Tous les articles

[DECHETS] En Bretagne, à la recherche des alternatives au recyclage

Créé le : 17/10/2020
centre de tri

Entre la collecte, le broyage, le nettoyage et les traitements de dépollution, le recyclage du plastique est à la fois complexe et onéreux. Crédit : D.R.

Par Virginie Jourdan

Aller plus loin que le recyclage des déchets ? Dans le Finistère, une cinquantaine d'entreprises, associations et collectivités y réfléchissent sérieusement. De la sobriété à l'éco-conception, elles expérimentent de nouvelles manières de faire.

Des seaux de yaourts dans la remise d'une cantine, des palettes de bois stockées dans un hangar, du mobilier plastique stocké dans une arrière-salle, la liste s'allonge chaque semaine. Parfois négligés, les déchets des uns sont des ressources pour les entreprises voisines. Depuis un an, une cinquantaine d'entre elles a rejoint la plateforme numérique G4dec. Spécialisée dans le déploiement de l'économie circulaire, la structure est née en 2019 et réunit 68 communes à proximité de la métropole brestoise. « La collecte des déchets, en vue du recyclage, a aussi un coût pour les entreprises. La plateforme permet d'en faire une ressource pour les voisines mais aussi de proposer des solutions de transformation. Et ça fonctionne », constate Virginie L'haridon, coordinatrice du G4dec. À ce jour, 38 gisements de palettes, gobelets non recyclables ou autre mobilier plastique, réutilisables, recyclables ou transformables ont été identifiés et la volonté de réduire le recours à des matières premières neuves est clairement affichée. « Auparavant, le déchet ultime était notre cible. Dorénavant, c'est aussi le recyclage. Car il faut diminuer la consommation des...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner
Article présent dans les magazines: 

[CLIMAERA ]: Quel lien entre réchauffement climatique et pollution ?

Créé le : 16/10/2020

Crédit photo : Pixabay. Les ferry qui restent allumés à quai sont une source de pollution très importante.

Par Elodie Crézé

Mardi, l’association Atmosud a tenu une conférence de presse pour déterminer le lien entre le réchauffement climatique et la pollution, sur les zones transalpines franco-italiennes. Des actions locales sont proposées afin d’infléchir la courbe de ces impacts, avec des projections pour la période 2030-2050.

 

« Les projections proposées sont optimistes, en termes de changement climatique », prévient Dominique Robin, directeur général d’Atmosud, association de surveillance de la qualité de l’air. La mission de Climaera, projet européen porté par Atmosud, est d’explorer le futur de l’air en lien avec l’évolution climatique. À cette fin, l’association a modélisé plusieurs scénarios climatiques à l’horizon 2030 dans les régions transalpines franco-italiennes. L’objectif est de déterminer les actions à mener localement pour diminuer les rejets de CO2 et gaz à effet de serre, et ainsi agir simultanément sur la pollution de l’air et le réchauffement climatique.

Pour réaliser les modélisations, 3 données ont été prises en compte : les émissions de substances polluantes (particules, gaz…) et gaz à effet de serre, les réactions chimiques dans l’atmosphère (cycle de l’ozone ou formation de particules secondaires) et enfin l’évolution météorologique de la région. Le scénario médian du GIEC (RCP 4,5) qui prévoit une stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à la moitié des niveaux actuels à l’horizon 2080 a été retenu par Atmosud.

Urgence à agir

Et les résultats sont alarmants. La température pourrait monter de 2 à 3° C à l’horizon 2030 dans les régions transalpines franco-italiennes, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Auvergne Rhône-Alpes, mais aussi en Ligurie, dans le Piémont et la Vallée d’Aoste. Quant aux émissions de particules fines, dès lors que le réchauffement climatique est pris en compte dans la modélisation, elles augmentent considérablement malgré les plans d’action menés pour les réduire. « Il faut donc aller plus loin », pointe Alexandre Armengaud, responsable de la coopération scientifique internationale pour Atmosud. « Il y a nécessité d’agir localement et d’investir pour réduire les émissions. »

Des actions, il y en a en effet à mener sur cette région transalpine. Comme améliorer le procédé de combustion des fours industriels, électrifier les quais à Marseille, Nice et Toulon, utiliser du gaz naturel liquéfié comme carburant, opérer une rénovation technologique des installations domestiques biomasse bois, généraliser la norme EURO VII pour les véhicules utilitaires légers diesel, etc. L’association espère ainsi parvenir à obtenir une diminution de près de 10 % des concentrations de PM10.

D’après un sondage mené par Atmosud dans la zone transalpine étudiée, plus de 80 % des sondés se disent prêts à changer leurs habitudes de vie. Mais il ressort un manque d’information général important dans la population. Pourtant il y a urgence, car, rappelle Alexandre Armengaud, « on a moins de 50 ans pour sauver la planète ».

Plus d’infos : www.climaera.eu/fr/presentation/climaera

[ TRANSITION TOUR #3 ] La parole à nos partenaires !

Créé le : 15/10/2020

Rob Hopkins, le fondateur du mouvement des villes en transition et enseignant en permaculture était de retour en France du 18 au 24 septembre dernier, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage en avril 2020 chez Actes Sud : Et si… on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ? 

Cette tournée, qui a rassemblé plus de 1500 personnes en Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Occitanie et Provence a pu avoir lieu grâce à nos différents partenaires, eux-mêmes acteurs engagés dans la  transition sur leurs territoires. Nous leur donnons la parole.

Nicole Morere – Vice-présidente Pays Cœur d’Hérault

« Depuis plus de 6 ans, nous travaillons sur les questions de transition avec des élus et citoyens du territoire. Pour construire l’avenir, il faut avant tout partager ses réflexions et débattre afin de faire bouger les lignes. Rob Hopkins démontre bien à travers son livre et ses conférences comment on peut agir et être au cœur de cette transition, nécessaire pour demain. »

Michel Diverchy – Elu en charge de la Transition à la Ville de Lannion

« Nous regardons tous les projets à l’aune de la transition écologique et l’impact sur le climat. Mon rêve est que la ville de Lannion soit citée en exemple sur le territoire. »

Gilles Lefeuvre – Chargé de mission Fondation Macif région Occitanie

« Être partenaire de cette tournée est complémentaire de notre activité et de notre démarche citoyenne pour faire advenir une société protectrice et inclusive. »

Tatiana Badouard – Chargée de Communication et Vie Coopérative Enercoop Midi-Pyrénées

« Rob Hopkins est une icône de la transition en Angleterre et en Europe ! Enercoop est un acteur de la transition énergétique et ce partenariat avec le magazine Sans transition ! était donc une évidence. »

Carine et François Raynaud – Gérants du magasin Biocoop La Graine des Dômes à Lempdes (Puy-de-Dôme)

« On est tous acteurs chacun à notre niveau, pour engager la transition. C’est en imaginant un futur possible qu’on peut y arriver. »

Article présent dans les magazines: 

[LE WEB SONNE] Le replay de la conversation citoyenne avec Jean-Louis Etienne

Créé le : 15/10/2020

Par Sans transition! 

Le deuxième épisode du Web sonne, l’émission en direct de Sans transition ! avec en invité le célèbre explorateur Jean-Louis Etienne, est passé. Cette fois, vous êtes près d’un millier à avoir suivi l’émission sur nos réseaux. Alors mille merci !

Jean-Louis Etienne est le premier homme à avoir atteint le pôle Nord en 1986, en solitaire.

Retrouvez le replay de cette conversation citoyenne avec le célèbre explorateur français ci-dessous.

[DECHETS ] : La folie recyclage : l'illusion plastique

Créé le : 13/10/2020

crédit : pixabay

Par Virginie Jourdan

En France, le recyclage avance. Mais pas pour tous les matériaux. Si 80 % du verre et 100 % de l'acier collecté trouvent repreneur sur le marché des recycleurs, le plastique fait grise mine. Malgré l'extension des consignes de tri et de la collecte, seul un petit tiers du plastique d'emballage parvient jusqu'à la case recyclage. Difficile à trier, compliquer à ré-utiliser, voire impossible à recycler, sa seconde vie n'est pas plus brillante. De quoi s'interroger sur l'opportunité de son recyclage.

Chaque année, plus de 100 millions de tonnes de plastique sortent des usines de fabrication. Et la courbe des niveaux de production de ce matériau reste exponentielle. La production des 20 dernières années équivaut à celle de toute son histoire, depuis la création des premiers plastiques naturels dans l'Egypte antique. Une vague qui se retrouve à 70 % dans les incinérateurs, les espaces naturels et les océans, sous forme de déchets ou de micro-particules. Un score dramatique quand les filières verre, acier et papier, affichent respectivement des taux de recyclage de 85 %, 100 % et 70 %*. Peu glorieuse, la France est aussi à la traîne par rapport à ses voisins européens qui affichent 40 % de taux de recyclage des matières plastiques. C'est 10 % de plus que dans l'Hexagone. Les raisons du désastre ? Pour France Nature environnement, elles sont « multiples ».

« Les filières de collecte et de recyclage existent mais elles ne se font pas par matière. Aujourd'hui, le plastique est partout. Et pas seulement dans les emballages », explique Catherine Rollin, chargée de mission Filières et prévention des déchets à l’association. Si 29...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

[DOSSIER] Ces forêts qui nous font du bien

Créé le : 13/10/2020

crédit photo : Marie Martinez

Par Marie Martinez

Comment se sentir bien et renforcer son système immunitaire sans se fatiguer ? Il suffit d'aller faire un tour dans les bois, de respirer profondément, de profiter du moment présent. La science l’affirme : la forêt a des effets bénéfiques sur la santé physique et mentale.

Nous avons tous fait l'expérience d'une balade en forêt qui requinque, physiquement et moralement. Mais comment expliquer ce bien-être ? Est-ce l'atmosphère sereine des forêts, l'air pur, les parfums agréables, le chant des oiseaux, le bleu du ciel, le vert des arbres, le paradis retrouvé, le moment de détente... ? Tout cela à la fois.

Selon la sagesse populaire, « se mettre au vert », c'est aller se reposer à la campagne, d'autant que le vert est une des couleurs les plus apaisantes avec le bleu, l'autre couleur dominante de la nature[i]. Dans les années 80, Georges Plaisance, un ingénieur des Eaux et Forêts, avait déjà écrit des livres sur le rapport entre forêt et santé. Ce n'est que dans les années 2000 que les chercheurs japonais ont lancé des études qui ont mis en évidence le caractère bienfaisant de la nature sur la santé humaine[ii]. Des influences sensorielles sur le corps et le cerveau agissent notamment sur le système cardiovasculaire, le taux de stress, la tension artérielle, l'humeur... Le système immunitaire est renforcé pendant...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner

Pages

Partager