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[ FINISTERE ] Une journée dédiée à la précarité alimentaire

Créé le : 13/12/2019
Photo : Sans transition !

Le 06 décembre dernier, environ 300 acteurs s'étaient donnés rendez-vous au siège du Conseil départemental à Quimper (29) pour les Assises de l'alimentation. L'objectif : faire un état des lieux de la situation de précarité alimentaire et évoquer les mesures à prendre en vue d'une transition positive. Un grand nombre d'associations, collectifs, professionnels et particuliers ont pu s'exprimer et exposer leurs initiatives lors de conférences, tables rondes ou encore d'ateliers. Organisée par le conseil départemental, la journée était animée par Magali Chouvion, rédactrice en chef de Sans transition !.

Précarité et démocratie alimentaire

" Aujoud'hui on ne meurt plus de faim en France, mais la précarité alimentaire est toujours présente et il est de notre devoir de lutter contre ". Tels furent les premiers mots prononcés par Nathalie Sarrabezolles, présidente du Conseil départemental du Finistère, dans son discours d'introduction. L'accès à une alimentation de qualité est un enjeu de société majeur, comme le rappelle la récente mise en application de la loi Egalim. Bien que seulement 20% du budget des ménages soit consacré à l'alimentation en 2014*, de plus en plus de français-e-s choisissent de se ré-approprier le sujet. L'essor de la bio en est la preuve.

Nathalie Sarrabezolles et Magali Chouvion, lors du lancement des Assises de l'alimentation traduite en langue des signes. Photo : Sans transition !

" Nous devons actionner les leviers ensemble pour mettre en oeuvre une transition positive ". Nathalie Sarrabezolles

Dominique Paturel, docteur en sciences de gestion et chercheuse à l'Inra ouvrit le cycle de conférences-débats. " Un des problèmes majeurs que nous avons aujourd'hui est la déconnexion totale qui existe entre ce que l'on mange et sa production. En France, le droit à l'alimentation n'est pas effectif ". Selon la chercheuse, il est effectivement primordial d'axer les travaux des chercheurs sur la question de la maîtrise du système alimentaire. Un travail qui ne pourra se faire, selon elle, qu'à l'aide d'actions collectives.

Plusieurs structures engagées ont ensuite été mises à l'honneur pour leurs initiatives, comme le GIP Gers Solidaire, le Relais Solaal, ou encore la banque alimentaire 29.

Les jeunes engagés mis à l'honneur

Toute la journée, des associations et collectifs, en majorité portés par de jeunes engagés et militants, sont allés à la rencontre des visiteurs. Sans transition ! a choisi de leur donner la parole et de partager leurs initiatives.

L'association Glanage Solidaire :

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Le réseau brestois Agoraé :

> Découvrez Agoraé

Cool food, l'application portée par l'association quimpéroise Al'Terre Breizh :

> Découvrez Cool Food

> Plus d'infos

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* Statistiques Insee 2015

 

[Serge Tisseron ]« l’abus d’écran nuit au développement des enfants »

Créé le : 13/12/2019
Crédit Pixabay

Serge Tisseron est psychiatre, membre de l’Académie des technologies, et chercheur associé à l’Université Paris VII Denis Diderot (CRPMS). Président de l’association 3/6/9/12, il met en garde contre un usage sans limite des écrans par les enfants et adolescents et préconise d’accompagner ceux-ci dans l’apprentissage des outils numériques.

Omniprésents à l'ère du numérique, les écrans peuvent-ils interférer avec le développement de l'enfant ? De quelle façon ?

La fréquentation d’écrans avant trois ans fait courir le risque d’une réduction des possibilités de langage, des capacités d’attention et de concentration, et de reconnaissance des mimiques. Plus tard, et de façon générale, un bon développement a besoin d’activités diversifiées, socialisantes et créatives à un degré ou un autre. Mais aucune étude ne démontre quelque relation que ce soit entre la consommation d’écrans et l’évolution du QI.


Peut-on parler d'addiction ? Préconisez-vous un système de prévention pour la santé des enfants avec un meilleur encadrement des parents ?

L’Organisation mondiale de la santé n’a jamais parlé d’« addiction aux écrans » mais depuis 2018, de « gaming desorder », traduit en français sur son site par : « trouble du jeu vidéo ». Quant au mot addiction, il est réservé à des pathologies particulièrement lourdes : on ne peut en parler que dans les cas où se produisent au moins douze mois de déscolarisation ou d’abandon professionnel complet, avec un appauvrissement général de la vie sociale. Et...

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[MARAÎCHAGE] : Vannes, le bio et local à la table des tout-petits

Créé le : 11/12/2019
Maraichage Bio Vannes - Repas crèche Richemont. Crédit Stéphanie Biju

Crédit photo : Stéphanie Biju 

Par Stéphanie Biju

La municipalité de Vannes a fait le choix de passer toutes les crèches municipales en bio et de les approvisionner avec des produits locaux, cultivés sur un site communal à proximité du centre-ville. Un choix bénéfique pour la santé des enfants mais aussi pour l'environnement.

Melon, courge, petit pois… Depuis cet été, les fruits et légumes bios servis dans les crèches municipales de Vannes sont cultivés à moins de 6 km du centre-ville, sans intermédiaire, sur un site communal en conversion. Un maraîcher a été recruté par la ville. Les cuisinières, elles, apprécient de transformer des produits ultra-frais et de jouer avec les goûts pour éveiller les papilles des bambins.

Au menu du jour : fondue de fenouil et oignons, gratin de butternut, salade pastèque-melon. Et… soupe à la grimace ? Au contraire, Cléo, Suzanne, Ruben, Timothée, Emile et les autres bambins de la crèche municipale de Richemont, à Vannes, n'en laissent pas une miette dans leur assiette. En redemandent, même ! En cuisine, charlotte sur la tête, Isabelle Marty, non plus, ne boude pas son plaisir. « C'est un pur régal d'imaginer des recettes adaptées aux tout-petits à partir de légumes frais, de saison et ultra-locaux. En termes de goût et de qualité nutritionnelle, c'est quand même autre chose ! »,  apprécie la cuisinière de la crèche vannetaise.

Les fruits et légumes transformés chaque jour par Isabelle poussent à quelque 6 km de là, sur des...

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[ ZÉRO DÉCHET ] La consigne de verre s’implante en Ardèche

Créé le : 10/12/2019
La mireuse permet, lorsqu'une bouteille est passée dans la laveuse, de vérifier sa propreté et son état général (crédit : Élodie Horn)

Depuis l’été, la Drôme-Ardèche applique la consigne pour les bouteilles de verre usagées. Plus écologique que le recyclage, économique, la filière du réemploi semble avoir de beaux jours devant elle. À l’instar de « Ma bouteille s’appelle reviens », une startup qui tente d’entraîner les producteurs de la région dans cette démarche.

Par Élodie Horn

Écologique, économique, favorisant l'emploi localement, la consigne a tout pour s'inscrire dans l'ère du temps. La Drôme-Ardèche regorgeant de producteurs de bières, de jus et de vin local, a réintroduit ce dispositif depuis l'été, afin de réutiliser les bouteilles en verre usagées. En parallèle, la consigne des bouteilles en plastique, présentée comme une mesure phare du projet de loi pour une économie circulaire, a été rejetée par le Sénat, bien que défendue par Brune Poirson, secrétaire d’État à la transition écologique.

Au centre de la boutique « Comme 3 pommes », une épicerie favorisant la vente de produits bios, locaux et de saison, quatre caissettes remplies de bouteilles de jus de fruits vides sont empilées. Estampillées du logo « Ma bouteille s'appelle reviens », ces casiers permettent de collecter les bouteilles consignées de la ferme Margerie. Cette dernière produit artisanalement, depuis plus de 35 ans dans le bâtiment jouxtant l'épicerie, des jus de fruits locaux à Portes-lès-Valence, dans la Drôme. Manuel Doucet et Vivien Lafite, les fondateurs de la Scop, connaissaient leurs produits et c'est tout...

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[ BIODYNAMIE ] Corne de vache et zodiaque : la biodynamie trace son sillon en Occitanie

Créé le : 06/12/2019
Un sol vivant est grumeleux, odorant et traversé de nombreuses racines. Ces sols non tassés sont plus favorables à la pénétration de l’eau (crédit : Anaïs Marechal).

En viticulture, si le nombre d’hectares certifiés et en conversion bio a augmenté de 20 % en 2018, le nombre de domaines viticoles en biodynamie ne représente actuellement que 15 % de ce vignoble. En Occitanie, les domaines labellisés restent rares, à l'image de celui du viticulteur Patrick Maurel.

Par Anaïs Maréchal

Démarche agricole méconnue, la biodynamie est souvent perçue comme « ésotérique ». Pourtant, la marque Demeter, certifiant la qualité biodynamique des produits, a été élue « super label préféré des consommateurs »  de produits bio en 2018 ([1]). En Occitanie, où la filière viticole est l’une des filières bio les plus dynamiques, seuls 67 domaines sont aujourd’hui labellisés Demeter, dont le petit domaine familial Terres du Pic de Patrick Maurel.

Un chemin caillouteux serpente dans la garrigue du Pic Saint-Loup, emblématique pic héraultais aux portes de Montpellier. De nombreux panneaux artisanaux en bois renseignent le visiteur : olivier, figuier, chêne vert... Mais le bout de la route ne mène pas à un jardin botanique : le domaine viticole Terres du Pic étale ici ses vignes sur 5 hectares. Bonnet gris vissé sur la tête, Bob son chien toujours sur ses talons, Patrick Maurel, le propriétaire des lieux, est fier de présenter ses quatre vaches : « Les animaux contribuent à équilibrer le domaine. Un domaine sans animaux est mort ! » Et...

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[ BIODYNAMIE ] À Rasteau, la biodynamie pour de meilleurs vins

Créé le : 06/12/2019
Bressy. Crédit Marie Martinez

Domaine Gourt de Mautens, avec Jérôme Bressy, viticulteur en biodynamie. Crédit M. Martinez

Par Marie Martinez

Encore controversée, déconsidérée par certains à cause de l’ésotérisme qui l’accompagne, la biodynamie est pourtant pratiquée par quelques viticulteurs en France, certains producteurs de grands crus. Pratique encore minoritaire qui ne touche que 1 à 1,5 % des vignobles, elle semble pourtant répondre à une volonté croissante d’être en adéquation avec la nature. Quand la vigne s’aligne sur le calendrier lunaire…

Avec seulement 1 à 1,5 % des vignes en France, la biodynamie, plus respectueuse de l'environnement et de la santé, progresse et fait doucement ses preuves sur le terrain, parmi les meilleurs vins et auprès des consommateurs. Pourtant, elle reste controversée et encore peu étudiée par les scientifiques. Visite chez un vigneron inventif et perfectionniste dans le Vaucluse, à Rasteau.

À Rasteau, dans le Vaucluse, terre de vignobles, se trouve le domaine Gourt de Mautens, hors normes et si discret qu'aucune pancarte ne l'indique. Le vigneron, Jérôme Bressy, expérimente et invente en permanence sa façon de travailler pour créer de grands vins. Chacun de ses choix en découle, du complexe et long processus de la culture de la vigne jusqu'à la mise en bouteille.

En faisant quelques pas dans une parcelle, l'originalité saute aux yeux : les pieds de vigne sont taillés en godet, isolés les uns des autres, et certains sont centenaires, plantés par le grand-père. Mais surtout, les cépages, minutieusement choisis en fonction de leur appartenance historique au terroir (grenache, cournoise, cinsault, picardan...) sont déjà mélangés dans les rangées. Autour aussi...

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