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[DOSSIER 5G] : « Les mobilisations locales existent déjà »

Créé le : 22/10/2020

Propos recueillis par Nicolas Bérard

Stephen Kerckhove, porte-parole d'Agir pour l'environnement, nous explique la procédure que mène son association devant le Conseil d'État contre l'attribution des fréquences 5G. Ce volet juridique n'est selon lui qu'une étape de la lutte.

Agir pour l'environnement et Priartem ont déposé un recours devant le Conseil d'État pour demander l'annulation de la procédure d'attribution des fréquences 5G, qui doit avoir lieu fin septembre. Sur quoi repose votre recours ?

Nous estimons que le lancement de la 5G relève de ce que l'Union européenne classe parmi les  « plans et programmes », et que la procédure d'attribution des fréquences en est la première pierre. Si c'est bien le cas, ce projet est soumis à une étude d'impact. Or, actuellement, cette étude d'impact n'existe pas. Si la justice nous donne raison, l'attribution des fréquences ne pourra donc pas se faire avant la réalisation d'études d'impact énergétique, climatique, sanitaire, et sur la consommation de ressources naturelles nécessaires à sa réalisation. Autant de données impossible à recueillir avant le 20 septembre, date à laquelle le gouvernement a expliqué vouloir lancer la procédure d'attribution.

Où en est aujourd'hui la procédure ?

En mars, le juge des référés a rejeté nos référés suspension mais est allé dans notre sens en...

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[DOSSIER 5G] : Les normes anormales de l'Icnirp

Créé le : 22/10/2020

crédit : Pixabay. Une antenne relais de 5G

Par N.B

« Nous respectons toutes les normes. » Telle est, en substance, la réponse de l'industrie lorsque lui est posée la question des risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques. 

Ces normes sont les suivantes : 41 Volts par mètre (V/m) pour les fréquences de 900 mégaHertz (MHz), 58 V/m pour les fréquences de 1800 MHz, et 61 V/m pour les fréquences de 2100 MHz. Et effectivement, l'industrie ne les dépasse jamais, pour une raison simple : « C’est un peu comme si je vous disais qu’il faut éviter de conduire à plus de 800 km/h : on est toujours en dessous de la limite », résume Étienne Cendrier, ex porte-parole de l'association Robin des toits. Mais alors, à quoi servent ces normes ? Pour le comprendre, il faut lire le rapport rédigé par l'Icnirp, l'ONG à l'origine de ces seuils. En préambule, cet organisme privé indique que « ce guide n'est fondé que sur des effets immédiats sur la santé, tels la stimulation des muscles ou des nerfs périphériques, les chocs ou les brûlures (…), ou encore l'élévation de température des tissus ».

Les effets sur le long terme (cancer, maladie d'Alzheimer, leucémie…) ne sont donc absolument pas pris en compte. Or, des études semblent montrer des effets cancérogènes, par exemple celles du NTP – principale agence sanitaire états-unienne – et de l'institut Ramazzini...

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[DOSSIER] : 5G, un désastre de nouvelle génération

Créé le : 22/10/2020

Crédit : pixabay

Par Nicolas Bérard

Après la 2G, la 3G et la 4G, il aurait pu paraître naturel de passer à un réseau de communication sans fil de cinquième génération. Pourtant, une résistance citoyenne est en train de se constituer face à cette technologie 5G. En cause : les risques sanitaires, écologiques et la société hyperconnectée qui l’accompagnent.

 

« Être en retard sur la 5G n'est pas une option », mentionne la « feuille de route »[1] que s'est fixée la France au sujet du réseau mobile de cinquième génération. Aucune place au doute : il faut le déployer, et le plus tôt sera le mieux ! Malgré un léger contretemps dû à la crise du coronavirus, l'État espère toujours une commercialisation des premiers abonnements 5G avant la fin de l'année. Pourtant, deux ans après la publication de cette feuille de route, de plus en plus de citoyen·nes s'interrogent : en a-t-on réellement besoin ? En a-t-on envie ? Est-ce soutenable sur le plan environnemental ? Des associations dénoncent l'absence d'études d'impact qui permettraient de répondre à cette dernière question. Elles ont donc déposé un recours devant le conseil d'État afin d'exiger qu'elles soient menées avant le lancement du programme (lire ITW Kerckhove en article lié).

Les réseaux de téléphonie mobile ont toujours suscité une certaine opposition, principalement au départ, en raison des questions sanitaires qu'ils soulèvent. Pour tenter d'éteindre cette polémique, l...

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[DECHETS] Les biodéchets et le Contrat de transition écologique : une affaire qui roule ?

Créé le : 20/10/2020

Photo : Site de compostage du Centre Lepoire, Briançon. crédits: Camille Felouzis

Par Camille Felouzis

Depuis 2018, 100 territoires sont engagés dans des Contrats de transition écologique (CTE). Dans la multiplicité des actions menées, la gestion des déchets est un enjeu crucial. Le Grand Briançonnais fait partie des 19 territoires pionniers qui ont bénéficié d’un CTE en 2019. Un de ses axes forts de travail : la valorisation des biodéchets.

Le gisement des biodéchets représente 22 millions de tonnes et constitue un tiers des poubelles résiduelles des ménages français. De fait, les biodéchets participent au réchauffement climatique lorsqu’ils ne sont pas compostés. Ces déchets issus de la matière organique (restes alimentaires et de jardinage principalement), peuvent pourtant facilement éviter l’incinérateur. Dans le Grand Briançonnais, ils ont été réduits par toute une campagne d’incitation au compostage, avec une baisse de 4 000 tonnes d’ordures ménagères en 8 ans sur l’ensemble de la communauté de communes du Briançonnais.

600 par jour. C’est le nombre de repas que confectionne l’équipe du centre Lepoire à Briançon, pour toutes les cantines de la ville. Kévin Rio, le cuisinier en chef explique : « J’ai créé mon propre guide de pesées des plateaux repas pour éviter le gaspillage alimentaire. » Et pour cause, en huit ans, le centre est passé de 150g de déchets par assiette à 20 g.  L’équipe de cuisine a également suivi une formation de compostage. Quatre bacs brassent 50 kg de biodéchets par semaine. L’idée ? Récupérer du broyat à la déchèterie, le mélanger au...

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[DECHETS] Au sud de Toulouse, les biodéchets valorisés

Créé le : 19/10/2020
CCBA

Légende photo : Après avoir encouragé le compostage individuel, la CCBA va développer des points de compostage collectifs en pied d’immeuble ou dans les espaces verts urbains. crédit : CCBA

Par Catherine Stern

La communauté de communes du bassin Auterivain, au sud de l’agglomération toulousaine, innove en étendant ses consignes de tri, en mettant en place une taxe incitative, du compostage collectif et un partenariat avec des agriculteurs pour utiliser localement le broyage des déchets verts.

« Devoir incinérer les 30% de biodéchets de nos poubelles n’est pas logique », estime Marie-Pierre Bonabesse, responsable du service gestion et prévention des déchets de la communauté de communes du bassin Auterivain (CCBA). D’autant que cette collectivité située au sud de l’agglomération toulousaine regroupe 19 communes plutôt rurales ou semi-rurales, où une grande partie des 32 000 habitant·es vivent en maison. L’incitation au compostage individuel, notamment via la sensibilisation et la vente de composteurs à demi-tarif, a été une mesure importante du programme local de prévention des déchets. Il a contribué à réduire les ordures ménagères résiduelles de 283 kg par personne et par an en 2010 à 316 en 2019. Une enquête a permis d’évaluer le taux d’adeptes du compostage à 50 % des foyers.

La prochaine étape pour la collectivité, qui produit encore 7037 tonnes par an d’ordures ménagères résiduelles, est de proposer du compostage collectif dans les zones plus urbaines. 31 sites seront installés d’ici 2023. « Nous avons contacté les syndics et les copropriétés pour installer des composteurs en pied d’immeuble et fait le...

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[DECHETS] En Bretagne, à la recherche des alternatives au recyclage

Créé le : 17/10/2020
centre de tri

Entre la collecte, le broyage, le nettoyage et les traitements de dépollution, le recyclage du plastique est à la fois complexe et onéreux. Crédit : D.R.

Par Virginie Jourdan

Aller plus loin que le recyclage des déchets ? Dans le Finistère, une cinquantaine d'entreprises, associations et collectivités y réfléchissent sérieusement. De la sobriété à l'éco-conception, elles expérimentent de nouvelles manières de faire.

Des seaux de yaourts dans la remise d'une cantine, des palettes de bois stockées dans un hangar, du mobilier plastique stocké dans une arrière-salle, la liste s'allonge chaque semaine. Parfois négligés, les déchets des uns sont des ressources pour les entreprises voisines. Depuis un an, une cinquantaine d'entre elles a rejoint la plateforme numérique G4dec. Spécialisée dans le déploiement de l'économie circulaire, la structure est née en 2019 et réunit 68 communes à proximité de la métropole brestoise. « La collecte des déchets, en vue du recyclage, a aussi un coût pour les entreprises. La plateforme permet d'en faire une ressource pour les voisines mais aussi de proposer des solutions de transformation. Et ça fonctionne », constate Virginie L'haridon, coordinatrice du G4dec. À ce jour, 38 gisements de palettes, gobelets non recyclables ou autre mobilier plastique, réutilisables, recyclables ou transformables ont été identifiés et la volonté de réduire le recours à des matières premières neuves est clairement affichée. « Auparavant, le déchet ultime était notre cible. Dorénavant, c'est aussi le recyclage. Car il faut diminuer la consommation des...

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