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J’ai testé pour vous … 90 jours, une application écologique ?

Créé le : 22/08/2016
Screenshot de l'application 90 jours, Laignel Amandine.

Lancé le 10 septembre 2015, 90 jours, application mobile gratuite et française, donne des astuces écologiques pour changer ses habitudes. 

 

90 jours avant l’ouverture de la COP 21, Elliot Lepers sort cette application gratuite et « coup de pouce pour commencer à questionner son mode de vie, à douter de nos automatismes et réussir à trouver l’écologie qui nous ressemble », comme il le précise dans la présentation de l’application. Connu pour avoir créé Amazon Killer, application pour rechercher des livres à proximité de chez nous, Lepers présente 90 jours comme une série de défi.

L’écologie, un défi du quotidien ?

Chaque défi est une manière ludique d’apprendre certains gestes et astuces pour protéger sa planète. Ainsi, l’application vous propose d’acheter une bouteille de vinaigre blanc pour réaliser vos tâches ménagères, de poser un autocollant stop-pub sur votre boîte aux lettres ou d’uriner pendant votre douche pour ne pas gâcher d’eau. L’utilisateur se prend au jeu, surtout qu’il peut défier ses amis ou sa famille via les réseaux sociaux. Chaque défi est accompagné d’une explication de notre action et de son impact sur l’environnement. Par mails, l’application envoie des sites internet pour aider l’utilisateur à trouver certains produits biologiques ou des recettes culinaires, lorsque l’on doit se passer de viande pendant une semaine, par exemple.

Les habitudes de tous les jours

De plus, l’application nous permet de savoir, en théorie, combien de C0² et de litre d’eau nous avons pu éviter la consommation. Si le défi nous semble trop difficile, un « panic button » nous permet de contacter directement le créateur de l’application pour nous aider dans notre quête. Comme dans n’importe quelle application, il s’agit alors à tout à chacun de réaliser ces gestes du quotidien et d’économiser réellement ces litres d’eau et ces kilogrammes de C0² car l’application seule ne fera pas de nous de parfaits écolos.  

Plus d'infos:

www.90jours.org

www.play.google.com/store/apps/details.QuatreVingtDixJours

 

Finance : la solidarité, ça paye !

Créé le : 19/08/2016
crédit : Pixabay

D’après l’association Finansol, 1,62 milliard d’euros supplémentaire ont été déposés sur des produits d’épargne solidaire en 2015. La finance solidaire entre dans l’ère de la démocratisation. Explications. 

Paris, le 26 mai 2016 – Alors que le contexte économique et politique reste morose et que le climat social se tend dangereusement, la finance solidaire tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Elle poursuit sa montée en puissance avec des indicateurs qui confirment l’appétence de plus en plus forte des citoyens à donner du sens à leur argent. ‘’ Grâce au million d’épargnants solidaires français, c’est près d’1,5 milliard d’euros qui est investi dans des entreprises et associations solidaires, soit une progression de 29,4 % en un an. Financer l’économie réelle au service d’enjeux de société comme la lutte contre le chômage ou la transition énergétique devient une préoccupation des épargnants’’, précise Sophie des Mazery, directrice de Finansol.

Financement solidaire : l’utilité sociale est plurielle

Avec 290 millions d’euros, le flux de financement solidaire a connu une hausse de 21,7% en 2015. Cette croissance significative renforce la possibilté pour les épargnants d’agir concrètement en faveur de la lutte contre l’exclusion, le chômage et le mal-logement… En 2015, sur les 290 nouveaux millions d’euros injectés dans ces activités solidaires, les 2/3 ont permis d’accompagner des personnes en situation de fragilité sociale et physique avec pour effet immédiat la création ou consolidation de 31 000 emplois dont 6 900 pour des personnes exclues du marché du travail, l’accès à un logement décent pour plus de 4 500 personnes ainsi que l’octroi de 88 000 prêts sociaux à des hommes et femmes en situation d’exclusion bancaire. 16,5% du financement solidaire en 2015 ont par ailleurs été investis dans des activités écologiques (agriculture biologique et énergies renouvelables) permettant, notamment, de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 50 000 ménages en France. Les 9% restant ont, quant à eux, été investis dans le soutien à l’entrepreneuriat dans les pays en développement.

En route pour la démocratisation de l’épargne solidaire

L’épargne solidaire entre, incontestablement, dans une période de démocratisation grâce à une offre de placements diversifiée et à l’adhésion des épargnants caractérisée par la croissance des souscriptions (+23% en un an pour se situer à 1,83 million de souscriptions à un produit d’épargne solidaire). Et leur engouement ne se dément pas : en 2015, ils ont déposé 1,62 milliard d’euros supplémentaires sur des placements solidaires portant à 8,46 milliards l’encours de l’épargne solidaire, soit une progression de 23,7%. Mais au-delà de ce développement, l’implication des établissements financiers, qui commercialisent ces placements est indispensable. Et certains d’entre eux jouent pleinement la carte du solidaire. ‘’Au cours des 12 derniers mois, certains réseaux bancaires se sont fortement mobilisés pour la promotion de leur offre solidaire : le Crédit Coopératif avec son Livret Agir qui totalise plus de 450 M€ de stock, BNP Paribas dont l’encours du FCP « BNP Paribas Social Business France » a été multiplié par 4 en an (44 M€) ou encore le FCP Insertion Emploi Dynamique commercialisé par les Caisses d’épargne qui approche les 300 M€ d’encours ‘’ explique Sophie des Mazery.

‘’ Pour que cette popularisation de l’épargne solidaire soit totale et que le défi lancé par Finansol – qu’ au moins 1% de l’épargne financière des Français soit investi en solidaire – devienne réalité, il faut aller plus loin : instaurer une déclinaison solidaire de tous les produits d’épargne !’’, précise t-elle. L’inscription dans l’agenda actuel de l’Assemblée Nationale du LDD solidaire est une avancée significative. La transformation de ce livret réglementé en livret solidaire rendra l’épargne solidaire accessible à tous les guichets bancaires. Reste encore un défi majeur : créer des contrats d’assurance-vie solidaires car l’assurance-vie est le placement préféré des Français. Il représente aujourd’hui 35 à 40% de leur patrimoine financier mais seulement 2% de l’épargne solidaire ! Méthodologie du Baromètre de la finance solidaire : Issu des recherches de l’Observatoire de la finance solidaire, ce document simple et complet de 8 pages dévoile les dernières évolutions et tendances du secteur de la finance solidaire en France. Il invite également le lecteur à découvrir tous les produits labellisés Finansol, comment devenir épargnant solidaire et à quoi sert son argent.

 

Plus d’infos :

www.finansol.org

 

NDDL : les militants se préparent à défendre la ZAD

Créé le : 19/08/2016
Opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - FD/LMDP

Le Oui l'a emporté avec 55% des voix lors de la consultation sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le 26 juin dernier. Manuel Valls déclare que les travaux débuteront à l’automne. Pour autant, les opposants au projet ne sont pas prêts à abandonner la lutte. Trois questions à Dominique Fresneau, coprésident de l’association citoyenne intercommunale des populations concernées par l’aéroport de NDDL (ACIPA). Retrouvez notre dossier « Aéroport : des coûts dans l’aile », consacré aux coûts économiques, environnementaux et sociaux des aéroports, dans le n°1 de Sans Transition.

Comment réagissez-vous aux résultats de la consultation du 26 juin sur le maintien du projet d’aéroport?

Nous contestons cette consultation depuis le départ. La question était erronée : on parle de transfert d’aéroport alors qu’il est prévu de conserver l’aéroport actuel (l’aéroport Nantes Atlantique). François Hollande a choisi d’organiser une pseudo-consultation à l’échelle du département. Alors que le projet concerne les deux régions qui le financent, voir tout le pays. Si la consultation avait été à ces échelles le résultat aurait été négatif. Nous continuons donc notre lutte. Autant que possible sur le terrain, avec les agriculteurs et avec la ZAD.

Suite aux déclarations de Manuel Valls pensez-vous que les travaux vont effectivement débuter dans quelques mois ?

Nous prenons cette menace au sérieux mais en même temps ça fait plus d’un an qu’ils nous promettent de venir en automne. François Hollande a aussi dit qu’il n’y aurait pas de construction tant que tous les recours ne seraient pas rendus. Mais cette menace reste réelle. Notre but est de continuer à faire parler de nous et d’augmenter le nombre de militants pour défendre cette zone. La ZAD fait tout pour se prémunir d’une attaque et continuer à construire un avenir sans aéroport. Nous préparons un grand rassemblement sur place le 8 octobre pour dire à tout le monde de se tenir prêts à s’engager pour défendre Notre-Dame-des-Landes. Face à cette menace nous faisons la même réponse que pendant l’hiver 2012-2013 : s’ils viennent on essayera de résister et on viendra réoccuper le terrain.

Est-ce que vous pensez que les recours peuvent encore retourner la situation ?

Il y a le recours au niveau de l’Europe qui a mis la France en demeure de répondre aux impacts environnementaux des infrastructures en Loire-Atlantique. La réponse sera fournie par le futur Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui est en cours de réalisation. Mais ils doivent proposer de réelles mesures de compensation : pour 1 ha de zone humide détruite il faut créer 1 ha de zone humide dans le même bassin versant. Les promoteurs proposent 1 ha de compensation pour 8 ha détruits, soi-disant parce qu’ils mettraient en place une zone humide « exceptionnelle ». Le recours de la loi sur l’eau rendu le 17 juillet 2015 nous a été défavorable mais nous pouvons encore faire appel de cette décision. Il y a un certain nombre de recours que nous n’avons pas encore déposé, notamment au niveau du permis de construire. On peut aussi faire appel au Conseil d’État. On va jouer cette carte des recours en espérant qu’il y aura un juge assez courageux pour statuer en notre faveur.

Plus d'infos :

www.acipa-ndl.fr

Abattre à la ferme pour limiter le stress des animaux

Créé le : 21/07/2016
Bernard et Christine Leroy Berger militent pour un abattage à la ferme

Suite à la diffusion des vidéos de L214 faisant état de maltraitances et de graves dysfonctionnements dans plusieurs abattoirs du sud de la France, Sans Transition a enquêté pour savoir s'il est possible de changer durablement les pratiques d'abattage. Certains éleveurs militent pour un abattage à la ferme pour diminuer le stress des bêtes. C'est le cas de Bernard Leroy-Berger qui élève avec sa femme, Christine, des chèvres et des chevreaux, près de Malaucène, dans le Vaucluse. Retrouver notre dossier « Abattage : peut on faire autrement ? », dans le n°1 de Sans Transition. 

 

Vous faites du fromage mais aussi un peu de viande de chevreau. Que vous ont inspiré les images récemment diffusées par l'association L214 faisant état de maltraitances dans certains abattoirs ?

Nous sommes très sensibles à la condition des animaux. Les chevreaux, nous les élevons du début jusqu'à la fin et nous les accompagnons à l'abattoir. C'est toujours choquant de voir des images comme ça. C'est pourquoi nous militons pour que l'abattage puisse se faire à la ferme. Avec d'autres éleveurs, nous suivons de près le travail du collectif, « Quand l'abattoir vient à la ferme », qui réfléchit à cette possibilité de faire l’abattage sur place pour éviter le stress des animaux.

Stress qui est en partie dû au transport des bêtes ?

Oui. Nous avons travaillé avec au moins cinq abattoirs depuis que nous faisons ce métier. Plusieurs ont fermé, notamment pour des raisons de mises aux normes. Il faut aller de plus en plus loin. Il se posait aussi le problème de l'organisation des établissements. Dans certains, c'était l'usine, des camions venaient de toute la France et au final nous n'avions aucune certitude que le produit qu'on nous remettait en bout de chaîne était le nôtre.

Vous allez désormais à l'abattoir de Tarascon. Ce problème de traçabilité se pose-t-il encore ?

Non. Ça se passe plutôt bien. On voit les animaux jusqu'au bout, c'est transparent. Mais nous tenons à les amener nous-mêmes à l’abattoir. Le problème principal reste le transport : il faut environ une heure de route pour rejoindre l'établissement. C'est long pour les animaux.

 

Plus d'infos :

Sur la page Facebook du collectif "Quand l'abattoir vient à la ferme"

 

 

AlterTour, le "militantisme du faire ensemble"

Créé le : 12/07/2016
Crédit photo : AlterTour / G de Crop

La 9e édition de l'AlterTour aura lieu du 10 juillet au 21 août prochain ! Ce Tour de France alternatif relie en vélo diverses alternatives durables en Loire Atlantique, Mayenne, Ille-et-Vilaine, Côtes d’Armor, Finistère et Morbihan. L'occasion de découvrir dans la convivialité des acteurs de la transition, la décroissance, l’écologie, l’autogestion... pour « prendre le temps de s’arrêter sur le monde qui nous entoure, et puiser l’énergie pour construire celui que nous voulons. » explique Mathieu Fromont.

Cette année, l’AlterTour s'interroge sur la question de l’appropriation (des terres, de l'eau, du savoir...) avec le thème « Bien vivre, biens communs » pour «  réinvente[r] nos modes d’organisation collective. »
L'AlterTour provient d'une volonté, après la victoire contre les OGM en 2008, de créer du lien dans le cadre d'un « militantisme du faire ensemble ».
Si vous souhaitez suivre les événements de l'AlterTour, nous publierons ici chaque semaine un nouvel épisode des aventures alternatives des cyclistes. Restez connectés !

Crédit photo : AlterTour / G de Crop

Amaëlle Olivier

Plus d'infos

www.altertour.net/
Chaine Youtube AlterTour

 

Festival NDDL2016 : « Œuvrer en commun pour un idéal de démocratie »

Créé le : 08/07/2016
Crédit Photo : Magali Chouvion

Conférences, débats, mais aussi concerts et soirées festives, c'est le programme du traditionnel festival de Notre-Dame-Des-Landes, dont la première édition date de 2013. Les 9 et 10 juillet, les opposant-e-s au projet d'aéroport se rassemblent pour échanger sur le thème de la démocratie, et témoigner d'une opposition continue après la consultation du 26 juin.

 

« Le week-end sur la Zone à Défendre, c'est un espace convivial où on lutte par l'occupation des lieux. Mais c'est aussi l'occasion de tester de nouvelles formes de démocraties. On sent l'urgence après le Oui lors de la consultation, le gouvernement a la pression », explique Chloé, membre du mouvement Jeunes Écologistes, qui se rend pour la première fois au festival NDDL cette année.

La richesse du festival de Notre-Dame-Des-Landes, c'est la diversité des gens qui s'y déplacent. Venant de toute la France, parfois même du reste de l'Europe on retrouve des militant-e-s des luttes sociales et environnementales, des collectifs opposés à d'autres GPII [Grands Projets Inutiles et Imposés] comme Sivens ou Bure, des représentant-e-s de partis politiques et élu-e-s, mais aussi des agriculteurs/trices ou des associations ! De quoi alimenter et enrichir les discussions.

Pour Rémi Lung, ex-directeur de campagne des écologistes lors des régionales 2015 en Pays de la Loire, « ce rassemblement, c'est l'occasion de se compter, de montrer qu'on n'abandonne pas la lutte. L'enjeu ce week-end, c'est aussi de faire savoir qu'on sera mobilisé en cas de tentative d'évacuation à l'automne ».

En effet, explique Rémi Lung, les opposant-e-s redoutent les prochaines décisions du gouvernement : « Valls et Hollande, avec l'aide des médias dominants, tentent de délégitimer la lutte sociale en se focalisant par exemple sur les casseurs. Cela vise à rendre plus acceptables d'éventuelles évacuations, donc oui, on craint le passage en force. Les procédures pourraient être lancées à la rentrée, une période peu propice à la mobilisation mais on reste vigilant, toujours solidaire avec les habitant-e-s et les occupant-e-s de la zone, notamment les onze familles désormais menacées d'expulsion. »

 

« Semailles de Démocratie »

Ces craintes, ainsi que le goût amer laissé par la consultation du 26 juin mènent à un choix de sujet engagé pour ce rassemblement : « Semailles de Démocratie ».

La consultation, considérée comme un ersatz de démocratie par certain-e-s militant-e-s à la fois à cause d'une information jugée incomplète (pas de précisions sur le coût lié au réaménagement de l'aéroport Nantes Atlantique, ni quant à la desserte du nouvel aéroport) et d'une délimitation géographique qui fait débat (jugée trop restreinte et ressentie comme un choix politicien destiné à garantir la victoire du Oui), relance les questionnements quant aux enjeux de la démocratie participative.

« La crise démocratique est particulièrement bien symbolisée par ces projets démesurés, commence Rémi Lung, Il est primordial de repenser notre démocratie. Cela a d'ailleurs toujours été au cœur de la lutte contre les Grands Projets Inutiles et Imposés : il y a un conflit permanent autour de leur légitimité et même de leur légalité. Sivens en est le parfait exemple, puisque le projet vient tout juste d'être reconnu illégal deux ans après le début de l'occupation et un an et demi après la mort de Rémi Fraisse. La démocratie, ce n'est pas uniquement des institutions et des élections, c'est un idéal pour lequel nous décidons d’œuvrer en commun. Et pour reprendre l'idée de Françoise Verchère [NDLR : co-présidente du CéDpa, Collectif d'élus Doutant de la pertinence de l'aéroport NDDL], la recherche de la vérité, le refus de la destruction irréversible, le respect du vivant sont des valeurs démocratiques qui légitiment bien plus notre lutte que tout vernis électoral autour d'un projet environnementalement et socialement destructeur et économiquement absurde. »

Amaëlle Olivier
 


Plus d'infos
www.notredamedeslandes2016.org/

www.jeunes-ecologistes.org/
 

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