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Journées d’été et rentrée politique pour Europe Ecologie les Verts

Créé le : 30/08/2016
De gauche à droite : Michel Forget, secrétaire régional de Bretagne, David Cormand, secrétaire national d’EELV, Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été. Crédits photos: Stéphanie - Sans Transition

Les 30e journées d’été d’Europe Ecologie Les Verts se sont déroulées du 25 au 27 août dernier, à Lorient, sur fond de primaires. Le maître mot de ces Journées d’été : réinventer le parti !

Europe Ecologie les Verts a fait sa rentrée politique à la faveur de ses 30e Journées d’été, qui se sont déroulées du jeudi 25 août au samedi 27 août, à Lorient (Morbihan). Au programme de cette édition : six conférences plénières et 70 ateliers pour ressouder les liens après les tensions des douze derniers mois marqués par les dissensions et de multiples départs, et pour préparer le marathon électoral de 2017 (présidentielle, législatives, sénatoriales). Avec un maitre-mot : réinventer le parti !

« Nous ne voulons plus être seulement des lanceurs d’alerte. Nous n’avons jamais eu autant besoin d’écologie qu’aujourd’hui et l’appétence des citoyens est bien réelle. Notre responsabilité est de devenir majoritaire dans les propositions et les solutions », a expliqué David Cormand, le nouveau secrétaire national d’un parti qui refuse de se résigner au remake du match de 2012 (PS, LR, FN).

C’est plus particulièrement sur fond de primaire que se sont tenues ces 30e Journées d’été. Huit candidats sont déjà déclarés, dont quatre « cadres » : Karima Delli, Cécile Duflot, Michèle Rivasi et Yannick Jadot. Cécile Duflot et Yannick Jadot ayant déjà obtenu les parrainages nécessaires. « Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août, pour un vote qui se déroulera fin octobre, début novembre », a précisé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

Agriculture, droits humains et accueil des migrants, Loi Travail, croissance, terrorisme, Brexit… les différents échanges et débats de ces Journées d’été sont amenés à booster, dans un esprit participatif, le projet qui sera défendu par EELV dans les mois à venir.

Réinventer le parti, c’est aussi « outiller les militants pour qu’ils puissent coécrire le programme présidentiel », a indiqué Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été, en annonçant le lancement d’une plateforme participative. Toutes les propositions évoquées lors de ces trois jours y seront mises en ligne. Cette plateforme sera également ouverte à tous les réseaux, collectifs, associations, partenaires…

 

Plus d’infos :

www1.eelv.fr

www.jde.eelv.fr

Stéphanie Biju

Le vélo, ça roule pour eux !

Créé le : 29/08/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash

Initié il y a 2 ans maintenant, à Perpignan (66) dans les Pyrénées-Orientales, Sotragroupe, entreprise de télécommunication et de photovoltaïque, dédommage ses employés cyclistes à hauteur de 0.25€ par kilomètre. Zoom sur cette résolution économique et écologique.

Depuis 2 ans maintenant, Sotragroupe propose une indemnité kilométrique à ses salariés, pour leur trajet jusqu’à leur travail en vélo ou vélo électrique, à hauteur de 0,25€ par kilomètre. Deux entreprises constituent Sotragroupe : Sotranasa, dans les télécommunications, et SotrAvenir, dans le domaine du solaire photovoltaïque et thermique, basées près de Perpignan. L’idée est venue d’un des employés, Matthieu Faye, qui nous l’explique : « le gouvernement a lancé en expérimentation l’indemnisation du trajet maison-travail à vélo. J’ai proposé à ma direction de nous inscrire, ils ont tout de suite accepté de participer. » Financées par l’Ademe, ces expérimentations ont permis d’établir un premier bilan : « Dans les entreprises qui ont participé à l’expérimentation, il est a noté que la part de trajets domicile-travail effectuée à vélo a augmenté de 50 % » selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

 

Un bien-être conséquent

Depuis le 1er janvier 2016, pour l’employeur, cette participation à l’indemnité vélo est exonérée de cotisations sociales, dans la limite de 200 € par an et par salarié, et sur la base des kilomètres qu’ils parcourent pour se rendre à leur travail. « Il s’agissait aussi de s’intéresser au bien-être des employés. De nombreuses études montrent que les salariés de bureau ont une meilleure santé en pratiquant une activité physique régulière. » Un salarié gagne ainsi en moyenne 40€ de plus par mois, s’il vit à 3 km de l’entreprise, sans que cela soit imposable. « Nous avons eu un salarié qui ne l’a fait que l’été, en Juillet et en Août. Il a gagné près de 100€ par mois car il réside à 15 km de l’entreprise, » poursuit Mathieu Faye.

 

Le vélo, pas que de l’argent...

Désormais, ils sont une douzaine à pédaler quotidiennement pour se rendre à leur travail, sur près de 250 employés. « Nous avons parcouru près de 4300 km en un an. » Cependant, à ce stade, le dédommagement ne prend pas en compte les stagiaires, « ils devraient bénéficier de tous les avantages des employés mais ils n’ont pas été inclus dans le décret national », rebondit Mathieu. Surtout, Perpignan n’est pas connue pour ses pistes cyclables. « Nous avons la chance d’avoir une voie verte qui passe à côté de notre lieu de travail, nous organisons aussi des animations avec des associations pour sensibiliser les autres employés sur les avantages du vélo. », conclut-il.

 

Plus d’infos :

www.service-public.fr/professionnels-entreprises/actualites/008283

www.sotragroupe.com

www.who.int/dietphysicalactivity/pa/fr/

www.sans-transition-magazine.info/societe/sortez-vos-velos

www.ademe.fr

Sur l'île de Groix des apiculteurs amateurs se battent pour protéger la biodiversité

Créé le : 29/08/2016
Visite pédagogique des ruches d'abeilles noires. Crédit photo: ASAN.GX

Des conditions météorologiques défavorables ont affecté la récolte de miel 2016, deux fois moins importante qu'en 2015. Il existe pourtant des abeilles adaptées à un climat plus rigoureux : les abeilles noires. Cette espèce en danger est protégée par différents conservatoires de l’abeille noire grâce à des apiculteurs passionnés. Trois questions à Christian Bargain, apiculteur amateur sur l’île de Groix. Retrouvez aussi notre reportage « L'abeille noire d'Ouessant, un patrimoine à protéger » dans le numéro 1 de Sans Transition !

Dans quel contexte le conservatoire de l'abeille noire de Groix a-t-il été créé?

En 2008 des analyses ADN montrent que 100% des abeilles de l’île de Groix sont des abeilles noires avec une importante diversité génétique ! Ces abeilles sont plus velues et résistent mieux au froid et au vent. Nous avons alors décidé de nous regrouper au sein d’un conservatoire pour protéger cette biodiversité. Nous avons créé l’Association pour la sauvegarde de l’abeille noire de l’île de Groix ( ASAN.GX). Nous sommes tous des amateurs, c’est-à-dire des apiculteurs non professionnels. L'apiculture est traditionnellement une activité féminine sur l'île de Groix, puisque les hommes pêchaient. Aujourd’hui il y a 27 apiculteurs sur l’île ! Dont 13 qui font parti de l’association. Pour protéger cette biodiversité nous intervenons le moins possible sur les ruches : nous ne nourrissons, ne soignons ni ne sélectionnons les abeilles. Nous les laissons évoluer naturellement.

Quels sont les outils juridiques qui vous aident dans cette démarche?

En 2008 nous avons obtenu la création un arrêté municipal pour la protection génétique de l’abeille noire. Il y a interdiction d’importer des abeilles ou du matériel usagé. Nous avons la chance que les abeilles n’aient pas certaines maladies présentes sur le continent comme la loque américaine et nous allons tout faire pour continuer à nous en protéger. Le problème c’est que cet arrêté a une faible valeur dissuasive, seulement 40 euros d’amende, et qu’il est impossible de contrôler les entrées. Nous cherchons à obtenir la reconnaissance par l’État des conservatoires naturels mais ce dernier ne s’intéresse pas à cette problématique.  Le problème des conservatoires ce ne sont pas les abeilles, ce sont les hommes !

Comment votre association agit-elle pour faire connaître cette espèce unique ?

Nous aimerions que se développe l'usage professionnel de l’abeille noire en dehors des conservatoires. Nous faisons un travail de sensibilisation. Nous avons une ruche pédagogique depuis 2009 à proximité du phare de Pen-Men.  Nous avons aussi mis en place une exposition de 16 panneaux dans la gare de Lorient. En août a lieu un stage de trois jours « un petit pas vers l’apiculture » ainsi que des conférences pendant les journées du patrimoine car nous estimons que l’abeille noire fait partie du patrimoine européen.


 

 

J’ai testé pour vous … 90 jours, une application écologique ?

Créé le : 22/08/2016
Screenshot de l'application 90 jours, Laignel Amandine.

Lancé le 10 septembre 2015, 90 jours, application mobile gratuite et française, donne des astuces écologiques pour changer ses habitudes. 

 

90 jours avant l’ouverture de la COP 21, Elliot Lepers sort cette application gratuite et « coup de pouce pour commencer à questionner son mode de vie, à douter de nos automatismes et réussir à trouver l’écologie qui nous ressemble », comme il le précise dans la présentation de l’application. Connu pour avoir créé Amazon Killer, application pour rechercher des livres à proximité de chez nous, Lepers présente 90 jours comme une série de défi.

L’écologie, un défi du quotidien ?

Chaque défi est une manière ludique d’apprendre certains gestes et astuces pour protéger sa planète. Ainsi, l’application vous propose d’acheter une bouteille de vinaigre blanc pour réaliser vos tâches ménagères, de poser un autocollant stop-pub sur votre boîte aux lettres ou d’uriner pendant votre douche pour ne pas gâcher d’eau. L’utilisateur se prend au jeu, surtout qu’il peut défier ses amis ou sa famille via les réseaux sociaux. Chaque défi est accompagné d’une explication de notre action et de son impact sur l’environnement. Par mails, l’application envoie des sites internet pour aider l’utilisateur à trouver certains produits biologiques ou des recettes culinaires, lorsque l’on doit se passer de viande pendant une semaine, par exemple.

Les habitudes de tous les jours

De plus, l’application nous permet de savoir, en théorie, combien de C0² et de litre d’eau nous avons pu éviter la consommation. Si le défi nous semble trop difficile, un « panic button » nous permet de contacter directement le créateur de l’application pour nous aider dans notre quête. Comme dans n’importe quelle application, il s’agit alors à tout à chacun de réaliser ces gestes du quotidien et d’économiser réellement ces litres d’eau et ces kilogrammes de C0² car l’application seule ne fera pas de nous de parfaits écolos.  

Plus d'infos:

www.90jours.org

www.play.google.com/store/apps/details.QuatreVingtDixJours

 

Finance : la solidarité, ça paye !

Créé le : 19/08/2016
crédit : Pixabay

D’après l’association Finansol, 1,62 milliard d’euros supplémentaire ont été déposés sur des produits d’épargne solidaire en 2015. La finance solidaire entre dans l’ère de la démocratisation. Explications. 

Paris, le 26 mai 2016 – Alors que le contexte économique et politique reste morose et que le climat social se tend dangereusement, la finance solidaire tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Elle poursuit sa montée en puissance avec des indicateurs qui confirment l’appétence de plus en plus forte des citoyens à donner du sens à leur argent. ‘’ Grâce au million d’épargnants solidaires français, c’est près d’1,5 milliard d’euros qui est investi dans des entreprises et associations solidaires, soit une progression de 29,4 % en un an. Financer l’économie réelle au service d’enjeux de société comme la lutte contre le chômage ou la transition énergétique devient une préoccupation des épargnants’’, précise Sophie des Mazery, directrice de Finansol.

Financement solidaire : l’utilité sociale est plurielle

Avec 290 millions d’euros, le flux de financement solidaire a connu une hausse de 21,7% en 2015. Cette croissance significative renforce la possibilté pour les épargnants d’agir concrètement en faveur de la lutte contre l’exclusion, le chômage et le mal-logement… En 2015, sur les 290 nouveaux millions d’euros injectés dans ces activités solidaires, les 2/3 ont permis d’accompagner des personnes en situation de fragilité sociale et physique avec pour effet immédiat la création ou consolidation de 31 000 emplois dont 6 900 pour des personnes exclues du marché du travail, l’accès à un logement décent pour plus de 4 500 personnes ainsi que l’octroi de 88 000 prêts sociaux à des hommes et femmes en situation d’exclusion bancaire. 16,5% du financement solidaire en 2015 ont par ailleurs été investis dans des activités écologiques (agriculture biologique et énergies renouvelables) permettant, notamment, de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 50 000 ménages en France. Les 9% restant ont, quant à eux, été investis dans le soutien à l’entrepreneuriat dans les pays en développement.

En route pour la démocratisation de l’épargne solidaire

L’épargne solidaire entre, incontestablement, dans une période de démocratisation grâce à une offre de placements diversifiée et à l’adhésion des épargnants caractérisée par la croissance des souscriptions (+23% en un an pour se situer à 1,83 million de souscriptions à un produit d’épargne solidaire). Et leur engouement ne se dément pas : en 2015, ils ont déposé 1,62 milliard d’euros supplémentaires sur des placements solidaires portant à 8,46 milliards l’encours de l’épargne solidaire, soit une progression de 23,7%. Mais au-delà de ce développement, l’implication des établissements financiers, qui commercialisent ces placements est indispensable. Et certains d’entre eux jouent pleinement la carte du solidaire. ‘’Au cours des 12 derniers mois, certains réseaux bancaires se sont fortement mobilisés pour la promotion de leur offre solidaire : le Crédit Coopératif avec son Livret Agir qui totalise plus de 450 M€ de stock, BNP Paribas dont l’encours du FCP « BNP Paribas Social Business France » a été multiplié par 4 en an (44 M€) ou encore le FCP Insertion Emploi Dynamique commercialisé par les Caisses d’épargne qui approche les 300 M€ d’encours ‘’ explique Sophie des Mazery.

‘’ Pour que cette popularisation de l’épargne solidaire soit totale et que le défi lancé par Finansol – qu’ au moins 1% de l’épargne financière des Français soit investi en solidaire – devienne réalité, il faut aller plus loin : instaurer une déclinaison solidaire de tous les produits d’épargne !’’, précise t-elle. L’inscription dans l’agenda actuel de l’Assemblée Nationale du LDD solidaire est une avancée significative. La transformation de ce livret réglementé en livret solidaire rendra l’épargne solidaire accessible à tous les guichets bancaires. Reste encore un défi majeur : créer des contrats d’assurance-vie solidaires car l’assurance-vie est le placement préféré des Français. Il représente aujourd’hui 35 à 40% de leur patrimoine financier mais seulement 2% de l’épargne solidaire ! Méthodologie du Baromètre de la finance solidaire : Issu des recherches de l’Observatoire de la finance solidaire, ce document simple et complet de 8 pages dévoile les dernières évolutions et tendances du secteur de la finance solidaire en France. Il invite également le lecteur à découvrir tous les produits labellisés Finansol, comment devenir épargnant solidaire et à quoi sert son argent.

 

Plus d’infos :

www.finansol.org

 

NDDL : les militants se préparent à défendre la ZAD

Créé le : 19/08/2016
Opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - FD/LMDP

Le Oui l'a emporté avec 55% des voix lors de la consultation sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le 26 juin dernier. Manuel Valls déclare que les travaux débuteront à l’automne. Pour autant, les opposants au projet ne sont pas prêts à abandonner la lutte. Trois questions à Dominique Fresneau, coprésident de l’association citoyenne intercommunale des populations concernées par l’aéroport de NDDL (ACIPA). Retrouvez notre dossier « Aéroport : des coûts dans l’aile », consacré aux coûts économiques, environnementaux et sociaux des aéroports, dans le n°1 de Sans Transition.

Comment réagissez-vous aux résultats de la consultation du 26 juin sur le maintien du projet d’aéroport?

Nous contestons cette consultation depuis le départ. La question était erronée : on parle de transfert d’aéroport alors qu’il est prévu de conserver l’aéroport actuel (l’aéroport Nantes Atlantique). François Hollande a choisi d’organiser une pseudo-consultation à l’échelle du département. Alors que le projet concerne les deux régions qui le financent, voir tout le pays. Si la consultation avait été à ces échelles le résultat aurait été négatif. Nous continuons donc notre lutte. Autant que possible sur le terrain, avec les agriculteurs et avec la ZAD.

Suite aux déclarations de Manuel Valls pensez-vous que les travaux vont effectivement débuter dans quelques mois ?

Nous prenons cette menace au sérieux mais en même temps ça fait plus d’un an qu’ils nous promettent de venir en automne. François Hollande a aussi dit qu’il n’y aurait pas de construction tant que tous les recours ne seraient pas rendus. Mais cette menace reste réelle. Notre but est de continuer à faire parler de nous et d’augmenter le nombre de militants pour défendre cette zone. La ZAD fait tout pour se prémunir d’une attaque et continuer à construire un avenir sans aéroport. Nous préparons un grand rassemblement sur place le 8 octobre pour dire à tout le monde de se tenir prêts à s’engager pour défendre Notre-Dame-des-Landes. Face à cette menace nous faisons la même réponse que pendant l’hiver 2012-2013 : s’ils viennent on essayera de résister et on viendra réoccuper le terrain.

Est-ce que vous pensez que les recours peuvent encore retourner la situation ?

Il y a le recours au niveau de l’Europe qui a mis la France en demeure de répondre aux impacts environnementaux des infrastructures en Loire-Atlantique. La réponse sera fournie par le futur Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui est en cours de réalisation. Mais ils doivent proposer de réelles mesures de compensation : pour 1 ha de zone humide détruite il faut créer 1 ha de zone humide dans le même bassin versant. Les promoteurs proposent 1 ha de compensation pour 8 ha détruits, soi-disant parce qu’ils mettraient en place une zone humide « exceptionnelle ». Le recours de la loi sur l’eau rendu le 17 juillet 2015 nous a été défavorable mais nous pouvons encore faire appel de cette décision. Il y a un certain nombre de recours que nous n’avons pas encore déposé, notamment au niveau du permis de construire. On peut aussi faire appel au Conseil d’État. On va jouer cette carte des recours en espérant qu’il y aura un juge assez courageux pour statuer en notre faveur.

Plus d'infos :

www.acipa-ndl.fr

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