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[ ROB HOPKINS ] - " Il faut tout rebâtir "

Créé le : 20/05/2019

A l'occasion de son tour de France de la transition, co-organisé par la revue Sans transition !, le fondateur du mouvement des villes en transition nous a accordé un entretien exceptionnel.

Rob Hopkins nous parle de ses expériences et rencontres réalisées dans le cadre de sa tournée nationale qui a lieu en avril dernier, à l'invitation de Soùleu et de Sans transition !. Il évoque également la situation climatique et sociale désastreuse dans laquelle nous sommes et les solutions que nous avons à notre portée pour l'enrayer. Pour cet enseignant en permaculture, c'est en se servant de notre imagination que nous donnerons une chance aux générations futures d'hériter d'un monde en rémission.

Interprète : Xavier Combe

Réalisation : Capture Video

[ COMMUNIQUÉ ] - Welfarm, "Le scandale du poulet ukrainien"

Créé le : 20/05/2019

Mercredi prochain, la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) s’apprête à octroyer 100 millions d’euros de prêt au géant du poulet ukrainien : MHP.

Ceci avec l’argent public du contribuable européen !

Or rien n’indique que les 300 000 millions de poulets détenus dans les fermes-usines de ce mastodonte de l’agroalimentaire respectent les normes européennes concernant le bien-être animal ! Au contraire tout nous pousse à envisager le pire pour les animaux lorsque l’on sait que MHP est déjà au cœur d’une sombre manoeuvre visant à s’exonérer de droit de douane.

WELFARM a donc adressé un courrier à Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, lui demandant de refuser l’octroi de prêt sans preuve de respect des normes européennes de protection animale.

Au-delà de ce cas particulier, WELFARM dénonce la nature de l’accord de libre-échange avec l’Ukraine sur le plan du bien-être animal. En effet, en contrepartie de l’ouverture au marché européen pour ses produits, Kiev s’était engagé à adopter une législation nationale répondant aux standards européens de protection des animaux d’élevage.

Elle ne l’a pas fait ! Des tonnes de viande ukrainienne inondent le marché européen depuis la signature de l’accord en 2016. En trois ans, les importations de viande de poulet sont ainsi passées de 35 529 à 105 173 tonnes. En France il est courant de retrouver ces produits dans les cantines.

Face à cette situation, nous pouvons tous agir :

  • En votant le 26 mai, aux élections européennes pour les candidats engagés pour le bien-être animal : plus d’infos sur Voteforanimals.

  • En étant vigilant à la provenance des aliments servis en restauration collective.

Nous sommes plus que jamais mobilisés pour mettre fin à la souffrance animale, où qu’elle soit. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer le combat.

> Plus d'infos

 

[ COMMUNIQUÉ ] - RES réagit aux propos du député Julien Aubert

Créé le : 20/05/2019

Jeudi 16 mai, Julien Aubert, député LR du Vaucluse et président de la Commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique, a tenu des propos erronés et inacceptables mettant en cause la société RES, lors d’une audition à l’Assemblée Nationale.

Monsieur Aubert a ainsi, d’une part, indiqué des chiffres erronés et non fondés sur des montants que RES selon lui “valorise” et d’autre part, employé, dans un amalgame très peu clair mais relatif à l’activité supposée de RES, nommément citée, les termes de « paradis fiscaux », « circuits douteux », « mafia », « actionnariat parti à l’étranger ».

Ces propos tenus à l’occasion d’auditions de personnalités qualifiées dans le domaine des énergies renouvelables ont été filmés et diffusés sur le site internet de l’Assemblée nationale, ils ont donc un caractère public.

RES, société anonyme par actions simplifiée, est une société de droit français dont le siège social est en Avignon. A ce titre, ses statuts sont déposés au tribunal de commerce de cette ville. Son capital social est de 10.816.792€ et son chiffre d’affaires en 2018 s’élevait à 105,8 M€. RES emploie plus de 200 personnes sur le marché français et acquitte l’ensemble des impôts et taxes dont elle est redevable en France. Aucune des filiales de RES n’a de capital « garanti par l’Etat » comme l’indique Monsieur Aubert.

RES se réserve le droit de saisir la justice d’une plainte pour diffamation.

> Plus d'infos.

Philippe Bihouix : les low-tech "nécessaires" pour réussir la transition

Créé le : 11/05/2019
Philippe Bihouix

Recueilli par François Delotte

Philippe Bihouix est ingénieur diplômé de l’École Centrale. Il est coauteur de Quel futur pour les métaux ? (EDP sciences, 2010) et de L’âge des low-tech, vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, collection Anthropocène, 2014). Pour lui, il faut se méfier des fausses promesses du high-tech. Il faudrait au contraire davantage s’appuyer sur une moindre consommation de ressources minières et énergétiques pour relever le défi climatique.

Vous parlez de l’âge des low-tech. Celui des high-tech est-il en train de se terminer ?

Je ne pense pas. Le titre de mon livre est un peu provocateur. Il a un côté utopique. Comme le dit Thomas More, « je le souhaite plus que je ne l’espère ». Nous évoluons dans un monde très « high-tech » et on nous promet qu’il va le devenir de plus en plus. On nous parle de taxis autonomes, de voitures volantes... On évoque en même temps un monde de plus en plus dématérialisé, une société « post-industrielle ». Mais il est en fait toujours aussi matériel. Notre société est hyper-industrialisée. Mais la production s’est déplacée vers d’autres pays. Nous n’avons jamais autant émis de gaz à effet de serre. Notre empreinte écologique continue d’augmenter. Nous sommes plus que jamais dans l’âge des high-tech et la consommation de ressources n’a jamais été aussi importante, malgré les incantations à l’économie circulaire. D’un autre côté, on sent poindre quelque chose. Il existe une vague d’enthousiasme pour des initiatives qui naissent dans les territoires autour du « ...

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[ COMMUNIQUÉ ] - Appel des Villes pour un avenir européen plus durable et plus équitable

Créé le : 07/05/2019
Les maires de Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Rennes, Nantes, Lille, La Rochelle, Grenoble, Dijon, Brest, Montreuil et Sceaux exhortent le Conseil européen et ses États membres à engager l'Union Européenne dans une stratégie climatique de long terme et à prendre des engagements de réduction des émissions contraignants et ambitieux.
Leur lettre ouverte, publiée en amont de la Conférence sur l’Avenir de l’Europe, appelle aussi au relèvement des engagements de l’UE pour assurer une transition énergétique juste et rapide ainsi que l’abolition des subventions aux énergies fossiles.

Lettre ouverte au Conseil Européen et à ses États-membres

" Président du Conseil Européen,

Chefs d'État et de Gouvernement des États-membres de l'Union Européenne,
Nous soussignés, maires et chefs de gouvernements locaux, nous associons pour exhorter les Chefs d'État et de Gouvernement des États-membres à engager l'Union Européenne (UE) et toutes les institutions européennes dans une stratégie climatique de long-terme visant un niveau et d’émissions nul d'ici 2050 - lors de la conférence sur l'Avenir de l'Europe qui se tiendra à Sibiu, en Roumanie, le 9 mai 2019. L'urgence de la crise climatique requiert une action immédiate, un renforcement de notre ambition climatique et tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5°C d'ici le milieu du siècle, en cohérence avec le Rapport Spécial sur le Réchauffement Planétaire de 1,5°C du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat. Or, les politiques actuelles en matière d'énergie et de climat mises en place à l'échelle mondiale engagent la planète sur la voie d’un réchauffement global de l’ordre de 3°C. Les milliers de jeunes manifestant chaque semaine dans les rues des villes européennes et du monde entier nous rappellent l'inadéquation de notre réponse au
changement climatique. Nous ne pouvons pas laisser le statu quo compromettre leur avenir et celui de millions de citoyens européens. Nous devons aux générations futures de prendre des engagements plus ambitieux pour lutter contre le changement climatique à tous les niveaux de gouvernement et dans tous les aspects de l'élaboration des politiques européennes. Nous reconnaissons et soutenons les positions du Parlement Européen et de la Commission pour réussir la transition vers une économie neutre en carbone en tant que seule option viable pour l'avenir de l'Europe et du monde. Nous pensons maintenant que le Conseil Européen a une occasion unique de concrétiser cette vision. Nous vous demandons de relever le niveau d’ambition de l’Union Européenne en matière de climat, afin de faire preuve de leadership mondial, d’entrainer un relèvement global de l’ambition et de progresser de manière appropriée et rapide dans la mise en oeuvre de l'accord de Paris. Nous vous exhortons à :
• Développer une stratégie européenne de long-terme, juste et inclusive, visant à améliorer la résilience et à s’assurer que les émissions de l’UE atteignent leur paroxysme en 2020, déclinent de plus de moitié d’ici 2030 et atteignent un niveau net d’émissions nul en 2050 ;
• Renforcer les objectifs climatiques et énergétiques de l'UE de 2030 et la Contribution Nationale Déterminée pour assurer une transition énergétique résiliente, rapide et juste, conforme aux objectifs précités;
• Aligner le prochain budget à long terme de l'UE sur cette stratégie, supprimer les subventions aux combustibles fossiles et intégrer l'action pour le climat en priorité dans tous les programmes de financement; et
• Engager tous les États membres à adopter des objectifs contraignants de réduction des émissions pour atteindre la neutralité carbone et les objectifs susmentionnés.

Nous, maires et responsables de gouvernements locaux, sommes prêts à soutenir et à contribuer au leadership européen en matière de lutte contre le changement climatique, alors que les impacts du changement climatique menacent l'accès équitable, égal et durable aux opportunités offertes par nos grandes villes européennes. Plus de 9.000 villes ont adhéré à la Convention des Maires pour le climat et l'énergie, dont près de 8.000 en Europe. Beaucoup d'entre nous se sont déjà engagés à atteindre l’objectif d’un niveau net d’émissions nul d'ici 2050 - beaucoup d'autres y travaillent. Collectivement, les villes ouvrent la voie à l’horizon 2050 en menant des actions déterminantes d’ici 2030, en élaborant des stratégies intégrées et en adoptant des engagements sectoriels ambitieux. Ceux-ci incluent des objectifs audacieux visant à atteindre l'objectif zéro déchet d'ici 2030, à respecter les normes de zéro carbone pour tous les bâtiments d'ici 2050, à passer à une électricité 100% renouvelable d'ici 2035 et à une énergie 100% renouvelable dans les villes d'ici 2050, et enfin à une action pour le climat inclusive qui profite
équitablement à tous les citoyens.
En tant que Maires et chefs de gouvernements locaux, nous pouvons jouer un rôle central dans la réalisation de l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris en élaborant et en mettant en oeuvre des plans locaux ambitieux et en collaborant avec les citoyens, les entreprises et la société civile pour parvenir à un changement durable. Cependant, nous avons besoin d'un cadre européen propice pour garantir la stabilité, la détermination et les ressources à long terme pour soutenir nos efforts en faveur du climat. Nous espérons que notre position vous incitera à relever votre ambition et à vous assurer que l’objectif d’un niveau net d’émissions nul d’ici le milieu du siècle est non seulement nécessaire et souhaitable, mais qu’il est également réalisable si nous travaillons de concert. Nous vous encourageons à assumer cette responsabilité et nous, les Maires, partagerons la tâche de la mettre en oeuvre dans l'intérêt des citoyens européens et du monde entier ".

Consulter l'intégralité de la lettre.

[ COMMUNIQUÉ ] - #NewRightsNow - " Des droits sociaux pour tous ! "

Créé le : 06/05/2019

A l’occasion de la Fête du Travail, le 1er mai 2019, une collecte de signatures en ligne a été lancée pour une initiative citoyenne européenne #NewRightsNow, visant à renforcer les droits sociaux des travailleurs dits « ubérisés ».

" A l’occasion de la Fête du Travail, le 1er mai 2019, nous avons le plaisir d’annoncer le lancement de la collecte de signatures en ligne pour notre initiative citoyenne européenne #NewRightsNow visant à renforcer les droits sociaux des travailleurs dits « ubérisés ».

Tout particulièrement, nous souhaitons créer, au niveau européen, une obligation pour les plateformes numériques de verser un revenu minimum garanti à l’ensemble de leurs travailleurs, y compris à celles et ceux ayant un statut d’indépendant ou d’auto-entrepreneur.

Le développement rapide des plateformes en ligne, proposant notamment des services de transport ou de livraison, a pris de court les pouvoirs publics européens. Ces multinationales 2.0 ont ainsi profité de l’existence de vides juridiques pour contourner les protections « traditionnelles » du droit du travail. Leurs travailleurs cumulent ainsi les inconvénients du salariat, et notamment le lien de dépendance vis-à-vis de l’entreprise, avec ceux des « véritables » travailleurs indépendants.

La question des droits des travailleurs des plateformes concerne toute l’Europe. Elle doit absolument être traitée au niveau européen afin d’éviter toute mise en concurrence des Etats-membres par les puissants lobbies des plateformes numériques. 

Derrière les travailleurs des plateformes, ce n'est rien de moins que notre relation au travail et la précarité de l’ensemble des travailleurs qui sont en jeu ! Si aujourd’hui les travailleurs des plateformes sont en première ligne face aux nouvelles formes de précarité créées par l’ubérisation de l’économie, ce processus menace, en réalité, l’ensemble des travailleurs. Il est temps d’agir, au niveau européen, en adaptant notre droit du travail aux véritables enjeux du 21ème siècle !

A l’approche des élections européennes du 26 mai prochain, l’initiative citoyenne européenne #NewRightsNow est aussi la démonstration par les faits qu’une « Europe citoyenne » est possible. Aux lobbies des grandes firmes du numérique, #NewRightsNow souhaite en effet imposer un lobby citoyen pour mettre notre pied dans la porte et nous imposer à la table des négociations à Bruxelles ! L’Europe du XXIème siècle sera celle de l’appropriation citoyenne des grands débats… ou ne sera plus ! »

Afin d’être traitée par la Commission européenne, notre initiative doit rassembler 1 million de signatures venant d’au moins ¼ des Etats-membres. Nous comptons donc sur votre citoyen ! "

> Pour signer l'initiative

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