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[ RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ] Les vagues de chaleur comme celle de juin sont 5 fois plus probables

Créé le : 13/08/2019

Les scientifiques du projet World Weather Attribution viennent de publier ce mardi 2 juillet à 14h une étude sur les liens entre la canicule de la fin juin en Europe et le changement climatique.

Ces scientifiques, dont Robert Vautard du CNRS, estiment que le réchauffement climatique déjà observé (+1°C environ) a rendu de telles vagues de chaleur au moins 5 fois plus probables (donc plus fréquentes), et peut-être jusqu’à 100 fois plus. Ils estiment aussi que ces vagues de chaleur sont désormais plus chaudes de 4°C au mois de juin.

Consulter les résultats de l’étude :

 

[ LA RUÉE VERS L'ORGE ] Des bières bretonnes du champ à la cuve

Créé le : 09/08/2019
Photo : Virginie Jourdan

Les microbrasseries fleurissent sur tout l’hexagone. En Bretagne, une centaine est apparue en moins de 10 ans. Quelques-unes ont pris le parti de concilier artisanat, économie circulaire et développement durable. À l’instar de la microbrasserie Drao, située à Melesse, en Ille-et-Vilaine, productrice de sa propre orge.

À une dizaine de kilomètres de Rennes, au cœur des parcelles agricoles de Melesse, les bureaux en bois de la brasserie Drao jouxtent les hangars réservés au stockage des bouteilles et des fûts, et aux diverses cuves dédiées à la production et à l'embouteillage du breuvage malté. Depuis 2013, Rozenn Melle produit l'une des cent bières artisanales et locales que compte dorénavant la région. Contrairement à la majorité de ses collègues, Rozenn est paysanne-brasseuse. Passionnée par l'agriculture et les brassins, elle dispose de 20 hectares de terres et cultive elle-même l'orge brassicole qui est à la base des recettes de ses bières. Une démarche qui reste rare et dans laquelle seule une petite une poignée de bretons s'est lancée.

Une production locale et à faible impact

Pour réussir ses premiers semis, désherbages mécaniques et récoltes, Rozenn s'est appuyée sur la solidarité des agriculteurs voisins. De 15 000 litres en 2014, sa production de bière est passée à 65 000 litres cette année. « En 6 ans, j'ai doublé ma surface de production. Dorénavant, je suis autonome à 98% sur le malt issu de mon orge....

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[ LA RUÉE VERS L'ORGE ] La Berlue : apporter sa bière à l’édifice

Créé le : 08/08/2019
Fix Photo

Par Guillaume Bernard

Les microbrasseries fleurissent sur tout l’hexagone. En Occitanie, d’après le syndicat des brasseurs indépendants, leur nombre a doublé en 3 ans, passant de 120 à plus de 200. Située à Gaillac dans le Tarn, la microbrasserie la Berlue tente de se faire une place dans la région, tout en conciliant son artisanat avec le choix d’une économie circulaire et le respect de l’environnement.

La micro-brasserie la Berlue à Gaillac dans le Tarn (81), c’est avant tout le rêve de deux amis passionnés de bière qui décident de travailler réellement le goût de leurs boissons. Mais c’est aussi une vision exigeante de l’industrie brassicole fondée sur un modèle éthique et non expansif respectueux de la planète.

Blanche, brune, blonde ? La question sur le choix de la bière qui revient dans le moindre bar est définitivement à bannir à la Berlue. « Réduire la bière à ces trois couleurs, c’est oublier toutes les possibilités qu’offre sa production », regrette Cédric Spazzi un des deux brasseurs fondateurs de la Berlue.
Dans cette petite brasserie locale située au cœur de vignes gaillacoises, quand on parle bière on en parle avec amour et goût du détail. « Ici, nous fabriquons, par exemple, la Désinvolte, bière de blé (blanche, pour ceux qui y tiennent), brassée avec du rooibos [thé rouge africain – ndlr] et des écorces séchées de bergamote », détaille Mathieu Daupleix, co-fondateur de la Berlue. Et pour cause, les deux brasseurs qui y officient sont avant tout des passionnés de bière.

L’histoire commence comme n’importe quelle histoire de « self made man » : « On faisait de la bière dans notre cuisine, pour nos potes, et ils la trouvaient très bonne. Ça nous passionnait vraiment alors on s’est dit : pourquoi ne pas se lancer dans l'aventure ? », résume Mathieu. N’ayant pas les ambitions d’un Mark Zuckerberg, en...

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[ LA RUÉE VERS L'ORGE ] L’Étang de bière, la microbrasserie qui la joue local

Créé le : 05/08/2019
Phpto : EC

Par Elodie Crézé

Les microbrasseries fleurissent sur tout l’hexagone. En Provence, la plupart des établissements ont moins de trois ans, d’après l’association des Brasseurs de France. Située à Saint-Chamas dans les Bouches-du-Rhône, la microbrasserie l’Etang de bière tente de se faire une place dans la région, tout en conciliant son artisanat avec le choix d’une économie circulaire et le respect de l’environnement.

A Saint-Chamas, dans les Bouches-du-Rhône, Amélie Grare et Valentin Marchadier ont créé la microbrasserie L’Étang de bière, il y a deux ans. Après des débuts laborieux, l’entreprise, désormais bien insérée dans le paysage local, a trouvé son modèle économique tourné vers le circuit-court, qui s’accorde avec ses valeurs.

« L’Étang de bière ». Le nom de la microbrasserie de Saint-Chamas s’étale à l’encre noire sur une planche de rafiot, au-dessus de la porte d’entrée. Un pescadou – pêcheur provençal - épuisette à la main et moustache touffue, logo de l’entreprise, veille telle une vigie sur la boutique. Le bar, vide à cette heure matinale, ouvre ses portes trois soirs par semaine. Habitués du village et buveurs de passage viennent s’y rincer le palais en dégustant des bières locales. Derrière d’épais rideaux, un autre monde invisible au client apparaît, celui des grandes cuves métalliques et des fûts où le breuvage houblonné est fabriqué. C’est là que les deux fondateurs de la microbrasserie, Amélie Grare et Valentin Marchadier, officient depuis l’automne 2017. Depuis le début de leur activité, comme une charte implicite, ils s’efforcent de travailler en cohérence avec leurs valeurs, telles que recréer un lien direct avec les consommateurs, choisir de privilégier le local.

Leur première bière a été « accouchée dans la douleur », grince Amélie Grare. Les deux amis ont mis neuf mois de galères et d’obstination pour la créer en juin...

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[ LA SÉLECTION DES LIBRAIRES ] Renaissance écologique, 24 chantiers pour le monde de demain de Julien Dossier

Créé le : 30/07/2019
Mais quelle mouche les a piqués ? Interloqués ou révoltés, pragmatiques ou rêveurs, lanceurs d’alerte, poètes ou romanciers, des auteurs, sélectionnés par des libraires qui diffusent Sans transition !, manient la plume et l’encre pour dire leurs convictions en termes d’écologie et d’humanisme. Des mots forts, percutants, qui tantôt interpellent, tantôt bousculent ou touchent, mais qui, jamais, ne laissent indifférents. Sans Transition ! vous donne à lire ces extraits, en vous souhaitant un bel été.

Le mot du libraire :

L’auteur part de l’illustration d’une fresque du 14e siècle en Italie et la transpose à notre époque autour de 24 chantiers à mettre en œuvre immédiatement à travers des actions concrètes pour l’éco- logie. Le livre, assez costaud, s’adresse à un public averti.
 
" Le changement climatique qui découle des émissions produites par nos activités humaines déclenche des phénomènes météorologiques extrêmes. En laissant s’accumuler les gaz à effet de serre dans l’atmosphère, nous changeons le climat et déréglons la planète à l’échelle de ses mégasystèmes, les glaciers et les calottes glaciaires, les forêts primaires, les océans, et bouleversons le cours des fleuves, des courants, de la circulation de l’air. Ce faisant, nous modifions l’habitat d’innombrables espèces terrestres et marines. Nous modifions ainsi la chaîne alimentaire dont dépend l’humanité, et les plus vulnérables d’entre nous sont touchés en premier, ceux pour qui sécheresse ou chute des prises de pêche veulent dire famine, ceux pour qui les dépenses alimentaires pèsent proportionnellement le plus dans le budget. La faim et l’accès à l’eau sont des sources de conflits et de migrations. Plus de 68,7 millions de réfugiés ont ain si été dénombrés en 2017, soit 1 % de la population mondiale ! Le programme des Nations unies pour l’environnement estime qu’un milliard de Terriens sont des per sonnes déplacées contre leur gré.
Les conséquences du changement climatique bouleversent les éco systèmes, qui en retour contribuent au changement climatique. Ces « boucles de rétro-action » sont redoutables (et redoutées par les climatologues en particulier) parce qu’elles sont largement hors de notre contrôle. Le pergélisol du cercle polaire arctique fond, ce qui libère le méthane qui était piégé dans les sols gelés. Non seulement le méthane est un puissant gaz à effet de serre, mais la fonte des sols libère aussi des virus et bactéries qui y avaient été bloqués pendant de très longues périodes et face auxquels les espèces vi vantes sont très peu préparées, n’ayant pas développé des anti corps adéquats. Parmi ces joyeu setés, on ne trouve rien de moins que l’anthrax, célèbre pour avoir semé la panique dans des enveloppes piégées adressées à des médias et à des élus démocrates aux Etats-Unis en 2001. Voilà le genre de scénario que nous devons tenter d’enrayer, du moins de freiner. »
 
Découvrez son interview audio réalisée par Sans transition !
 
Renaissance écologique, 24 chantiers pour le monde de demain, Julien Dossier, éd Actes Sud, Domaine du Possible, 21,50 euros.

 

[ NATURISME ] Bretagne : les fesses au grand air

Créé le : 28/07/2019
© Club Naturiste de Bretagne Sud

Par Stéphanie Biju

Bien au-delà d'un bronzage intégral, le naturisme affiche des valeurs de tolérance et de « vie vraie », qui semblent séduire de plus en plus, avec 11 millions de Français qui se disent « prêts » à tenter l’expérience. La Bretagne a ses adeptes. Rencontrés sur la plage, dans un camping ou sur un chemin de randonnée, tous évoquent une grande sensation de liberté, de bien-être et de lâcher-prise. Et invitent à tenter l'expérience. « Le naturisme, pour le comprendre, il faut le vivre ! ». Qu'on se le dise…

En ce mercredi printanier ensoleillé, et alors que les beaux jours peinent à s'installer en Bretagne, Liliane (1) a carrément tout enlevé ! La septuagénaire profite d'un bain de soleil sur la plage naturiste de Kerver, en presqu'île de Rhuys (56), où elle a ses habitudes depuis des années. « J'y venais avec mes fils. Maintenant, j'y emmène mes deux petites-filles, de 15 et 8ans, pendant leurs vacances. Elles ont toujours un temps d'hésitation mais… il ne leur faut généralement pas plus d'une journée pour se retrouver, elles aussi, les fesses à l'air !...

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