Tous les articles

Quand les pesticides menacent la biodiversité aquatique

Créé le : 02/02/2016

37% des concentrations d'insecticides mesurées dans les eaux de surface en Europe dépasseraient leur Concentrations Acceptables Réglementaires (CAR). C'est ce que divulgue une récente étude scientifique de l'Institute for Environmental Sciences, de l'université de Coblence-Landau en Allemagne. Les auteurs en concluent que ces taux inquiétants représentent une menace pour la biodiversité aquatique. Soulignant au passage que la législation européenne est inefficace pour lutter contre ce type de pollution. De son côté, François Veillerette, porte-parole de l'association Générations Futures, a déclaré que « L’étude montre que dans le cadre actuel de nombreux pesticides présentent un risque inacceptable pour l’environnement aquatique et n’aurait donc pas dû à ce titre être homologués !»

Plus d'infos :

Consultez l'étude sur http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs11356-015-5148-5

www.generations-futures.fr

Les lauréats de l'appel à projet des PTCE dévoilés

Créé le : 01/02/2016

Redynamiser l'économie locale en créant des emplois non-délocalisables et en s’appuyant sur l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) : tel est le rôle des Pôles Territoriaux de Coopération Économique (PTCE). Le 14 janvier dernier, les 14 lauréats de l'appel à projet de l’État et de la Caisse des dépôts destiné à récompenser les PTCE les plus innovants ont été dévoilés.  

Parmi eux, deux se trouvent en Paca : Bou'sol, réseau de boulangeries solidaires, et Matière et couleurs du Luberon, projet construit autour de la valorisation des pigments naturels du Luberon.

La Bretagne compte également deux lauréats. Néo 56 encourage l'accès à l'emploi favorisé par la mixité des métiers et le PTCE Rennais pour l’innovation sociale, la construction durable et l’économie circulaire intervient dans le champs du bâtiment et du traitement des déchets.

Deux projets ont aussi été retenus en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Organic'Vallée est un projet de zone d'activité axé sur le recyclage et la valorisation des déchets. 3.EVA a lui pour ambition de soutenir l'entrepreneuriat en milieu rural. Des initiatives encourageantes pour le développement durable et solidaire des territoires.

 

 

 

 

Pour ou contre l'état d'urgence

Créé le : 01/02/2016

Suite aux attentats de Paris, le parlement a adopté, à la quasi-unanimité, la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois, le 20 novembre dernier. Quelque 3000 perquisitions plus tard (dont une chez des maraîchers bios de Dordogne), le débat est vif autour de ce régime qui permet aux préfets de décider des assignations à résidence, des interdictions de séjour ou encore des couvre-feux. Si certains invoquent la nécessité de faire face à la menace terroriste par des mesures d’exception, d’aucuns soulignent les atteintes qui pèsent sur les libertés. La controverse est d’autant plus vive que le gouvernement souhaite renforcer les prérogatives des préfets via le projet de loi antiterroriste. Sécurité ou privation de libertés publiques : la prolongation de l’état d’urgence fait débat.

POUR

PHILIPPE CAPON

Secrétaire général d’UNSA Police, l’une des organisations syndicales les mieux représentées parmi les gardiens de la paix.

 

« la vigilance doit être maintenue »

« Après les attentats du 13 novembre, l’état d’urgence nous a permis d’effectuer des procédures et des vérifications sur des personnes connues des services de police. Et pour lesquelles ces vérifications n’étaient pas toujours réalisable par le passé. Cela nous a notamment permis de découvrir, via des perquisitions, des armes liées à la délinquance mais aussi au terrorisme. Car les liens entre terrorisme et délinquance sont étroits. Nous sommes aussi favorables à l’assignation à résidence, qui est utile pour contrôler des personnes radicalisées. Mais à condition que celle-ci soit encadrée et ne sorte pas du cadre de la lutte contre le terrorisme. Je tiens d’ailleurs à souligner que nous travaillons en étroite collaboration avec la Justice. Lorsque nous trouvons des éléments probants, ceux-ci se retrouvent ensuite entre les mains des magistrats. N’oublions pas que des événements comme ceux de janvier et de novembre étaient inconnus en France jusqu’alors. Nous faisons face à des personnes qui sont prêtes à aller jusqu’à la mort. Il faut avoir les moyens d’intervenir face à cela. Et la vigilance doit être maintenue : nous avons des alertes régulières. L’attaque du commissariat du XVIIIe arrondissement, le 7 janvier dernier, en témoigne. Il nous faut un système permettant dent contre ce risque. Et des moyens pour la police : l’état d’urgence engendre des contraintes pour les policiers, de la fatigue, des heures supplémentaires non-récupérées, des formations professionnelles non-suivies... L’état d’urgence ne peut pas être maintenu éternellement. Mais sa sortie doit être accompagnée par de nouvelles dispositions matérielles et juridiques pour lutter contre le terrorisme.»

 

CONTRE

HENRI LECLERC

Avocat depuis près de 60 ans. Il intervient dans plusieurs domaines dont celui des libertés publiques. Il a aussi été Président de la ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen de 1995 à 2000.

 

« Une telle solution ne doit pas être permanente »

« L’état d’urgence était peut-être nécessaire pour une durée courte, mais la prolongation est peut-être excessive. On peut sacrifier des libertés publiques momentanément pour la sécurité, mais une telle solution ne doit pas être permanente. L’application de l’état d’urgence donne lieu à des dérapages et les résultats ne sont pas concluants. D’abord, cette situation prive de nombreuses libertés, en interdisant les réunions de nature à provoquer ou à entre-tenir le désordre comme les manifestations ou les spectacles. Ces derniers ne sont pas interdits, si l’organisation a prévu un dispositif de sécurité renforcé. Et je ne parle pas des personnes qui sont assignés à résidence et qui ne peuvent plus sortir de chez elles. La limitation de libertés est donc importante et il ne faut pas l’oublier, peut frapper tout le monde. On a pu s’en rendre compte lors de la manifestation qui a eu lieu pour l’ouverture de la COP21, le 29 novembre dernier. Certes, le gouvernement avait interdit de manifester pour le climat à Paris et dans toutes les villes de France, mais il y a eu certaines dérives des forces de l’ordre. L’état d’urgence n’est pas en lui-même de nature à écarter le danger. Il sert surtout à rassurer les citoyens, à montrer que l’on agit. Mais je ne crois pas à son efficacité supérieure. En effet, ce n’est pas ainsi que l’on pourra lutter contre l’islam radical. Ce n’est pas ainsi qu’il faut s’y prendre : il faut s’attaquer aux causes de la radicalisation ».

Sortir de la « Génération cobaye »

Créé le : 30/01/2016

Diabète, cancer, asthme, obésité, infertilité, trouble du comportement, maladie cardiovasculaires : ces pathologies affectent de plus en plus de monde et notamment un nombre croissant d'enfants et de jeunes. C'est le constat que font les auteurs de cet ouvrage collectif parmi lesquels nous retrouvons Gilles Eric Séralini, professeur en biologie moléculaire spécialiste des effets des pesticides, le chef cuisinier Jérome Douzelet, le porte parole de l'association Générations Futures, François Veillerette, l'ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage ou encore la députée européenne EELV, Michèle Rivasi. Tous sont ici réunis par le mouvement Génération Cobayes, qui travaille sur les liens existant entre santé et environnement. Les dangers que représentent pour notre santé les produits phytosanitaires, les OGM, les perturbateurs endocriniens et les ondes électromagnétiques sont ici pointés du doigt. Mêlant militantisme et explications scientifiques, le livre est construit autour de dialogues menés entre un jeune et un expert. La nocivité de nombreuses substances et produits que nous utilisons au quotidien sont évoqués. Chaque chapitre se conclut par des propositions de lois qui permettraient de protéger les citoyens. Et d'éviter qu'ils soient davantage considérés comme des cobayes.

Et notre santé, alors ?, Collectif, Éditions Jouvence, 2015, 160 pages, 8,70 euros

 

Ensemble, paysans et citoyens : changeons de modèle agricole

Créé le : 28/01/2016

Par Miramap

Alors qu'une manifestation Alors qu’une manifestation de plus de 1 700 tracteurs dans Paris a contraint le gouvernement à débloquer 3 milliards d’euros pour soutenir un modèle agricole qui n’est aujourd’hui clairement plus viable, ni économiquement, ni écologiquement, ni humainement, le Miramap tient à rappeler que de plus en plus de citoyen-ne-s s’engagent pour accompagner une nécessaire et inévitable transition agricole. En France, ce sont 250 000 amapien-ne-s qui ont fait le choix de soutenir une agriculture de proximité, respectueuse des hommes et de la nature, et garantie d’un prix juste pour le/la consommateur-rice comme pour le/la paysan-n-e. (…) Alors que les départs à la retraite dans le monde agricole vont continuer à augmenter fortement dans les années à venir, et au vu de la crise structurelle actuelle, l’opportunité est clairement donnée à l’agriculture française de faire évoluer son modèle.

C’est pourquoi, depuis près de 15 ans, le mouvement des Amap a choisi la voie d’une agroécologie paysanne qui réconcilie l’acte de produire nà celui de se nourrir. Cette voie-là n’est ni une niche commerciale, ni une mode, ni une illusion ; elle est la traduction en actes d’un autre rapport à l’alimentation, à l’agriculture et à l’environnement, voulue par une part sans cesse croissante des citoyen-ne-s. Le Miramap appelle donc l’ensemble des acteurs – élu-e-s, paysan-ne-s, consommateur-rices – à prendre la mesure de la crise actuelle qui n’est pas conjoncturelle mais structurelle. Ensemble, paysans et citoyens, mettons fin au modèle agricole productiviste pour nous engager dans une véritable transition écologique et sociale de l’agriculture et de l’alimentation.

Plus d'infos :

www.miramap.org

Justice climatique : l’État bientôt assigné en justice ?

Créé le : 26/01/2016

L'association d'action pour la justice climatique, Notre affaire à tous, a décidé d'entamer un « recours contre l’État pour défaut de protection des générations présentes et futures, et défaillance dans la lutte contre le dérèglement climatique ». Dans un communiqué daté du 3 décembre, l'ONG déclare vouloir « contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique, pour la protection et la sûreté de la planète et contre la destruction du vivant. Si les États du monde ne parviennent pas à se mettre d’accord pour protéger l’humanité, nous, citoyens, les y contraindrons ». Notre affaire à tous explique avoir envoyé « une réclamation à l’État pour l’engager à remédier au préjudice que subit la population Française présente et à venir. » Si l’État ne répond pas dans un délai de deux mois, la structure engagera « une plainte au tribunal administratif ». Ça approche...

Plus d'infos

www.notreaffaireatous.org

Pages

Partager