Vie du réseau

IO-RENNES et la Semaine Internationale de l’Ostéopathie

Créé le : 11/04/2019

La Semaine Internationale de l’Ostéopathie, organisée par l'OIA (Osteopathic International Alliance), se déroulera du 14 au 20 avril. L’Institut d’Ostéopathie de Rennes (IO-RENNES) propose à cette occasion des consultations gratuites au sein de sa clinique les 18 et 19 avril. Objectif : mieux faire connaître l’ostéopathie et ses champs d’action, qui ne se limitent pas au mal de dos.

En proposant deux jours de consultations ostéopathiques gratuites, IO-RENNES souhaite favoriser une meilleure connaissance de la profession auprès du public : outre les maux de dos, l’ostéopathe peut agir sur les troubles fonctionnels des systèmes digestifs, neurologique, cardio-vasculaire ou encore ORL*. Il peut favoriser la récupération chez les sportifs, soulager des migraines, des troubles musculo-squelettiques tels que la tendinite, ou encore agir sur les troubles du sommeil. Moins connue pour son aspect préventif, l’ostéopathie favorise également le maintien en bon état de santé. Elle peut être efficace quant tout va bien car elle permettra d’éviter l’apparition de douleurs. L’ostéopathie est en effet une médecine manuelle qui permet de rééquilibrer les grands systèmes du corps, quels que soient l’âge du patient et ses problématiques. L’Ostéopathe recherche l’origine de votre douleur, les causes de votre plainte afin d’élaborer un traitement curatif et préventif.
 

Un accès aux soins ostéopathiques facilité

 

Trois fois par semaine, l’Institut d’Ostéopathie de Rennes favorise l’accès aux soins ostéopathiques grâce à des consultations gratuites, dites « magistrales » : le patient est reçu en présence d’une vingtaine d’étudiants observateurs. Chaque mercredi, ces consultations d’ostéopathie sont dédiées aux jeunes enfants et aux nourrissons. Ce format pédagogique permet d’offrir l’accès aux soins au plus grand nombre, avec un support d’étude intéressant pour la formation clinique des étudiants ostéopathes.

Le centre de consultations de l’Institut d’Ostéopathie de Rennes est constitué en association à but non lucratif de Loi 1901 «Association Clinique et Recherche IO-RENNES ». Il a été créé en 2013 pour permettre aux étudiants d’acquérir une autonomie dans la pratique ostéopathique. Il vise également l’amélioration des protocoles des traitements d’ostéopathie appliqués à des programmes de recherche, en collaboration avec le Laboratoire M2S de l’Université Rennes 2.

Pour les consultations gratuites (Rennes les 18 et 19 avril), prendre rendez-vous au 02 99 57 23 96 (dans la limite des places disponibles).

*L’ostéopathie ne dispense pas d’un suivi régulier en médecine allopathique (médecin généraliste, spécialiste, pédiatre) ni d’examens complémentaires si nécessaire.

Plus d'infos
www.osteo-rennes.fr

JPee : associer les riverains aux projets éoliens et solaires

Créé le : 10/04/2019

JP énergie environnement (JPee), producteur indépendant français d'énergies renouvelables depuis 2004, développe, finance, construit et exploite des parcs éoliens et solaires. Et vient de lancer sa propre plateforme de financement participatif : JPee Eco Epargnants.

Baptisée JP4e (JPee Eco Épargnants), la plateforme permettra d’associer les riverains aux nombreux projets en développement de son portefeuille. JPee, qui vient d’accueillir cette année la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts) au capital de ses sociétés de projets, prévoit d’exploiter 500 MW d’ici 2022 (éolien et solaire).

Selon les cas, ces opérations pourront être lancées en phase d’étude ou lors de la construction des centrales, à l’issue de l’obtention des autorisations administratives. L’objectif est de faire bénéficier les territoires de retombées économiques et de favoriser l’appropriation des projets en impliquant les populations locales. Le montant minimum d’investissement sera compris entre 100€ et 200€ et sera limité entre 5 000 et 10 000€. L’objectif est de rendre ces placements verts accessibles au plus grand nombre et de permettre à un maximum d’investisseurs distincts d’y prendre part.

JPee qui dispose d’un portefeuille de projets de 800 MW, dont 170 MW seront en construction dans les deux prochaines années, prévoit de lancer une dizaine d’opérations de financement participatif sur sa plateforme cette année.
Deux opérations sont proposées depuis le lancement de la plateforme le 2 avril (et une dizaine prévue d’ici 2020) :

- le projet du parc éolien des Rainettes sur la commune de Chantraines (Haute-Marne), pour financer une partie des études de développement : étude environnementale, acoustique et paysagère. Un site internet dédié au projet est en ligne : www.les-rainettes-52.parc-eolien-jpee.fr.

- la centrale solaire de Thenon (en Dordogne) : un appel au financement participatif pour financer une partie des coûts de construction.


Plus d'infos

www.jpee-eco-epargnants.fr

 

[ COMMUNIQUE ] - Pollution incessante dans l’Isère : une filiale de Lactalis enfin condamnée

Créé le : 10/04/2019

Quatre litres par seconde : c’est la quantité de substances polluantes déversée par la fromagerie Etoile du Vercors dans un cours d’eau, l’Isère, en continu depuis 1942. Une pollution colossale, pour laquelle cette filiale du premier groupe mondial laitier et fromager Lactalis vient enfin d’être condamnée à 100 000 € d’amende dont la moitié avec sursis. Un montant loin de compenser les dommages sanitaires et environnementaux pour France Nature Environnement et la FRAPNA Isère, qui rappellent qu’à ce jour, le rejet de ces substances toxiques n’a pas cessé.

[AUDIO] La transition énergétique s'accélère en Bretagne

Créé le : 02/04/2019

Accélération de la transition énergétique en Bretagne : l’État, la Région Bretagne, l’ADEME et le Pôle Énergie Bretagne s’associent pour signer un protocole d’actions prioritaires.

La transition énergétique représentant un volet essentiel de la transition écologique. L’État, l’ADEME, le Conseil régional de Bretagne et les Syndicats départementaux d’énergie de Bretagne (SDE) regroupés en Pôle Energie Bretagne (PEBreizh), collaborent déjà depuis plusieurs années sur les thématiques énergétiques. Ils ont signé le 29 avril dernier un protocole qui marque leur volonté de s’associer étroitement pour atteindre les objectifs nationaux et régionaux fixés en matière de transition énergétique.

A l’heure où la Région souhaite mobiliser toute la Bretagne autour de la Breizh COP, déclinaison régionale de la COP21 portée par l’Etat, ces partenaires décident d'accélérer la transition énergétique : réduction des consommations énergétiques, développement des énergies renouvelables, réflexions sur les nouvelles mobilités décarbonées, amélioration de l’efficacité énergétique et renforcement de la solidarité territoriale. Ce protocole permettra une coordination renforcée et un meilleur accompagnement des projets sur le territoire.

 

Témoignages sonores des acteurs :

André Crocq : Conseiller régional délégué à la transition énergétique

Jean Gaubert : Président du Pôle énergie Bretagne

Marc Navez : Directeur de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement à la DREAL Bretagne
 

 

BRETAGNE : les Rencontres régionales permaculture et transitions

Créé le : 28/03/2019

Les 24, 25 et 26 mai, à Mellionnec dans les Côtes d'Armor, l'éco-domaine du Bois du Barde accueillera la 1ère édition des Rencontres régionales permaculture et transitions. Les co-organisateurs ont souhaité impulser sur le territoire breton une initiative qui a déjà 10 ans au niveau national.

Cet événement se tiendra grâce au travail de ses 3 organisateurs : l'association Brin de Paille, association nationale de promotion de la permaculture, la Caravane de Permaculture, qui organise des stages et rencontres de permaculture en France et en Afrique de l'Ouest, et le Pôle Territorial de Coopération Economique de l'éco-domaine du Bois du Barde, pionnier de la permaculture humaine, sociale et économique en France et en Bretagne. Mais aussi grâce à l'implication d' associations bretonnes ou d'individuels. Chaque visiteur sera également acteur de ces Rencontres régionales de la permaculture, la place étant largement laissée à l'éducation populaire.

Les objectifs de ces rencontres sont de rassembler les acteurs du développement durable, de la permaculture et des transitions en Bretagne historique, de sensibiliser et partager avec le public, mais aussi de tenter d'influencer les collectivités et les élus en leur présentant d'autres possibles de fonctionnement et d'organisation.

 

Permaculture et thématiques

Du vendredi 24 mai 14h au dimanche 26 mai 18h, ce sera 3 jours de rencontres, d'animations, d'ateliers, de conférences, de débats et de présentation de solutions alternatives et concrètes.

La permaculture est une science holistique et éthique visant à concevoir des éco-systèmes humains durables (architecturaux, culturels, agricoles...) s'inspirant des principes de l'écologie, du savoir des sociétés traditionnelles et de la technologie, afin de créer des productions stables et résilientes. Son but est de tendre vers des modes de vie et de fonctionnement dans le respect de l'ensemble du vivant. 7 thématiques ont été choisies pour ces rencontres (habitat, énergie et technologies, éducation et culture, santé et bien être, finance et économie, gouvernance et foncier, agriculture et jardin), chacune étant illustrée par une association ou structure qui présentera son savoir -faire et partagera ses connaissances avec le public.

Des tables rondes permettront d'échanger sur des questions en lien avec ces 7 thématiques : ma maison aujourd'hui avec des matériaux recyclables et respectueux de l'environnement ? L'autonomie énergétique est elle possible ? Eduquer son enfant autrement ? Le métier d'herboriste. Partager et échanger autrement, comment faire sans les banques ? D'autres façon de décider, la gouvernance partagée, la permaculture humaine et sociale ? Installation, l'arrivée des néo-ruraux ?

Des temps informels rythmeront également le week-end afin de favoriser les échanges, faciliter la rencontre, le tout sous le signe de la convivialités dans une ambiance bienveillante et musicale.

Les enfants ne seront pas en reste, des ateliers pédagogiques autour des « schoolforest » pédagogie par la nature tout le week-end et des spectacles programmés pour eux exclusivement.

 

Les temps forts

Au programme des conférences :

Samedi matin : Place aux collectivités en transition ou celle qui peuvent le devenir. Présentation de « la Bascule » mouvement citoyen qui prend racine dans les locaux de l'ancien hôpital de Pontivy, initié par Maxime de Rostolan, le fondateur de ferme d'Avenir. La Bascule a pour ambition de faire émerger un nouveau modèle de société dans le respect de la Nature et de l’humain, grâce à l’intelligence collective, à la coopération et aux expériences existantes dans leur diversité. Elle compte accélérer la transition démocratique, écologique et sociale grâce à des moyens humains et financiers disponibles afin de propulser, catalyser et relier les initiatives engagées en ce sens.

Filipa PHILIMENT, du réseau ville en transition, mouvement social qui rassemble des groupes animant dans leur commune une initiative de transition, c'est-à-dire un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique. Ce mouvement s'inspire d'un exercice de descente énergétique locale, effectué en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l'université de Kinsale sous la direction de Rob Hopkins, formateur et enseignant en permaculture. La première mise en application a été initiée en 2006 dans la ville de Totnes au Royaume-Uni. Depuis, le mouvement est devenu international et compte plus de 960 initiatives officielles.

Dimanche Matin : Conférence ELECTROCHOC de MoOt-Points par Grégory Poinsenet et Pierre Charier. Une conférence et un atelier de coopération sur les enjeux environnementaux et sociétaux, les perspectives des années à venir et les actions à enclencher. Face aux principales données environnementales et sociétales et à la perspective d’un effondrement global dans les décennies qui viennent, la nécessité d’opérer une révolution copernicienne : un panorama des pistes de solutions générales ou adaptées à votre entreprise ou collectivité. Un atelier Rebond, moment de coopération en intelligence collective entre les participants permettra de retrouver l’énergie nécessaire à la mise en mouvement et de dégager des grandes actions à mettre en œuvre.

Côté musique, des spectacles musicaux pour enfants et des concerts pour tous.

Sans Transition! Bretagne a le plaisir d'être partenaire de ces rencontres.

Pré-inscrivez-vous sur permafolies.bzh

 

Printemps du Développement Durable - Saint Brieuc Agglomération

Créé le : 21/03/2019

Saint-Brieuc Armor Agglomération et ses 32 communes fêtent le printemps du développement durable pour cette édition 2019.

Ateliers, visites, expo, conférences, débats et rencontres... De nombreuses animations sont proposées sur tout le territoire.

Saint-Brieuc Armor Agglomération, communauté riche de 32 communes, propose une nouvelle édition du Printemps du Développement Durable. Les communes unissent leurs forces et proposent 4 temps forts sur le thème de l’énergie, de l’habitat et du climat.

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Bretagne : une recherche-action pour adapter les fermes aux changements climatiques

Créé le : 19/03/2019
Crédit : Isa2886

Le climat évolue et impacte les pratiques des agriculteurs. La Bretagne n’échappe pas à ce processus. Face à ce constat, le réseau des Agriculteurs Biologiques de Bretagne, en partenariat avec le Groupe Yves Rocher, a débuté en 2018 un programme de recherche-action : "Adaptation des fermes aux aléas climatiques". Comment devenir plus résilient ?

Le niveau de la mer à Brest est monté de 30 cm depuis 1711 et le phénomène s’accélère. Les trois années les plus froides répertoriées à Rennes depuis 1959 ont eu lieu avant l’année 1990 alors que les années les plus chaudes ont eu lieu après 2010. La pluviométrie annuelle, bien que les années pluvieuses soient plus nombreuses depuis 1994, est également plus variable et le nombre de journées chaudes (températures maximales à plus de 25°C) augmente de 4 à 5 jours par décennie dans les terres bretonnes.

Les simulations réalisées en sud Ille-et-Vilaine sur la pousse de l’herbe dans les années futures (horizon 2050 – 2100) indiquent un décalage des périodes de croissance, accentué par un ralentissement d’été particulièrement marqué suivi par une repousse automnale très incertaine. Des cultures comme la luzerne ou le maïs, favorisées par l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique, présenteront également des rendements très hétérogènes en raison d’une pluviométrie variable et d’une accentuation du phénomène d’assèchement des sols. Le changement climatique est en marche et il se poursuivra dans les années à venir. Les prévisions du GIEC à l’échelle de la Bretagne présentent une évolution de la température moyenne annuelle allant de +1,5 à +4°C selon les estimations à l’horizon 2100. Le nombre de journées chaudes pourrait progresser sur la même période de +12 jours à +38 jours en fonction des politiques climatiques qui seront, ou non, mises en place.

Face à ce constat, les Producteurs des communautés de communes du Pays de Redon et de l’Oust à Brocéliande réagissent. Le programme CAP Climat a permis sur l’année 2018 de recenser les pratiques mises en place par les producteurs de ce territoire qui permettent de limiter les effets des aléas et du changement climatique sur leurs systèmes de production.


Initié en 2018 sur la base de financements issus de la marque Yves Rocher ainsi que de l’ADEME, le programme de recherche-action CAP Climat présente plusieurs objectifs en lien avec les attentes des producteurs :


- Identifier et caractériser des pratiques jugées favorables à la résilience des fermes face aux aléas climatiques en production animale ruminants
- Sélectionner des pratiques à tester/expérimenter in situ
- Instaurer une dynamique locale de changement des pratiques de l’ensemble des fermes du territoire

 

Climat et variabilité

Le climat aura une influence certaine sur les systèmes agricoles, notamment sur la variabilité des rendements, en lien avec une pluviométrie aléatoire et des périodes de stress hydriques plus ou moins intenses. Un facteur qui sera potentiellement très contraignant : variabilité de la pluviométrie, variabilité des températures, variabilité des rendements, variabilité inter-annuelle mais également variabilité intra-annuelle (décalage des saisons, modification de leurs durées, etc…). Variabilité impliquant une grande capacité d’adaptation et de réactivité des fermes d’une année à l’autre.

La majorité des producteurs enquêtés lors de cette première année CAP climat observent les conséquences du changement climatique directement sur leur ferme en faisant référence à un passé proche ou lointain, comme Sébastien :


"Quand on discute avec nos aînés, on se rend compte qu’aujourd’hui on a des phases de plus en plus longues : quand il pleut, il pleut longtemps, comme en mars dernier, et quand on entre dans des phases de sécheresse, cela dure longtemps également".


Des producteurs qui adaptent d'ores et déjà leurs pratiques face au changement et aux aléas climatiques.
 

Quelles suites pour CAP Climat ?

Les entretiens ont conduit à l’identification d’une importante multiplicité d’actions d’adaptations mises en place par les producteurs : croisements de races, modification des pratiques pâturantes, stratégie d’équilibrage stocks-pâture, introduction d’espèces/variétés résistantes aux aléas, mise en place de prairies à flore variée, implantation de cultures à double-fin etc…

Les temps collectifs construits avec les producteurs ont permis de prioriser les pratiques sur lesquelles il est important de communiquer. Le groupe de travail a également défini des indicateurs permettant que caractériser ces pratiques d’adaptation. L’année 2018 a favorisé le lancement de ce programme en créant une dynamique locale et en impliquant les producteurs du territoire. Ceux-ci ont mis en avant le besoin d’expérimenter la mise en place d’adaptations sur leurs fermes et de continuer à échanger en groupe sur le sujet. Les objectifs de CAP Climat vont donc évoluer de manière à intégrer l’expérimentation en plus du recensement des pratiques, et à maintenir, voire étendre cette dynamique collective sur ce sujet du changement climatique.

 

Plus d'infos : www.agrobio-bretagne.org

 

[ GRAND LYON ] On s'y met tous ! Comment passer de l'envie à l'action ?

Créé le : 15/03/2019

Le samedi 9 mars, la Métropole Lyonnaise a convié les associations de son territoire à la construction du volet « citoyen » du Plan Climat : une démarche dans la durée qui avait pour but de renforcer l’engagement de tous pour le climat et la solidarité.

Comment passer de l’envie à l’action, de la volonté au concret ?

Nous l’avons constaté ces derniers temps, la prise de conscience s’intensifie sur l’importance d’agir pour le climat tout en renforçant la justice sociale et la solidarité.

Mais comment agir ? Pour orienter les citoyens et renforcer leurs actions en faveur de la transition écologique et solidaire, les associations sont un relais important. A ce titre, la Métropole a souhaité travailler avec elles à la co-construction d’une meilleure mobilisation citoyenne sur le long terme. Lors d’une journée dédiée, les associations œuvrant dans ces domaines, leurs membres, leurs adhérents ainsi que les habitants ayant bénéficié de leurs actions, ont travaillé à des propositions concrètes.

Déroulé de la journée

La matinée fut dédiée à la présentation, par les élus de la Métropole, du Plan Climat Air Energie Territorial et de sa trajectoire à horizon 2030, ainsi qu’au lancement d’un appel à manifestation d’intérêt en faveur du climat et de la solidarité. L’après-midi permis aux participants de commencer à construire différentes actions permettant une mobilisation plus grande des citoyens sur l’une des 8 thématiques suivantes : implication citoyenne, engagement citoyen, logement et énergie, mobilité et qualité de l’air, alimentation et consommation, ville et changement climatique, numérique et empreinte carbone, co-construction d’un événement grand public sur le climat. Enfin, la restitution des ateliers et table ronde de clôture s'est tenue en présence de grands témoins.

Découvrez l'interview de de David Kimelfeld, président du Grand Lyon :

Découvrez l'interview de Claire Brossaud, chercheuse en sciences sociales :

> Plus d'infos.

Tribune : Comwatt révolutionne les standards

Créé le : 15/03/2019

Spécialiste de l’Internet de l’Energie, Comwatt est le fabricant n°1 en France des box autoconsommation solaire. Son dirigeant, Grégory Lamotte s'interroge sur le futur des offres d'électricité renouvelable. Et propose une méthode de classement des offres. A lui la parole.

Avant nous n’avions pas le choix, le monde de l’électricité était simple, il y avait un fournisseur et un prix. Maintenant avec l’arrivée de la concurrence, le marché s’est adapté aux besoins du citoyen mais il devient plus difficile de comparer les offres. Quelle est l’énergie la plus vertueuse ? Comment cela fonctionne ? Existe-t-il des labels de qualité ? Lequel choisir ?
Comwatt invente aujourd’hui une nouvelle classification pour s’y retrouver facilement, aussi facilement que trouver un bon restaurant dans une ville inconnue avec Tripadvisor ou le guide Michelin.

 

Rien ne ressemble plus à un électron, qu’un électron

 

En France il existe 39 fournisseurs d’électricité (1) et chacun propose un grand choix d’offres, ce qui fait plusieurs centaines d’offres de fourniture d’électricité. Comment y voir clair ? Contrairement à beaucoup de produits commercialisés, il n’existe aucune différence entre 2 électrons commercialisés par 2 entreprises concurrentes. Il est donc impossible pour un fournisseur d’électricité de prétendre que son électron est plus beau, plus design, plus intelligent, plus vert…


 Oui, mais qu’est ce qui différencie 2 offres de fournisseurs d’électricité ? Les critères sont classés par ordre d’importance décroissante selon les enquêtes d’opinion :
- Le prix (forfait, abonnement, etc..)
- La marque
- L’origine de l’énergie (nucléaire, renouvelable, etc..)
- La qualité de service commercial du fournisseur

Il existe une légende urbaine (entretenue par l’opérateur historique) qui laisse croire que la qualité de la fourniture d’électricité dépend du fournisseur. Pour la téléphonie mobile, la qualité de service dépend du fournisseur (Orange, Free, etc..) car ils ont tous des réseaux différents. Pour le réseau d’électricité, c’est différent. Tous les citoyens sont connectés au même réseau électrique, dans une même zone, ils ont tous la même qualité de fourniture (via Enedis responsable de la distribution localement), peu importe le fournisseur. Si dans une rue, 39 clients sont clients de 39 compagnies d’électricité différentes, ils auront tous la même qualité de fourniture d'électricité. Il y aura peut-être des différences dans la qualité des services commerciaux, mais un client EDF n’aura pas un service de meilleur qualité qu’un client Mint Energie (entreprise plus petite qu’EDF). Autrement dit l’électron sera le même ! Par conséquence si la qualité de l’électricité délivrée est la même et que le prix est proche, où se trouve la différence ?

L’électron vert n’existe pas. L’origine de l’électricité est essentielle, pourtant cette notion est floue pour la plupart des français. Tous les français sont connectés au même réseau, tous les électrons sont mélangés, qu’ils proviennent d’une source renouvelable ou polluante, l’électron vert n’existe pas, ils sont tous de la même couleur. La traçabilité de bout en bout, qui existe dans le monde industriel ou alimentaire, n’existe pas dans le monde de l’électricité. Dans le monde de l’électricité, on parle de flux entrant dans le réseau et de flux sortant.


Le grand chaudron de l’électricité


Pour comprendre facilement, il faut utiliser une image. Il faut considérer que le système électrique français est un gros chaudron rempli d’électricité. Les producteurs d’électricité alimentent le chaudron avec de l’énergie nucléaire, gaz, charbon et renouvelable. De l’autre côté les consommateurs se branchent tous sur ce chaudron et utilisent l’énergie. En France les capacités de stockage de l’électricité étant très faibles (on a à peine 10 minutes de stockage au travers des barrages hydrauliques des Alpes), le niveau d’énergie dans le chaudron est à surveiller comme le lait sur le feu ; il faut en permanence équilibrer l’offre et la demande, sinon c’est le black-out, la panne générale. C’est la mission de RTE d’équilibrer le réseau et de forcer tous les fournisseurs et producteurs à équilibrer à chaque instant ce qui rentre et sort du chaudron. Ceux qui ne respectent pas les consignes de RTE paient des pénalités tellement fortes, que tout le monde respecte les règles du chef d’orchestre RTE à la lettre.

Pourtant il existe plusieurs offres de fourniture d’électricité plus ou moins verte. En fonction de l’origine de l’électricité, il existe différents types d’offres sur le marché. L’ADEME a mis en place une classification en 3 catégories (2), mais cette classification n’est pas complète. Pour s’y retrouver facilement, Comwatt, en collaboration avec plusieurs fournisseurs d’électricité, a mis au point une classification complète et note la qualité de l’électricité avec des étoiles, comme on note des restaurants sur le guide Michelin :

1 étoile : Une énergie produite avec des moyens qui génèrent du CO2 ou des déchets nucléaires.

2 étoiles : L’énergie est produite avec des moyens non renouvelables (nucléaire, gaz, charbon), mais le fournisseur achète séparément des certificats de garantie d’origine (GO), pour justifier qu’une quantité équivalente à celle vendue a été produite en Europe par un barrage hydraulique. “C’est un peu comme mettre du vin de table en brique dans une bouteille de Saint Emilion grand cru” comme le dit si bien Jean Marc Bouchet, le fondateur de Quadran. Ces 2 étoiles correspondent à la classification “Standard” de l’ADEME. 95% des offres vertes proposées par les grandes marques comme Engie, EDF, etc... ont 2 étoiles.

3 étoiles : Pour avoir 3 étoiles, il faut que tous les ans, le fournisseur achète autant d’énergie renouvelable qu’il en vend. C’est l’offre que propose Enercoop depuis le début. Par exemple, comme de plus en plus de grands groupes internationaux avec le programme RE100 (3), Google alimente 100% de ses serveurs depuis 2017 avec une énergie renouvelable de type 3 étoiles. Le problème de cette catégorie est que cela ne garantit pas qu’à chaque instant l’énergie soit verte. Ainsi les jours sans vent et sans soleil, Google alimente (probablement sans le savoir) ses serveurs avec des usines à charbon ! Les jours avec du soleil et du vent, Google produit plus d’énergie verte que ses besoins, ce qui lui permet sur l’année de produire autant d’énergie renouvelable que ce qui est consommé.

Ces 3 étoiles correspondent à la classification “Premium” de l’ADEME. Mais cette offre est perfectible. Et c’est justement pour aller au-delà des standards les plus exigeants, que plusieurs fournisseurs d’électricité et Comwatt se sont associés pour lancer une offre innovante, l’offre 4 étoiles.

4 étoiles : Pour avoir le sésame 4 étoiles, il faut qu’à chaque instant, 100% de l’énergie utilisée par le citoyen provienne des énergies renouvelables et il faut s’assurer de la neutralisation carbone à 100%. La production d'électricité doit se faire sans ajouter de carbone dans l’atmosphère. Pour arriver à ce niveau de performance, nous proposons d’équiper les citoyens qui sont propriétaires de maisons individuelles, d’une installation en autoconsommation avec un gestionnaire d’énergie, (comme la box Comwatt). Cette box permet de réduire jusqu’à 20% la consommation. De plus elle permet de déplacer les consommations d’électricité du foyer afin de profiter au maximum de cette énergie produite sur place. Ainsi environ 50% de l’énergie consommée sera produite sur place (4), et l’énergie non produite sur place sera produite par de petits producteurs d’énergie renouvelable locaux sous contrat avec le fournisseur d’électricité.

5 étoiles : Pour atteindre cette classification, il faut que 100% de l’énergie soit produite de manière renouvelable et localement dans le quartier sans recourir aux stockages chimiques (dont l’impact sur l’environnement n’est pas neutre). Pour atteindre cette classification, nous avons besoin d’un changement réglementaire en France. En effet aujourd’hui, même si la loi le permet, l’administration française empêche l’autoconsommation collective pour des raisons obscures liées à la protection du marché de l’acteur historique. A cause de ce blocage, seuls les propriétaires de maisons individuelles peuvent profiter de la baisse de l’énergie solaire et les habitants des immeubles ne peuvent pas en profiter. Ce blocage vraiment injuste, qui bloque la transition énergétique, devrait disparaître dans les prochains mois, si les citoyens poussent avec nous dans ce sens.

La classification en étoiles apporte donc une énergie incontestablement meilleure pour la planète et permet de nous donner un avant-goût de ce que sera le système énergétique de demain. Nous espérons que beaucoup d'entreprises vont utiliser ces standards pour tirer le système énergétique vers le haut et pour le plus grand bonheur des générations futures.


1) www.energie-info.fr

2) www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/avis-de-lademe_offres_vertes_decembre2018.pdf

3) there100.org/companies

4) 50% est une moyenne constatée, il dépend de chaque client, pour avoir une meilleure approximation, de faire une simulation sur le site de Comwatt et la validation d’un installateur partenaire.

 

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https://www.comwatt.com

[ ÉVÉNEMENT ] GREENPEACE FRANCE - Marche du siècle - 16 mars

Créé le : 08/03/2019

Greenpeace soutient la grève des jeunes entamée le vendredi 15 février dernier et encourage les autres, dans toutes les villes de France, à les rejoindre le plus vite possible, avec un point culminant les 15 et 16 mars. Le ton est donné ! En Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse, mais aussi au Japon, en Australie, aux États-Unis, au Canada et dans d’autres pays encore, le mouvement prend la forme de grèves scolaires pour le climat.

Tout a commencé aux Pays-Bas avec Greta Thunberg, cette suédoise de 16 ans figure désormais emblématique du mouvement climatique. Remarquée lors de la COP24 au cours de laquelle elle a pris la parole, elle faisait grève chaque vendredi depuis plusieurs mois pour demander aux responsables politiques des actions concrètes pour le climat. Elle appelle les jeunes à se mettre « en colère » contre les pays qui n’en font pas assez pour éviter le dérèglement climatique.

Son initiative a été entendue et répliquée aux quatre coins du monde autour d’un même mot d’ordre : “Fridays For Future” (les vendredis pour le climat).

Les mouvements de jeunesse pour le climat commencent à s’organiser. Ils se sont structurés autour de Youth for Climate France (YFC). Près d’une centaine de villes ont déjà répondu à l’appel et des groupes YFC se développent un peu partout en France. Ces groupes ont vocation à construire ce lien entre la jeunesse française et les revendications climatiques. Ils ont lancé un appel intitulé “Pourquoi devrions-nous travailler sur notre avenir s’il n’y a pas d’avenir ?”.

De nombreuses organisations de jeunesse et syndicats étudiants et lycéens ont eux aussi souhaité apporter leur soutien à ce mouvement sans précédent.

La percée a d’abord été particulièrement visible dans le milieu étudiant parisien. Une première grève a eu lieu vendredi 15 février devant le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. La semaine suivante, vendredi 22 février, le milieu lycéen est entré en scène. Une deuxième grève a ainsi réuni plusieurs milliers de lycéen.ne.s et étudiant.e.s qui ont marché entre la place de l’Opéra et la place de la République.

Le principe est simple : tant qu’ils ne seront pas entendus, les étudiantes et étudiants poursuivront la grève chaque vendredi avec des “devoirs” à faire par le gouvernement pour la semaine suivante. Leur slogan : “Zéro degré ou zéro pointé !”

Face à l’inaction des adultes aujourd’hui aux responsabilités économiques et politiques, les jeunes ont plus que jamais raison d’élever la voix. La France pèche sur tous les aspects de l’action climatique : développement des énergies renouvelables, efficacité énergétique et réduction des émissions des gaz à effets de serre.

Si ce gouvernement était crédible, il investirait massivement dans les transports en commun et les mobilités alternatives pour réduire drastiquement l’usage de la voiture individuelle, il lancerait une grande politique de rénovation énergétique du logement, il en finirait avec le modèle agricole industriel porté à bout de bras par des subventions publiques. Il taxerait fortement les industries polluantes et sortirait des traités de libre-échange qui ne respectent pas l’environnement. Il arrêterait de favoriser les multinationales responsables du changement climatique en défendant leurs projets climaticides, comme les forages de Total en Guyane, ou sa bioraffinerie à l’huile de palme à la Mède. Il faut un changement de modèle : plus d’égalité sociale et de démocratie pour faire face aux industriels et à leurs lobbies.

Un appel à la grève mondiale des jeunes pour le climat a été lancé pour le vendredi 15 mars. Greenpeace France encourage tous les lycéen-ne-s et tous les étudiant-e-s à participer à cette grève inédite qui marquera probablement l’histoire des revendications politiques pour le climat.

Retrouvez la carte des initiatives déjà prévues sur ce lien !

Greenpeace appelle également à participer massivement le lendemain, samedi 16 mars, à une grande journée de mobilisation aux quatre coins de la France dans la lignée des marches pour le climat et autres événements organisés depuis l’automne. Une journée qui donnera un écho tout particulier à ce mouvement de grève.

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