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Jean-Paul Benoit, Mutualité française Paca : « Vers une coopération sanitaire ! »

Créé le : 30/03/2019

La Mutualité Française a lancé en décembre 2016, placedelasante.fr, un site participatif destiné à décrypter les programmes des candidats à la présidentielle sur la santé. Tribune à M. Jean-Paul Benoit, président de l’Union régionale de la Mutualité Française en Paca, pour qui les déserts médicaux sont loin d'être une fatalité !

En région, ce ne sont pas les médecins généralistes qui manquent ! Pourtant, à y regarder de près, plusieurs territoires doivent faire face aux difficultés d'accès aux soins, pourquoi ?

En paca, la spécificité est en effet marquée par un excédent global de médecins ! Pour autant, les territoires alpins et certaines zones péri-urbaines et rurales sont bien moins pourvues. Les difficultés d’accès - pour les territoires alpins ou le Vaucluse rural- ajoutent de fait une difficulté d'attractivité.

Dans certaines zones péri-urbaines, comme à proximité de l'étang de Berre ou dans les quartiers Nord de Marseille, nous rencontrons également des zones comprenant des médecins vieillissants. Ces derniers ont des difficultés a recruter des jeunes pour transmettre leur activité.

Outre la question des déserts médicaux et de l'attractivité des territoires, s'ajoute celle de l'accès aux soins pour tous. Car il devient difficile pour les provençaux de trouver des médecins ne pratiquant pas des dépassements d'honoraires !

Quelles sont vos préconisations pour dépasser cette situation contrastée ?

Tous les candidats à la présidentielle proposent d'augmenter le numerus clausus*. Il est vrai qu'à trop le fermer, on a découragé des jeunes ! Même si on l'ouvre, il faudra attendre 8 ans a minima pour que davantage de médecins exercent. Le vrai problème consiste à travailler sur les conditions d'exercice des médecins. En sortie d'étude, seul 1 sur 10 s'installe immédiatement en médecine libérale. Ces jeunes n'ont plus envie d'exercer dans les conditions d'hier : le médecin isolé dans son cabinet, disponible 24/24, qui travaille 14h/ j, gagne certes bien sa vie mais n'a plus de vie de famille, sans outil technique performant… Ce n'est plus leur vision du métier ni la médecine qu'on leur enseigne !

Quelles sont les solutions pour maintenir l'accès aux soins pour tous et résoudre la question des déserts médicaux ?

Les maisons de santé apportent un début de réponse en zone rurale pour mutualiser les besoins. Quant aux centres de santé, ils apportent eux aussi une part de la solution dans certaines zones péri-urbaines, avec des médecins salariés. Il faut mixer ces approches et proposer aux médecins une vacation, à la fois en maison médicale et à l’hôpital. En somme, il s'agit de casser le mur entre la médecine de ville et l’hôpital, pour tendre vers une coopération de l'ensemble du système sanitaire.
En outre, un médecin est conventionné de droit avec la sécurité sociale. Or je suis pour que ce droit soit conditionné au regard du lieu d'installation, en discussion avec les médecins.

Si on leur apporte de bonnes conditions de travail, on peut aborder sereinement la question du lieu d'installation de ces derniers, quitte également à leur apporter des incitations financières !

 

Plus web
http://www.paca.mutualite.fr

*Le nombre de places pour les étudiants en 2e année de faculté de médecine.

ROB HOPKINS, "La transition, une vision positive de l'avenir"

Créé le : 28/03/2019

Interview réalisée par Sans transition !, en mai 2016

L’enseignant en permaculture Rob hopkins est  le  fondateur  du  vaste  réseau  international  qui  dessine  le  mouvement  de  la  Transition. Né en 2006 en Grande-Bretagne dans  la  ville  de  Totnes,  ce  mouvement  a  été  initié  un  an  auparavant  à  Kinsale  en  Irlande par Rob Hopkins et ses étudiants. Aujourd’hui, on compte plus de 2000 initiatives  de  Transition  dans  44  pays,  dont  150 en France. Rencontre avec celui qui a impulsé cette dynamique vertueuse.

Il sera en tournée exceptionnelle en France, du 14 au 19 avril prochain !

Rob  Hopkins,  pouvez-vous  nous  expliquer  comment a germé ce projet à l’origine d’un tel mouvement d’ampleur dont vous êtes l’initiateur ? Quel a été l’élément déclencheur de la transition ?

En  2004,  j’ai  vu  un  film  qui  traitait  du  sujet  de  la  fin  de  l’âge  du  pétrole  et  de  ce  que  cela  impliquait.  Je  n’y   avais   jamais   vraiment   pensé   auparavant   aussi   consciemment  même  si  je  lisais  énormément  de  choses  sur le changement du climat. J’étais à l’époque professeur de design en permaculture et de design environnemental, je le suis toujours d’ailleurs, et je me rappelle m’être fait la  réflexion  suivante  :  «  l’échelle  du  défi  est  tellement  énorme et nous sommes si petits. comment mesurons-nous ce que nous faisons ? » Je me suis dit que la réponse était peut être de travailler tous ensemble et de faire quelque chose de positif, en restant concentrés sur les solutions et  non  sur  les  problèmes.  Cette  approche  rentrait  dans  le champ des nouvelles technologies sociales. C’était une idée  ambitieuse  qui  a  donné  naissance  au  mouvement  Transition.

Qu’est-ce qui définit concrètement la transition ? En quoi cela consiste-t-il ?

La  transition  est  basée  sur  de  simples  outils,  des  expériences  qui  permettent  que  nous  nous  mettions  en  marche  pour  nous  réveiller.  Il  s’agit  de  cultiver  un  réseau  d’apprentissage  au  sein  de  communautés  en  phase  de  création.  Et  on  le  voit  bien  avec  le  réseau  constitué  de  plus  de  quarante  pays,  c’est  un  puzzle  qui   peut   être   dupliqué   partout.   Ce   concept   peut   inspirer dans le travail, et à tous les niveaux dans nos communautés. Car notre approche n’est pas basée sur du lobbying ou quelque chose de ce genre. Le mouvement est d’ailleurs apolitique. Il s’agit plutôt d’un mouvement alternatif  basé  sur  une  vision  positive  de  l’avenir.  Car  nous portons un regard différent sur les crises, que nous voyons comme des occasions incroyables pour changer radicalement nos sociétés actuelles.

Effectivement, cette originalité de pensée semble à  la  source  du  succès  que  connaît  votre  mouvement.  Vous  vous  inspirez  d’ailleurs  de  théories  psychologiques comme la résilience, n’est-ce pas ?

Oui,   la   résilience   écologique   est   la   capacité   d’un   écosystème, d’un environnement, d’une espèce mais aussi d’une  population,  à  rebondir  après  des  perturbations  en  vue  de  retrouver  un  équilibre  dynamique.  Transition  invoque  la  résilience  pour  faire  face  au  double  défi  que  représentent  le  pic  pétrolier  et  le  dérèglement  climatique.   Nous   nous   sommes   aussi   inspirés   des   approches psychologiques. Elles traitent des dépendances toxicologiques,  pour  tenter  d’apporter  une  réponse  face  au  manque  d’espoir  consécutif  à  la  prise  de  conscience  de  notre  dépendance  au  pétrole.  Dans  ce  sens,  nous  incitons les villes en transition à l’éveil des consciences, grâce à une sensibilisation positive. Ceci dédramatise les mutations à venir en valorisant, autant que possible, les petites  victoires.  Cela  fournit  la  motivation  nécessaire  pour s’engager dans un profond processus de changement. Il se fait beaucoup au travers de conférences, de débats ou  de  projections  de  films.  Ensuite  sont  constitués  des  groupes  de  travail  à  partir  desquels  sont  rédigés  des  plans  d’action  de  décroissance  énergétique,  en  lien  avec  l’alimentation,  les  déchets,  l’énergie,  l’éducation,  la  jeunesse...  La  permaculture  influence  beaucoup  les  actions. Mais il n’y a pas de réponse toute faite. Chaque groupe de travail doit trouver ses propres solutions.

D’ailleurs,  pouvez-vous  également  nous  rappeler  ce qu’est la permaculture ?

C’est  une  base  philosophique  qui  prend  pour  modèle  le  mode  de  fonctionnement  naturel  des  écosystèmes. Il n’y  a  pas  meilleur  modèle  pour  réduire  la  consommation  d’énergie   fossile,   reconstruire   une   économie   locale   vigoureuse  et  soutenable.  L’objectif  est  de  retrouver  un  bon degré de résilience par la relocalisation de ce qui peut l’être et acquérir les qualifications nécessaires.

N’est-ce pas difficile, voire contradictoire, d’avoir un  projet  sur  du  local  et  de  devoir  voyager  partout  pour  le  mouvement  devenu  désormais  international ?

C’est  vrai,  l’un  des  aspects  vraiment  étonnant  avec  Transition,  c’est  que  le  mouvement  s’est  répandu  dans  44  pays  très  rapidement.  Et  c’est  en  utilisant  l’Internet,  l’auto-organisation des réseaux, la vidéo, les conférences, etc, que je reste en lien avec les acteurs du mouvement... Je   visite   certains   endroits   bien   sûr   mais   j’y   vais   principalement  en  train  et  j’utilise  très  rarement  l’avion.  Il y a le projet Transition aux Philippines, ou dans d’autres pays de ce type, mais je n’ai pas besoin d’aller visiter ces contrées, ce sont les populations locales qui décident de ce qu’elles veulent mettre en place. Elles n’ont pas besoin de ma présence sur place.

Quel  regard  portez-vous  sur  la  france  et  sur  le  développement  durable  dans  notre  pays  ? Ne  sommes-nous pas à la traîne ?
En France, Transition a commencé plus lentement que dans d’autres  pays.  Il  faut  dire  que  culturellement,  l’idée  de  changement est organisée par le gouvernement. L’idée qu’il puisse  venir  directement  des  gens  a  plus  de  difficultés  à  prendre corps. D’autre part, peut être que les Français ont besoin de regarder le projet et d’y penser plus longtemps que  d’autres  pays.  Mais  quand  je  viens  parfois  en  France,  je  constate  qu’il  y  a  beaucoup  de  groupes  Transition  et  qu’un réseau national français se met en place. Je suis très optimiste quand je vois que des racines du projet s’installent dans le contexte français, c’est très excitant à voir naître. Je  crois  même  que  le  nouveau  livre  de  Transition  va  être  traduit en français pour une sortie prochaine.

Pouvez-vous nous citer un exemple d’une action qui a bien fonctionné en france ?
Je sais par exemple qu’à Rennes, l’association Jardins (ou)Verts  a  été  créée  afin  de  sensibiliser  les  habitants  de  la  ville à la protection de leur environnement et à la création de lien social entre  voisins. Un réseau d’acteurs a vu le jour au travers de jardins partagés répartis sur le territoire rennais. Un premier jardin est sorti de terre au printemps 2014. Et cette association a beaucoup d’autres projets très intéressants.

Qu’aimez-vous  faire  parallèlement  à  votre  projet  ? Quelles sont vos passions dans la vie au-delà de ces questions?
Je  pense  que  l’une  de  mes  passions  est  ma  famille.  J’ai  quatre  garçons  qui, je pense, sont l’une des principales raisons pour lesquelles je fais tout ça.  Les  gens  parlent  de  plusieurs  générations  futures.  J’ai  rencontré  la  première et je suppose que la seconde n’est pas très loin et que tout a un sens. Ce qui me pousse à faire Transition ? C’est l’immense plaisir d’aller à des endroits qui font partie du projet, et d’entendre les histoires des gens, d’écouter leurs témoignages et à quel point ils se sentent en mesure d’agir, de rompre leur dépendance à la surconsommation et à ses dérives.  Les  gens  me  disent  :  «  j’ai  vécu  à  cet  endroit  pendant  plus  de  vingt  ans  et  les  deux  dernières  années  où  j’ai  participé  au  mouvement  m’ont  permis  de  mieux  connaître  ce  lieu,  de  me  sentir  connecté  et  de  connaître  tout le monde. c’est fantastique. et je commence à voir le changement s’effectuer ». À l’endroit même où j’habite, je peux marcher dans la rue et je peux voir les choses qui ont changé depuis le moment où nous avons commencé. C’est très addictif et excitant. Voilà ma passion !

 

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[ ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ] - Le Labo de l'ESS s’engage aux côtés de Nicolas Hulot & Laurent Berger.

Créé le : 27/03/2019

Le Labo de l’ESS est un think tank qui construit, par un travail collaboratif, des axes structurants de l’économie sociale et solidaire, à partir d’initiatives concrètes, innovantes et inspirantes issues des territoires.

L’heure n’est plus aux grands discours mais aux actes concrets. Il ne s’agit plus d’amorcer mais bel et bien de s’employer à transformer collectivement notre société vers un modèle qui allie de concert justice sociale et transition écologique. C’est pourquoi le Labo de l’ESS répond à l’appel de Nicolas Hulot, Laurent Berger et 19 organisations de la société civile en signant le « Pacte pour donner à chacun le pouvoir de vivre ».

Depuis sa création, tous les sujets traités par le Labo de l’ESS, que ce soient les circuits-courts, les nouvelles formes d’emploi, les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE), la transition énergétique etc. se sont nourris d’initiatives transformatrices et innovantes qui démontrent la pertinence de tendre vers des systèmes territoriaux résilients, vecteurs de développement économique, social et protecteurs de l’environnement.

Le Labo se retrouve ainsi particulièrement dans le programme du « Pacte du pouvoir de vivre » qui fait primer le social et l’écologique sur le politique et l’économique et s’engage ainsi aux côtés des nombreuses organisations signataires pour faire vivre collectivement ce projet de société.

Les 17 mesures liées à « l’exigence de solidarité et de justice sociale au cœur de l’économie » résonnent particulièrement avec la vision du Labo. En tête parmi ces mesures : le soutien à l’économie sociale et solidaire en France et en Europe, indispensable pour réussir la transition écologique et sociale.

Les 11 propositions pour « Réconcilier transition écologique et justice sociale pour construire un avenir partagé » sont un volet important pour le Labo, qui porte depuis longtemps des mesures sur la transition énergétique citoyenne mais aussi sur l’importance de faire vivre des synergies sociales et environnementales au sein des territoires.

Enfin, le Labo est défenseur d’une démocratie participative au sein des entreprises comme dans les instances politiques et se retrouve ainsi dans les 12 demandes de ce Pacte consacrées à la démocratie « Partager le pouvoir pour mieux agir » dont la présence de salariés dans les conseils d’administration à hauteur de la moitié des sièges.

« L’économie sociale et solidaire est porteuse de solutions concrètes et durables pour et par les territoires, l’inclusion sociale et l’environnement. Il est donc primordial qu’elle soit mise au cœur des transformations sociales et environnementales nécessaires à la transition. C’est pour cela que le Labo de l’ESS souhaite aujourd’hui s’impliquer aux côtés d’autres acteurs de la transition. L’urgence est là, agissons collectivement pour un avenir qui offre à chacun.e le pouvoir de vivre ! » déclare Hugues Sibille, Président du Labo de l’ESS.

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[ COMMUNIQUE] Soutien d'Attac France et Attac Pays d'Aix à la manifestante blessée lors de l'acte 19 des gilets jaunes à Nice

Créé le : 26/03/2019

Geneviève Legay, 74 ans, porte-parole d’Attac 06 et militante infatigable pour la paix, a été grièvement blessée par une charge policière, lors de l’acte 19 des Gilets Jaunes ce samedi 23 mars à Nice.

Geneviève Legay, 74 ans, porte-parole d’Attac 06 et militante infatigable pour la paix, a été grièvement blessée par une charge policière, lors de l’acte 19 des Gilets Jaunes ce samedi 23 mars à Nice.

Samedi vers 11h, les CRS ont procédé à une violente charge au cours de laquelle Geneviève est tombée au sol, sa tête heurtant un poteau métallique. De multiples images montrent Geneviève, gilet jaune sur le dos et drapeau arc-en-ciel « Pace » dans les mains, avec une attitude totalement non violente, scander « Liberté de manifester » peu avant la charge policière

Alors que les précédentes mobilisations des Gilets Jaunes à Nice n’avaient pas entraîné de dégradations, Christian Estrosi, maire de la ville, avait demandé et obtenu une interdiction de manifester dans une grande partie de la ville.
L’interdiction par le préfet des manifestations et rassemblements dans une grande partie de Nice est illégitime et ne peut justifier d’utiliser la force contre des citoyen  qui se rassemblent pacifiquement pour exprimer leurs opinions.

Attac France  et Attac Pays d’Aix condamnent la répression des rassemblements pacifiques qui ont eu lieu ce samedi et s’indigne de la grave restriction des libertés publiques actuellement en cours en France. Ce n’est pas par la répression et les violences policières qu’Emmanuel Macron répondra à la légitime demande de justice sociale qui s’exprime partout dans le pays.

Attac France exige que toute la lumière soit faite et que les responsabilités de ces actes de violence à l’encontre de Geneviève Legay soient clairement établies.

En plus de la plainte déposée par la famille de Geneviève Legay, Attac France a  déposé plainte également ce lundi 25 mars à 14h pour « violence volontaire en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique sur personne vulnérable ».

Attac France et Attac Pays d’Aix  apportent tout son soutien à Geneviève et à ses proches.

Relation presse : Dominique Fonsèque 06 13 24 03 07

 

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[ COMMUNIQUE ] - "Unis pour le climat Saint Malo"

Créé le : 26/03/2019

"Unis pour le climat Saint Malo" recherche des co-signataires pour demander une audience, lors du G7 préparatoire les 5 et 6 avril 2019 à Dinard et Saint Malo.

Unis pour le Climat - Saint Malo est membre du réseau national Citoyens pour le climat qui organise des mobilisations "grand public" ainsi que d'autres évènements. Le 16 mars dernier, ils ont réunis 1800 personnes dans la cité corsaire, 350 000 en France et plus d'un million dans le monde.
Les 5 et 6 avril prochain Dinard et Saint Malo accueilleront la réunion préparatoire des ministres des affaires étrangères du G7. A cette occasion, le collectif souhaite demander audience et présenter leurs exigences, afin que l'environnement soit placé au centre des décisions du Sommet de Biarritz en août.
 
Ils ont rédigé une pétition en ce sens et recherchent des personnalités et des organisations qui accepteraient d'en être co-signataires afin d'apporter plus de poids à leur demande.
 

[REPORTAGE] Semer une graine pour lutter contre l’érosion des sols

Créé le : 22/03/2019

Par Marie Lyan

Dans les Hautes-Alpes, le Conservatoire botanique national alpin (CBNA) s’est saisi de la la lutte contre l’érosion des sols en montant un programme, baptisé Sem’les Alpes. L’objectif ? Végétaliser des espaces naturels fortement dégradés, en accompagnant le marché de semences locales.

Alors que la neige occupe une grande partie des massifs alpins, sonne l’heure du premier bilan pour les acteurs du projet Sem’les Alpes. Partout où ils sont passés, la végétation a repris le dessus. Il n’y a plus aucune trace de foin ou de restes de fond de grange sur les sentiers, vestiges d’un processus de revégétalisation. Ni dans les Hautes-Alpes, sur la piste de ski de la station Saint-Léger-les-Mélèzes, qui a retrouvé sa végétation de prairie, ni sur les terrains caillouteux du désert de Valjouffrey, en Isère. Expérimenté depuis 2016, ce projet européen, dirigé par le Conservatoire botanique national alpin (CBNA), l’Irstea et la Société d’économie alpestre de la Haute-Savoie (SEA 74), vise à réensemencer une dizaine de sites pilotes dégradés, en raison de la fréquentation humaine ou de travaux. Un premier test « grandeur nature », à l’échelle française, a été mené au sein de domaines skiables, de sentiers et prairies naturelles. « Chaque fois que l’on touche à une prairie de montagne, il s’agit d’un véritable trésor, qui est là depuis près de 10 000 ans », met en garde Antoine Rouillon, directeur de la SEA 74....

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