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[ COMMUNIQUE] Soutien d'Attac France et Attac Pays d'Aix à la manifestante blessée lors de l'acte 19 des gilets jaunes à Nice

Créé le : 26/03/2019

Geneviève Legay, 74 ans, porte-parole d’Attac 06 et militante infatigable pour la paix, a été grièvement blessée par une charge policière, lors de l’acte 19 des Gilets Jaunes ce samedi 23 mars à Nice.

Geneviève Legay, 74 ans, porte-parole d’Attac 06 et militante infatigable pour la paix, a été grièvement blessée par une charge policière, lors de l’acte 19 des Gilets Jaunes ce samedi 23 mars à Nice.

Samedi vers 11h, les CRS ont procédé à une violente charge au cours de laquelle Geneviève est tombée au sol, sa tête heurtant un poteau métallique. De multiples images montrent Geneviève, gilet jaune sur le dos et drapeau arc-en-ciel « Pace » dans les mains, avec une attitude totalement non violente, scander « Liberté de manifester » peu avant la charge policière

Alors que les précédentes mobilisations des Gilets Jaunes à Nice n’avaient pas entraîné de dégradations, Christian Estrosi, maire de la ville, avait demandé et obtenu une interdiction de manifester dans une grande partie de la ville.
L’interdiction par le préfet des manifestations et rassemblements dans une grande partie de Nice est illégitime et ne peut justifier d’utiliser la force contre des citoyen  qui se rassemblent pacifiquement pour exprimer leurs opinions.

Attac France  et Attac Pays d’Aix condamnent la répression des rassemblements pacifiques qui ont eu lieu ce samedi et s’indigne de la grave restriction des libertés publiques actuellement en cours en France. Ce n’est pas par la répression et les violences policières qu’Emmanuel Macron répondra à la légitime demande de justice sociale qui s’exprime partout dans le pays.

Attac France exige que toute la lumière soit faite et que les responsabilités de ces actes de violence à l’encontre de Geneviève Legay soient clairement établies.

En plus de la plainte déposée par la famille de Geneviève Legay, Attac France a  déposé plainte également ce lundi 25 mars à 14h pour « violence volontaire en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique sur personne vulnérable ».

Attac France et Attac Pays d’Aix  apportent tout son soutien à Geneviève et à ses proches.

Relation presse : Dominique Fonsèque 06 13 24 03 07

 

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[ COMMUNIQUE ] - "Unis pour le climat Saint Malo"

Créé le : 26/03/2019

"Unis pour le climat Saint Malo" recherche des co-signataires pour demander une audience, lors du G7 préparatoire les 5 et 6 avril 2019 à Dinard et Saint Malo.

Unis pour le Climat - Saint Malo est membre du réseau national Citoyens pour le climat qui organise des mobilisations "grand public" ainsi que d'autres évènements. Le 16 mars dernier, ils ont réunis 1800 personnes dans la cité corsaire, 350 000 en France et plus d'un million dans le monde.
Les 5 et 6 avril prochain Dinard et Saint Malo accueilleront la réunion préparatoire des ministres des affaires étrangères du G7. A cette occasion, le collectif souhaite demander audience et présenter leurs exigences, afin que l'environnement soit placé au centre des décisions du Sommet de Biarritz en août.
 
Ils ont rédigé une pétition en ce sens et recherchent des personnalités et des organisations qui accepteraient d'en être co-signataires afin d'apporter plus de poids à leur demande.
 

Pascal Brice : « Il faut dissocier politique de l’asile et politique migratoire »

Créé le : 22/03/2019

Des migrants en Hongrie durant la crise migratoire de 2015. © Gémes Sándor/SzomSzed

Recueilli par Nicolas Troadec

Pascal Brice a été pendant 6 ans le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). Il a écrit un livre, Sur le fil de l’asile, édité chez Fayard, où il livre un témoignage de son expérience pour, dit-il « contribuer à la réflexion à travers le caractère exemplaire, inspirant, du réel et de l’action ». Il est également membre du comité d'accompagnement du projet Migrations en questions, qui vise à apporter des "réponses objectives" au questions liées aux migrations. A ce titre, le 23, 24 et 25 avril, auront lieu les Rencontres de Migrations en questions, desquelles Sans transition ! est partenaire, à Vaison-la-Romaine (84), Lunel-Viel (34) et Marseille (13).

 

Pourquoi avoir eu envie de raconter vos 6 années de mandat dans un livre ? Etait-ce un besoin, après une expérience particulièrement marquante ?

C’est à la fois parce que c’était marquant, mais aussi parce que j’ai été frappé, pendant ces six années, par ce que j’ai très vite ressenti comme un abîme, en ce qui concerne l’accueil des réfugiés, entre la réalité sociale du pays, qui est plus complexe et plus riche que ce que laissent penser les discours politiques, souvent simplistes. J’ai voulu livrer un témoignage et non un prêt-à-porter politique. C’est un récit. Parce que je crois beaucoup à l’idée que ce qui compte, dans l’action administrative et politique, c’est le réel. C’est donc d’abord le récit des multiples mobilisations (de fonctionnaires, de travailleurs sociaux, de bénévoles associatifs...), les portraits des demandeurs d’asile et des réfugiés, de ceux qui travaillent à leur accueil. Et aussi de ce qui traverse le tissu social, des doutes et des interrogations dans un moment de crise sociale et identitaire.

L’accueil des demandeurs d’asile est une question, je crois, vitale pour notre propre humanité : que serait une société qui n’accueillerait plus les persécutés ? Je crois que le débat public est simpliste, j’en suis même sûr. Et nous sommes dans des temps où il y a une déconnexion croissante entre le réel et le politique. Je souhaite que ce livre puisse contribuer à la réflexion à travers le caractère exemplaire, inspirant, du réel et de l’action.

Vous souhaitez aussi continuer de pourfendre l’idée de « submersion migratoire » ?

Oui bien sûr, ça fait partie de cette volonté de donner à voir le réel, face aux fantasmes : l’idée qu’on serait submergé ne correspond pas à la réalité. J’ai aussi voulu montrer que l’accueil des réfugiés n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Et qu’on avance quand on fait cet accueil dans le strict respect du droit, de manière ordonnée, en faisant en sorte qu’il y ait la place pour tous les acteurs.

Avec du recul, comment analysez-vous le fait que vous n’avez pas été reconduit à la tête de l’Ofpra ? Etait-ce une tentative du ministère de l’Intérieur de reprendre la main sur cet office ?

Je crois que j’ai touché aux limites, au bout de 6 ans, de ce que je pouvais faire à la tête de l’Ofpra, dans le système tel qu’il est organisé. Ce dernier a plusieurs caractéristiques. D’abord, la politique de l’asile est confiée aux mêmes autorités qui gèrent la politique migratoire, c’est-à-dire le ministère de l’Intérieur. Or, la politique migratoire est restrictive depuis plusieurs décennies et elle est toujours prioritaire. L’asile ne vient qu’en second rang des priorités. Elle devient même une variable d’ajustement lors des phases de tensions migratoires réelles ou supposées. En outre, ce ministère a une tendance naturelle à être dans des politiques de dissuasion : il ne faut pas que les conditions d’accueil soient trop bonnes, sinon ça fait un « appel d’air », à leurs yeux. Dernier élément : l’impensée de la politique migratoire. Il faut impérativement dissocier l’asile de la politique migratoire. J’ai voulu porter la politique de l’asile avec l’indépendance absolue de l’Ofpra, telle que la loi la prévoit. Mais, en l’absence de réelle politique migratoire, l’asile est sous pression. Au bout de 6 ans, j’ai sans doute atteint les limites, dans ce contexte. Il était donc logique que je passe la main. Il faudra changer ce système, dissocier la conduite de la politique de l’asile et de la politique migratoire, s’ouvrir à tous les acteurs, sur les territoires. Et dans l’attente, préserver l’acquis de l’indépendance de l’Ofpra.

Le règlement Dublin* doit-il évoluer ? Où en sont les travaux à ce sujet ?

Je ne suis pas très rassuré : nous sommes dans une situation étrange. A peu près tous le monde a pu comprendre que le règlement Dublin a des effets dévastateurs. On le voit en Italie, mais aussi en France, avec des demandeurs d’asile en attente, pour rien, pendant des mois. On sait que ça ne marche pas. Et, au niveau européen, les négociations conduites par les ministères de l’Intérieur (au sein du Conseil de l’Union européenne, ndlr) restent très axées sur ce règlement-là. Or, je montre dans le livre que nous avons contribué à mettre en œuvre des systèmes alternatifs : protéger les personnes dans les pays de transit pour les réinstaller en Europe ; instruire la demande d’asile à l’arrivée dans les ports européens, comme on l’a fait avec l’Aquarius... Il devrait s’y ajouter une agence européenne de l’asile, indépendante comme l’Ofpra. Mais tant qu’on est dans Dublin, on est dans des stratégies avec un manque de solidarité avec les pays d’arrivée, on provoque du désordre au détriment de tout le monde. Il y a urgence à évoluer au niveau européen, mais là on a un conservatisme très fort.

Êtes-vous familier des conditions d’accueil en Provence et comment les améliorer ?

Je connais la situation, j’ai pu en parler avec Cédric Herrou notamment ou avec les responsables de Forum réfugiés. Il y a une particularité à cette région, qui n’est pas celle qui accueille le plus durablement les demandeurs d’asile en France. C’est plutôt une région de passage. Mais comme partout, il faut pouvoir organiser cet accueil. Il faut que quiconque souhaite demander l’asile puisse le faire et puisse être hébergé dans de bonnes conditions, intégrer ceux qui sont reconnus réfugiés et que ceux qui n’ont pas le droit au séjour soient reconduits.

Une fois qu’un demandeur d’asile a obtenu le statut de réfugié, les conditions d’accueil s’améliorent-elles ?

C’est l’un des grands enjeux. Je pense qu’on a beaucoup progressé sur la phase Ofpra en termes de protection et les délais d’instruction se sont réduits à 3 mois. Mais des difficultés demeurent, dont l’accès à la procédure, lié à Dublin et aux délais dans les préfectures. Et puis il y a tout le problème de l’intégration des personnes reconnues réfugiés : on s’est depuis longtemps basé sur l’idée que l’intégration se faisait toute seule. Mais on a de vraies difficultés, et la nécessité d’avoir une intervention des politiques et des citoyens. C’est là que l’état devrait intervenir, en termes de logement, d’apprentissage linguistique, de formation professionnelle, de partage des valeurs républicaines.

Attendez-vous quelque chose des élections européennes sur la question des politiques migratoires ?

Ce que j’aimerais, c’est que ces élections nous évitent l’énième répétition des approches simplistes : le déni des difficultés, ou l’hystérie sur la peur de la submersion, voire à l’inverse, l’idée qu’il faut accueillir la terre entière, dans le désordre. Ces discours-là ne correspondent pas à la réalité et desservent la capacité de l’Europe à mettre en place des politiques migratoires et respecter le droit d’asile. Des solutions existent, nous les avons pratiquées. C’est notamment pour cela que j’ai écrit ce livre.

On parle de centaine de millions de réfugiés climatiques dans les décennies à venir, est-ce que les gouvernements des pays riches en ont pris pleinement conscience et s’y préparent-ils ?

Je pense qu’il faut faire attention aux annonces prophétiques : elles sont rarement confirmées. Ce qui me paraît vrai, c’est qu’il y a le réchauffement climatique et des déplacements à venir. Il est très probable que cela ait déjà lieu. Le risque est que cela s’amplifie, et donc il faut qu’on s’y prépare au niveau international et européen, y compris sur le plan de l’évolution du droit. Il faut donc engager une réflexion sur notre capacité à accueillir des déplacés sur une politique distincte du droit d’asile – ne touchons surtout pas dans le contexte international actuel à la Convention de Genève. Construire du droit international , européen et national pour répondre à ce défi, comme d’ailleurs de la migration économique légale, fait partie des enjeux d’avenir.

*Selon ce règlement européen, en pratique, le pays d'entrée dans l'Union européenne est responsable de l'instruction de la demande d’asile et rendra la décision finale. Voir aussi la vidéo explicative de Migrations en questions.


Plus d'infos :

www.migrationsenquestions.fr

Voir la vidéo de Pascal Brice sur le site de Migrations en questions, qui donne les chiffres de l'asile en France.

 

[MODE ETHIQUE] Passez à la « slow fashion »

Créé le : 18/03/2019

Par François Delotte

La surconsommation de vêtements peu chers a des conséquences désastreuses sur l’environnement et les conditions de travail des ouvriers de l’industrie textile, particulièrement en Asie. Créateurs, marques, associations s’engagent pour favoriser une mode plus éthique, axée sur le « moins, mais mieux ».

Ils étaient des milliers à manifester dans les rues de Dacca, le 10 janvier dernier. Des travailleurs de l’industrie textile du Bangladesh demandaient une hausse de leurs rémunérations. « Les salaires minimums pour les ouvriers les plus mal payés ont augmenté d’un peu plus de 50 % ce mois-ci, pour atteindre 8 000 taka par mois (83 euros). Mais les travailleurs intermédiaires indiquent avoir eu une augmentation dérisoire, au regard de celle du coût de la vie, notamment de celui du logement », indiquait l’AFP, le 13 janvier dernier. Le Bangladesh est le deuxième producteur mondial de textile après la Chine. De nombreux sous-traitants de marques, dont les produits sont vendus dans les pays occidentaux se trouvent dans des pays de 165 millions d’habitants. H&M, Primark ou encore Carrefour, y font confectionner des vêtements, attirés par une main d’œuvre peu chère. Mais dont les conditions de travail sont souvent...

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[DOSSIER] LES LOW-TECH, des technologies de transition

Créé le : 15/03/2019

Par François Delotte

Sus à l’obsolescence programmée et à la surconsommation des ressources ! Les low-tech — technologies simples, solides et sobres en énergie — proposent de répondre à une multitude de nos besoins de base, tout en réduisant nos impacts environnementaux. Plus que des objets, une véritable culture. 

Méthaniseur pour produire son propre gaz avec ses déchets organiques, eau de pluie rendue potable grâce à un filtre à sable et charbon, chauffage solaire et poêle à bois ultra-performant. Le tout autoconçu. La tiny-house réalisée début 2019 par le Low-Tech Lab est un véritable condensé de low-tech, pour « basse technologie ». « Nous voulons en faire un démonstrateur des solutions low-tech. Que tout le monde puisse l’essayer. La maison ira à la rencontre de son public. Nous la mettrons à la disposition d’associations. L’idée  : que tout le monde copie ses équipements et s’approprie ce qui l’intéresse ! », s’enthousiasme Clément Chabot. Il supervise la construction de la maison avec son compère, Pierre-Alain Lévêque. Tous deux sont membres de l’équipe du Low-Tech Lab, projet porté par l’association Gold of Bengal et hébergé à Concarneau (29) par le fonds de dotation Explore, du navigateur Roland Jourdain. Ce laboratoire des technologies simples, mais efficaces, s’est fixé un objectif : « Trouver des solutions accessibles au plus grand nombre pour réduire l’empreinte...

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SEVERN CULLIS-SUZUKI - "Au nom des générations futures"

Créé le : 14/03/2019
David Suzuki Foundation

A l'occasion de la mobilisation sans précédent menée depuis plusieurs semaines par les étudiants du monde entier contre l'inaction climatique des décideurs politiques et à l'aube des grandes manifestations climat des 15 et 16 mars prochains dans toute la France, nous avons choisi de republier une interview de Severn Cullis-Suzuki, parue en mai 2016 dans le dernier hors-série de Bretagne Durable. Cette canadienne prit la parole à l'âge de 12 ans, comme Greta Thunberg, mais lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, afin d'alerter les politiques sur l'état de la planète. Un combat qui n'a pas pris une ride, trente ans plus tard... Inaction vous avez dit ?

« Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés partout dans le monde et dont les cris ne sont plus entendus. J’ai peur de m’exposer au soleil à cause du trou dans la couche d’ozone. J’ai peur de respirer l’air car je ne sais pas quelles substances chimiques il contient... »

Ces paroles ont été prononcées lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 par Severn Cullis-Suzuki, alors âgée de 12 ans et dotée d’un aplomb hors du commun. A 37 ans, cette canadienne poursuit son combat, en donnant des conférences et en sensibilisant le plus grand nombre grâce à sa visibilité dans les médias.

Severn, on a particulièrement entendu parler de vous en france à travers le film éponyme de Jean-paul Jaud, « severn, la voix de nos enfants » sorti en 2010. vous êtes connue pour votre engagement. Quelle est votre action principale aujourd’hui ?

Mon rôle le plus important est celui de mère. J’ai 2 petits garçons ; et non seulement cela m’a appris des choses sur moi-même, mais cela m’a également fait penser aux changements que nous affrontons chaque jour. Aux changements que nous demandons aux gens de faire et à quel point il est difficile de les mettre en oeuvre. Je dirais même que c’est presque impossible. Soyons franc. Qui prend les décisions sur la tenue d’une maison, sur les concessions quotidiennes que les humains font ? Ce sont les femmes, les mères. Or ces mêmes femmes, déjà tellement occupées et qui ont tellement de responsabilités à qui on demande de faire des efforts colossaux pour préserver la planète. C’est injuste. Je réfléchis à cette question fondamentale en lien avec le fait que les individus ont besoin d’aide, d’infrastructures, de changement systémique pour répondre favorablement aux enjeux environnementaux.

En tant que femme, mère, épouse tout en étant engagée pour défendre l’écologie, peut-on dire que vous êtes une « chercheuse d’équilibre » ?

Il est certain que je suis constamment en train de chercher un équilibre. Et pour le garder , je passe beaucoup de temps dans la nature. Mais dans le même temps, je ne pense pas que l’équilibre soit véritablement quelque chose qu’il est possible d’atteindre. Je fais partie de la génération des femmes du XXIe siècle. Ma génération suit celle des années 60 qui s’est battue pour l’égalité et les droits des femmes. Aujourd’hui, on attend de nous de tout faire, tout réussir. Or il y a moins de femmes dans la politique qu’il y a quelques temps. Pourtant le rôle des femmes dans ce champ maintient la société dans un certain équilibre. Je m’interroge.

Qu’est-ce qui a changé depuis vingt ans, depuis votre première prise de parole publique ?

Nous avons toujours une seule planète pour 7 milliards d’habitants. Et nous n’avons plus les capacités de continuer de la même manière. Nous sommes dans une nouvelle ère, dans laquelle nous devons nous inscrire dans une montée en puissance en matière de développement durable. Notre ingéniosité ne peut plus être une simple option. Encore faut-il que les décideurs aient la connaissance et la capacité d’avancer et d’intégrer une vision des ressources à long terme. Car nous continuons de traiter le climat par exemple avec une approche politique et une pensée linéaire, ce n’est pas suffisant. Aujourd’hui, nous sommes dans une crise de culture et nous devons être capables d’identifier les liens entre les crises énergétiques, économiques et environnementales. Nous vivons un moment historique.

 

Redécouvrez son discours de 1992 à Rio de Janeiro :

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