Vie du réseau

[ SOCIÉTÉ ] Les élus bretons appelés à agir pour une Bretagne résiliente

Créé le : 05/06/2020

Interpeller et impliquer les élus bretons pour orienter dès maintenant les aides publiques vers les enjeux climatiques, écologiques et sociaux. C’est le message de la lettre que vient d’adresser à tous les élus bretons le collectif pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises.

Extrait du Télégramme, du 04 mai 2020 :

À l’origine de cette démarche commune, on trouve l’initiative de Fédération Bretagne Nature Environnement (FBNE), Réseau Bretagne Solidaire, Pacte Finance Climat Bretagne et le Réseau Cohérence, à laquelle se sont greffées plus de 200 personnalités, associations, entreprises, syndicats et citoyens1.

« Les crises s’enchevêtrent et se cumulent, il faut donc agir de manière transversale, dans un esprit de coopération des territoires », a résumé hier Carole Le Béchec, présidente du Réseau Cohérence, appelant les élus à accélérer les moteurs de transformation à l’occasion de la sortie de la crise sanitaire liée au Covid 19.

Jean Jouzel lors d'une de ses conférences. Photo : Sans transition !

Le climatologue Jean Jouzel en a profité pour rappeler l’urgence du contexte climatique à l’échelle mondiale. «2020 est une année charnière, si l’on veut avoir des chances de pouvoir respecter les objectifs de limitation du réchauffement climatique ». « Actuellement, nous émettons 54 milliards de tonnes d’équivalent CO2. Si on ne fait rien, on pourrait être confrontés à un réchauffement de 4 à 5 °C d’ici à la fin du siècle, expose-t-il. En France, pour respecter la loi climat énergie qui prévoit une réduction de 40 % de nos émissions, il faudrait ajouter 20 milliards d’euros supplémentaires chaque année d’ici à 2030. C’est précisément le montant des sommes qui sont actuellement engagées chaque semaine pour sortir de cette crise », a souligné le Prix Nobel de la paix.

1Pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises, article paru sur www.sans-transition-magazine.info le 02.05.2020

Le département d'Ille-et-Vilaine en soutien aux associations

Créé le : 03/06/2020
© Département d'Ille-et-Vilaine

Le fonds d’appui aux partenaires et associations d’Ille-et-Vilaine (FAPA35) est actif et les demandes en ligne sont ouvertes pour les associations.

Les élu.e.s du Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine ont voté un plan exceptionnel de 10 millions d’euros pour soutenir la vie associative et plus largement contribuer au redémarrage de l’activité dans le contexte de la crise sanitaire. Sur ces 10 millions d’euros, 5 millions d’euros seront spécifiquement mis en place pour apporter des subventions exceptionnelles aux associations subissant les conséquences de la crise et dont la pérennité est menacée. La plateforme en ligne pour déposer les demandes d’aide est ouverte aux associations depuis le 2 juin.

En effet, du fait de la crise sanitaire et du confinement, de nombreux évènements ont été annulés ou reportés. De multiples activités qui animent la vie sociale et locale au quotidien ont été suspendues. Les associations, qui représentent des milliers d’emplois en Ille-et-Vilaine, subissent une perte d’exploitation. Qu’elles agissent dans le champ de la culture, du sport, de l’éducation populaire, des activités de l’économie sociale et solidaire, de l’animation et de la vie des territoires ou encore de l’environnement, du tourisme ou du logement, de très nombreuses associations sont fragilisées.

Ce fonds, nommé Fonds d’appui aux partenaires et associations d’Ille-et-Vilaine (FAPA 35) et doté de 5 millions en fonctionnement, permet d‘apporter des subventions exceptionnelles aux associations fragilisées financièrement par les conséquences directes de la crise dans les domaines de la solidarité, de la vie sociale et de l’animation des territoires notamment.

 

Modalités et versement


Les conditions d’éligibilité sont les suivantes :
- la structure doit être de statut associatif et avoir son siège social en Ille-et-Vilaine
- le champ d’activité de l’association doit entrer dans les champs de compétences du Conseil départemental
- la perte de résultat liée à la crise sanitaire doit être d’au moins 3 000 euros et compromettre la pérennité de l’association.

 

Les associations doivent avoir déjà sollicité les autres aides existantes, si elles y sont éligibles notamment les mesures exceptionnelles mises en place par l’’Etat. L’avis de la commission est donné au cas par cas (ou décision directe si urgence) sur la base d’une perte déclarée liée à la crise. Pour les pertes supérieures à 3 000€, un soutien d’un montant minimal de 1 500 € est prévu, plafonné à 50% de la perte déclarée. Le versement sera effectué à l'association en une fois dans un délai de deux mois après le dépôt du dossier, si ce dernier est accepté.

Les associations sont invitées à déposer leur demande en ligne à cette adresse :

www.ille-et-vilaine.fr/article/associations-comment-beneficier-aides-du-plan-exceptionnel-soutien-departemental

 


Plus d'infos
www.ille-et-vilaine.fr

[ SOCIÉTÉ ] Pour une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises

Créé le : 02/06/2020

Cinq organisations ont réuni plus de 150 structures bretonnes, ainsi qu'une vingtaine de scientifiques et de personnalités pour appeler tous les élus bretons à agir pour leur territoire.

La Fédération Bretagne, Nature Environnement, Réseau Bretagne Solidaire, Pacte Finance Climat Bretagne, Réseau Cohérence, Bretagne Vivante ont pour objectif de "montrer que la société civile est prête et partage la vision d’une Bretagne résiliente, solidaire et vivante face aux crises".

Elles appellent à conditionnaliser les aides publiques aux enjeux d’écologie et de solidarités et à mener une véritable coopération dans les territoires .

Mercredi 3 juin, ces organisations adresseront une lettre aux élu.e.s de Bretagne, convainceus que c'est avec eux, qu'elles pourront "dessiner la Bretagne de demain, résiliente et riche des coopérations possibles dans les territoires".

La démarche sera présentée demain à 14h00 à l'occasion d'une visio conférence de presse.

Day by day: un grand marché Vrac à Rennes dès la rentrée

Créé le : 27/05/2020
DR - Day Dy Day

Day by day lance un nouveau concept inédit : le "day by day, Grand Marché Vrac", un espace marchand couvert de 300 m2 regroupant tous les métiers de bouche. Un nouveau concept qui verra le jour à la rentrée 2020, dans la périphérie de Rennes.

Le premier réseau d’épicerie 100 % vrac, qui regroupe à ce jour 60 magasins à travers l’hexagone, ambitionne ainsi de permettre aux rennais de faire toutes leurs courses du quotidien en vrac et dans une atmosphère chaleureuse rappelant celle d’une place de village.

Didier ONRAITA, Président et co-fondateur explique :

« Depuis 2013, nous installons nos magasins day by day, Mon épicerie en vrac au coeur des grandes villes, dans des rues où sont généralement déjà présents tous les autres commerces de bouche afin de permettre aux consommateurs de faire leurs courses du quotidien en quantité à la demande et sans emballage superflu. Avec ce format de magasin, nous ne nous adressons hélas qu’à un tiers de la population. Pour continuer de promouvoir la consommation responsable pour tous, nous souhaitons faire revivre les commerces dans l’esprit "place du village" et pour cela inviter au sein de nos espaces marchands tous les autres commerces de bouche.»


David SUTRAT, Vice-Président et co-fondateur complète :

« Nous avons choisi la périphérie de Rennes pour ouvrir ce 1er day by day, Grand Marché Vrac. En effet, la Métropole rennaise est très dynamique et les populations sont de plus en plus sensibles aux impacts de la surconsommation. Nous avons cherché pendant plusieurs mois le bon emplacement avant de choisir un espace de 300 m2, facile d’accès et disposant d’un grand parking. Dans un cadre authentique et chaleureux, les consommateurs pourront faire sous le même toit, toutes leurs courses du quotidien en quantité à la demande et sans emballage superflu. Pour cela, nous accueillerons des producteurs et commerçants déjà bien ancrés dans le terroir local.»


Comme un grand marché... en vrac

On pourra trouver au sein de ce Grand Marché Vrac, de quoi faire toutes ses courses du quotidien (fruits et légumes, boucherie-charcuterie, fromagerie-crémerie, épicerie, droguerie, hygiène...). Une charte commune, dont les valeurs sont dans l’ADN de day by day depuis sa création, y sera partagée par tous les commerçants présents :
- rendre la consommation responsable accessible à tous
- donner la priorité à la production française
- privilégier les circuits courts
- valoriser les productions respectueuses de la terre, des hommes et des femmes, et des animaux
- mettre en place des méthodes favorisant la réduction du gaspillage alimentaire
- instaurer des actions en faveur de la réduction des déchets d’emballage tout au long de la filière
- permettre pour tous les produits l’usage de contenants ré-employables

Âgé d’une quarantaine d’années, David SENE a fait ses armes en Grande Distribution en tant que directeur de magasin, chef de secteur puis locataire-gérant d’un supermarché en Ille-et-Vilaine. David a alors voulu donner davantage de sens à sa vie en participant à la lutte contre le gaspillage alimentaire et la production de déchets. En décembre 2015, Il fait partie des pionniers du vrac en ouvrant avec succès son magasin « day by day - Mon épicerie en vrac » au centre-ville de Rennes (32/34 rue Saint-Hélier). Il animera ce grand marché avec l'ambition de continuer à
"accompagner la transformation des habitudes de consommation". Pour cofinancer ce projet ambitieux, David SENE a décidé de lancer une campagne de prêt participatif rémunéré via Miimosa, la plateforme de financement participatif au service de l’agriculture et de l’alimentation. En faisant ainsi appel à l’épargne sociale, il propose notamment à ses futurs clients de participer à l’aventure.


Plus d'infos
www.daybyday-shop.com

[ POLLUTION ] Des journalistes bretons s'unissent face à l'agro-industrie

Créé le : 26/05/2020
Prolifération d'algues vertes sur la plage du Valais à St Brieuc durant l'été 2017. En se décomposant, ces algues dégagent un gaz toxique appelé sulfure d'hydrogène. © Maxppp / Cyril Frionnet

En Bretagne, de nombreux journalistes ont décidé d’unir leur voix pour dénoncer la difficulté d’informer sur l’agroalimentaire local. En toile de fond : l'omerta qui règne autour de la question de la pollution issue du secteur, acteur économique local incontournable. France Inter a fait le point dans une émission parue ce lundi.

Présentation de l'émission parue lundi 25 mai dans l'Instant M sur France Inter :

L’affaire Inès Léraud prend de l’ampleur. Au départ, une enquête de longue haleine diffusée sur France Culture et France Inter, dénonçant à la fois le scandale des algues vertes et l’omerta sous lequel la Bretagne l’a enfoui. Puis, une BD publiée chez Delcourt. Succès, 46 000 exemplaires. Seulement voilà, un salon du livre des Côtes d’Armor annule la venue de l’auteur et une maison d’édition locale renonce à la traduction de son livre en breton. 

La coupe est pleine. Ces petits baillons, loin d’être insignifiants, s’ajoutent aux plaintes en diffamation, campagnes de dénigrement et autres actes d’intimidation. Début mai, paraît dans Libération une tribune portée par des avocats, des militants, des élus, etc… qui appellent à défendre le droit d’informer en Bretagne et le droit d’enquêter sur les pratiques des industriels de l’agroalimentaire.

La Bretagne, première région laitière, productrice de la moitié de la viande française. La Bretagne, tenue par des poids lourds comme les groupes Triskalia, Daucy, Doux ou encore Chéritel qui ont le bras long. Ils font vivre une partie de la population et leurs dépenses de communication, elles, font vivre les médias locaux.  

Une nouvelle génération de journalistes interpelle publiquement le président de la région Bretagne. Une lettre ouverte va lui être adressée aujourd’hui. Initiatives de jeunes consoeurs et confrères exerçant dans la région, directement victimes de pression ou régulièrement témoins d’entraves. Pour la première fois, ils se mettent en réseaux, les langues se délient. Un texte est rédigé demandant à ce qu’aucune subvention ne soit retirée auprès publication de cette lettre ouverte. Ils connaissent trop bien la mécanique des représailles. Ils veulent que les élus et les administrations cessent de se barricader lorsqu’un journaliste les interroge sur ces sujets. Ils veulent qu’un « Observatoire régional des libertés de la presse » soit créé, au même titre que les ministères de l'Intérieur et de l'Agriculture ont adoubé des observatoires de « l'agribashing ». Les journalistes, eux aussi, voudraient se sentir soutenus, en finir avec « le mur du silence » et l’auto-censure.  

Ce week-end, les signatures ont spontanément afflué au bas de cette lettre. L’un des jeunes instigateurs me confiait hier ne pas avoir « osé solliciter certains de ses aînés, des plumes bien connues en Bretagne, des journalistes qui ont été en première ligne, qui en ont pris plein les dents et qui n’aspiraient qu’à une chose, qu’on leur foute la paix ». Vous savez quoi ? Leurs noms sont sur la liste.

> Réécouter l'émission

Une carte interactive d'agriculteurs engagés en Ille et Vilaine

Créé le : 07/05/2020

Initié par Eau du Bassin Rennais, le label local Terres de Sources soutient et encourage les bonnes pratiques des agriculteurs locaux qui se sont engagés à agir pour l’environnement et la protection de l’eau potable. Une carte vous détaille où ils se trouvent.

Dans le contexte d’urgence sanitaire actuel, consommer localement prend encore plus de sens. Avec Terres de Sources, vous localiserez les producteurs engagés proche de chez vous, afin de participer à accélérer la transition agro-écologique locale.

Le projet Terre de Source vise à mobiliser les acheteurs et les habitants consommateurs du territoire à acheter les produits de ces exploitations. Il s'agit d'un outil de relocalisation d'une économie locale, en même temps qu'un outil de transition alimentaire, agricole et écologique du territoire. Notamment en offrant des débouchés rémunérateurs aux agriculteurs qui s'engagent à agir en contrepartie pour protéger nos ressources en eau.

Terres de Sources propose désormais une carte interactive. Cette carte vient en complément de celles déjà mises en ligne par le Conseil Régional de Bretagne ou encore le Pays de Rennes. Elle permet de recenser les producteurs Terres de Sources qui assurent encore une livraison, vendent directement sur leur exploitation et répertorie également tous les points de vente proposant les produits des agriculteurs engagés Terres de Sources.
Cet outil, au delà de la crise sanitaire, sera mis à jour et enrichi d’informations sur les producteurs Terres de Sources et sur les lieux de vente afin d’entretenir une relation avec les consommateurs.

 

Elle est dès à présent consultable ici.



Plus d'infos
www.eaudubassinrennais-collectivite.fr

[ LE TEMPS EST VENU ] L’appel de Nicolas Hulot

Créé le : 07/05/2020

L'ancien ministre de l'écologie Nicolas Hulot a rédigé mercredi une tribune. Son but : sortir de cette crise par le haut et préparer la société au monde qui vient, en multipliant les solidarités et en mettant fin à certains principes de l'économie de marché au niveau français et européen. Il énonce 100 principes "pour créer un élan collectif".

Les principes :

1. Le temps est venu, ensemble, de poser les premières pierres d’un nouveau monde.

2. Le temps est venu de transcender la peur en espoir.

3. Le temps est venu pour une nouvelle façon de penser.

4. Le temps est venu de la lucidité.

5. Le temps est venu de dresser un horizon commun.

6. Le temps est venu de ne plus sacrifier le futur au présent.

7. Le temps est venu de résister à la fatalité.

8. Le temps est venu de ne plus laisser l’avenir décider à notre place.

9. Le temps est venu de ne plus se mentir.

10. Le temps est venu de réanimer notre humanité.

11. Le temps est venu de la résilience.

12. Le temps est venu de prendre soin et de réparer la planète.

13. Le temps est venu de traiter les racines des crises.

14. Le temps est venu d’appréhender l’ensemble des crises écologiques, climatiques, sociales, économiques et sanitaires comme une seule et même crise : une crise de l’excès.

15. Le temps est venu d’entendre la jeunesse et d’apprendre des anciens.

16. Le temps est venu de créer du lien.

17. Le temps est venu de miser sur l’entraide.

18. Le temps est venu d’applaudir la vie.

19. Le temps est venu d’honorer la beauté du monde.

20. Le temps est venu de se rappeler que la vie ne tient qu’à un fil. 

21. Le temps est venu de nous réconcilier avec la nature.

22. Le temps est venu de respecter la diversité et l’intégrité du vivant.

23. Le temps est venu de laisser de l’espace au monde sauvage.

24. Le temps est venu de traiter les animaux en respectant leurs intérêts propres.

25. Le temps est venu de reconnaître l’humanité plurielle.

26. Le temps est venu d’écouter les peuples premiers.

27. Le temps est venu de cultiver la différence.

28. Le temps est venu d’acter notre communauté de destin avec la famille humaine et tous les êtres vivants. 

29. Le temps est venu de reconnaître notre vulnérabilité.

30. Le temps et venu d’apprendre de nos erreurs.

31. Le temps est venu de l’inventaire de nos faiblesses et de nos vertus. 

32. Le temps est venu de nous concilier avec les limites planétaires.

33. Le temps est venu de changer de paradigme. 

34. Le temps est venu d’opérer la mue d’un système périmé.

35. Le temps est venu de redéfinir les fins et les moyens.

36. Le temps est venu de redonner du sens au progrès.

37. Le temps est venu de l’indulgence et de l’exigence. 

38. Le temps est venu de s’émanciper des dogmes.

39. Le temps est venu de l’intelligence collective. 

40. Le temps est venu d’une mondialisation qui partage, qui coopère et qui donne aux plus faibles.

41. Le temps est venu de préférer le juste échange au libre-échange.

42. Le temps est venu de globaliser ce qui est vertueux et de dé globaliser ce qui est néfaste.

43. Le temps est venu de définir, préserver et protéger les biens communs. 

44. Le temps est venu de la solidarité universelle.

45. Le temps est venu de la transparence et de la responsabilité.

46. Le temps est venu d‘une économie qui préserve et redistribue à chacun.

47. Le temps est venu de mettre un terme à la dérégulation à la spéculation et à l’évasion fiscale.

48. Le temps est venu d’effacer la dette des pays pauvres.

49. Le temps est venu de s’émanciper des politiques partisanes. 

50. Le temps est venu de s’extraire des idéologies stériles.

51. Le temps est venu des démocraties inclusives.

52. Le temps est venu de s’inspirer des citoyens.

53. Le temps est venu d’appliquer le principe de précaution.

54. Le temps est venu de graver dans le droit les principes d’une politique écologique, sociale et civilisationnelle. 

55. Le temps est venu de faire mentir le déterminisme social.

56. Le temps est venu de combler les inégalités de destin.

57. Le temps est venu de l’égalité absolue entre les femmes et les hommes.

58. Le temps est venu de tendre la main aux humbles et aux invisibles.

59. Le temps est venu d’exprimer plus qu’une juste gratitude à celles et ceux, souvent étrangers, qui dans nos pays hier et aujourd’hui exécutent des tâches ingrates. 

60. Le temps est venu de valoriser prioritairement les métiers qui permettent la vie.

61. Le temps est venu du travail qui épanouit.

62. Le temps est venu de l’avènement de l’économie sociale et solidaire.

63. Le temps est venu d’exonérer les services publics de la loi du rendement.

64. Le temps est venu de relocaliser des pans entiers de l’économie.

65. Le temps est venu de la cohérence et de réorienter nos activités et nos investissements vers l’utile et non le nuisible.

66. Le temps est venu d’éduquer nos enfants à l’être, au civisme, au vivre ensemble et de leur apprendre à habiter la terre.

67. Le temps est venu de nous fixer des limites dans ce qui blesse et aucune dans ce qui soigne.

68. Le temps est venu de la sobriété.

69. Le temps est venu d’apprendre à vivre plus simplement.

70. Le temps est venu de nous réapproprier le bonheur.

71. Le temps est venu de nous libérer de nos addictions consuméristes.

72. Le temps est venu de ralentir.

73. Le temps est venu de voyager près de chez nous.

74. Le temps est venu de nous défaire de nos conditionnements mentaux individuels et collectifs.

75. Le temps est venu de faire naître des désirs simples.

76. Le temps est venu de distinguer l’essentiel du superflu. 

77. Le temps est venu d’arbitrer dans les possibles.

78. Le temps est venu de renoncer à ce qui compromet l’avenir. 

79. Le temps est venu de la créativité et de l’impact positif.

80. Le temps est venu de lier notre je au nous.

81. Le temps est venu de croire en l’autre.

82. Le temps est venu de revisiter nos préjugés. 

83. Le temps est venu du discernement.

84. Le temps est devenu d’admettre la complexité.

85. Le temps est venu de synchroniser science et conscience.

86. Le temps est venu de l’unité.

87. Le temps est venu de l’humilité.

88. Le temps est venu de la bienveillance.

89. Le temps est venu de l’empathie.

90. Le temps est venu de la dignité pour tous.

91. Le temps est venu de déclarer que le racisme est la pire des pollutions mentales. 

92. Le temps est venu de la modestie et de l’audace.

93. Le temps est venu de combler le vide entre nos mots et nos actes et d’agir en grand.

94. Le temps est venu où chacun doit faire sa part et être l’artisan du monde de demain.

95. Le temps est venu de l’engagement. 

96. Le temps est venu de croire qu’un autre monde est possible.

97. Le temps est venu d’un élan effréné pour ouvrir de nouvelles voies.

98. Le temps est venu sur cette matrice de choisir, encourager et accompagner nos dirigeants ou représentants.

99. Le temps est venu pour chacun de faire vivre ce manifeste.

100. Le temps est venu de créer un lobby des consciences.

Celles et ceux qui se reconnaissent en ces phrases sont invités à les partager sur les réseaux sociaux ou à se les réapproprier en créant leur propre phrase « #LeTempsEstVenu ».

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[ ECOLOGIE ] Le premier guide Ecolocal en Bretagne Sud

Créé le : 30/04/2020

300 adresses d'initiatives locales et astuces pour agir sur le climat en Bretagne Sud. C'est ce que propose le premier guide Ecolocal créé par l'association Clim'actions qui lance un financement participatif.

L'Ecolocal donnera les clés pour agir pour le climat. La Bretagne Sud regorge d'initiatives et d'acteurs investis pour notre bien-être et celui de la nature. De l'alimentation, à l'hébergement, en passant par les loisirs, la mobilité, ... Ce livre vous permettra de découvrir les meilleures astuces et adresses pour que vous puissiez agir pour le climat dès cet été 2020.

L'Ecolocal valorise, encourage et met en lumière les initiatives locales, positives pour le climat. Clim'actions a sélectionné les meilleures avec des critères environnementaux, sociaux et économiques en lien avec le climat. Aucune participation financière n'est exigée pour être dans le guide afin de garantir l'indépendance de la sélection.

L'Ecolocal est un projet collaboratif réalisé par une équipe d'une trentaine de bénévoles et professionnels accompagnée par les administrateurs de Clim'actions Bretagne Sud.

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[ COMMUNIQUÉ ] AuRA Digital Solaire

Créé le : 21/04/2020
Avec 72 792 installations en 2019, Auvergne Rhône-Alpes est la région de France qui compte le plus d'installations (sources Baromètre ENR 2019 - Observ'ER)

La filière solaire photovoltaïque d'Auvergne-Rhône-Alpes demande un diagnostic d'urgence et appelle à la ré-industrialisation écologique. Le syndicat des professionnels de l'énergie solaire et des solutions digitales appliquées à l'énergie en Auvergne-Rhône-Alpes, créé en 2018 - AuRA Digital Solaire - alerte l'exécutif régional sur l'impact de la crise sanitaire liée à la pandémie du covid-19, sur la filière solaire photovoltaïque régionale.

AuRA Digital Solaire souhaite être intégré dans les plans de relances nationaux et régionaux et demande un diagnostic d'urgence de l'état de la filière solaire photovoltaïque digitale régionale pour aider de façon ciblée les entreprises et sauver les emplois. L'occasion pour la filière digital-solaire - dont le berceau historique est Auvergne-Rhône-Alpes - de positionner les énergies renouvelables pour la ré-industrialisation écologique que la crise fait émerger.

« Nous pouvons compter sur la filière solaire photovoltaïque et digitale pour la reprise économique. Mais pour cela nous ne devons pas la mettre de côté en pleine crise !» explique Pascal Richard, Président d'AuRA Digital Solaire

 

A la suite d'une consultation lancée auprès de ses adhérents, AuRA Digital Solaire constate une baisse moyenne du chiffre d'affaires de l'ordre de 30%. Autres conséquences majeures : le gel des embauches, le défaut de trésorerie et le large recours au chômage partiel pour une partie des équipes des entreprises. « Sur les 110 entreprises membres du syndicat, ce sont 3000 emplois qui se trouvent aujourd'hui potentiellement menacés ! Nous en appelons solennellement à l'autorité de l'exécutif régional pour soutenir fortement les énergies renouvelables - dont le solaire photovoltaïque connecté - dans son plan de relance économique ».

Le syndicat demande le diagnostic d'urgence de l'état de la filière solaire photovoltaïque digitale au niveau régional pour prendre son pouls et accélérer son travail d'anticipation post-crise et de reprise. De la même manière que le bâtiment et travaux publics, les transports, le tourisme, la culture ou l'événementiel bénéficient d'un fonds régional d'urgence, la filière digital-solaire doit être soutenue au plus fort de la crise pour son redémarrage rapide après.

 

Cohérents avec le GreenDeal européen
 

L'action d'AuRA Digital Solaire sur les différents scénarios de sortie de crise est complémentaire de celle, réglementaire et institutionnelle, du syndicat français des professionnels de l'énergie solaire photovoltaïque et thermique (Enerplan). « Le #GreenDeal européen sera central dans la stratégie de sortie de crise. La France l'affirme aux côtés de ministres de l'écologie européens et est également à l'initiative auprès de la Commission européenne », a déclaré le 10 avril dernier Elisabeth Borne, ministre de la transition énergétique. Intégrer la dimension énergétique à l'immense plan de relance et d'investissement (100 milliards d'euros annoncés !) sera nécessaire pour relancer l'économie européenne après la crise sanitaire. Cette stratégie permettrait aux pays européens de créer des emplois, tout en accélérant la transition verte. « Il y a nécessité de relocaliser la production. Il est temps d'avoir en France, en Auvergne-Rhône-Alpes, un fabriquant industriel de cellules photovoltaïques d'envergure mondiale. » complète Pascal Richard.
 
Le Green Deal européen attirera les industriels et les investissements en Auvergne Rhône-Alpes. Il viendra flécher en région l'aide aux collectivités, aux agriculteurs, aux « auto-consommateurs » individuels et collectifs..., avec la Région pour maître d'ouvrage. « Nous militons pour que le Fonds OSER ENR, dénominateur commun de ces projets et pilier du mécanisme de développement des ENR voit sa dotation renforcée à cet effet, et nous sommes prêts à travailler avec l'exécutif régional pour décider de ce qui est nécessaire. L'excellence de la filière solaire en Auvergne Rhône-Alpes fait que le territoire peut devenir un pôle européen mondial ! » précise Pascal Richard.

 

Acteurs de la ré-industrialisation écologique


« Nous devons changer de paradigme sociétal et économique. Plus que jamais, la crise nous apprend que la territorialisation de la production, des emplois et des politiques publiques est un enjeu majeur pour un équilibre économique et sociétal durable. Nous ne pourrons sortir de cette crise qu'en développant de nouvelles formes de solidarités et en les mettant en œuvre sur la base d'un nouveau contrat de Région » souligne Pascal Richard en adéquation avec les déclarations de l'Association des Régions de France dans son communiqué du 30 mars 2020 : « [...] la réponse à la crise ne doit pas se limiter à une relance classique des investissements dans les infrastructures, via les Contrats de plan État-Régions (CPER). Le plan de relance devra d'abord proposer une réindustrialisation du pays autour des filières et productions nouvelles, sur tous les territoires. »

La ré-industrialisation écologique se fera avec les énergies renouvelables, et en premier lieu le solaire photovoltaïque dont les principaux composants cuivre, aluminium et verre sont recyclables à 95%. Pourvoyeuse d'une énergie décentralisée, la filière digital-solaire vient consacrer la ruralité comme territoire d'excellence. Elle créé une définition nouvelle des territoires où s'imbriquent énergie urbaine et énergie rurale. La territorialisation de la production lui est intrinsèque... Avec son principe d'autoconsommation collective, la filière digital-solaire est au cœur des nouvelles formes de solidarités et des aspirations citoyenne nouvelles, telles que le financement participatif et la création de modèle d'affaires innovants, optimisés par les solutions digitales...

Une conséquence de la crise sanitaire sera de re-localiser l'industrie. Il s'agira de recréer, de réinventer les chaines de productions, hier ultra-internationalisées, demain davantage ancrées dans le local. C'est là que se joueront les emplois et la compétitivité. Dans son plan 4x10, AuRA Digital solaire estime un potentiel de 10 000 emplois solaires photovoltaïques locaux au niveau régional d'ici 2030.

La convergence actuelle des énergies telles que power-to-storage, power-to-gas, power-to-motion... (stockage de l'électricité produite sous forme d'hydrogène) sera partie prenante de cette transformation du tissu industriel. « Nous allons contribuer à l'émergence d'une collaboration approfondie entre les filières industrielles et les énergies renouvelables, et c'est dès maintenant qu'elle se prépare. » souligne le président d'AuRA Digital Solaire.

 

Nécessaire accélération du changement de modèle


La ré-industrialisation écologique ne sera possible que si le modèle change, ce qui nécessite de lever les contraintes historiques « du monde d'avant ». La situation de crise est l'occasion de les réévaluer et de discuter avec l'ensemble des parties prenantes de la filière pour préparer le boom des activités post-crise. C'est en accélérant le redémarrage par la levée de certaines barrières ou par des moratoires, qu'il sera possible de faire mieux et dans la durée. Aussi, AuRA Digital Solaire propose :

    L'exonération de la Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d'Electricité (TICFE) pour l'autoconsommation - déjà autorisée par les directives européennes - pour activer le boom des projets ;
    La simplification des démarches administratives et accélération des raccordements ENEDIS, et notamment une pré-configuration de tous les LINKY pour les installations des particuliers en vente avec surplus ;
    La garantie de l'Etat auprès des assureurs pour débloquer les problématiques d'assurabilité.

Donnons-nous les moyens d'atteindre l'objectif de 36% d'ENR d'ici 2030 dans le mix énergétique fixé par la Programmation Pluriannuelle de l'Energie et celui, encore plus ambitieux d'atteindre en Auvergne-Rhône-Alpes, 54% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'ici 2030 ! L'objectif de l'Union européenne est d'atteindre la neutralité climatique à l'horizon 2050...

 

Auvergne Rhône-Alpes, chef de file de la filière digital-solaire française
 

Née en Auvergne-Rhône-Alpes, la filière digital-solaire rassemble des industriels reconnus tels que Photowatt, Sunpower-Tenesol... ainsi que des institutions innovantes historiques telles que l'Institut National d'Energie Solaire (INES), Tenerrdis et Auvergne Rhône Alpes Énergie Environnement (AURAEE)... La région dispose d'atouts majeurs dont 3300 MégaWatt de capacité de stockage (STEP) parmi la plus grande d'Europe ainsi qu'un réseau électrique dense avec une artère centrale au cœur du marché européen.
   

Avec 72 792 installations en 2019, Auvergne Rhône-Alpes est la région de France qui compte le plus d'installations (sources Baromètre ENR 2019 - Observ'ER). En 2019, la puissance installée en Auvergne-Rhône-Alpes est de 1 GigaWatt. L'objectif d'AuRA digital Solaire dans le cadre de son plan 4x10 est de la porter à 10 GigaWatt en 2030, soit l'équivalent de la puissance photovoltaïque nationale installée en 2019.

Avec les nouvelles technologies intégrées au solaire, les solutions digitales développées par les PME d'Auvergne-Rhône-Alpes permettent de répondre aux enjeux des nouvelles mobilités et de l'énergie décentralisée : stockage, pilotage de la consommation et de la flexibilité, intermittence, maintenance prédictive sur les panneaux solaires, blockchain pour garantir les contrats, gestion des données, autoconsommation et redistribution sur le réseau... L'énergie photovoltaïque fait se relier des producteurs locaux sur des réseaux et périmètres locaux, créant ainsi de nouveaux enjeux territoriaux où la ruralité devient, elle, centrale.

 

Plus d'infos

www.auradigitalsolaire.fr

 

[ TRIBUNE ] Des ONG appellent à ne pas verser d'aides aux entreprises sans contrepartie environnementale.

Créé le : 19/04/2020
Bilal EL-Daou / Pixabay

Le projet de loi de finances rectificative 2020, qui doit être voté vendredi dernier à l’Assemblée nationale, met à disposition 20 milliards d’euros pour le sauvetage de grandes entreprises dites “stratégiques”, telles qu’Air France, Renault ou le parapétrolier Vallourec. Les Amis de la Terre France, Greenpeace France et Oxfam France appellent à ne pas verser d'aides à ces entreprises sans contrepartie environnementale.

Greenpeace, Les Amis de la Terre et Oxfam s'insurgent contre l'augmentation de 20 milliards d'euros de participation de l'Etat, dans le cadre du budget rectificatif, à des entreprises œuvrant dans les secteurs aérien, automobile ou pétrolier.

Le projet de budget rectificatif, discuté vendredi 17 avril à l'Assemblée nationale, doit permettre de soutenir l'économie du pays, avec une série de mesures d'urgence. Parmi les dispositions de ce plan de 110 milliards d'euros, l'Etat prévoit 20 milliards d'euros pour soutenir les entreprises en difficulté face à la tempête économique provoquée par l'épidémie de coronavirus. Les associations écologistes Greenpeace, Les Amis de la Terre et Oxfam dénoncent le fait que cette aide ne soit pas accordée en échange d'une contrepartie environnementale, alors qu'elle sera versée à des groupes œuvrant dans des secteurs pourtant très polluants.

Ces ONG, qui rappellent que l'Assemblée nationale a voté en juin 2019 "l'urgence écologique et climatique", demandent que le soutien de l'Etat soit soumis à une obligation de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, alignée avec les objectifs de l'accord de Paris, mais aussi un meilleur encadrement des dividendes et une limitation stricte des hauts salaires. Elles s'expriment dans une tribune.

> Lire la tribune.

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