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[DOSSIER] - HANDICAP, LE GRAND OUBLIÉ DE L'EMPLOI ?

Créé le : 19/11/2018
Le café Joyeux, à Rennes emploie principalement des personnes en situation de handicap. Il fait figure d'exception sur le marché de l'emploi - Crédit Benoit Vandestick

Par Cyprien Caddeo


Il est rarement sur le devant de la scène politique ou médiatique, ne s’invite jamais comme une thématique majeure lors des périodes électorales. Pourtant, le handicap concerne près d’un Français sur six, avec un taux de chômage important (lire page 46). Certaines initiatives montrent pourtant qu’il est possible de concilier emploi et handicap

L’emploi, un chemin de croix pour les handicapés ? Selon l’Agefiph, qui gère le fonds d’insertion professionnelle pour les personnes handicapées, 500 000 d’entre elles étaient inscrites au chômage en 2017. Le taux de chômage des personnes en situation de handicap atteint 22 %, alors que la moyenne nationale pointe à 8,9 %... « Des chiffres alarmants », commente Anne Baltazar, présidente de l’Agefiph. Mais celle qui est également en charge du handicap pour le syndicat Force Ouvrière, veut nuancer le tableau : « En revanche, le taux d’emploi des handicapés progresse tout doucement, de 0,1 % par an environ. »


Pour Anne Baltazar, ce taux très élevé de chômage s’explique de plusieurs manières : d’abord, la crise de 2008, qui a frappé tout le monde. Ensuite, le recul de l’âge de la retraite qui, mécaniquement, augmente le nombre de personnes handicapées sur le marché du travail : « On a de nouvelles personnes assez âgées qui se déclarent handicapées tardivement, lorsqu’elles se retrouvent par exemple au chômage, explique Anne Baltazar. Elles n’avaient pas eu besoin...

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« Rendre aux jeunes le goût de la politique ! », entretien avec Jean-Claude Perrin, fondateur de l'assocation Res Publica

Créé le : 15/11/2018

Entretien avec Jean-Claude Perrin, fondateur de l'association Res publica, organisatrice du festival La Chose Publique, qui se déroule à Lyon du 15 au 24 novembre prochain. Ce chef d’entreprise a mis une part importante de sa fortune personnelle au service du « progrès social et du développement ». A travers l'association Res Publica, il entend susciter le débat démocratique dans la Cité.

Pourquoi avoir choisi de cibler les jeunes pour cette nouvelle édition du festival « La Chose Publique », qui se déroule à Lyon fin novembre ?

Grâce aux nombreux débats politiques proposés, notre souhait est d'impliquer les jeunes dans la vie de la Cité. Objectif : leur montrer l'importance de l'action citoyenne et de la citoyenneté, des enjeux sociétaux. Concrètement, on veut politiser les jeunes ! Et les accompagner dans une co-construction de ce que l'on appelle la société civile.
En partenariat avec le média Rue89Lyon, nous invitons les jeunes à produire des contenus en ligne durant le festival. Ces derniers pourront alors être valorisés via la plateforme Villavoice.fr.
Des lycées sont également invités à participer aux débats, en partenariat avec les Académies locales, et en lien avec le ministère de l’Éducation Nationale.

Le format des débats s'inscrit dans une démarche participative, inclusive, à laquelle les jeunes sont particulièrement sensibles.

 

Vous partez du constat que la démocratie demeure une idée très récente et qu'il est nécessaire de tester sa réelle efficacité par la vox populi. Que proposez-vous pour revitaliser la démocratie  ? Une sortie du capitalisme ?
En effet, nous sommes loin de la démocratiepuisque une personne sur troisne vote pas en France. Les non-inscrits sur les listes sont toujours plus nombreux. Et le vote des extrêmes s'inscrit durablement dans le paysage Français.
Mais à mon sens, le capitalisme -malgré ses défauts- reste pour l'instant le seul système économique qui fonctionne peu ou prou. Le problème du capitalisme : que la seule valeur soit désormais l'argent. Car ceux qui savent mieux le fabriquer finissent par dominer. Et les inégalités se creusent.
Comment agir alors ? En construisant une société qui débat, implique les citoyens dans les décisions, agit sur les inégalités, ré-équilibre les forces en présence notamment par une société civile forte qui interviendrait comme contre-pouvoir.

 

Quels sont alors, selon vous, les chemins de Transition pour une véritable démocratie au sein du système capitaliste ?

La première solution qui me vient a déjà été mise en œuvre en 1789, et a eu pour objet d’abattre une élite. Est-ce souhaitable au XXIe siècle ? Je ne le crois pas.
La seconde voie est celle proposée par la Chine en ce moment : une forme de centralisme démocratique qui contrôle 1,4 milliard d'individus. Ce pouvoir me paraît d'autant plus dangereux qu’il est efficace économiquement puisqu'une importante classe moyenne chinoise - de plus de 100 millions de personnes - est en train d'émerger. Et désormais, ils affichent leur modèle global d’omni-surveillance des citoyens, à travers des conférences partout dans le monde !
La dernière solution, selon moi, est l’avènement d'une prise de pouvoir par la société civile. Doit-elle prendre la place du politique ? Pas sûr. Mais dire que c'est la société civile qui décide des grandes orientations à 20-30 ans, autrement dit du long terme, me semble inéluctable. Cette temporalité n'est plus compatible avec celle de nos politiques et de leurs intérêts propres. Le seul défaut de ce système : les citoyens doivent accepter d'être acteurs de cette Transition. De passer du consommateur au citoyen et donc de travailler à la démocratie. Ce qui ne sera pas une mince affaire !


C'est quoi « Res publica » ?
Du latin, la chose publique, relatif à l'Intérêt Général. Ce terme fait référence à la défense des valeurs de la République. Il se réfère à un état défendant le bien commun face aux intérêts privés. Créée en 1997 sous statut associatif et financée sur fonds propres, Res Publica se définit comme laïque et indépendante de tout pouvoir politique, intellectuel et financier. L'association intervient sur des sujets d'intérêt général, en véhiculant des valeurs telles que la solidarité, la citoyenneté, la liberté de penser, de s'exprimer et d'agir.

 

Christiane Taubira sera notamment présente au Festival La Chose Publique, le 23 novembre.

Victor-Hugo Espinosa, Ecoforum : « Nous demandons une cartographie de l'habitat insalubre »

Créé le : 15/11/2018
Vue de Marseille - Crédit : Pixabay

Victor-Hugo Espinosa est ingénieur, expert en risques majeurs. Il anime Ecoforum, collectif marseillais dédié à l'environnement, à la solidarité et au cadre de vie. L'association plaide pour la création d'une cartographie transparente de l'habitat insalubre dans la cité phocéenne.

Suite à l'effondrement des immeubles, rue d'Aubagne, le 5 novembre dernier, Ecoforum a organisé une conférence, le lundi suivant. Pour quelles raisons ?

Il s'agissait d’abord d'être solidaire avec les victimes et leurs familles. Je suis intervenu en tant qu'expert sur la prévention des risques. L'architecte, ex-président du conseil de l'Ordre des architectes de Paca, Marc Jolivet et le géologue du CNRS Michel Villeneuve sont respectivement intervenus sur les question liées à l'état des bâtiments et à la nature des sols. L'objectif était de formuler des propositions pour éviter que le pire ne se reproduise.

 

Quelles sont ces propositions ?

Nous avons d'abord proposé la création d'ambassadeurs des risques. Ce type de fonction existe déjà dans le cadre des risques d’inondations. Des personnes sont missionnées par les municipalités pour indiquer aux habitants comment se mettre en sécurité.

Les fonctions de ces ambassadeurs pourraient être complétées. Ils pourraient aussi être dédiés aux risques liés à la dégradation de l'habitat. Ils pourraient par exemple se rendre dans des squats ou des des immeubles délabrés. Et informer les personnes sur l'état réel de leur habitation, leur dire quels sont les signes avant coureur qui indiquent qu'elles devraient quitter l'immeuble... Il faut développer une culture du risque partout. Il ne s'agit pas de faire peur au gens, mais de développer un sens du risque.

 

Vous plaidez aussi pour une cartographie détaillée des points noirs de l'habitat...

Oui. Nous demandons aux pouvoirs publics que soit réalisée une cartographie de la ville, dans laquelle seraient représentés les secteurs et immeubles qui posent problème. Ce document devra être transparent et accessible à tous les citoyens. Il pourrait comporter une sorte d'échelle de la dégradation allant de l'habitat en bon état, jusqu'à celui qu'il faut démolir, en passant pas celui sur lequel il faut faire des travaux.

Cette cartographie pourrait être réalisée par des experts. Mais citoyens et associations pourraient être partie-prenante de sa conception. Il faut également expliquer au gens comment repérer des éléments de dégradations : fissures, portes qui ne ferment pas... Marc Jolivet préconise de faire un état des lieux, îlot par îlot. Par ailleurs, il faut bien saisir qu'elle est la nature des sols avant de construire un immeuble. Michel Villeneuve estime qu'il faut entamer un travail afin de mieux connaître la géologie marseillaise.

Nous rappelons par ailleurs que la non-assistance à personne en danger relève du droit pénal. Nous demandons à ce que soit mieux définie la responsabilité, entre celle des pouvoirs public, des syndic, des marchands de sommeil. Il faut sortir de cette approche où tout les monde est responsable mais où, au final, personne n'est coupable !

 

 

 

[ COMMUNIQUÉ ] - Le 11 novembre, la France doit adresser un message fort en faveur de la paix

Créé le : 09/11/2018

Mouvement pour une Alternative Non-violente

Il y a une indécence à célébrer l’armistice du 11 novembre et à entretenir par ailleurs une politique militariste.

« On ne peut construire la paix qu’avec les armes de la paix. » Jean Jaurès

Que faisons-nous du cri des soldats français et allemands qui lançaient dans leurs tranchées « plus jamais ça ! », et dont les rescapés promirent que ce serait « la Der des Ders » ? La Première Guerre mondiale se solda en effet par environ 18,6 millions de morts, dont 9,7 millions de militaires et 8,9 millions de civils (Wikipédia). Derrière ces chiffres, se cachent des millions d’ouvriers et de paysans de toute l’Europe – et plusieurs centaines de milliers venus des colonies françaises (pays du Maghreb, Sénégal, Madagascar, Viêt-Nam...).

Lors de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918, il serait juste de rappeler que cette guerre a d’abord été voulue et préparée par des gouvernements français et allemands, avec le concours des industriels de l’armement.

Si nous voulons construire la paix, il nous faut donc aussi faire mémoire de celles et ceux qui ont lutté contre l’idéologie de la guerre, comme par exemple Rosa Luxembourg en Allemagne et Jean Jaurès en France. Ils mesuraient parfaitement que cette guerre allait être la cynique mise en opposition des mêmes classes sociales exploitées dans leurs pays, ouvriers et paysans contre ouvriers et paysans. Car « la guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » (Paul Valéry). C’est toujours la même histoire !

C’est pourquoi, le Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) demande des gestes significatifs de la France pour construire une politique de paix :

  • la réhabilitation des 600 soldats fusillés pour l’exemple, toujours réclamée par leurs familles ;
  • l’arrêt immédiat des ventes d’armes à l’Arabie saoudite, laquelle utilise déjà au Yémen des chars Leclerc et des Mirage 2000-9. La guerre au Yémen est en train d’engendrer, selon les Nations Unies, « la pire crise humanitaire depuis la fin de la seconde guerre mondiale » ;
  • la ratification du Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) adopté par 122 pays à l'ONU en juillet 2017. Ce Traité interdit la fabrication, la possession, le stockage, le transfert d'armes nucléaires, et de fait toute politique de dissuasion nucléaire. La Bombe assure plus notre insécurité que notre sécurité.

 

Contact presse : François Vaillant, porte-parole du MAN - 06 16 08 41 95

[ ÉVÉNEMENT ] La transition au programme du mois de novembre

Créé le : 06/11/2018

Sans transition ! s’engage en faveur de l’innovation et la transition dans les territoires.

Voici notre sélection des événements incontournables au programme de ce mois de novembre, dédié à l'économie sociale et solidaire, en partenariat avec les CRESS en région.

BRETAGNE

08 novembre / 9h

> 2e Conférence régionale > Ploemeur (animée par Sans transition ! )

Samedi 10 novembre / 14h

> Rencontres de l’économie sociale et solidaire > Rennes

Samedi 24 novembre / 13h45

> La coopération en parler c’est bien ! La vivre et la pratiquer au quotidien ça vous tente ? > Quimper

27 novembre / 18h

> Rencontres Engagées de Plédran, coorganisées par Harmonie Mutuelle et Sans transition !

 

PROVENCE

08 novembre

> Salon "So Eko" au Parc Chanot > Marseille

10 novembre / 18h

> Rencontres coopératives à la Scierie > Avignon

Mardi 13 novembre / 18h30

> Conférence, « pourquoi a t-on besoin de l’Économie Sociale et Solidaire ? > Nice

Jeudi 15 novembre / 18h

Conférence sur le gaspillage alimentaire > Seyne sur Mer

Lundi 19 novembre / 18h

Conférence interactive : les déchets ça déborde ! > Gap

20 novembre

> Rencontres de l'ESS > Arles

> Rencontres > Avignon

> 9e rencontres de l'ESS en Vaucluse, Hôtel de Ville Avignon

Jeudi 22 novembre / 13h45

> Non recours aux droits, que faire ? > Manosque

 

OCCITANIE

06 novembre

> Lancement mois ESS au Gazette café à Montpellier

mercredi 7 novembre / 18h

> Café mutualiste : « Épargner pour une société plus solidaire » > Perpignan

Mardi 13 novembre / 15h

> Forum ESS et IAE  > Alès

Mercredi 21 novembre / 9h

> Financements européens et entreprises de l’ESS : des synergies gagnantes > Toulouse

Vendredi 23 novembre / 18h

> Café santé « Préventé santé: les bons gestes ! » > Nant

Dimanche 25 novembre / 10h

> Rencontres de l’ESS dans le Tarn > Le Séquestre

Mercredi 28 novembre

> Les rencontres lozériennes de l’ESS > Mende

 

AUVERGNE-RHONE-ALPES

Vendredi 9 novembre

> Inauguration du mois de l’ESS en Haute-Savoie > Annecy

Lundi 12 novembre /19h30

> Construire une société solidaire > Annecy

Mardi 13 novembre / 9h

> Les opportunités d'empoi dans l'ESS > Clermont-Ferrand

Mercredi 14 novembre

> 2e journée ESS et Territoires > Aurillac

>« Ensemble parlons climat » conférence (animée par Sans Transition !) > Lyon / 18h

Jeudi 22 novembre / 19h

> Festival la Chose Publique (en partenariat avec Sans Transition !) > Musée des Confluences à Lyon

Jeudi 6 décembre / 9h

> Entreprendre dans l'ESS > Grenoble

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