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Zeste : « un circuit court de financement participatif » !

Créé le : 19/05/2016

La Nef est une coopérative de finance éthique orientée vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. Elle lance aujourd’hui Zeste, une plateforme de finance participative sous forme de dons. Jean-Philippe Gönenç accompagne les porteurs de projet à travailler sur la stratégie de communication avant leur mise en ligne. Entretien à l’occasion de l’assemblée générale de la Nef à Toulouse le 21 mai. 

Pourquoi est-ce que la Nef s’est-elle dotée d’un site participatif ? N’avez-vous pas peur de vous faire concurrence ?

La finance participative s’inscrit dans l’ADN de la Nef depuis 1978. Zeste poursuite cet engagement. Malheureusement, le don ne répond pas à tous les besoins financiers. Sous la forme d’un crédit, la Nef peut affecter l’argent dans des projets éthiques et durables qui ont du mal à récolter des fonds sur Zeste. On peut choisir où va l’argent, vers qui ou vers quel projet, particulier ou non. Il s’agit donc d’une complémentarité à la Nef. Certains projets ont reçu de l’aide des deux. C’est le cas de l’île aux papilles, un restaurant de cuisine locale sur l’île d’Oléron. À terme, on pourra avoir plusieurs formes de financement participatif complémentaires.  

Pourquoi aller sur Zeste et pas un autre ?

L’idée était de répondre à une demande de nos propres sociétaires. On n’a pas trouvé une plateforme aussi exigeante dans ses critères. Forte d’une expérience de 30 ans dans le domaine, la Nef a donc créé Zeste. Pour les campagnes, nous conseillons le porteur de projet. On s’appuie sur des techniques que l’on connaît, le bouche à oreille ou la participation à des actions locales. La Nef est un circuit court de financement participatif, digitalisé avec Zeste. Nous connaissons déjà cet environnement, les porteurs de projet n’ont pas besoin de les expliquer. Par exemple, l’association Néga-Watt est un groupe d’énergéticiens bénévoles sur la transition. Elle a dû faire appel à Zeste pour rester indépendante, sans avoir besoin de se présenter puisque nous le connaissions déjà. Nous avons créé ensemble des paliers par souci de transparence, pour montrer l’utilisation de cet argent. A ce stade, une cinquantaine de projets ont été financés à hauteur de 3 000 à 180 000 € chacun.

Pensez-vous que cela va avoir un grand impact sur l’économie sociale et solidaire ?  

On a de l’espoir, mais on ne cherche pas à faire du chiffre. On préfère soutenir une cinquantaine de projets par an, mais le faire bien. On considère la cohérence du projet et du porteur. Ils ne connaissent pas nécessairement bien les nouvelles technologies. La Nef leur donne les moyens de découvrir un nouveau canal de financement. On ne sait pas si on va révolutionner le financement participatif. Mais on est persuadé d’avoir un rôle important à jouer.  

 

Plus d’info sur :

www.zeste.coop

www.lanef.com

 

 

Le salon Coventis ouvre ses portes

Créé le : 18/05/2016

Les 19 et 20 mai 2016, le salon des affaires socialement responsables prendra place au Montpellier Corum. 

Pour cette sixième édition, le salon Coventis accueillera près de 120 entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire. Ce rendez-vous régional a pour vocation à faire se rencontrer les acteurs de l'ESS, et développer des synergies et de l'activité. Près de 1000 personnes sont attendues durant ces deux jours. Pour information en région Midi-Pyrénées, l'économie sociale et solidaire représente 16% des emplois privés et 5,2 milliards d'euros de salaire brut. La revue Sans Transition ! sera aussi présente sur le stand de notre partenaire, la fondation MACIF. N’hésitez pas à venir nombreux.

 

Plus d’infos sur :

www.coventis.org

Magali Chouvion : "Chaque citoyen peut trouver cette revue près de chez lui"

Créé le : 18/05/2016

Magali Chouvion est la rédactrice en chef de la revue Sans Transition, le magazine des citoyens engagés. Vendredi, elle était à l'antenne de Radio Occitania à Toulouse, pour annoncer le lancement de la revue fin juin."S'engager d'abord chez soi, avant d'aller courir le monde". Sans Transition lance également une campagne de crowdfunding sur ulule : https://fr.ulule.com/sans-transition/. Retrouvez l'émission de radio ici

Pesticides : la Gazette de Montpellier distribue les bons et les mauvais points

Créé le : 13/05/2016

Pérols, Castelnau-le-Lez ou encore Fabrègues : autant de communes de l’agglomération montpelliéraine converties au « zéro phyto ». L'hebdomadaire la Gazette de Montpellier vient de recenser les bons et mauvais élèves du désherbage sur le territoire du « Grand Montpellier ». Le journal a ainsi représenté sur une carte 26 municipalités n'utilisant plus aucun pesticide, vingt « ayant entamé une conversion mais n'ayant pas de label » (dont Montpellier) et sept « n'ayant entrepris aucune démarche de conversion » (Cournonsec, Saussan, St-Gély-du-Fesc, St-Jean-de-Cuculles, St-Clément-de-Rivière, Vendargues, Restinclières). Un classement à retrouver sur le site de la Gazette avec un focus sur Murles, village qui a banni l'usage des produits chimiques dans l’entretien de la végétation et des espaces verts.  

Photo © Pixabay

Des carburants pas si bio...

Créé le : 12/05/2016
© Pixabay

Les biocarburants émettraient plus de gaz à effet de serre (GES), que les combustibles fossiles (essence et diesel). C'est ce que révèle l'étude de l'ONG européenne Transport et Environnement (T&E), publiée le 25 avril. La Commission européenne a commandé cette étude en mars dernier. 

Les émissions liées aux biocarburants sont parfois considérées comme plus faibles que celles des carburants classiques. Pourtant, cette alternative au pétrole est devenue particulièrement controversée. La raison : elle engendre des effets néfastes, tels que la déforestation, la disparition des cultures vivrières ou encore le rejet important d'émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, l'étude britannique de Transport et Environnement révèle l'impact prospectif des biocarburants, d'ici 2020. Du moins, si l'on continue sur les bases actuelles... Ainsi, ces derniers émettraient alors 3,5 % de GES en plus que l'essence. Pas de quoi y voir des carburants bio... 
Mais depuis 2004, l'UE a d'ores et déjà freiné le développement de ces biocarburants, devenus agrocarburants. Leur part ne s'élève plus qu'à 7 % dans les transports, contre 10 % auparavant. L'ouvrage choc de Fabrice Nicolino (La Faim, la bagnole, le blé et nous, sorti en 2007 chez Fayard), avait également jeté un pavé dans la mare, en dénonçant les méfaits écologiques des agrocarburants, ainsi que leur impact humanitaire. 
Jos Dings, directeur de T & E, estime que le plafonnement actuel des agrocarburants devrait même, compte tenu de leur impact, être abaissé à zéro d'ici 2020. Par ailleurs, il explique que l'huile végétale pour le biodiesel est produite sur des zones de cultures alimentaires. Ainsi, cette production augmenterait le prix de nos denrées alimentaires. De plus, si cette production passe par l'extension de surfaces déjà cultivées, la déforestation serait aggravée. Selon plusieurs ONG, les conditions de vie des populations sur les terres utilisées et la biodiversité seraient alors en péril. En somme, les carburants bio ne sont pas encore d'actualité...

 

Plus d'infos :

http://mobile.lemonde.fr/energies/article/2016/04/28/les-biocarburants-e...

http://fabrice-nicolino.com/ 

 

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