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[ DOSSIER - Union européenne et lobbies environnementaux ] Les institutions européennes, cibles des ONG

Créé le : 24/05/2019

Par Nicolas Troadec.

Pour défendre leurs intérêts, plusieurs ONG ont des bureaux à Bruxelles, afin d’être en contact direct avec les représentants politiques des différentes institutions européennes. D’autres s’organisent différemment et travaillent « en amont », au niveau national. Elles font face à des véritables armées de lobbyistes industriels, plus nombreux et mieux dotés financièrement. Mais cela ne les empêche pas de remporter des batailles.

Un épisode de la lutte contre la pêche électrique, qui a été définitivement interdite en février dernier par l’Union européenne (UE), illustre les marges de manœuvre des ONG et de la société civile à Bruxelles. Il y a plus d’un an, les eurodéputés du Parlement européen devaient se prononcer pour ou contre la stricte interdiction de cette pratique, qui bénéficie de dérogations, utilisées par les pécheurs néerlandais. 5 % de leur flotte, comme celles des autres États membres de l’UE, pouvaient jusqu’alors pratiquer cette pêche, qualifiée de « redoutable » par l’ONG Bloom, car électrocutant « toute la vie marine » qui se trouve à sa portée. Frédéric Le Manach, directeur scientifique de cette association dédiée à la protection des océans, se rappelle de cet épisode : « Alain Cadec, qui est président de la commission pêche du Parlement, était pour un statu quo législatif. Mais on a commencé à le faire douter quand on lui a montré que la Commission avaitpris une décision contre l’avis de ses scientifiques. » Le conseil scientifique technique et économique des pêches (CSTEP), composé de...

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[ ENTRETIEN ] Rob Hopkins exhorte le pouvoir de l’imagination

Créé le : 24/05/2019

Par Nicolas Troadec.

Enseignant en permaculture puis initiateur du mouvement des Villes en transition, Rob Hopkins a réalisé ce printemps un grand voyage, à travers toute la France, avec Sans transition ! Il a donné des conférences à Lyon, Nice, Montpellier, Marseille et Chartres-de-Bretagne, près de Rennes, où il a invité le public à imaginer, à ses côtés, des projets de transition.

Durant le cycle de conférences qui était organisé par Sans transition !, Vallée du Gapeau en transition et Actes Sud, en avril, Rob Hopkins a rappelé le puissant pouvoir de l’imagination, indispensable pour créer des villes en transition, concept dont il est l’initiateur. Voici de larges extraits de l’intervention de l’enseignant en permaculture, issu de Totnes, en Angleterre. Il donne ici des clés et des exemples pour un futur positif et joyeux qui reste à construire.

 

« Une étude a montré que l’imagination et le QI ont évolué de façon égale jusqu’au milieu des années 1990. Le QI a ensuite continué à augmenter, mais l’imagination, elle, a commencé à diminuer. Les résultats de cette étude ont fait beaucoup de bruit. Quelles pouvaient en être les conséquences pour la croissance économique, pour Hollywood ? Mais personne ne s’est demandé quelles pouvaient être les conséquences pour nous, qui luttons contre le dérèglement climatique et faisons des efforts pour la justice sociale.

En parallèle de ce déclin, nous avons assisté à un autre : celui du jeu libre et non structuré. Auparavant, on voyait des gamins jouer partout. Dans le cadre de ces jeux, ils apprenaient à coopérer et à gérer les conflits. Ils se créaient des univers, des langages codés, à l’insu des parents. Le problème, c’est que, maintenant, on s’inquiète du CV des enfants à partir de 4 ans. On élève des enfants qui vont devenir des adultes inaptes à prendre des risques, et c’est la dernière chose dont nous avons besoin.

Dans le cadre de mon travail de documentation pour l’un de mes livres, je...

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[ COMMUNIQUÉ ] - Industrialisation de la bio : La FNAB et la Confédération paysanne quittent le Comité bio d'Interfel

Créé le : 24/05/2019

Communiqué de presse de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique et de la Confédération Paysanne.

Paris, 23/05/2019. Ce matin, le comité Bio de l'interprofession des fruits et légumes a élu comme co-rapporteur un défenseur affiché d'une agriculture biologique industrialisée, poussant notamment un recours sans restriction au chauffage des serres pour la production de fruits et légumes bio à contre saison, en contradiction totale avec le règlement biologique européen.

L'interprofession des fruits et légumes veut tirer le cahier des charges bio vers le bas
Depuis plusieurs mois, la FNAB, aux côtés des acteurs de l'économie bio que sont Forébio (fédération des organisations économiques de producteurs 100% bio), le Synabio (syndicat des transformateurs et distributeurs bio) et Biocoop, se bat pour empêcher le recours au chauffage en agriculture bio conformément au règlement européen qui stipule que la production biologique doit respecter le cycle des saisons et faire un usage raisonné de l'énergie.
Mathieu Lancry, président de la coopérative 100% bio Norabio, était candidat pour la Confédération paysanne : « C'était une provocation d'Interfel d'afficher une candidature si ouvertement opposée aux principes de l'agriculture biologique.  Nos groupements économiques et nos adhérents paysans et paysannes ont développé la bio en respectant ces principes et en gagnant la confiance du consommateur. La Confédération paysanne et la FNAB ne cautionneront pas les dérives du label bio promues par l'interprofession ».
Quelle montée en gamme peut-on attendre d'Interfel ?
Emmanuel Aze, responsable de la commission Fruits et légumes de la Confédération paysanne explique : «  dans ce refus d'Interfel de défendre une bio exigeante, on retrouve une incapacité plus globale à aider les producteurs à améliorer leur rémunération et la qualité de leurs produits » . Le choix du Président de la République de confier aux interprofessions la montée en gamme des produits agricoles et alimentaires montre ici sa limite. Par cette élection, le comité bio d'Interfel va en effet à l'encontre de la demande des citoyennes et des citoyens.

 
Contacts presse :
Confédération paysanne :
Emmanuel Aze, Commission Fruit et Légumes : 06 87 32 77 63
Mathieu Lancry - 06 79 59 20 10
FNAB : Jean-Paul Gabillard, secrétaire national Légumes : 06 82 99 18 36
 
Dans ce contexte, la Confédération paysanne et la FNAB préfèrent quitter le comité Bio d'Interfel.

[ COMMUNIQUÉ ] - BLOOM demande aux têtes de liste européennes de s’engager

Créé le : 24/05/2019

Les élections européennes approchent à grands pas. Le scrutin du 26 mai prochain représente un enjeu capital pour l’avenir des écosystèmes marins et des activités qui en dépendent, dont la pêche. En effet, la gestion de la pêche est quasi-totalement intégrée au niveau européen, les États membres appliquant les directives et règlements européens. Ainsi, le rôle des eurodéputés est très important dans la poursuite de la protection des écosystèmes marins et de la pêche artisanale. Comme à chaque élection européenne, BLOOM est donc mobilisée afin d’informer les citoyens et les élus politiques de tous bords. Pour vous aider à faire le bilan de la précédente mandature européenne (2014-2019), BLOOM a notamment mis en place une plateforme de notation de nos eurodéputés en fonction de leurs votes en matière de protection de l’océan.

[ CLAUDE ET LYDIA BOURGUIGNON ] Acidification des sols, "il reste de l'espoir"

Créé le : 23/05/2019

Claude et Lydia Bourguignon ont créé en 1990 le Laboratoire d'analyses microbiologiques des sols (LAMS). A ce jour, le LAMS a réalisé plus de 9 000 expertises dont le but vise, notamment, à recommander, de manière ciblée, une gestion durable des sols. Ces "médecins du sol" sont aujourd’hui des experts consultants référents dans cette singulière discipline, désormais reconnue. En 2016 Ils ont étés décorés par le ministre de l’agriculture « officiers de l’ordre du mérite agricole » pour leurs travaux au service de l’agriculture française.

[ TOUR DE FRANCE DE LA TRANSITION ] La parole à nos partenaires en Occitanie

Créé le : 21/05/2019

Emmené par Rob Hopkins, fondateur des villes en transition, le tour de France de la transition a d'abord fait étape en Provence, puis en Occitanie, en Auvergne-Rhône-Alpes et s'est achevé à Chartres de Bretagne (35) le mois dernier. Un événement qui n'aurait pas eu lieu sans nos partenaires, eux-même acteurs engagés dans les transitions. La revue Sans transition ! leur donne la parole.

 

Fondation Macif en Occitanie - Gilles Lefeuvre

Day by Day Montepllier - Magali Crenier

Jacques Frelin - vins biologiques

Oyas Environnement - Bastien Nöel

Com Watt - Gregory Lamotte

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