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Le salon Coventis ouvre ses portes

Créé le : 18/05/2016

Les 19 et 20 mai 2016, le salon des affaires socialement responsables prendra place au Montpellier Corum. 

Pour cette sixième édition, le salon Coventis accueillera près de 120 entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire. Ce rendez-vous régional a pour vocation à faire se rencontrer les acteurs de l'ESS, et développer des synergies et de l'activité. Près de 1000 personnes sont attendues durant ces deux jours. Pour information en région Midi-Pyrénées, l'économie sociale et solidaire représente 16% des emplois privés et 5,2 milliards d'euros de salaire brut. La revue Sans Transition ! sera aussi présente sur le stand de notre partenaire, la fondation MACIF. N’hésitez pas à venir nombreux.

 

Plus d’infos sur :

www.coventis.org

Magali Chouvion : "Chaque citoyen peut trouver cette revue près de chez lui"

Créé le : 18/05/2016

Magali Chouvion est la rédactrice en chef de la revue Sans Transition, le magazine des citoyens engagés. Vendredi, elle était à l'antenne de Radio Occitania à Toulouse, pour annoncer le lancement de la revue fin juin."S'engager d'abord chez soi, avant d'aller courir le monde". Sans Transition lance également une campagne de crowdfunding sur ulule : https://fr.ulule.com/sans-transition/. Retrouvez l'émission de radio ici

Pesticides : la Gazette de Montpellier distribue les bons et les mauvais points

Créé le : 13/05/2016

Pérols, Castelnau-le-Lez ou encore Fabrègues : autant de communes de l’agglomération montpelliéraine converties au « zéro phyto ». L'hebdomadaire la Gazette de Montpellier vient de recenser les bons et mauvais élèves du désherbage sur le territoire du « Grand Montpellier ». Le journal a ainsi représenté sur une carte 26 municipalités n'utilisant plus aucun pesticide, vingt « ayant entamé une conversion mais n'ayant pas de label » (dont Montpellier) et sept « n'ayant entrepris aucune démarche de conversion » (Cournonsec, Saussan, St-Gély-du-Fesc, St-Jean-de-Cuculles, St-Clément-de-Rivière, Vendargues, Restinclières). Un classement à retrouver sur le site de la Gazette avec un focus sur Murles, village qui a banni l'usage des produits chimiques dans l’entretien de la végétation et des espaces verts.  

Photo © Pixabay

Des carburants pas si bio...

Créé le : 12/05/2016
© Pixabay

Les biocarburants émettraient plus de gaz à effet de serre (GES), que les combustibles fossiles (essence et diesel). C'est ce que révèle l'étude de l'ONG européenne Transport et Environnement (T&E), publiée le 25 avril. La Commission européenne a commandé cette étude en mars dernier. 

Les émissions liées aux biocarburants sont parfois considérées comme plus faibles que celles des carburants classiques. Pourtant, cette alternative au pétrole est devenue particulièrement controversée. La raison : elle engendre des effets néfastes, tels que la déforestation, la disparition des cultures vivrières ou encore le rejet important d'émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, l'étude britannique de Transport et Environnement révèle l'impact prospectif des biocarburants, d'ici 2020. Du moins, si l'on continue sur les bases actuelles... Ainsi, ces derniers émettraient alors 3,5 % de GES en plus que l'essence. Pas de quoi y voir des carburants bio... 
Mais depuis 2004, l'UE a d'ores et déjà freiné le développement de ces biocarburants, devenus agrocarburants. Leur part ne s'élève plus qu'à 7 % dans les transports, contre 10 % auparavant. L'ouvrage choc de Fabrice Nicolino (La Faim, la bagnole, le blé et nous, sorti en 2007 chez Fayard), avait également jeté un pavé dans la mare, en dénonçant les méfaits écologiques des agrocarburants, ainsi que leur impact humanitaire. 
Jos Dings, directeur de T & E, estime que le plafonnement actuel des agrocarburants devrait même, compte tenu de leur impact, être abaissé à zéro d'ici 2020. Par ailleurs, il explique que l'huile végétale pour le biodiesel est produite sur des zones de cultures alimentaires. Ainsi, cette production augmenterait le prix de nos denrées alimentaires. De plus, si cette production passe par l'extension de surfaces déjà cultivées, la déforestation serait aggravée. Selon plusieurs ONG, les conditions de vie des populations sur les terres utilisées et la biodiversité seraient alors en péril. En somme, les carburants bio ne sont pas encore d'actualité...

 

Plus d'infos :

http://mobile.lemonde.fr/energies/article/2016/04/28/les-biocarburants-e...

http://fabrice-nicolino.com/ 

 

Immersion dans les Nuits debouts d'Avignon et d'Uzès

Créé le : 11/05/2016
© Amandine Laignel

Mouvement citoyen, Nuit Debout est présent sur tous les territoires français. Depuis le 31 mars, des assemblées se forment, discutent et échangent sur les places publiques. Étudiants, syndicalistes, travailleurs, tous défendent « l’humain ». Nuit Debout ça n'est pas que les rassemblements de la place de la République à Paris. Dès ses débuts, le mouvement a aussi gagné les moyennes et petites villes de province et, bien sûr, de Provence. Sans Transition s'est rendu à Avignon et Uzès pour voir comment le débat s'y organise.

Mercredi 4 mai, 18h30. Entre deux terrasses occupées par des touristes, une vingtaine de personnes sont réunies place aux herbes, à Uzès dans le Gard. Autour d’affiches et de slogans, elles forment un cercle, debout. Voici le décor local de Nuit Debout, dans cette petite ville de quelques 8 500 habitants. L'ambiance est similaire, à Avignon, le samedi 7 mai, sur la  place du Palais des Papes. Un micro, un stand de cuisine gratuit et un espace de partage d’objets sont installés. Une quarantaine de personnes est présente. Une petite fille déambule parmi les gens assis à terre. Elle récolte de l’argent, afin de soutenir la grève de l’entreprise XPO-logistics Monteux.

 Un mouvement citoyen ?

Un volontaire prend la parole, afin de redonner les règles de Nuit Debout. A Uzès et Avignon, elle sont semblables. Il n’y a aucun leader proclamé. Le mouvement se veut « citoyen et démocratique ». Ainsi, tout le monde est invité à participer et à s’exprimer. Une personne de l’assemblée prend des notes, tandis qu’une autre veille au respect du temps de parole, attribué à ceux qui la demandent. Tous se présentent et partagent leurs idées et points de vue à tour de rôle. Place aux herbes, Jonathan explique : “avec ces règles, on essaie d’encadrer un peu le débat, même si on laisse la parole la plus libre possible”. Les autres écoutent, approuvent ou non par le biais de gestes silencieux. Les décisions doivent être acceptées et votées par deux tiers de l’assemblée, au minimum. Par exemple, partout en France, Nuit Debout lance un projet de réécriture de la Constitution. Avignon doit-elle y participer ? La décision est validée aux deux tiers.

Des personnes d’horizons distincts

Dans ces assemblées de rue, les personnes viennent d’horizons différents : des jeunes, des étudiants, des travailleurs, des personnes âgées, des syndicalistes, des représentants du monde associatif. A Uzès, Jonathan est intermittent du spectacle. Il se présente comme militant et écologiste : ”Nuit Debout est un réel partage de connaissances.” Malochante, 89 ans,  vient quelques fois : “je me suis toujours battue pour qu’il y ait moins d’inégalités. Nuit Debout est un peu la continuité de ce que j’ai toujours fait”.  La Nuit debout de Cité des Papes rassemble également des individus bien différents. Bruno parle au micro devant l’assemblée : “ce soir, je ne suis pas syndicaliste, je suis Bruno. Si je suis là, c’est parce qu’il est important que nos luttes convergent”.

Un combat difficile

“Les gens en ont marre, ils veulent changer la société française”, affirme Julie, étudiante, à Uzès. “J’ai de l’espoir, mais je ne peux pas garantir que Nuit Debout va changer quelque chose.” Tout au long des soirées, certains intervenants proposent des débats, des questions et des actions. La loi El Kohmri, les brutalités policières sur les manifestants, les violences sociales, la crise des migrants, le rassemblement du 18 mai sont abordés. Quelques-uns livrent un témoignage. Farida, apolitique, explique : “il faut donner le pouvoir au peuple qui va avancer vers ce qu’il y a de mieux pour lui,” comme dans une démocratie. Cependant, l’incertitude persiste sur le nombre d’individus qui vont continuer le mouvement. D’autres questionnements apparaissent au sein de ces deux villes. Où Nuit Debout doit-elle prendre place ? Comment atteindre d’autres personnes ? Comment être vu et entendu par les autres ? Comment financer les actions ? Attribuer une fonction à une personne de l’assemblée au risque de la distinguer des autres ? En Provence comme ailleurs, l'avenir de Nuit debout est suspendu à de multiples interrogations...

 

Et ailleurs ?

Toulouse : Samedi 7 mai était organisée une rencontre de plusieurs Nuit Debout en Occitanie. L’isle Jourdain, Auch, Albi, Gaillac, Figeac, Cahors, Carcassonne, Perpignan, Foix, Pamiers, Cazères, Villemur, Villefranche se sont ainsi réunis pour échanger et créer une “société plus juste”.

Montpellier : Depuis quinze jours, Nuit Debout a installé une ZAD (zone d’activité démocratique), au cœur du parc de Las Rébès. Cet espace vert est menacé par la construction de HLM. Étudiants, stagiaires et travailleurs ont répondu à l’appel à l’aide des habitants en lutte. Ils sont une trentaine à dormir sur place chaque soir, sous des tentes.


Plus d’infos :

www.facebook.com/nuit.debout.uzes/

www.facebook.com/nuitdeboutavignon/

www.wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Avignon

www.wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Uz%C3%A8s

 

 

Nuit Debout Rennes: « C’est une expérience »

Créé le : 11/05/2016

Ce week-end de Pentecôte a été riche en manifestation dans toute la France. Mais Rennes est devenu l'épicentre des contestations contre le gourvernement. Ces actions sont en partie dues au mouvement Nuit Debout. Rencontre avec Charles, l'un des animateurs de la "gazette debout" à Rennes, Les Noctambules

Pouvez-vous décrire votre mouvement ?

Ce n’est pas « notre » mouvement, mais celui de tous. Il a commencé le 5 avril à Rennes. Nuit Debout, c’est sortir du système pour en expérimenter un autre. Les plus grands moments, 3500 personnes se retrouvent sur la place du Peuple et au mail François Mitterrand. Il y a certaines commissions importantes, fixes et durables : sur le travail et l’agriculture tous les mercredi soirs, et pleins de petits projets qui fleurissent : actions,  manifestations ou occupations de lieux comme la Maison du peuple. 

Comment s’organise une Nuit Debout à Rennes ?

Les Assemblées Générales prennent place chaque mercredi et samedi, avec souvent des projections de films ou de documentaires. Il y a aussi une commission démocratie. Il faut vraiment distinguer les commissions et les actions. Des actions non-violentes. Les participants des commissions réfléchissent et discutent sur certains sujets. Elles fixent elles-mêmes leurs horaires de réunion et présentent leurs travaux et propositions, qui sont alors discutés et votés par l’Assemblée Générale. Les actions y sont aussi proposées. Il y a toujours un esprit démocratique. On accepte tout le monde.

Quelles sont ces actions concrètement ?

Outre l’occupation de la Maison du peuple, on projette des films pendant les rassemblements. Nous préparons aussi des distributions de tracts sur le chantier du centre des congrès. Autre exemple : la création d’une gazette et d’un bulletin pour communiquer et informer les gens. Les hiérarchies sont aplanies, on peut objecter à toutes les décisions. Les Noctambules, gazette papier de Nuit Debout à Rennes, est issu du bénévolat. Tout le monde, à travers la France, peut y participer. C’est une expérience, on n’a pas voulu répéter les mêmes erreurs des médias traditionnels. Nous cherchons un modèle économique stable, en proposant une ligne éditoriale désintéressée. 

Plus d’infos sur :

www.facebook.com/Nuit-debout-Rennes-1718425701733962/

www.twitter.com/rennesdebout

www.wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Rennes

Bulletin n°0 : www.issuu.com/nuitdeboutrennes/docs/bulletin-n0/1?e=24834767/35483066

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