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Notre-Dame-des-Landes: un référendum pour trancher

Créé le : 12/02/2016
Notre-Dame-des-Landes: un référendum pour trancher

Le dossier de Notre-Dame-des-Landes a pris un tournant, jeudi 11 février. A la suite de son annonce sur le remaniement ministériel, le chef de l’Etat, François Hollande, a annoncé à la télévision, qu’un référendum local serait mis en place  pour trancher sur la construction ou non de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Avant le mois d’octobre, date prévue du début des travaux, un référendum sera organisé « pour qu’on sache exactement ce que veut la population sur le projet de construction de l’aéroport », annonçait hier le président de la République à la télévision.

Un enlisement du dossier de l'aéroport

Les travaux commenceront comme prévus, si les résultats du vote sont favorables. A l’inverse, l’Etat renoncera au projet, en cas de vote défavorable. Le gouvernement recherche depuis des semaines que choisir entre « des élus qui sont totalement mobilisés pour que cet aéroport se fasse. Alors que d’autres, élus, associatifs ou occupants, n'en veulent pas » a ajouté le président de la République.

Pour le moment, aucune précision n'a été donnée quant à la question précise posée aux habitants, ni le périmètre géographique concerné. « Local », signifie-t-il, le département de Loire-Atlantique ou le Grand Ouest ?

La possibilité de se faire entendre

En revanche, concernant la participation, chacun pourrait faire entendre sa voix. Mais le référendum sera validé uniquement si un taux de participation minimum de 50 % des électeurs est enregistré. Cette clause étant obligatoire dans les référendums locaux, pour que la consultation ait valeur de décision. Il va de soit que militants et plus largement habitants attendent maintenant les détails et la procédure effective de cette consultation publique. Affaire à suivre.

5ème Rencontres Naturalistes en Midi-Pyrénées

Créé le : 12/02/2016
5ème Rencontres Naturalistes en Midi-Pyrénées

La 5ème édition des Rencontres Naturalistes Régionales, organisée par l’association Nature Midi-Pyrénées, est ouverte. Cette année, ces trois jours de réflexion autours du climat et de la biodiversité, ont lieu à Auch, dans le Gers. Ils se clôtureront samedi 13 février par un temps fort, ouvert au grand public.

Les deux premiers jours de ce rassemblement étaient à destination des associatifs, institutionnels ou encore universitaires. Le but étant de dresser un état des lieux actualisé des connaissances autours du patrimoine naturel régional. En lien avec l’actualité des politiques publiques et de la protection de la nature, les rencontres naturalistes sont également l’occasion d’aborder des sujets qui font débat au sein de la sphère scientifique, naturaliste et au-delà, parmi les décideurs et techniciens.

Un samedi après-midi ouvert à tous

Vous ne faites pas partie de ces différents acteurs ? Mais de savoir comment concilier transition énergétique et protection de la biodiversité, vous intéresse ? Des tables rondes pour comprendre et aborder les solutions à ces questions, sont ouvertes à tous, sur inscription. Animé par Pascale Mahé, de l’association Nature Midi-Pyrénées, les tables rondes auront lieu de 14h à 17h, samedi 13 février. Bois-énergie, électricités renouvelables, agriculture ou encore aménagement du territoire : cet après-midi sera l’occasion de vous informer ou de donner votre avis sur ces 4 thèmes. Une occasion de réfléchir, d’échanger et de débattre sur les initiatives et les politiques publiques à mener, à la croisée des enjeux climat et biodiversité.

Plus d’infos

www.naturemp.org

Inscriptions à :

rencontresnaturalistes2016@naturemp.org

Le mieux-être sans médicaments, c'est (souvent) possible !

Créé le : 11/02/2016

Anxiété, stress insomnie... Autant de maux qui peuvent être traités efficacement sans un recours systématique aux anxiolytiques. C’est ce qu’explique le Dr Patrick Lemoine dans Soigner sa tête sans médicaments...ou presque.

Le psychiatre et docteur en neurosciences observe que les médicaments sont indispensables dans le traitement de pathologies psychiatriques graves (hallucinations, psychoses...). Mais que, dans bien d’autres cas moins « aiguës », les professionnels de santé se tournent trop rapidement vers l’allopathie. Dans une approche pragmatique de la santé, le médecin aborde, par exemple, des techniques comme l’hypnose ou l’EMDR, utiles pour soigner des personnes atteintes de traumas. Ces méthodes, souvent sujettes à caution par la science, sont passées au crible de l’auteur qui en évalue l’efficacité sur des pathologies identifiés. Loin de remettre en question le savoir et les résultats de la médecine conventionnelle, Patrick Lemoine propose une approche du soin ouverte mais aussi critique à l’égard des pratiques dites « alternatives ».

Soigner sa tête sans médicaments... ou presque Dépression, stress, insomnie : ce qui marche vraiment, P. Lemoine, Robert Laffont, 384 pages, 2014, 21 euros

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Pour ou contre la consommation de viande?

Créé le : 09/02/2016

Mal-être animal, violence de l’abattage, production de viande de médiocre qualité et élevage intensif néfaste à l’environnement : autant d’éléments pointés par les médias qui interrogent nos habitudes alimentaires. Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) datant de 2012, notre consommation de viande a diminué de 15 % entre 2003 et 2010. Une baisse qui s’est confirmée depuis. Si celle-ci est en partie imputable au prix des produits, elle est aussi à mettre en relation avec les questionnements éthiques et nutritionnels des consommateurs. 2 à 3 % des Français auraient fait le choix du végétarisme. D’autres préfèrent manger moins de viande et se tourner vers des produits de meilleure qualité.

POUR

Franck Ribière

Réalisateur du film Steak (R)évolution. Dans ce documentaire sorti l’année dernière, il fait le tour du monde en compagnie du boucher Yves-Marie Le Bourdonnec, à la recherche du meilleur steak du monde. Une ode à la bonne viande que le cinéaste considère comme un mets d’exception.

 

« La viande doit être un produit d’exception »

« Il faut continuer à consommer de la viande si cela apporte du plaisir. Mais en responsabilisant le consommateur. Cela passe par la mise en valeur du savoir-faire des acteurs de la filière. Parmi eux, le boucher possède un rôle-clef : il connaît son fermier, les différentes races et est à même de prodiguer des conseils à ses clients. La connaissance et l’apprentissage sont aussi fondamentaux. Il faut dispenser des formations autour du goût, dès l’école : les enfants ne savent plus faire la différence entre le sucré, le salé, l’amer... Nous avons perdu notre goût... Mais l’élevage intensif n’a pas d’utilité car nous ne nourrirons pas la planète avec de la viande. Nous n’avons pas besoin de manger de la viande pour vivre. En consommer doit être le fruit d’une envie. La viande doit devenir un produit d’exception réservé à des moments de partage et de convivialité. Depuis l’après Seconde Guerre m ondiale, nous mangeons de la viande quasiment tous les jours. Or, nous pouvons trouver des protéines dans d’autres produits, et notamment dans des végétaux. Nous devons avoir une réflexion globale sur la nourriture. Mais ça n’est pas le fait d’arrêter de consommer de la viande qui va changer les choses. Il faut surtout arrêter d’exporter ce qui n’est pas exportable. Et offrir aux éleveurs de meilleurs revenus en leur donnant les moyens de produire mieux, localement et de vendre leurs productions sans intermédiaire. Il faut aussi relancer les races locales et traditionnelles, adaptées à leur territoire d’origine. »

 

CONTRE

Dr Jane Goodall

À plus de 80 ans, la célèbre primatologue jane Goodall continue de mener son combat pour la défense de la biodiversité, notamment au travers de sa fondation créée en 1977. Son végétarisme est une façon de s’opposer aux méfaits environnementaux de l’agro-industrie. En ce sens, il émane directement de son engagement écologiste.

 

« Devenir végétarien pour le futur de la planète »

« Pour produire 1 kilo de soja, il faut 2 000 litres d’eau, un peu plus que les 1 900 litres nécessaires pour 1 kilo de riz. Il faut en revanche 3 500 litres pour 1 kilo de poulet et, pour ce qui est du bétail, 100 000 litres sont nécessaires pour 1 kilo de bœuf. En gardant ces chiffres à l’esprit, il me semble que la moindre des choses que nous puissions faire, si nous nous soucions du futur de la planète, est de devenir végétariens ou tout du moins de manger le moins de viande possible, et uniquement de la viande d’animaux élevés en plein air. L’ OMS, la FAO et d’autres organismes font d’ailleurs savoir qu’en vue d’une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement, il nous faudrait réduire sans tarder notre consommation de viande, en nous fixant pour but de manger 15 % de viande en moins d’ici à l’an 2020. La bonne nouvelle, c’est que la nourriture végétarienne ou végétalienne n’est pas seulement bonne pour l’environnement, le bien- être des animaux d’élevage ou notre santé, elle sait aussi être délicieuse si elle est cuisinée comme il se doit. J ’ai partagé tant de plats à vous faire saliver avec mes amis hindous en Tanzanie. Comme de plus en plus de personnes choisissent une alimentation végétarienne, les livres de recettes ne manquent pas. En plus, on ne vous regarde plus comme un drôle d’oiseau lorsque, dans un restaurant, vous demandez un plat sans viande. Tous les bons hôtels, restaurants et compagnies aériennes, proposent une variante végétarienne. »

>> Extrait du livre de j ane Goodall, Nous sommes ce que nous mangeons , éditions Actes Sud, février 2008, p.204-205

Plus d'infos

À voir : Steak (R)évolution, de Franck Ribière, avec Franck Ribière et Yves-Marie Le Bordonnec, novembre 2014, 2h10 min.

 

www.janegoodall.fr

Scandale des pesticides : les agriculteurs qui veulent renoncer à leur usage doivent être soutenus !

Créé le : 08/02/2016

Par Greenpeace et la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique 

Mercredi 3 février 2016 - Hier soir, France 2 a diffusé une enquête édifiante du magazine Cash Investigation montrant à nouveau les effets désastreux des pesticides sur la santé publique, particulièrement celle des enfants : augmentation des cancers infantiles, anomalies de naissance, troubles hormonaux, autisme...

La France est le 1er pays utilisateur de pesticides en Europe

Or, dans un contexte de crise agricole, un nombre croissant d’exploitants souhaite abandonner l’usage des pesticides et des engrais chimiques pour passer notamment à l’agriculture biologique, qui leur offre des perspectives économiques.

Mais les aides aux changements de pratiques, et en particulier à la conversion à l’agriculture biologique, sont aujourd’hui insuffisantes pour accompagner tous ceux qui veulent franchir le pas. Les sommes allouées sur la période 2015-2020 pour la conversion par l’Etat et les Régions seront dès cette année insuffisantes. Ainsi certaines enveloppes vont être consommées en 2 ans alors qu’elles étaient prévues pour 5 ans. Par ailleurs, les aides dites de « maintien », qui rémunèrent le service environnemental rendu par les agriculteurs bio pour la dépollution des sols, de l’air et de l’eau, sont dans certains cas menacées de suppression !

La Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et Greenpeace appellent les pouvoirs publics à soutenir prioritairement les solutions alternatives aux pesticides de synthèse et les productrices et les producteurs toujours plus nombreux qui veulent passer à l’agriculture bio. Ils doivent accompagner et amplifier cette dynamique positive pour l’agriculture, la santé publique, l’environnement, qui répond à une très forte attente des citoyens et des consommateurs, sur un marché du bio en croissance de 10% par an.

Plus d'infos :

www.greenpeace.org/france/fr/

www.fnab.org

POUR et CONTRE : le revenu de base

Créé le : 08/02/2016
L'ex-ministre Benoit Hamon propose l'instauration d'un revenu universel d'existence associé à une baisse du temps de travail

L'ex-ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, en se portant candidat à la primaire PS, s'est dit favorable à l'instauration d'un "revenu universel d'existence". Une prise de position supplémentaire qui vient alimenter le débat, de plus en plus fourni sur ce sujet. Pour certains, plus que d’endiguer la misère, l’instauration d’un revenu social garanti aurait pour but de libérer du temps pour le citoyen. Temps alors valorisable «autrement». D’autres craignent qu’une telle mesure ne se substitue aux autres versements sociaux et n’exclue davantage de personnes du travail, notamment les femmes. POUR et CONTRE. 

 

POUR

Antonella Corsani  est socio-économiste du travail à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent notamment sur les métamorphoses du travail et du Rapport Salarial. Elle est également membre fondateur de la revue d'érudition Multitudes dont elle a coordonnéplusieurs numéros.

« Le revenu inconditionnel d’existence : l’argent c’est du temps ? »

«Le temps, c’est de l’argent. C’est cette économie du temps que l’instauration d’un revenu social garanti est susceptible de bouleverser. Conçu comme un revenu suffisant (et non minimal), inconditionnel (sans conditions de revenu et sans contrepartie en travail) et comme un revenu primaire (comme tout revenu d’activité), ce revenu social garanti s’oppose point par point à l’allocation universelle dans sa conception libérale (un revenu minimal pour endiguer la misère) : il constitue un Revenu Inconditionnel d’Existence, et non de subsistance. L’instauration d’un Revenu Inconditionnel d’Existence (RIE) permettrait l’émergence de nouvelles formes de production et de valorisation. D’une part, en dissociant travail et revenu, le RIE ouvre le chemin d’une écologie du travail. De par l’affranchissement de la contrainte monétaire du revenu, le temps est libéré et l’activité humaine peut être investie dans la production d’autres valeurs (valeurs de solidarité, esthétiques, écologiques, etc.) au lieu d’être monopolisée dans la production de la valeur-argent. D’autre part, en bouleversant l’économie du temps, c’est-à-dire en faisant de l’argent un préalable au temps, le RIE est une condition nécessaire de la lenteur, et par là d’une écologie du temps. De par la réappropriation de la maîtrise du temps, une nouvelle qualité des rapports à soi, aux autres et à l’environnement serait possible, c’est-à-dire, une nouvelle qualité de la vie.» exergue « en dissociant travail et revenu, ce nouveau revenu ouvrirait le chemin d’une écologie du travail. D’autre part, en faisant de l’argent un préalable au temps, il est une condition nécessaire de la lenteur, et par là d’une écologie du temps.»

 

CONTRE

Stéphanie Treillet est économiste, membre de la Fondation Copernic, et militante féministe. Pour elle, l’instauration d’un «revenu d’existence» pourrait devenir un facteur supplémentaire d’exclusion du travail, notamment pour les femmes.

« Le revenu de base, facteur d’exclusion du travail »

«Le “revenu d’existence”, ou “allocation universelle”, n’est pas, en termes d’émancipation humaine, une bonne réponse au chômage de masse et à la précarité. Il dessine en effet la perspective d’une société duale, où les unes parviendraient à s’insérer dans le travail social collectif, tandis que d’autres en seraient exclus. En actant l’idée que le plein-emploi serait un objectif hors d’atteinte, il abandonne la lutte dans les entreprises et laisse le champ libre au patronat pour accroître encore la pression que subissent les salariées au travail. Enfin, comment financer un tel revenu, à hauteur suffisante pour qu’il ne soit pas une aumône? Certains prônent pour cela la suppression de toutes les prestations sociales, solution extrêmement dangereuse! D’autres s’en défendent mais n’ont pas de réponse concrète à la question.... Mais surtout, le point aveugle de ce projet reste la question de l’autonomie des femmes: le travail salarié, avec ses dimensions contradictoires, reste la condition de cette autonomie, par rapport à leur conjoint, à leur famille, à leur entourage, et de leur existence sociale. On peut craindre, alors que les femmes se voient toujours chargées de l’essentiel des tâches ménagères et parentales, qu’un revenu d’existence ne se transforme en “salaire maternel”, les renvoyant au foyer. Or la plupart des théories prônant un revenu d’existence ignorent cette question. En réponse à cette impasse dangereuse, il faut défendre une vraie réduction du temps de travail, pour toutes et tous, interdisant le temps partiel imposé et la flexibilité, à même de parvenir à un véritable plein-emploi.»

 

 

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