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Salon de l'agriculture : comment notre alimentation peut jouer un rôle dans la lutte contre les changements climatiques ?

Créé le : 26/02/2016

Par le Réseau action climat France

Cette année la thématique choisie par le salon de l’agriculture, qui s'ouvre demain à Paris, est "Agriculture et alimentation citoyenne". À cette occasion, le Réseau Action Climat rappelle comment, à travers nos choix et nos pratiques alimentaires, nous pouvons avoir un fort impact dans la lutte contre les changements climatiques.

L’Accord de Paris qui a été adopté en décembre 2015 lors de la COP 21 a fixé l’objectif ambitieux de maintenir en deçà de 2°C, voire 1,5°C, l’élévation de la température moyenne mondiale à l’horizon 2100. Les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation, accompagnés par les pouvoirs publics, peuvent et doivent participer à ces objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais pour cela, nous, citoyens devons être parties prenantes de ces efforts de lutte contre les changements climatiques et soutenir la conversion écologique de notre agriculture à travers nos choix alimentaires.

A cette occasion, le Réseau Action Climat propose une publication accessible à tous pour passer à l’action : Un coup de fourchette pour le climat, afin que tout le monde puisse apporter son coup de fourchette dans la lutte contre les changements climatiques !


 

Salon de l'agriculture : Terre de Liens favorise l'installation de néo-paysans

Créé le : 25/02/2016

Le salon international de l’agriculture est de retour. Cette année, axé sur l’alimentation citoyenne, le salon se tiendra du 27 février au 6 mars à Paris, Porte de Versailles. Plus de 1 000 exposants vous feront découvrir l’agriculture d’aujourd’hui… Dont Terre de Liens, association qui s’engage pour la préservation des terres agricoles.

Par Terre de Liens

Favoriser l'installation de néo-paysans Alors que l'agriculture a perdu 200 000 actifs entre 2000 et 2010 et que le monde agricole est dans une situation plutôt morose, de plus en plus de personnes, qui ne sont pas nées dans des familles paysannes, choisissent de travailler la terre et s'installent en maraîchage, en culture ou en élevage... Plus du tiers des créations d'activité en agriculture sont aujourd'hui le fait de ces nouveaux arrivants, venus d'horizons professionnels et sociaux très divers, qui contribuent à renouveler les effectifs de la profession. Guidés par une recherche de mieux vivre individuel ou familial ou aspirant à transformer par leurs actes la société dans laquelle ils vivent, ces néo-paysans apparaissent comme le ferment d'une agriculture en lien avec les enjeux des territoires, écologique, pleine d'innovations et d'espoir. Pour autant, l'installation agricole est un parcours semé d'embûches et il est d'autant plus difficile de les surmonter pour ces nouveaux candidats.

Terre de Liens et RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles) développent depuis plusieurs années des outils qui répondent en partie à ces enjeux et permettent de faciliter l'accès au métier de paysan pour les candidats non issus du milieu agricole.

Le test d’activité proposé par les membres du RENETA encourage ainsi la création d’activités agricoles professionnelles de manière progressive et durable, en grandeur réelle, sur une durée limitée, dans un cadre sécurisant et en pleine autonomie. Il permet d'évaluer le projet et de décider de la poursuite, de l'ajustement ou de l'abandon de l'installation en réduisant les prises de risques.

Terre de Liens, qui s'engage pour la préservation des terres agricoles, s'attache à débloquer le verrou de l'accès au foncier dans les parcours d'installation : plus de 1 000 porteurs de projets sont conseillés chaque année sur les problématiques foncières.

Terre de Liens et le RENETA s'associent pour débattre et discuter autour d'une conférence sur le thème "Comment favoriser l'installation de nouveaux arrivants dans le monde agricole ?", le mardi 1er mars à 9h au salon de l'agriculture (Paris, porte de Versailles).

 

Le FNAB au salon de l'agriculture

La FNAB, Fédération nationale de l’agriculture bio sera aussi présente au 53e salon international de l’agriculture. La FNAB sera représenté par Stéphanie Pageot, spécialisée en production laitière et fromagère biologique, en Loire-Atlantique. Elle a récemment fait l’objet d’un documentaire, avec la participation de François Morel.

Documentaire à retrouver sur : http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/documentaire-inedit-le-veau-la-vache-et-le-territoire-petit-precis-de-biodynamie-835321.html

 

OGM: boycott du haut conseil des biotechnologies

Créé le : 24/02/2016
OGM: boycott du haut conseil des biotechnologies

Par France Nature Environnement

7 organisations paysannes et de la société civile boycotteront le haut conseil des biotechnologies tant que la pluralité des avis sur les OGM ne sera pas respectée

La semaine dernière, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a publié une première contribution sur les nouvelles techniques de modification génétique, dites NBT (New Breeding Techniques). Un sujet brûlant qui concerne le statut juridique des produits végétaux et animaux issus des nouvelles techniques de modification génétique.

Or l’avis du Comité Scientifique a été tronqué et n’a pas inclus l’avis divergent présenté par l’un des experts membre de ce Comité. Les sept organisations soussignées avaient alors dénoncé une censure (1) qui bafoue le principe de pluralité des opinions qui caractérise théoriquement le fonctionnement du HCB. Le HCB justifie l’exclusion de cet avis au nom d’un vice de procédure non avéré, ce qui est inacceptable. L’expert concerné, M. Yves Bertheau, Directeur de Recherche à l’INRA, a depuis démissionné du Comité Scientifique pour signifier son désaccord profond.

Ces mêmes organisations annoncent leur décision de suspendre leur participation aux travaux du Comité Economique, Ethique et Social du HCB tant que cet avis scientifique divergent n’aura pas été publié et transmis aux autorités européennes par le HCB. Elles demandent également à être reçues par les Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture afin d’exprimer leur vive inquiétude quant à la volonté du HCB de faire taire les avis divergents s’exprimant en son sein.

Suite à plusieurs mois de travaux, les sept organisations font le constat amer qu’un débat pluraliste sur les nouvelles techniques de modifications génétiques ne peut pas se dérouler au sein du HCB tel qu’il fonctionne actuellement. Les graves dysfonctionnements qui existent depuis le début de la nouvelle mandature du HCB ont pourtant été dénoncés à plusieurs reprises.

Cette situation est inacceptable : les organisations rappellent l’importance de la libre controverse scientifique et l’expression des positions divergentes, éléments essentiels du débat public et de la décision politique. En attendant, elles s’appliqueront à faire exister le débat sur les nouvelles techniques de modifications génétiques à l’extérieur du HCB.

Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, Réseau Semences Paysannes, Union Nationale de l’Apiculture Française

(1) http://www.semencespaysannes.org/nouvelles_technique_modificat_genetique_haut_115-actu_325.php#date325

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Renoncer à NDDL, pour respecter l'accord de Paris

Créé le : 23/02/2016

Par 350, mouvement mondial pour résoudre la crise climatique

L'accord de Paris, adopté il y a deux mois marque un engagement fort de la communauté internationale à maintenir le réchauffement climatique « nettement en-dessous de 2° C » et à « poursuivre l’action » pour le limiter à 1,5° C.

En France, cet engagement subit sa première épreuve : celle de la cohérence entre les discours et les actes. L'objectif des 2°C, fixé par l'accord de Paris, n'est pas compatible avec la construction d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. Maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C implique en effet de renoncer à tout projet d'infrastructure liée aux fossiles, qu'il s'agisse de leur extraction comme de leur combustion.

Renoncer à Notre Dame des Landes, pour respecter l'accord de Paris : c'est le sens d'un appel que lancent aujourd'hui des personnalités telles que Giorgio Agamben, Geneviève Azam, Dominique Bourg, Virginie Despentes, Cyril Dion, Jean Jouzel, Naomi Klein, Catherine Larrère, Erri de Luca, Bill McKibben, Pierre Rabhi, Marie-Monique Robin, Isabelle Stengers, ou encore Patrick Viveret, parmi de nombreuses autres.

À une semaine de la manifestation nationale contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes du 27 février, nous vous invitons à faire entendre votre voix, en signant cet appel : l’abandon de ce projet, lancé il y a cinquante ans et désormais dépassé, est la seule position cohérente et pragmatique pour l'avenir de notre climat.

Geler les infrastructures liées aux combustibles fossiles est une priorité. À Notre Dame des Landes, bien sûr, mais aussi partout ailleurs. Ce 28 février, à Barjac (dans le Gard), nous serons plusieurs milliers à manifester notre opposition à l'exploitation des gaz de schiste. Ces deux mobilisations de Notre Dame des Landes et de Barjac sont un prélude à la semaine d'action "Break free - libérons-nous des combustibles fossiles" que 350.org, Attac, Greenpeace et de nombreuses autres organisations préparent, au mois de mai prochain.

Les occasions de nous retrouver, au cours des prochaines semaines, pour faire barrage aux projets climaticides ne manquent pas.

Viande et OGM : A quand la transparence ?

Créé le : 22/02/2016
Viande et OGM : A quand la transparence ?

Michèle Rivasi, députée européenne écologiste et membre de la commission « environnement et santé » au Parlement européen, était présente ce week-end à la 8e Faites sans OGM qui se déroulait à Avignon. L’événement contre les OGM tombe à pic avec la sortie de l’étude de Gilles Eric Séralini sur l’impact d’un maïs transgénique sur la santé des vaches.

Michèle Rivasi, fin janvier, vous avez présenté au Parlement européen l’étude du professeur Séralini concernant l’impact d’un maïs transgénique sur la santé des vaches. Qu’en ressortait-il ?

Une autorisation avait été donnée pour nourrir les vaches au maïs BT176. Mais seule une évaluation de 15 jours sur 6 vaches avait été réalisée. Alors, il avait été observé que ce maïs transgénique n’avait aucun impact sur la santé des vaches. Or le professeur Gilles Eric Séralini a refait cette étude sur 70 vaches pendant 3 ans. Contrairement à la première étude, il a observé des paralysies, des problèmes de foie et de reins et même 10 % de morts. Le maïs a été retiré de la vente, mais cela révèle des tests et évaluations qui ne sont pas satisfaisants.

Les OGM sont-ils vraiment présents dans notre alimentation, dans la mesure où aucun n’est autorisé à la consommation humaine en Europe ?

En ce qui concerne les produits qui ne sont bio, il faut savoir qu’un étiquetage des produits contenant des OGM est obligatoire. Il est défini par la législation européenne. La réglementation autorise tout de même un pourcentage de 0,9 % d’OGM dans ces produits. Mais c’est insignifiant. Cependant, il faut faire attention à certains biscuits qui ont des éléments OGM dans leurs ingrédients. Mais aussi à la viande, au lait et aux œufs qui ne sont pas bio. Pour ces produits, il n’y a aucune garantie. La seule garantie de ne pas consommer d’OGM, c’est de se tourner vers les aliments bio.

80 % de nos importations d’OGM servent à l’alimentation animale. Faudrait-il l’écrire sur les emballages des viandes concernées ?

Une pétition du collectif Consommateurs pas cobayes circule en ce moment pour demander un étiquetage « nourris aux OGM » sur la viande. Elle s’appuie sur la Convention Aarhus, une convention internationale qui explique que toute personne a le droit d'être informée, de s'impliquer dans les décisions et d'exercer des recours en matière d'environnement. La viande d’animaux nourris aux OGM n’est aujourd’hui pas étiquetée en tant que telle, c’est une anomalie puisqu’en Europe, nous sommes pour une transparence et une information éclairée disponible aux consommateurs. Ils devraient pouvoir choisir en connaissance de cause.

Plus d’infos

www.michele-rivasi.eu

www.follavoine.sosblog.fr

© Nathalie Durand

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Pour une transition fondée sur la sobriété

Créé le : 22/02/2016

Geneviève Azam était à Vaison-la-Romaine (84) vendredi 29 février pour donner une conférence sur la Transition, les Biens communs et la financiarisation de la nature. A l'invitation des associations Attac (groupe local) et Pain et Liberté, la porte-parole d'Attac a pu s'exprimer et répondre aux questions du public sur le nécessaire changement de paradigme qu'elle appelle de ses vœux. Nous l'avons rencontré en amont de la conférence pour discuter politique et COP21.

 

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