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Nos océans sont à bout de souffle !

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash	Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Surpêche, pêche illégale, captures accidentelles… Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables capables de nous nourrir et de se régénérer à l’infini mais il n’en est rien. Dans le monde, 90% des stocks de poissons sont surexploités ou exploités à leur maximum, les captures accidentelles représentent 40% des volumes de pêche globaux, 12 à 28 %des prises mondiales proviennent de la pêche illégale. De nombreuses solutions existent pour réduire les pressions exercées sur les océans. Il est urgent de les mettre en œuvre !                                                     

Pour rappel, le 30 mai, le WWF annonçait qu’en moins de 6 mois la France avait déjà consommé l’équivalent de l’ensemble des ressources halieutiques qu’elle pouvait pêcher et élever dans ses eaux nationales métropolitaines et reportait, à compter de ce jour, ses impacts sur les autres pays, notamment sur les plus vulnérables.

 

En cette Journée Mondiale des Océans, le WWF rappelle ainsi que nous sommes tous concernés et que chacun d’entre nous, peut accélérer le mouvement vers une pêche plus durable. « L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées », explique Isabelle Autissier, présidente du WWF France. « Les institutions, l’industrie et les consommateurs ont une grande responsabilité sur la durabilité des ressources et les conditions de vie des communautés des pays qui dépendent le plus de la pêche ».

Le WWF appelle ainsi les organisations internationales à prendre de toute urgence des décisions en faveur de la préservation des ressources, comme la réduction de la pêche des thons dans l’océan Indien qui doit être accélérée. L’Union européenne  à renforcer la mise en œuvre de sa législation en matière  de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Les entreprises à transformer leurs politiques d’approvisionnement en produits de la mer en respectant des chartes proscrivant tout achat provenant de la pêche illégale et en  favorisant les pêcheries certifiées MSC ou les élevages ASC. Le WWF invite également  les entreprises qui le peuvent à se faire le relais de sensibilisation pour une pêche responsable, aux consommateurs à prendre conscience de leur rôle et de leur pouvoir.

Le WWF a ainsi lancé en 2015, le programme Fish Forward, sensibilisant les citoyens européens à l’impact de leur consommation sur les pays du Sud et recommandant notamment  l’achat responsable de produits de la mer en favorisant par exemple les produits certifiés MSC ou ASC

 

Afin de sensibiliser le plus grand nombre à une pêche durable, le WWF France s’investira sur plusieurs fronts lors de la Journée Mondiale des Océans, le 8 juin. Au programme notamment : une collaboration avec Demotivateur afin de sensibiliser le grand public à l’importance de la diversification via une recette simplissime faite à partir du trop peu connu thon listao. De 17h à 18h, l'Atelier des Chefs proposera, avec le WWF France, un e-atelier à destination des parents/enfants. Ces derniers y apprendront à cuisiner du chinchard en live avec un chef qui répondra en direct aux questions des internautes. A partir de 20h50 et jusqu’au petit matin, le WWF France accompagnera enfin La Nuit des Océans sur France Ô

Pour suivre notre campagne pour une pêche responsable :

www.wwf.fr/oceansmenaces/

Plus d'infos :

www.un.org/fr/events/oceansday/

www.wwf.fr/

www.francetelevisions.fr/nuit-ocean2016

www.fishforward.eu/fr/

www.demotivateur.fr/

Zéro Déchet : Mode d'emploi

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos : Amaëlle Olivier

Le 1 juin dernier, Béa Johnson livrait le ​mode d'emploi de son mode de vie zéro déchet lors d'une conférence au Palais des Arts de Vannes, organisée par Bretagne Durable et les magasins BioGolfe, en partenariat avec Vannes Agglo et la ville de Vannes. Morceaux choisis ! Retrouvez notre playlist ici !

« Nous voulions une vie basée sur le verbe être et non avoir ». C'est la raison qui a mené Béa Johnson à changer de mode de vie. Ce faisant, elle a inspiré des milliers de gens à travers le monde. Le 1 juin, elle donnait une conférence au Palais des Arts de Vannes devant plus de 600 personnes. L'objectif : faire partager au plus grand nombre le mode d'emploi de cette façon de vivre sans déchet. Aujourd'hui, leurs déchets annuels générés par sa famille de 4, elle, son marie et ses 2 enfants (sans compter Zizou, le chien zéro déchet !) sont contenus dans un bocal de 500 ml (1L en 2014) ! « Pour en arriver là, un long processus a été nécessaire. Il a fallu trouver un nouvel équilibre, désapprendre les habitudes et trouver des alternatives. Parfois ça marche très bien et parfois... Pas du tout ». C'est ce que nous explique Béa Johnson, avec humour, en nous racontant par exemple la réaction de son mari à une recette de shampoing alternative, nécessitant un rinçage au vinaigre de cidre : « J'en ai marre que tu sentes la vinaigrette ! » s'exclame-t-elle sur scène.

Plus qu'un challenge, un mode de vie !

La franco-américaine offre son témoignage comme un outil pour aider chacun à trouver son propre équilibre. « Le zéro déchet ne doit pas être un challenge de court terme mais un mode de vie à long terme ! », assume-t-elle. Pour s'y tenir, l'important serait selon elle donc de prendre son temps, « pour trouver ce qui convient à son style de vie ». Le point de départ ? « 5 règles primordiales à appliquer dans un ordre précis : Refuser (ce dont on a pas besoin), réduire (ce qui nous est nécessaire), réutiliser, recycler et enfin composter. » La clé ? Questionner sa consommation. « Ai-je vraiment besoin d'un épluche-légumes ? » donne-t-elle en exemple. Et étonnamment, sa réponse est non : sa famille consomme les légumes (bio) qui le peuvent avec leur peau, pour conserver les vitamines. A chacun donc, de questionner ses automatismes pour réévaluer ses besoins. Attention tout de même au piège de remplacer à l'identique les produits emballés ! « Il est préférable de se satisfaire de ce que l'on a à disposition », précise-t-elle, et de se laisser surprendre par de nouveaux produits.

40% d'économie !

Mais si c'est à chacun de définir ses besoins, il y a des objets auxquels l'ambassadrice du zéro déchet a déclaré la guerre : les produits à usage unique. « Acheter du jetable c'est littéralement investir dans la décharge, jeter son argent par les fenêtres ! ». En effet, puisque depuis qu'elle applique ce mode de vie zéro déchet, Béa Johnson a réduit de 40 % sa facture… « A ce moment-là, détaille-t-elle, j'ai réussi à convaincre Scott, mon mari », souffle-t-elle. Et elle en profite pour nous donner sa méthode pour bannir les déchets de sa vie : éviter les allées centrales des supermarchés pleines de produits suremballés. Préférer les pourtours du magasin, remplacer les sacs plastiques par des sacs en tissus, et même, remplacer les protections hygiéniques jetables par la coupe menstruelle, alternative durable ! A l'écouter, ça ne semble pas sorcier. Et quand on l'entend vanter le temps gagné , on ne regrette qu'une seule chose : Ne pas avoir essayé avant !


Le livre de Béa Johnson, « Zéro Déchet », traduit en 11 langues, connaît un succès retentissant. Il s'agit d'un guide pièce par pièce, étape par étape pour passer à une vie sans déchet. A lire, dès que possible ! 


Pour en savoir plus :

www.zerowastehome.com

Retrouvez ici l'interview de Béa Johnson, auteure du livre "Zéro déchet":

www.soundcloud.com/sans-transition-magazine/bea-johnson

Retrouvez notre playlist ici :

www.dailymotion.com/playlist/x4k9re_BD_info_zero-dechet-conference-de-be...

Amaëlle OLIVIER

La fin du glyphosate ?

Créé le : 07/06/2016
© Pixabay

La Commission européenne proposait aujourd’hui aux Etats membres une prolongation de l’autorisation du glyphosate pour une période de 12 à 18 mois. Aucune majorité qualifiée n’a été obtenue. Ce laps de temps supplémentaire devait permettre à l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de remettre un avis scientifique. La France s’était engagée à voter contre le glyphosate et s’est finalement abstenue. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, ce feuilleton à rebondissements doit cesser. La parole à ses trois acteurs qui considèrent que l’autorisation du glyphosate ne doit pas être renouvelée puisqu’il est considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

« Le doute s’est enfin immiscé parmi les Etats membres qui ne sont pas parvenus aujourd’hui à une majorité qualifiée sur la prolongation du glyphosate en Europe, même pour quelques mois. Pour foodwatch, la Ligue contre le cancer et Générations Futures : « C’est un bon signe. Mais contenu des menaces pour la santé,  il ne s’agit plus de tergiverser. Il faut protéger la santé des citoyens et appliquer strictement le principe de précaution inscrit dans nos textes européens et donc ne pas renouveler l’autorisation ». Les trois organisations s’inquiètent de l’abstention de la France alors même que Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, s’était récemment engagée à voter « non ». Sept Etats membres se seraient abstenus aujourd’hui : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et le Portugal. Malte serait le seul pays à s’y être clairement opposé, tandis que tous les autres auraient voté favorablement. Le Commissaire européen, visé par une pétition des trois organisations qui a déjà rassemblé près de 155.000 signatures, devrait communiquer sur les prochaines étapes du processus dès demain. En l’absence de décision claire de la part des Etats membres, c’est vraisemblablement un comité d’appel présidé par la Commission qui tranchera d’ici le 20 juin. Alors que les lobbies de l’industrie chimique se lamentent de la politisation du débat, la Commission joue la montre en se réfugiant derrière un avis de l’ECHA. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, l’exécutif européen devrait tirer les conclusions de cette impossibilité de parvenir à une majorité qualifiée. Rappelons que l’autorisation du glyphosate, principale substance active déclarée du Roundup de Monsanto, expire le 30 juin prochain. Le glyphosate est le pesticide le plus vendu au monde. »

 

 « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.

 

Plus d’infos :

www.generations-futures.fr/

http://bit.ly/1QJ8ALg

http://bit.ly/1WDPb5u

Quel avenir pour le projet de parc du Ventoux ?

Créé le : 07/06/2016

Le 8 juin prochain, les élus des 39 communes concernées devront se prononcer pour ou contre le projet de Parc National Régional (PNR) du Mont Ventoux dans le Vaucluse. Une consultation qui fait polémique. Nous avons interrogé à ce sujet Nicole Bernard, présidente de France Nature Environnement 84.

Vous défendez le projet de PNR du Ventoux pour lequel vous avez créé une pétition qui a recueilli plus de 6000 signatures, qu'est-ce que ce parc apporterait selon vous ?

D'abord, la reconnaissance d'un territoire emblématique. Mais aussi une cohérence dans la gestion permettant l'accès à des fonds européens, donc à une mise en valeur des productions du Ventoux. Enfin, il faciliterait la mise en œuvre des projets collectifs ou citoyens. Il serait aussi une « contrepartie » accordé aux habitants pour le soin apporté à ce territoire précieux, mais pas toujours facile à vivre.

 

Une première consultation avait déjà été effectuée quant à l'acceptation ou non du PNR du Ventoux. Que pensez-vous de cette nouvelle consultation ?

C'est une étrangeté. Des PNR ont vu le jour, comme au Lubéron, alors pourquoi le refuser au Ventoux ? Le Syndicat Mixte du Ventoux et 900 personnes de tous bords ont travaillé à élaborer une charte où tout le monde a pu s'exprimer. Elle est actuellement examinée par le ministère de l’Écologie et devait être soumise au vote des communes concernées en décembre 2016. Cette consultation régionale impose donc un vote anticipé et limité aux élus, avec un délai extrêmement court (4 semaines à peine), qui empêchera sûrement certaines communes de se prononcer alors que, contrairement à ce qui se fait habituellement, les communes qui ne se prononceront pas ou se prononceront hors-délai seront considérées comme contre le PNR. Les modalités sont peu démocratiques, d’autant plus les modalités du vote et de son interprétation n’ont pas été préalablement définies. Enfin, la documentation transmise aux communes choisit des exemples d'une manière qui n'est pas anodine, en mettant l'accent sur les contraintes dues à un parc. A mon sens, c'est une stratégie purement politique, qui prive le territoire d’une valorisation importante et des 28 millions prévus par l’UE pour le parc.

 

Comment envisagez-vous l'après 8 juin ?

Quel que soit le résultat, il n’empêche que le mode de consultation est plus que contestable. Il faut que quelque chose change dans la gestion de ce genre de projet qui concerne tous les citoyens. Je souhaite dire aux élus qu'on en a assez de cette gestion politicienne, on doit travailler tous ensemble pour ce territoire emblématique. Après le 8 juin, on continuera à se mobiliser pour lui !

 

Et du côté des “parco-sceptiques” ?

Du côté des « contre », qui se définissent plutôt comme des « parco-sceptiques », on craint les restrictions mais aussi le coût d'un parc ou encore le risque de « millefeuille » administratif, préférant au parc l'idée d'une « grande intercommunalité ». Parmi ceux-là, on retrouve le député du Vaucluse et vice-président délégué aux finances de la région PACA, Julien Aubert, ainsi que les maires de quelques communes. Dominique Bodon, édile de Malaucène, interrogé par nos confrères de France Bleu déclare que les maires des petites communes du Ventoux « ont surtout le sentiment de se faire enlever le pouvoir décisionnel. » Les communes a priori opposées au PNR sont surtout les communes situées sur le Ventoux, qui, en terme d'habitants ne sont pas majoritaires. Ce que déplore Julien Aubert : « Vous ne pouvez pas faire le parc du Ventoux sans le mont Ventoux » (propos recueillis par France Bleu).

 

Amaëlle OLIVIER

Saint-Jean stoppe les pesticides

Créé le : 07/06/2016

Depuis le 21 mai, il est désormais interdit d’utiliser des pesticides à moins de 50 mètres des habitations, pour les entreprises et les particuliers, à Saint-Jean, Haute-Garonne. Le premier adjoint au maire et député de ce département, Gérard Bapt, a encouragé la signature de cet arrêté municipal. Une décision importante quand la commission européenne propose de réautoriser le glyphosate pour une période de 18 mois. 

La ville de Saint-Jean, près de Toulouse, en Haute-Garonne, est devenue une commune « zéro pesticide ». Depuis le 21 mai dernier, l’épandage à moins de 50 mètres des habitations et le déversement de pesticides dans les fossés publics d’évacuation fluviale sont désormais interdits. Ainsi, les agriculteurs ne peuvent plus utiliser de pesticides à moins de 50 mètres des habitations ou de particuliers. Quant à ces derniers, ils peuvent toujours utiliser des pesticides mais ne peuvent pas déverser leurs déchets dans la rue ou dans les égouts municipaux. Une décision municipale prise en réaction aux demandes des riverains : « Certains particuliers se sont rendu compte que les pesticides utilisés par les agriculteurs se retrouvaient en grande quantité chez eux, dans leur jardin, » comme nous l’explique Gérard Bapt, député de Haute-Garonne et premier adjoint au maire de Saint-Jean. « Protéger des espaces sensibles comme des crèches ou des écoles ne suffit pas. Il peut y avoir des femmes enceintes et des jeunes enfants exposés chez eux. La distance de 50m est arbitraire mais elle existe pour limiter l’extension de l’épandage chez des particuliers. » Gérard Bapt a officiellement déclaré son opposition à la reconduction du glyphosate par la commission européenne, en attendant les résultats de l’Agence Européenne des produits chimiques (ECHA), le 18 juillet.

 


« Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.


Plus d’infos :

www.gérardbapt.info

www.mairie-saintjean.fr/haro-sur-les-pesticides-et-herbicides-a-saint-jean.html

www.europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-16-2011_en.htm

www.echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/public-consultat...

La rédaction

Peut-on vraiment ne plus produire de déchets ?

Créé le : 06/06/2016
De gauche à droite, Alain Barbier pour Emmaüs, Cédric Hémery pour Sydéo, Julien Dézécot pour Bretagne Durable, Béa Johnson et Lucien Ménahes pour Vannes Agglo. Crédits : AO - BD

Ce mercredi 1 juin, Bretagne Durable et les magasins BioGolfe, en partenariat avec Vannes Agglo et la ville de Vannes, accueillaient au Palais des Arts une invitée de prestige : Béa Johnson, ambassadrice du mode de vie « zéro déchet ». Pour l'occasion, Bretagne Durable animait une table ronde où se sont rencontrés autour d'une question les acteurs locaux et l'auteure du livre « Zéro Déchet » : Comment construire ensemble, un avenir zéro déchet pour le territoire vannetais ? Une émission qui a été diffusée sur Tébéo et Tébésud. Lucien Ménahes, vice-président de Vannes Agglo, Alain Barbier d'Emmaüs Vannes et Cédric Hémery, co-fondateur de Sydéo, étaient donc réunis aux côtés de la franco-américaine, auteure du livre « Zéro Déchet ».

L'attrait pour la réduction des déchets n'est pas neuf

Pour initier la discussion, Béa Johnson n'hésite pas à souligner la diversité des initiatives zéro déchet françaises, et surtout bretonnes, mettant en avant la synergie à créer entre elles afin d'initier une dynamique positive de réduction des déchets. Cette synergie semble en cours de construction à Vannes puisque la ville, en plus de ses efforts de sensibilisation et de l'attention portée à la gestion des déchets (composteurs collectifs, location de gobelets réutilisables, etc) s'allie avec un acteur historique de la valorisation des déchets : Emmaüs, dont la mission de réemploi s'inscrit fermement dans la dynamique zéro déchet, comme le rappelle Béa Johnson.

Du sang neuf dans la dynamique zéro déchet vannetaise

De jeunes initiatives cherchent aussi à intégrer cette coopération. C'est de cette volonté dont témoigne la présence de Sydéo, puisque l'objectif premier de la start-up qui vient d'être créée par deux étudiants, Cédric et Julien de l'Institut Catholique des Arts et Métiers de Vannes est de créer le chaînon manquant entre les entreprises et les diverses initiatives de valorisation, dans le cas précis des déchets organiques. Il s'agit d'une bourse d'échange en ligne qui permettra aux producteurs de déchets de rencontrer de potentiels utilisateurs. Objectif : envoyer le moins de déchets possibles à la benne et miser sur l'économie circulaire. Mais c'est aussi par le soutien apporté au projet de Vannes Agglo en réponse à l'appel d'offre du Ministère de l’Écologie en juin 2015 par une vingtaines de structures que se reflète la volonté de créer ensemble un territoire zéro déchet. Pour l'heure, un habitant du Sud-Est Morbihan produit en moyenne 590kg de déchets par an selon le sySEM. Il reste encore beaucoup à faire afin de mettre en musique toutes ses solutions pour atteindre un mode de vie « zéro déchet ».

Retrouvez l'émission de Tébéo et Tébésud ainsi qu'une tribune sur la conférence de Béa Johnson la semaine prochaine, sur Bretagne Durable et Sans Transition !

Plus d'informations sur :

www.arenes.fr/livre/zero-dechet

www.zerowastehome.com

Retrouvez l'interview de Béa Johnson, auteure du livre "Zéro déchet":

www.soundcloud.com/sans-transition-magazine/bea-johnson

Retrouvez la conférence sur Tébéo et Tébésud ici:

www.tebesud.fr/?titre=bretagne-durable&mode=numEmission&crit1=300&id=104099

www.tebesud.fr/?titre=bretagne-durable&mode=numEmission&crit1=300&id=104099


Zoom sur un projet engagé: Les Cuisiners Solidaires !

Après collecte des aliments voués à être jetés par les producteurs, restaurateurs et même les particuliers, les cuisiniers solidaires se déplacent dans les quartiers défavorisés et invitent les habitants à en faire des repas à partager. Une belle initiative qui réduit les déchets tout en créant du lien !

Plus d'infos à retrouver sur leur site :

www.les-cuisiniers-solidaires.fr

 


 Amaëlle OLIVIER

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