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Les Bulldozers débarquent dans la Crau

Créé le : 18/03/2016
Les Bulldozers débarquent dans la Crau

A grand renfort de Bulldozers et de tronçonneuses, les engins sont arrivés cet après-midi sur le site dit du "Mas de Gouin" à Saint-Martin-de-Crau. Avec un objectif simple : faire place nette pour permettre les premiers travaux concernant une nouvelle plateforme logistique. Pourtant, les recours juridiques portés par les habitants du lieu n'ont pas encore tous été épuisés.
C'est donc en toute illégalité que cette opération est menée. Agir pour la Crau dénonce cette manœuvre.

PLUS d'INFOS : cliquez ici    /  Contact et information : Daniel SCHMITT 06.75.27.50.11

Vous pouvez soutenir les actions de "Agir pour la Crau" Association citoyenne indépendante de défense de l'environnement dans la Crau >> cliquez ici

 


76 % de Français favorables à l’interdiction des néonicotinoïdes

Créé le : 10/03/2016

Par Agir pour l'environnement

Paris, le 1er mars 2016 : Au premier jour de l'examen et du vote de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, Agir pour l’environnement rend aujourd’hui public un sondage Ifop. D’après ce sondage effectué entre les 24 et 26 février 2016, 76% des personnes interrogées se déclarent plutôt ou tout à fait favorables à l'interdiction des insecticides de type néonicotinoïde.

A l’initiative d’Agir pour l'environnement, plus de 60 000 signataires ont adressé personnellement un courriel aux ministres de l'Agriculture, de l'Environnement et à la secrétaire d'État chargée de la Biodiversité, ainsi qu'aux députés membres du bureau de la commission développement durable de l'Assemblée nationale. Cette campagne, intitulée « Interdire les insecticides "tueurs d'abeilles", c'est possible ! » soutenue par les principaux syndicats apicoles (Unaf, SNA, FFAP, Section apicole de la confédération paysanne), vise à obtenir le vote d'un amendement qui interdira, dès janvier 2017, l'utilisation des insecticides de type néonicotinoïde.

Pour Agir pour l’environnement, cette interdiction est une nécessité au regard des conclusions de nombreuses études scientifiques. Désormais, les effets néfastes de ces produits neurotoxiques sur l'environnement ont été établis avec certitude : contamination des cours d'eau, de la flore et de la faune sauvages et pollution durable des sols. Le constat de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et des services écosystémiques (IPBES) dans son 1er rapport publié le 26 février dernier est à ce titre accablant.

Par ailleurs, le droit européen permet à un Etat-membre d'interdire au nom du principe de précaution l'utilisation de produits phytopharmaceutiques. La France a déjà par le passé interdit plusieurs pesticides sans que les rendements agricoles n'en soient affectés.

Au-delà de la filière apicole française et de ses milliers d'emplois, c'est plus globalement la sécurité alimentaire en Europe et dans le monde qui pourrait être gravement menacée si ces insectes pollinisateurs indispensables à la chaîne alimentaire continuaient à disparaître aussi massivement.

Malheureusement, sous la pression des lobbies de l'agro-chimie, les sénateurs avaient supprimé cette disposition fondamentale.

Au vu de la forte mobilisation citoyenne autour de la pétition électronique d’Agir pour l’environnement et du résultat sans ambiguïté du sondage Ifop, les associations appellent les parlementaires à voter cet amendement en commission pour interdire au plus vite ces insecticides tueurs d'abeilles.

 

Plus d'infos :

www.agirpourlenvironnement.org

Crédit photo : Pixaybay.com

Des personnalités en faveur d'une loi pour l'euthanasie

Créé le : 10/03/2016

De nombreuses personnalités se sont réunies en collectif, à l'initiative de l’association pour le Droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui compte 66000 adhérents, pour dire leur insatisfaction à la suite de l’adoption de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie. Il y a parmi ce mélange d'artistes et de responsables politiques : Hugues Aufray, Guy Bedos, Nathalie Baye, Anne Hidalgo, Noël Mamère... Tous sont convaincus de la "nécessité absolue de légiférer en faveur d’une loi de liberté légalisant enfin l’euthanasie et le suicide assisté", explique un communiqué de l'association.

Ensemble, ils demandent au gouvernement et au parlement d’entendre "les plus de 90% des Français qui se sont prononcés en faveur d’une loi permettant à chacun, selon ses propres volontés, de mourir dans la dignité".

Comme déjà plusieurs pays d’Europe, "il est temps que la France permette à ses concitoyens de choisir leur fin de vie, grâce à un accès universel aux soins palliatifs, à l’euthanasie active ou encore au suicide assisté, respectant ainsi leurs volontés et celles de leurs proches".

 

La loi sur l'obsolescence programmée mal respectée

Créé le : 09/03/2016

L'association Halte à l'obsolescence programmée (Hop) annonce dans un communiqué avoir envoyé un courrier au ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, pour l'interpeller sur le contrôle de la loi sur l'obsolescence programmée du 1er mars 2015. « Plusieurs enquêtes démontrent que la loi est systématiquement enfreinte, en magasin, comme sur Internet », indique le communiqué.

Cette loi dit que les professionnels doivent informer les consommateurs sur la disponibilité des pièces détachées, dans le but de les orienter vers des produits durables. Dans les grandes enseignes, il y aurait 76% d'absence totale d'information.

Jusqu'à 15 000 € d'amende

L'association rappelle que les professionnels « encourent une amende administrative pouvant aller jusqu'à 15 000 € par infraction constatée ».

Pour Laetitia Vasseur, présidente de Hop, « la disponibilité des pièces détachées est une condition indispensable de la réparabilité des appareils, notamment électroménagers. C'est un levier d'action important pour réduire les déchets, pour orienter les choix de consommation et pour le développement d’emplois de proximité ».

 

Plus d'infos :

www.halteobsolescence.org

A Lacq, une surmortalité liée à une pollution chimique

Créé le : 09/03/2016

Plus on s'approche de Lacq, plus la mortalité augmente. Ce sont les conclusions édifiantes d'un travail de l'Institut de faculté de médecine de Bordeaux (Isped), dans un rapport datant de 2002, qui a mis 14 ans à sortir des cartons. Plusieurs associations, élus et institutions ont demandé une étude épidémiologique au ministère de la Santé, comme le préconise l'étude, afin d'identifier les conséquences de cette pollution au dioxyde de souffre et à l'azote. Après une hausse significative des cancers et des maladies pulmonaires autour de Lacq (Pyrénées-Atlantique), une nouvelle étude serait enfin en cours. Mais les services de l'État ne semblent pas pressés d'en fournir les résultats...  

 

Par Julien Dezécot

L'Agence régionale de santé (ARS) refusait de divulguer le document dans son intégralité : quatorze ans plus tard, on peut enfin lire l'étude de l'Institut de faculté de médecine de Bordeaux (Isped), réalisée sur le bassin de Lacq, près d'Orthez, dans le Sud-Ouest. 

Ses conslusions sont d'un intérêt fondamental. Elle confirme une alerte de la Cour des comptes, lancée l'an dernier, qui signalait « une surmortalité de 14% chez les moins de 65 ans, dans la zone la plus proche des installations industrielles »

Michel Rodes, secrétaire régional de la fédération Sepanso, mobilisée au sein du réseau France nature environnement, explique ce que souligne l'étude :

« Une surmortalité de 136 personnes à proximité des sites chimiques du bassin de Lacq, sur la période 1968 - 1998. »

Pas d'étude épidémiologique ?

L'étude précise qu'il y a eu « une surmortalité par cancer sur la période 1991-1998, de 39 % chez les moins de 65 ans, par rapport à la zone témoin la plus éloignée. » Ainsi qu'une hausse de « 56 % des maladies pulmonaires sur la dernière décennie d'étude, soit 1988-1998 », poursuit Michel Rodes.

Le document de l'Isped préconise la réalisation d'une étude épidémiologique complémentaire. Celle-ci viserait à connaître l'impact sanitaire, de 1998 à nos jours. L'Institut de veille sanitaire (INVS) a repris cette recommandation. Pourtant, la Cour des comptes constate qu'à ce jour : 

« Il n’a pas été réalisé d’étude épidémiologique complémentaire, contrairement aux préconisations, alors que les dispositions du plan national santé prévoient la possibilité d’échanges d’informations anonymes entre les services de la médecine du travail et les services de santé publique. »

Dernier enseignement de ce travail universitaire : à l’approche de Lacq, la surmortalité observée s’accroît, chaque décennie, sur la période 1968-1998… Michel Rodes résume : 

« Plus on s'approche de Lacq et plus on est touché ! »

Une pollution historique

En 1959, suite à la découverte de gaz, à Lacq, la plus importante usine de désulfuration de gaz naturel en Europe est construite. Ce gaz acide a été extrait par les entreprises SNPA, Elf, puis Total. Et une vingtaine d'usines de type Seveso (classées très dangereuses) s'y sont installées à proximité. Elles y sont encore, pour la plupart. 

Pour avoir un ordre d'idée des niveaux de pollutions qui ont touché les communes avoisinantes, on peut se référer à l'expertise de l'ARS, auditionnée en 2006 par la Haute autorité de santé. M. Noussitou, ingénieur, explique :

« A Lacq, il existe 250 points de rejet canalisés, dont certains multi-polluants, et 140 polluants. »

Des niveaux de pollution ont pu atteindre des pics de « 700 tonnes de dioxyde de souffre par jour, dans les années 70 », précise la Haute autorité. Pour quelque 20-25 tonnes en 2006. Des seuils très élevés, qui expliquent en partie les odeurs nauséabondes qui émanent régulièrement dans ces villages béarnais alentours, portant même jusqu'à Orthez.

Un risque de « briser la paix sociale... »

Pourquoi cette étude riche en enseignements n'a-t-elle pas été prise en considération par l'ARS depuis 15 ans ? Raison invoquée par le même ingénieur M. Noussitou : « Une population non significative » sur le territoire (alors que 22 000 personnes ont été touchées pendant un demi-siècle…). Mais aussi parce que, toujours selon l'ingénieur, la demande sociale vis à vis de l'environnement et des problèmes de santé « n'est pas très importante » et que cela risque de « briser la paix sociale... ».

Personne n'a aucune idée aujourd'hui de l'impact sanitaire réel de cette pollution, depuis 1998, notamment due à deux gaz toxiques (dioxyde de soufre et azote). Soit un blanc de 18 années, au cours desquelles les personnes classées à l'époque comme « moins de 65 ans », auront naturellement vieilli de près d'une génération...

Enfin une étude ? 

Voilà pourquoi le conseil presbytéral d'Orthez-Lagor, informé par la Sepanso64 de cette omerta inquiétante, s'est fendu d'une missive en mai 2015 auprès de la ministre de la Santé Marisol Touraine. L'objectif : demander une étude épidémiologique, au même titre que la Sepanso64, que l'INVS, que cinq élus locaux ou que la Cour des comptes. Réponse du chef de cabinet de Mme Touraine, en octobre 2015 : « Une étude d'évaluation des risques sanitaires » serait en cours et une sociologue diligentée sur la zone. 

Nouveau courrier cinglant en janvier 2016 de Mme Isenmann, présidente du conseil presbytéral :

« Nous vous demandons de mettre en œuvre une étude épidémiologique qui nous dise ce que sont devenus depuis 1998 les habitants de la zone impactée. »

Depuis, silence radio…

 

Image : Pixabay.com

56 000 citoyens demandent aux sénateurs du bio dans les cantines

Créé le : 09/03/2016

Par l'association Agir pour l'environnement

Suite au sabotage au Sénat d'une proposition de loi dont l'objectif est notamment de rendre obligatoire l'introduction de 20 % de bio dans la restauration collective publique en 2020, Agir pour l'environnement, en partenariat avec la FNAB, a décidé de lancer une pétition. En quelques jours plus de 56 000 citoyens ont signé cette pétition et ont envoyé un message aux sénateurs de leur département, demandant le rétablissement de ce seuil.

A contre-courant d'une majorité de Français-e-s favorables au bio, quelques sénateurs en commission des Affaires économiques, le 2 mars dernier, ont décidé de retirer le seuil de 20 % de bio de la proposition de loi visant à favoriser l'ancrage territorial de l'alimentation. Ce vote montre, de la part des sénateurs ayant soutenu cet amendement, une méconnaissance du marché de la restauration collective publique et de la réalité de l'agriculture biologique en France.

Les organisations professionnelles de l'agriculture biologique ont pourtant démontré leur capacité à approvisionner la restauration collective en se fixant des objectifs tout à la fois ambitieux et réalistes. Deux études récentes montrent l'engouement des Français-e-s pour la bio : une étude IFOP de janvier 2016 précise que 76 % des Français-e-s sont favorables à l'obligation d'introduction de produits bio dans la restauration collective publique. Et selon une étude CSA de mars 2015, 87 % des Français-e-s souhaitent du bio dans les cantines scolaires.

Par ailleurs, plus de 116 000 citoyens ont signé une pétition d'Agir pour l'environnement en janvier dernier allant dans ce sens, amenant l'Assemblée nationale à adopter cette proposition de loi à l'unanimité.

Agir pour l'Environnement et la FNAB demandent aux sénateurs d'entendre les souhaits de leurs concitoyens et de rétablir ce seuil de 20 % de bio lors du vote de cette loi le 9 mars prochain.

 

Plus d'infos : www.agirpourlenvironnement.org

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