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[ ALIMENTATION ] Cuisinez biologique, végétarien et zéro déchet !

Créé le : 21/06/2019

Difficile de trouver des recettes dont une grande partie des ingrédients ne remplissent pas nos poubelles d'emballages et d'épluchures. C'est le défi que s'est lancée Delphine Pocard dans Ma cuisine Bio Zéro déchet. Elle y parvient haut la main en nous délivrant « 58 recettes végétariennes pour cuisiner responsable et mieux se nourrir ».

En effet, ce livre est très intéressant car il allie cuisine biologique, végétarienne et zéro déchet. Ainsi fanes, graines, pain rassi et eau de cuisson sont mis à l'honneur. Pour autant, les recettes sont simples et rapide à réaliser car le/la cuisinier(e) est guidé(é) pas à pas. Elles sont également variées et originales: le velouté aux parures de chou-fleur est un exemple parmi d'autres. Chaque réalisation est mise en scène par des photos qui font saliver et qui ravissent nos pupilles avant de charmer nos papilles. Et il y en a pour tous les goûts: soupes, tartines, tourtes, croquettes. D'autres recettes plus gourmandes permettent de renouveler nos habitudes culinaires comme le brownie chocolat noir meringué aux pois chiches.

Enfin, une partie est dédiée aux « condiments antigaspi » dans laquelle lait caillé, carottes abimées ou encore tomates trop mûres deviendront de précieuses denrées.Voici un livre dans l'air du temps qui permet de contribuer à une alimentation saine et de qualité avec des fruits et des légumes bio tout en évitant le gaspillage.

Delphine Pocard, Ma cuisine Bio zéro déchet, Rue de l'échiquier ed., 2019,124 pages, 13, 90 euros.

 

[ LOI MOBILITÉ ] Accélérations écologiques au ralenti

Créé le : 19/06/2019

Par le Réseau Action Climat et Unicef France

Une semaine après les promesses du Premier ministre « d’accélérer la transition écologique », l’Assemblée nationale adoptera aujourd’hui, en première lecture, un projet de loi qui annonce une transition au ralenti.

 

Pour le Réseau Action Climat, ses associations membres et UNICEF France, le constat est clair : faute de mesures de court terme et prescriptives, ce projet de loi marque des avancées sans donner le coup d’accélérateur nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l‘air des transports. Seul un regain d’ambition et de courage politique pourra garantir la capacité de tous à se déplacer mieux en polluant moins et à respirer un air sain.

Les avancées du projet de loi Mobilités

Plusieurs dispositions vont dans le bon sens mais avec une ambition et des moyens limités:

Le déploiement d’ici à fin 2020 de zones à faibles émissions dans les grandes agglomérations pour lutter contre la pollution de l’air, en prenant en compte la nécessité de réduire la pollution de l’air au niveau des établissements accueillant des publics sensibles, est une bonne nouvelle. Il manque toutefois des garanties pour l’efficacité des plans d’actions à réduire la pollution de l’air. Nos organisations suivront avec intérêt leur déploiement dans les territoires, pour s’assurer de la sortie progressive et équitable du diesel et de l’essence.

Le lancement d’un plan vélo doté d’un fonds national pour accompagner les projets de territoires pour devenir plus cyclables est une grande avancée, mais les montants sont encore trop faibles par rapport  aux besoins constatés pour rattraper le retard de la France. La mesure favorable à l’apprentissage du vélo à l’école revue par l’Assemblée nationale n’apporte pas toutes les garanties de sa généralisation.

La compatibilité entre le plan climat et les plans de mobilité, entérinée par la loi, pourra renforcer le lien entre l’organisation de la mobilité dans les territoires et  les engagements climatiques.

Des insuffisances et des contradictions

Dans son ensemble, le projet de loi Mobilités n’est pas à la hauteur des enjeux sanitaires et climatiques. Le caractère facultatif d’un grand nombre de mesures ressemble fort à un abandon des législateurs et des responsables politiques face aux intérêts de certains acteurs privés, alors que leur rôle est justement d’entériner des mesures qui s’appliquent à toutes et à tous pour protéger l’intérêt général.

Ainsi, la mesure phare défendue par les ONG, le forfait mobilité durable, visant à encourager l’usage du vélo et du covoiturage sur les trajets domicile-travail, reste optionnel et son cumul avec le remboursement des transports commun est trop restrictif. A travers la non-généralisation de cette prime, le Gouvernement et les députés ont raté l’opportunité de montrer qu’une politique de mobilités plus durable permettrait de réconcilier les enjeux sociaux, économiques et écologiques.

Le projet de loi fixe un objectif de décarbonation du secteur des transports terrestres à un horizon 2050, mais le projet de loi ne se donne pas les moyens d’y parvenir. En effet, la France se fixe pour objectif de mettre fin à la vente des véhicules légers (dont utilitaires) neufs consommant des énergies fossiles d’ici à 2040, alors que la fin de vente de ce type de véhicules devrait être entérinée à l’horizon 2030, pour respecter l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C. Le verdissement des flottes privées de véhicules est enclenché mais à un rythme trop lent, les objectifs pour les plateformes de taxis et VTC étant renvoyés à un décret.

Par ailleurs, les avantages fiscaux dont bénéficient les transports les plus polluants que sont le fret routier de marchandises et le transport aérien ne sont pas remis en cause. Pourtant, la contribution de ces secteurs permettrait de dégager des moyens financiers qui font défaut dans le projet de loi actuel.

Enfin, le projet de loi n’a pas permis de mettre un coup d’arrêt aux projets routiers, incompatibles avec l’accord de Paris en raison de la hausse de trafic qu’ils engendrent.

Le respect des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris ne sera effectif que si le Gouvernement et les parlementaires adoptent de nouvelles mesures concrètes pour sortir du tout-routier et des énergies fossiles, réduire le trafic aérien, en développant les alternatives de mobilité plus durables.

Une seconde chance d’entendre le message des mobilisations sur le climat et de traduire les promesses du Premier ministre leur est donnée avec la commission mixte paritaire qui réunira des sénateurs et des députés autour du projet de loi Mobilités et le futur projet de loi de finances. La saisiront-t-elle pour passer à la vitesse supérieure?

> Plus d'infos

Retrouvez un dossier spécial consacré à la " qualité de l'air, comment protéger nos enfants ?", dans le prochain numéro de Sans transition !, à paraître à la mi-juillet !

 

[ LOCMÉLAR ] - Le retour d'un commerce et d'un lieu de vie

Créé le : 18/06/2019

Par Virginie Jourdan

Au cœur du Finistère, au pied des Monts d’Arrée, la petite commune de Locmélar s’apprête à rouvrir un bistrot. Disparue depuis le milieu des années 1970, cette activité commerciale de proximité parie sur une petite épicerie, un bar et des animations coconstruites avec les habitants.

Sur la place de l’église de Locmélar, commune située au pied des Monts d’Arrée, le camion d’un électricien stationne devant l’ancienne maison paroissiale. À l’intérieur, la rénovation avance à grands pas. Après quatre chantiers participatifs ouverts aux habitants, les professionnels ont pris le relai. Dehors, un voisin regarde le chantier qui a débuté quatre mois plus tôt. « Ça avance ? », se renseigne-t-il auprès de Florian Jéhanno, 32 ans, et de Margot Neyton, 29 ans, les futurs cogérants du lieu. Puis il demande s’il y aura des concerts et une possibilité de manger sur place. La réponse est en tout point positive et s’ensuit une visite des lieux. D’ici le début de l’été, Florian et Margot vont ouvrir un bistrot-épicerie dans cette ancienne bâtisse rachetée pour l’occasion par la mairie de Locmélar.

Convergence d’attentes

Attendu par la population, ce retour du bistrot-épicerie est le fruit d’une convergence d’attentes. Fin 2014, un diagnostic initié par le pôle d’économie sociale et solidaire du pays de Morlaix, l’Adess, révèle que les habitants aimeraient voir...

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[ COUCHES JETABLES ] Peut-on sortir de l’impasse ?

Créé le : 18/06/2019

Par Guillaume Bernard.

Quel parent aujourd’hui n’est pas capable de lister les inconvénients des couches jetables ? « Quel budget ! », « la quantité de déchets est colossale », ou encore « il paraît qu’elles contiennent des produits toxiques. » Pourtant, force est de constater qu’il est difficile de s’en passer… Peut-on changer cela ? Comment ?

Elles sont bien ancrées, ces habitudes qui veulent que la moindre petite commission de nos enfants soit jetée, avec son bel emballage — parfois aromatisé à la pomme — directement à la poubelle. Depuis bientôt 20 ans, plus de 95 % des bébés de l’Hexagone portent des couches jetables, selon le syndicat professionnel des fabricants de couche Group’Hygiène de 2015. Inventée après la Seconde guerre mondiale, la couche jetable a contribué à libérer le temps des parents… Et en particulier celui des femmes.

Pourtant, depuis quelques années, la couche jetable a mauvaise presse. En 2017, le magazine 60 millions de consommateurs a dévoilé une étude sur la toxicité de ce produit qui affole les consommateurs. Les analyses, que le magazine a fait mener par un laboratoire indépendant resté anonyme, révèlent que des matières classées « cancérogènes probables » ou « cancérogènes possibles », notamment du glyphosate, se trouvent dans la plupart des types de couches et marques testées.

Si le titre de presse écrit à l’époque que « les concentrations restent en deçà des seuils fixés par la réglementation », il...

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[ ROB HOPKINS ] " Les rues devraient être pleines de gamins qui jouent "

Créé le : 18/06/2019

Par Nicolas Troadec

Durant le cycle de conférences qui était organisé par Sans transition !, la Vallée du Gapeau en transition et Actes Sud, en avril, Rob Hopkins a rappelé le puissant pouvoir de l’imagination, indispensable pour créer des villes en transition, concept dont il est l’initiateur. Voici de larges extraits de l’intervention de l’enseignant en permaculture, issu de Totnes, en Angleterre. Il donne ici des clés et des exemples pour un futur positif et joyeux qui reste à construire.

« Une étude a montré que l’imagination et le QI ont évolué de façon égale jusqu’au milieu des années 1990. Le QI a ensuite continué à augmenter, mais l’imagination, elle, a commencé à diminuer. Les résultats de cette étude ont fait beaucoup de bruit. Quelles pouvaient en être les conséquences pour la croissance économique, pour Hollywood ? Mais personne ne s’est demandé quelles pouvaient être les conséquences pour nous, qui luttons contre le dérèglement climatique et faisons des efforts pour la justice sociale.

En parallèle de ce déclin, nous avons assisté à un autre : celui du jeu libre et non structuré. Auparavant, on voyait des gamins jouer partout. Dans le cadre de ces jeux, ils apprenaient à coopérer et à gérer les conflits. Ils se créaient des univers, des langages codés, à l’insu des parents. Le problème, c’est que, maintenant, on s’inquiète du CV des enfants à partir de 4 ans. On élève des enfants qui vont devenir des adultes inaptes à prendre des risques, et c’est la dernière chose dont nous avons besoin.

Dans le cadre de mon travail de documentation pour l’un de mes livres, je suis allé à Bristol,...

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[ CHARLELIE COUTURE ] " Etre artiste aujourd'hui, c'est être engagé "

Créé le : 17/06/2019

Samedi soir, le chanteur CharlElie Couture était présent devant une salle comble à Avignon, à l'occasion de la sortie de son dernier album, "Même pas sommeil". L'occasion pour cet artiste de rappeler son engagement en faveur de la question environnementale, du climat et des générations futures. Entretien.

Son dernier clip "Toi ma descendance" :

Et retrouvez également un entretien exceptionnel avec CharlElie Couture dans le prochain numéro de Sans transition !

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