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[VIDEO] Un marché pas comme les autres pour Châteauneuf-Grasse

Créé le : 15/07/2020
© Capture d'écran vidéo.

Par Sans transition ! 

A Châteauneuf-Grasse, l'idée d'un marché paysan est née d'une réflexion de la commune. Depuis 2018, citoyens, producteurs et collectivités travaillent main dans la main pour promouvoir une agriculture locale et responsable.

La vidéo a été réalisée en partenariat avec l'Union régionale des scop Paca Corse, dans le cadre du projet européen Meco.

[DOSSIER - DEMOCRATIE ALIMENTAIRE] Terres de Lorraine : un projet territorial exemplaire

Créé le : 14/07/2020
Photo: Pixabay

Par Julien Dezécot

Associations, collectivités et producteurs se sont regroupés pour mettre en œuvre un accès digne et durable à une alimentation de qualité. Initié par ATD Quart monde, ce projet alimentaire territorial repose sur plusieurs piliers : « Le refus de l’aide alimentaire distributive comme solution pérenne aux situations d’insécurité alimentaire », souligne Huguette Boissonnat, militante de l’association qui a publié en 2016 l'ouvrage Se nourrir quand on est pauvre. Et « le souhait de la mise en œuvre du droit à l’alimentation en France », poursuit Magali Ramel, également engagée dans le réseau et juriste spécialisée dans le droit à l'alimentation. Pour elle, il s'agit de prendre en compte « l’objectif d’une alimentation digne et durable pour tous, ainsi que la valorisation du rôle social de l’alimentation, en reconnaissant toutes les personnes en situation de précarité comme des acteurs à part entière de la démarche ».

D'un travail collectif entre les acteurs du territoire est née une charte baptisée « De la dignité dans les assiettes », signée en 2019 par l'ensemble des partenaires, dont la Chambre d'Agriculture, les collectivités, les centres sociaux, les associations d'aide alimentaire et des agriculteurs. Cette démarche, récompensée par le ministère de l'Agriculture et de l'alimentation, a permis d'expérimenter sur Terres de Lorraine un panier d'aliments sains et locaux pour 57 euros par mois. Concrètement, 150 familles ont eu accès à des légumes de qualité à prix abordable, grâce à des achats groupés de surplus de production des producteurs locaux et à des dons. « Cette expérimentation s'est accompagnée d'une action par les militants du réseau ATD, en lien avec les collectivités. Pour mettre à disposition des familles des jardins et cultiver l'autonomie alimentaire ! »

Plus d'infos : https://www.atd-quartmonde.fr/

 

À Brest, le Cabas se démocratise !

Le Civam 29 - Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural - s’est engagé dans le projet AcceCible, avec le centre social de Kéredern, l’un des quartiers populaires de Brest. À travers « le Cabas des champs », une forme de groupement d’achats solidaire, le centre social a souhaité renforcer les liens entre consommateurs et producteurs. Depuis 2016, les adhérents du Civam, les habitants du quartier de Kéredern, le centre social et l’association CLCV (Consommation logement et cadre de vie), travaillent ensemble à rendre accessible l’alimentation saine. Outre l’achat groupé de produits pour une centaine de consommateurs, l’action collective se traduit par une sensibilisation à cet enjeu sociétal majeur, notamment par des temps d'échanges conviviaux : repas-discussions et rencontres de terrain avec les producteurs.

Plus d'infos : www.civam29.org

[DOSSIER - DEMOCRATIE ALIMENTAIRE] Liberté, Égalité, Bien manger !

Créé le : 14/07/2020
Collecte alimentaire par la Banque alimentaire dans un Carrefour Market à Villeurbanne. Crédit : Creative Commons

Collecte alimentaire par la Banque alimentaire dans un Carrefour Market à Villeurbanne. Crédit : Creative Commons

Par Julien Dezécot

Si le confinement a dopé positivement l'image du bio et des circuits courts, des incidences fortes ont ébranlé nos systèmes agricoles et alimentaires : liste limitée de commerces ouverts, étals vides, manque de main d’œuvre agricole, fermeture des marchés, agriculteurs précarisés... Avec des inégalités alimentaires qui se sont accrues durant cette période pour les familles, selon les ONG sur le terrain. Dans ce dossier, nous explorons les solutions pour tenter de remettre de l'égalité dans l'assiette et rendre plus résiliente notre alimentation.

Pendant le confinement, nos systèmes agricoles et alimentaires ont été durement éprouvés, et les inégalités alimentaires ont resurgi de manière criantes, bien que le « consommer local » a bénéficié d’un regain d’intérêt collectif. Remettre un peu d’égalité dans les menus de tous les foyers français et réfléchir à une alimentation plus résiliente, tel est l’un des enjeux du moment.

Face à la crise sanitaire, les inégalités alimentaires ont explosé. En doublant le nombre de repas à la maison, le budget alimentation des ménages a bondi en flèche. Tout le monde n'avait pas les moyens pour se fournir en aliments de qualité, locaux, bio… ni pour préparer des plats cuisinés maison. « La France compte 9 millions de pauvres qui n'ont pas disparu avec le confinement, rappelle le​ ​Secours populaire, ONG de solidarité en première ligne durant la crise sanitaire. Pour ces personnes, la situation est dramatique. Pour des familles qui ont les enfants à la maison et qu'il faut nourrir, il n'y a plus de cantine, alors que les prix des produits augmentent. » Comme à Marseille, où plus de 15 700 familles bénéficient normalement d'une gratuité...

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[GRAND ENTRETIEN] : Cyril Dion, « Seule la coopération nous sortira de l’impasse collective »

Créé le : 13/07/2020
Crédit photo : Fanny Dion. Pour le réalisateur, les collectivités doivent prendre leur part dans un véritable plan de résilience décentralisé.

Crédit photo : Fanny Dion

Propos recueillis par Julien Dezécot

Chapeau d’ouverture : Écrivain, réalisateur et militant écologiste, Cyril Dion prépare un nouveau film, Animal, pour décembre prochain. Objectif : montrer les solutions qui visent à réparer notre biodiversité menacée. En outre, il participe toujours activement à la Convention citoyenne pour le climat et dirige la collection Domaine du possible chez Actes Sud. Rencontre.

Cyril Dion, auteur et réalisateur très engagé dans les questions de transition durable et de biodiversité au travers de son œuvre, échange sur sa vision du « monde d'après », dans ce contexte particulier. Quelles solutions pour demain ? Entre concertations citoyennes et territoires résilients, mais également changement climatique et risques pour la biodiversité, Cyril Dion exprime ses craintes et ses espoirs.

Post- Covid, quelle Transition va - selon vous - être mise en œuvre en France ?

Pour l'heure, j'observe que certains lobbys - notamment agricoles - ont à nouveau tenté, durant cette crise majeure, de lever les « contraintes environnementales ». Et en France, comme dans la plupart des pays européens, les gouvernements prévoient des plans de relance plutôt classiques, avec malheureusement peu de place à la transition écologique. Aux États-Unis, c'est même pire, puisqu'on lève les limitations de gaz à effet de serre et les mesures de pollution atmosphérique...
En somme, bien que tout le monde clame : « Ça va changer, plus jamais comme avant… », qui peut vraiment y croire ? C'est exactement ce qu'a...

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[DOSSIER - Leur monde d'après] Le monde d’après : une place pour la justice sociale ?

Créé le : 12/07/2020
Distribution alimentaire au Mac Do de Sainte-Marthe, Marseille, le 27 avril (crédit Clara Martot)

Distribution alimentaire au Mac Do de Sainte-Marthe, Marseille, le 27 avril (crédit Clara Martot)

Par Clara Martot

Sur la base des mesures prises par le gouvernement depuis la fin du confinement, peut-on rester optimiste sur la société de demain ? Hausse du chômage, récession la plus grave observée depuis un siècle, fragilité des entreprises, télétravail cauchemardesque… Les défis du monde d’après sont lourds de sens et interrogent les rapports humains.

Le 29 avril, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire enjoint sur LCI « un maximum de Français à reprendre le travail ». Deux semaines avant la fin du confinement, un retour à la normale était déjà évoqué. Ou plutôt, une plongée dans le « monde d’après » : celui où le gouvernement prévoit une chute de 8% du PIB, où le Défenseur des droits dénonce une hausse des inégalités et où la crise économique et sociale explose tous les indicateurs habituels. Le 28 mai, Pôle Emploi annonce la plus forte hausse du chômage jamais enregistrée depuis le début des statistiques en 1996 : 843 000 demandeurs d’emploi supplémentaires pour le seul mois d’avril. Pour ceux qui travaillent, le ton a également changé. Et les propositions pour faire face à la crise sont de circonstances. Début mai, l’Institut Montaigne, groupe de réflexion libéral, proposait par exemple d’allonger la durée moyenne du travail ou de supprimer le jour férié de l’Ascension. De quoi remonter le moral aux travailleurs déjà éprouvés !

Car pour de nombreux salariés, ces pistes sont déjà devenues des réalités quotidiennes. En effet, l’enquête publiée le 4 mai par le syndicat Ugit-CGT...

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[INTERVIEW] « L’énergie comme l’eau sont des secteurs d’appropriation très importants aujourd’hui »

Créé le : 12/07/2020
Crédit Elodie Horn

Crédit Elodie Horn

Propos recueillis par Élodie Crézé

Dorian Litvine est chercheur et formateur en qualité « d'usage et approches comportementales (Energie, Bâtiment, Eau) » pour le Cabinet Isea – conseil, à Montpellier. Il estime que l’autonomie énergétique, balbutiante il y a 15 ans, est devenue un enjeu fort dans notre société.

Dans quelle mesure l’énergie est-elle devenue un enjeu d’appropriation par les citoyens ?

Cela a commencé quand des fournisseurs alternatifs ont fait leur apparition en France, au début des années 2000. Certains comme Enercoop ont transformé leurs clients en consom’acteurs, en les amenant à prendre part à la production, aux décisions. Les enjeux d’appropriation ont eu lieu au niveau des territoires, avec une volonté de se rapprocher du local en réduisant le nombre d’intermédiaires, notamment financiers. Des coopératives productrices d’énergie ont aussi transformé les citoyens sociétaires en producteurs. Plus récemment, les énergies renouvelables citoyennes - elles-mêmes largement réunies sous forme de coopératives -, impliquent le citoyen dans des tâches techniques et professionnelles. Enfin, l’autoconsommation, à l’interface entre consommation et production, (ex des éoliennes auto-construites, NDLR), à l’origine démarche individuelle, s’exprime aussi par des projets collectifs depuis 5 ans.

 

À quoi peut-on attribuer ce désir d’autonomie ? Défiance vis-à-vis des fournisseurs officiels, tarifs, conviction écologique ?

Un peu de tout cela. D’après les sondages, les préoccupations écologiques augmentent en France. Le passage à l’acte – le choix de l’autonomie – augmente. On est passé en quelques années d’une frange très militante à une frange plus large de la population qui intègre les enjeux environnementaux dans ses actions du quotidien. Le désir d’autonomie vis-à-vis d’un fournisseur perçu comme patriarcal est aussi une motivation. Le tarif reste un argument fort également, certains estimant qu’avec l’autoconsommation ils vont s’extraire de la fluctuation (et l’augmentation !) des prix de l’énergie. Avec l’eau, ce sont des secteurs d’appropriation très importants aujourd’hui. Même s’il convient de relativiser : 80% des ménages sont encore clients d’EDF alors que le marché est ouvert à d’autres fournisseurs depuis 15 ans !

 

Pensez-vous que la crise du Covid-19 va accélérer ce désir d’autonomie énergétique ?

Je ne sais pas quel impact aura le Covid sur les usages. Des études sociologiques vont paraître sur le sujet. Il sera intéressant d’en découvrir les effets sur la question de la réappropriation des enjeux de société comme l’énergie, l’eau, mais aussi la démocratie. J’espère que cette crise a pu donner envie à certains de se saisir de ces questions.

 

Plus d’infos : www.lobsoco.com

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