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La plus grande centrale solaire citoyenne de Bretagne

Créé le : 18/11/2015

C'est le 6 octobre que le toit photovoltaïque de la plateforme logistique d'achat Biocoop à Melesse sera inauguré. Cette centrale, financée par les citoyens via Énergie Partagée, produira une électricité 100% renouvelable, qui sera vendue « sur place » à Biocoop pour sa consommation. Un pas de plus vers un circuit-court de l’énergie !

Plus d'infos :

www.energie-partagee.org

Un design écolo et solidaire

Créé le : 15/11/2015

A Combourg, en Ille-et-Vilaine, Anne Chaumont crée des objets design avec des matériaux récupérés. Des réalisations haut-de gamme assemblées par des travailleurs en situation de handicap.  

Des luminaires, des lampes ou encore des étagères au design aussi sobre qu'original. Les créations d'Anne Chaumont séduisent par leur élégance. Et par leur conception écologique ! Cette passionnée de mobilier a monté sa société à Combourg en 2014. Son nom : Up cycling. Terme qui désigne la récupération de matériaux pour créer des objets uniques. Ancienne directrice d'une société de fabrication de cuisine, Anne Chaumont est confrontée à un immense gâchis. « J'étais effarée par le nombre de chutes de matériaux neufs jetés par nos fournisseurs. C'est chez eux que je m'approvisionne maintenant » témoigne-t-elle. Elle utilise notamment des résidus de coupe de plans de travail en résine destinés à la benne.

 

Du « locafab » solidaire

Ce matériau de base se retrouve dans un grand nombre d'objets créés par la designer. A cela s’ajoute parfois d'autres éléments qui confèrent à l'ensemble sa singularité : un instrument de musique hors d'usage, un morceau de chêne brut, du bois massif... Des éléments réutilisés. Mais ne parlez pas de recyclage à la créatrice ! « Je prends des matériaux et je leur donne une seconde vie. Mais contrairement au recyclage, je n'opère aucune transformation chimique et physique de la matière, ce qui génère des économies d'énergie » indique Anne. « Je vais chercher la résine à 30 km. Et l'assemblage est effectué dans un rayon de 150 km autour de Rennes ». C'est du « locafab » » poursuit-elle. Un design local qui a aussi des vertus sociales. « Je voulais que mes objets soient cohérents de A à Z » affirme Anne. Pour le montage de sa production, elle se tourne vers des Établissements et service d'aide par le travail (Esat) de la région, structures qui emploient des personnes en situation de handicap. Et « le rendu est excellent » confie la designer.

Des pièces souvent uniques

Ces créations haut-de-gamme prennent ensuite place chez des particuliers qui lui commandent souvent des pièces uniques. Anne vend aussi des objets en ligne sur son site internet. Et commence à répondre à des commande institutionnelles. Elle a récemment travaillé avec le cabinet d'agencement Opus pour l’aménagement d'une salle d'attente de l’Institut de traitement du cancer Gustave Roussy, à Villejuif. « Anne a réalisé des luminaires et des appliques sur-mesure. Sa démarche valorise le projet et participe à sa durabilité » expose Mathilde Taupin, architecte d'intérieur chez Opus agencement. « L'aspect précieux des éléments et la réalisation des objets s'opposent au tout-jetable » continue-t-elle. Esthétique et éthique. 

 

Plus d'infos:

www.upcycling-france.com

 

Extraction de sable : c'est signé

Créé le : 10/11/2015

Cette fois, c'est parti. Le ministère de l’Économie a publié le 16 septembre le décret autorisant l'ouverture d'un nouveau site d'exploitation de sables coquilliers au large de Lannion. « Un scandale environnemental », selon les militants écologistes. En signant ce texte, le ministre de l’Économie traduit concrètement l'autorisation informelle donnée en avril dernier à la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), porteuse du projet. L'autorisation de travaux à venir doit préciser le suivi environnemental prévu. Les sables marins coquilliers extraits sont des accumulations de débris de coquilles, présentes sous forme de dunes sous-marines au large des côtes. Elles sont une source d'amendements calcaires utiles aux agriculteurs de la région pour compenser l'acidité de leur sol.

Malformations génitales : Les perturbateurs endocriniens en cause

Créé le : 05/11/2015

Une étude coordonnée par le CHU de Montpellier parue le 23 mai démontre le lien entre perturbateurs endocriniens et malformation génitale chez les garçons. Un travail qui insiste sur l’effet cumulatif des expositions domestiques, environnementales et professionnelles.

 

C’est une nouvelle preuve de la dangerosité des perturbateurs endocriniens. Une étude coordonnée par le CHU de Montpellier vient de démontrer que les mères enceintes d’un garçon ont trois fois plus de risques que leur enfant développe une malformation génitale si elles sont exposées à certains polluants (solvants, détergents, pesticides...). Les responsables de ces recherches, Nicolas Kalfa et Charles Sultan, ont observé que sur 600 enfants témoins, 300 présentaient un hypospadias, malformation de la verge.

Une étude "novatrice"

« C’est une étude novatrice ! » s’exclame François Veillerette, porteparole de Générations futures, association qui lutte contre les dangers des pesticides et co-auteur de l’ouvrage Les Perturbateurs endocriniens : la menace invisible. « La littérature scientifique internationale mettait déjà en évidence l’impact des perturbateurs sur des malformations, la fertilité, l’apparition de certains cancers ou des problèmes de développement chez les foetus. Mais là, on voit que l’accumulation des expositions professionnelles et domestiques augmentent les risques », poursuit-il.

Des professions "exposées"

L’étude met en évidence les risques encourus par les enfants de professions dites « exposées » : « Il a été montré que les professions maternelles et paternelles exposées à des perturbateurs endocriniens sont plus fréquentes chez les parents d’enfants porteurs d’hypospadias », précise le CHU de Montpellier. Parmi les activités citées figurent le nettoyage, le ménage, la coiffure, les soins esthétiques, le travail en laboratoire, les métiers agricoles... « La présence d’une usine d’incinération, d’une décharge, d’une usine chimique ou de culture intensive dans un rayon de 3 km autour du lieu d‘habitation, est plus fréquente dans le cas d’enfants hypospadias », indiquent aussi les chercheurs.

« Retirer d’urgence certains produits de la vente »

Pour François Veillerette, ces résultats doivent pousser les pouvoirs publics et la société à agir. « Nous sommes exposés à une trentaine de pesticides via les fruits et légumes que nous consommons. Parmi eux, 12 à 15 sont des perturbateurs endocriniens », commente-t-il. « Il faut mieux connaître ces substances. Il est aberrant qu’on ne teste pas les produits qui entrent sur le marché ». Le militant préconise « de retirer d’urgence certains produits de la vente. La France doit être exemplaire en la matière. Ces substances vont programmer l’état de santé de nos générations futures. »

Plus d'infos :

www.generations-futures.fr

Une démarche qui s'enracine !

Créé le : 01/11/2015

Grâce à son équipe enseignante particulièrement active, le collège Racine s'est inscrit dans une démarche volontaire de sensibilisation au développement durable. Les élèves ont eu la chance d'assister en juin dernier à une conférence avec le climatologue Jean Jouzel, en lien avec la conférence mondiale sur le climat. 

Dans le brouhaha du self, une pléiade de jeunes Briochines débattent autour des aliments bio et locaux. Une fois le repas terminé au collège Racine, ces adolescentes trieront leurs déchets. Avant de participer à des ateliers de compostage organisé par les enseignants. « 12 % des aliments proposés aux jeunes sont bio et locaux. Nous souhaitons dès que possible atteindre les 20 % et montrer aux élèves que le développement durable se vit au quotidien », souligne Émilie Lagrue, gestionnaire de ce collège, où une démarche volontaire a été impulsée. Pour Jeanne, élève de 3e , venue assister la conférence avec Jean Jouzel en fin d'année: « Le développement durable à l'école, ça s'apprend tout au long de l'année !  Dans nos cours de technologie et sciences de la vie, nous avons ainsi été particulièrement sensibilisés ».

Un dialogue avec les familles

L'un des agents de l'établissement est même passé maître dans l'art du compostage. Il gère tout le suivi du compost utilisé par les enseignants de sciences de la vie qui montrent ainsi aux jeunes comment les déchets se transforme 9 mois plus tard en support de plantation(SVT). « C'est un véritable cercle vertueux, poursuit Emilie Lagrue, pour qui il est très important que les élève sachent ce que reflète concrètement le développement durable ! »
Cette démarche de sensibilisation va même jusqu'à instaurer un dialogue avec les familles des collégiens. Que ce soit Marlène, Louise, Agathe ou Anaïs, la plupart de ces jeunes élèves de 3e constatent que ce travail permet « d'instaurer un dialogue avec les parents, d'en discuter un peu à la maison ». Et de permettre à moyen terme un changement des pratiques au sein des familles.

Gwenaëlle Arzur, parent d'élève au collège Racine, y voit une démarche très positive. «  J'apprécie beaucoup que le collège soit moteur dans cette dynamique à l'échelle du département. Ces jeunes participent ainsi à changer leurs manière de faire au quotidien ». Espérons que leurs parents, qui auront pu assister à la conférence du climatologue Jean Jouzel (le jour du reportage), pourront eux aussi participer au changement des comportements...

Photo : La récente réforme des collèges devrait permettre aux établissements de proposer davantage d'enseignements transversaux, en lien avec le développement durable © JD / LMDP

Pour ou contre la chasse récréative ?

Créé le : 12/10/2015

Alors que la saison de chasse est lancée, la question de sa moralité peut se poser. Si les plus écologistes souhaitent une non-intervention totale de l’homme sur la faune et une auto-régulation de la nature, il est difficile de nier le rôle de service public des chasseurs pour réguler certaines espèces. Mais la chasse récréative, pratiquée comme un loisir, est-elle vraiment « morale » ? Est-elle utile ? é léments de réponse avec deux acteurs majeurs de l’environnement.

POUR

Pierre de Boisguilbert

Porte-parole de la Fédération nationale des chasseurs Français

 

« L’homme chasse par plaisir »

La chasse n’a pas vocation à être utile. L’homme chasse par plaisir. Historiquement, il a d’abord chassé pour se défendre des bêtes sauvages et pour se nourrir. Mais dès le milieu du néolithique -et donc bien avant notre ère- sont apparus la domestication des animaux et le début de l’agriculture. À partir de ce moment, on n’a plus chassé par nécessité, mais par plaisir. Pour moi, la question de l’utilité de la chasse ne se pose pas plus que de savoir à quoi sert Mozart !La chasse est un loisir que pratiquent 1 250 000 personnes en France, ce qui en fait le deuxième loisir, en terme du nombre de licenciés après le football ! que la chasse ne soit pas bien vue par certains est une question idéologique, rien d’autre. c’est l’urbanisation de notre mode de vie qui nous a fait perdre le contact avec la nature et la réalité du cycle naturel. voilà pourquoi la chasse est plus controversée qu’il y a une cinquantaine d’années. Dans le cycle de la vie, il y a la mort. Et notre société a de plus en plus tendance à vouloir la cacher, l’aseptiser, l’enfermer dans des hôpitaux et la médicaliser. Dans les cours des fermes, on égorgeait les cochons et maintenant les gens trouvent ça monstrueux. ils n’en ont plus l’habitude. oui, en tant que chasseur, je donne la mort au terme d’une action de quête, qui est l’essentielle de mon plaisir. je suis effectivement prêt à confronter la mort en prenant la responsabilité de l’enlever. Le gibier a eu une vie agréable, il a vécu en liberté dans son milieu naturel. Et j’essaye de le tuer le plus rapidement et dignement possible. cette mort là est plus douce que celle des abattoirs. c’est toute l’hypocrisie des gens qui mangent de la viande mais qui ne veulent ni savoir d’où elle vient, ni comment elle a été obtenue. Dans les territoires ruraux, la chasse ne pose pas de problème à la population. Et les sociétés de chasse sont les derniers lieux de convivialité, lorsque ont disparu l’épicerie ou le bistro. La chasse crée du lien. c’est l’une de ses valeurs ajoutées.

 

CONTRE

Allain Bougrain-Dubourg

Président de la Ligue pour la protection des oiseaux

 

« C’est éthiquement inacceptable »

Autant le dire, je ne peux concevoir que l’on retire la vie pour le seul plaisir. Le fait que la chasse induit notamment le lâcher de gibier d’élevage (près de 20 millions d’animaux par an!), dans l’espoir de satisfaire la gâchette, me paraît éthiquement inacceptable. j’ai, du reste, publiquement exprimé ce point de vue lors de colloques organisés par le monde cynégétique. Mais j’ai ajouté que nos différences fondamentales ne devaient pas effacer le potentiel de collaboration, dans l’intérêt de la nature. En Angleterre, par exemple, les protecteurs de la nature conjuguent leurs compétences avec les chasseurs, dans des opérations visant à préserver les milieux naturels. En France, ce type de démarche, trop rarement réalisée avec des fédérations ou associations cynégétiques locales, sont inenvisageables au plan national. Pourquoi? Parce que la Fédération nationale des chasseurs, et certaines fédérations régionales, ont tout intérêt à enfermer les protecteurs dans une mage d’ « anti-chasse primaires», en espérant ainsi mobiliser «leurs troupes ». De leur côté, les protecteurs (la LPO en tête) ne peuvent admettre qu’aucun effort ne soit entrepris pour limiter le nombre d’espèces chassables, dont certaines connaissent un très mauvais statut de conservation - la France bat le record des espèces chassables avec 90, contre 54 pour l’Allemagne, 45 pour la Belgique, 36 pour le Luxembourg, etc...). Par ailleurs, les braconnages dénoncés par la LPO mais «institutionnalisés», du type tourterelles dans le Médoc hier, ou ortolans et pinsons dans les Landes aujourd’hui, ne peuvent qu’entretenir les conflits. Le respect du droit s’impose avant que ne s’envisage la confiance! Enfin, on ne peut passer sous silence le mépris, voire la violence, que certains porteurs de fusils manifestent à l’égard des autres usagers de la nature (cavaliers, randonneurs, etc...). À l’évidence, la cohabitation n’est pas au rendez-vous ! Le monde de la chasse est manifestement en déclin. ceci explique peut-être cela...

Plus d'infos

www.chasseurdefrance.com

www.lpo.fr

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