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[ COMMUNIQUÉ ] - Générations Futures, "nouveau rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes".

Créé le : 13/06/2019

Après une première édition en février 2018, Générations Futures publie ce 6 juin 2019 une nouvelle édition de son rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes consommés en France.

Contexte

Les résidus de pesticides présents dans les aliments préoccupent les consommateurs et consommatrices français(es) et européen(ne)s. Ainsi la présence de résidus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales apparait au tout premier rang des préoccupations en matière de risque alimentaire en Europe ! En France ces résidus dans les fruits, légumes, céréales, infusion, aliments pour bébé font l’objet de plans de surveillance annuels réalisés par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Malheureusement les consommateurs ne retirent pas une information réellement utilisable de ces plans de surveillance. En effet les résultats détaillés, aliment par aliment, ne font pas l’objet d’une communication grand public, seuls des résultats globaux étant la plupart du temps mis en avant. De plus, les résultats fournis sont irréguliers et pas forcément représentatifs : tous les aliments ne sont pas analysés tous les ans, ou alors le sont en nombre trop faible pour que les résultats trouvés soient réellement significatifs. Une grande ONG américaine (EWG) diffuse également des rapports sur les résidus de pesticides dans les aliments, mais ces rapports ne rendent pas compte de la situation française car les substances actives pesticides autorisées aux Etats-Unis ne sont pas les mêmes qu’en Europe et les pratiques agricoles sont différentes. C’est pourquoi aujourd’hui Générations Futures souhaite aller plus loin pour répondre à l’attente des consommateurs/trices français.es en leur permettant de pouvoir avoir accès à une information aussi complète et à jour que possible sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits et légumes non bios réellement vendus et consommés en France.

Données et méthologie

Nous avons donc réalisé ce nouveau rapport en intégrant les données des plans de surveillance de 2012 à 2017 de la DGCCRF, ce qui représente une période d’étude de 6 années ! De plus, pour pouvoir fournir des résultats réellement significatifs nous n’avons retenu que les végétaux analysés au moins 5 années sur 6 et dans un nombre significatif d’échantillons. Le résultat est un rapport exclusif bâti sur les résultats de plus de 13 000 analyses ! En tout ce sont 18 fruits et 32 légumes qui ont pu être étudiés sur la base des données fournies par la DGCCRF.

> Lire les résultats et l'intégralité du communiqué.

[ MIGRATIONS EN QUESTIONS ] La parole aux acteurs et aux intervenants

Créé le : 11/06/2019

Il y a quelques semaines, trois débats gratuits ont eu lieu à Marseille, Vaison-la-Romaine et Lunel-Viel dans le cadre du projet Migrations en Questions. Ce nouvel espace de discussions avait pour objectif de permettre aux citoyens, dans un contexte d'élections européennes, de mieux comprendre les migrations et poser ainsi les jalons d’un dialogue dépassionné et informatif, sur la base de données scientifiques.

Sans transition ! donne la parole à différents acteurs et intervenants, qui ont permis à ces soirées riches en échanges d'exister.

Jean-Yves Carlier, professeur à l'Université catholique de Louvain (UCL), ainsi qu'à l'Université de Liège (Belgique) et avocat :

Yves Pascouau, chercheur en politiques européennes des migrations et directeur de l'association European Migration Law :

Thierry Sciari, gestionnaire de projets à l'association Res Publica et coordinateur du projet Migrations en Questions :

François Delesse, président de l'association Pain et Liberté :

[ DOSSIER - Union européenne et lobbies environnementaux ] Quand les lobbies mettent la pression

Créé le : 27/05/2019

Par Nicolas Troadec.

Appels anonymes, menaces sur les réseaux sociaux, saccages de locaux… Si, la plupart du temps, les relations avec les groupes d’intérêts divergents sont plutôt cordiales, les ONG et les associations engagées sur le terrain de l’environnement connaissent parfois des coups de pression violents de la part des lobbies économiques et commerciaux.

Arnaud Schwartz, secrétaire général de France nature environnement (FNE) et représentant de l’association au Conseil économique et social européen (Cese), relate des expériences « positives et négatives » avec les lobbies représentants des intérêts privés au sein des institutions européennes. Au Cese, il côtoie des représentants de la FNSEA (le syndicat français des exploitants agricoles) ou le Medef (représentants du patronat) : « On n’est pas forcément d’accord sur tout, mais au moins on peut se croiser et discuter de manière posée », relate-t-il. Les expériences négatives, plus rares, viennent plutôt d’actions locales : « On a des membres de notre mouvement qui ont été menacés ou violentés par des agriculteurs, des locaux et du matériel dégradé… »

L’association Eau et Rivières aussi, lorsque sa lutte contre la pollution des eaux bretonnes a commencé à porter ses fruits, en 2007, (cf. article "Les ONG sur le terrain de l'écojustice européenne") a subi le saccage de ses locaux de Brest (Finistère). Les agriculteurs protestaient alors contre un plan préfectoral de réduction des épandages, afin de faire diminuer les...

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[ DOSSIER - Union européenne et lobbies environnementaux ] Les ONG sur le terrain de « l’écojustice » européenne

Créé le : 27/05/2019

Par Nicolas Troadec.

Les ONG de défense de l’environnement et les associations locales n’hésitent plus à user du procès pour faire avancer leurs causes. Et elles ont bien compris que les institutions européennes pouvaient être un levier essentiel, sur ce front judiciaire.

Au début du mois d’avril, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a « fêté » la Directive oiseaux en déposant plusieurs plaintes à la Commission européenne (voir plus bas) contre l’état français. Cette directive, prise en 2009, promeut la protection et la gestion des espèces sauvages en Europe. « Ce texte est une bénédiction, il tire les pays vers le haut. En déposant ces plaintes, on communique et on explique pourquoi la France est mauvaise élève dans son application », juge Yves Verilhac, directeur de la LPO.

Les directives de l’Union européenne sont des textes fixant des objectifs à atteindre par les États membres, avec un certain délai à respecter pour leur mise en œuvre. « Nos plaintes concernent notamment l’utilisation encore trop importante, en France, du piégeage indifférencié », précise Yves Verilhac Il évoque, pêle-mêle, la chasse du pinson, celle du bruant ortolan… Des oiseaux protégés, qui font l’objet de braconnage. Des centaines de milliers d’oiseaux sont ainsi braconnés. La LPO estime par exemple que entre 150 000 et 300 000 Pinsons des arbres sont braconnés par an, ainsi que 30 000 à 50 000 Pinsons du Nord.

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[ REPORTAGE ] Quand les générations se mélangent

Créé le : 24/05/2019

Par Céline Cammarata.

À Montpellier (Hérault) se déroule une expérience novatrice : des étudiant·e·s se voient proposer une colocation à des prix défiants toute concurrence par la commune en échange de temps accordé chaque semaine aux personnes âgées. Pour cela, ils ont proposé d’animer des ateliers à thème, trois heures par semaine, dans un Ehpad. Sans transition ! a suivi leurs premiers pas.

Par une journée ensoleillée, nous découvrons l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Michel-Belorgeot de Montpellier. Lumineux et spacieux, le bâtiment s’ouvre sur un jardin. À l’entrée, certain·e·s résident·e·s se regroupent. C’est là que Nour, l’une des étudiantes, leur lit la presse le week-end. La musique guide les visiteurs du jour. Roselyne, une autre étudiante, joue dans une grande salle sur son propre piano, qu’elle a accepté d’installer dans la maison de retraite pour assurer ses ateliers de musicothérapie. Son assistance l’écoute religieusement.

Solidarité intergénérationnelle

Mais que font ces étudiants dans un Ehpad ? Ils ont répondu à l’appel d’élu·e·s de Montpellier, inspiré·e·s d’une expérience menée en Europe du Nord, où des étudiant·e·s louent des chambres bon marché au sein d’une maison de retraite. Avec une différence de taille : les 11 étudiant·e· s retenu·e·s n’occupent pas de chambre à l’intérieur de la résidence, mais dans d’anciens logements de fonction indépendants. La colocation, entre étudiants, leur permet de bénéficier d’un loyer modéré dans trois des sept Ehpad que compte la ville. Ainsi, ont été mis...

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[ DOSSIER - Union européenne et lobbies environnementaux ] Les institutions européennes, cibles des ONG

Créé le : 24/05/2019

Par Nicolas Troadec.

Pour défendre leurs intérêts, plusieurs ONG ont des bureaux à Bruxelles, afin d’être en contact direct avec les représentants politiques des différentes institutions européennes. D’autres s’organisent différemment et travaillent « en amont », au niveau national. Elles font face à des véritables armées de lobbyistes industriels, plus nombreux et mieux dotés financièrement. Mais cela ne les empêche pas de remporter des batailles.

Un épisode de la lutte contre la pêche électrique, qui a été définitivement interdite en février dernier par l’Union européenne (UE), illustre les marges de manœuvre des ONG et de la société civile à Bruxelles. Il y a plus d’un an, les eurodéputés du Parlement européen devaient se prononcer pour ou contre la stricte interdiction de cette pratique, qui bénéficie de dérogations, utilisées par les pécheurs néerlandais. 5 % de leur flotte, comme celles des autres États membres de l’UE, pouvaient jusqu’alors pratiquer cette pêche, qualifiée de « redoutable » par l’ONG Bloom, car électrocutant « toute la vie marine » qui se trouve à sa portée. Frédéric Le Manach, directeur scientifique de cette association dédiée à la protection des océans, se rappelle de cet épisode : « Alain Cadec, qui est président de la commission pêche du Parlement, était pour un statu quo législatif. Mais on a commencé à le faire douter quand on lui a montré que la Commission avaitpris une décision contre l’avis de ses scientifiques. » Le conseil scientifique technique et économique des pêches (CSTEP), composé de...

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