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[GRAND ENTRETIEN] : Cyril Dion, « Seule la coopération nous sortira de l’impasse collective »

Créé le : 11/01/2021
Crédit photo : Fanny Dion. Pour le réalisateur, les collectivités doivent prendre leur part dans un véritable plan de résilience décentralisé.

Crédit photo : Fanny Dion

Propos recueillis par Julien Dezécot

Écrivain, réalisateur et militant écologiste, Cyril Dion va sortir un nouveau film, Animal. Objectif : montrer les solutions qui visent à réparer notre biodiversité menacée. L'occasion de (re) découvrir son entretien, alors que la France organise aujourd'hui le "One planet Summit" pour la biodiversité à Paris.

Cyril Dion, auteur et réalisateur très engagé dans les questions de transition durable et de biodiversité au travers de son œuvre, échange sur sa vision du « monde d'après », dans ce contexte particulier. Quelles solutions pour demain ? Entre concertations citoyennes et territoires résilients, mais également changement climatique et risques pour la biodiversité, Cyril Dion exprime ses craintes et ses espoirs.

Post- Covid, quelle Transition va - selon vous - être mise en œuvre en France ?

Pour l'heure, j'observe que certains lobbys - notamment agricoles - ont à nouveau tenté, durant cette crise majeure, de lever les « contraintes environnementales ». Et en France, comme dans la plupart des pays européens, les gouvernements prévoient des plans de relance plutôt classiques, avec malheureusement peu de place à la transition écologique. Aux États-Unis, c'est même pire, puisqu'on lève les limitations de gaz à effet de serre et les mesures de pollution atmosphérique...
En somme, bien que tout le monde clame : « Ça va changer, plus jamais comme avant… », qui peut vraiment y croire ? C'est exactement ce qu'a...

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[Maternité de Die] : l’espoir trois ans après la fermeture

Créé le : 10/01/2021
Crédit photo : Elodie Potente. « Je suis né à la maternité de Die », une campagne d’affichage pour défendre la maternité avant sa fermeture en 2017
Crédit photo : Elodie Potente. « Je suis né à la maternité de Die », une campagne d’affichage pour défendre la maternité avant sa fermeture en 2017
 
Par Elodie Potente
 
Le 31 décembre 2017 fermait la plus petite maternité de France. Depuis, un bras de fer entre les habitants du Diois et les institutions régionales s’est engagé. Face à l’incertitude, les défenseurs de ce service de proximité ne baissent pas les bras et pointent du doigt la mise en danger des futures mamans.
 
Trois ans après sa fermeture, Philippe Leeuwenberg, président du collectif de défense de l’hôpital de Die, conteste sans relâche la décision d’arrêter les services maternité et chirurgie de l’hôpital de Die. Obligées de faire plus d’une heure de route pour accoucher, « les femmes enceintes du Diois sont stressées », affirme-t-il. Entouré de citoyennes et citoyens impliqués, ce fervent militant a engagé un bras de fer social et juridique avec les instances de santé. 
Car depuis fin 2017, aucun cri de nouveau-né n’a retenti dans l’enceinte de l’hôpital de Die. Les habitants de la petite ville de la Drôme ont appris à composer sans les services de maternité et de chirurgie. Ces deux unités de l’hôpital rural, créées en 1983, ont fermé leurs portes après une lutte de trois décennies pour leur maintien.
À coup de manifestations, de rassemblements et de communication, le collectif de défense de l’hôpital de Die, formé en 1986, a permis à la plus petite maternité de France de rester ouverte trente ans. Avec moins de 150 accouchements par an, le service était régulièrement menacé. Rien qu’...
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[FAUNE] : Rewild : La zootopie bretonne 

Créé le : 10/01/2021
© Rewild

Crédit photo : Rewild

Par Quentin Zinzius
 
Après plusieurs années de difficultés financières, le zoo de Pont-Scorff, dans le Morbihan, a été racheté en décembre 2019 par une coalition d’associations, nommée Rewild. Outre de nombreux travaux de rénovation pour rendre la vie des animaux plus agréable, la coalition souhaite relâcher certains d’entre eux dans leurs milieux naturels. Une démarche très éloignée du standard des parcs zoologiques.
 
Installé dans le pays de Lorient depuis 47 ans, le zoo de Pont-Scorff a fait partie des pôles touristiques emblématiques du Morbihan, et exposait chaque année ses animaux à plusieurs centaines de milliers de visiteurs. Mais ces dernières années, le zoo a connu de nombreux problèmes, notamment économiques. Les directions se sont enchaînées, les problèmes se sont accumulés, si bien que le zoo s’est retrouvé en vente à plusieurs reprises. En décembre 2019, le zoo est finalement racheté par la coalition Rewild [« retour au sauvage »] qui compte, parmi ses fondateurs, le centre Athénas, Sea Sheperd, et le Biome, tous spécialisés dans la protection d’animaux sauvages. Le zoo est alors fermé au public, et devient le Rewild Rescue Center [« centre de sauvetage de Rewild »], un centre de secours pour les animaux sauvages issus de trafic, avec pour objectif leur réintroduction en milieu naturel. 
 

« C’est une autre façon de s’occuper des animaux »

 
Car la mission principale de Rewild, c’est bien de relâcher ces animaux retenus captifs....
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[JARDIN] À Toulouse, des potagers poussent au pied des HLM

Créé le : 08/01/2021
 Vue du jardin du Polygone ©DelphineTayac
Photo : Vue du jardin du Polygone ©DelphineTayac
 
Par Delphine Tayac
 
Depuis 3 ans, l’entreprise toulousaine La Milpa entretient les espaces verts de résidences sociales en les rendant productifs. Les habitants bénéficient de légumes frais gratuitement, sans voir leurs charges augmenter. Reportage dans un de ces jardins collectifs installé en bas des tours. 
 
En poussant le portail vert du Polygone, on pénètre dans une résidence sociale tout à fait classique. Des petits chemins mènent aux halls des différents bâtiments. Les immeubles se font face autour d’un parc, avec ses bancs, ses arbres et ses pigeons. On s’attend à trouver au centre une pelouse impersonnelle, vert tendre et bien taillée. Au lieu de cela, choux, fenouils, blettes, pieds de tomates et de poivrons dressent leurs feuilles vertes au milieu d’un potager de 400 m². Depuis le mois d’avril 2020, le bailleur social Toulouse Métropole Habitat a confié la gestion des espaces verts de la résidence à La Milpa, une petite entreprise toulousaine de maraîchage urbain. Sa mission : transformer une partie de la pelouse en jardin productif pour le millier d’habitants vivant ici.

Engrais verts et hautes herbes

Ce jour-là, le vent souffle fort. Il s’engouffre entre les tours, tournoie et vient balayer les allées de légumes. Bertrand Desgranges, maraîcher à La Milpa, passe dans les rangées pour repérer les plantes qui ont souffert. Aux côtés de ses deux associés, il vient ici une fois par semaine...
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[SUPERMARCHE COOPERATIF] A Toulon, embarquez pour La Coop sur mer !

Créé le : 08/01/2021
crédit : la Coop sur mer

Crédit photo : La Coop sur mer

Par Julien Dezécot

À Toulon, plus de 400 citoyens lancent un supermarché coopératif. Ouvert en décembre dernier, cette grande surface propose des produits de qualité à tarif réduit, moyennant un investissement bénévole important de tous les copropriétaires. Reportage.

À la veille des fêtes de fin d'année et de l'ouverture de ce magasin atypique qu'est La coop-sur-mer, Isabelle, Dominique et les nombreux bénévoles toulonnais multiplient les réunions d'information en visioconférence. Objectif : expliquer, au plus grand nombre de citoyens, comment fonctionne leur supermarché coopératif, dont le projet a déjà attiré près de 400 coopérateurs.
Alors que l'enseigne vient juste d'être posée mi-décembre et que les linéaires se remplissent de produits de qualité, grâce aux coopérateurs et salariés qui œuvrent de concert, les derniers travaux d'aménagement de la surface de vente de 410 m² battent leur plein, avenue du général Pruneau à l'Est de Toulon, à deux pas de l'autoroute et à côté de l'écoferme de La Barre, entre la Rode et Saint- Jean-du-Var.

Un supermarché participatif

Pour pouvoir s'approvisionner dans le magasin, il faut devenir coopérateur de l'entreprise, en souscrivant des parts sociales : 100 € minimum ou 10 € pour les personnes bénéficiant des minima sociaux. Originalité ? Les coopérateurs - propriétaires du magasin, assurent 80 % des tâches courantes de...

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[ENTRETIEN] : Pascal Picq : « Il n’y a pas de fatalisme lié à une lignée, tout est affaire d’anthropologie » 

Créé le : 06/01/2021
Pascal Picq / crédit photo : DR

Crédit DR

Propos recueillis par Elodie Crézé
 
Le paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France Pascal Picq livre, dans son dernier ouvrage Et l’évolution créa la femme, une préhistoire des relations entre les hommes et les femmes. Il tente notamment de comprendre, à travers l’étude d’autres espèces, l’origine de la coercition masculine. 
 
Le titre de votre ouvrage, Et l’évolution créa la femme, semble souligner le fait qu’on ait longtemps réduit le genre humain aux seuls hommes, comme si les femmes ne pouvaient pas représenter l’évolution de l’espèce humaine. Est-ce cela  le sens du titre, rétablir une certaine vérité ?
Il ne s’agit pas de rétablir la vérité, car il n’y a pas eu véritablement « mensonge », mais plutôt occultation. L’adjectif qui ressort constamment pour les femmes est « invisibilité », employé d’ailleurs dans toutes les disciplines (archéologie, économie, paléoanthropologie, politique, etc.).  Il faut aussi y voir un clin d’œil au film Et Dieu créa la femme avec Brigitte Bardot, symbole considérable de libération de la femme. Le titre fait également référence à l’ouvrage de Sarah Blaffer Hrdy, primatologue et anthropologue,  La femme qui n’évoluait jamais. Pour comprendre l’évolution,  il faut regarder ce qui se passe chez d’autres espèces et établir une comparaison avec la nôtre, puis essayer de reconstituer une partie de notre évolution par l’archéologie préhistorique et la paléoanthropologie. 
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