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AlterTour, le "militantisme du faire ensemble"

Créé le : 12/07/2016
Crédit photo : AlterTour / G de Crop

La 9e édition de l'AlterTour aura lieu du 10 juillet au 21 août prochain ! Ce Tour de France alternatif relie en vélo diverses alternatives durables en Loire Atlantique, Mayenne, Ille-et-Vilaine, Côtes d’Armor, Finistère et Morbihan. L'occasion de découvrir dans la convivialité des acteurs de la transition, la décroissance, l’écologie, l’autogestion... pour « prendre le temps de s’arrêter sur le monde qui nous entoure, et puiser l’énergie pour construire celui que nous voulons. » explique Mathieu Fromont.

Cette année, l’AlterTour s'interroge sur la question de l’appropriation (des terres, de l'eau, du savoir...) avec le thème « Bien vivre, biens communs » pour «  réinvente[r] nos modes d’organisation collective. »
L'AlterTour provient d'une volonté, après la victoire contre les OGM en 2008, de créer du lien dans le cadre d'un « militantisme du faire ensemble ».
Si vous souhaitez suivre les événements de l'AlterTour, nous publierons ici chaque semaine un nouvel épisode des aventures alternatives des cyclistes. Restez connectés !

Crédit photo : AlterTour / G de Crop

Amaëlle Olivier

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www.altertour.net/
Chaine Youtube AlterTour

 

Festival NDDL2016 : « Œuvrer en commun pour un idéal de démocratie »

Créé le : 08/07/2016
Crédit Photo : Magali Chouvion

Conférences, débats, mais aussi concerts et soirées festives, c'est le programme du traditionnel festival de Notre-Dame-Des-Landes, dont la première édition date de 2013. Les 9 et 10 juillet, les opposant-e-s au projet d'aéroport se rassemblent pour échanger sur le thème de la démocratie, et témoigner d'une opposition continue après la consultation du 26 juin.

 

« Le week-end sur la Zone à Défendre, c'est un espace convivial où on lutte par l'occupation des lieux. Mais c'est aussi l'occasion de tester de nouvelles formes de démocraties. On sent l'urgence après le Oui lors de la consultation, le gouvernement a la pression », explique Chloé, membre du mouvement Jeunes Écologistes, qui se rend pour la première fois au festival NDDL cette année.

La richesse du festival de Notre-Dame-Des-Landes, c'est la diversité des gens qui s'y déplacent. Venant de toute la France, parfois même du reste de l'Europe on retrouve des militant-e-s des luttes sociales et environnementales, des collectifs opposés à d'autres GPII [Grands Projets Inutiles et Imposés] comme Sivens ou Bure, des représentant-e-s de partis politiques et élu-e-s, mais aussi des agriculteurs/trices ou des associations ! De quoi alimenter et enrichir les discussions.

Pour Rémi Lung, ex-directeur de campagne des écologistes lors des régionales 2015 en Pays de la Loire, « ce rassemblement, c'est l'occasion de se compter, de montrer qu'on n'abandonne pas la lutte. L'enjeu ce week-end, c'est aussi de faire savoir qu'on sera mobilisé en cas de tentative d'évacuation à l'automne ».

En effet, explique Rémi Lung, les opposant-e-s redoutent les prochaines décisions du gouvernement : « Valls et Hollande, avec l'aide des médias dominants, tentent de délégitimer la lutte sociale en se focalisant par exemple sur les casseurs. Cela vise à rendre plus acceptables d'éventuelles évacuations, donc oui, on craint le passage en force. Les procédures pourraient être lancées à la rentrée, une période peu propice à la mobilisation mais on reste vigilant, toujours solidaire avec les habitant-e-s et les occupant-e-s de la zone, notamment les onze familles désormais menacées d'expulsion. »

 

« Semailles de Démocratie »

Ces craintes, ainsi que le goût amer laissé par la consultation du 26 juin mènent à un choix de sujet engagé pour ce rassemblement : « Semailles de Démocratie ».

La consultation, considérée comme un ersatz de démocratie par certain-e-s militant-e-s à la fois à cause d'une information jugée incomplète (pas de précisions sur le coût lié au réaménagement de l'aéroport Nantes Atlantique, ni quant à la desserte du nouvel aéroport) et d'une délimitation géographique qui fait débat (jugée trop restreinte et ressentie comme un choix politicien destiné à garantir la victoire du Oui), relance les questionnements quant aux enjeux de la démocratie participative.

« La crise démocratique est particulièrement bien symbolisée par ces projets démesurés, commence Rémi Lung, Il est primordial de repenser notre démocratie. Cela a d'ailleurs toujours été au cœur de la lutte contre les Grands Projets Inutiles et Imposés : il y a un conflit permanent autour de leur légitimité et même de leur légalité. Sivens en est le parfait exemple, puisque le projet vient tout juste d'être reconnu illégal deux ans après le début de l'occupation et un an et demi après la mort de Rémi Fraisse. La démocratie, ce n'est pas uniquement des institutions et des élections, c'est un idéal pour lequel nous décidons d’œuvrer en commun. Et pour reprendre l'idée de Françoise Verchère [NDLR : co-présidente du CéDpa, Collectif d'élus Doutant de la pertinence de l'aéroport NDDL], la recherche de la vérité, le refus de la destruction irréversible, le respect du vivant sont des valeurs démocratiques qui légitiment bien plus notre lutte que tout vernis électoral autour d'un projet environnementalement et socialement destructeur et économiquement absurde. »

Amaëlle Olivier
 


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www.notredamedeslandes2016.org/

www.jeunes-ecologistes.org/
 

#YoutubeusesDay : « Donner de la visibilité aux créatrices »

Créé le : 07/07/2016
Crédit Photo : Les Internettes

Mercredi 29 juin, c'était le #YoutubeusesDay ! Une journée dédiée aux vidéastes féminines sur Youtube pour attirer l'attention sur le manque de visibilité général des femmes sur Internet.
A l'origine de l'événement, un collectif flambant neuf : Les Internettes. Après la Néocast de 2016, qui ne comptait que peu d'invitées féminines, un groupe de créatrices ont voulu se rassembler.

 

« L'idée c'était de trouver une initiative positive pour augmenter la visibilité des créatrices sur Youtube plutôt que de simplement pointer du doigt ce qui ne va pas, on voulait se détacher du point de vue dénonciateur qu'adoptent les grands médias comme la télévision » nous explique Marion Seclin, co-fondatrice des Internettes. « Le #YoutubeusesDay, c'était aussi le jour officiel du lancement de notre collectif et on voulait frapper fort. Ça a d'ailleurs bien marché, on a été parmi les Top Trends [NDLA : Il s'agit des sujets les plus populaires] de Twitter France toute la journée. »
Et maintenant ? Le collectif a une liste de plus de 300 Youtubeuses, et partagera deux fois par jour des chaînes Youtube féminines. « On souhaite de même accroître la visibilité dans les événements comme les salons ou les conventions, mais aussi pousser les filles à se lancer. La présence des filles se résume souvent aux chaînes beauté. C'est très bien, mais on veut dire aux filles : « si c'est ce que vous voulez faire, allez-y, foncez, mais vous êtes toutes aussi légitimes pour aborder d'autres sujets. » Et contrairement à la télévision, sur Internet, on peut se lancer sans piquer la place d'un autre, il y a de l'espace pour tout le monde. »

 

Pour l'occasion, Sans Transition donne la parole aux Youtubeuses françaises et talentueuses. Toutes mettent en avant leurs difficultés à s'imposer dans un milieu dominé par les hommes et les commentaires sexistes auxquels elles sont confrontées.

 

Margot de Vivre Avec

 

« La différence principale avec les hommes [cis*] sur Youtube, c'est la mention du physique dans les commentaires. Quand ça fait un quart d'heure que je parle de comment mieux prendre en compte le handicap en tant que valide et qu'on me répond « Tu es jolie », non, ça ne fait pas plaisir. On élimine le propos, comme si la seule chose qui nous donnait de la valeur en tant que femme, c'était l'apparence, et c'est pareil pour les femmes politiques par exemple. C'est ça, aussi qui freine la présence de femmes, c'est inévitable dès qu'on a de la visibilité, on est obligées de s'y préparer. »

 

 

Florence Porcel, Youtubeuse scientifique

« Les commentaires misogynes et sexuels, c'est tous les jours », commence Florence.

« Quand j'ai lancé ma chaîne, je présentais mes vidéos avec une voix-off pour éviter ça. Suite à un CV vidéo que j'avais mis en ligne, j'avais reçu des menaces de viol, de mort... A chaque vidéo je me dis « c'est la dernière, j'en ai marre » et puis je continue. On a une appréhension en tant que femme qu'on ne devrait pas avoir. Et par rapport aux autres chaînes scientifiques, l'audience est moindre, ce n'est pas la seule raison bien sûr, mais c'est aussi sans doute parce que le public est surtout masculin et qu'ils ne s'identifient pas autant. »

 

 

Cordélia de Princ(ess)e

Après deux ans passés sur Youtube, Cordélia de Princ(ess)e a remarqué des différences de traitement par rapport à ses homologues perçus comme homme cis : « Ce n'est pas toujours méchant, au début c'était des commentaires qui débutaient par la validation de mon physique, alors que ce n'est pas la question. » Avec la hausse de son audience, ce sont des commentaires haineux qui ont commencé à apparaître, notamment LGBTphobes. « J'ai deux chaînes, une sur les livres où les commentaires sont plus axés sur le physique, et où je reçois aussi des commentaires comme « tu es stupide », ce genre de choses. Sur Princ(ess)e, je suis confrontée à beaucoup de haine, beaucoup de gens qui m'expliquent longuement pourquoi j'ai tort et que les bi/asexuels ou trans n'existent pas. C'est violent. »

 

 

Nemellia, Youtubeuse Gaming

« Personnellement, je n'ai pas eu trop affaire à des commentaires sexistes. J'ai quand même des réflexions comme « tu te débrouilles bien, pour une fille »... Je pense que ça part d'une bonne intention mais c'est révélateur... Jusqu'à il y a peu, je ne montrais pas mon visage quand je streamais [NDLA : jouer en diffusant en temps réel une vidéo de la partie], entre autres pour éviter de rameuter des gens qui draguent : statistiquement, j'ai plus de risques de tomber sur ce genre de personnes qu'un homme. Mais je m'en sors bien. Je pense que ça tient aussi au fait que j'ai un public assez mature, plus vieux que mes homologues masculins notamment. La communauté geek sexiste, c'est surtout celle des « Kevin » de 13 à 17 ans,pour qui "les filles ça ne joue pas aux jeux vidéos". Par contre, en comparaison avec les Youtubeurs, j'ai l'impression qu'il faut que je fasse mieux qu'un homme pour être traitée pareil. Si je devais donner un conseil à une fille qui veut se lancer, je lui dirais de se forger un caractère, de se préparer à encaisser : sous couvert de pseudos, certaines personnes se lâchent et sont blessantes. Il faut s'accrocher et prendre de la distance par rapport à ça. »

 

* Cis : Une personne cis est une personne dont l'identité de genre correspond au genre assigné à la naissance.

 

Amaëlle Olivier

 

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"Le succès, Youtube, le sexisme et moi" de Florence Porcel, et sa chaine Youtube

Princ(ess)e

Nemellia

BLOOM : « L’interdiction aurait dû avoir lieu il y a longtemps ! »

Créé le : 01/07/2016


Hier, la Commission Européenne a finalement adopté une série de mesures protégeant les écosystèmes des fonds marins européens, avec notamment l'interdiction tant attendue du chalutage profond au-dessous de 800 mètres de profondeur. Cette décision tant attendue est l'aboutissement de 8 années de mobilisation mais reste amoindrie par l'influence des lobbies.

Nous laissons la parole à l'association BLOOM, qui a mené la mobilisation :

 

« Bruxelles, le 30 juin 2016.

Après quatre années de procédures législatives et près de quatre années supplémentaires de lobbying intense de la part des industriels de la pêche pour tenter d’empêcher, en amont, l’État français puis la Commission européenne de proposer l’interdiction du chalutage profond, un accord vient enfin d’être trouvé, ce jeudi 30 juin, entre les trois institutions européennes (Parlement, Conseil, Commission) scellant la réforme du règlement encadrant la pêche profonde européenne.

Les trois institutions ont adopté une série de mesures importantes pour la protection des écosystèmes profonds européens, notamment l’interdiction du chalutage profond dans toutes les eaux européennes au-dessous de 800 mètres de profondeur et un mécanisme juridiquement contraignant de fermeture de zones abritant ou susceptibles d’abriter des écosystèmes marins vulnérables tels que des coraux.

Le futur règlement « pêche profonde » remplacera celui de 2002, faible et inadapté, qui sert aujourd’hui encore de cadre légal à la pêche profonde. L’Union européenne se dote ainsi d’un cadre réglementaire à la hauteur des résolutions votées par l’Assemblée générale des Nations Unies sur la pêche profonde.


 


Un succès franc pour la protection des océans


« L’équipe de BLOOM travaille d’arrache-pied depuis huit ans dans le but de faire interdire le chalutage profond. L’interdiction de cette méthode de pêche absurde, destructrice et subventionnée aurait dû avoir lieu il y a longtemps mais c’était sans compter avec la désinformation, les mensonges, la mauvaise foi et les manœuvres tordues des lobbies industriels et de leurs alliés politiques » déclare Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « Sans le soutien de centaines de milliers de citoyens qui ont mis la pression à Intermarché pour que le groupe cesse le chalutage profond, l’UE n’aurait jamais adopté cette interdiction. Nous espérons que les citoyens ont conscience que cette victoire est la leur et que sans leur mobilisation et leur soutien financier, les ONG ne peuvent pas faire de miracles. L’interdiction du chalutage profond au-delà de 800 mètres est la mesure la plus importante de ce règlement. C’est un succès franc aux conséquences nettes : cela signifie que la déforestation sous-marine qui a lieu aujourd’hui sans aucune contrainte légale jusqu’à 2000 mètres de profondeur cessera à jamais ».

Le seuil de 800 mètres retenu pour l’interdiction du chalutage profond l’a été à la suite de la campagne tonitruante que BLOOM a orchestrée contre cette méthode de pêche et que l’illustratrice Pénélope Bagieu a relayée dans une BD en ligne partagée plusieurs centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux, conduisant la pétition de BLOOM à entrer dans les records de mobilisation environnementale en France. La campagne de BLOOM a incité les enseignes de la grande distribution à abandonner les ventes d’espèces profondes et la flotte d’Intermarché à accepter, en janvier 2014, de ne plus pêcher au chalut au-delà de 800 mètres de profondeur. C’est la profondeur que le Conseil a retenue pour l’interdiction du chalutage profond le 6 novembre 2015. L’accord trouvé le mardi 14 juin signe ainsi l’aboutissement d’une négociation de « trilogue » entamée il y a huit mois et conclue sous présidence néerlandaise.

 



Une réforme amoindrie par l’influence des lobbies


« Cette réforme aurait pu être beaucoup plus ambitieuse avec un autre rapporteur » explique Claire Nouvian, « or l’eurodéputée socialiste Isabelle Thomas, en charge du texte, a bradé le règlement pêche profonde en acceptant presque sans ciller les reculs proposés par le Conseil (les États membres), Espagne en tête ».



Les navires espagnols exemptés

 

C’est ainsi que le texte se limite désormais aux seules eaux européennes et aux eaux internationales de l’Atlantique Centre-Est alors que la proposition initiale de la Commission européenne, renforcée par le Parlement, englobait l’ensemble des eaux internationales de l’Atlantique Nord-Est. La perte de la majeure partie des eaux internationales est à imputer à l’Espagne, qui a pris en otage le Conseil et exercé une pression terrible sur la Commission et le Parlement pour que ses navires, pêchant principalement en eaux internationales, ne soient pas impactés par le règlement. « La rapporteure aurait dû se battre pour défendre la position du Parlement et atteindre un compromis honorable mais au lieu de cela, Isabelle Thomas, élue de gauche, a fait le jeu de la droite espagnole, cherchez l’erreur ! » analyse Claire Nouvian. « Sa loyauté ne semble s’exercer qu’envers les lobbies de la pêche industrielle. De fait, Isabelle Thomas est marraine du lobby le plus actif, Blue Fish, et ce conflit d’intérêts inacceptable a eu un impact très regrettable sur la portée du règlement, à commencer par le résultat désastreux du vote du Parlement en décembre 2013 dont elle porte la responsabilité ».

 

Un succès atteint grâce à la mobilisation des élus et des citoyens


La façon de faire de Mme Thomas a fini par susciter l’exaspération des rapporteurs fictifs (chaque groupe politique assigne un eurodéputé au suivi du « Trilogue ») qui ont fait annuler la négociation tripartite de décembre 2015 et compris qu’ils devaient surveiller de près les agissements de la rapporteure. « Yannick Jadot (EELV) en particulier a réussi à redonner de l’ambition à la négociation » indique la fondatrice de BLOOM, « ainsi que Marielle de Sarnez (MoDem) et Younous Omarjee (Parti communiste). Ils ont porté au sein des institutions la volonté des citoyens et défendu l’intérêt général contre les demandes indécentes des groupes de pression privés. Sans eux, ce règlement aurait été saboté par les lobbies ».

« Sans ces vigies politiques, sans l’extraordinaire mobilisation des citoyens, sans la volonté d’Intermarché d’en finir avec une méthode de pêche destructrice, l’Europe n’aurait pas franchi une étape aussi majeure pour la protection des océans profonds et des nombreuses espèces menacées qui s’y trouvent » conclut Sabine Rosset, directrice de BLOOM.

BLOOM tient à remercier ses collaborateurs de la Deep Sea Conservation Coalition et The Pew Charitable Trusts sans lesquels cette campagne internationale n’aurait pas été possible. »

 

Plus d'infos :

www.bloomassociation.org/

Lorient Agglomération prépare la fin des sacs plastiques

Créé le : 29/06/2016

Les sacs en plastique à usage unique seront interdits dans les commerces à compter du 1e juillet 2016. Le 1er janvier 2017, l'interdiction sera étendue à tous les sacs plastiques non compostables utilisés pour les denrées alimentaires. Dans ce cadre, Lorient Agglomération distribue des sacs en plastique biosourcés dans dix supermarchés de son territoire. Le but : familiariser habitants et grande distribution à l'utilisation de produits biodégradables. Une initiative mise en place avec le réseau national pour la collecte et la valorisation des biodéchets, Compost+ et l'ADEME. Échange avec Odile Robert, en charge de la valorisation des déchets à Lorient Agglomération.

Pourquoi avoir choisi de distribuer des sacs en bio-plastique et pas en tissu, par exemple ?

L'agglomération de Lorient a fait, dès 2000, un choix politique : celui d'éviter l'incinération et de mettre en place au maximum une logique de valorisation de matières, dont de biodéchets. Depuis cette date, une collecte de biodéchets en porte-à-porte a été instaurée pour 100% de la population. Nous avons une unité de traitement biologique pour transformer nos biodéchets en compost de qualité, labellisé pour une utilisation en agriculture biologique. Ce compost est ensuite directement revendu aux agriculteurs par l'exploitant de l'usine de traitement. Les sacs biosourcés utilisés pour faciliter le geste de tri des biodéchets à la maison, s'inscrivent donc dans un cycle de gestion des déchets qui est déjà mis en place dans l'agglomération lorientaise.

 

Si le système de gestion des déchets est déjà mis en place, quel est alors l'enjeu de cette campagne ?

Les sacs biosourcés sont déjà mis à la disposition des ménages depuis 10 ans mais il faut se déplacer en déchetterie pour les obtenir. L'objectif de cette campagne, est de les rendre plus accessibles en les distribuant en grandes surfaces. Il s'agit surtout d'une démarche de sensibilisation auprès de la population sur le tri des biodéchets.

 

Comment avez-vous sélectionné les enseignes partenaires ? Avez-vous rencontré des difficultés à faire accepter ces sacs par les grandes surfaces ?

Nous avons démarché 10 grandes surfaces, nous permettant de toucher les habitants des 25 communes de l'agglomération de Lorient. Ce sont celles avec qui nous avions déjà un contact, , mais nous ne pouvions pas approcher tous les types de commerce, faute de temps. Il n'y a pas eu de problème, puisque nous les connaissions déjà. Nous avons par contre pu remarquer que nous étions les premiers à les informer de l'interdiction des sacs plastique non-biosourcés.

Notre démarche a été celle-ci : nous leur offrons les premiers sacs, en espérant qu'ils renouvellent ensuite leur approvisionnement. Cela les interpelle, certains se renseignent déjà sur les fabricants, les prix, font des devis... Nous retournerons les voir dans quelques mois pour évaluer les progrès effectués, mais nous avons seulement un pouvoir d'incitation. Pour ceux qui ne poursuivent pas l'opération, il sera mis un étiquetage à côté des distributeurs de sacs pour informer les consommateurs du « retour au sac non-biosourcé », en espérant une réaction de leur part.

 

Amaëlle Olivier

 


Comment reconnaître un sac compostable ?

Difficile de se repérer entre les différents labels  ! La plupart des sacs plastiques portent le logo « Oxo Biodégradable ». Contrairement aux idées reçues, cela ne signifie pas qu'ils sont compostables mais qu'ils sont conçus pour se fragmenter, ce qui n'est pas idéal pour l'environnement !

Pour reconnaître un sac compostable, vérifiez qu'il est certifié « Ok Compost » ou « Ok Compost Home » !


Plus d'infos

www.lorient-agglo.fr

www.ademe.fr/

www.compostplus.org/

Nouveau scandale dans les abattoirs

Créé le : 29/06/2016

Le 29 juin 2016, L214 a révélé pour la quatrième fois en huit mois des vidéos accablantes quant aux pratiques dans deux abattoirs français, à Pézenas (dpt) et au Mercantour. Maltraitance, violations des réglementations et absence de contrôle vétérinaire apparaissent sur ces vidéos tournées entre novembre 2015 et mars 2016. Les images montrent des animaux en grande souffrance, ce qui pose de nouveau la question de la valeur éthique d'un tel système d'abattage. C'est pourquoi nous avons fait le choix d'y consacrer une enquête dans notre premier numéro qui sortira en fin de semaine prochaine.

Pour revenir sur ces images, nous laissons la paroles à L214 :

« À l’abattoir de Pézenas, les chevaux sont parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage. Les dispositifs d’étourdissement étant inadaptés ou défaillants, les cochons reçoivent des chocs électriques avant d’être vraiment insensibilisés. L’abattage rituel des bovins et des moutons donnent lieu à des images cauchemardesques ; la plupart des moutons sont suspendus encore conscients en cours de saignée ; un mouton reçoit un coup de couteau dans l’oeil avant d’être égorgé ; les bovins sont saignés sans étourdissement, par cisaillement, et le sacrificateur revient découper dans la gorge des animaux conscients.

À l’abattoir du Mercantour, les conditions d’abattages des bovins sont moyenâgeuses : la mentonnière du tonneau d’abattage est tenue par une ficelle, les employés doivent immobiliser la tête des veaux à l’aide d’une corde au moment de leur saignée. Pour l’abattage rituel, là aussi, de nombreux moutons sont suspendus conscients en cours de saignée.

Le 17 mai dernier, le député de l’Hérault, Elie Aboud (LR), s’était rendu à l’abattoir de Pézenas dans le cadre de la Commission d’enquête parlementaire, lancée en avril dernier. Il n’avait alors relevé “aucun dysfonctionnement” dans l’abattoir. Le député n’avait pas souhaité voir l’abattage sans étourdissement des moutons. Avait-il vu l’utilisation du treuil pour les chevaux ? Les dispositifs d’étourdissement pour les cochons ? Les pratiques d’abattage rituel des bovins ?

Quant aux images de l’abattoir du Mercantour où les défauts de structure sont patents, elles ont été tournées après les audits mandatés par Stéphane Le Foll en avril 2016. Elles démontrent une nouvelle fois la défaillance des services de l’État dans le contrôle du respect des règles de protection animale.

L214 porte plainte pour maltraitance et actes de cruauté contre les deux établissements.

Afin de faire valoir le droit de chaque citoyen à l’objection de conscience, l’association lance une pétition pour la présence d’une alternative au minimum végétarienne, au mieux vegan dans les restaurants scolaires et les collectivités. »

 

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Voir les photos (extraites des vidéos)


 

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