Tous les articles

[ CARBURANTS ] Quelles alternatives aux carburants fossiles ?

Créé le : 22/04/2020

La station Kargreen, à Locminé, distribue du bioGNV, un carburant à empreinte carbone nulle. © Liger


par Nicolas Troadec

Agrocarburant, bioGNV, hydrogène... Des alternatives à l’essence et au gazole existent déjà. Mais la faiblesse des réseaux de production et de distribution les cantonne encore à des flottes captives, pour les entreprises et les collectivités. Pour plusieurs spécialistes de l’énergie, c’est d’abord notre conception de la mobilité qu’il faut revoir.

Avec quel carburant allons-nous alimenter nos voitures demain ? En France, le secteur des transports représente environ 30 % des émissions de CO2, avec une écrasante majorité imputable au transport routier (93 %, selon des chiffres du ministère de l’Environnement datés de 2015). Les alternatives aux combustibles fossiles existent, encore faut-il que leur production et leur consommation soient pertinentes, tant au regard de la protection de l’environnement que de la santé, ou de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Jérémie Almosni est chef de service Transport et mobilité à l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Pour lui, « il n’y a pas de meilleure solution » parmi les alternatives aux carburants fossiles : « Il faut une approche d’ensemble » et prendre en considération toute la chaîne logistique, de la production à la consommation.

Les agrocarburants, une « fausse bonne idée » ?

Depuis les années 2000, l’objectif en France est d’incorporer une part de biocarburants dans les carburants fossiles. 7,7 % de carburants issus d’huiles végétales (huile de palme, colza, soja) doivent être incorporés au diesel, et 7 % d’éthanol issu de betterave et de maïs doivent être mélangés à l’essence. « Cet objectif est globalement atteint, explique Jérémie Almosni. Mais la nouvelle directive énergie renouvelable en cours d’adoption tend à réduire la part des biocarburants de première génération, qui peuvent avoir un bilan très négatif, voire catastrophique quand ils entraînent la déforestation, au profit des carburants de deuxième génération, issus des déchets et de matières non-premières. »

Des biocarburants, ou agrocarburants, ont été largement décriés par les associations de protection de l’environnement. Greenpeace évoque une « fausse bonne idée » qui, « en tenant compte de son impact de production, émet en moyenne 80 % plus de gaz à effet de serre que le diesel qu’il remplace ».

Un autre carburant tire son épingle du jeu : le GNV, qui n’est autre que le méthane qui circule dans nos conduites de gaz. Celui-ci peut être produit de deux façons : soit on l’extrait du sol, soit on l’obtient au terme d’un processus de valorisation des déchets (on parle alors de bioGNV). Cette dernière méthode a été retenue par le projet Liger, un site de méthanisation basé à Locminé, dans le Morbihan, en Bretagne, qui réceptionne 60 000 tonnes de déchets par an. En se décomposant, ces déchets émettent du gaz naturel, composé à 97 % de méthane, qui contribue à alimenter une station de recharge de véhicules fonctionnant à la fois au GNV et à l’essence. « En une année complète, il y a eu 7144 pleins de voitures dans notre station, explique Joël Tanguy, directeur technique du Liger, ce qui a évité plus de trois tonnes d’émissions de CO2. » En termes d’impacts négatifs (lire page 64), le GNV est « neutre » en émissions carbonées lorsqu'il est produit via un processus de méthanisation.
 


Lire aussi : Quatre alternatives à l'essence et au diesel


Tous ces carburants ne peuvent se développer qu’en « écosystème », explique Jérémi Almosni. Il faut une demande et une offre, une production suffisante, une flotte de véhicules à alimenter. Les clients les plus propices sont les collectivités et les entreprises, qui disposent de flottes captives de véhicules. «  Aujourd’hui, le principal frein à l’utilisation de ces combustibles demeure le manque de points de distribution. Le nombre de stations GNV augmente, mais on reste très loin d’une couverture nationale », confirme Antonio Pires da Cruz, responsable de programmes Carburants et émissions à l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen). C’est encore plus le cas pour l’hydrogène, qui ne dispose que de 23 stations en France…

Changer de paradigme ?

En matière de transports, « il n’y a pas de solution miracle », estime Paul Mathis, ancien chercheur au commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Saclay. Pour lui, rendre plus vertueux les transports passe par « l’amélioration des rendements, le développement des transports collectifs, le développement de modes de transports alternatifs », mais aussi réduire l'habitat dispersé et rapprocher lieux de vie, de travail et de loisirs.

Le 26 novembre, le projet de loi Mobilité a été présenté par le gouvernement. Cette « boîte à outils » contient plusieurs propositions : la création d’une autorité organisatrice de la mobilité ; une taxe aux entreprises pour financer les transports ; un forfait mobilité de 400 euros par an, par salarié, s’il utilise le covoiturage ou le vélo pour aller au travail... Et la priorité aux « petites lignes » de la SNCF, pour mettre fin au « tout-TGV ». L’association Réseau Action Climat a dénoncé un projet de loi avec des « moyens budgétaires en deçà des besoins ». Elle a aussi pointé du doigt le caractère facultatif du forfait mobilité pour le secteur privé. « Insuffisant », selon elle, pour « susciter un changement de comportement à grande échelle ».


Plus d'infos :

www.liger.fr
www.ademe.fr
reseauactionclimat.org

[ SANTÉ ] Santé et huiles essentielles : faire les bons choix

Créé le : 19/04/2020
Photo : Mohamed Hassan / Pixabay

Par François Delotte

Pour certains, elles apparaissent comme une alternative naturelle efficace aux médicaments de synthèse. Le marché européen des huiles essentielles devrait progresser de 8,80 % entre 2017 et 2022, selon le cabinet américain Market Research Reports. Un succès commercial qui cache parfois un manque d’informations et de conseils sur des produits vendus librement.

Huiles essentielles : à qui faire confiance ?

Utilisées pour prévenir des maux, nous soigner ou dans un souci de bien-être : les huiles essentielles font désormais partie de notre quotidien. Vers quels professionnels et produits se tourner pour profiter au mieux de ces substances naturelles qui contiennent des principes actifs loin d’être anodins ?

Pour contrer l’hiver et les assauts du froid ou encore lutter contre le stress : les huiles essentielles sont de précieux alliés. Des produits naturels vendus librement en supermarchés, magasins bio et autres commerces spécialisés dans le bien-être.

« Depuis 4 ou 5 ans, le marché est très actif. Les consommations en matières premières naturelles ne font qu’augmenter. Les sociétés du secteur ont des taux de croissance allant de 10 à 20 % par an », annonce Michel Krausz, directeur de la Société coopérative agricole des plantes à parfum de Provence (SCA3P), l’un des principaux acteurs du secteur. Il poursuit : « Le grand public demande à se soigner nature. »

Mais, en matière de soin, les choses ne sont pas à prendre à la légère. « Il y a peu de danger d’intoxication aiguë. Mais des risques importants peuvent exister chez des personnes fragiles concernant certaines substances. Illustration : la menthe Pouillot peut par exemple provoquer un arrêt de la respiration pouvant aller jusqu’à entraîner la mort chez de jeunes enfants », alerte Tony Poirot, pharmacien, auteur d’une thèse intitulée Bon usage des huiles essentielles, effets indésirables et toxicologie.

Sans en arriver là, des effets indésirables, notamment des réactions allergiques, peuvent être observés. « L’huile de thym contient des substances irritantes pour l’estomac », cite par exemple Jean-Michel Morel, médecin généraliste. « Les huiles essentielles peuvent présenter une concentration en principes actifs allant jusqu’à 99 %. Il faut bien connaître leurs particularités », prévient le professionnel de santé.

Ce disciple du docteur Jean Valnet, pionnier de la réhabilitation de la phytothérapie (médecine faisant appel aux plantes), dans les années 1960 et 1970, se bat depuis des décennies pour une plus grande reconnaissance et un meilleur usage des huiles essentielles. Et pour y recourir de façon optimale, il convient de bien les connaître. « La lavande vraie peut ainsi être utilisée en dermatologie pour ses priorités calmantes, l’arbre à thé contient une substance anti-infectieuse et l’huile essentielle d’eucalyptus citronnée peut être utilisée en tant qu’anti-inflammatoire », énumère Jean-Michel Morel.

 

Attention à la qualité

L’efficacité des produits dépend de caractéristiques précises. « C’est le gros problème des huiles essentielles. Des entreprises n’apportent pas la preuve de la qualité », affirme Tony Poirot. « On ne sait pas comment ces huiles sont distillées, si elles ont été extraites avec des solvants, si elles comprennent des métaux lourds, si la plante a été cultivée avec des pesticides... Ces éléments peuvent jouer sur la toxicité du végétal, dit-il. Lorsque l’on voit les prix de certains produits, on peut se poser certaines questions quant à leur qualité. Car pour qu’une huile soit bonne, il faut que la plante ait poussé sur le bon terrain. L’Immortelle, qui est cultivée en Corse ou en Italie, doit pousser en montagne. Et évidemment, les rendements sont faibles et les tarifs élevés. »

La qualité, Jamil Hadjaj y est particulièrement soucieux. Ce petit producteur d’huiles essentielles certifiées biologiques, près de Montpellier, pratique notamment la cueillette des plantes sauvages. « Cette pratique permet d’obtenir une qualité optimale. La plante grandie dans son environnement naturel. Par exemple, le biotope naturel de la lavande fine, c’est à partir de 800 mètres d’altitude », témoigne celui qui distille les végétaux récoltés dans son propre alambic. Il commercialise ensuite ses produits dans des commerces locaux. « Nous n’avons pas de problème de traçabilité lorsqu’on connaît le producteur », défend-il.

La provenance de la plante est une garantie. Mais, au-delà du conseil délivré, le pharmacien est le seul à pouvoir demander à un laboratoire la chromatographie d’une huile essentielle, sorte de carte d’identité du produit. « Je peux ainsi identifier les molécules présentes ou absentes. Et voir si l’huile respecte la composition annoncée », précise Tony Poirot.

De fait, la vente libre des huiles essentielles en France et en Europe, pour plusieurs professionnels de santé, pose problème. « Peut être que les commerces qui vendent des huiles essentielles dans un but de santé ou de bien-être devraient être obligés d’employer un vendeur spécialisé ? », s’interroge le docteur Morel.

S’adresser aux professionnels de santé

Mais pour l’heure, ce dernier est très clair : « Si l’on veut se soigner avec des huiles essentielles, il faut aller voir un pharmacien ou bien un médecin phytoaromathérapeute1. C’est-à-dire un professionnel qui a fait la démarche de se former en validant un Diplôme universitaire spécialisé. Ou en ayant réalisé un travail de recherche approfondi sur les huiles essentielles. »

Problème : peu de médecins sont aujourd’hui formés à ces disciplines. Et peu acceptent de prescrire des huiles essentielles à leurs patients. « L’aromathérapie reste très peu abordée dans le cursus de médecine. Et lorsque l’on n’a pas appris un savoir durant ses études, on peut avoir la pensée immédiate que la chose n’est pas valable, voire dangereuse », déplore le médecin.

Même logique pour les pharmaciens. « Il est important de nouer une relation de confiance avec son pharmacien. Tous ne sont pas à même de donner des conseils en aromathérapie. Par exemple, dans la pharmacie dans laquelle je travaille, je suis le seul à connaître ce sujet », assure Tony Poirot, qui officie dans le XVIIe arrondissement de Paris.

Toutefois, les Diplômes universitaires (DU) centrés sur la phyto et l’aromathérapie destinés aux professionnels de santé sont en plein essor : les facultés de Besançon, Montpellier, Paris, Lyon, Limoges ou encore Clermont-Ferrand ont ainsi développé des parcours de ce type.

« Nous n’avons pas assez de place pour inscrire toutes les personnes qui souhaitent effectuer la formation », témoigne Corine Girard-Thernier, responsable pédagogique du DU de phytoaromathérapie de l’université de Franche-Comté. « Nous sommes confrontés à une augmentation de la demande ces dernières années. Les professionnels ont besoin de se former face à une attente forte du grand public », précise cette professeure de pharmacologie.

 

Gare aux charlatans

« Le public se méfie de plus en plus des médicaments dits “chimiques” et exprime une volonté de se tourner vers une médecine plus “naturelle”. Mais l’on ne peut pas tout traiter par la phytothérapie et par l’aromathérapie », prévient-elle.

Cette dernière déplore aussi l’absence de cadre pour exercer l’aromathérapie. « On peut se déclarer naturopathe2 du jour au lendemain. Cela pose problème. Certains peuvent aller trop loin. Des personnes atteintes de cancer sont fragiles et feraient n’importe quoi pour se soigner. Et des gens qui se prétendent naturopathes peuvent éloigner des malades de leurs traitements », affirme Corine Girard-Thernier. En France, la naturopathie n’est pas encore une discipline reconnue.

Les personnes se déclarant « naturopathe » peuvent exercer mais, en l’absence de titre de médecin, elles ne peuvent ni établir de diagnostic ni prescrire d’huiles essentielles. Bien sûr, elles n’ont pas le droit d’inciter une personne à stopper un traitement médical. Le naturopathe peut néanmoins donner des conseils de prévention en matière d’habitudes alimentaires et d’hygiène de vie. Certains peuvent orienter des personnes venant les consulter vers des plantes ou la prise d’huiles essentielles. Un flou relatif qui a amené plusieurs « praticiens » à être condamnés par la Justice pour « exercice illégal de la médecine ». Prudence donc... Notons néanmoins que des acteurs de cette profession comme le Syndicat des professionnels des la naturopathie (SPN) militent « sans conteste pour réglementer la profession ». Et lui offrir un véritable cadre légal d’exercice, voir une reconnaissance par l’État.

 

Recréer le diplôme d’herboriste ?

Pour d’autres, l’essor des Diplômes universitaires destinés aux professionnels de santé renvoie au fait qu’il manque une véritable profession réglementée. Celle-ci pourrait être spécifiquement dédiée à la délivrance des plantes médicinales et des huiles essentielles. Patrice de Bonneval milite depuis les années 1970 pour que soit recréé un diplôme d’herboriste, supprimé par le régime de Vichy en 1941. Ce pharmacien retraité est le créateur de l’École lyonnaise de Plantes médicinales et des Savoirs naturels, qui a la particularité de ne pas uniquement s’adresser aux professionnels de santé.

« Les pharmaciens n’apprennent que trente plantes dans leur cursus. Et ils apprennent surtout à reconnaître ce qui est dangereux. Alors que le rôle de l’herboriste consiste à suivre la personne et à lui donner le mélange de plantes ou les huiles essentielles qui lui soient le plus adaptés », avance Patrice de Bonneval. « Nous défendons l’idée de recréer un métier complet. Un métier qui comprend la vente, la distribution de plantes et d’huiles essentielles et bien sûr le conseil autour de ces produits, continue-t-il. Il s’agit de délivrer un accompagnement adapté à la personne, à ses caractéristiques physiques et morales. » Son maître-mot est donc la compétence : « Tellement de gens prétendent faire des huiles et pouvoir soigner avec ces substances. Mais on ne peut être spécialiste que si on a appris dans une école spécialisée. Notre travail consiste à former des gens compétents », poursuit-il. D’où pour lui, une nécessaire connaissance complète des plantes : « La plante est un être vivant, il faut savoir où et comment elle pousse. Et comment la préparer. Notamment pour obtenir des huiles essentielles. » En somme, c’est un métier à part entière !

 

1La phytothérapie est la médecine visant à prévenir ou à guérir via l’usage des plantes. L’aromathérapie est la branche de la phytothérapie recourant spécifiquement aux huiles aromatiques.

2La naturopathie est une médecine dite « alternative » recourant à des soins basés sur des éléments naturels et biologiques, notamment les plantes.

 

 

[ MATHIAS LAHIANI ] "Nous voulions communiquer à toutes ces personnes la force, l’énergie et le courage dont nous avions été témoins"

Créé le : 17/04/2020
Mathias Lahiani. Photo : On passe à l'acte

Depuis plus de dix ans, l'association On passe à l'acte cherche à rendre visible des porteurs de projets à impact sociétal positif et à diffuser leurs initiatives constructives et respectueuses du vivant. Le film Artistes de la vie a été produit en 2019 par l'association et retrace ses quatorze dernières années de travail passées à rencontrer celles et ceux qui ont trouvé leur place dans le monde et qui, en inventant leur métier, contribuent à construire un futur plus désirable. Entretien Mathias Lahiani, fondateur de l'association, à l'occasion de la e-projection du film ce dimanche 19 avril.

Propos recueillis par Léonore Virion.

" Lorsque j’ai débuté ma vie de jeune actif, je trouvais que mes débuts professionnels étaient en quelque sorte « figés ». J’étais en quête de sens. J’avais soif d’autre chose. Je sentais que j’avais besoin de trouver et d’assembler les notions d’égalité, de fraternité et d’humanité.

Avec mon équipe, nous avons créé l’association On passe à l’acte, média indépendant de journalisme positif et constructif au service des porteurs de belles initiatives en tous genres. Pendant 14 ans, nous sommes partis à la rencontre des gens et de leurs initiatives positives qui agissent pour un monde plus vertueux, plus respectueux de notre planète et du vivant.

Nous avons rencontré tellement de gens, tellement d’espoir, que nous avons choisi de nous professionnaliser. Nous avons donc développé un projet sous le statut de coopérative d'intérêt collectif (Scic) et créé un studio d'enregistrement dédié. Notre objectif était pluriel : partager toutes ces initiatives positives, donner un maximum envie aux citoyens de s’investir dans ces innovations, accompagner celles et ceux qui souhaitent se lancer et soutenir l’innovation sociale à l’aide d’une plateforme et d’outils numériques. Sur cette plateforme, les internautes ont accès à 300 outils et 800 idées sont répertoriées. Chaque visiteur peut apporter son idée qui sera ensuite agrégée aux autres.

" Nous voulions communiquer à toutes ces personnes la force, l’énergie et le courage dont nous avions été témoins." Mathias Lahiani.

Nous avons souhaité réfléchir à la valorisation et à l’évaluation de l’impact sociétal positif que peuvent avoir toutes ces initiatives. Nous avons ainsi mis en place des grilles d’aide et d’évaluation, mais également des mesures d’externalité positive.

Le film « Artistes de la vie », produit par l'association et réalisé par Pierre Westelynck est une synthèse de ces 14 dernières années. Il nous indique à quel point il est essentiel pour un individu de trouver ses propres valeurs et de les mettre en avant. D’agir. Nous voulions communiquer à toutes ces personnes la force, l’énergie et le courage dont nous avions été témoins. Dans ce film, nous partons à la rencontre de gens formidables, comme Cédric dans l’Hérault qui, en 5 ans avec son association « Partons du bon pied », a évité que 25 tonnes de déchets ne soient déversés dans l’océan en nettoyant les berges du fleuve.

La sortie du film est accompagnée d’une grande campagne citoyenne. Ce sont les gens qui font venir le film chez eux en le proposant aux cinémas locaux. La projection est suivie d’un ciné-action. Les gens parlent et débattent des sujets qui leur tiennent à cœur, de leurs émotions pour trouver des réponses collectives.  Le film est projeté dans un nombre croissant de salles en France, mais nous avons besoin des gens pour continuer à le diffuser un maximum."

Rendez-vous dimanche 19 avril à 20h30 pour la e-projection du film.

> Lien vers l'événement.

Plus d'infos :

www.onpassealacte.fr

Artistes de la vie (page Facebook avec les dates des projections)

www. partonsdubonpied.fr

[ ÉCONOMIE ] Iés, la coopérative de financement solidaire soutient les entreprises

Créé le : 14/04/2020
 mohamed Hassan / Pixabay

En réponse à la crise liée au Covid-19, IéS, la coopérative régionale de financement solidaire, a décidé le 17 mars 2020 de suspendre l’ensemble des remboursements des encours financiers pour 3 mois (mars-avril-mai et intérêts compris) sur demande des entreprises, avec report en fin d’échéancier.

Cette mesure est une action de court-terme qui pourra être adaptée en fonction de l’évolution de la crise et de la situation de chaque entreprise.

Par ailleurs, IéS maintient l’ensemble de ces activités et missions d’accompagnement par :

  • un lien rapproché avec les entreprises en portefeuille et un recensement de leurs besoins et des premières conséquences de la crise.

  • un recueil des mesures mises en place par le gouvernement, les acteurs publics et les différents partenaires pour orienter au mieux les entreprises

  • une étude accélérée de demandes de financements exceptionnelles le cas échéant.

  • une poursuite de l’étude des demandes en cours de financement et le maintien des calendriers des comités d’engagement.

  • le partage régulier d’information sur les réseaux sociaux et la promotion des entreprises financées.

" Nous pensons que les conséquences économiques de cette crise déjà visibles seront réellement connues dans quelques semaines et quelques mois et avons donc décidé à ce stade de mesures à court terme qui seront certainement amenées à évoluer dans le temps. 

Comprendre le besoin des entreprises que nous suivons et l'impact de la crise sur l'économie en général et plus particulièrement l'ESS sera essentiel pour adapter le cas échéant nos offres et nos missions tout en ne déstabilisant pas nos capacités d'interventions et nos propres modèles économiques...". 

L'entreprise s'engage également à rester disponible pour les professionnels et joignable sur les réseaux sociaux.

> Plus d'infos
 

[ PÉTITION ] Pour un revenu universel d'urgence en Europe

Créé le : 10/04/2020
Photo : Maria Domnina / Pixabay

Des associations et organisations appellent l'Union européenne, et l'Eurogroupe en particulier, à créer un instrument financier dirigé par l'UE pour soutenir tous les États membres de l'UE dans l'introduction rapide d'un revenu de base inconditionnel en tant que mesure d'urgence pour apporter une aide rapide et non bureaucratique à tous ceux dont la sécurité économique est menacée par la crise du coronavirus en Europe.

[ "PLUS JAMAIS CA !" ] 18 responsables d’organisations appellent à préparer « le jour d’après »

Créé le : 27/03/2020

« Plus jamais ça ! Préparons le "jour d’après" », 18 responsables d’organisations syndicales, associatives et environnementales parmi lesquels Philippe Martinez (CGT), Aurélie Trouvé (Attac), Jean-François Julliard (Greenpeace) et Cécile Duflot (Oxfam), signent une tribune commune publiée, vendredi 27 mars, sur franceinfo.

Ces organisations lancent un appel « à toutes les forces progressistes et humanistes [...] pour reconstruire ensemble un futur, écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral ».

Les signataires de cette tribune :

  • Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France
  • Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France
  • Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
  • Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne
  • Benoit Teste, secrétaire général de la FSU
  • Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France
  • Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France
  • Eric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires
  • Clémence Dubois, responsable France de 350.org
  • Pauline Boyer, porte-parole d’Action Non-Violente COP 21
  • Léa Vavasseur, porte-parole d’Alternatiba
  • Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire
  • Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au Logement
  • Lisa Badet, vice-présidente de la FIDL, Le syndicat lycéen
  • Jeanette Habel, co-présidente de la Fondation Copernic
  • Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature
  • Mélanie Luce, présidente de l’UNEF
  • Héloïse Moreau, présidente de l’UNL

> Plus d'infos

 

Pages

Partager