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Des rassemblements en France et en LRMP contre la loi travail

Créé le : 09/03/2016
rassemblements contre loi travail

Pour protester contre le projet de loi travail, un appel national à manifester a été lancé par des collectifs citoyens, mais aussi par des syndicats. Des rassemblements ont lieu en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. A Montpellier, une manifestation est prévue ce matin à partir de 11h, avec les cheminots, au départ de la gare, en direction de la préfecture. A Toulouse, la manifestation démarrera à la même heure, au départ de la place Jeanne-d'Arc. Des rassemblements sont prévus dans les autres villes, à Nîmes, Perpignan, Béziers, Sète...

Dans un communiqué, l'un des collectifs citoyens qui appelle à un rassemblement à Paris précise que "nous avons lancé sur les réseaux sociaux un appel spontané à un rassemblement a-partisan et ouvert à toutes et tous ceux qui exigent le retrait pur et simple du projet de réforme du code du travail qui menace notre avenir". L'objectif du rassemblement : "Permettre à tout le monde de se retrouver dans la joie et la détermination pour comprendre les enjeux du projet de loi, témoigner, converger et nous faire entendre."

A Montpellier, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant la gare vers 11h. "Aux alentours d'un millier", selon une source. Plusieurs syndicats sont présents, dont la CGT, mais aussi des partis, majoritairement de gauche : Parti communiste, NPA, EELV ou encore la Coordination des groupuscules anarchistes.

Vers 11h30, le cortège se mettait en marche, bloquant le tramway. Il a sans doute atteint les 2000 manifestants, vers 12h30, lorsqu'il a atteint la préfecture. Le rassemblement s'est déroulé sans heurts, encadré par la police qui se faisait discrète, selon un manifestant.

 

 

 

"Je suis vendeur dans un magasin, en CDD depuis un an et demi, explique Tom, qui est venu manifester ce matin. Forcément, moi qui suis en attente de CDI, je me sens directement concerné." Il estime que "ce n'est pas en créant de la précarité qu'on créé de l'emploi. Ce n'est pas en demandant plus de flexibilité aux employés qu'on va faire régresser le chômage".

A Toulouse, les étudiants se rassemblent en vue de la manifestation. 

 

Les syndicats (Solidaire, CGT, FO...) ont pris la tête du cortège, sous la pluie. "Un siècle en avant, trois siècles en arrière, c'est la politique du gouvernement", scandent les manifestants.

 

Plus d'infos : http://po.st/9mars

En illustration : la liste des rassemblements, à retrouver ici

"Précariser les salariés de l'agroalimentaire ne sauvera pas les éleveurs"

Créé le : 09/03/2016

Par la Confédération paysanne de Bretagne

La Confédération paysanne de Bretagne apporte son soutien aux salariés de la Cooperl.

Alors que le conseil régional vient d'annoncer la mise en œuvre d'un plan d'avenir pour la production porcine, la Cooperl en démontre aussitôt les limites. Pour soi-disant sauver les éleveurs, elle dévoile sa propre vision de l'avenir basé sur la précarité de ses salariés, au nom d'une vision pervertie de la compétitivité. Les salariés comme les éleveurs ont droit à un revenu décent et à des conditions de travail dignes.

Au moment où les éleveurs ont  réussi à  susciter la sympathie de l'opinion publique, au moment où ils demandent via un étiquetage, aux consommateurs d'exprimer leur préférence pour la production nationale, peut-on accepter que leurs coopératives s'engagent dans une fuite en avant vers le moins disant social. L'attachement du consommateur ne se construira pas sur ces bases-là, mais sur un contenu social et qualitatif porté par la production régionale.

La Cooperl avec les autres coopératives bretonnes, toutes demandeuses d'aides publiques pour se moderniser, ont-elles la volonté de construire ensemble une stratégie de montée en gamme de la production bretonne permettant une meilleure valorisation ? Les 30 millions du plan d'avenir régional ne serviront à rien sans cette ambition collective que l'on attend en vain depuis des années. Il est encore temps de corriger le tir.

Plus d'infos :

http://bretagne.confederationpaysanne.fr

 

Paul Watson ouvrira le festival de la Terre

Créé le : 08/03/2016

Le festival de la Terre, aura lieu en Dracénie, Coeur-du-Var et Verdon, du 17 mars au 30 avril 2016. Le capitaine Paul Watson, fondateur et emblème de Sea Sheperd, ouvrira l'événement le jeudi 17 mars, à 20h, au complexe Saint-Exupéry, à Draguignan (Var).

 

Trois questions à...

Michel Berthelot, président de l'association Colibris 83, organisatrice du festival de la Terre.

Parlez-nous un peu de Paul Watson ?

Paul Watson défend depuis de nombreuses années la biodiversité et la mer. Il lutte contre la pêche illégal, et il est toujours à l'affut des bateaux de pêche qui ne respectent pas la loi. C'est un travail qui normalement incombe aux garde-côtes, mais apparemment ils ne le font pas toujours très bien.. Il est sous le coup de mandats d'arrêt, du Japon notamment, et ne peut plus prendre l'avion. Voilà pourquoi il est réfugié en France. C'est une figure importante de la protection de la nature, car quand on protège la mer on protège aussi la Terre. Elles sont dépendantes l'une de l'autre.

Pouvez-vous nous présenter le festival ?

Notre mission est de mettre en valeur les initiatives locales. Le festival a lieu autour de Draguignan, et s'étend jusqu'au Coeur-du-Var. On y fera des ciné-débats, des portes ouvertes chez des producteurs qui s'en sortent parce qu'ils ont choisi une filière bio et une commercialisation en circuit court... Ce sont des solutions que nous prônons durant tous le festival. Il y aura aussi des portes ouvertes chez des maraichers, des vendeurs de fruit, des éleveurs, etc. Il y a aussi un volet énergie durable : on s'intéressera à l'habitat participatif. On fera des visites de trois maisons isolées, dont une entièrement autonome. Un autre moment fort : Guillaume Bodin sera présent. Ce cinéaste nous parlera de son dernier film, Insecticide mon amour. Il sera aussi là lors de l'ouverture, le 17 mars.

Quel lien a le festival avec la Semaine sans pesticides, qui a lieu du 20 au 30 mars ?

Le festival existe depuis huit ans, et depuis le début nous sommes en partenariat avec la Semaine sans pesticides. Cela nous permet de mettre l'accent sur ce drame, puisque la France est l'un des premiers consommateur de pesticides. Génération Future, l'association qui a pris cette question à bras le corps, sera présente. Le film de Guillaume Bodin s'intéresse aussi aux viticulteurs, qui consomment beaucoup de pesticides.

Plus d'infos :

www.colibris83.org 

L'égalité au travail, c'est pas encore gagné

Créé le : 08/03/2016
Gaëlle Vlody, gérante de la société Belle ligne en mer, à Belle-Île-en-Mer.

Photographie : Gaëlle Voldy, gérante de la société Belle ligne en mer, à Belle-Île-en-Mer. Elle travaille en réseau avec Entreprendre au féminin en Bretagne.

Pour cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous republions un article paru à l'automne dans le numéro 17 de Bretagne durable, intitulé : "Femmes, à quand l'égalité ?"

Pour une femme, travailler est désormais devenu la norme. Les femmes dirigent et créent des entreprises. Pour autant, comme le soulignent les chercheurs, tous s'accordent sur un point : les inégalités professionnelles sont bien réelles. A fonction et compétences égales : 20 % de salaire en moins en moyenne ! Valoriser le care1 ou instaurer la mixité au rang de principe de justice, la société doit faire ses choix.

« On m'a proposé deux postes lors de cet entretien : l'un en direction, très bien payé. Et l'autre en assistanat de direction, moins bien payé mais à 3 jours par semaine. Comme je veux être disponible pour mes enfants, j'ai choisi le second. » Cette histoire, on la connaît tous. C'est celle de Marie, 34 ans, bac + 5 en management, qui met « un peu sa vie professionnelle de côté pour bien s'occuper de ses (mes) enfants ». Mais Marie est très consciencieuse et, finalement, elle accumulera les heures supplémentaires, pour bien faire son travail. In fine : une carrière professionnelle à l'arrêt, des difficultés financières, une maman qui court et une femme frustrée. Bref, une réussite !

« Autocensure »

Pour Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales et auteure de Petit traité contre le sexisme ordinaire (Albin Michel), il s'agit là « d'une deuxième forme de sexisme (ndlr, le premier revenant à la gente masculine à l’égard des femmes) : celui qu'on retourne contre soi-même. Cela veut dire que les femmes se limitent elles-mêmes, s'autocensurent, n'osent pas demander de promotion, d'augmentation. Comme si elles ne se sentaient pas assez légitimes pour le faire. » Mais attention, la féministe est loin de rendre les femmes responsables de cette situation, comme elel l'a expliqué dans un chat à nos confrères du Monde, au printemps dernier :

« Ce n'est pas une question de nature, mais c'est le poids de l'histoire. Les femmes sont de nouvelles entrantes sur le marché du travail. Elles n'ont pas encore la légitimité des hommes. »

D'ailleurs, les faits sont là. Selon le rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), intitulé « Femmes d'affaires et femmes cadres : une montée en puissance », paru en janvier 2015, dans 80 des 108 pays -pour lesquels des données sont disponibles- la proportion de femmes dirigeantes a augmenté pendant ces 20 dernières années. Pour atteindre aujourd'hui.... à peine 5%, pour les PDG des plus grandes sociétés mondiales. Plus l'entreprise est grande, plus il est rare qu'elle soit dirigée par une femme.

Loin des lieux de décision

Dans les entreprises, les conseils d'administration entièrement masculins sont monnaie courante. Mais leur nombre diminue, les femmes parvenant à atteindre 20% ou plus des sièges dans quelques pays, dont la France. Najat Vallaud-Belkacem, lors de son passage au ministère du Droit des femmes, a modifié le profil des entreprises concernées par la loi Copé-Zimmermann et l'obligation d'atteindre 40 % de femmes dans les conseils d'administration d'ici 2040 ; ainsi que 40 % de femmes entrepreneures.

Pour autant, l'économiste Hélène Périvier, chercheure à l'Observatoire français des conjonctures économiques, à Sciences Po, déplore toujours une insuffisance de femmes dans les lieux de prises de décision :

« Le pouvoir ne se concentre pas dans les conseils d'administration, mais dans les comités de direction ou les conseils décisionnels des entreprises. Or, les femmes y sont insuffisamment représentées ! »

Blocages structurels

Autre chiffre édifiant : les femmes sont payées, à travail et compétences égales, près de 20 % moins cher que les hommes. Quant à leur place sur le marché du travail après leur maternité, d’après l’étude SOS Préma-institut des mamans, 36 % des salariées du secteur privé sont stressées à l’annonce de leur grossesse. 28 % ont trouvé un accueil défavorable à leur retour de congé maternité et 19 % estiment que cette période a eu un impact négatif sur la perception de leurs compétences.

Et lorsqu'on arrive au pouvoir politique : « Sur 197 pays, seuls 11 chefs d'État et 13 chefs de gouvernement sont des femmes, alors qu’elles sont aussi nombreuses que les hommes dans la population. Cela peut être interprété avec Rousseau, comme l’expression de l’incapacité des femmes à être des êtres de raison et de pouvoir, ou comme le résultat de blocages structurels », résume Réjane Sénac, chercheure CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po, spécialiste du genre et des inégalités.

 

1Le care est un mot anglais qui n'a pas d'équivalent en français. Il s'agit d'avoir le «souci des autres » (être à l'écoute, assurer le suivi médical, nourrir...) : ses enfants, ses parents, sa famille...   

 

Henry Augier en dédicace à la librairie de l'Arbre, à Marseille

Créé le : 07/03/2016

L'intellectuel et militant écologiste Henry Augier dédicacera ses ouvrages, jeudi 17 mars, à la librairie de l'Arbre, à Marseille. L'écrivain est à la tête de l'Union calanque littoral, qui a déposé un référé pour annuler l'arrêté préfectoral du 28 décembre dernier. Ce texte autorise l'industriel Alteo à rejeter ses effluents d'alumine dans les eaux du parc national des Calanques. Dans un communiqué, l'association dénonce un « permis de polluer et de tuer la flore et la faune marine avec la bénédiction des autorités de l'État ».

Henry Augier est maître de conférence à la faculté des sciences de Marseille-Luminy et professeur de l'École nationale des travaux publics de l'État. Jeudi, il dédicacera ses quatre derniers ouvrages de vulgarisation scientifique : Calanques, scandales et laxisme d'un parc national ; Climat, un scandale planétaire ; PCB, des polluants invisibles et polluants et Des égouts sous la mer.

 

Jeudi 17 mars, à partir de 18h30, à la librairie de l'Arbre, à Marseille.

 

Plus d'infos :

http://libreetsolidaire.blogspot.com

http://librairiedelarbre.blogspot.com

La loi sur la biodiversité de retour à l’Assemblée nationale

Créé le : 03/03/2016

Par WWF France

La loi sur la biodiversité, après son passage à l'Assemblée nationale en mars 2015 puis au Sénat en janvier, revient maintenant à l'Assemblée. Le texte sera discuté en commission développement durable dans un premier temps (du 1er au 9 mars) puis en plénière (du 15 au 17 mars).

Parmi les très nombreuses dispositions de cette loi visant à "reconquérir", et non simplement "préserver" la biodiversité, le WWF France maintient tout particulièrement la pression sur les sujets en lien direct avec son expertise et son implantation géographique. Il continuera notamment à veiller à la bonne représentation de l’Outre-mer dans les instances de gouvernance de la biodiversité en France.

Le préjudice écologique

Le préjudice écologique est déjà reconnu par les tribunaux. Son introduction dans le code civil inscrit un principe général nouveau en droit de la responsabilité.

La transcription dans le code civil ne doit donc pas être en-deçà de ce que reconnait déjà le juge. C’est malheureusement le cas des propositions faites à l’Assemblée nationale que ce soit par le gouvernement ou par la rapporteure. Celle du gouvernement est totalement inacceptable et constituerait une régression du droit de l’environnement et de quinze ans de jurisprudence : une pollution survenant dans le cadre d’une activité «  autorisée » ne pourrait constituer un préjudice écologique et être réparée à ce titre. Avec une telle disposition, l’arrêt de la Cour de cassation sur l’Erika ne serait plus possible.

La proposition de la rapporteure n’emprunte pas ce chemin mais pose aussi problème. Elle restreint le préjudice écologique aux atteintes « graves » à l’environnement alors que le juge aujourd’hui n’utilise pas ce critère tout en ne retenant pas les dommages minimes. Ce serait donc aussi une régression.

Selon Pascal Canfin, directeur général du WWF France, « la proposition du gouvernement est totalement inacceptable : elle vide le préjudice écologique d’une grand partie de son contenu et constitue une régression du droit de l’environnement. L’introduction dans le code civil du préjudice écologique doit aller au-delà de ce que permet la jurisprudence actuelle.  Au lieu de garantir la protection de l’environnement, le gouvernement garantit une impunité des pollueurs. Avec une telle position Total ne serait plus condamné. » 

La lutte contre la biopiraterie

Le projet de loi initial prévoyait le consentement des communautés pour l’utilisation de leurs savoirs traditionnels mais mais non pour les demandes d’accès aux ressources génétiques situées sur le territoire où elles sont présentes.

Le dispositif a été considérablement amélioré au Sénat : en Outre-mer, les communautés pourront être consultées à travers un comité territorial des parties prenantes chargé de conseiller les exécutifs locaux. Elles seront par ailleurs informées lorsqu’une autorisation de prélèvement de ressources génétiques sera donnée à des chercheurs et ceux-ci auront l’obligation de rendre compte aux communautés des connaissances acquises.

Ces obligations d’information et de restitution n’ont été instituées que pour les prélèvements à des fins de recherche. Le WWF demande, et c’est bien la moindre des choses, à ce qu’elles soient étendues aux prélèvements effectués à des fins commerciales.

Le chalutage profond

La commission du Sénat avait introduit l’interdiction du chalutage profond, la profondeur à partir de laquelle cette interdiction s’appliquait étant renvoyée à un décret. Cinq sénateurs de droite et tout le groupe socialiste ont demandé et obtenu la suppression de cette disposition ; Jérome Bignon, rapporteur de la loi au Sénat et sénateur LR et Ségolène Royal l’ont au contraire défendue.

La France aurait pu faire preuve d’exemplarité et d’ambition. Le Sénat a préféré se faire le porte-parole du lobby de la pêche industrielle.

Le WWF attend des députés qu’ils fassent preuve de lucidité et de courage en interdisant ces pratiques de pêche qui consistent à racler les fonds marins. Si cela se passait à la surface, à la vue de tous, cela révolterait tout le monde.

Néonicotinoïdes

L’interdiction des produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes a été adoptée à l’Assemblée nationale en première lecture puis supprimée au Sénat. Le WWF soutient l'interdiction de ces produits, y compris les semences traitées avec ces produits, à partir du 1er janvier 2017. 

Tout comme une multitude d'études scientifiques, l'avis publié le 7 janvier 2016 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) rappelle qu’en l’absence de mesures de gestion adaptées, l’utilisation des néonicotinoïdes entraîne de sévères effets négatifs sur les espèces pollinisatrices.

L’Assemblée nationale a la possibilité de voter cette interdiction portant sur les produits sans être en désaccord avec la réglementation européenne réglementant les substances actives.

 

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