m’accompagner dans cette aventure et cette proposition a été accueillie très positivement. Construits de manière coopérative grâce à plus de 500 animations en établissements scolaires et 3 comités (pédagogique, scientifique et utilisateur), ces supports rendant visible l’invisible permettent la sensibilisation à cet enjeu majeur.

Dans vos derniers communiqués, on apprend que L’Air et Moi a déjà permis la sensibilisation de plus de 250 000 enfants dans le monde. Où en est le déploiement de ce programme ?
M. Pierre-Charles MARIA - Très vite, le programme a reçu le soutien de l’ARS et de la DREAL de Provence-Alpes- Côte d’Azur, dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement. D’abord lancé dans notre Région, il connaît actuellement un déploiement national et international. La Fédération L’Air et Moi s’appuie actuellement sur trois antennes : régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Ile de France et d’autres régions s’y intéressent. Les nombreux outils composant le projet sont disponibles en plusieurs langues et en cours de traduction dans d’autres. Le programme européen SH’AIR a par exemple permis la naissance de la version italienne de L’Air et Moi. La Fédération L’Air et Moi et Air Provence-Alpes-Côte d’Azur ont présenté L’Air et Moi aux COP 22 et 23 et Med COP 21 et 22. Par ailleurs, initialement conçu pour les écoles primaires et collèges, ce programme est en cours d’adaptation au public lycéen et adulte. L’Air et Moi Lycée, par exemple, se construit en partenariat avec la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Académie d’Aix-Marseille à base de jeux de rôle, face-à-face, jeux créatifs et suscite l’enthousiasme des enseignants et élèves.

Vous présentez le programme L’Air et Moi comme un programme humanitaire, pourquoi ?
M. Victor Hugo ESPINOSA - L’Air et Moi est une solution aux enjeux de santé publique et climatiques mondiaux. Il a fait l’objet d’un investissement financier et humain important, que nous souhaitons désormais partager, pour que le plus grand nombre d’enfants soit sensibilisé à la qualité de l’air. Les supports sont téléchargeables gratuitement pour tous les enfants, enseignants, parents et animateurs. L’année dernière, la Fédération L’Air et Moi et Air Provence-Alpes-Côte d’Azur avaient lancé la vidéo « Qualité de l’air : les enfants interpellent nos députés » adressée à tous les députés de France.

Comment cette vidéo a-t-elle été reçue par la classe politique ?
M. Pierre-Charles MARIA - Très positivement. De nombreux députés nous ont encouragés à continuer notre action. Parmi les députés rencontrés ensuite, nous avons créé des liens avec Madame la députée des Bouches-du-Rhône, Claire PITOLLAT, qui est devenue depuis la marraine de L’Air et Moi. Nous avons même la chance qu’elle nous accompagne au rendez-vous de ce jour. Quant au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, il a récemment publié une vidéo (plus de 10 000 vues) où Mme Brune POIRSON, Secrétaire d’Etat, répond à cet appel de l’une de nos classes pilotes.

C’est d’ailleurs dans la continuité de cette réponse que vous avez rendez-vous avec le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire. Qu’attendez-vous de cette rencontre ?
M. Victor Hugo ESPINOSA - Avec Le soutien actif du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, nous pourrions déployer encore plus efficacement et plus largement ce programme qui, bien sûr, reste évolutif. Nous sommes convaincus que cette action vient en appui, efficacement, de la politique conduite par le gouvernement tant au niveau national qu’international. Aujourd’hui, nous sommes au Ministère pour lui proposer un plan de déploiement, qui garantirait une sensibilisation à la qualité de l’air pérenne, durable, intergénérationnelle, à la fois globale et adaptée aux spécificités locales.

 

Plus d'info : www.airpaca.org

[30 ans d'Accueil paysan] - Focus sur les chambres d'hôtes de Fontaine Neuve (04)

Créé le : 13/02/2018
Les chambres d'hôtes de Fontaine Neuve, à Cruis (04). - DR

Découvrir une région avec celles et ceux qui façonnent son terroir. Tel est l'objectif des Accueils Paysans. À l'occasion des trente ans du label, Sans Transition ! part à la rencontre de quelques fermes-gîtes provençaux. Rencontre avec Patricia et Christian Arribert, gérant de chambres et tables d'hôtes de Fontaine Neuve, à Cruis, près de Sisteron, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Résider en chambre d'hôtes, c'est profiter du gîte et du couvert. N'est-ce pas ?

Oui. Nous avons un petit troupeau de vaches – des « Villars » – et des brebis « Bizet » pour la viande. Ce sont deux races rustiques qui s’adaptent à peu près à tous les milieux, notamment à la garrigue. Nous avons aussi quelques poules et mon mari fait aussi un peu de maraîchage. Nous valorisons nos produits sur la table de nos hôtes. Les plats que nous servons sont essentiellement composés de viandes, fruits ou légumes de la ferme. Sauf le fromage, que l'on achète à un copain. Nous vendons aussi sur place des confitures et de la viande sous forme de colis. Tout est bio, naturellement.

Décrivez nous vos chambres d'hôtes...

Il y a cinq chambres d'hôtes. Notre maison est une ancienne ferme qui a été retapée d'une très jolie façon il y a une trentaine d'années. C'est un mas provençal avec des volumes importants. Les chambres sont relativement petites mais accueillantes. Les gens qui y résident ont envie d'y rester ! Côté espaces communs, nous avons une terrasse et une piscine que nous allons prochainement modifier pour la rendre écologique et éviter l'utilisation de chlore.

Concernant les tarifs, ils vont de 58 à 70 euros la nuit pour deux personnes, avec petit-déjeuner, en haute saison à 55 à 65 euros en basse saison. Nous appliquons des prix réduits selon la longueur du séjour.

Qu'est-ce qui plaît aux gens qui viennent chez vous ?

Souvent, les gens viennent chez nous parce qu'il y a l'attrait de la ferme, des animaux. Certains de nos clients viennent car ils sont habitués au réseau Accueil Paysan et d'autres ont vu notre site internet. C'est aussi pour eux une façon d'entrevoir un métier. Pour nous, c'est une façon de montrer que nos activités sont ancrées dans le respect de l'environnement. Nous avons le temps d'échanger et de faire découvrir le métier de paysan. Parfois, les personnes qui viennent chez nous sont en questionnement sur leur vie professionnelle ou privée. Un séjour peut les amener à voir les choses différemment.

Nous faisons dans l'humain, pas dans la grande consommation ! Nous sommes dans la catégorie authentique. Ce qui amène une clientèle proche de nos valeurs. Nous n'avons pas besoin de télévision ici, nos chambres ont vu sur la nature ! C'est une autre conception du tourisme. Dans les Accueils Paysans, c'est la qualité humaine qui prime.

Plus d'infos :

Ruches cherchent parrains

Créé le : 13/02/2018

La Gambille Biocoop s’est associée à Gwenan pour créer deux ruchers : un sur le toit de son nouveau magasin à Trégueux avec 2 ruches et un dans un jardin associatif à Langueux avec 4 ruches.

Géric Chevalier, un salarié à La Gambille, s’est vu confié il y a plusieurs années un terrain de 1ha sur Langueux, le Jardin des 4 branches. Le but étant de le réhabiliter et d’en faire un espace naturel de biodiversité.
Après sa rencontre avec l’apiculteur de Gwenan, Géric a décidé d’ouvrir ce lieu au public pour en faire un espace de sensibilisation pour la sauvegarde de la biodiversité, en mettant l’accent sur les insectes pollinisateurs et notamment les abeilles. La Gambille et Gwenan sont naturellement devenus des partenaires pour ce projet.

La Gambille vous propose de parrainer une ruche et prend en charge le coût d’installation de celles-ci. Le parrainage permet de financer leur entretien toute l’année par un apiculteur certifié, ainsi que les animations.
Deux formules de parrainage, à 30 ou 70 euros avec contreparties, en produits issus des ruches ou en visites, animation de réseau de parrains...

Votre inscription au Club des Apiculteurs Gambille (C.A.G.) vous permettra de recevoir des informations régulières des ruchers ainsi que d’être informé des dates d’animations (pique-nique au jardin, mise en pot du miel...).

 

Plus d'infos sur le site de La Gambille : ici

[30 ans d'Accueil paysan] – Focus sur les Roves de la Jacourelle (13)

Créé le : 13/02/2018
Sandrine Borel confectionne le fromage frais local, le Brousse de Rove - DR

Découvrir une région avec celles et ceux qui façonnent son terroir. Tel est l'objectif des Accueils Paysans. À l'occasion des trente ans du label, Sans Transition ! part à la rencontre de quelques fermes-gîtes provençaux. Aujourd'hui, conversation avec Sandrine Borel qui, avec son mari François, accueillent des vacanciers au cœur de leur exploitation, Les Roves de la Jacourelle, à La Roque-d'Anthéron (13). 

Votre ferme est typique des Bouches-du-Rhône. Que produisez-vous ?

Notre production principale est le lait de chèvre du Rove, une race rustique autochtone. Elle produit moins de lait que les races dites « conventionnelles » mais celui-ci est plus riche en matières grasses. Avec ce lait, nous faisons du fromage, notamment de la Brousse du Rove. L'existence de ce produit phare de la gastronomie marseillaise remonte à l'Antiquité. C'est un mélange de lait et de vinaigre d'alcool. La Brousse peut se déguster fraîche, en dessert, avec un filet d'huile d'olive. Elle est très prisée des habitants de la région.

Nous produisons aussi de l'huile d'olive bio AOC « Provence ». Toute notre production, que nous vendons sur place, est d'ailleurs en bio depuis 2010. 

Pourriez-vous nous décrire votre gîte ?

Nous habitons dans un petit hameaux composé de quatre maisons. Les murs en pierre sont épais pour garder la fraîcheur l'été. Les fenêtres sont conçues de telle sorte qu'elles puissent laisser passer suffisamment de soleil en hiver et pas trop en été.

Le gîte se trouve dans l'une des quatre maisons. Il comprend deux chambres, une belle terrasse, une cuisine et une salle de bains. La surface totale est de 80 m². Le tarif : 500 euros la semaine durant l'année et 700 euros en juillet-août.

 

Le gîte de la ferme de Jacourelle

Pourquoi avez-vous fait le choix de rejoindre le réseau Accueil Paysan ?

Parce que nous avions la volonté d'entrer en contact avec des gens venant d'autres horizons, de vivre des expériences croisées. Lorsque des visiteurs viennent chez nous, nous restons à leur disposition s'ils ont des questions sur l'exploitation. Certains sont très intéressés par la partie agricole, d'autres moins. Dans tous les cas, nous pouvons leur faire bénéficier de notre réseau local et leur proposer de découvrir la région hors des sentiers battus. Il y a ici de beaux sites touristiques mais aussi des petits coins qui ne sont pas forcément dans les guides.

Puis le but est aussi de défendre une agriculture paysanne et la production d'une alimentation de qualité au travers de techniques agro-écologiques que nous qualifions de « modernes » : semis directs dans les prés, traitement homéopathique pour les chèvres... Mais attention, nous ne sommes pas une ferme pédagogique !

Plus d'infos :

www.jacourelle.pagesperso-orange.fr

www.accueil-paysan-paca.com

[VIDEO] – Aix : un séminaire collaboratif pour la ville de demain

Créé le : 13/02/2018
Crédit : FD / LMDP

Comment construire ensemble la ville de demain ? Sans Transition ! Provence animait les rencontres Aix demain, entreprendre la ville, le 6 février dernier, au conservatoire d'Aix-En-Provence. Un séminaire participatif organisé par la Ville d'Aix-en-Provence et l'Agence d'Urbanisme du Pays d'Aix au cours duquel se sont exprimées plusieurs visions de l'urbain en lien avec la santé, la mobilité ou encore le vivre-ensemble. Petit résumé, en vidéo !

 

Thierry Burlot : « Co-construire la Bretagne de demain »

Créé le : 12/02/2018
Crédit photo : Vincent Delotte

Fraîchement élu président du comité de bassin Loire-Bretagne pour l'Agence de l'eau, Thierry Burlot est également vice-président de la région Bretagne en charge de l'environnement. Nous l'avons rencontré au lendemain du Carrefour de l'eau à Rennes fin janvier, pour faire le point sur la politique de l'eau et l'avenir de l'agriculture en lien avec l'environnement.

Comment concilier développement économique avec la protection de notre environnement et des ressources ?

C'est la question sur laquelle nous planchons actuellement ! La Bretagne a beaucoup souffert ces dernières années des questions de qualité de l'eau. Les associations nous ont interpellés, à juste titre, à de nombreuses reprises… Lorsque l'eau tombe, elle est naturellement propre. Si elle se dégrade, c'est bel et bien de notre fait. C'est donc le développement économique et l'aménagement du territoire qui sont responsables de sa dégradation.

Environnement et économie devraient donc aller de pair selon vous ?

On a longtemps opposé économie et écologie. Il faut avancer sur les deux volets ! Nous voyons bien que le changement climatique joue des tours à notre économie et rebat complètement les cartes. Qui peut imaginer développer la Bretagne dans un environnement qui serait dégradé à l'avenir ? Lorsque l'on stoppe la production d'huîtres à Paimpol en raison de la pollution, c'est bel et bien l'assainissement de l'eau qui est questionné. Mais c'est également notre modèle agricole que nous devons réorienter.

Les algues vertes ont finalement révélé les conséquences du modèle agricole actuel à bout de souffle…

Nous avons mis en œuvre un premier plan algues vertes sur la période 2010-2016, avec une enveloppe de 120 millions d'euros. Objectif : réduire de 30 % les flux d'azote. En baie de Saint-Brieuc, nous étions sur un flux de 50 milliards de litres d'azote, désormais nous sommes à 30 milliards ! C'est encore trop, mais une baisse de 20 milliards est un effort majeur. Nous avons également travaillé sur le volume d'échouage des algues, qui est passé de 20 000 à 5 000 tonnes. Toutefois, il faut aller encore plus loin. C'est pourquoi nous passons à présent à un second plan algues vertes, qui bénéficie d'une enveloppe de 55 millions d'euros.

Concernant les causes, comment souhaitez-vous aller vers une réelle transition agricole ?

Nous sommes en train d'engager la mutation de notre agriculture vers une véritable transition agricole. Nous n'avons jamais eu autant de souhaits de conversion vers l'agriculture bio qu'aujourd'hui. Je connais un important Gaec (Groupement agricole d'exploitation en commun, ndlr) à Iffiniac (22), qui a considérablement réduit ses flux d'azote grâce au plan algues vertes que nous avons mis en place. Ces agriculteurs sont passés à une agriculture durable via le Cedapa, le Centre d'études pour un développement agricole plus autonome. Et ils veulent désormais franchir le pas du bio !

L'avenir de la Bretagne est de produire dans un environnement de qualité, en assurant la sécurité alimentaire et la traçabilité des produits. Si les agriculteurs bretons intègrent ces dimensions, alors l'économie bretonne se portera bien.

Quelle politique d'éducation souhaitez-vous pour les jeunes agriculteurs, notamment vers cette transition que vous évoquez ?

Il va falloir changer notre modèle éducatif agricole également. Les politiques doivent impulser ce changement de modèles, de pratiques, via l'éducation. Même si les agriculteurs sont très courageux, force est de constater que les Brésiliens nous ont battu sur le « produire plus ». De surcroît avec des conséquences, notamment environnementales, qui coûtent cher. Il nous faut désormais transiter vers le « produire mieux », en embarquant toutes les générations, notamment les jeunes en formation.

Quelle place aux valeurs coopératives dans cette transition agricole vers le « produire mieux » que vous appelez de vos vœux ?

Prenez des coopératives agricoles historiques comme Le Gouessant ou La Cooperl. Ils produisent désormais beaucoup en bio. Ils sont de fait dans une logique pragmatique face à une forte demande sociale et sociétale. J'ai récemment rencontré la fédération des coopératives agricoles qui est particulièrement à l'écoute sur cette dimension environnementale, pour une une transition agricole qualitative.

L'agriculture et l'agroalimentaire ont des impacts importants en matière de gaz à effet de serre (Ndlr : 30 % environ des GES émis à l'échelle de la planète viennent de nos assiettes).

L'ensemble des parties prenantes – industriels, distributeurs mais aussi associations, collectivités, citoyens… – seront-ils intégré dans la Breizh Cop, la COP21 régionale pour le climat que vous avez impulsée l'an dernier et qui doit se poursuivre jusqu'en 2019 ?

La Breizh Cop s'appuie sur le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires. Il s'agit véritablement d'un exercice de démocratie participative, intégrant l'ensemble des parties prenantes : entreprises, associations, citoyens, collectivités, centres de recherche…, dans l'esprit de la COP 21. La France a pris des engagements importants pour le climat. Notre politique régionale en matière de qualité de l'eau, d'énergie, d'alimentation, de transport, aura de fait un impact en ce sens. C'est pourquoi nous allons proposer ce grand mouvement populaire, visant à co-construire cette Bretagne de demain. Pour dessiner les contours d'un véritable projet de société.

Plus d'infos :

www.bretagne.bzh/jcms/prod_396333/fr/breizh-cop

 

Zéphyr Solar proche de l’envol sur Sowefund

Créé le : 07/02/2018

Zéphyr Solar pourrait rapidement prendre son envol grâce à sa levée de fonds sur Sowefund, la plateforme d'investissement spécialiste des startups françaises. Encore queques jours pour les aider à concrétiser ce projet !

Julie Dautel et Cédric Tomissi sont deux jeunes designers industriels devenus entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire. Zéphyr Solar a inventé un ballon solaire recouvert de panneaux photovoltaïques et gonflé à l'hélium. Le ballon est conçu pour se déployer sur des sites isolés à la suite par exemple de catastrophes naturelles ou humanitaires.

Via Sowefund, les fondateurs ont souhaité ouvrir aux Français une partie du capital de leur startup afin d’obtenir les 500 000€ nécessaires à l’industrialisation et à la commercialisation de leurs ballons innovants. 72% de la somme a déjà été récoltée et les deux créateurs mettent tout en oeuvre pour récolter les 150 000€ restants avant la fin de la campagne, dans quelques jours.

Mobile, économique et écologique, cette innovation représente une véritable alternative aux groupes électrogènes, bruyants, encombrants et polluants. L’énergie fournie par les ballons volants permet d’alimenter un hôpital de fortune, d’éclairer et sécuriser une zone ou même d’établir un réseau de télécommunication.


En levant des fonds sur la plateforme Sowefund, les fondateurs de Zéphyr Solar offrent à tous la possibilité de prendre part à ce projet à fort impact social et environnemental en devenant actionnaires de l’entreprise.
« C’est une fierté pour nous d’avoir accompagné dans son développement une startup innovante dans le domaine de l’environnement. Chez Sowefund, nous ne sommes pas vraiment étonnés du succès de cette levée de fonds. De nombreux investisseurs ont encouragé les ambitions de Zéphyr Solar et contribuent ainsi à la croissance de ce beau projet », déclare Georges Viglietti, président de Sowefund.

 

De nombreux business angels, fonds d’investissement et particuliers ont déjà été séduits par le projet Zéphyr Solar. À l’image d’Erick Roche, Président de Téva Laboratoires qui explique les raisons de son soutien à cette startup :
Dans l’univers effervescent de l’économie solidaire, Zéphyr Solar est un projet exceptionnellement exemplaire. Non seulement la solution proposée de ballons solaires pour une énergie accessible dans les environnements les plus défavorables est géniale, tellement elle est évidente, efficace et durable mais cette solution est d’abord exemplaire parce qu’elle a notamment pour objectif de faciliter l’intervention humanitaire avec de l’énergie propre et renouvelable (…) Accompagner ce projet (et ses créateurs) et investir chez Zéphyr Solar c’est permettre de poursuivre vers l’industrialisation et la commercialisation ne relève pas de l’acte de foi, c’est plutôt confirmer sa pertinence, déjà à maintes reprises reconnue.”

 

Plus d'information sur sowefund.com

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