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[TRANSITION] Rennes signe le Pacte finance climat

Créé le : 05/04/2019

Lors du conseil de Rennes Métropole, les élus locaux ont voté en faveur du Pacte financier pour la climat, projet porté par l'économiste Pierre Larrouturou et le climatologue Jean Jouzel, qui était lui-même présent lors de l'assemblée. Ce véritable "plan Marshall" pour le climat devra être a minima de 1000 milliards d'euros, montant estimé par la Cour des comptes européennes comme étant celui nécessaire pour réussir la transition énergétique dans l'Union.

1000 milliards, voilà ce qu'exige la transition énergétique, selon la Cours européenne des comptes. Cette somme a été formalisée dans un "Pacte finance climat", qui a été signé à Rennes Métropole, jeudi 4 avril, lors du conseil. Le climatologue Jean Jouzel a pris la parole devant les maires et les conseillers municipaux de Rennes Métropole, afin de les convaincre du bien fondé de ce pacte, déjà signé par Bordeaux Métropole, Métropole Nice Cote d'Azur ou encore la communauté de communes de la Roche aux Fées.

"Une récompense du travail engagé"

"Le Collectif35 pour un Pacte finance-Climat européen est très très heureux de cette signature qui récompense le travail engagé. Cette signature de la grande métropole vient s'ajouter à celles des députés, des sénateurs, de l'eurodéputée et des grandes associations qui au delà de leurs spécificités soutiennent ce projet à promouvoir plus encore à l'occasion des élections européennes", précise Jacques Pinchard, référent Bretagne du Pacte finance climat, dans un communiqué.

[Trophée ESS Mag2Auvergne ] L'ESS est "l'économie de demain"

Créé le : 03/04/2019

Le 11 avril prochain, auront lieu les 3e trophées de l’Economie sociale et solidaire Mag2Auvergne, à 18h, au siège de Clermont Auvergne Métropole. L’événement est organisé par la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (Cress) et le Mag2 Auvergne. Marion Canalès, adjointe à la mairie de Clermont-Ferrand en charge de l’ESS revient sur les perspectives de croissance de l’ESS dans la région.

Quelle place prend l’ESS aujourd’hui dans l’économie de Clermont Ferrand et sa région ?

Le poids de l’ESS dans la région, c’est 10% des entreprises et 11% des salariés. Localement et sur la métropole, c’est 1780 établissements, coopératives, mutuelles, associations… C’est un secteur avec une croissance à deux chiffres, qui ne décrochent pas dans le paysage économique. Après, ce qui est insatisfaisant, c’est que nous avons peu de chiffres fiables. Avec la Cress et la Métropole, nous lançons donc un observatoire qui permettra d’avoir des données plus précises et affinées.
Je pense que l’ESS est une économie à énergie positive, avec une plus-value sociale et environnementale. C’est l’économie de demain. Il ne faut pas la prendre comme une deuxième économie, parallèle à l’économie libérale.

Quand l’ESS a-t-elle vraiment décollé dans la région ?

Depuis 2014 et la loi ESS du 31 juillet. Elle a permis de montrer que l’ESS n’était pas faite d’actions marginales, menées par des farfelues. Le principe des monnaies locales a par exemple montré qu’il pouvait être très sérieux et pouvait même rémunérer des salariés. Les créations de Sociétés coopérative d’intérêt collectif (Scic) sont aussi un autre exemple : une librairie a été reprise sous cette forme à Clermont ; la Scop Ti a été créée dans le sud (après la reprise de l’ancienne usine Fralib par les salariés, NLDR). C’est un modèle qui s’est confirmé et qui s’exporte.

L’ESS est sur-représentée dans certains secteur (sport, spectacle, action sociale...) et absente dans d’autres (industrie, commerce, hébergement et restauration...), comment régler ce problème ?

Ca va venir ! Il y a deux restaurants solidaires qui vont ouvrir à Clermont, il y a de plus en plus de Scop dans la production de légumes, une Scop qui va fabriquer des couteaux... On a aussi une boulangerie qui se revendique de l’ESS, un média local...
 

Plus d'infos sur cress-aura.org

[FESTIVAL PHOTO] La Gacilly se tourne vers l'est

Créé le : 01/04/2019

La 16e édition du festival de photographie La Gacilly va avoir lieu du 1er juin au 30 septembre, dans le Morbihan, dans la commune du même nom. Avec le thème "A l'est, du nouveau", le festival s'intéresse cette année aux artistes de l'ex-URSS et ses satellites, d'hier et d'aujourd'hui. Avec toujours ce fil conducteur de l'engagement et des choix militants.

Pour cette 16e édition du festival photo La Gacilly, dans la commune du même nom dans le Morbihan, les photographes de l'est, de l'ex-URSS et ses satellites, sont mis à l'honneur. On pourra admirer les images du chimiste Sergey Prokudin-Gorsky, qui a illustré la Russie tsaristes de 1915 avec des clichés en couleur. Un précurseur en la matière. On pourra aussi voir les images de l'initiateur du constructivisme, Alexander Rodchenko, ou encore celles de Josef Koudelka, qui immortalisa l'entrée des chars russes dans la ville de Prague en 1968.

Le tourisme climatique immortalisé

Les photographes actuels sont bien sûr loin d'être oubliés : Yuri Kozyrev et Kadir van Lohuizen, lauréats du dernier Prix Carmignac du Photojournalisme, ont sillonné durant six mois les nouvelles frontières de l’Arctique, soumis au réchauffement climatique. Marco Zorzanello, vainqueur en 2018 du Prix Fondation Yves Rocher, remis à Visa pour l'Image, a photographié avec ironie les "touristes climatiques". Valerio Vincenzo, a mené depuis plus de dix ans un travail sur les frontières européennes.

Toutes ces oeuvres sont exposées du 1er au 30 septembre 2019 dans des espaces publics de La Gacilly, en extérieur, à l'exception de celle d'Alexander Rodchenko, qui se trouvera dans la Maison de la photographie. Le festival est donc entièrement gratuit.


Du 1er juin au 30 septembre 2019, La Gacilly. Gratuit.

Plus d'infos : /www.festivalphoto-lagacilly.com

[REPORTAGE] Lutte biologique : les insectes alliés des agriculteurs

Créé le : 01/04/2019

La chercheuse Emma Jeavons dans un champs de La Gacilly (Morbihan).

Par Nicolas Troadec

Peu à peu, les pesticides de synthèse, dangereux pour l’homme et l’environnement, sont interdits par le législateur. Dans le laboratoire Ecobio de l’Université Rennes 1, des chercheurs travaillent à des alternatives naturelles. L’idée n’est plus de dompter la nature, mais de trouver la bonne formule pour s’en faire un allié précieux, afin de lutter contre les ravageurs de culture.

Dans un champ cultivé en bio à La Gacilly, dans le Morbihan, une lutte sans merci se joue entre les insectes. Des parasitoïdes2 (certaines guêpes, abeilles et fourmis) viennent pondre leurs œufs dans le corps des pucerons, alors transformés en cocons. Ce sont ces petites billes que la doctorante en écologie Emma Jeavons traque, le nez dans ce champ mélangeant de la féverole, du pois et du triticale, un hybride entre le seigle et le blé. Le décompte terminé, elle tire une première conclusion : « Les pucerons sont arrivés plus tardivement dans le champ qui mélange les cultures, par rapport à celui cultivé uniquement avec des céréales. » Les insectes, véritables ravageurs de cultures vecteurs de maladies, ont pour habitude de se fixer sur les céréales. Or, lorsque celles-ci sont associées à une autre plante, en l’occurrence ici des légumineuses comme la féverole et le pois, « ils mettent plus de temps à détecter le champ et à s’y installer ». Pour autant, les observations d’Ecobio n’ont pas encore permis de démontrer qu’il y a moins de parasitisme dans les champs mixtes que dans les monocultures. « ...

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[BIODIVERSITE] Insectes : faire le jour sur l’éclairage nocturne

Créé le : 30/03/2019

Le lac de la Ramée, au cœur de la commune de Tournefeuille, est un réservoir de biodiversité. © Kold/Wikimédia Commons

Par Guillaume Bernard

La commune de Tournefeuille, en banlieue Toulousaine, a décidé en 2015 de couper son éclairage aux heures avancées de la nuit. Cette mesure, qui a pour but premier l’économie d’énergie, dispose d’un autre avantage : la protection des insectes, maillons essentiels de notre biodiversité.

« Désolé, ça fait des mois que je me bats pour avoir de vraies tasses... », s’excuse Isabelle Meiffren en nous tendant, presque honteuse, un café dans un verre en plastique. Adjointe au maire de Tournefeuille, déléguée au développement durable et à la transition écologique, l’élue regrette que certaines initiatives écologiques aillent trop lentement au sein de la municipalité.

Mais, si elle n’a pas encore gagné la bataille concernant les gobelets de sa mairie, cette encartée chez EELV (Europe Écologie Les Verts) peut en revanche s’enorgueillir d’avoir institué un projet écologique d’importance à Tournefeuille : l’arrêt de l’éclairage nocturne entre 1 h et 5 h 30 du matin. « En trois ans, la municipalité a réduit de 28 % sa consommation d’électricité et économisé environ 90 000 euros par an. On laisse le centre-ville allumé, mais on éteint de nombreux quartiers résidentiels dont Tournefeuille est essentiellement composée », commente l’adjointe.

Cette mesure a déjà séduit près de 13 000...

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[REPORTAGE] A Clermont-Ferrand, éducation populaire et automobile

Créé le : 30/03/2019

Par Sonia Reyne

Basée à Clermont-Ferrand, l’Apima est l’une des plus anciennes associations d’initiation à la mécanique. Ses adhérents réparent leurs véhicules, encadrés et conseillés par des mécaniciens. Le garage associatif propose aussi des cours de mécanique et surtout, prône un autre rapport à la voiture.

Il faut prendre rendez-vous pour réparer son véhicule, mais pas besoin de prévenir pour passer boire l’apéro ! À la sortie de Clermont-Ferrand, l’Apima est nichée dans un long hangar aménagé pour réparer les véhicules. Avec 450 adhérents, l’Association populaire d’initiation à la mécanique automobile a fêté ses 35 ans l’an dernier. Le garage associatif dispose de six postes de travail. Il est bien pourvu en équipement, avec des ponts élévateurs, des palans, du matériel de diagnostic, des cuves de récupération des huiles usées… Mais aussi des containers collectifs de recyclage d’autos et de vélos pour aller chercher des pièces de rechange. Et même un coin aménagé pour les enfants.

Loic Gendrand s’installe au comptoir entre la cuisine et l’atelier. A 31 ans, cet éducateur spécialisé a successivement habité à Lyon, à la Réunion et vient de s’installer à Besançon. Pour l’heure, en tournant son café, il étudie avec application la fiche technique des 405. « Je change la courroie et je refais le système d’injection sur mon diesel de 1993 », explique-t-il. Sa sœur...

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