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Un « tribunal » Monsanto pour « juger » le crime d'écocide

Créé le : 10/12/2015

Monsanto a été condamné pour la première fois en France, pour l'intoxication d'un agriculteur, en septembre dernier. Si cette victoire judiciaire est encourageante, celle-ci paraît bien mince face à l'ampleur des méfaits environnementaux et sanitaires reprochés au géant américain des pesticides. Pour évaluer des dégâts provoqués par les produits de la firme, des défenseurs de l’environnement, militants écologistes et membres de la société civile (Marie-Monique Robin, Vandana Shiva, Générations Futures...) ont crée la Fondation Tribunal Monsanto, à la Haye. Cette « cour » se réunira du 12 au 16 octobre 2016. Dans un communiqué, la Fondation explique que son « Tribunal » s’appuiera sur le fonctionnement du tribunal pénal international de La Haye « afin d’évaluer les actions de Monsanto au regard des crimes de droit international » et « d’examiner s'il s'impose de réformer le droit pénal international pour que soit reconnu le crime d'écocide »

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Barnaponics : des potagers urbains, hors du commun

Créé le : 08/12/2015

Antoine Lemoine, 26 ans, cultive des potagers en aquaponie à Nantes et à Rennes. Une méthode peu connue en France, de culture de végétaux en symbiose avec l’élevage de poissons. Antoine Lemoine a découvert cette technique, il y a cinq ans, et la partage aujourd’hui sur son blog Barnaponics. Objectif : faire découvrir l’aquaponie aux Français.

 

Aquaponie : en voilà une appellation technique, pour un potager ! Antoine Lemoine, auteur du blog Barnaponics, cultive des fruits et légumes en aquaponie dans quatre potagers. « À l’aide de poissons rouges et d’une vingtaine d’écrevisses, qui les nourrissent par leurs déjections », explique-t-il. « J'ai opté pour des poissons rouges, car ils sont très résistants aux changements climatiques. Néanmoins, avis aux amateurs, il est possible de faire de l'aquaponie avec des poissons comestibles ! Mais mes écrevisses, je ne les mange pas, j’y suis attaché » sourit l’auteur de barnaponics. L’aquaponie, une culture de végétaux en « symbiose » avec l’élevage de poisson, est un bon moyen d’avoir un potager en ville. « On peut jardiner aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur ou encore sur le rebord d’une fenêtre. J’ai commencé à cultiver de cette manière dans le grenier, chez mes parents », ajoute Antoine. Ce jardinier d’un nouveau genre a découvert cette technique « par des recherches sur internet, puis lors d’un voyage en Australie. L’aquaponie y est bien plus développée là-bas ».

Un potager qui s’autorégule

« L’aquaponie repose sur la constitution d’un écosystème combinant trois familles d’êtres vivants : poissons, plantes et bactéries » explique Laurent Labbé, directeur d’une unité expérimentale de l’Inra (Institut National de la Recherche Agronomique). « Les bactéries servent d’intermédiaires. Elles transforment l’ammoniaque rejetée par les poissons, en nitrite puis en nitrate, assimilable par les plantes » ajoute-t-il. En pratique, l’eau de l’aquarium est pompée pour être emmenée dans le système nourrir les plantes. Ces dernières purifient l’eau, qui est rejetée dans l’aquarium. « La boucle est bouclée ! Et l’économie en eau signifiante » commente Antoine Lemoine. « Elle est de l’ordre 95 % par rapport aux deux systèmes de productions pris séparément » ajoute Laurent Labbé. Autre avantage : une fois mis en place, le potager aquaponique s’autorégule. Plus besoin d’intervenir. Mais pensez tout de même à nourrir les poissons…

« Je veux partager mon savoir-faire »

Artichauts, tomates cerises ou encore aromates, aujourd’hui, Antoine les cultivent pour sa consommation personnelle. « Je publie mes réalisations sur ce blog pour partager mon savoir-faire », confie-t-il. Le jardinier voudrait aller plus loin : « J’ai pour projet de monter un lieu éducatif à Nantes pour apprendre l’aquaponie, par des méthodes simples et reproductibles chez soi ».

Plus d’infos :

www.barnaponics.blogspot.fr

www.aquaponie.fr

 

Photo : Antoine Lemoine construit lui-même ses systèmes aquaponiques. « Il n’y en a pas en vente dans le commerce », explique-t-il. © A. Lemoine

Chômage : le projet anti-crise d'ATD quart monde

Créé le : 03/12/2015

Le chômage, avec 2,4 millions de chômeurs de longue durée, en octobre 2015 (d’après l’Insee), n’a qu’à bien se tenir ! Le mouvement Agir Tous pour la Dignité (ATD) quart monde a lancé, en 2011, le projet national « Territoire zéro chômeur de longue durée ». L’association propose d’utiliser les coûts du chômage de longue durée pour créer de nouveaux emplois utiles à la société. Un projet de loi « d’expérimentation » a été déposé en novembre dernier, afin de tester cette méthode sur quatre territoires.

 

En attente de pouvoir être « expérimenté», le projet d’ATD quart monde « Territoire zéro chômeur de longue durée » est né, en 2011, d’un simple constat. « Un chômeur de longue durée coûte à la collectivité environ 15 000 € par an en prestations diverses », explique Patrick Valentin, responsable national du projet. Ce montant est relativement proche des 22 000 € annuels d’un smic à plein temps. « Si ces prestations pouvaient être directement versées pour financer des CDI, le coût manquant serait donc de 7 000 € » explique le responsable. Selon ATD, cette somme pourrait largement être couverte par les richesses de l’activité elle-même, sans dépenses publiques supplémentaires. « Concrètement, « L'objectif de l'opération est de proposer à toutes les personnes privées durablement d’emploi et qui le souhaitent, un CDI au SMIC, à temps choisi, adapté à ses compétences » explique Patrick Valentin. « D’autant plus qu’il existe, une multitude de travaux utiles à la société, non réalisés, car pas suffisamment solvables » ajoute-t-il.

Une grève du chômage

Pour faire parler du dispositif, une « grève du chômage » a été organisée le 15 octobre dernier sur les quatre territoires* locaux susceptibles de tester le projet « Territoire zéro chômeur de longue durée ». « Désherbage, classement de factures ou encore travaux de terrassement, ces opérations symboliques avaient pour but de promouvoir le projet » explique Denis Prost, responsable sur le territoire de Pipriac et Saint-Ganton (35). « Mais aussi de se préparer aux expérimentations qui commenceront, normalement, au second semestre 2016, pour 5 ans » ajoute-t-il. « Cette grève a permis d’impliquer les acteurs locaux. On a besoin de la mobilisation des entreprises et des élus pour développer le projet».

Des chômeurs qui veulent travailler

« Une façon aussi pour nous, en recherche d’emplois, de montrer que l’on veut travailler » explique Raphaël Le Gal, en recherche d’emploi depuis un an et demi dans la chimie industrielle. « J’ai participé à la grève du chômage et je veux trouver un CDI grâce au projet d’ATD. La méthode classique ne fonctionne pas, alors pourquoi ne pas essayer cette démarche inédite ».

*La Communauté de communes du pays de Colombey- sud Toulois (54), le territoire du grand Mauléon (79), les communes de Pipriac et Saint-Ganton (35) et la Communauté de commune « Entre Nièvres et Forêts » associée à Chateauneuf-Val-de-Bargis (58).

Plus d’infos

www.atd-quartmonde.fr

Photo : Des demandeurs d’emploi, le 15 octobre à l’occasion de la grève du chômage, mettaient en place un jardin partagé à l’initiative du foyer de vie d’adultes handicapés à Pipriac (35). © Roseline Martin

La littérature jeunesse prend la route avec Liliroulotte

Créé le : 01/12/2015

Liliroulotte est une librairie jeunesse ambulante. Au volant depuis l'année dernière, Bérengère Lebrun parcourt le Finistère pour promouvoir la lecture auprès des jeunes et des moins jeunes. 

Pour Bérengère Lebrun, une librairie jeunesse est un service de proximité. Voilà un an que cette éducatrice de jeunes enfants passionnée de littérature sillonne les routes du Finistère avec Liliroulotte. Ce camping-car orné de dessins colorés renferme des trésors destinés aux enfants  : l'intérieur est recouvert d'étagères remplies de livres pour la jeunesse. Et des banquettes incitent au bouquinage.

Lutter contre les « déserts littéraires »

« Il y a peu de librairies jeunesse dans le département. Et ce sont logiquement les secteurs ruraux qui souffrent le plus de cette carence » explique Bérengère Lebrun. La jeune femme, habitée par une solide motivation, décide de monter son projet en 2010. Son coût ? 80 000 euros majoritairement financé par un prêt bancaire. Mais aussi par la structure d'aide aux créateurs d'entreprises Initiative Cornouaille, la fondation Jean Guyomarc'h et le financement participatif via la plate-forme Octopousse. En août 2014, Bérengère prend la route : tel un boulanger itinérant, elle s'arrête sur les places de villages, fait les marchés...

Une libraire exigeante

Le succès est au rendez-vous. « Une fois à l’intérieur les enfants sont comme dans un cocon. La capacité d'attention de ceux qui ont du mal à se concentrer est augmentée. C'est assez magique » témoigne Bérengère. La libraire est exigeante et renouvelle régulièrement son fond. Les nouveautés côtoient les classiques. Et Bérengère va à la rencontre de petits éditeurs pour découvrir des « pépites ». Sa sélection s'adresse aux enfants « de 0 à 138 ans » poursuit-elle avec malice. Une façon de dire que la lecture peut renforcer le lien adultes/ parents.

Désacraliser la lecture

Un aspect que Bérengère aborde aussi dans le cadre d'ateliers. « Liliroulotte rend la lecture accessible à tous » affirme Alexandra Nyer, responsable du relais assistante maternelle et adjointe du multi-accueil de Pont-de-Buis (29). La libraire-éducatrice est intervenue cette année auprès de la crèche et des assistantes maternelles de la commune. « Bérengère désacralise la lecture auprès d'adultes pas toujours à l'aise avec ça. Et montre que le livre peut être un médiateur pour aborder certains sujets avec l'enfant ». Liliroulotte est bien plus qu'une librairie.

 

Plus d'infos :

 

www.liliroulotte.com

 

Photo  : La librairie jeunesse itinérante Liliroulotte séduit les enfants mais aussi les adultes nostalgiques du « bibliobus », comme ici à Poullan (29) © Guillaume Prié Visuels  

La Cop21 s'ouvre sous état d'urgence

Créé le : 30/11/2015

«Nous sommes au pied du mur […] ce mur n’est pas infranchissable». C'est par ces mots que François Hollande a ouvert la Cop21, qui se tient au Bourget (93), du 30 novembre au 11 décembre. Les déclarations des dirigeants des grandes puissances que sont la Chine et les États-Unis se sont voulues rassurantes pour l'obtention d'un accord. « En tant qu'une des premières économies du monde, je suis tout à fait conscient que nous sommes à la source du problème », a notamment affirmé Barack Obama. Les ONG, elles, sont plus que jamais sur le qui-vive, alors que, dans le contexte post-attentat, les manifestations et rassemblements restent interdits. Et que 26 militants écologistes et altermondialistes, à ce jour, assignés à résidence.  La Coalition Climat 21, qui regroupe plus de 130 organisations, ne compte pas baisser la pression sur les politiques. Elle appelle notamment les citoyens à participer à une mobilisation nationale, le 12 décembre. Et assure maintenir sa volonté, « d’organiser des actions à Paris dont nous sommes en train de revoir les modalités au vue des circonstances. Elles seront placées sous le signe de la paix et de la justice climatique. Rien ne nous empêchera de faire entendre nos voix à la fin de de la COP21 ».

Plus d'infos :

www.cop21.gouv.fr

www.coalitionclimat21.org/fr

Il ne vous reste plus que quelques mois pour participer à l'appel à projet de l’Ademe Bretagne sur l’économie circulaire qui sera clôt le 26 février prochain. Le budget alloué par l’Ademe à cet appel à projets est de l’ordre de 2 M€. Cet appel à projet a

Créé le : 27/11/2015

Il ne vous reste plus que quelques mois pour participer à l'appel à projet de l’Ademe Bretagne sur l’économie circulaire qui sera clôt le 26 février prochain. Le budget alloué par l’Ademe à cet appel à projets est de l’ordre de 2 M€. Cet appel à projet a pour ambition de rompre progressivement le lien entre la croissance économique et la production de déchets. A vos idées.

Plus d'infos :

www.ademe.fr

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