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Loi biodiversité : entre ambition et répulsion

Créé le : 03/05/2016
© Pixabay

 Tribune à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), France Nature Environnement, Humanité & Biodiversité, Fondation Nicolas Hulot, et l'ANCPEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes).

 

Biodiversité, nature et paysages… Depuis le 3 mai, les sénateurs examinent un projet de loi sur la reconquête de la biodiversité. Plusieurs structures associatives, ONG, écologistes les encouragent à renforcer l’ambition de ce texte. Actuellement en deuxième lecture, il devait répondre aux enjeux d’érosion de la biodiversité. Ainsi, la loi serait adoptée avant l’été.

" De très nombreuses dispositions de ce projet de loi visent à réconquérir la biodiversité. Le texte prévoit sa définition dynamique. Ainsi, les enjeux des paysages nocturnes et de qualité des sols sont pris en compte. L’introduction des principes de solidarité écologique et de non-régression du droit de l’environnement est évoquée. « Eviter, réduire, compenser », traduit l’exigence d’absence de perte de biodiversité.

Des points saillants recherchés ou modestes

Le projet de loi prévoit l'interdiction de l’usage des pesticides néonicotinoïdes. La consolidation d'outils innovants. Le développement de connaissances dans le respect des droits patrimoniaux des associations, fait également partie de cette proposition. Elle prévoit notamment la modernisation de la gouvernance de la biodiversité. Ainsi, les missions et l’expertise technique du Conseil national de protection de la nature, seront confirmées. Une Agence française de la biodiversité sera mise en place. Elle disposera de missions claires, proportionnées et une gouvernance adaptée avec des capacités d’intervention. Le texte renforce le cadre de la compensation écologique. Notamment, afin de garantir la transparence des décisions et l’équivalence écologique. Cela assure leur mise en œuvre effective et efficiente. Enfin, l’intégration de mécanismes financiers, soutenant l’action en faveur de la biodiversité est prévue."  

 

Plus d'infos :

www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl14-359.html

INTERVIEW SONORE - Pierre Rabhi : « Le temps heureux se trouve dans la simplicité »

Créé le : 03/05/2016
Une image nommée Pierre Rabhi (credits photos: MC)

Pierre Rabhi est un agriculteur bio et essayiste français. Il est le fondateur du mouvement Colibris. Il soutient notamment le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et qui préservent les ressources naturelles :l'agro écologie ou encore l'agriculture biodynamique, par exemple. Pierre Rabhi s'est engagé pour une société plus respectueuse des humains et de la Terre. Sollicité pour de nombreuses conférences à travers le monde, il a également publié plus d'une quinzaine d'ouvrages, tel que Pierre Rabhi, semeur d'espoirs. Julien Dézecot, directeur de publication de Sans Transition !, a fait sa rencontre. Interview sonore.

 

Plus d'informations sur: 

www.colibris-lemouvement.org  et  /www.pierrerabhi.org/

 

Vandana Shiva : « Nous faisons tous partie de la grande famille de la Terre. »

Créé le : 03/05/2016
Vandana Shiva (Crédits photos: Lionel Astruc)

Vandana Shiva fera partie de notre hors-série sur les personnalités engagées. Cette femme à la personnalité forte a reçu le prix Nobel alternatif en 1993 pour sa lutte contre l’introduction des OGM en Inde et contre la bio-piraterie des grandes entreprises d’agro-alimentaire. Rencontre lors de son passage en France, par nos collègues d’Eco-breton. 

L’interview vidéo sur Eco-Breton par Marie-Emmanuelle GRIGNON (Eco-Breton) avec François GILLES (Solidarité) :

http://www.eco-bretons.info/ecomag/interview/vandana-shiva-nous-pouvons-tous-nous-investir-pour-libert%C3%A9-semences

 

Pour en savoir plus sur Vandana Shiva (en anglais):

http://vandanashiva.com/

 

Ouverture du deuxième parc éolien citoyen français en Loire Atlantique

Créé le : 02/05/2016
Montage de l'éolienne en  novembre 2015. Crédits Photos : Isac-Watts

Le deuxième parc éolien citoyen de France sera inauguré, samedi 7 mai, à Séverac, en Loire Atlantique. Un projet économique, solidaire et écologique porté par des citoyens et élus du territoire. 

Ça tourne ! Le deuxième parc citoyen français a ouvert ses portes, à Sévérac, en région Pays de la Loire, samedi 7 mai. Quatre éoliennes ont été mises en fonctionnement. L’occasion de remercier partenaires, riverains, bénévoles et clubs d’investisseurs pour la concrétisation de ce projet. David Laurent, directeur de l’association Eoliennes en pays de Vilaine, propose une table ronde concernant l’investissement dans les énergies renouvelables citoyennes. L’objectif est d’appréhender cette démarche et les changements qu’elle engendre en faveur de la société et des citoyens.

Les éoliennes ont le vent en poupe

Lancé en 2003, ce projet de parc éolien citoyen est une réelle création coopérative et écologique. Au fil des années, l’association EPV, la SARL Site à Watts en 2009 et la SAS Isaac-Watts en 2012, ont été créées pour la gestion et l’exploitation du parc éolien. Ce dernier a tout de suite suscité l’intérêt de la population locale, ce qui s’est traduit en 2014 par la participation de 38 clubs d'investisseurs.  Le parc éolien citoyen est devenu réalité. Il est piloté par des élus de la région, des professionnels de l’énergie et des citoyens locaux.

« Il est la démonstration de la capacité des citoyens à accompagner le financement de la transition énergétique dans le cadre d'un projet à leur échelle. Une initiative qui n'est pas isolée, » explique Claudette Lacombe, présidente d'Isac-Watts.

Au total, près de 600 personnes ont pris part à cette idée. Deux autres parcs sont ou vont être construits sur le territoire breton à Béganne, dans le Morbihan, et à Avessac, Loire-Atlantique. 

Le parc citoyen de Sévérac en quelques chiffres :

Nombre d’éoliennes

4

Hauteur d’une éolienne

140 m en bout de pale

Poids d’une éolienne

Environ 300 tonnes

Puissance nominale du parc

8,2 Mégawatts (2,05 MW/éolienne)

Production estimée

18 000 Mégawattheures par an, soit la

consommation électrique d’un canton de 3500 habitants

Investissement total

11 millions d’euros (20% par l’investissement d’acteurs et de citoyens locaux + 80% par un emprunt)

Durée de vie du parc

25 ans

Plus d’informations sur :

www.eolien-citoyen.fr

www.isacwatts.wordpress.com

Frédéric Vanpoulle : « Je veux aller plus loin que le bio »

Créé le : 02/05/2016
© Frédéric Vanpoulle
A l'occasion de la tenue du salon Ille et Bio, à Guichen (35), les 8 et 9 octobre, nous republions notre interview de Frédéric Vanpoulle, co-président de cet événement phare de l'agriculture responsable et des transitions.
 
Retrouvez nous à Ille et Bio, en direct sur Radio laser, samedi à 11h, aux côtés de Nicolas Hulot. Et dimanche, toujours à 11h, avec Frédéric Vampoulle et Anne Mommousseau, de l'Université Terre et Mer

 

Frédéric Vanpoulle est ingénieur agronome et agriculteur.  Ce militant engagé dans les transitions écologiques vit à Guichen, en Bretagne. Il est également co-président de l’association Culture bio et co-fondateur du salon Ille et bio.

Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans les transitions écologiques, humaines et économiques ?

Mes parents étaient concernés par l’écologie. Les livres de René Dumont, agronome français, trainaient sur la table familiale. Mon engagement s’est basé sur l’alimentation. A défaut d’exercer mon service militaire, je suis devenu objecteur de conscience pendant deux ans. Engagé dans une association pour un développement international d’agriculture solidaire, je suis devenu syndicaliste, puis arboriculteur en pommes bio.

Quels sont vos engagements aujourd’hui ?

Je suis co-président du salon Ille et bio et espère être remplacé pour qu’il y ait du sang neuf. Je resterai toujours impliqué. Aujourd’hui, mon nouvel objectif est de diversifier ma production sur mon terrain personnel. Ne plus travailler seul. Aller plus loin que le bio et le développement durable qui ont fait leur temps, vers une réelle transition écologique et sociale. Nous disposons déjà d’une maison hospitalière, afin d’accueillir des groupes. Mon concept est plus offensif. Il est basé sur la coopération et la communication avec la nature.

Quels rôles peuvent jouer la société civile et la culture dans ces transitions ?

Il y a trois sphères d’activités principales. Sociale, l’économie qui répond aux besoins des individus. Politique, avec le vivre ensemble. Et la culture, nos mentalités, nos valeurs, nos compétences et libertés. La fraternité doit être la valeur principale. Nous travaillons pour les autres au sein de l’économie. Je ne cultive pas de pommes pour moi. La société a encore une mentalité autarcique.  La culture nous connecte à nous-même, aux autres et à la nature.

 

Plus d’infos sur :

www.illeetbio.org/culture-bio/

Roundup : toxique pour la terre même à une très faible dose

Créé le : 29/04/2016

Une étude prouve que le roundup et ses adjuvants sont mortels pour un champignon, même avec une dose 100% moins importante que celle utilisée actuellement dans les pesticides. L’Aspergillus nidulans est utilisé un champignon comme marqueur de la santé des sols agricoles. L’étude a été publiée par l’équipe de Christian Vélot, enseignant-chercheur en génétique moléculaire, dans la revue internationale Environmental Science and Pollution Research, ce qui vient renforcer les craintes formulées par de nombreux scientifiques et par la société civile. 

Les microorganismes du sol sont grandement exposés aux pesticides et en particulier au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde. Dans le cadre d’un Partenariat institutions-citoyens pour la recherche et l'innovation (PICRI)2, une équipe de chercheurs pilotée par Christian Vélot, enseignant-chercheur en génétique moléculaire, a étudié les effets de la formulation commerciale de Roundup grande culture "GT Plus", contenant 450 g/L de glyphosate (son principe actif déclaré), chez un champignon filamenteux du sol, Aspergillus nidulans, utilisé ici comme un marqueur de la santé des sols agricoles.

Le Roundup plus toxique que le glyphosate seul

Résultats. L’étude réalisée démontre que ce Roundup est toxique pour ce champignon à des doses très inférieures à la dilution agricole. La dose qui provoque 50% de mortalité du champignon (LD50) correspond à un pourcentage de dilution 100 fois inférieur à celui utilisé en agriculture, cette mortalité étant de 100% pour une dose 50 fois inférieure à la dose d’application agricole. La formulation de Roundup s’est avérée être beaucoup plus toxique que le glyphosate seul, soulignant une fois de plus que les adjuvants ne sont pas inertes et la nécessité de les prendre en considération dans les processus d’évaluation. A la LD50 et des doses inférieures, les effets du Roundup sont multiples et incluent une altération de la croissance et de nombreuses perturbations cellulaires, en particulier au niveau du métabolisme énergétique et respiratoire. Ces analyses ont permis de mettre en évidence un nouveau mode d'action du Roundup sur le métabolisme énergétique, différent de celui observé jusqu’alors sur les cellules animales.

Des effets à très faibles doses

Les perturbations du métabolisme énergétique et respiratoire sont également détectées à une dose pour laquelle il n'y a pourtant aucun effet macroscopique. Ceci implique que les effets métaboliques des résidus de pesticides peuvent se produire à des doses d’exposition pour lesquelles il n’y a aucun effet toxique visible, telles que les doses agricoles pour les plantes génétiquement modifiées (GM) tolérantes aux herbicides. 

Plus d’informations sur :

www.generations-futures.fr/picri/roundup-toxique/

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