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[ Arrêté pesticides de Langouët ] Le tribunal administratif suspend l’arrêté du maire

Créé le : 27/08/2019
Photo : Abujoy / wikimedia commons

Le tribunal administratif de Rennes a décidé ce jour de suspendre l’arrêté contre les pesticides du maire de Langouët au motif que ce dernier ne serait pas compétent pour prendre un tel arrêté et dans l’attente du jugement sur le fond.

Générations Futures déplore cette décision dans un communiqué et en appelle à la responsabilité de tous les édiles de France, relayant ainsi le cri d'alarme lancé par Daniel Cueff il y a quelques jours.

Voilà plus de 3 mois que Daniel Cueff, maire de Langouët en Ille-et-Vilaine, a décidé de prendre un arrêté municipal interdisant l’utilisation de pesticides près des habitations ou locaux professionnels. Convoqué devant le tribunal administratif de Rennes le 22 août, l'édile a bénéficié d'un large soutien de la part de particuliers, d'associations et d'ONG venus l'applaudir à la sortie de l'audience. Le tribunal vient de rendre son jugement et suspend la décision du maire.

« Générations Futures déplore cette décision du tribunal de suspendre l’arrêté et maintient tout son soutien à Daniel Cueff qui a décidé de faire appel de cette décision. Alors même que dernièrement, dans une vidéo, Emmanuel Macron reconnaissait les conséquences sur la santé publique des pesticides et qu’il annonçait sa volonté d’aller vers un encadrement des zones d’épandage, notre association ne peut que regretter ce jugement qui va à l’encontre de cet objectif et va laisser la population de Langouët sans protection face aux pesticides. » déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures.

« Nous invitons tous les maires de France à prendre des arrêtés similaires. Pour amplifier ce mouvement, notre association va d’ailleurs lancer prochainement un outil permettant aux internautes d’interpeller directement leurs édiles sur ce sujet. D’ici le prochain congrès des maires de France qui se tiendra fin novembre, nous espérons que des centaines d’autres maires auront rejoint Daniel Cueff et la vingtaine d’élus ayant déjà pris de tels arrêtés. Nous profiterons de ce congrès des maires pour présenter au Sénat le 21 novembre en présence de certains de ces maires courageux, et avec le soutien du sénateur Joël Labbé, l’état des lieux de la situation. Par ailleurs, nous appelons tous les candidat.es aux municipales de 2020 à s’engager d’ores et déjà, devant les électeurs, à prendre des arrêtés similaires à celui de Daniel Cueff en cas d’élections. Les électeurs pourront ainsi choisir en connaissance de cause leur future équipe municipale. »

Le prochain rassemblement de soutien à Daniel Cueff aura lieu le dimanche 08 septembre à 15h00, aux Halles Martenot à Rennes.

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> 96% des français soutiennent l'idée d'interdire les pesticides à moins de 150 mètres des habitations

[ LA SÉLECTION DES LIBRAIRES ] L'Humanité en péril, Fred Vargas

Créé le : 23/08/2019

Mais quelle mouche les a piqués ? Interloqués ou révoltés, pragmatiques ou rêveurs, lanceurs d’alerte, poètes ou romanciers, des auteurs, sélectionnés par des libraires qui diffusent Sans transition !, manient la plume et l’encre pour dire leurs convictions en termes d’écologie et d’humanisme. Des mots forts, percutants, qui tantôt interpellent, tantôt bousculent ou touchent, mais qui, jamais, ne laissent indifférents. Dans son dernier numéro, Sans Transition ! vous donne à lire ces extraits, en vous souhaitant un bel été.

L'Humanité en péril, virons de bord, toute !

Fred Vargas

Le mot du libraire

Un livre "coup de poing" sur l’avenir de la Terre et le vivant. Des thèmes aussi divers que la voiture, électrique ou non, la surexploitation des ressources naturelles, la déforestation en pas- sant par l’éolien sont abordés. Fred Vargas donne également des pistes pour améliorer la situation de notre planète. Un ouvrage rageur qui interpelle les consciences !

 
" Mais, hormis notre voix dans l’urne, nous aussi, comme je n’ai eu de cesse de le répéter, nous avons beaucoup à faire et sommes capables de peser lourdement sur l’indispensable chemin à venir. Et je commence par le secteur essentiel, on l’a vu, de l’élevage et de l’agriculture associée, qui ont atteint des proportions démesurées et destructrices. Pour rappel rapide, le couple élevage-agriculture génère 37 % du méthane, 65 % du protoxyde d’azote et 9 % du CO 2 du total des émissions de l’humanité, plus des gaz fluorés utilisés pour la chaîne du froid. Il est aussi le plus grand poste de la consommation de l’eau dans le monde (70 %), et la première cause de pollution de l’eau. Il est également responsable de la déforestation, de l’épuisement des sols, de celui du phosphore, et des pluies acides. Un bilan énorme et catastrophique, sur lequel nous pouvons agir vite et directement : en réduisant notre consommation de viande, de 90 % pour les pays développés en particulier, en bannissant la charcuterie nitritée cancérogène, en refusant les bio carburants.
Je l’ai déjà écrit: moi non plus cela ne m’amuse pas de me priver de viande ! Mais ce faisant – et nous devons le faire -, nous ferons basculer tout le système agroalimentaire du monde, nous réduirons ainsi de manière déterminante l’empreinte des gaz à ef fet de serre, l’épuisement de l’eau, la déforestation, la pollution des eaux, la destruction des sols, nous éviterons la fin du phosphore, nous mettrons fin aux pluies acides et nous rendrons aux populations les sols dont elles ont besoin pour se nourrir ou les reforester. Pensez, pour accroître votre courage dont je ne doute pas, aux conséquences très graves pour la santé de cette surconsommation folle de viande et de viande transformée (la charcuterie), de laitages et de fromages. Mais ne remplaçons pas inconsidérément la viande par trop de poisson (beaucoup sont menacés de disparition), chargé de métaux lourds, efforçons-nous de suivre les consommations hebdomadaires ou mensuelles que j’ai données au cours de ce petit texte."
 
L'Humanité en péril, virons de bord, toute !
Fred vargas
Ed. Flammarion
15 euros

[ PESTICIDES ] 96% de personnes soutiennent l’idée d’interdire les pesticides à 150 mètres des habitations !

Créé le : 22/08/2019

Paris/Rennes, le 20 août 2019 : Le maire de Langouët, Daniel Cueff est convoqué, jeudi 22 août 2019 à 9h, par la préfète d’Ille et Vilaine devant le tribunal administratif de Rennes pour avoir signé un arrêté municipal visant à interdire les pesticides de synthèse « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel. »

Dans un sondage IFOP* exclusif commandé par Agir pour l’Environnement, 96% des personnes interrogées soutiennent l’idée d’une interdiction des pesticides à 150 mètres des habitations. Pour Agir pour l’Environnement, cette quasi-unanimité apporte la preuve que la décision prise par le maire de Langouët est non seulement juste du point de vue sanitaire mais qu’elle est également plébiscitée par l’opinion publique.

La démarche contentieuse engagée par la préfète d’Ille et Vilaine est révélatrice d’une vision rétrograde de l’agriculture, usant et abusant du droit pour tenter de museler un débat nécessaire et légitime autour de l’utilisation irraisonnée des pesticides de synthèse.
 
Un rassemblement de soutien au maire de Langouët est organisé jeudi 22 août 2019 à 9h devant le tribunal administratif de Rennes. A cette occasion, Jacques Caplat, secrétaire général d’Agir pour l’Environnement, remettra officiellement au maire de Langouët les 42.519 messages de soutien que l’association a rassemblés.

* Lien vers le détail du sondage mené les 08 et 09 août 2019 auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
 

[ G7 A BIARRITZ ] Emmanuel Macron propose un sommet « inclusif » sans la société civile

Créé le : 19/08/2019

Du 24 au 26 août 2019, la France accueille à Biarritz le sommet du G7. À ce jour, le Gouvernement n’est prêt à accorder qu’une dizaine d’accréditations aux ONG, soit la plus faible représentation des organisations de la société civile depuis 2005. Les conditions d’accès de la société civile à la presse pendant le sommet restent floues, rompant ainsi avec une longue tradition d’ouverture de ces sommets à la société civile. Le Réseau action climat appelle le président français à faire preuve de plus de transparence lors de ce weekend.

La France a placé le G7 2019 sous le signe de la lutte contre les inégalités, thème au cœur de l’action des ONG. Les engagements pris par les leaders du G7 seront scrutés par les ONG et elles veilleront à leur mise en œuvre effective tant dans les pays du G7 qu’au-delà. Les 7 pays sont loin d’être exemplaires en matière de lutte contre le dérèglement climatique, de préservation de la biodiversité, d’éducation et d’égalité femmes-hommes.

Sur toutes ces questions, les ONG nationales et internationales, notamment membres des groupes d’engagement C7 (Civil Society 7) et W7 (Women 7), ont développé des recommandations qu’elles ont portées tout au long du G7 et lors de chaque réunion ministérielle. C’est pourquoi elles revendiquent une place pleine et entière au sommet de Biarritz, afin que les solutions contre les inégalités mondiales et le dérèglement climatique ne soient pas décidées en vase clos mais réellement discutées avec les représentants et représentantes de la société civile. À ce jour, la proposition de participation au sommet du G7 faite par le Gouvernement n’est pas acceptable.

Pour Philippe Jahshan, président de Coordination Sud : « Si la France a communiqué à plusieurs reprises sur son souhait d’associer tous les acteurs et actrices de la société aux discussions, le sommet de Biarritz ne reflète pas cette intention et suscite l’incompréhension des ONG. La société civile dans son ensemble et dans toute sa diversité doit être représentée au sommet. Il ne nous a été proposé que 10 accréditations. Est-ce sérieux ?» interroge Philippe Jahshan. «  Nous attendons beaucoup plus. Cette représentation serait la plus faible historiquement depuis que les organisations de la société civiles sont investies dans le G7 et constituerait un précédent dangereux. »

Les ONG demandent également que les textes négociés pendant les trois jours du sommet soient portés à leur connaissance en temps réel et qu’elles puissent être en contact direct avec l’ensemble des journalistes qui suivent à Biarritz le sommet, afin de faire part de leurs analyses et réactions. Ceci inclut un accès au centre des médias internationaux, pour l’instant interdit, contrairement aux éditions précédentes.

Ce droit d’expression fait partie intégrante des missions des ONG. L’empêcher de pouvoir dialoguer librement avec la presse conduirait tout bonnement à un musellement de la société civile, sans précédent. C’est aussi une demande légitime dans un G7 qui se veut au format « renouvelé et inclusif ».

Cette année, l’Élysée a proposé à trois reprises de rencontrer les ONG et trois fois le Président a annulé sa venue au dernier moment. Ces revirements interrogent quant à la volonté réelle du président d’échanger avec la société civile et de nourrir les propositions de la France des contributions des ONG. Le 23 août, veille du sommet, une rencontre est prévue entre les ONG et Emmanuel Macron. Pour nous, elle doit s’inscrire dans l’ouverture à la pleine présence des ONG à Biarritz.

Il est encore possible pour la présidence française de montrer qu’elle souhaite réellement associer la société civile au G7. Pour cela, une représentation des ONG en plus grand nombre au sommet ainsi qu’un accès non contraint à la presse sont nécessaires. Dans le cas contraire, l’ouverture du G7 à la société civile ne serait qu’une parodie et les ONG questionneront la pertinence de leur participation.

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> A lire également : Un contre-sommet alternatif organisé à Hendaye

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[ RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ] Les vagues de chaleur comme celle de juin sont 5 fois plus probables

Créé le : 13/08/2019

Les scientifiques du projet World Weather Attribution viennent de publier ce mardi 2 juillet à 14h une étude sur les liens entre la canicule de la fin juin en Europe et le changement climatique.

Ces scientifiques, dont Robert Vautard du CNRS, estiment que le réchauffement climatique déjà observé (+1°C environ) a rendu de telles vagues de chaleur au moins 5 fois plus probables (donc plus fréquentes), et peut-être jusqu’à 100 fois plus. Ils estiment aussi que ces vagues de chaleur sont désormais plus chaudes de 4°C au mois de juin.

Consulter les résultats de l’étude :

 

[ LA RUÉE VERS L'ORGE ] Des bières bretonnes du champ à la cuve

Créé le : 09/08/2019
Photo : Virginie Jourdan

Les microbrasseries fleurissent sur tout l’hexagone. En Bretagne, une centaine est apparue en moins de 10 ans. Quelques-unes ont pris le parti de concilier artisanat, économie circulaire et développement durable. À l’instar de la microbrasserie Drao, située à Melesse, en Ille-et-Vilaine, productrice de sa propre orge.

À une dizaine de kilomètres de Rennes, au cœur des parcelles agricoles de Melesse, les bureaux en bois de la brasserie Drao jouxtent les hangars réservés au stockage des bouteilles et des fûts, et aux diverses cuves dédiées à la production et à l'embouteillage du breuvage malté. Depuis 2013, Rozenn Melle produit l'une des cent bières artisanales et locales que compte dorénavant la région. Contrairement à la majorité de ses collègues, Rozenn est paysanne-brasseuse. Passionnée par l'agriculture et les brassins, elle dispose de 20 hectares de terres et cultive elle-même l'orge brassicole qui est à la base des recettes de ses bières. Une démarche qui reste rare et dans laquelle seule une petite une poignée de bretons s'est lancée.

Une production locale et à faible impact

Pour réussir ses premiers semis, désherbages mécaniques et récoltes, Rozenn s'est appuyée sur la solidarité des agriculteurs voisins. De 15 000 litres en 2014, sa production de bière est passée à 65 000 litres cette année. « En 6 ans, j'ai doublé ma surface de production. Dorénavant, je suis autonome à 98% sur le malt issu de mon orge....

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