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Ronan Dantec : "Pour NDDL, il y a un compromis à trouver"

Créé le : 27/06/2016
La ZAD de NDDL - Crédit Photo : Magali Chouvion

Le 26 juin, la consultation sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes s'est close sur une victoire du « oui » à 55,17 % avec 51,08 % de participation. Une consultation nationale en ligne avait elle récolté 98% de « non » sur près de 90 000 votants, et un récent sondage Opinion Way pour France Nature Environnement déclarait 60% de français défavorables au nouvel aéroport. Ronan Dantec, sénateur écologiste de la Loire-Atlantique, nous a donné son interprétation des résultats du vote du weekend dernier.

 

 

Le oui au nouvel aéroport l'emporte sans ambiguïté, mais les communes les plus concernées ont voté non au projet d'aéroport... Qu'est-ce que cela révèle, selon vous ?

 

On constate, et ce malgré le oui significatif, que les deux communes les plus concernées par le projet, c'est-à-dire celle de l'actuel aéroport Nantes Atlantique et le territoire de Notre-Dame-Des-Landes ne sont pas favorable au nouvel aéroport. Cette consultation révèle donc la photographie étonnante d'un projet qui n'est pas désiré par les plus impactés. Ce qui fait basculer le oui, c'est un vote politique des territoires de droite et notamment des territoires en souffrance du nord du département qui voient dans le projet une aubaine économique. Les résultats doivent donc être observés avec attention, on ne peut pas parler d'un oui massif et homogène, ce n'est pas le cas. Nous avons affaire à une consultation biaisée, à la fois de part le choix du périmètre mais aussi le manque d'informations : le coût réel du réaménagement de l'aéroport de Nantes Atlantiques n'étant pas connu. La consultation de ce week-end n'est pas à prendre comme autre chose qu'une simple consultation : elle ne règle pas le problème et ne démobilise pas les opposants.

 

Et maintenant, que va-t-il se passer concrètement quant au projet de Notre-Dame-Des-Landes ?

 

Il faut maintenant respecter les recours juridiques. Il n'y a toujours pas eu de réponse quant au contentieux européen ni quant à la loi sur l'eau. Il reste de même la question du projet en lui-même : il a été demandé un projet plus réduit, cette option est à explorer pour trouver un compromis environnemental. Pour cela, il faudra examiner le rapport qui a été remis à Ségolène Royal.

 

 

Vous dites que le résultat ne démobilise pas les opposants, que reste-t-il alors comme moyens d'action après la consultation ?

 

Il reste l'action politique, il s'agit de ramener ce projet sur le terrain politique. C'est la mobilisation à droite qui a permis le succès. On voit que le débat divise profondément la gauche. C'est désormais dans les urnes qu'il reste à s'exprimer, puisque c'est le terrain central de la démocratie. Je ne remets pas en cause le résultat, plus de la moitié de la population s'est déplacé. Cela montre tout de même que le projet reste très clivant. Il y a une solution à trouver pour arriver à un compromis et c'est notre responsabilité à tous.

Amaëlle OLIVIER

Plus d'infos :

Pour le Projet d'aéroport : www.desailespourlouest.fr/

Collectif d'élus Doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

nddl-debatpublic.fr/

Macha Meril : « La transition, une nouvelle aventure »

Créé le : 23/06/2016

A Marseille, nous avons rencontré Macha Meril, artiste aux moyens d'expression diversifiée, pour parler des luttes des femmes et des problématiques de transition. Son livre, L'Arithmétique de la Chair, est paru en mars 2016.

Retrouvez son interview sur le Soundcloud du magazine.

 

Plus d'infos :

http://livre.fnac.com/a9324856/Macha-Meril-Arithmetique-de-la-chair

Le potager de mon grand-père

Créé le : 23/06/2016

Les racines, ça se transmet !

Après avoir perdu sa femme, le grand-père de Martin Esposito se met à cultiver son potager. Venu se ressourcer, Martin va le filmer au quotidien, d’où le récent documentaire, Le Potager de mon grand-père.

 

 

Ce documentaire propose de redécouvrir l’agriculture à une petite échelle. L’histoire du grand-père filmé par le petit-fils permet de montrer une histoire de transmission intergénérationnelle. Martin Esposito apprend à cultiver à la manière de son grand-père, qui l’avait lui-même appris de son grand-père. L’aïeul lui transmettra ainsi son savoir, un peu de leurs racines et les secrets de ce potager. Issu de cette génération fast-food, Martin prendra conscience de la valeur de ce précieux héritage. Tomates et courgettes sont au rendez-vous, avec une superbe image qui prend le temps de se poser.

Car prendre le temps de se poser est aussi un des thèmes de ce film réalisé au fil des saisons. A l’heure où tout va trop vite, le retour à la terre, au jardinage et à l’agriculture est un moyen de se ressourcer. Auprès de son grand-père et de son potager, Martin retourne aux sources d’une histoire d’amour familiale, de transmission et de mémoire.

Le Potager de mon grand-père, un film de Martin Esposito, sortie le 20 avril 2016.

 

Plus d’infos sur :

www.destinydistribution.com/

 

 

 

« Les Français disent NON à l’aéroport NDDL »

Créé le : 23/06/2016

Interrogée par OpinionWay à la demande de France Nature Environnement, une majorité de Français (60%) se déclarent défavorables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans le détail, « toutes tranches d’âges confondues, 29% sont tout à fait opposés alors que seulement 11% y sont tout à fait favorables ». FNE a ainsi souhaité poser à l’ensemble des Français la question à laquelle devront répondre les habitants du département de Loire-Atlantique dimanche prochain. Tribune à France Nature Environnement. 

« Si nous avons posé la question à l’échelle nationale, c’est parce que nous nous apprêtons à détruire une partie de notre patrimoine naturel commun et les services gratuits qu’il nous rend. C’est aussi parce que ce projet implique des investissements publics. Enfin, rappelons que l’engagement de la France à la cop21 pour lutter contre le réchauffement climatique n’est pas compatible avec une priorité donnée au transport aérien.

Un mauvais outil pour dépasser les postures

Quoi qu’il en soit, si le référendum, qui est en fait une simple consultation, consiste à opposer une population à une autre, il ne peut pas être le bon outil de sortie de crise. Seule une remise à plat du projet, associant toutes les parties, pourra permettre de construire un réel projet de territoire qui satisfera aux besoins régionaux (limitation du bruit aéroportuaire, préservation de la zone humide et des activités agricoles…). Ce projet de territoire permettrait de dépasser les postures et les clivages.

Priorité à des investissements d’avenir

Si 60% des Français sont convaincus qu’il ne faut pas construire cet aéroport, c’est sans doute parce qu’ils ont compris que c’était un projet nuisible parce qu’il va coûter très cher, parce qu’il va détruire un patrimoine exceptionnel et parce qu’une alternative reposant sur la modernisation de l’aéroport de Nantes Atlantique existe. A travers ce sondage, les Français expriment le besoin de voir l’Etat mettre la priorité sur les transports du quotidien pour mieux répondre aux préoccupations « ordinaires » : plus de gares, plus de trains, plus de tramways, plus de bus (propres), plus de circulation douce. Voilà ce à quoi semblent aspirer les Français du 21^e siècle plutôt que d’offrir à d’hypothétiques voyageurs américains la possibilité d’éviter un passage par Paris.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Ce sondage témoigne du bon sens des Français qui ont compris qu’un aéroport conçu il y a 50 ans pour accueillir le concorde puisse ne pas répondre aux besoins contemporains d’une France qui doit se tourner vers une mobilité durable, décarbonée, la moins polluante possible et répondant à nos besoins quotidiens en matière de déplacement (majoritairement le déplacement domicile-travail). Il est plus que temps que la France remette à plat l’ensemble de sa politique de transport et de mobilité en faisant enfin la part belle aux transports en commun et aux transports fluviaux et maritimes. »

Plus d’infos :

www.civicrm.fne.asso.fr

www.fne.asso.fr 

Les pays du G7 financent l’industrie du charbon

Créé le : 22/06/2016

Selon une étude menée par WWF, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, la Russie, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada auraient dépensé près de 42 milliards de dollars entre 2007 et 2015 pour l’industrie du charbon. Près 100 millions de tonne de CO2 par an ont été financés par le G7WWF, le Natural Resources Defense Council et Oil Change International appellent les pays du G7 à prendre, lors de ce sommet, l’engagement de cesser leur soutien public au charbon à l’étranger. 

« Les pays du G7, qui se réuniront au Japon les 26 et 27 mai, ont soutenu l’industrie du charbon dans le monde à hauteur de 42 milliards de dollars d’aides publiques internationales entre 2007 et 2015 dont 2,5 milliards uniquement en 2015. C’est le résultat d’une étude menée par le WWF, le Natural Resources Defense Council et Oil Change International qui appellent les pays du G7 qui ne l’ont pas encore fait, en particulier le Japon et l’Allemagne, à prendre, lors de ce sommet, l’engagement de cesser leur soutien public au charbon à l’étranger. Alors que 175 pays ont signé le 22 avril l’Accord de Paris et réaffirmé leur volonté de maintenir le réchauffement climatique bien en-dessous de 2°C, cette étude révèle que les émissions de gaz à effet de serre générées par les projets charbon financés par les pays du G7 s’élèvent à 100 millions de tonnes de CO2 par an. Cela équivaut, pour une seule année, à 20% des émissions émises par la France en 2013. En termes de production électrique, ce sont plus de 85 GW qui ont été produits par les centrales à charbon ainsi financées soit l’équivalent de la production électrique du Royaume-Uni en 2014. Avec plus de 22 milliards de dollars, le Japon est le pays qui a le plus contribué au financement du charbon à l’étranger entre 2007 et 2015 (des futurs projets sont en voie d’être financés à hauteur de 10 milliards de dollars supplémentaires). Arrivent ensuite l’Allemagne avec 9 milliards de dollars, les États-Unis avec environ 5 milliards de dollars, la France avec 2,5 milliards de dollars, l’Italie avec 2 milliards de dollars, le Royaume-Uni avec 1 milliard de dollars et le Canada avec moins de 1 milliard de dollars. Selon Sébastien Godinot, économiste au bureau des politiques européennes du WWF,  « il est scandaleux de voir que le Japon et l'Allemagne continuent de financer massivement avec l'argent public l’industrie du charbon et qu’ils sont en train d’étudier des projets dont le financement public s’élèverait à environ 10 milliards de dollars, alors que les données scientifiques montrent que cette industrie est incompatible avec l’objectif de 2°C. Les pays du G7 doivent mettre en œuvre leurs engagements de l'Accord de Paris et mettre immédiatement fin à toutes les aides publiques pour le charbon. »

Selon Pascal Canfin, directeur général du WWF France, « le modèle économique du charbon s'écroule sous nos yeux mais la construction de centrales continue. Le remplacement du charbon ne se fait pas assez vite pour gagner la course contre la montre face au changement climatique. Nos impôts ne doivent plus servir à financer une énergie incompatible avec l'Accord de Paris. Le charbon ou le climat, les gouvernements doivent choisir. » Selon Jake Schmidt, directeur au programme international du Natural Resources Defense Council, « financer l’industrie du charbon dans le contexte climatique actuel est clairement irresponsable. Cela met à mal la promesse de Paris et continue de lier les pays développés aux combustibles fossiles du passé, alors même qu’ils devraient se tourner vers les énergies d’avenir. » Selon Alex Doukas, chargé de campagne pour Oil Change International, « alors que la Chine a fermé des centaines de centrales à charbon et de mines, le Japon a accru ses financements dans le charbon aussi bien sur son marché intérieur qu’à l'étranger. Le fait que le Japon continue de financer le charbon met à mal  sa réputation d’un pays à la pointe de l’innovation technologique. » Selon Kimiko Hirata, directeur international du Kiko Network, « le Japon est une fois de plus classé premier financeur du charbon parmi les pays du G7. L’an dernier l’accord de l’OCDE et l’accord de Paris ont montré clairement que tout nouveau projet à base de charbon était incompatible avec les exigences climatiques. En maintenant sa position d’une promotion du “charbon propre”, le Japon viole les accords qu’il a signés. Le Japon doit prendre ses responsabilités et s’engager, lors du sommet du G7 à Ise Shima, à arrêter ses soutiens financiers internationaux au charbon. »

 

Plus d’infos :

www.nrdc.org

www.priceofoil.org

www.wwf.fr

Petit manuel de la transition : un espoir pour un autre monde ?

Créé le : 21/06/2016
crédit : Attac

Avec le petit manuel de la transition, Attac propose une stratégie pour ceux qui se demandent si l’espoir est encore permis. L’association est partenaire de la revue Sans Transition. Sortie en librairies depuis le mercredi 8 juin, aux éditions Les Liens qui Libèrent. La parole à Attac France qui « considère que si les mouvements sociaux ne parviennent pas à travailler ensemble, nous serons emportés par les désastres qui s’annoncent. »

« Pour toutes celles et ceux qui aimeraient qu’un autre monde soit possible, nous mettons en débat une multitude de propositions pour changer de modèle. Voici le manifeste d’Attac - en édition augmentée et mis à jour - pour changer notre modèle économique et politique. L’Europe est au bord du gouffre et la planète ne va pas mieux. Licenciements, chômage, austérité, spéculation, pollutions, dérèglement du climat… le néolibéralisme va de crises en catastrophes. Il est grand temps de bifurquer ! De rompre résolument avec ce capitalisme débridé, intrinsèquement inégalitaire et productiviste et de remettre la démocratie au poste de commande.

Mais comment et avec qui imaginer la transition vers une société vi­vable ? Les réponses, multiples, foisonnent déjà sous nos yeux, dans les mouvements de la société. Résistances et actions de désobéissance créative contre les lois du Medef et des transnationales, occupations de places et d’espaces libérés, construction des com­muns dans l’alimentation, le logement, la monnaie, Internet...

Le Petit manuel de la transition veut ainsi permettre aux citoyens de s’engager pour faire de la politique autrement, sans carrières ni rivalités, au seul service du bien commun. »

 

Plus d’infos :

 

https://france.attac.org/nos-publications/livres/livres/petit-manuel-de-la-transition

https://france.attac.org/

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