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[TRIBUNE] "Nous avons besoin de mesurer l'impact du sport sur la société"

Créé le : 01/02/2019

Nathalie Lannetta, journaliste et consultante en communication et stratégie, ancienne conseillère sport de François Hollande, est désormais vice-présidente en charge de la notoriété du think tank Sport et Citoyenneté. Elle explique l’engagement du think tank pour mesurer l’impact du sport dans la société.

Par Nathalie Lannetta

Les groupes de réflexions et d’innovations sont probablement ce qu’il y a de plus efficace en termes d’impact sur la société. On pense toujours que ce sont les mondes politique ou économique qui détiennent la clé de nos changements de comportements. Ce n’est évidemment pas faux, mais par expérience, j’ai constaté que l’influence de personnalités ou de structures ayant des idées à partager, des arguments à faire valoir et surtout étant en capacité de démontrer un certain nombre de réalités aide les politiques à imposer leurs choix en matière de politiques publiques. L’un des sujets que porte le think tank Sport et citoyenneté est celui de l’évaluation de l’impact sociétal du sport.

Le sport apporte plus qu'il ne coûte

Nous sommes un pays qui s’enthousiasme pour le sport, mais souvent sur un temps limité, à l’occasion d’un grand évènement et si possible lorsque la France gagne. Il faut bien le reconnaître, nous ne sommes pas vraiment un grand pays de sport. Nous avons dû mal à nous intéresser au sport si le patriotisme et le drapeau tricolore ne sont pas mis en avant. Certes, on sait bien que faire du sport, c’est plutôt positif, pour sa santé, son bien-être… Sur le plan social, on perçoit aussi les bénéfices que les enfants peuvent tirer du fait de jouer dans une même équipe, quelle que soit leur origine, à la fois sociale culturelle, idéologique… Mais est-ce que l’on arrive à mesurer ce que cela change réellement chez eux ? Savons-nous expliquer le mécanisme psychologique qui fait que quand l’Équipe de France gagne, les gens descendent dans la rue et sont heureux ? 

Nous avons besoin d’indicateurs clairs, scientifiques et objectifs pour mesurer cela sur du long terme afin de prouver que oui, on a besoin de développer le sport dans les quartiers, dans les campagnes... Parce que cela apporte dix mille fois plus à la société que ce que ça lui coûte. On parle d’un impact tellement puissant qu’il va dépasser les générations et engendrer une transformation profonde de la société.


Plus d'infos :  www.sportetcitoyennete.com

Les Glaneurs rennais, sus au gâchis

Créé le : 30/01/2019
Coiffés de leur bonnet rouge, les Glaneurs du marché des Lices de Rennes récupèrent les invendus pour les redistribuer gratuitement. © E. Veyssié

 Par Emilie Veyssié  

Les Glaneurs rennais récupèrent les fruits, les légumes et le pain invendu du plus grand marché de Rennes. Grâce à cette initiative locale et citoyenne, ils évitent le gâchis de presque huit tonnes d’aliments par an et nourrissent gratuitement des dizaines de personnes, chaque semaine.

Sur le marché des Lices de Rennes, ce matin-là, une dizaine de personnes s’activent, coiffées de bonnets rouges en laine. Parmi elles, Léandre, Benjamin et Coline, la vingtaine, sont munis de caisses vides et d’un diable. Ainsi équipés, ils passent voir les commerçants de fruits et légumes. Léandre, étudiant en deuxième année d’histoire, est à la tête de la file. « As-tu quelque chose pour moi ? », demande-t-il au commerçant. « Non pas encore, repasse plus tard », répond le maraîcher.

Les trois jeunes font partie de l’association les Glaneurs rennais. Tous les samedis, ils se retrouvent au marché des Lices pour récolter auprès des commerçants partenaires leurs invendus. Ils trient les fruits, les légumes et le pain par catégories, puis ils les redistribuent ensuite gratuitement.

Léandre s’est engagé auprès de l’association il y a quatre mois. Au début, il était bénéficiaire. « Les Glaneurs rennais m’ont bien aidé quand je n’avais pas beaucoup d’argent. J’ai ensuite décidé de...

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[CARREFOUR DE L'EAU] Thierry Burlot : "Gérer l'eau, c'est gérer la paix"

Créé le : 30/01/2019

Le Carrefour de l'eau a lieu du 30 au 31 janvier au Parc des Expos de Rennes. A cette occasion, Thierry Burlot, vice-président en charge de l'environnement à la Région, revient sur les risques qui pèsent sur la ressource en eau en Bretagne et les solutions à mettre en oeuvre pour les limiter.

Quelle est la qualité actuelle de l'eau en Bretagne, et qu'est-ce qui y a mené ?

On a eu une dégradation de la qualité des eaux ces quarante ou cinquante dernière années. On a pensé qu'on pouvait développer l'activité économique sans se soucier du bien-être environnemental. On s'est réveillé dans les années 1980 avec des rivières et des sols dégradés par les pesticides et les nitrates. Il a fallu prendre des mesures, ce qu'on a fait. la Bretagne est maintenant en train de devenir exemplaire dans la reconquête de la qualité de l'eau. La partie est loin d'être gagnée, mais on est sur la bonne voie. 
L'eau est un bon indicateur de l'état des territoires : si l'eau est dégradée, la santé est dégradée. Moi, je milite pour une Bretagne totalement verte, qui concilie économie et écologie.
Voilà pour la qualité de l'eau. Sur la quantité, on a longtemps pensé qu'on était épargné par les questions climatiques. Pourtant on vit le réchauffement climatique : à Saint-Avé (Morbihan), on a enregistré 42°C l'année dernière. Les spécialistes nous disent qu'on ne va pas perdre en pluviométrie, mais qu'il faut s'attendre à avoir plus de sécheresses et d'inondations. C'est une situation embêtante, dans un territoire comme le notre, où on a peu de réserves en eaux.

Quelles mesures doivent être mises en place ? 

Il va falloir tout reprendre à zéro : qu'on sache d'où vient l'eau et qu'on l'économise. Il faut qu'on soit tous vertueux : collectivités, industriels, agriculteurs... Les territoires qui se développeront demain seront ceux qui sauront gérer la ressource en eau. On a laissé entendre ces trente dernières années qu'on pouvait domestiquer l'eau. Avant d'être dans le robinet, l'eau subit des transformations. Et plus elle est naturelle, filtrée par le sol et préservée, moins elle coûte. C'est une vraie richesse, un bien commun, quelque chose qui relie les hommes. Le sujet de l'eau peut être un sujet de guerre, mais c'est aussi un sujet de conciliation. Gérer l'eau, c'est gérer la paix.


Plus d'infos :
www.bretagne.bzh
Carrefour de l'eau : www.idealconnaissances.com/carrefour-eau/

[ COMMUNIQUÉ ] - Procès de Paul François contre Monsanto à Lyon - appel à la mobilisation

Créé le : 25/01/2019

Les plaidoiries concernant le procès de Paul François contre Monsanto auront lieu le mercredi 6 février 2019 à la Cour d’Appel de Lyon.

Paul François est un agriculteur Charentais, dont la vie va basculer le 27 avril 2004.
En voulant nettoyer la cuve de son pulvérisateur, Paul François inhale accidentellement les vapeurs de Lasso, un herbicide de la firme Monsanto (aujourd’hui interdit.)

S’ensuivirent des mois d’hospitalisation, des pertes de connaissances, des comas, des maux de tête très violents… sans que le monde médical ne fasse le lien avec son intoxication. Certains médecins l’accuseront même de “se droguer” volontairement avec l’herbicide…
C’est grâce à la ténacité de sa femme, de ses proches et de scientifiques que le lien est fait entre son intoxication et ses problèmes de santé.

Aujourd’hui, il souffre toujours de graves troubles neurologiques (maux de tête, pertes de connaissance, hospitalisation…) qui l’empêchent parfois de se lever, de travailler et de vivre normalement.

L’association Phyto-Victimes lance un appel à mobilisation afin de le soutenir le mercredi 6 février 2019 devant la cour d’Appel de Lyon (1 rue Palais de Justice 69005 Lyon) à partir de 13h.

> Plus d'info

[ COMMUNIQUÉ ] Réseau action climat : nouveau traité franco-allemand, quelles actions sur le climat ?

Créé le : 24/01/2019

Politique climatique dans le nouveau traité franco-allemand : passer de la parole aux actes.
Communiqué du Réseau action climat :

56 ans après la signature du Traité de l'Elysée, la France et l’Allemagne actent une nouvelle étape dans leur amitié à l’occasion de la signature par le Président de la République française, Emmanuel Macron, et la Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Angela Merkel, d’un nouveau traité de coopération. 56 ans après la signature du Traité de l’Elysée, la France et l’Allemagne actent une nouvelle étape dans leur amitié à l’occasion de la signature par le Président de la République française, Emmanuel Macron, et la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, d’un nouveau traité de coopération aujourd’hui à Aix-La-Chapelle. Le chapitre « Développement durable, climat, environnement et affaires économiques » pourrait renforcer la coopération institutionnelle des deux pays dans la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Cela pourrait aboutir à une meilleure collaboration dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et du développement des infrastructures. Les organisations environnementales allemandes et françaises regrettent, toutefois, le manque de clarté et d’objectifs ambitieux en matière de politique climatique. Les deux pays doivent enfin passer des paroles aux actes. > lire l’intégralité du communiqué du Réseau action climat : https://bit.ly/2RL0EFu

[ PSYCHIATRIE - NOUVELLE ALERTE ]

Créé le : 22/01/2019

Des collectifs de patients et des organisations représentatives de professionnels de santé ont appelé à une journée nationale d'action pour la psychiatrie publique, ce mardi à Paris.

Une profession en manque de moyens, selon Pierre Michel Llorca, chef de service du CHU de Clermond-Ferrand, interrogé par Sans transition !, en novembre dernier, lors du festival La CHose Publique.

Retrouvez les entretiens et des tables rondes, réalisés dans le cadre du festival La Chose Publique, sur notre chaîne Dailymotion.

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