Vie du réseau

[ COMMUNIQUÉ ] - Grève de la jeunesse pour le climat et élections européennes

Créé le : 24/05/2019

De Youth for Climate France.

Après le succès du 15 mars, la 2eme journée mondiale de grève des jeunes pour le climat aura lieu ce vendredi 24 mai, avec plus de 1400 grèves répertoriées dans 114 pays (voire le site de Fridays For Future)

Vous trouverez ci-dessous des informations de contexte et une série de citations (Laurence Tubiana, Connie Hedegard, Institut Jacques Delors, E3G, jeunes).

Avant la grève de masse de vendredi, un groupe de jeunes militants pour le climat, dont Greta Thunberg, devrait lancer ce jeudi un appel en faveur de la prochaine grève mondiale pour le climat et de la semaine d'actions intensives à partir du 20 septembre, en amont du « Sommet Action Climat » des Nations Unies organisé par le secrétaire général António Guterres le 23 septembre. M. Guterres a prévenu les dirigeants du monde qu’ils devraient venir avec des « plans d'action concrets et réalistes » pour répondre à l'appel des jeunes.

En France, l’appel à la grève lancé par Youth For Climate France est soutenu par 77 organisations (dont le Réseau Action Climat, 350.org et de nombreuses autres ONG environnementales bien sûr, mais aussi, CliMates et le REFEDD, l’UNEF, Enseignants pour la planète, Il Est Encore Temps, le mouvement et On Est Prêt,  Little Citizens for climate, Génération Ecologie et Génération.s, Citoyens pour le Climat, Parents for Future France, et même Grand-parents pour le climat…).

A Bruxelles, Youth for Climate Belgium a invité des délégations de jeunes à se joindre à la grève dans la capitale européenne.

Au Brésil, un groupe de jeunes - qui se présentent comme « les futurs ministres brésiliens de l'Environnement » - enverront vendredi une lettre au Président Bolsonaro pour soutenir la critique exprimée par un groupe d’anciens ministres de l'Environnement sur la position de Bolsonaro en matière de climat et lui demander de faire machine arrière

Impact sur les élections européennes

De jeunes influenceurs des médias sociaux à travers l'Europe appellent les jeunes à aller voter s'ils se soucient du climat, faisant écho à l’appel lancé par Greta Thunberg d'autres membres du mouvement de la jeunesse pour le climat mi-avril au Parlement européen.

Le collectif « On Est Prêt » a ainsi mis en ligne une série de vidéos intitulée « Vote4climate » en France, en Espagne, en Italie (bientôt), ainsi qu’une vidéo pour l’Europe.

Le taux de participation aux élections européennes est traditionnellement inférieur à celui des élections nationales, et particulièrement faible chez les jeunes - lors des élections de 2014, seuls 28% des 18-24 ans ont voté.

Mais certains experts s’attendent à ce que la mobilisation citoyenne croissante pour le climat, notamment de la part des jeunes, ait un impact sur cette élection – voir à cet égard les citations de L. Tubiana, T. Pellerin-Carlin, Connie Hedegaard et Quentin Genard (ci-dessous).

Les jeunes ne sont pas les seuls à réclamer davantage d'actions en faveur du climat : des enquêtes montrent que plus des trois quarts des citoyens de certains des principaux pays de l'UE souhaitent que les responsables politiques s'attaquent au changement climatique (ce chiffre atteint 79% en France et même 82% chez les moins de 20 ans). Une analyse récente du think tank E3G montre que le Parlement européen joue un rôle clé dans la politique climatique de l'UE, car il s'est très souvent révélé être l’institution européenne la plus ambitieuse sur les politiques climatiques.

Autre signe de l’importance du climat dans cette élection, certains partis populistes comme le Rssemblement National et surtout l’AfD en Alemagne se sont saisis du sujet – mais pas pour proposer des solutions, plutôt pour attaquer les militants pour le climat, et notamment Greta Thunberg, ou disséminer des fakes nexs sur les énergies renouvelables

 

C'est le Printemps... de l’Eco-Construction 2019

Créé le : 21/05/2019

Paille, bois, terre, chanvre... : la 4e édition du Printemps de l’Eco-Construction donne rendez-vous sur le thème du boom des matériaux biosourcés. 2 conférences plénières, 10 ateliers et des animations en off au programme.

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte d’urgence en termes de climat et d’environnement. Les menaces pèsent sur la biodiversité et les ressources épuisables et avec les phénomènes de pollution (les activités du secteur émettant 40 % de gaz à effet de serre), l’utilisation de matériaux biosourcés et le recours aux procédés raisonnés de construction s’imposent comme une évidence. L’espace d’une journée, sur le campus de l’Université Rennes 2 - Villejean, conférences, ateliers et animations permettront aux prescripteurs et futurs prescripteurs (architectes, bureaux d’étude, maîtres d’ouvrage publics et privés, maîtres d’œuvre, chargés d’opérations, étudiants) de faire le tour des solutions éprouvées disponibles.

La conférence plénière d'ouverture sera tenue par Dominique Gauzin-Müller, 
architecte, chercheur, enseignante, auteure de 16 ouvrages
 et commissaire de plusieurs expositions sur l’architecture
 et l’urbanisme éco-responsables. Elle traitera de la terre et des fibres végétales dans l’architecture aujourd’hui. La mise en œuvre de la terre crue et des matériaux biosourcés contribue notablement à la transition écologique et sociétale en réduisant le prélèvement de ressources non-renouvelables et les besoins en énergie sur l’ensemble du cycle de vie des constructions. Cette conférence mettra en lumière des bâtiments inspirants en terre, bois, paille et autres fibres végétales qui émergent sur toute la planète. Elle valorisera les acteurs de ces filières qui représentent un important potentiel d’activités économiques dans les territoires.

Dominique Gauzin-Müller est à l’origine du TERRA Award, premier prix mondial des architectures contemporaines en terre crue et du FIBRA Award premier prix mondial des architectures contemporaines en fibres végétales – qui a reçu le soutien scientifique de l’École polytechnique de Zurich et l’expertise de BioBuild Concept.

 

Une journée de réponses pratiques
 

Les ateliers du matin, dès 11h15, traiteront des fondamentaux : bois-terre-paille-chanvre avec 4 pitchs pour découvrir les matériaux biosourcés. La construction contemporaine en terre crue, les conduites d’opération de projets avec paille, la garantie de la ressource et approvisionnement du matériau, les perspectives d'assistance à maîtrise d’ouvrage, une présentation de la filière chanvre et ses règles professionnelles, le béton de chanvre ou les spécificités et réglementation de la laine de chanvre... seront abordés.

A partir de 14h30, les ateliers seront orientés bois et incendie : dispositions constructives
 en façades et cas des isolants biosourcés. Correctement mis en œuvre, parfois en association avec d’autres matériaux, le bois présente des atouts indéniables pour la sécurité incendie. Dispositions constructives pour la lutte contre la propagation de l’incendie par les façades, retour d’expérience de projets éco-construits, réemploi des matériaux de construction, référentiel de la nouvelle réglementation environnementale en cours d’expérimentation, la construction bois doit-elle aller vers une industrialisation... seront autant de questions traitées.

Pour conclure la journée la conférence plénière de clôture envisagera comment relever ensemble les défis climatiques et économiques. Avec Emmanuelle Cosse, ancienne ministre du Logement et Bernard Marquet, Vice-président du département d'Ille et Vilaine en charge de l'économie, l'agriculture, de l'innovation, du développement durable et des contrats départementaux de territoire. Ils expliqueront comment intégrer les biosourcés et la terre, quels rôles et responsabilités ont les pouvoirs publics, collectivités, aménageurs, promoteurs et professionnels. Comment les filières biosourcés/terre peuvent-elles peser plus dans les lieux de décisions ? Comment justifier un soutien politique, réglementaire, fiscal ou financier en faveur des biosourcés/ terre comme on le fait pour l’innovation, les nouvelles technologies ?


Plus d'info et inscriptions
www.printemps-ecoconstruction.org

Santé et environnement, comment agir ?

Créé le : 21/05/2019

La Mutualité Française Bretagne propose le 24 mai une table ronde, de 10h à midi, intitulée "Santé et environnement, comment agir ?"

Après un temps d'accueil dès 9h30, La Présidente de la Mutualité Française Bretagne, Fabienne COLAS, ouvrira cette table-ronde de 2h durant laquelle les intervenants exploreront la thématique de la santé en lien avec l'environnement. Ces contributeurs seront :

Ragnar Weissmann, Fondateur et Directeur Scientifique de l’OSE (Objectif Santé Environnement)
Anne Vidy, Ingénieure santé environnement à l’Agence Régionale de Santé Bretagne
Laurence Cadiou-Pelé, Cadre de santé Maternité à la Clinique de La Sagesse
et Guillaume Gall, Bénévole de l’association Génération Cobayes Rennes.

A midi un cocktail déjeunatoire permettra aux participants d'échanger sur les débats et propos entendus. Cela se passera à la Maison des Associations, 6 Cours des Alliés à Rennes.
Inscription nécessaire ici

 

Plus d'info

www.bretagne.mutualite.fr

 

 

[ COMMUNIQUÉ ] - Région Bretagne - Urgence climatique et transition énergétique

Créé le : 16/05/2019

Loïg Chesnais-Girard, Carole Delga, Christelle Morançais, Renaud Muselier, Hervé Morin et Alain Rousset, Présidents des Régions littorales engagées dans les énergies marines renouvelables, se sont réunis vendredi 10 mai à Paris avec les représentants du Syndicat des Énergies Renouvelables et de France Énergie Éolienne. Cette rencontre a permis d’échanger sur les propositions respectives des Régions et des industriels qui vont dans le sens d’une Programmation Pluriannuelle de l’Énergie plus ambitieuse que celle prévue actuellement. A l’issue de cet échange, les territoires et industriels sont convenus de porter ensemble leurs attentes auprès du Gouvernement, afin de conduire celui-ci à faire évoluer favorablement le contenu de la PPE en matière d’éolien offshore.

Régions littorales et industriels défendent côte à côte leurs ambitions

Dès la parution du projet de PPE en janvier 2019, les Régions littorales ont clairement manifesté leur insatisfaction, entièrement partagée par les industriels de la filière. Depuis, élus et professionnels ont travaillé, pour élaborer une contre-proposition plus ambitieuse, réaliste et adaptée aux besoins d'une filière émergente et aux territoires qui accueilleront les projets d’implantation. Cette position a été réaffirmée lors de l’événement FOWT, salon dédié à l’éolien flottant qui s’est tenu fin avril 2019 à Montpellier.
 

Hausse des volumes programmés, régularité des appels d’offres

« Sur le volet éolien offshore, le projet de décret est à ce jour très insuffisant au regard des attentes de nos territoires et de leurs habitants, en termes de transition énergétique, ont souligné les exécutifs des six régions. Nous attendons aujourd’hui de l’État des volumes programmés à la hausse et davantage de régularité dans les appels d’offres.» 
 
Elus régionaux et industriels proposent de revoir le calendrier des appels d’offres, tant sur l’éolien posé que flottant, selon un séquençage d’au moins 1 000 MW attribués par an, qui répondrait aux rythmes attendus par les industriels autant qu’aux objectifs planifiés par les territoires. La demande conjointe porte également sur l’équilibre entre les appels d’offres pour le posé et le flottant afin que la PPE n’oppose pas les deux technologies, toutes deux essentielles au développement de l’éolien en mer en France. Il serait donc pertinent, d’insérer, dans le calendrier déjà prévu, des appels d’offres ciblés sur le flottant. L’enjeu est aussi de ne pas mettre en concurrence les façades Méditerranée, Atlantique et Manche et de proposer une planification tenant compte des ouvrages et capacités de raccordement afin d’optimiser les coûts.
 

Défendre auprès du Gouvernement le travail des industriels et des Régions

Alors que la France se positionne en tête des nations dans la lutte contre le changement climatique, il est indispensable que l’État encourage davantage la filière « énergies marines » et les Régions littorales qui ont fait le choix d’accompagner ce développement, en engageant des investissements portuaires massifs, en mobilisant leurs écosystèmes d’entreprises et en encourageant le développement de compétences spécifiques.
 
Les Présidents des Régions littorales sont conscients de la nécessité de baisser les coûts de production de l’électricité produite par ces filières. Ils considèrent que seuls des volumes plus ambitieux permettront d’engager les transitions dont le pays a besoin et de réduire les coûts. La France et ses territoires maritimes ne peuvent manquer de nouveau l’occasion qui leur est donnée de s’engager durablement dans la dynamique des EMR. 
C’est pourquoi les Présidents des six Régions littorales associés à Régions de France, ont sollicité un rendez-vous auprès du Premier ministre pour lui présenter le travail constructif réalisé avec la filière. 
« L’éolien en mer posé est aujourd’hui l’une des filières énergétiques les plus compétitives en Europe, et la France n’y fera pas exception, comme l’appel d’offres de Dunkerque devrait le prouver» ont rappelé les industriels. « De la même manière, l’éolien en mer flottant est une filière d’avenir et a vocation à converger vers des prix compétitifs, sur l’horizon de temps de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, en cours de révision, c’est-à-dire d’ici 2028», ont précisé France Energie Eolienne et le Syndicat des Energies Renouvelables.
 

[ COMMUNIQUÉ ] - Plan Biodiversité - Territoires Engagés pour la Nature

Créé le : 16/05/2019

Les collectivités appelées à se mobiliser pour la biodiversité !

Régions de France et le Ministère de la transition écologique, appuyés par l'Agence française pour la biodiversité et les Agences de l'eau, lancent ensemble dans la cadre du Plan biodiversité, l'initiative "Territoires Engagés pour la Nature" qui a pour ambition de faire émerger, reconnaître et accompagner les plans d'action en faveur de la biodiversité portés par les collectivités.

Face à l’accélération de l’érosion de la biodiversité, seule une mobilisation collective au niveau international et national peut permettre d’inverser la tendance. C’est pourquoi le ministère de la Transition écologique et solidaire et Régions de France, avec la contribution de l’Agence française pour la biodiversité et les Agences de l’eau, lancent l’initiative « Territoires engagés pour la nature ». A travers cette action du Plan biodiversité, il s’agit de fédérer l’ensemble des acteurs d’un territoire autour de la protection de la biodiversité.

De nombreux partenaires implantés au cœur des territoires (têtes de réseau, associations de protection de la nature, associations d'élus, fédérations techniques, etc.) relaient et accompagnent cette démarche.
Devenir un territoire engagé pour la nature offre aux collectivités de multiples avantages: un accompagnement technique de leur démarche, la possibilité de s'insérer dans un réseau d'acteurs, ou encore de bénéficier d'un appui financier.

A noter : les premières collectivités reconnues « territoires engagés pour la nature » seront présentes, notamment pour un premier partage d'expériences, aux Assises nationales de la biodiversité qui auront lieu les 19, 20 et 21 juin prochain à Massy.

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[ ÉVÉNEMENT ] Day By Day - Fête du vrac – 4ème édition

Créé le : 16/05/2019
Day by Day, premier réseau d’épicerie en vrac, lance du 13 mai au 4 juin 2019 la 4ème édition de la Fête du vrac, dont le but de promouvoir ce mode de consommation plus responsable et de mettre en avant les bénéfices du vrac : moins de déchets, moins de gaspillage, plus d’économie.
Pour cette édition 2019, un dispositif exceptionnel est mis en place 
  • Du 13 au 17 mai, 439 000 sachets kraft seront distribués en boite à lettres dans les villes où sont implantés les épiceries day by day afin afin d’inciter les consommateurs à faire leurs courses en vrac
  • Le 24 mai 75 000 sachets kraft seront distribués dans les mêmes villes par deux équipiers portant t-shirt et casquettes aux couleurs day by day aux passants dans un but de sensibilisation.

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Chartres de Bretagne, commune mobilisée

Créé le : 15/05/2019

Après l'accueil de la conférence de Rob Hopkins en avril dernier, la commune de Chartres de Bretagne recevra le 6 juin la conférence-débat de Lydia et Claude Bourguignon, co-organisée par Harmonie Mutuelle et Sans Transition! Bretagne, sur le thème de la santé, du sol à l'assiette. Rencontre avec un élu engagé, Philippe BONNIN, Maire de la commune.

Monsieur BONNIN, après Rob Hopkins en avril, Chartres de Bretagne reçoit de nouveau une conférence, durant laquelle Claude et Lydia Bourguignon nous parleront de la santé, des sols à nos assiettes, le 6 juin à la Halle de la Conterie. Cette thématique vous touche-t-elle particulièrement ?

Aborder la problématique de l’alimentation est évidemment fondamental. La préoccupation sanitaire n’a jamais été aussi forte. C’est un enjeu de conditions de vie et par conséquent de santé. La science progresse et les gens veulent être de mieux en mieux informés. Il est donc légitime que nous permettions à tous le meilleur accès à la connaissance. En tant qu’élu communal, je suis particulièrement sensible à la qualité et à l’équilibre nutritionnels pour les enfants.

Votre engagement personnel sur ces thématiques est-il récent ?

De par mes origines et ma formation d’agronome, je n’ai jamais ignoré le défi alimentaire présent, comme à plus forte raison celui pour l’avenir. L’agronomie, c'est-à-dire l’étude des interactions entre le sol (sa nature) et la plante est redevenue une question majeure pour le développement d’une agriculture durable. C’est un enjeu sociétal déterminant. Il est en amont de bien d’autres composantes qui découlent des sciences sociales tel que l’économie et plus encore l’organisation de la société. Vous comprendrez facilement que mon engagement est très antérieur à ma présence dans la vie publique.

Quelles initiatives de la commune de Chartres de Bretagne illustrent le mieux cet engagement pour le futur ?

Depuis près de 30 années, la commune est mobilisée pour une politique de développement durable ambitieuse et pragmatique dans les domaines des énergies, des déchets, de la biodiversité, du traitement de l’espace public ou de la politique de l’eau.
On peut citer par exemple, le plan biomasse pour lutter contre la minéralisation des sols, développer la biodiversité, tout en disposant d’une filière d’énergies renouvelables et diversifiées. Nous assurons également la protection d’un aquifère en milieu sédimentaire, très rare en Bretagne ; c’est un atout pour ouvrir la voie à des alternatives en matière de gestion de notre environnement urbain et de bocages sur la commune. Je pense également à la collecte et au tri des déchets en proximité, avec la valorisation sur place des matières organiques fermentescibles dès les années 90.

Les 27 et 28 septembre, la ville de Chartres de Bretagne propose la seconde édition du festival dédié développement durable : « j’agis pour ma planète ». Quels sont les objectifs de cette manifestation destinée au grand public ?

Le festival « J’agis pour ma planète » s’inscrit dans le contexte de notre propre expérience communale. Il se veut un lieu d’échanges des « bonnes pratiques » et de débats autour d’expériences incontournables pour assurer la transition écologique de nos territoires.

 

[ COMMUNIQUÉ ] - Générations Futures réagit après les déclarations ahurissantes du sénateur Medevieille sur le glyphosate

Créé le : 14/05/2019

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifique et techniques (OPECST) va publier jeudi un rapport qui abordera notamment la question du glyphosate. Bien avant sa publication le sénateur Medevielle s’est laissé aller ce week-end à des déclarations qui font craindre le pire ! Florilège de ses déclarations du week-end :

  • Pour le sénateur il n’existerait aucune étude scientifique montrant que le glyphosate est cancérogène ! C’est faire fi de la revue complète réalisée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en 2015. C’est faire également fi des études commanditées par l’industrie elle-même et qui montrent aussi le potentiel cancérogène du glyphosate ( voir notre rapport https://www.generations-futures.fr/publications/glyphosate-cancer-autorites-infraction-systematique-aux-reglementations/
  • Pour le sénateur il y aurait confusion entre risque et danger. Dans les faits il ignore que la réglementation européenne sur les pesticides prévoit justement d’exclure automatiquement les pesticides cancérogènes certains ou probables sur leur dangerosité intrinsèque, sans évaluation des risques préalable !
  • Le sénateur nous ressort le vieil argument utilisé par l’industrie selon lequel le glyphosate serait moins cancérogène que la viande. Totalement à côté de la plaque cet argument fait allusion au classement cancérogène de la viande rouge par le CIRC. Il vise à brouiller les cartes. La cancérogénicité du glyphosate doit être reconnue en tant que telle, un nombre suffisant d’études sur l’animal et des données d’épidémiologiques existant.
  • Le sénateur parle des « études » réalisée par l’ANSES sur le glyphosate. En l’occurrence ces études …n’existent pas puisque l’ANSES a évalué (mal selon nous) des études faites par d’autres…en mettant de côté de nombreuses études à charge.

« Le sénateur Medvielle est, il est vrai, très sensible aux arguments de la FNSEA et des JA, qu’il n’a pas hésité à reprendre lors de la dernière AG des JA de son département par exemple. C’est son droit. Mais, à la lumière de ce parti pris, le rapport qui sera publié jeudi devra être lu pour ce que nous pouvons déjà savoir qu’il sera : un rapport biaisé niant l’ensemble des preuves scientifiques montrant la cancérogénicité du glyphosate, au service de ceux qui veulent que surtout rien ne change dans l’agriculture de ce pays !. » Déclare François Veillerette, Porte parole de Générations Futures. « Nous demandons aux partis politique représentés au Parlement de se désolidariser publiquement de ces propos!’ » Ajoute t’il

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[ COMMUNIQUÉ ] - Protéger l'environnement : une priorité pour le Finistère

Créé le : 12/05/2019

La protection des mers et des océans est aujourd'hui au cœur des préoccupations. Le Finistère, premier département maritime de France, s’attelle chaque jour à protéger et conserver ce patrimoine marin qui lui est si précieux. En menant des actions de fond en faveur du littoral et de ses océans et en effectuant des recherches pour réduire l’empreinte de l’homme sur les écosystèmes, le Finistère se démarque. Acteur majeur de la protection de l’environnement, le territoire regorge d’entités qui chaque jour travaillent à la préservation du patrimoine naturel. Coup d’œil sur ces forces finistériennes qui luttent quotidiennement pour un meilleur lendemain.

Protéger son patrimoine naturel

Son environnement naturel est son trésor le plus précieux. Le Finistère fourmille de pépites qu'il faut protéger, parmi celles-ci, le parc marin d'Iroise, premier parc naturel marin français. L'Iroise joue aujourd'hui un rôle de précurseur dans la protection des autres parcs naturels marins. Depuis 15 ans, il œuvre pour la protection de l'environnement, développe des programmes et des unités de recherche suivant un plan de gestion pour ses 3500km2 de richesses naturelles.

Appréhender et gérer les pollutions marines

Les naufrages sont des catastrophes qu'il faut savoir anticiper pour sauvegarder la biodiversité et la nature environnante. Créée en 1998, la société morlaisienne Le Floch Dépollution participe chaque jour à la conservation et la protection des océans. Spécialisé dans le traitement des boues huileuses et la dépollution des terres polluées aux hydrocarbures, LFP s'efforce de maintenir l'équilibre de l'écosystème marin.

"Nous sommes référencés dans le monde entier pour notre expérience et notre savoir-faire", Jean-Pierre Vanbaelinghem, PDG de l'entreprise Le Floch Dépollution

Parce que les carburants sont des sources de pollution supplémentaires des océans, plusieurs sociétés ont décidé de contrôler la consommation afin de mieux ajuster et réguler les émissions. SeaSideTech, initialement basé à Quimperlé, est un bureaux d'études spécialisé dans les systèmes électroniques embarqués. Leur technologie permet désormais aux armateurs de savoir en temps réel la consommation de gazole de ses unités.

Depuis plus de 70 ans et sur l'impulsion du Dr Frank Karg, HPC International suit une ligne de conduite visant la responsabilité envers ses clients, la société et surtout l'environnement. Entreprise leader dans le domaine environnemental à l'international, HPC, basée à Roscoff est à la manœuvre dans la gestion des sites et sols pollués du territoire. Les services et projets d'ingénierie de HPC ont un impact positif et significatif sur l'environnement et contribuent à la renaissance des territoires.

Oeuvrer en faveur de l'environnement 

Prévention et lutte contre les pollutions sont des sujets relevant de la Marine Nationale. Pour l'aider dans sa mission, le CEPPOL (Centre d'Expertises Pratiques de Lutte Antipollution) a été créée. Basé à Brest pour des raisons pratiques, le CEPPOL jouit d'un rôle clef dans la lutte en mer contre tous les types de pollutions (hydrocarbures, chimiques, conteneurs) Sont exclues les pollutions d'origine radioactives ou générées par l'introduction d'une énergie dans le milieu marin. Le champ d'actions du CEPPOL est double :

1)      Préparer la Marine Nationale aux responsabilités environnementales

2)      Apporter son soutien, son conseil et son expertise dans la gestion aux autorités maritimes et responsables opérationnels.

Depuis 40 ans, le CEDRE évolue au niveau national et international avec pour rayon d'expertise : les pollutions accidentelles des eaux. Fort d'une équipe de 50 personnes composée de docteurs, d'ingénieurs et de techniciens, le CEDRE agit sur les pollutions des eaux marines ou des eaux intérieures. Son champ d'actions est simple : accumuler et capitaliser du savoir et développer des outils pour exécuter ses missions en France ou à l'étranger.

"Le CEDRE n'est plus seulement le pompier des mers. Nous formons chaque année près de 1000 personnes à travers le monde." Stéphane Doll, Directeur du centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles de l'eau au CEDRE.

L'avenir des déchets plastiques 

Le plastique est de plus en plus présent dans notre environnement, le « 7ème continent » envahit chaque année nos mers et océans avec des millions de tonnes de déchets. Pour lutter contre cette augmentation croissante et le risque environnemental que cela représente,  Plastic Odyssey Association à Concarneau a décidé d'agir. En organisant un tour du monde du premier navire propulsé grâce aux déchets plastiques, POA se lance dans un véritable défi : démontrer que ces déchets peuvent être utiles.

A bord d'un catamaran de 6m, l'association prendra le large en 2020 pour une expédition de 3 ans afin de remplir trois objectifs :  mieux comprendre l'impact de la pollution plastique et définir des solutions potentielles, démontrer la valeur des déchets plastiques en les utilisant directement comme ressources pour alimenter les moteurs du navire et pour fabriquer des objets lors des ateliers à chaque escale. 

Réduire l'incidence sonore en milieux aquatiques ?

Le bruit est partout, et même jusque dans les profondeurs marines. S'il est difficile de s'en apercevoir, Quiet Oceans, société basée à Plouzané tente de comprendre les effets que ces nuisances peuvent avoir sur les écosystèmes et essaie de les réduire. Smart Pam, bouée d'observation acoustique en temps réel est un projet issu des recherches de la société. Son but est de suivre les pressions subies par les fonds marins et de permettre l'exploitation des bruits sous-marins comme indicateurs de la santé de l'écosystème, de fournir des indicateurs de pression anthropique liés aux bruits des activités maritimes, et de de fournir aux acteurs maritimes une interface opérationnelle de gestion et d'aide à la décision.

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[ COMMUNIQUÉ ] - Michèle Rivasi, sur les fichiers Monsanto, "Je porte plainte car l'impunité des lobbys doit cesser"

Créé le : 11/05/2019

Suite aux révélations dans le journal Le Monde et de France 2 de l'existence d'un « fichier Monsanto », contenant 200 noms de personnalités accompagnés d'une multitude de données mises en forme dans un tableau "faisant apparaitre les opinions politiques et philosophiques d'une personne sans son consentement", l'eurodéputée EELV Michèle Rivasi, à l'origine de la Commission PEST au Parlement Européen et citée dans ce fichier illicite aux cotés d'autres députés verts comme la française Karima Delli ou le belge Philippe Lamberts, va porter plainte contre X.

"Ceci est un parfait exemple des méfaits de Monsanto. Faut-il s'étonner de ce nouveau scandale ? Malheureusement non. Depuis les Monsanto Papers, les nombreuses enquêtes journalistiques dont cette entreprise a fait l'objet ont constamment montré sa volonté d'user de tous les moyens pour contrôler l'information et influencer les décideurs. Ses manigances "déloyales" ont été souligné le 11 aout 2018, lors du premier jugement du procès Monsanto aux Etats-Unis.
 
Fin 2016, au moment où le fichier Monsanto a été réalisé, nous sommes en Europe au coeur de l'intense campagne de lobbying menée par Monsanto et ses sbires pour obtenir la réautorisation du glyphosate dans l'Union Européenne et décrédibiliser l'avis du CIRC pour lequel le glyphosate est un "cancérigène probable".
 
Avec ce fichier manifestement illégal, Monsanto a été pris la main dans le sac. Nous pouvons tous être scandalisés devant cette prise en otage de l'information. Les lobbys ne respectent pas les lois car, au fond, ils se considèrent au-dessus des lois. Ces agissements illicites sapent notre démocratie. L'impunité des lobbys, des grandes entreprises et de leurs sous-traitants qui exécutent leurs basses besognes, doit cesser. De tels agissements sont inacceptables et sont à condamner avec la plus grande sévérité. Je porte plainte pour que les coupables soient identifiés et punis."

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