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[ MATHIAS LAHIANI ] "Nous voulions communiquer à toutes ces personnes la force, l’énergie et le courage dont nous avions été témoins"

Créé le : 17/04/2020
Mathias Lahiani. Photo : On passe à l'acte

Depuis plus de dix ans, l'association On passe à l'acte cherche à rendre visible des porteurs de projets à impact sociétal positif et à diffuser leurs initiatives constructives et respectueuses du vivant. Le film Artistes de la vie a été produit en 2019 par l'association et retrace ses quatorze dernières années de travail passées à rencontrer celles et ceux qui ont trouvé leur place dans le monde et qui, en inventant leur métier, contribuent à construire un futur plus désirable. Entretien Mathias Lahiani, fondateur de l'association, à l'occasion de la e-projection du film ce dimanche 19 avril.

Propos recueillis par Léonore Virion.

" Lorsque j’ai débuté ma vie de jeune actif, je trouvais que mes débuts professionnels étaient en quelque sorte « figés ». J’étais en quête de sens. J’avais soif d’autre chose. Je sentais que j’avais besoin de trouver et d’assembler les notions d’égalité, de fraternité et d’humanité.

Avec mon équipe, nous avons créé l’association On passe à l’acte, média indépendant de journalisme positif et constructif au service des porteurs de belles initiatives en tous genres. Pendant 14 ans, nous sommes partis à la rencontre des gens et de leurs initiatives positives qui agissent pour un monde plus vertueux, plus respectueux de notre planète et du vivant.

Nous avons rencontré tellement de gens, tellement d’espoir, que nous avons choisi de nous professionnaliser. Nous avons donc développé un projet sous le statut de coopérative d'intérêt collectif (Scic) et créé un studio d'enregistrement dédié. Notre objectif était pluriel : partager toutes ces initiatives positives, donner un maximum envie aux citoyens de s’investir dans ces innovations, accompagner celles et ceux qui souhaitent se lancer et soutenir l’innovation sociale à l’aide d’une plateforme et d’outils numériques. Sur cette plateforme, les internautes ont accès à 300 outils et 800 idées sont répertoriées. Chaque visiteur peut apporter son idée qui sera ensuite agrégée aux autres.

" Nous voulions communiquer à toutes ces personnes la force, l’énergie et le courage dont nous avions été témoins." Mathias Lahiani.

Nous avons souhaité réfléchir à la valorisation et à l’évaluation de l’impact sociétal positif que peuvent avoir toutes ces initiatives. Nous avons ainsi mis en place des grilles d’aide et d’évaluation, mais également des mesures d’externalité positive.

Le film « Artistes de la vie », produit par l'association et réalisé par Pierre Westelynck est une synthèse de ces 14 dernières années. Il nous indique à quel point il est essentiel pour un individu de trouver ses propres valeurs et de les mettre en avant. D’agir. Nous voulions communiquer à toutes ces personnes la force, l’énergie et le courage dont nous avions été témoins. Dans ce film, nous partons à la rencontre de gens formidables, comme Cédric dans l’Hérault qui, en 5 ans avec son association « Partons du bon pied », a évité que 25 tonnes de déchets ne soient déversés dans l’océan en nettoyant les berges du fleuve.

La sortie du film est accompagnée d’une grande campagne citoyenne. Ce sont les gens qui font venir le film chez eux en le proposant aux cinémas locaux. La projection est suivie d’un ciné-action. Les gens parlent et débattent des sujets qui leur tiennent à cœur, de leurs émotions pour trouver des réponses collectives.  Le film est projeté dans un nombre croissant de salles en France, mais nous avons besoin des gens pour continuer à le diffuser un maximum."

Rendez-vous dimanche 19 avril à 20h30 pour la e-projection du film.

> Lien vers l'événement.

Plus d'infos :

www.onpassealacte.fr

Artistes de la vie (page Facebook avec les dates des projections)

www. partonsdubonpied.fr

[ ÉCONOMIE ] Iés, la coopérative de financement solidaire soutient les entreprises

Créé le : 14/04/2020
 mohamed Hassan / Pixabay

En réponse à la crise liée au Covid-19, IéS, la coopérative régionale de financement solidaire, a décidé le 17 mars 2020 de suspendre l’ensemble des remboursements des encours financiers pour 3 mois (mars-avril-mai et intérêts compris) sur demande des entreprises, avec report en fin d’échéancier.

Cette mesure est une action de court-terme qui pourra être adaptée en fonction de l’évolution de la crise et de la situation de chaque entreprise.

Par ailleurs, IéS maintient l’ensemble de ces activités et missions d’accompagnement par :

  • un lien rapproché avec les entreprises en portefeuille et un recensement de leurs besoins et des premières conséquences de la crise.

  • un recueil des mesures mises en place par le gouvernement, les acteurs publics et les différents partenaires pour orienter au mieux les entreprises

  • une étude accélérée de demandes de financements exceptionnelles le cas échéant.

  • une poursuite de l’étude des demandes en cours de financement et le maintien des calendriers des comités d’engagement.

  • le partage régulier d’information sur les réseaux sociaux et la promotion des entreprises financées.

" Nous pensons que les conséquences économiques de cette crise déjà visibles seront réellement connues dans quelques semaines et quelques mois et avons donc décidé à ce stade de mesures à court terme qui seront certainement amenées à évoluer dans le temps. 

Comprendre le besoin des entreprises que nous suivons et l'impact de la crise sur l'économie en général et plus particulièrement l'ESS sera essentiel pour adapter le cas échéant nos offres et nos missions tout en ne déstabilisant pas nos capacités d'interventions et nos propres modèles économiques...". 

L'entreprise s'engage également à rester disponible pour les professionnels et joignable sur les réseaux sociaux.

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[ QUALITE DE L'AIR ] Quelle évolution en région Sud après trois semaines de confinement?

Créé le : 13/04/2020
 Pablo Valerio / Pixabay

Afin de limiter la propagation du virus COVID19, le gouvernement a mis en place des mesures de confinement sur le territoire français depuis mardi 17 mars 2020 à 12h00. Depuis trois semaines maintenant, AtmoSud a publié plusieurs bilans pour mieux appréhender l’impact du contexte actuel sur l’évolution de la qualité de l’air en région Sud.

Rappel des premiers résultats observés

Les restrictions de sorties ont généré une baisse importante de la circulation et ont engendré par là-même une diminution des concentrations d’oxydes d’azote et des traceurs du trafic routier. Cette baisse de la pollution automobile était significative près des grands axes (-50%) mais moins fortes sur les zones urbaines (-30%). Si les concentrations des particules émises par les véhicules avaient baissé, celles issues de la combustion du bois avaient quant à elles augmenté.

Qu’en est-il pour cette troisième semaine de confinement ? Les tendances observées sont-elles similaires aux précédentes ou peut-on percevoir un changement ? AtmoSud fait le point sur la situation jusqu’au 07 avril 2020.

La situation en un clin d’œil, du 17 mars au 07 avril

L’on constate un impact  du confinement sur les polluants d’origine automobile, avec une baisse significative du trafic routier et des concentrations en NOx (-50% sur les zones de trafic et -30% sur les zones urbaines).

Les niveaux de particules sont en hausse, en lien notamment avec la combustion du bois. Les niveaux de particules PM2.5 et des PM.1 ont doublé.

Ces tendances sont similaires aux semaines passées.

Contexte météorologique en région Sud

Au début du mois de mars, les conditions météorologiques rencontrées sur la région étaient favorables à la présence de faibles concentrations en polluants, avec notamment un régime de vents soutenu mais également des précipitations entre le 1er et le 5 mars. Ces régimes de vents ont notamment participé à la présence de concentrations en poussières relativement faibles sur la première quinzaine du mois de mars.

A partir du 17 mars, en début de confinement, ces vents ont globalement faibli à l’échelle de la région (à l’exception de Nice), favorisant ainsi la hausse générale des concentrations notamment en particules fines. Ces conditions météorologiques ont été observées pendant près d’une semaine (jusqu’au 23 mars). A cette date, l’apparition de précipitations et une chute brutale des températures a eu lieu à l’échelle de la région pendant 3 jours.

A partir du 26 mars et jusqu’à début avril, un retour des conditions propices à de plus fortes concentrations est observé (temps sec et vent globalement faible).

L’impact du confinement toujours visible sur les polluants d’origine automobile

Le confinement et les restrictions de sorties ont engendré une baisse remarquable du trafic automobile et les observations des semaines précédentes se confirment en ce début de mois d’avril, avec notamment une baisse significative des concentrations en oxydes d’azote (NOx) sur l’ensemble de la région aussi bien sur les sites dits « trafic » (-50%) que de fond urbain (-30%).

La décroissance des concentrations en oxydes d’azote, globalement observée à partir du début du confinement, n’a pas été observée sur les mois de mars/avril des trois années précédentes. La diminution du trafic routier a en ce sens une influence aussi bien sur les stations dites « trafic » que celles caractéristiques du « fond urbain ».

Les graphiques ci-dessous permettent de comparer les niveaux moyens obtenus sur les mois de mars/avril 2017 à 2019 et ceux de mars/avril 2020 :

► Stations « trafic »

Stations prises en compte : Marseille/Rabatau, Marseille/Jean Moulin, Aix-en-Provence/Roy René, Toulon/Foch, Gap/Jean Jaurès, Avignon/Semard et Nice/Promenade des Anglais

► Stations « fond urbain »

Stations prises en compte : Marseille/Longchamp, Marseille/Saint Louis, Aix-en-Provence/Arts, Toulon/Claret, La Seyne-sur-Mer, Gap/Commanderie, Avignon/Mairie et Nice/Arson

La baisse de la pollution automobile confirmée par le Black Carbon

Le carbone suie « Fossil Fuel », en tant que traceur du trafic routier, suit la même tendance que les concentrations d’oxydes d’azote.

La station Kaddouz-L2 à Marseille est un bon exemple pour illustrer la corrélation entre la baisse des niveaux de NOx et ceux du « BC Fossil Fuel » :

Si l'on observe une forte diminution des oxydes d'azote marqueur du trafic routier, les particules fines augmentent quant à elles.

Des concentrations de particules toujours plus élevées qu’au début du mois de mars 2020

La tendance des niveaux de particules observée les semaines passées se confirme également : les particules PM2.5 ont doublé mais restent tout de même inférieures aux valeurs réglementaires. Nous ne rencontrons actuellement pas d’épisode de pollution.

Si au début du confinement, les particules étaient principalement liées au chauffage au bois et aux conditions météorologiques, l’on constate lors de cette troisième semaine de confinement que d’autres sources participent aux niveaux de particules dans l’air sur les stations de fond urbain (activité agricole notamment).

Ces particules émises par diverses sources s’accompagnement par ailleurs de particules secondaires formées par l’arrivée de conditions printanières associant une hausse des températures, de l’ensoleillement et peu de vent. La météo actuelle, conforme à la saison, participe en effet à la hausse de particules généralement observée aux mois de mars et d’avril.

Les concentrations de particules observées après trois semaines de confinement sont supérieures à la tendance des années passées sur les stations de fond urbain (entre 10 et 20 µg/m3).

Nous continuerons d’observer les niveaux de particules la semaine prochaine afin de confirmer, ou non, cette tendance.

Les particules en lien avec la combustion de bois en fond urbain sont toujours présentes

Nos données de comptage de particules permettent de confirmer que sur le site de Marseille/Longchamp, l’on a pu constater une augmentation due à la combustion de bois (chauffage et brûlage de déchets verts) depuis le début du confinement. Le graphe ci-dessous met en exergue deux périodes de chauffe au cours de la journée, l’une en tout début de matinée et l’autre en fin de soirée. Ces observations confirment que la combustion du bois explique en partie l’origine des émissions de particules, l’autre partie étant émise par les sources énoncées précédemment.

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[ PÉTITION ] Pour un revenu universel d'urgence en Europe

Créé le : 10/04/2020
Photo : Maria Domnina / Pixabay

Des associations et organisations appellent l'Union européenne, et l'Eurogroupe en particulier, à créer un instrument financier dirigé par l'UE pour soutenir tous les États membres de l'UE dans l'introduction rapide d'un revenu de base inconditionnel en tant que mesure d'urgence pour apporter une aide rapide et non bureaucratique à tous ceux dont la sécurité économique est menacée par la crise du coronavirus en Europe.

[ "PLUS JAMAIS CA !" ] 18 responsables d’organisations appellent à préparer « le jour d’après »

Créé le : 27/03/2020

« Plus jamais ça ! Préparons le "jour d’après" », 18 responsables d’organisations syndicales, associatives et environnementales parmi lesquels Philippe Martinez (CGT), Aurélie Trouvé (Attac), Jean-François Julliard (Greenpeace) et Cécile Duflot (Oxfam), signent une tribune commune publiée, vendredi 27 mars, sur franceinfo.

Ces organisations lancent un appel « à toutes les forces progressistes et humanistes [...] pour reconstruire ensemble un futur, écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral ».

Les signataires de cette tribune :

  • Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France
  • Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France
  • Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
  • Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne
  • Benoit Teste, secrétaire général de la FSU
  • Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France
  • Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France
  • Eric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires
  • Clémence Dubois, responsable France de 350.org
  • Pauline Boyer, porte-parole d’Action Non-Violente COP 21
  • Léa Vavasseur, porte-parole d’Alternatiba
  • Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire
  • Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au Logement
  • Lisa Badet, vice-présidente de la FIDL, Le syndicat lycéen
  • Jeanette Habel, co-présidente de la Fondation Copernic
  • Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature
  • Mélanie Luce, présidente de l’UNEF
  • Héloïse Moreau, présidente de l’UNL

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[ COVID19 & AGRICULTURE ] " Distribuer des produits frais en vente directe est encore possible "

Créé le : 26/03/2020

Faisant suite à une ordonnance du Conseil d'Etat du 22 mars, le Premier Ministre a annoncé lundi soir une restriction forte sur la possibilité de tenir des marchés de plein air pour des raisons sanitaires. La FNAB et la Confédération paysanne s'associent pour diffuser au maximum les alternatives fiables sur le plan sanitaire aux marchés de plein air et en font part dans un communiqué de presse commun.

Comment pouvons-nous maintenir, malgré une distanciation sociale demandée, le lien direct entre producteur et consommateur ? C'est la question que posent dans leur communiqué la FNAB et la Confédération paysanne. Ces modes de vente sont très présents en agriculture biologique et en agriculture paysanne, et sont au cœur d'un autre système agricole, celui dont on aura aussi besoin demain pour réinventer notre économie.
 
 Distribuer des produits frais en vente directe, est encore possible, selon les deux organisations.
 
« Cette crise nous ébranle et nous rappelle que la diversité est la clé, à la fois diversité dans les productions mais aussi dans les méthodes de commercialisation » explique Jean-Paul Gabillard, secrétaire national légumes à la FNAB.
 
Sur le web, des plateformes dédiées aux circuit court se sont créées ces dernières années pour faciliter les achats en direct à la ferme. « Nous allons mettre à disposition de tous les paysans et paysannes, sur nos sites web, la liste des outils que nous avons recensée sur lesquels ils peuvent organiser leurs ventes en ligne ainsi que le pré-paiement » explique Guillaume Riou, président de la FNAB.
 
De leurs côtés, les collectivités locales disposent de moyens logistiques comme les transports scolaires, ou des bâtiments publics vides qu'ils pourraient mettre à disposition de groupes de paysan-ne-s pour faciliter la livraison sur des points fixes ou carrément à domicile. Des mairies agissent déjà[1] « Nous appelons les acteurs publics de proximité à prendre le relai, qu'ils contribuent à maintenir ce lien social essentiel entre le monde agricole et leurs populations, ils ont des outils et un savoir-faire sur la logistique notamment qui doit pouvoir être mobilisé » conclut Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne.
 
La FNAB et la Confédération paysanne rappellent que des solutions existent pour les paysan-ne-s, consommateur-rice-s, ou acteur public de proximité :

  • Lien vers la liste de plateformes pour vendre et acheter en ligne (sans logistique de livraison) – outil non exhaustif et mis à jour régulièrement
  • Lien vers les initiatives locales et lien vers la newsletter Territoires Bio – mise à jour régulière

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