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Jacques Fleurentin : « Retournons à une médecine plus écologique, plus naturelle»

Créé le : 06/09/2016
Jacques Fleurentin milite pour "un retour à une médecine plus écologique"

Nous avons rencontré Jacques Fleurentin, ethno-pharmacologue, au festival Sciences et Fictions du Roussillon. Il nous parle du retour à la médecine traditionnelle et de la phytothérapie, pour éviter le recours à certains médicaments prescrits par les médecins. Interview sonore, réalisée par Julien Dézecot, ci-dessous. 

 

 

 

Plus d'informations sur :

www.pharmacie-fleurentin.fr

 

Jean-Pierre Goux : « On vit sur une Planète unique »

Créé le : 31/08/2016
Crédit : David Blavier

Jean-Pierre Goux travaille dans le domaine de l’environnement et de l’énergie. Il a notamment publié le roman Siècle Bleu. Découvrez son interview ici durant le festival Sciences et Fictions de Roussillon ! (propos recueillis par Julien Dézecot).


Jean-Pierre Goux est né à Nice en 1973. Parti faire ses études à Paris et aux Etats-Unis, il étudie les sciences et plus précisément les mathématiques. Engagé dans l’écologie depuis le sommet de Rio en 1992, il se met à travailler dans l’économie d’énergie en France. En 2002, il obtient le Prix SIAM Optimization pour ses travaux en mathématiques. Il publie en 2010 Le Siècle Bleu, où il y propose différentes solutions pour sauver la planète. En 2012, il publie le second tome, Ombres et Lumières


Plus d'infos : 

www.soundcloud.com/user-408593397-280417410/jean-pierre-goux

www.sieclebleu.org

Retour sur le père Jaouen

Créé le : 30/08/2016

Le père Michel Jaouen est décédé en mars dernier. Ce grand homme s’était impliqué auprès de la réinsertion de jeunes délinquants. Fondateur de l’Aumônerie des Jeunes Délinquants et de l’association les Amis de Jeudi-Dimanche, il organisait des traversées de l’Atlantique sur le bel espoir pour leur redonner goût à la vie. En hommage au père Michel Jaouen, nous publions cette interview puisque nous l’avions rencontré en 2010 à l’occasion de la sortie de son livre Démerdez-vous pour être heureux

Journées d’été et rentrée politique pour Europe Ecologie les Verts

Créé le : 30/08/2016
De gauche à droite : Michel Forget, secrétaire régional de Bretagne, David Cormand, secrétaire national d’EELV, Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été. Crédits photos: Stéphanie - Sans Transition

Les 30e journées d’été d’Europe Ecologie Les Verts se sont déroulées du 25 au 27 août dernier, à Lorient, sur fond de primaires. Le maître mot de ces Journées d’été : réinventer le parti !

Europe Ecologie les Verts a fait sa rentrée politique à la faveur de ses 30e Journées d’été, qui se sont déroulées du jeudi 25 août au samedi 27 août, à Lorient (Morbihan). Au programme de cette édition : six conférences plénières et 70 ateliers pour ressouder les liens après les tensions des douze derniers mois marqués par les dissensions et de multiples départs, et pour préparer le marathon électoral de 2017 (présidentielle, législatives, sénatoriales). Avec un maitre-mot : réinventer le parti !

« Nous ne voulons plus être seulement des lanceurs d’alerte. Nous n’avons jamais eu autant besoin d’écologie qu’aujourd’hui et l’appétence des citoyens est bien réelle. Notre responsabilité est de devenir majoritaire dans les propositions et les solutions », a expliqué David Cormand, le nouveau secrétaire national d’un parti qui refuse de se résigner au remake du match de 2012 (PS, LR, FN).

C’est plus particulièrement sur fond de primaire que se sont tenues ces 30e Journées d’été. Huit candidats sont déjà déclarés, dont quatre « cadres » : Karima Delli, Cécile Duflot, Michèle Rivasi et Yannick Jadot. Cécile Duflot et Yannick Jadot ayant déjà obtenu les parrainages nécessaires. « Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août, pour un vote qui se déroulera fin octobre, début novembre », a précisé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

Agriculture, droits humains et accueil des migrants, Loi Travail, croissance, terrorisme, Brexit… les différents échanges et débats de ces Journées d’été sont amenés à booster, dans un esprit participatif, le projet qui sera défendu par EELV dans les mois à venir.

Réinventer le parti, c’est aussi « outiller les militants pour qu’ils puissent coécrire le programme présidentiel », a indiqué Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été, en annonçant le lancement d’une plateforme participative. Toutes les propositions évoquées lors de ces trois jours y seront mises en ligne. Cette plateforme sera également ouverte à tous les réseaux, collectifs, associations, partenaires…

 

Plus d’infos :

www1.eelv.fr

www.jde.eelv.fr

Stéphanie Biju

Le vélo, ça roule pour eux !

Créé le : 29/08/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash

Initié il y a 2 ans maintenant, à Perpignan (66) dans les Pyrénées-Orientales, Sotragroupe, entreprise de télécommunication et de photovoltaïque, dédommage ses employés cyclistes à hauteur de 0.25€ par kilomètre. Zoom sur cette résolution économique et écologique.

Depuis 2 ans maintenant, Sotragroupe propose une indemnité kilométrique à ses salariés, pour leur trajet jusqu’à leur travail en vélo ou vélo électrique, à hauteur de 0,25€ par kilomètre. Deux entreprises constituent Sotragroupe : Sotranasa, dans les télécommunications, et SotrAvenir, dans le domaine du solaire photovoltaïque et thermique, basées près de Perpignan. L’idée est venue d’un des employés, Matthieu Faye, qui nous l’explique : « le gouvernement a lancé en expérimentation l’indemnisation du trajet maison-travail à vélo. J’ai proposé à ma direction de nous inscrire, ils ont tout de suite accepté de participer. » Financées par l’Ademe, ces expérimentations ont permis d’établir un premier bilan : « Dans les entreprises qui ont participé à l’expérimentation, il est a noté que la part de trajets domicile-travail effectuée à vélo a augmenté de 50 % » selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

 

Un bien-être conséquent

Depuis le 1er janvier 2016, pour l’employeur, cette participation à l’indemnité vélo est exonérée de cotisations sociales, dans la limite de 200 € par an et par salarié, et sur la base des kilomètres qu’ils parcourent pour se rendre à leur travail. « Il s’agissait aussi de s’intéresser au bien-être des employés. De nombreuses études montrent que les salariés de bureau ont une meilleure santé en pratiquant une activité physique régulière. » Un salarié gagne ainsi en moyenne 40€ de plus par mois, s’il vit à 3 km de l’entreprise, sans que cela soit imposable. « Nous avons eu un salarié qui ne l’a fait que l’été, en Juillet et en Août. Il a gagné près de 100€ par mois car il réside à 15 km de l’entreprise, » poursuit Mathieu Faye.

 

Le vélo, pas que de l’argent...

Désormais, ils sont une douzaine à pédaler quotidiennement pour se rendre à leur travail, sur près de 250 employés. « Nous avons parcouru près de 4300 km en un an. » Cependant, à ce stade, le dédommagement ne prend pas en compte les stagiaires, « ils devraient bénéficier de tous les avantages des employés mais ils n’ont pas été inclus dans le décret national », rebondit Mathieu. Surtout, Perpignan n’est pas connue pour ses pistes cyclables. « Nous avons la chance d’avoir une voie verte qui passe à côté de notre lieu de travail, nous organisons aussi des animations avec des associations pour sensibiliser les autres employés sur les avantages du vélo. », conclut-il.

 

Plus d’infos :

www.service-public.fr/professionnels-entreprises/actualites/008283

www.sotragroupe.com

www.who.int/dietphysicalactivity/pa/fr/

www.sans-transition-magazine.info/societe/sortez-vos-velos

www.ademe.fr

Sur l'île de Groix des apiculteurs amateurs se battent pour protéger la biodiversité

Créé le : 29/08/2016
Visite pédagogique des ruches d'abeilles noires. Crédit photo: ASAN.GX

Des conditions météorologiques défavorables ont affecté la récolte de miel 2016, deux fois moins importante qu'en 2015. Il existe pourtant des abeilles adaptées à un climat plus rigoureux : les abeilles noires. Cette espèce en danger est protégée par différents conservatoires de l’abeille noire grâce à des apiculteurs passionnés. Trois questions à Christian Bargain, apiculteur amateur sur l’île de Groix. Retrouvez aussi notre reportage « L'abeille noire d'Ouessant, un patrimoine à protéger » dans le numéro 1 de Sans Transition !

Dans quel contexte le conservatoire de l'abeille noire de Groix a-t-il été créé?

En 2008 des analyses ADN montrent que 100% des abeilles de l’île de Groix sont des abeilles noires avec une importante diversité génétique ! Ces abeilles sont plus velues et résistent mieux au froid et au vent. Nous avons alors décidé de nous regrouper au sein d’un conservatoire pour protéger cette biodiversité. Nous avons créé l’Association pour la sauvegarde de l’abeille noire de l’île de Groix ( ASAN.GX). Nous sommes tous des amateurs, c’est-à-dire des apiculteurs non professionnels. L'apiculture est traditionnellement une activité féminine sur l'île de Groix, puisque les hommes pêchaient. Aujourd’hui il y a 27 apiculteurs sur l’île ! Dont 13 qui font parti de l’association. Pour protéger cette biodiversité nous intervenons le moins possible sur les ruches : nous ne nourrissons, ne soignons ni ne sélectionnons les abeilles. Nous les laissons évoluer naturellement.

Quels sont les outils juridiques qui vous aident dans cette démarche?

En 2008 nous avons obtenu la création un arrêté municipal pour la protection génétique de l’abeille noire. Il y a interdiction d’importer des abeilles ou du matériel usagé. Nous avons la chance que les abeilles n’aient pas certaines maladies présentes sur le continent comme la loque américaine et nous allons tout faire pour continuer à nous en protéger. Le problème c’est que cet arrêté a une faible valeur dissuasive, seulement 40 euros d’amende, et qu’il est impossible de contrôler les entrées. Nous cherchons à obtenir la reconnaissance par l’État des conservatoires naturels mais ce dernier ne s’intéresse pas à cette problématique.  Le problème des conservatoires ce ne sont pas les abeilles, ce sont les hommes !

Comment votre association agit-elle pour faire connaître cette espèce unique ?

Nous aimerions que se développe l'usage professionnel de l’abeille noire en dehors des conservatoires. Nous faisons un travail de sensibilisation. Nous avons une ruche pédagogique depuis 2009 à proximité du phare de Pen-Men.  Nous avons aussi mis en place une exposition de 16 panneaux dans la gare de Lorient. En août a lieu un stage de trois jours « un petit pas vers l’apiculture » ainsi que des conférences pendant les journées du patrimoine car nous estimons que l’abeille noire fait partie du patrimoine européen.


 

 

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