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[ DOMINIQUE GAUZIN-MULLER ] " L'architecture écologique implique un changement radical dans la manière de penser l'architecture sur les territoires ".

Créé le : 13/06/2019
Résidence Bregenz en Allemagne. Photo : D. Gauzin-Müller

Dominique Gauzin-Müller est une architecte pionnière en matière d'architecture écologique ou "éco-responsable". Co-fondatrice du manifeste sur l'architecture frugale, elle conçoit l'architecture écologigue comme étant une démarche globale qui nécessite de prendre en compte à la fois la construction en elle-même et son environnement. Une approche qui implique un changement radical dans la manière de penser l'architecture sur les territoires. Qu'ils soient ruraux ou urbains. Entretien.

Sans transition ! a rencontré l'architecte dans le cadre du Printemps de l'éco-construction, un événement qui s'est tenu début juin à Rennes.

Elle était également présente lors du séminaire prospectif Aix demain 2019, entreprendre le futur.

[ COMMUNIQUÉ ] - Générations Futures, "nouveau rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes".

Créé le : 13/06/2019

Après une première édition en février 2018, Générations Futures publie ce 6 juin 2019 une nouvelle édition de son rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes consommés en France.

Contexte

Les résidus de pesticides présents dans les aliments préoccupent les consommateurs et consommatrices français(es) et européen(ne)s. Ainsi la présence de résidus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales apparait au tout premier rang des préoccupations en matière de risque alimentaire en Europe ! En France ces résidus dans les fruits, légumes, céréales, infusion, aliments pour bébé font l’objet de plans de surveillance annuels réalisés par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Malheureusement les consommateurs ne retirent pas une information réellement utilisable de ces plans de surveillance. En effet les résultats détaillés, aliment par aliment, ne font pas l’objet d’une communication grand public, seuls des résultats globaux étant la plupart du temps mis en avant. De plus, les résultats fournis sont irréguliers et pas forcément représentatifs : tous les aliments ne sont pas analysés tous les ans, ou alors le sont en nombre trop faible pour que les résultats trouvés soient réellement significatifs. Une grande ONG américaine (EWG) diffuse également des rapports sur les résidus de pesticides dans les aliments, mais ces rapports ne rendent pas compte de la situation française car les substances actives pesticides autorisées aux Etats-Unis ne sont pas les mêmes qu’en Europe et les pratiques agricoles sont différentes. C’est pourquoi aujourd’hui Générations Futures souhaite aller plus loin pour répondre à l’attente des consommateurs/trices français.es en leur permettant de pouvoir avoir accès à une information aussi complète et à jour que possible sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits et légumes non bios réellement vendus et consommés en France.

Données et méthologie

Nous avons donc réalisé ce nouveau rapport en intégrant les données des plans de surveillance de 2012 à 2017 de la DGCCRF, ce qui représente une période d’étude de 6 années ! De plus, pour pouvoir fournir des résultats réellement significatifs nous n’avons retenu que les végétaux analysés au moins 5 années sur 6 et dans un nombre significatif d’échantillons. Le résultat est un rapport exclusif bâti sur les résultats de plus de 13 000 analyses ! En tout ce sont 18 fruits et 32 légumes qui ont pu être étudiés sur la base des données fournies par la DGCCRF.

> Lire les résultats et l'intégralité du communiqué.

[ MIGRATIONS EN QUESTIONS ] La parole aux acteurs et aux intervenants

Créé le : 11/06/2019

Il y a quelques semaines, trois débats gratuits ont eu lieu à Marseille, Vaison-la-Romaine et Lunel-Viel dans le cadre du projet Migrations en Questions. Ce nouvel espace de discussions avait pour objectif de permettre aux citoyens, dans un contexte d'élections européennes, de mieux comprendre les migrations et poser ainsi les jalons d’un dialogue dépassionné et informatif, sur la base de données scientifiques.

Sans transition ! donne la parole à différents acteurs et intervenants, qui ont permis à ces soirées riches en échanges d'exister.

Jean-Yves Carlier, professeur à l'Université catholique de Louvain (UCL), ainsi qu'à l'Université de Liège (Belgique) et avocat :

Yves Pascouau, chercheur en politiques européennes des migrations et directeur de l'association European Migration Law :

Thierry Sciari, gestionnaire de projets à l'association Res Publica et coordinateur du projet Migrations en Questions :

François Delesse, président de l'association Pain et Liberté :

[ DOSSIER - Union européenne et lobbies environnementaux ] Quand les lobbies mettent la pression

Créé le : 27/05/2019

Par Nicolas Troadec.

Appels anonymes, menaces sur les réseaux sociaux, saccages de locaux… Si, la plupart du temps, les relations avec les groupes d’intérêts divergents sont plutôt cordiales, les ONG et les associations engagées sur le terrain de l’environnement connaissent parfois des coups de pression violents de la part des lobbies économiques et commerciaux.

Arnaud Schwartz, secrétaire général de France nature environnement (FNE) et représentant de l’association au Conseil économique et social européen (Cese), relate des expériences « positives et négatives » avec les lobbies représentants des intérêts privés au sein des institutions européennes. Au Cese, il côtoie des représentants de la FNSEA (le syndicat français des exploitants agricoles) ou le Medef (représentants du patronat) : « On n’est pas forcément d’accord sur tout, mais au moins on peut se croiser et discuter de manière posée », relate-t-il. Les expériences négatives, plus rares, viennent plutôt d’actions locales : « On a des membres de notre mouvement qui ont été menacés ou violentés par des agriculteurs, des locaux et du matériel dégradé… »

L’association Eau et Rivières aussi, lorsque sa lutte contre la pollution des eaux bretonnes a commencé à porter ses fruits, en 2007, (cf. article "Les ONG sur le terrain de l'écojustice européenne") a subi le saccage de ses locaux de Brest (Finistère). Les agriculteurs protestaient alors contre un plan préfectoral de réduction des épandages, afin de faire diminuer les...

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[ DOSSIER - Union européenne et lobbies environnementaux ] Les ONG sur le terrain de « l’écojustice » européenne

Créé le : 27/05/2019

Par Nicolas Troadec.

Les ONG de défense de l’environnement et les associations locales n’hésitent plus à user du procès pour faire avancer leurs causes. Et elles ont bien compris que les institutions européennes pouvaient être un levier essentiel, sur ce front judiciaire.

Au début du mois d’avril, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a « fêté » la Directive oiseaux en déposant plusieurs plaintes à la Commission européenne (voir plus bas) contre l’état français. Cette directive, prise en 2009, promeut la protection et la gestion des espèces sauvages en Europe. « Ce texte est une bénédiction, il tire les pays vers le haut. En déposant ces plaintes, on communique et on explique pourquoi la France est mauvaise élève dans son application », juge Yves Verilhac, directeur de la LPO.

Les directives de l’Union européenne sont des textes fixant des objectifs à atteindre par les États membres, avec un certain délai à respecter pour leur mise en œuvre. « Nos plaintes concernent notamment l’utilisation encore trop importante, en France, du piégeage indifférencié », précise Yves Verilhac Il évoque, pêle-mêle, la chasse du pinson, celle du bruant ortolan… Des oiseaux protégés, qui font l’objet de braconnage. Des centaines de milliers d’oiseaux sont ainsi braconnés. La LPO estime par exemple que entre 150 000 et 300 000 Pinsons des arbres sont braconnés par an, ainsi que 30 000 à 50 000 Pinsons du Nord.

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[ REPORTAGE ] Des toitures solaires et citoyennes dans le Morbihan

Créé le : 24/05/2019

Par Marie Lyan.

En Bretagne, une vingtaine de projets citoyens de centrales solaires sont en cours de création. Plus discrets et plus petits que les projets de Bonnemain, en Ille-et-Vilaine et Baud dans le Morbihan, ils entendent tirer profit d’espaces rapidement disponibles. Reportage à Lorient, où une centrale a été installée sur le toit d’une Biocoop.

Dans le quartier de Keryado à Lorient, dans le Morbihan, les avions survolent les toits des grandes enseignes. Au cœur de la zone commerciale, la surface des bâtiments se compte en centaines de mètres carrés. Les toitures aussi. Au-dessus d’un magasin du réseau Biocoop, Jean-Luc Danet va à la rencontre d’un ouvrier qui tire des câbles électriques. Dans son dos, une mer de panneaux aux cellules noires et brillantes occupe la quasi-totalité de l’espace. Depuis 15 jours, cet ancien professeur d’anglais suit la pause de 120 panneaux qui produiront de l’électricité directement destinée à cette moyenne surface commerciale. « C’est le quatrième projet de centrale citoyenne que nous réalisons à Lorient », raconte le vice-président de Bretagne énergie citoyenne.

La transition énergétique par le bas

Créée il y a 10 ans, cette association a initié sa première centrale solaire en 2009, à Mellac, sur le toit d’un magasin alimentaire appartenant lui aussi à Biocoop. « Notre souhait est d’agir...

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