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[ JARDINS REMARQUABLES ] Balade aux jardins du Rayol

Créé le : 11/11/2019

Propriété du Conservatoire du littoral, le domaine du Rayol est un site naturel remarquable. Situé au pied du Massif des Maures et en face des Iles d'Hyères, dans le Var, cet ensemble de jardins regorge d'une riche biodiversité et permet de découvrir les différentes végétations méditerranéennes. Gilles Clément, jardinier-paysagiste de renommée internationale y a conçut le Jardin des Méditérranées. Il sera en conférence ce soir à la Boiserie de Mazan, à l'initiative de Sans transition !.

Interviews sonores du « jardinier en chef » et régisseur, Alain Menseau et d'Aurélia Leroux, coordinatrice pédagogique des jardins du Rayol.

Plus d'infos :

www.domainedurayol.org

Photo : Domaine du Rayol

[ ZÉRO DÉCHET ] Jérémie Pichon, " Le plastique est un fléau " !

Créé le : 08/11/2019

Il est le papa de la Famille Zéro déchet. Jérémie Pichon donnait une conférence hier, animée par Sans transition !, au Palais des arts de Vannes (56), dans le cadre des 30 ans de Bio Golfe.

Chaque seconde, 200 kg de déchets se retrouvent dans les océans. Ce sont les chiffres de la Surfrider Foundation pour laquelle Jérémie Pichon milite depuis 20 ans. Il y a quelques années, il a décidé de " passer à l'acte " et de calculer le bilan carbone d'une famille en prenant la sienne pour exemple.

Pari réussi ! Sachant qu'une famille produit en moyenne 390 kg de déchets par an, la Famille zéro déchet, elle n'en produit que ... 25 kg.

" S'engager dans la transition vers le zéro déchet implique un changement complet de mode de vie et une responsabilisation ". Les résultats sont effectivement très positifs pour la famille et plus nombreux qu'attendus. Les gains concernent tous nos modes de vie. " Le Zéro déchet préserve notre santé, l'environnement et réoriente l'économie vers le local. C'est un cercle vertueux qui a pour fondement les circuits courts ".

" Faire son marché est le meilleur endroit pour faire du zéro déchet ! On y trouve du bio, du local et sans emballages ! ".

C'est bien une véritable révolution domestique et sociale qui s'est produite pour Jérémie, sa femme et leurs deux enfants. Tous les quatre vivent désormais loin de l'hyperconsommation ambiante, et cela pour leur plus grand bien, assure le papa. 

" Bob le bocal" est le contenant annuel de déchet de la famille.

" Chacun peut le faire ", assène le super papa et infatigable militant. "  Il faut se donner du temps, être indulgent avec soi-même et ne pas partir en croisade contre ceux qui ne pensent pas comme nous ".

Car oui, nous en sommes convaincus, la transition vers le zéro déchet se fera à l'image de Jérémie Pichon : avec passion et bonne humeur !
Son dernier ouvrage, illustré par Bénédicte Moret, " La Famille vers la transition écologique " est paru en mars 2019 chez Thierry Souccar.

Plus d'infos : www.famillezerodechet.com

Les 30 ans de Bio Golfe continuent ! Retrouvez François Veillerette, fondateur et porte-parole de Générations Futures, vendredi 15 novembre au Palais des Arts de Vannes !

[ENVIRONNEMENT] Les lobbies, du local au global

Créé le : 06/11/2019
Salle comble pour la table ronde consacrée aux lobbies de l'environnement (crédit : Magali Chouvin / Sans Transition).

Oui, l’environnement aussi a ses lobbies, souvent portés par le soutien des citoyens dans les territoires. Un sujet brûlant, décortiqué mardi 5 novembre lors d’une table-ronde organisée par Sans Transition ! et le Salon de l’écologie à Montpellier. Salle comble : plus d’une centaine de personnes étaient réunies pour échanger avec les spécialistes du sujet qui ont répondu à l’appel : Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’association Bloom ; Édouard Bouin, administrateur du Pacte finance-climat ; et Benoît Prévost, chercheur en économie à l’Université de Montpellier. Retour sur les temps forts de cette soirée.

À Bruxelles, environ 12 000 lobbyistes déclarent exercer des activités à la Commission et au Parlement Européen d’après le registre commun de transparence. Seulement un quart d’entre eux sont des ONG. Frédéric Le Manach le rappelle : « Il existe deux types de lobbying : celui d’intérêt privé, et celui d’intérêt commun. C’est là où se placent les associations environnementales. » Chez Bloom par exemple, on cherche à faire bouger les lignes du monde de la pêche, à l’image de la bataille gagnée sur la pêche profonde contre Intermarché. 

Les lobbies jouent également sur le terrain de la finance, comme le détaille Édouard Bouin : « Avec le Pacte finance-climat, nous avons fait du lobbying, du plaidoyer. Quasiment toutes les listes ont repris nos idées aux dernières élections européennes : le milieu de la finance s’interroge désormais. Les banques travaillent sur la finance verte, elles savent que les aléas climatiques vont coûter des fortunes. »

L'information comme bien commun

Pourtant, dans une société où les intérêts économiques sont prédominants, l’ombre du greenwashing plane sur cette « verdisation » de l’économie. « La première bataille à mener est celle de l’information comme bien commun », explique Benoît Prévost. Et la transparence n’est pas la réponse, elle n’est qu’un outil. Pour le chercheur, l’interpénétration du monde industriel et scientifique dans la politique est une véritable catastrophe. L’association Bloom tente elle de lutter pour une information fiable en employant des chercheurs et en disséminant l’information.

Tous s’accordaient hier sur le rôle fondamental des citoyens pour changer les décisions au sein de l’Union Européenne. Et quoi de mieux que l’accès à l’information pour faire réagir ? Frédéric Le Manach l’observe : « Lorsqu’ils sont sensibilisés à un sujet, les citoyens peuvent adhérer à nos actions. Et avoir l’adhésion du public, c’est un rouleau compresseur à Bruxelles. » Si le lobby se joue dans les hautes sphères politiques, les actions locales sont donc elles aussi fondamentales ! Clothilde Ollier, candidate EELV pour les élections municipales à Montpellier, en témoigne également : « Le poids des associations et des militants est important, les politiques en ont besoin, cela nous porte. » La lutte pour l’environnement se jouera du local au global.

Sans Transition ! remercie ses partenaires : le Salon de l'écologie, la Fondation Macif, Biocoop, Oyas environnement, RCF et l’Université de Montpellier.

Retrouvez très bientôt l'intégralité de la soirée en podcast sur le site de la radio RCF.

[ CENTRE-BRETAGNE ] La fin d'une zone blanche

Créé le : 05/11/2019
Photo : Bruno Jargot / Flick'r

Par Léa Charron.

À Saint-Cadou, on a toujours fait sans téléphone portable. Mais le gouvernement l’a annoncé plusieurs fois : d’ici à 2022, ce sera la fin de ces zones blanches, partout. Ce territoire en pleine nature attend justement une antenne pour la fin de l’année. Un projet qui divise les habitants.

Ce matin de fin d’été, en plein pardon de Saint-Cadou, célébré avec convivialité dans ce bourg finistérien de 200 âmes, une femme fait un malaise devant l’église. Personne ne peut joindre le 15. Nous sommes en septembre 2017. La cabine téléphonique, sur la place, vient d’être démontée. Hélène Guivarc’h  raconte : « j’ai dû rentrer chez moi, 500 mètres plus haut, pour prévenir les secours depuis mon téléphone fixe. » Protocole oblige, on lui a demandé avec insistance de retourner près de la personne affaiblie pour tenir les secours informés. « J’ai pu trouver un peu de réseau, à un endroit réduit, à plusieurs mètres du porche de l’église... pour faire le lien avec les secours, tant bien que mal ».

L’incident survenu au pardon est souvent cité pour justifier l’urgence de couvrir cette section de commune par le réseau mobile. Saint-Cadou est un hameau isolé dans les Monts d’Arrée, dépendant de la ville de Sizun, à une dizaine de kilomètres. « La couverture mobile est nulle », explique le maire, Jean-Pierre Breton. « En termes de sécurité surtout, cela ne peut plus durer. » Dans cette étendue boisée et...

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[ EUROPE ] Les fonds européens ne doivent pas encourager la pêche intensive

Créé le : 04/11/2019

Le 12 novembre prochain, le Parlement Européen doit prendre une décision cruciale pour l’avenir de la pêche européenne. Selon la Plateforme Petite Pêche Artisanale Française, si le parlement décide de rejeter un nouvel examen du projet de règlement FEAMP en plénière du parlement, il ouvrirait la voie à un retour des subventions qui ont entraîné la destruction des petits bâteaux utilisés pour la pêche artisanale.

 

Députés, ministres, lobbies de la pêche intensive, tous ont réclamé le retour des subventions qui ont fait tant de mal au secteur de la pêche artisanale par le passé. L'association rappelle que dans les années 1980, l'Europe a encouragé la construction de gros bâteaux puissants et la destruction des plus petits. La flotte française était alors passée de plus de 11 000 navires à 5 000 en 2017. La Plateforme Petite Pêche Artisanale Française craint que la Politique Européenne des subventions à la pêche adopée prochainement par le parlement engendre une action irréversible pour le secteur. 

> Lire l'intégralité du communiqué.

[ BIO ] Mention Nature&Progrès pour la cantine scolaire de Ventalon-en-Cévennes

Créé le : 04/11/2019
Photo : Marie-Pascale Vincent

Marie-Pascale Vincent.

Avec moins de 300 habitants, la jeune commune lozérienne de Ventalon-en-Cévennes  est parvenue à obtenir la mention Nature&Progrès en 2017, pour les efforts fournis par sa cantine scolaire. Une certification encore jamais accordée à une collectivité locale, qui vient récompenser un engagement en faveur d’une agriculture biologique et solidaire.

À Ventalon-en-Cévennes, en Lozère,  la cantine de l’école communale bénéficie depuis 2017 de la mention Nature&Progrès. Une première en France. Outre le fait de s’appuyer sur un approvisionnement bio et local, cette mention met en avant une démarche globale, y compris au niveau pédagogique.

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