Vie du réseau

Printemps du Développement Durable - Saint Brieuc Agglomération

Créé le : 21/03/2019

Saint-Brieuc Armor Agglomération et ses 32 communes fêtent le printemps du développement durable pour cette édition 2019.

Ateliers, visites, expo, conférences, débats et rencontres... De nombreuses animations sont proposées sur tout le territoire.

Saint-Brieuc Armor Agglomération, communauté riche de 32 communes, propose une nouvelle édition du Printemps du Développement Durable. Les communes unissent leurs forces et proposent 4 temps forts sur le thème de l’énergie, de l’habitat et du climat.

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Bretagne : une recherche-action pour adapter les fermes aux changements climatiques

Créé le : 19/03/2019
Crédit : Isa2886

Le climat évolue et impacte les pratiques des agriculteurs. La Bretagne n’échappe pas à ce processus. Face à ce constat, le réseau des Agriculteurs Biologiques de Bretagne, en partenariat avec le Groupe Yves Rocher, a débuté en 2018 un programme de recherche-action : "Adaptation des fermes aux aléas climatiques". Comment devenir plus résilient ?

Le niveau de la mer à Brest est monté de 30 cm depuis 1711 et le phénomène s’accélère. Les trois années les plus froides répertoriées à Rennes depuis 1959 ont eu lieu avant l’année 1990 alors que les années les plus chaudes ont eu lieu après 2010. La pluviométrie annuelle, bien que les années pluvieuses soient plus nombreuses depuis 1994, est également plus variable et le nombre de journées chaudes (températures maximales à plus de 25°C) augmente de 4 à 5 jours par décennie dans les terres bretonnes.

Les simulations réalisées en sud Ille-et-Vilaine sur la pousse de l’herbe dans les années futures (horizon 2050 – 2100) indiquent un décalage des périodes de croissance, accentué par un ralentissement d’été particulièrement marqué suivi par une repousse automnale très incertaine. Des cultures comme la luzerne ou le maïs, favorisées par l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique, présenteront également des rendements très hétérogènes en raison d’une pluviométrie variable et d’une accentuation du phénomène d’assèchement des sols. Le changement climatique est en marche et il se poursuivra dans les années à venir. Les prévisions du GIEC à l’échelle de la Bretagne présentent une évolution de la température moyenne annuelle allant de +1,5 à +4°C selon les estimations à l’horizon 2100. Le nombre de journées chaudes pourrait progresser sur la même période de +12 jours à +38 jours en fonction des politiques climatiques qui seront, ou non, mises en place.

Face à ce constat, les Producteurs des communautés de communes du Pays de Redon et de l’Oust à Brocéliande réagissent. Le programme CAP Climat a permis sur l’année 2018 de recenser les pratiques mises en place par les producteurs de ce territoire qui permettent de limiter les effets des aléas et du changement climatique sur leurs systèmes de production.


Initié en 2018 sur la base de financements issus de la marque Yves Rocher ainsi que de l’ADEME, le programme de recherche-action CAP Climat présente plusieurs objectifs en lien avec les attentes des producteurs :


- Identifier et caractériser des pratiques jugées favorables à la résilience des fermes face aux aléas climatiques en production animale ruminants
- Sélectionner des pratiques à tester/expérimenter in situ
- Instaurer une dynamique locale de changement des pratiques de l’ensemble des fermes du territoire

 

Climat et variabilité

Le climat aura une influence certaine sur les systèmes agricoles, notamment sur la variabilité des rendements, en lien avec une pluviométrie aléatoire et des périodes de stress hydriques plus ou moins intenses. Un facteur qui sera potentiellement très contraignant : variabilité de la pluviométrie, variabilité des températures, variabilité des rendements, variabilité inter-annuelle mais également variabilité intra-annuelle (décalage des saisons, modification de leurs durées, etc…). Variabilité impliquant une grande capacité d’adaptation et de réactivité des fermes d’une année à l’autre.

La majorité des producteurs enquêtés lors de cette première année CAP climat observent les conséquences du changement climatique directement sur leur ferme en faisant référence à un passé proche ou lointain, comme Sébastien :


"Quand on discute avec nos aînés, on se rend compte qu’aujourd’hui on a des phases de plus en plus longues : quand il pleut, il pleut longtemps, comme en mars dernier, et quand on entre dans des phases de sécheresse, cela dure longtemps également".


Des producteurs qui adaptent d'ores et déjà leurs pratiques face au changement et aux aléas climatiques.
 

Quelles suites pour CAP Climat ?

Les entretiens ont conduit à l’identification d’une importante multiplicité d’actions d’adaptations mises en place par les producteurs : croisements de races, modification des pratiques pâturantes, stratégie d’équilibrage stocks-pâture, introduction d’espèces/variétés résistantes aux aléas, mise en place de prairies à flore variée, implantation de cultures à double-fin etc…

Les temps collectifs construits avec les producteurs ont permis de prioriser les pratiques sur lesquelles il est important de communiquer. Le groupe de travail a également défini des indicateurs permettant que caractériser ces pratiques d’adaptation. L’année 2018 a favorisé le lancement de ce programme en créant une dynamique locale et en impliquant les producteurs du territoire. Ceux-ci ont mis en avant le besoin d’expérimenter la mise en place d’adaptations sur leurs fermes et de continuer à échanger en groupe sur le sujet. Les objectifs de CAP Climat vont donc évoluer de manière à intégrer l’expérimentation en plus du recensement des pratiques, et à maintenir, voire étendre cette dynamique collective sur ce sujet du changement climatique.

 

Plus d'infos : www.agrobio-bretagne.org

 

[ GRAND LYON ] On s'y met tous ! Comment passer de l'envie à l'action ?

Créé le : 15/03/2019

Le samedi 9 mars, la Métropole Lyonnaise a convié les associations de son territoire à la construction du volet « citoyen » du Plan Climat : une démarche dans la durée qui avait pour but de renforcer l’engagement de tous pour le climat et la solidarité.

Comment passer de l’envie à l’action, de la volonté au concret ?

Nous l’avons constaté ces derniers temps, la prise de conscience s’intensifie sur l’importance d’agir pour le climat tout en renforçant la justice sociale et la solidarité.

Mais comment agir ? Pour orienter les citoyens et renforcer leurs actions en faveur de la transition écologique et solidaire, les associations sont un relais important. A ce titre, la Métropole a souhaité travailler avec elles à la co-construction d’une meilleure mobilisation citoyenne sur le long terme. Lors d’une journée dédiée, les associations œuvrant dans ces domaines, leurs membres, leurs adhérents ainsi que les habitants ayant bénéficié de leurs actions, ont travaillé à des propositions concrètes.

Déroulé de la journée

La matinée fut dédiée à la présentation, par les élus de la Métropole, du Plan Climat Air Energie Territorial et de sa trajectoire à horizon 2030, ainsi qu’au lancement d’un appel à manifestation d’intérêt en faveur du climat et de la solidarité. L’après-midi permis aux participants de commencer à construire différentes actions permettant une mobilisation plus grande des citoyens sur l’une des 8 thématiques suivantes : implication citoyenne, engagement citoyen, logement et énergie, mobilité et qualité de l’air, alimentation et consommation, ville et changement climatique, numérique et empreinte carbone, co-construction d’un événement grand public sur le climat. Enfin, la restitution des ateliers et table ronde de clôture s'est tenue en présence de grands témoins.

Découvrez l'interview de de David Kimelfeld, président du Grand Lyon :

Découvrez l'interview de Claire Brossaud, chercheuse en sciences sociales :

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Tribune : Comwatt révolutionne les standards

Créé le : 15/03/2019

Spécialiste de l’Internet de l’Energie, Comwatt est le fabricant n°1 en France des box autoconsommation solaire. Son dirigeant, Grégory Lamotte s'interroge sur le futur des offres d'électricité renouvelable. Et propose une méthode de classement des offres. A lui la parole.

Avant nous n’avions pas le choix, le monde de l’électricité était simple, il y avait un fournisseur et un prix. Maintenant avec l’arrivée de la concurrence, le marché s’est adapté aux besoins du citoyen mais il devient plus difficile de comparer les offres. Quelle est l’énergie la plus vertueuse ? Comment cela fonctionne ? Existe-t-il des labels de qualité ? Lequel choisir ?
Comwatt invente aujourd’hui une nouvelle classification pour s’y retrouver facilement, aussi facilement que trouver un bon restaurant dans une ville inconnue avec Tripadvisor ou le guide Michelin.

 

Rien ne ressemble plus à un électron, qu’un électron

 

En France il existe 39 fournisseurs d’électricité (1) et chacun propose un grand choix d’offres, ce qui fait plusieurs centaines d’offres de fourniture d’électricité. Comment y voir clair ? Contrairement à beaucoup de produits commercialisés, il n’existe aucune différence entre 2 électrons commercialisés par 2 entreprises concurrentes. Il est donc impossible pour un fournisseur d’électricité de prétendre que son électron est plus beau, plus design, plus intelligent, plus vert…


 Oui, mais qu’est ce qui différencie 2 offres de fournisseurs d’électricité ? Les critères sont classés par ordre d’importance décroissante selon les enquêtes d’opinion :
- Le prix (forfait, abonnement, etc..)
- La marque
- L’origine de l’énergie (nucléaire, renouvelable, etc..)
- La qualité de service commercial du fournisseur

Il existe une légende urbaine (entretenue par l’opérateur historique) qui laisse croire que la qualité de la fourniture d’électricité dépend du fournisseur. Pour la téléphonie mobile, la qualité de service dépend du fournisseur (Orange, Free, etc..) car ils ont tous des réseaux différents. Pour le réseau d’électricité, c’est différent. Tous les citoyens sont connectés au même réseau électrique, dans une même zone, ils ont tous la même qualité de fourniture (via Enedis responsable de la distribution localement), peu importe le fournisseur. Si dans une rue, 39 clients sont clients de 39 compagnies d’électricité différentes, ils auront tous la même qualité de fourniture d'électricité. Il y aura peut-être des différences dans la qualité des services commerciaux, mais un client EDF n’aura pas un service de meilleur qualité qu’un client Mint Energie (entreprise plus petite qu’EDF). Autrement dit l’électron sera le même ! Par conséquence si la qualité de l’électricité délivrée est la même et que le prix est proche, où se trouve la différence ?

L’électron vert n’existe pas. L’origine de l’électricité est essentielle, pourtant cette notion est floue pour la plupart des français. Tous les français sont connectés au même réseau, tous les électrons sont mélangés, qu’ils proviennent d’une source renouvelable ou polluante, l’électron vert n’existe pas, ils sont tous de la même couleur. La traçabilité de bout en bout, qui existe dans le monde industriel ou alimentaire, n’existe pas dans le monde de l’électricité. Dans le monde de l’électricité, on parle de flux entrant dans le réseau et de flux sortant.


Le grand chaudron de l’électricité


Pour comprendre facilement, il faut utiliser une image. Il faut considérer que le système électrique français est un gros chaudron rempli d’électricité. Les producteurs d’électricité alimentent le chaudron avec de l’énergie nucléaire, gaz, charbon et renouvelable. De l’autre côté les consommateurs se branchent tous sur ce chaudron et utilisent l’énergie. En France les capacités de stockage de l’électricité étant très faibles (on a à peine 10 minutes de stockage au travers des barrages hydrauliques des Alpes), le niveau d’énergie dans le chaudron est à surveiller comme le lait sur le feu ; il faut en permanence équilibrer l’offre et la demande, sinon c’est le black-out, la panne générale. C’est la mission de RTE d’équilibrer le réseau et de forcer tous les fournisseurs et producteurs à équilibrer à chaque instant ce qui rentre et sort du chaudron. Ceux qui ne respectent pas les consignes de RTE paient des pénalités tellement fortes, que tout le monde respecte les règles du chef d’orchestre RTE à la lettre.

Pourtant il existe plusieurs offres de fourniture d’électricité plus ou moins verte. En fonction de l’origine de l’électricité, il existe différents types d’offres sur le marché. L’ADEME a mis en place une classification en 3 catégories (2), mais cette classification n’est pas complète. Pour s’y retrouver facilement, Comwatt, en collaboration avec plusieurs fournisseurs d’électricité, a mis au point une classification complète et note la qualité de l’électricité avec des étoiles, comme on note des restaurants sur le guide Michelin :

1 étoile : Une énergie produite avec des moyens qui génèrent du CO2 ou des déchets nucléaires.

2 étoiles : L’énergie est produite avec des moyens non renouvelables (nucléaire, gaz, charbon), mais le fournisseur achète séparément des certificats de garantie d’origine (GO), pour justifier qu’une quantité équivalente à celle vendue a été produite en Europe par un barrage hydraulique. “C’est un peu comme mettre du vin de table en brique dans une bouteille de Saint Emilion grand cru” comme le dit si bien Jean Marc Bouchet, le fondateur de Quadran. Ces 2 étoiles correspondent à la classification “Standard” de l’ADEME. 95% des offres vertes proposées par les grandes marques comme Engie, EDF, etc... ont 2 étoiles.

3 étoiles : Pour avoir 3 étoiles, il faut que tous les ans, le fournisseur achète autant d’énergie renouvelable qu’il en vend. C’est l’offre que propose Enercoop depuis le début. Par exemple, comme de plus en plus de grands groupes internationaux avec le programme RE100 (3), Google alimente 100% de ses serveurs depuis 2017 avec une énergie renouvelable de type 3 étoiles. Le problème de cette catégorie est que cela ne garantit pas qu’à chaque instant l’énergie soit verte. Ainsi les jours sans vent et sans soleil, Google alimente (probablement sans le savoir) ses serveurs avec des usines à charbon ! Les jours avec du soleil et du vent, Google produit plus d’énergie verte que ses besoins, ce qui lui permet sur l’année de produire autant d’énergie renouvelable que ce qui est consommé.

Ces 3 étoiles correspondent à la classification “Premium” de l’ADEME. Mais cette offre est perfectible. Et c’est justement pour aller au-delà des standards les plus exigeants, que plusieurs fournisseurs d’électricité et Comwatt se sont associés pour lancer une offre innovante, l’offre 4 étoiles.

4 étoiles : Pour avoir le sésame 4 étoiles, il faut qu’à chaque instant, 100% de l’énergie utilisée par le citoyen provienne des énergies renouvelables et il faut s’assurer de la neutralisation carbone à 100%. La production d'électricité doit se faire sans ajouter de carbone dans l’atmosphère. Pour arriver à ce niveau de performance, nous proposons d’équiper les citoyens qui sont propriétaires de maisons individuelles, d’une installation en autoconsommation avec un gestionnaire d’énergie, (comme la box Comwatt). Cette box permet de réduire jusqu’à 20% la consommation. De plus elle permet de déplacer les consommations d’électricité du foyer afin de profiter au maximum de cette énergie produite sur place. Ainsi environ 50% de l’énergie consommée sera produite sur place (4), et l’énergie non produite sur place sera produite par de petits producteurs d’énergie renouvelable locaux sous contrat avec le fournisseur d’électricité.

5 étoiles : Pour atteindre cette classification, il faut que 100% de l’énergie soit produite de manière renouvelable et localement dans le quartier sans recourir aux stockages chimiques (dont l’impact sur l’environnement n’est pas neutre). Pour atteindre cette classification, nous avons besoin d’un changement réglementaire en France. En effet aujourd’hui, même si la loi le permet, l’administration française empêche l’autoconsommation collective pour des raisons obscures liées à la protection du marché de l’acteur historique. A cause de ce blocage, seuls les propriétaires de maisons individuelles peuvent profiter de la baisse de l’énergie solaire et les habitants des immeubles ne peuvent pas en profiter. Ce blocage vraiment injuste, qui bloque la transition énergétique, devrait disparaître dans les prochains mois, si les citoyens poussent avec nous dans ce sens.

La classification en étoiles apporte donc une énergie incontestablement meilleure pour la planète et permet de nous donner un avant-goût de ce que sera le système énergétique de demain. Nous espérons que beaucoup d'entreprises vont utiliser ces standards pour tirer le système énergétique vers le haut et pour le plus grand bonheur des générations futures.


1) www.energie-info.fr

2) www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/avis-de-lademe_offres_vertes_decembre2018.pdf

3) there100.org/companies

4) 50% est une moyenne constatée, il dépend de chaque client, pour avoir une meilleure approximation, de faire une simulation sur le site de Comwatt et la validation d’un installateur partenaire.

 

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https://www.comwatt.com

[ ÉVÉNEMENT ] GREENPEACE FRANCE - Marche du siècle - 16 mars

Créé le : 08/03/2019

Greenpeace soutient la grève des jeunes entamée le vendredi 15 février dernier et encourage les autres, dans toutes les villes de France, à les rejoindre le plus vite possible, avec un point culminant les 15 et 16 mars. Le ton est donné ! En Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse, mais aussi au Japon, en Australie, aux États-Unis, au Canada et dans d’autres pays encore, le mouvement prend la forme de grèves scolaires pour le climat.

Tout a commencé aux Pays-Bas avec Greta Thunberg, cette suédoise de 16 ans figure désormais emblématique du mouvement climatique. Remarquée lors de la COP24 au cours de laquelle elle a pris la parole, elle faisait grève chaque vendredi depuis plusieurs mois pour demander aux responsables politiques des actions concrètes pour le climat. Elle appelle les jeunes à se mettre « en colère » contre les pays qui n’en font pas assez pour éviter le dérèglement climatique.

Son initiative a été entendue et répliquée aux quatre coins du monde autour d’un même mot d’ordre : “Fridays For Future” (les vendredis pour le climat).

Les mouvements de jeunesse pour le climat commencent à s’organiser. Ils se sont structurés autour de Youth for Climate France (YFC). Près d’une centaine de villes ont déjà répondu à l’appel et des groupes YFC se développent un peu partout en France. Ces groupes ont vocation à construire ce lien entre la jeunesse française et les revendications climatiques. Ils ont lancé un appel intitulé “Pourquoi devrions-nous travailler sur notre avenir s’il n’y a pas d’avenir ?”.

De nombreuses organisations de jeunesse et syndicats étudiants et lycéens ont eux aussi souhaité apporter leur soutien à ce mouvement sans précédent.

La percée a d’abord été particulièrement visible dans le milieu étudiant parisien. Une première grève a eu lieu vendredi 15 février devant le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. La semaine suivante, vendredi 22 février, le milieu lycéen est entré en scène. Une deuxième grève a ainsi réuni plusieurs milliers de lycéen.ne.s et étudiant.e.s qui ont marché entre la place de l’Opéra et la place de la République.

Le principe est simple : tant qu’ils ne seront pas entendus, les étudiantes et étudiants poursuivront la grève chaque vendredi avec des “devoirs” à faire par le gouvernement pour la semaine suivante. Leur slogan : “Zéro degré ou zéro pointé !”

Face à l’inaction des adultes aujourd’hui aux responsabilités économiques et politiques, les jeunes ont plus que jamais raison d’élever la voix. La France pèche sur tous les aspects de l’action climatique : développement des énergies renouvelables, efficacité énergétique et réduction des émissions des gaz à effets de serre.

Si ce gouvernement était crédible, il investirait massivement dans les transports en commun et les mobilités alternatives pour réduire drastiquement l’usage de la voiture individuelle, il lancerait une grande politique de rénovation énergétique du logement, il en finirait avec le modèle agricole industriel porté à bout de bras par des subventions publiques. Il taxerait fortement les industries polluantes et sortirait des traités de libre-échange qui ne respectent pas l’environnement. Il arrêterait de favoriser les multinationales responsables du changement climatique en défendant leurs projets climaticides, comme les forages de Total en Guyane, ou sa bioraffinerie à l’huile de palme à la Mède. Il faut un changement de modèle : plus d’égalité sociale et de démocratie pour faire face aux industriels et à leurs lobbies.

Un appel à la grève mondiale des jeunes pour le climat a été lancé pour le vendredi 15 mars. Greenpeace France encourage tous les lycéen-ne-s et tous les étudiant-e-s à participer à cette grève inédite qui marquera probablement l’histoire des revendications politiques pour le climat.

Retrouvez la carte des initiatives déjà prévues sur ce lien !

Greenpeace appelle également à participer massivement le lendemain, samedi 16 mars, à une grande journée de mobilisation aux quatre coins de la France dans la lignée des marches pour le climat et autres événements organisés depuis l’automne. Une journée qui donnera un écho tout particulier à ce mouvement de grève.

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BRETAGNE : l'Agence de l'eau vous consulte

Créé le : 07/03/2019

Jusqu'au 2 mai, l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne vous propose de donner votre avis sur l'avenir de l'eau.

Votre avis sera précieux pour l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne dans la préparation du plan de gestion des eaux et du plan de gestion des risques d'inondation pour les années 2022 à 2027.


Pourquoi donner son avis ?


La qualité de l'eau, les enjeux écologiques, de santé publique, les sécheresses, le risque d'inondation… sont des sujets d’actualité qui nous concernent tous. Les situations évoluent sans cesse, des problèmes trouvent des solutions, d'autres persistent ou apparaissent. Des politiques publiques sont mises en place pour identifier les problèmes et y trouver des solutions. Depuis 2005, le public est régulièrement consulté à différentes étapes de la construction et de la mise en œuvre de ces politiques publiques. Aujourd'hui, l'Agence planifie la gestion de l'eau pour les années 2022 à 2027, et souhaite recueillir vos avis, bien en amont, sur les problèmes identifiés et les pistes de solutions pour y répondre.

Pour accéder au questionnaire : rendez-vous sur le site dédié www.prenons-soin-de-leau.fr


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agence.eau-loire-bretagne.fr

[ ENERGIES RENOUVELABLES ] Une hydrolienne innovante en test dans le Morbihan

Créé le : 07/03/2019
Mise à l'eau de l'hydrolienne Guinard Energies en ria d'EtelIfremer - Michel Répécaud

La PME Guinard Energies vient de mettre à l’eau un démonstrateur d’hydrolienne en Ria d’Etel (Morbihan) dans le cadre du projet MegaWattBlue. L’Ifremer participe pour caractériser les écoulements, le bruit rayonné et les bio-salissures.

La contribution de l’Ifremer permettra de décrire l’environnement physique par la caractérisation des écoulements amont et aval à proximité de la turbine durant des cycles de marée caractéristiques. Un ensemble de capteurs de courants est ainsi déployé en absence et en présence de l’hydrolienne. De même, le bruit ambiant à proximité de l’hydrolienne est mesuré en absence et en présence de la turbine afin de connaitre son impact acoustique. Concernant les bio-salissures, différentes peintures de protection sont testées et leurs efficacités sont analysées.

Enfin, une reconnaissance préalable par des plongeurs de l’Ifremer a permis de mieux connaître la nature des fonds sur le chemin du câble de raccordement.

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VALOREM : un appel à projet contre la précarité énergétique

Créé le : 04/03/2019

Watt for Change, le fonds de dotation du groupe VALOREM, lance un grand appel à des associations et autres acteurs du monde social pour soutenir des actions de lutte contre la précarité énergétique en France. Les associations ou autres ONG pourront candidater jusqu’au 30 avril 2019.

Watt For Change, a été créé en 2016 par le groupe VALOREM, acteur des énergies renouvelables depuis plus de 25 ans. Le fonds de dotation VALOREM a pour objectif de soutenir l’accès aux EnR partout dans le monde et de généraliser le droit à l’énergie auprès des citoyens.

En effet, selon l’ADEME et l’ONPE (Observatoire national de la précarité énergétique), la précarité énergétique concerne 6 à 12 millions de personnes soit jusqu’à 20 % de la population en France. Cette situation, directement liée à la dépendance aux énergies fossiles et à l’inefficacité énergétique générale du bâti privé, pourrait s’envenimer si rien n’est fait pour freiner cette emprise du carbone sur nos vies quotidiennes.

Watt for Change souhaite aujourd’hui intervenir sur la rénovation énergétique de l’habitat des citoyens les plus modestes. Via cet appel à projets, le fonds de dotation de VALOREM entend jouer un rôle de levier en complément d’autres aides ou dispositifs existants, dans l’espoir de permettre aux associations, ONG et autres coopératives indépendantes de tester de nouvelles solutions puis de les massifier. Watt for change souhaite ainsi consacrer un budget de 10 000 € à 30 000 € par projet.

 

Le cahier des charges pour candidater est accessible ici.


Le groupe VALOREM, acteur engagé des énergies renouvelables a créé son fonds de dotation avec l’ambition de promouvoir les énergies renouvelables comme moteur de développement et de réduction des inégalités en France et dans le monde. Watt for Change agit pour améliorer les conditions de vie en soutenant le développement local, en valorisant les territoires et en préservant le patrimoine naturel commun grâce à l’accès aux énergies renouvelables, à la sobriété et à l’efficacité énergétique.

 

 


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www.wattforchange.org

[ COMMUNIQUÉ ] - Collectif Alternatives Territoriales Aix Marseille Provence - À un mois du vote annoncé du plan climat métropolitain, la société civile se mobilise !

Créé le : 04/03/2019

Des millitant.e.s ont organisé le 28 février une opération symbolique pour interpeller les élus sur leur action pour le climat. Face à une « haie d’honneur » de vélos des livrets de 300 propositions pour des actions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires leur ont été remis. Ils rappellent aux élus les attentes fortes de la société civile sur la question environnementale.

Les militants d'Alternatives Territoriales, auxquels se sont joints des représentants du Collectif Vélo en Ville (CVV), de Vélo Sapiens, de Greenpeace, de France Nature Environnement et d'ATTAC, ont accueilli avec une « haie d’honneur » de vélos les conseillers métropolitains qui se rendaient à la séance du Conseil de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence au Palais du Pharo à Marseille. C’est dans un concert de sonnettes qu’a été remis aux élus un livret de 300 propositions ambitieuses, exemplaires, durables et solidaires : "Pour une métropole à la hauteur des enjeux climatiques" préparé par le collectif Alternatives Territoriales qui travaille avec plus d’une vingtaine d’associations et de collectifs présents sur la métropole.

À un mois de la date initialement prévue pour le vote par les élus du plan climat air et énergie métropolitain (PCAEM) les militants espèrent à travers cette action inciter les élus à s’engager dans un plan ambitieux. Avec la présence des vélos ils rappellent l’importance d’agir sur les formes de mobilité, levier clé de réduction des gaz à effet de serre au sein de la métropole. Ils plaident également pour une répartition juste de cet accès à la mobilité.

"Nous sommes bien conscients qu'il faut une action coup de poing pour que nos élus prennent la mesure de leur responsabilité sur la question climatique" explique Charlène Fleury, membre du collectif. "Quand on sait que 50 à 70% des solutions pour le climat se trouvent à l'échelle locale, on comprend tout l'enjeu de ce plan climat métropolitain" renchérit Estelle Moulard, coordinatrice du groupe. "Par la présence de nombreux militants à vélo et la remise en mains propres du livret, nous voulons leur signifier que l'ensemble des citoyens d'Aix-Marseille Provence les regarde. Il est de la responsabilité des élus de prendre des mesures fortes face au dérèglement climatique."

Attendu par un dispositif de sécurité plus conséquent que d’habitude, les membres d’Alternatives Territoriales ont dû faire face au mépris d’un certain nombre d’élus. Cette démarche a cependant permis d’ouvrir le dialogue avec certains d’entre eux, ce qui a encouragé le travail effectué par le collectif. "Il faut que l’on soit nombreux à soutenir les propositions, car ça commence à devenir dangereux", a confié Madame Josette Furace, conseillère de la Métropole. De son côté, Pascale Morbelli, adjointe au Maire de Vitrolles, a encouragé le collectif : "Merci pour votre travail, il est important pour que l’on avance". Mais, pour clôturer l’ensemble, les militants, qui agissaient en vue du vote du 28 mars viennent d’apprendre que ce vote, déjà bien en retard par rapport à l’agenda national, a encore été décalé en juin. "Comment croire que des objectifs ambitieux vont être portés quand on observe encore une prise de retard dans le vote du PCAEM ? Nous espérons cependant que ce délai servira à la prise en compte de nos propositions." remarque Capucine Claudet, membre d’Alternatives Territoriales.

Cette action aura permis enfin de rappeler que la société civile demande à être intégrée dans la prise de décision. Le collectif espère de ce fait qu’un comité de suivi citoyen du plan climat soit mis en place pendant les 6 ans de son déroulement.

 

Lien pour télécharger le livret > http://alternatiba.eu/marseille/livret-de-propositions-alternatives-territoriales-amp/

Page Facebook Alternatives Territoriales AMP > https://www.facebook.com/AlternativesTerritorialesAMP/

 

Contact presse :

alterterri@alternatibaioli.org

Nicolas Nace : 06.19.85.58.42 // Capucine Claudet : 06.33.79.36.40.

[ CLIMAT ] L’Union Européenne s’accorde enfin pour réguler les émissions de CO2 des camions

Créé le : 01/03/2019

Dans le sillage de la révision des normes s’appliquant aux émissions de CO2 des voitures, les Etats membres de l’Union européenne et le Parlement ont trouvé un accord sur la réglementation encadrant la réduction des émissions de CO2 des poids-lourds neufs qui s’appliquera après 2020.

Découvez le communiqué du Réseau Action Climat :

Le Réseau Action Climat estime que cette législation vient enfin remédier à une anomalie qui permettait aux camions d’émettre toujours plus de CO2 sans jamais être inquiétés : ils comptent pour seulement 5% des véhicules en circulation au niveau européen, mais représentent 25 % des émissions de CO2 du transport routier.

En revanche, les objectifs de réduction retenus de -15% en 2025 et -30% en 2030 par rapport à 2019, restent bien en deçà de la trajectoire nécessaire pour que le secteur contribue au respect de l’Accord de Paris, qui implique une réduction de ces émissions d’au moins 50% en 2030.

Par ailleurs, si l’Union européenne a souhaité envoyer un signal aux constructeurs pour sortir du diesel par le biais d’un seuil minimum de vente de camions à « faibles émissions » en 2025, celui-ci reste non contraignant et des dérogations aux objectifs de réduction fixés restent possibles pour l’industrie jusqu’à cette date.

Le Réseau Action Climat regrette également que certains Etats, dont la France, n’aient pas agi pour augmenter les efforts à fournir dès 2025, alors que le Parlement européen et les principales entreprises du secteur de la logistique et de la distribution demandaient des réductions beaucoup plus rapides.

 

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