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[ REPLAY ] Grands chantiers écolos, vers la fin des petits pas ?

Créé le : 24/01/2020

Sans transition ! magazine était présent à Lyon pour Le Festival Quai du départ , un événement consacré aux films et livres voyageurs, pour lequel la revue a animé une table-ronde. Objectif : échanger tous ensemble sur les grands enjeux d'aujourd’hui, débattre sur les changements à venir et trouver des solutions !

Découvrez la table-ronde " Grands chantiers écolos, vers la fin des petits pas ? ", avec l'écrivain Julien Dossier, Emmanuel Goy de l'association NégaWatt et Alain Nathan du collectif Rhône du Pacte Finance-Climat :

[FAUNE] Sortir du conflit avec le loup : la voie du dialogue inter-espèces

Créé le : 22/01/2020
Photos : Camille Felouzis

Photo : Camille Felouzis. Retour d’expérience, discussion avec Boris Nordmann et les participants de la fiction corporelle Lou Pastoral.

Par Camille Felouzis

Loup y es-tu ? Trouver le loup ou la brebis qui est en soi pour désamorcer les conflits inter-espèces, entrer dans une médiation avec les prédateurs qui partagent notre territoire, c’est l’objectif des ateliers mis en place par Boris Nordmann, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le temps d’une séance, nous avons tenté, nous aussi, de devenir Loup. 

L’artiste chercheur Boris Nordmann, basé dans les Alpes-de-Haute-Provence, élabore des performances artistiques de dialogue inter-espèces, notamment avec le loup. Dans le cadre de recherches qu’il a menées sur la Montagne Limousine puis à Forcalquier, il invite à devenir loup pour donner des pistes de médiation avec le prédateur et tous les acteurs du territoire, humains comme non humains.

Cette année, les éleveurs de Forcalquier sont inquiets. Des Zones de Présence Permanente (ZPP)1 ont été enregistrées vers Valensole (meutes) et dans le Luberon (non meutes) l’hiver dernier2 . La pression du loup se fait sentir. Dans ce climat, l’artiste chercheur Boris Nordmann propose une façon d’aborder le loup différemment, en dialoguant avec lui, pour désamorcer le conflit et les peurs.
Nous avons tous en tête la bête du Gévaudan ou encore des loups enragés prêts à sauter sur des humains sans défense – de ces contes qui nous ramènent loin dans notre enfance.

Le loup déchaîne les passions. « Il incarne plus que sa pauvre carcasse » confie Farid Benhammou, professeur de géographie,...

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[INFORMATIQUE] Logiciels libres : remettre de l’éthique dans le cloud

Créé le : 20/01/2020
Photos Pixabay

Photos Pixabay
Par Sandrine Lana

S’affranchir des grands groupes, utiliser des logiciels libres et devenir propriétaires de son propre centre de données, c’est l’objet d’une révolution numérique opérée par des collectivités et des particuliers, soucieux de remettre de l’éthique dans le cloud, et privilégier le local. Le circuit-court de l’informatique est en marche.

Dans toute la France, des collectivités utilisent des logiciels libres ou sont propriétaires de leur centre de données. Objectif : créer un écosystème numérique plus local, souverain et moins coûteux.
En matière d’alimentation, consommer local, favoriser les circuits courts, moins dépendre des grands groupes, ces principes ont le vent en poupe. Dans la même optique, les citoyens font des choix de plus en plus responsables et éthiques en matière d’habillement ou d’ameublement : on recycle, on donne, on partage. En matière informatique, ce mouvement de résilience n’est pas encore majoritaire mais il existe bel et bien.

Circuit court

Partout en France, des informaticien(ne)s de collectivités territoriales (mairies, départements, communautés de communes) développent des moyens de s'affranchir des géants du numérique. Depuis les années 2000, ils sont à l’origine de réseaux d’échanges, de centres de données (ou data center) publics et de logiciels informatiques gérés localement.
Au bord du Rhône ardéchois, le syndicat mixte Numérian gère ainsi un data center public qui héberge les données et...

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[RÉFUGIÉS] Ils veulent refaire leur vie en Bretagne

Créé le : 17/01/2020
Photos : Virginie Jourdan

Photos : Virginie Jourdan. Avant d'arriver à Ploufragan, Yasr et sa famille vivait à Redon, en Ille-et-Vilaine. La scolarisation des enfants a été un facteur important pour rencontrer des familles bretonnes.

Par Virginie Jourdan

Le nombre de demandes d’asile a doublé en Bretagne en dix ans. Dans les Côtes-d’Armor, ceux qui obtiennent le statut de réfugiés ne sont pas au bout de leur peine. Épaulés par des associations, ils tentent de retrouver une vie stable, un logement et un travail. Une deuxième chance rêvée, mais loin d’être gagnée.

Après des mois de démarches souvent chaotiques, l'obtention du statut de réfugié ne signifie pas toujours la fin du parcours du combattant pour les exilés. Si l'État et les collectivités déploient des moyens pour y remédier, en Bretagne, comme ailleurs, repartir de zéro est une gageure.

Devant sa maison de Ploufragran, Yasr désherbe un parterre de plantes aromatiques. Sous ses doigts, la mélisse, le thym et le basilic semblent pousser seuls sous le climat briochin et leurs odeurs exhalent des senteurs qu'il a connu en Syrie. À l'arrière de la bâtisse, cet ancien chef de ferme de 43 ans termine d'installer une petite serre. Bientôt, les tomates, courgettes et aubergines viendront compléter les repas pour lui, ses 5 enfants et Falac, sa femme. Arrivée en France en mars 2018, la famille a obtenu le statut de réfugiée pour 10 ans. En Bretagne, en 2017, environs 200 Syriens, Irakiens ou Afghans ont bénéficié d'un programme de protection similaire. « Avec la guerre, nous avons dû quitter ma région natale d'Idlib pour le Liban. Nous sommes restés un an et demi là-bas. Nous sommes arrivés en France grâce à un programme...

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[ECONOMIE SOCIALE] À Trévoux, les habitants se paient une « Folle aventure »

Créé le : 16/01/2020
Photo Elodie Horn. L'ancienne pharmacie a entièrement été retapée par les bénévoles et s'articule désormais entre un espace d'exposition et la librairie.

Photo Elodie Horn. L'ancienne pharmacie a entièrement été retapée par les bénévoles et s'articule désormais entre un espace d'exposition et la librairie.

Par Elodie Horn

Alors que des communes rurales s’éteignent à petits feux, des irréductibles s’organisent pour leur donner un second souffle. À Trévoux, dans l’Ain, des habitants épaulés par Villages vivants, qui a pour mission d’acheter et de vendre des locaux afin d’y installer des entreprises d’innovation sociale, ont permis la réouverture d’une librairie, « La Folle aventure ».

 

Racheter, rénover puis louer à des prix justes et progressifs des boutiques vides, voici la mission entreprise par Villages Vivants. Cette société installée dans la Drôme souhaite rendre leur attractivité aux campagnes et accompagne des projets qui ont du sens, comme à Trévoux, où ils ont soutenu la réouverture d'une librairie en centre-bourg.

Dans les 100m2 tout juste rénovés de « La Folle aventure », le flux de visiteurs ne tarit pas ce samedi après-midi de septembre. Après tout, ce n'est pas tous les jours que les habitants de Trévoux, une commune de 6800 habitants située dans l'Ain, célèbrent l'inauguration d'un commerce. Articulé entre une librairie et une salle d'exposition, cet espace est avant tout un lieu de vie et de rencontres au cœur du bourg. De plus, ce dernier possède une autre particularité : c'est une entreprise coopérative. Les habitants n'en sont pas à leur coup d'essai puisqu'ils s'étaient déjà réunis, avec succès, pour créer un cinéma dans la cité, la Passerelle, mais aussi une recyclerie, en 2012. Forts de ces réussites coopératives, lorsque ferme « la Plume rouge », la dernière librairie du centre-bourg en 2016...

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[ CLIMAT ] Urgence climatique : la fin des petits pas ?

Créé le : 14/01/2020
Crédit : Pixabay.

Par Julien Dezécot

Et si, face à l’urgence climatique, les « petits pas » ne suffisaient plus ? Faut-il définitivement les enterrer, comme le préconisent certains, et notamment l’ONU, au profit d’actions bien plus ambitieuses, à l’échelle des états ? Ou faut-il, comme le défendent d’autres, valoriser chaque petit pas, chaque petite pierre ainsi posée dans les rouages infernaux du réchauffement climatique, désormais inéluctable ? Deux visions s’affrontent chez les écologistes tels que Arthur Keller et Pierre Rabhi. Irréconciliables, vraiment ?

 

Alors que certains scandent la fin des petits pas, et réclament des chantiers plus ambitieux pour sauver la planète, d’autres continuent de croire en l’importance de l’action individuelle. Militants écologistes, universitaires, philosophes, adeptes de la thèse de l’effondrement, leurs visions se complètent et parfois s’opposent. Mais tous ont en commun la prise de conscience de l’urgence climatique. Des petits pas aux grandes enjambées, la course contre la montre est lancée.

« Face à l'urgence climatique, les petits pas sont un leurre ! »,scandent des militants d'ANV COP21 et Extinction Rébellion, venus nombreux une nouvelle fois participer à la dernière marche pour le climat, le 8 décembre à Rennes, Lyon, Avignon ou Toulouse, à la veille de la COP25 madrilène. Ce grand sommet climatique n'a pas accouché de réelles avancées supplémentaires du côté des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre. Toutefois, 80 pays ont tout de même promis de présenter de nouveaux objectifs plus ambitieux en 2020. Mais ils ne totalisent que... 10,5 % des émissions mondiales de CO2 ! Quand les pays du G20 représentent 78 %...

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