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Grenoble : une reconquête participative de la biodiversité

Créé le : 25/09/2018
Une construction pensée jusque dans les moindres détails... Les citoyens sont encouragés à griffer avec un outil les planches du nichoir afin d’offrir un point d’appui aux chauves-souris qui souhaitent entrer dans leur nouvel habitat. © M. Lyan

Par Marie Lyan

Améliorer la qualité de vie en ville, grâce à des projets portés et sélectionnés par des citoyens. C’est l’objectif du budget participatif, mis en place par le maire Europe Écologie — les Verts (EELV) de Grenoble, Eric Piolle. Voté l’an dernier, un projet visant à construire 250 nichoirs urbains pour les chauves-souris, hirondelles et mésanges bleues est en cours de réalisation, afin de rééquilibrer l’écosystème et lutter contre certaines espèces invasives, comme le moustique-tigre. Le tout en impliquant des citoyens lors d’ateliers de construction qui se veulent participatifs.

Il est presque 17 heures et la canicule estivale est encore palpable dans les allées du parc Paul-Mistral de Grenoble, où les passants se baladent tranquillement en débardeurs, tongs et maillots de bain. Situé en plein cœur de Grenoble, le parc s’est transformé en atelier de bricolage pour les Isérois. Les visseuses, pochoirs et autres outils sont de sortie à l’ombre des arbres. Assistés d’une poignée de quatre bénévoles, issus de la Ligue de protection pour les oiseaux (LPO) et de la Ville de Grenoble, des curieux s’affairent avec un objectif : apprendre à construire leur propre nichoir. « L’idée est de faire revenir trois sortes d’espèces à Grenoble pour lutter contre le moustique-tigre », explique Eric Nguyen Van Tinh, employé au service espaces publics et citoyenneté de la Ville. D’autres villes comme Toulouse ont déjà misé sur la réintroduction d’habitats pour les chauves-souris, car ces espèces sont capables de manger entre 2000 et 3000 moustiques par nuit, sur un rayon de deux kilomètres autour de leur lieu de vie.

La plus-value de la démarche grenobloise...

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Provence - Rendre sa liberté à la Durance

Créé le : 25/09/2018
 Le lit de la Moyenne Durance vu depuis le prieuré de Ganagobie (Alpes-de-Hautes-Provence). © P. Isnard-Dupuy.

Par Pierre Isnard-Dupuy

La Durance est l’un des fleuves les plus artificialisés de France. Elle est le moteur essentiel d’une chaîne hydroélectrique de dix-neuf centrales et, en quelques siècles, son lit a été grignoté de plusieurs centaines de mètres. L’association l’Étang Nouveau souhaite lui rendre sa liberté.

« Bientôt, la Durance ne sera plus qu’un oued. » À cause du changement climatique et des aménagements que la rivière a subis, voilà la crainte de René Benedetto, de l’association L’Étang Nouveau : que la Durance devienne l’un de ces fleuves arides d’Afrique du Nord, qui ne s’animent que lors de précipitations orageuses.

Redonner vie à cette rivière n’est pas le seul combat de l’association L’Étang Nouveau. Elle se bat depuis la fin des années 1980 pour réhabiliter l’étang de Berre (13) qui, depuis 1966, est lié à la Durance par un canal EDF. Ce qui a fait chuter sa salinité et mis en péril sa faune et sa flore endémique (voir encadré).

La Durance parcourt un peu plus de 300 km, de Montgenèvre (05) à Avignon, où elle se jette dans le Rhône. Son bassin versant, parsemé de canaux artificiels, s’étend sur la moitié de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur (Paca) et fournit 75 % des besoins en eau de la région.

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Permaculture : un retour à la nature ?

Créé le : 25/09/2018
Un espace de permaculture © Quentin Caffier

Par Cyprien Caddeo

Ne jouissant pas encore d’une reconnaissance universitaire et institutionnelle en France, les méthodes de permaculture se transmettent à l’occasion de cours certifiés de permaculture. Des stages aux faux airs de colonies de vacances, qui mettent l’accent sur l’écologie et plus largement sur le lien social et le collectif. Reportage à La Gaude, dans les hauteurs de Nice, aux côtés de l’association Permacultive.

C’est à la Seguinière, dans un domaine dévoré par la végétation sauvage, que se tenait, du 19 août au 2 septembre, un cours certifié de permaculture (CCP), sous la forme d’un stage de deux semaines. Le matin, avant le début des cours à 9 heures, le groupe se rassemble et forme un cercle. Tout le monde se tient par l’épaule. Une musique de méditation s’élève, mais l’esprit zen est rapidement contrecarré par des rires et des petites blagues. On se félicite brièvement de la démission de Nicolas Hulot, qui vient d’avoir lieu en direct à la radio. L’heure est à la convivialité, les chakras attendront. Certains prennent la parole, remercient le groupe pour « cette super belle énergie, ce sentiment d’unité ».

À la pause de midi, le groupe se rassemble pour déjeuner. Au menu : lentilles, quinoa, briques au fromage de chèvre, mousse au chocolat. ...

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Cantal - Un toit et un emploi pour les mal-logés d’Île-de-France

Créé le : 25/09/2018
Depuis 2014, « Un toit, un emploi » propose à des Franciliens précarisés et mal-logés de s’installer dans le Cantal, à Aurillac. © Ville d’Aurillac

Par Sonia Reynes

À Aurillac, dans le Cantal, le programme « Un toit, un emploi » permet à des habitants d’Île-de-France de rompre avec le mal-logement et d’habiter dans des appartements proposés par un bailleur social. Le gain pour le territoire ? De la main-d’œuvre, là où plusieurs professions sont en tension.

« Entre juin 2015 et décembre 2017, grâce à ce projet, nous avons accueilli à Aurillac vingt-et-une familles, soit quarante-huit personnes, adultes et enfants », détaille Pascal Polonais, chef de service d’Aurore à Aurillac. Né il y a environ quatre ans, le programme « Un toit, un emploi » part d’une double réalité. D’abord, le constat du mal-logement en Île-de-France : « 36 000 personnes sont hébergées tous les jours à l’hôtel par le SAMU social », rappelle Jean-François Roux, directeur administratif et financier de Polygone. Ensuite, à plusieurs centaines de kilomètres de là, à Aurillac dans le Massif central, « nous sommes quasiment au plein emploi, avec un taux de chômage inférieur à 6 % », explique Pascal Polonais. Cependant, la population active est en baisse et les métiers du bâtiment, des transports et de l’hôtellerie sont en tension et manquent de main-d’œuvre.

L’association d’insertion Aurore et le bailleur social Polygone se sont associés pour résoudre ce problème : ils proposent à des Franciliens de s’installer à Aurillac et les...

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[PORTRAIT] - Phillippe Madec, architecte engagé dans la frugalité.

Créé le : 25/09/2018
L’architecte Philippe Madec s’attache depuis les années 1980 à réaliser des constructions écologiques qui soient en phase avec leur environnement. Il est coauteur du manifeste Pour une frugalité heureuse © Pierre-Yves Brunaud

L’architecte Philippe Madec s’attache depuis les années 1980 à réaliser des constructions écologiques qui soient en phase avec leur environnement. Il est coauteur du manifeste Pour une frugalité heureuse.

« Il faut en finir avec l’architecture héritée des Trente glorieuses qui mêle béton, verre et climatisation. En plus d’être décontextualisée, elle induit une forte consommation énergétique », lance Philippe Madec. L’architecte de 64 ans, reconnu pour son travail précurseur en matière d’architecture durable, défend un bâtiment « frugal, ancré dans son contexte ». Et qui « se nourrit de la diversité des matériaux et des savoir-faire locaux ».

Le centre œnotouristique Viavino de Saint-Chritol est une réalisation de Phillippe Madec, emblématique de la frugalité en architecture : matériaux locaux, ventilation naturelle... © Pierre-Yves Brunaud

Matériaux naturels

Logements, réhabilitations, équipements publics : on ne compte pas de réalisation monumentale dans l’œuvre de Madec. Ce qui est rare pour un architecte de cette...

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Architecture : quelques réalisations "frugales"

Créé le : 25/09/2018
 L’intégration des usagers d’un bâtiment dans sa réalisation fait partie des principes de l’architecture frugale. Comme en témoigne le chantier « inclusif » de l’école de Monoblet (30). © DR

Bâtir en circuit court, avec des matériaux naturels, sains et bruts, en recourant à des savoir-faire locaux. Voici les principes de l’architecture dite « frugale », qui privilégie une approche « low-tech » de la construction, ainsi qu’une recherche constante de l’économie de moyens. Cette démarche militante est une franche riposte aux forts impacts environnementaux du secteur de la construction et de l’aménagement. Focus sur quelques réalisations « frugales ».

 

 Monoblet (30) – Une école co-réalisée avec les habitants

À Monoblet, bourg de 500 habitants niché au pied des Cévennes gardoises, l’école est essentielle à la vie du village. Au début des années 2010, la municipalité a décidé de faire construire un nouvel établissement pour remplacer l’ancien, vieillissant. Les architectes Yves Perret (atelier Perret/Désages) et Fabrice Perrin ont été sélectionnés pour mener ce projet inclusif. « 40 000 euros ont été réunis par les habitants pour financer les équipements informatiques. Les enfants ont réalisé une mosaïque, ont apporté chacun une pierre à intégrer dans la maçonnerie et ont participé au déménagement de l’école. Ces contributions sont importantes pour que les personnes s’approprient leur bâtiment », indique Yves Perret. Côté architecture, la frugalité est au rendez-vous : structure en bois du Massif centrale, toiture végétale, béton de chanvre, brise-soleil... Livrée en 2014, l’école a reçu le prix national du...

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