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[MARSEILLE] Action citoyenne contre l'huile de palme dans le diesel

Créé le : 18/01/2019

Une quinzaine de militants d'ANV-Cop21, des Amis de la Terre et Canopées forêts vivantes ont mené une action à la station-service Total située boulevard du Parc, à Marseille, le 12 janvier dernier,. Le but : informer les automobilistes sur la présence d'huiles de palme dans les carburants.

Les militants présents à Marseille ce jour-là ont diffusé une banderole et invité les automobilistes à signer une pétition qui réunit déjà 400 000 signataires en Europe. Cette pétition vise à interpeller la Commission européenne, qui doit prendre une décision dans les prochaines semaines sur l'avenir du biocarburant. En juin dernier, l’Union européenne a décidé de porter à 2030 l’interdiction de l’importation des agrocarburants de première génération, à base d’huile de palme, de colza et de soja.


Lire aussi : Quelles alterantives aux carburants fossiles ?


Les eurodéputés demandaient la fin des importations à 2021. « Mais il reste une condition : la Commission Européenne doit entériner cette volonté par un acte délégué, attendu pour le 1er février », précise les Amis de la Terre. Selon l'association, « les pays producteurs (Indonésie et Malaisie) et le groupe Total sont...

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[BRETAGNE] CHIFFRES CLÉS DE L'ENVIRONNEMENT : un exercice de "transparence"

Créé le : 17/01/2019

Thierry Burlot, vice-président à la Région Bretagne en charge de l'environnement.

A la fin de l'année dernière, l'Observatoire de l'environnement en Bretagne (OEB) a publié l'édition 2018 de ses chiffres clés, dans un document édité à 8000 exemplaires, qui sera distribué gratuitement dans les mairies, bibliothèques, collèges, lycées et établissements de l'enseignement supérieur. Thierry Burlot, vice-président du conseil régional à l'environnement, l'eau, la biodiversité et le climat, revient sur l'intérêt du document.

Pour Thierry Burlot, vice-président du conseil régional à l'environnement, l'Observatoire de l'envionnement en Bretagne est d'abord là pour offrir de la "transparence", afin "d'éviter la suspicion" vis-à-vis des institutions sur le sujet du réchauffement climatique et des impacts en Bretagne : "Il n'y a rien à cacher, car c'est trop grave", souligne-t-il. Et cet exercice se poursuit, chaque année, avec la publication des chiffres clés de l'environnement, compilés avec les dernières connaissances scientifiques sur le sujet, dans la région.

Ce document serait aussi "essentiel pour bien progresser, à l'heure de la Breizh cop" et mettre en place des politiques publiques. Thierry Burlot rappelle que "en Bretagne aussi ça se réchauffe, on a gagné 1,5°C en 30 ans. Cela ne sera pas sans conséquence sur l'aménagement et le développement économique de notre territoire". De cette édition 2018 des chiffres clés de l'environnement,Thierry Burlot estime qu'il faut retenir comme grand enseignement la question du réchauffement climatique, traitée sous l'angle des émissions carbonée, dans le but de "réduire notre empreinte".

Par ailleurs, les 30 et 31 janvier, le Carrefour de l'eau aura lieu au Parc des Expo de Rennes : près de 500 exposants seront présents pour évoquer la question de la gestion locale de l'eau, avec plus de 70 conférences, des témoignages, des débats...


Télécharger le document en cliquant ici.

Plus d'infos : www.bretagne-environnement.org

Un rapport fait état d'un net recul de la biodiversité en France

Créé le : 17/01/2019

Plus d'un quart des espèces présentes sur le territoire métropolitain et en outre-mer sont menacées de disparition, selon un récent rapport réalisé par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité. La France possède, avec ses territoires ultramarins,  près de 10% de la biodiversité de la planète.
 
Il ne fait pas bon être un animal ou un végétal en France. C'est ce qu'indique l'édition 2018 des « chiffres-clés des la biodiversité » publiée par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité. La mise à jour de cette étude actualisée tous les ans montrent que la situation s'aggrave. 
 
Au total près d'un quart (26%) des espèces dites « à risques » pourraient, purement et simplement disparaître. Les chauves-souris sont un exemple marquant : elles ont perdues 38% de leur population en dix ans. La situation est encore plus critique en outre-mer ou près de 40% des espèces sont en danger d'extinction.   
 

La responsabilité de l'Homme

Le rapport montre que le déclin des espèces animales et de la biodiversité tient « principalement aux pressions exercées par les activités humaines ». Notamment par l'artificialisation des sols. Les constructions humaines ont grignotées 65 000 hectares par an, entre 2006 et 2015. 
Cette action de l'Homme se couple avec la progression des espèces envahissantes qui menacent la faune et la flore autochtone. 60% animaux ou plantes invasives ont été repérées en outre-mer, tel que l'iguane vert en Martinique. 
 

Des lueurs d'espoir

Tout n'est pourtant pas si noir et le rapport montre une hausse de la participation des citoyens dans les sciences participatives. Plus de 50 000 d'entre eux ont participé, en 2017, à un programme de collecte de données, soit un chiffre multiplié par 2,5 en six ans. L'association France Nature Environnement souhaite que la publication de ce rapport permette « d’accélérer la mise en œuvre des solutions connues et prévues pour préserver le monde vivant ».  
 
 

Quatre alternatives à l'essence et au diesel

Créé le : 10/01/2019

Un champ de colza, la plante qui sert à fabriquer un agrocarburant, mélangé notamment au diesel. © Pixabay

par Nicolas Troadec
GPL, GNV, hydrogène, biodiesel… Sous ces noms exotiques se cachent des carburants plus ou moins propres, tous émetteurs de CO2 à un moment de leur vie. Certaines filières émergent, comme le bioGNV, tandis que celle des agrocarburants évolue. 

Les agrocarburants sont déjà là

Le biodiesel et le bioéthanol, des agrocarburants issus de végétaux, sont déjà « utilisés massivement dans le transport », explique Antonio Pires da Cruz, responsable Carburants et émissions à l’institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen). Lorsqu’on achète du gazole à la pompe, 7 à 10 % de biodiesel dérivé d’huiles végétales y est incorporé, en application d’une demande de l’Union européenne. L’essence aussi en bénéficie : le SP95 contient 5 % de bioéthanol. Quant à l’essence E10, le taux de bioéthanol est de 10 %. Enfin, il existe le E85, « une essence très éthanolée, qui contient entre 65 et 85 % de bioéthanol, mais qui n’est pas utilisable dans toutes les voitures », précise Antonio Pires da Cruz. Pour le consommer, il faut installer sur son véhicule un boitier homologué qui coûte environ 700 euros. « Compte tenu du prix faible de ce carburant, ça peut être intéressant de transformer sa voiture avec ce fameux kit », estime le...

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Quelles alternatives aux carburants fossiles ?

Créé le : 10/01/2019

La station Kargreen, à Locminé, distribue du bioGNV, un carburant à empreinte carbone nulle. © Liger


par Nicolas Troadec

Agrocarburant, bioGNV, hydrogène... Des alternatives à l’essence et au gazole existent déjà. Mais la faiblesse des réseaux de production et de distribution les cantonne encore à des flottes captives, pour les entreprises et les collectivités. Pour plusieurs spécialistes de l’énergie, c’est d’abord notre conception de la mobilité qu’il faut revoir.

Avec quel carburant allons-nous alimenter nos voitures demain ? En France, le secteur des transports représente environ 30 % des émissions de CO2, avec une écrasante majorité imputable au transport routier (93 %, selon des chiffres du ministère de l’Environnement datés de 2015). Les alternatives aux combustibles fossiles existent, encore faut-il que leur production et leur consommation soient pertinentes, tant au regard de la protection de l’environnement que de la santé, ou de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Jérémie Almosni est chef de service Transport et mobilité à l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Pour lui, « il n’y a pas de meilleure solution » parmi les alternatives aux carburants fossiles : « Il faut une approche d’ensemble » et prendre en considération toute la chaîne logistique, de la production à la consommation.

Les agrocarburants, une « fausse bonne idée » ?

Depuis les années 2000, l’objectif en France est d’incorporer une part de biocarburants dans les...

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Mutuelles communales : un engouement et des questions

Créé le : 09/01/2019

Alain Thomassin, président fondateur d’Armoric Santé Prévoyance. © Benoît Vandestick

par Benoît Vandestick

Le modèle des mutuelles communales est apparu en 2013 à Caumont-sur-Durance et a convaincu plus de 3000 villes en France. Ce dispositif vise les personnes sans emploi, les travailleurs indépendants… Mais surtout les retraités. Cependant, il n’est pas exempt de toutes critiques et a très vite suscité l’intérêt des courtiers.

 

Lundi 24 septembre, dans la salle des fêtes de la commune bretonne de Douarnenez, la mairie présentait la création de son offre de mutuelle communale. Régulièrement, on peut lire dans les rubriques locales de la presse régionale qu’une commune vient de créer sa mutuelle. C’était encore le cas en septembre à Port-Vendres, petit village côtier proche de Perpignan, ou à Issoire, ville auvergnate de 15 000 habitants.

Le phénomène est en pleine expansion, depuis la création de la première mutuelle communale en 2013, à Caumont-sur-Durance, une commune du Vaucluse de 4700 habitants. Le dispositif permet aux citoyens d’une ou plusieurs communes rassemblées de souscrire ensemble aux services d’une ou plusieurs mutuelles. Le grand nombre d’adhérents doit permettre d’obtenir des tarifs avantageux. L’idée n’est pas nouvelle : des mutuelles territoriales ont déjà été instaurées au XIXe siècle, sous Napoléon III, avant d’être remplacées peu à peu, au milieu du siècle dernier, par les mutuelles professionnelles adaptées aux salariés. Quoi qu’il en soit, l’expérience du village provençal est un succès. Près de 300 habitants adhérent et se retrouvent bientôt sous les projecteurs des médias. Très vite, d’autres villages en Provence — dont Briançon en 2015 — emboîtent le pas.

Une redevance pour le local mis à disposition ?

Dans cette dynamique, des courtiers créent l’association Actiom, fin 2014. Son but  : regrouper le plus d’adhérents possible, afin de leur négocier des tarifs de complémentaire santé avantageux. « À partir du moment où l’on est quelques dizaines de milliers, il est plus facile d’obtenir des tarifs préférentiels », affirme Renaud Berezowsky, président cofondateur d’Actiom. L’association regroupe à ce jour 25 000 adhérents, issus de 2700 communes sur tout le territoire français. D’autres associations plus petites proposent les mêmes services, comme Armoric Santé et Prévoyance, créée en 2017 et limitée à la Bretagne. « En prenant ma retraite, j’ai vu ma facture de complémentaire santé augmenter de façon conséquente, raconte Alain Thomassin, président fondateur de l’association. J’ai d’abord cherché à réunir d’autres habitants de ma commune, mais nous n’étions pas suffisamment nombreux pour monter une mutuelle. Nous avons alors créé Armoric Santé et Prévoyance pour chercher d’autres intéressés sur le territoire breton. » Cette dernière compte aujourd’hui un peu plus de 300 adhérents.

Face à cet engouement, des voix s’élèvent chez les professionnels du secteur, mais aussi parmi les élus. Dès 2014, l’AMF (Association des Maires de France), avertit sur les questions juridiques. Par exemple, le local mis à disposition de l’association de mutuelle communale par la mairie doit donner lieu au paiement d’une redevance. Des questions se posent également sur l’appellation de « mutuelle ». Le statut d’une mutuelle, selon le Code de la Mutualité, relève du principe de l’autogestion. Elle poursuit un but non lucratif, dans l’intérêt de ses membres, moyennant le versement d’une cotisation. Elle mène des actions de prévoyance, de solidarité et d’entraide. « Le terme de “mutuelle”, synonyme de démocratie et de solidarité, est parfois utilisé à tort pour évoquer des contrats souscrits par les communes auprès de vraies mutuelles, mais aussi d’assureurs ou de courtiers », prévient Fabienne Colas, présidente de la Mutualité française Bretagne. Jean-Marc Joussen, directeur chargé des affaires institutionnelles et des expertises territoriales à la Mutuelle Nationale Territoriale (mutuelle des agents territoriaux) ajoute : « Dès les débuts des mutuelles communales, des courtiers se sont dit qu’il y avait de l’argent à se faire. Dans le même temps, les mutuelles ne proposaient peut-être pas des offres satisfaisantes. »

Mutuelle communale à Bayonne

Les petites communes sont les premières intéressées par les mutuelles communales. Lors des dernières élections municipales, en 2014, certains candidats ont fait de ce service un des principaux engagements de leur programme. « 95 % des communes concernées sont dans la ruralité, des communes de moins de 5000 habitants, indique le président d’Actiom. Par contre, on travaille aussi très bien avec les grosses communes, comme Bayonne, Caen, Besançon, une bonne cinquantaine de grosses communes, Limoges, Orléans, Drancy... »

Bayonne, 45 000 habitants, a adopté la mutuelle communale fin 2014, avec les services d’Actiom. « Notre partenariat avec Bayonne a joué un rôle d’accélérateur, montrant qu’une mutuelle communale était possible ailleurs que dans la ruralité », précise M Berezowski. La mutuelle de la ville basque comptait près de 200 adhérents à sa création. Cet engagement de la ville de Bayonne entrait dans le cadre d’un programme de santé global, visant notamment à informer la population sur les aides à l’obtention d’une mutuelle. Plus récemment, en septembre dernier, Montreuil s’est vu devenir la première ville de plus de 100 000 habitants à proposer un service de mutuelle communale.

En ce vendredi de novembre, Armoric Santé et Prévoyance tient une permanence à la Maison pour tous de Pont-l’Abbé, une commune de 8000 habitants, dans le Finistère. Tout au long de la journée, des intéressés s’y rendent pour comparer les offres de complémentaire santé, en vue d’adhérer à la mutuelle communale. Devant le bâtiment en préfabriqué où se déroule la permanence, bien emmitouflés dans leurs vêtements de pluie, Bernard et Jacqueline attendent leur tour : « Nous avions assisté à la réunion publique et nous venons aujourd’hui pour voir ce que l’on peut nous proposer. Actuellement, nous payons 166 € de mutuelle par mois. C’est 10 % de notre retraite. »

Les séniors sont les premiers intéressés par les mutuelles communales. Ils représentent 70 % des adhérents d’Armoric santé prévoyance. Même proportion chez Actiom. « C’est sûr que pour un salarié en CDI, ça n’a aucun intérêt, puisqu’il a la participation de l’employeur, admet Alain Thomassin. Par contre, des salariés qui approchent de la retraite viennent nous voir, mais aussi des personnes au chômage, des travailleurs non-salariés, comme les artisans et les commerçants, ainsi que les salariés en contrat d’intérim et CDD. »

« Les tarifs augmenteront »

Deux poignées de main plus tard, Jacqueline et Bernard ressortent ravis de leur entretien : « Pour le même tarif, nous avons trouvé un contrat avec de meilleures garanties en optique et dentaire. » Juste avant eux, Jean Puydebat, 75 ans, a trouvé un contrat équivalent pour un tarif environ 15 % inférieur à sa complémentaire santé actuelle. « Je serai surtout gagnant pour tout ce qui concerne les frais courants », précise-t-il. « Au plus bas, on peut avoir 15 % de remise par rapport à un contrat individuel, jusqu’à 30 % voir 50 %, suivant les contrats, pour les personnes qui payent très cher, assure Alain. Mais en moyenne, on est plutôt à 20 %. »

 

Des offres si avantageuses sont-elles tenables dans le temps ? « Non », répondent des professionnels du secteur. « Ce dispositif attire très peu de personnes, mais avec de gros besoins de santé, prévient Jean-Luc Pinède, président du conseil territorial Ardèche-Drôme et administrateur pour Eovi MCD Mutuelle. Les prix bas annoncés au départ ne pourront donc pas tenir. Au fil des ans, les tarifs augmenteront. Et quand les adhérents voudront revenir à leur mutuelle initiale, ils ne retrouveront pas leur ancien contrat et paieront plus cher. » Jean-Marc Joussen partage l’analyse. « Le système de mutuelle s’appuie sur la solidarité au niveau national et avec l’ensemble de la population, avec des revenus différents et des besoins de soins différents, insiste-t-il. Ce n’est pas viable au niveau territorial. » Pour ces deux professionnels, la première solution au manque de couverture est ailleurs : « La première chose à faire est d’informer sur les droits aux aides, comme la CMU et l’ACS. » Lors de sa création en 2013, la mutuelle communale de Caumont-sur-Durance proposait une offre unique à 47 €. Trois ans plus tard, l’offre était toujours en place… au tarif de 60 €.

 

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