Tous les articles

Signaler les OGM

Créé le : 25/11/2015

Lancée par le Collectif Consommateurs pas cobayes, une pétition a été lancée cet été pour un étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM (viandes, charcuteries, œufs, laits, beurres, fromages... et tous les produits cuisinés à base de ces produits présents partout, dans la grande distribution comme dans la restauration collective dont scolaire (de la maternelle à l’université !) Elle est soutenue par un grand nombre de personnalités et d’organisations. Et vous ?

Plus d'infos :  

www.consommateurspascobayes.com

Tags: 

Triskalia se blanchit à la farine

Créé le : 22/11/2015

Triskalia et la minoterie Paulic rejoignent la démarche Blé Agri-Ethique France. Une démarche dans laquelle « agriculteurs, coopératives, meuniers, industriels et artisans s'engagent pour proposer au consommateur des produits garantissant un revenu à l'agriculteur, préservant l'emploi local et provenant d'un blé cultivé dans le souci du développement durable. » Que c'est beau ! Rappelons, pour la forme, que Triskalia est actuellement en procès avec 4 anciens salariés qui se plaignent d'intoxication sévère aux pesticides...  

Photo © Triskalia

Tags: 

Un management « égalitaire » chez Scarabée Biocoop

Créé le : 20/11/2015

La société rennaise de vente de produits bio Scarabée Bioccoop expérimente l'holacratie depuis cette année. Un mode de gestion d'entreprise qui supprime la logique pyramidale du pouvoir pour établir un modèle égalitaire. Et dans lequel les rôles des salariés ne sont pas figés. 

Difficile d'imaginer une entreprise de 130 salariés sans hiérarchie... Scarabée Biocoop l'a fait ! Cette société coopérative regroupe 4 magasins de produits bio, 3 restaurants, un salon de thé et un traiteur dans l'agglomération rennaise. Depuis février, elle expérimente l'holacratie : « une technique managériale qui permet d'aller chercher au sein de l'entreprise la personne la plus à même de remplir une fonction » explique Isabelle Baur, chargée de la communication et du développement chez Scarabée. « Le pouvoir est divisé et non plus concentré par quelques personnes qui donnent des ordres » précise Mme Baur. L'objectif : « apporter du mieux être au travail en valorisant les ressources de chacun ».

Un fonctionnement démocratique

Pendant 3 mois, Scarabée a été accompagnée par le cabinet spécialisé IGI Partners pour la mise en place ce cette nouvelle organisation. L'entreprise est divisée en 12 « cercles » qui sont autant de domaines d'activités : magasin, restaurant, traiteur, marketing... Une réunion hebdomadaire a lieu dans chaque cercle. Elle permet aux salariés d'exprimer leurs interrogations et de proposer leurs projets. Des réunions de gouvernance ont aussi lieu régulièrement pour déterminer le rôle de chacun (600 rôles ont été identifiés). Les cartes des rôles y sont rebattues dans chaque cercle : une personne chargée de faire la vaisselle dans un restaurant peut ainsi être amenée à s'occuper des commandes si elle le souhaite et si ses compétences le permettent. Un cercle général réunit les représentants des différents cercles. Les décisions stratégiques de l’entreprise y sont prises de « manière transparente et démocratique » indique Isabelle Baur.

Une autre culture du travail

De tels changements ne s'assimilent pas en un jour. Et Isabelle Baur confie « qu'il y a des résistances. C'est une nouvelle culture du travail qu'il nous faut apprendre et cela prend du temps ». De son côté, Matthieu France, employé du cercle « traiteur », indique que « le système n'est pas toujours adapté à la cuisine. Quand nous sommes dans l'urgence, il n'est pas possible de refuser d'aider le reste de l'équipe aux fourneaux sous prétexte que nous avons une autre tâche attribuée, comme le voudrait l'holacratie ». Pour le jeune homme, le plus positif «  est que chaque chose est discutée. Et chacun peut proposer ses idées. C'est très valorisant ». Un fonctionnement démocratique qui prolonge l'esprit coopératif de cette entreprise socialement innovante.

 

Plus d'infos

 

www.scarabee-biocoop.fr

 

Photo : Depuis le début de l'année, les salariés de Scarabée Biocoop (35) n'ont plus de responsables. © M. Bourven et L. Mercier, studio Timelaïn 

La plus grande centrale solaire citoyenne de Bretagne

Créé le : 18/11/2015

C'est le 6 octobre que le toit photovoltaïque de la plateforme logistique d'achat Biocoop à Melesse sera inauguré. Cette centrale, financée par les citoyens via Énergie Partagée, produira une électricité 100% renouvelable, qui sera vendue « sur place » à Biocoop pour sa consommation. Un pas de plus vers un circuit-court de l’énergie !

Plus d'infos :

www.energie-partagee.org

Un design écolo et solidaire

Créé le : 15/11/2015

A Combourg, en Ille-et-Vilaine, Anne Chaumont crée des objets design avec des matériaux récupérés. Des réalisations haut-de gamme assemblées par des travailleurs en situation de handicap.  

Des luminaires, des lampes ou encore des étagères au design aussi sobre qu'original. Les créations d'Anne Chaumont séduisent par leur élégance. Et par leur conception écologique ! Cette passionnée de mobilier a monté sa société à Combourg en 2014. Son nom : Up cycling. Terme qui désigne la récupération de matériaux pour créer des objets uniques. Ancienne directrice d'une société de fabrication de cuisine, Anne Chaumont est confrontée à un immense gâchis. « J'étais effarée par le nombre de chutes de matériaux neufs jetés par nos fournisseurs. C'est chez eux que je m'approvisionne maintenant » témoigne-t-elle. Elle utilise notamment des résidus de coupe de plans de travail en résine destinés à la benne.

 

Du « locafab » solidaire

Ce matériau de base se retrouve dans un grand nombre d'objets créés par la designer. A cela s’ajoute parfois d'autres éléments qui confèrent à l'ensemble sa singularité : un instrument de musique hors d'usage, un morceau de chêne brut, du bois massif... Des éléments réutilisés. Mais ne parlez pas de recyclage à la créatrice ! « Je prends des matériaux et je leur donne une seconde vie. Mais contrairement au recyclage, je n'opère aucune transformation chimique et physique de la matière, ce qui génère des économies d'énergie » indique Anne. « Je vais chercher la résine à 30 km. Et l'assemblage est effectué dans un rayon de 150 km autour de Rennes ». C'est du « locafab » » poursuit-elle. Un design local qui a aussi des vertus sociales. « Je voulais que mes objets soient cohérents de A à Z » affirme Anne. Pour le montage de sa production, elle se tourne vers des Établissements et service d'aide par le travail (Esat) de la région, structures qui emploient des personnes en situation de handicap. Et « le rendu est excellent » confie la designer.

Des pièces souvent uniques

Ces créations haut-de-gamme prennent ensuite place chez des particuliers qui lui commandent souvent des pièces uniques. Anne vend aussi des objets en ligne sur son site internet. Et commence à répondre à des commande institutionnelles. Elle a récemment travaillé avec le cabinet d'agencement Opus pour l’aménagement d'une salle d'attente de l’Institut de traitement du cancer Gustave Roussy, à Villejuif. « Anne a réalisé des luminaires et des appliques sur-mesure. Sa démarche valorise le projet et participe à sa durabilité » expose Mathilde Taupin, architecte d'intérieur chez Opus agencement. « L'aspect précieux des éléments et la réalisation des objets s'opposent au tout-jetable » continue-t-elle. Esthétique et éthique. 

 

Plus d'infos:

www.upcycling-france.com

 

Extraction de sable : c'est signé

Créé le : 10/11/2015

Cette fois, c'est parti. Le ministère de l’Économie a publié le 16 septembre le décret autorisant l'ouverture d'un nouveau site d'exploitation de sables coquilliers au large de Lannion. « Un scandale environnemental », selon les militants écologistes. En signant ce texte, le ministre de l’Économie traduit concrètement l'autorisation informelle donnée en avril dernier à la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), porteuse du projet. L'autorisation de travaux à venir doit préciser le suivi environnemental prévu. Les sables marins coquilliers extraits sont des accumulations de débris de coquilles, présentes sous forme de dunes sous-marines au large des côtes. Elles sont une source d'amendements calcaires utiles aux agriculteurs de la région pour compenser l'acidité de leur sol.

Pages

Partager