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[ GÉNÉRATION DÉSOBÉISSANCE CITOYENNE ] Comment la désobéissance civile devient-elle un mode d'action politique ?

Créé le : 17/07/2019
Photo : Julien Helaine

Par Marie Lyan

Inspirée des grandes luttes, telles que celles menées par Gandhi en Inde, Martin Luther King aux États-Unis, en passant par les militantes du droit à l’avortement en France, la désobéissance civile signe son retour en force depuis quelques mois. Des mouvements sociaux, mais aussi environnementalistes ou antispécistes s’approprient désormais ce moyen de lutte et haussent le ton.

Inspirés par les actions des faucheurs volontaires d’OGM à travers l’Europe dans les années 2000, mais aussi par les intrusions au sein des centrales nucléaires réalisées par Greenpeace, plusieurs acteurs ont remis au goût du jour le principe de désobéissance civile, sur des modes d’actions toujours plus innovants. Avec comme exemples récents, l’aide apportée par Éducation sans frontières aux enfants de sans-papiers menacés d’expulsion, l’occupation du terrain du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou encore les décrochages de portraits du chef de l’État conduits par des militants d’Anv Cop 21 au sein des mairies, au nom de l’inaction du gouvernement sur la question climatique. Sans oublier les actions des collectifs antispécistes (« Boucherie Abolition », « 269 Life France » ou « Direct Action Everywhere France ») réalisées sous forme de d’actions, qu’ils surnomment des happenings, pour protester contre le commerce de la viande.

« Greenpeace a par exemple fait de la désobéissance civile dès le premier jour, lorsqu’on a mené les premières expéditions au large de l’Alaska sans autorisation pour s’opposer aux essais...

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[ PAROLES ENGAGÉES ] Le commerce équitable, un modèle économique viable et indispensable

Créé le : 16/07/2019

A l'occasion des 50 ans des Rencontres de la photographie à Arles, Sans transition ! a rencontré des personnalités engagées, unies autour d'un projet d'exposition soutenu par Actes Sud et les cafés Malongo. Entretiens.

Lionel Astruc, écrivain et journaliste, expose des photos prises au Mexique, avec "Padre" Francisco Van der Hoff, qui est l'inventeur du concept du commerce équitable au début des années 1990.

Francisco Van der Hoff est le fondateur et théoricien du commerce équitable. Il vit au Mexique depuis 35 ans auprès des caféiculteurs.

Jean-Pierre Blanc, le directeur général des cafés Malongo, a souhaité faire cette exposition pour mettre en avant le modèle économique du commerce équitable.

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[ POLLUTION DE L'AIR ] Les campagnes ne sont pas épargnées

Créé le : 15/07/2019
Photo : Ludovic Coutant

Par Virginie Jourdan

Pour bien respirer, mieux vaut se mettre au vert ? Pas si sûr. Les campagnes subissent elles aussi des pollutions liées à l'activité agricole. Et la mesure de leur nocivité ne fait que commencer.

A Parempuyre, en Gironde, le collectif des parents d'élèves du futur collège connaît un répit mais reste vigilant. En 2018, il s'est mobilisé contre la construction du nouvel établissement face à un vignoble traité aux pesticides de synthèse. « Nous nous y sommes opposés jusqu'à ce que le vigneron annonce vouloir passer en bio. Mais rien ne l'engage vraiment. Nous sommes inquiets pour la santé de nos enfants », explique Ludovic Coutant, parent d'élève. Pour le collectif, les recours légaux sont limités. A ce jour, l'épandage des pesticides est autorisé à proximité des écoles, crèches et parcs, s'il est fait à plus de 50 mètres des établissements et à condition que des aménagements, comme des haies, soient mis en place.

Réglementation floue

Outre les pesticides, deux autres polluants sont montrés du doigt dans les campagnes : l'ozone et l'ammoniac. Issu des rayonnements solaires, pour le premier, et des épandages et élevages pour le second, leur présence est mesurée et leur nocivité pour les écosystèmes et la santé humaine est connue : irritations des voies respiratoires et acidification des...

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[ POLLUTION DE L'AIR ] Comment protéger nos enfants ?

Créé le : 15/07/2019
Photo : Florient Fevre

Par Virginie Jourdan

Aujourd'hui en France, plus de trois enfants sur quatre respirent un air pollué. Automobiles, chauffage, activités industrielles et agricoles, les sources de pollution atmosphérique sont connues et reconnues. Leurs effets sur la santé aussi. Sur le terrain, l'action des pouvoirs publics reste timide. En face, les associations se mobilisent. Dernière action en date : un die-in organisé par une centaine d'activistes devant le palais Bourbon le 4 juin, pour alerter sur le lien mobilité-pollution de l'air et exiger des engagements de l'Assemblée.

« L'heure n'est plus au constat mais à l'action. »En mars dernier, Unicef France a lancé un appel au gouvernement et aux collectivités. En ligne de mire, la pollution atmosphérique et ses effets sur la santé des enfants. Dans un rapport publié en 2019, elle reprend les inquiétantes données de l'Organisation mondiale de la santé. Aujourd'hui en France, « trois enfants sur quatre respirent un air toxique ».Et les conséquences sont claires : « La pollution de l'air a des effets sur les fonctions respiratoires des enfants et sur leur développement pulmonaire »,explique la professeure Jocelyne Just, cheffe de service d’allergologie pédiatrique à l'hôpital Trousseau de Paris. Asthme, eczéma et bronchites sont principalement montrés du doigt. D'après l'Institut de veille sanitaire, vivre à proximité d’axes routiers au trafic automobile dense serait responsable de 15 à 30 % de nouveaux cas d’asthme chez les enfants.

« Un scandale sanitaire », dénonce l'association Respire qui sensibilise les citoyens et alerte les pouvoirs publics sur les risques de la pollution atmosphérique depuis 2011. En face, les...

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[ NADIA SAMMUT ] Une cuisine libre et engagée

Créé le : 12/07/2019
Photo : Gregoire Kalt

Dans sa cuisine méditerranéenne, Nadia Sammut, chef étoilée, pratique son art avec bienveillance. Elle cultive la liberté en cuisine, déploie toute sa créativité à travers des plats gourmands et très digestes pour amener le mangeur vers une « conscience éveillée » à l’encontre de la planète. Rencontre avec une femme « libre et engagée ».

Comment se caractérise votre cuisine « libre et engagée » ?

La Cuisine libre, C'est un projet qui a pour vocation d'amener le mangeur vers une conscience éveillée à l'encontre de la planète. C'est également une manière de penser la cuisine d'un point de vue sociétal, une philosophie d'une certaine manière, pour vivre libre et sans gluten ! A travers cette cuisine engagée, je cherche à me libérer des contraintes, pour libérer la créativité, favoriser le partage et la transmission à table.
La cuisine libre peut être interprétée par chacun, c'est l'idée d'une cuisine bonne, propre et juste, comme les valeurs du réseau international Slowfood avec lequel je milite régulièrement et donne des cours au sein de l'université en Italie.

Quelle place accordez-vous au local dans votre cuisine ?

Je prête particulièrement attention à la traçabilité de nos produits à l'Auberge de la Fenière dans le sud Vaucluse, en faisant appel à des ingrédients locaux, comme le pois chiche du Luberon par exemple.

Comprendre la semence de cette légumineuse, savoir comment...

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[ ENVIRONNEMENT ] Découvrez la carte d'achat des pesticides

Créé le : 12/07/2019

Générations Futures publie une nouvelle carte exclusive d’achat de pesticides par département basées sur les toutes nouvelles données officielles (données 2017 publiées le 1er juillet 2019) !

Cette carte exclusive, basée sur des données 2017 d’achats de pesticides, précisent les cartes précédemment publiées par Générations Futures le 20 novembre 2018, utilisant les données 2017 des ventes de pesticides. En effet, nous présentons cette fois des données utilisant les codes postaux des acheteurs. Ce travail a été enfin rendu possible par la mise en ligne de ces données sur le site  DATA le 1er juillet 2019.

Ces données complètent les cartes publiées par Mediapart il y a quelques jours , plus précises sur les lieux d’achat car présentant les achats par zones de code postal, mais basées sur un rapport fuité prenant en compte environ 8000 tonnes de pesticides en moins que le rapport finalement publié par le gouvernement le 1er juillet que nous avons utilisé. (A noter que ces nouvelles données ne précisent pas les codes postaux des acheteurs pour 1022 tonnes de pesticides sur total de 68189 tonnes)

Ces nouvelles données bouleversent assez sensiblement le classement des départements publié en 2018. Cette fois ci les données prenant en compte les codes postaux des acheteurs nous donnent le classement des 10 premiers départements français pour l’achat de pesticides suivant :

  1. Gironde (3117 t)
  2. Marne : (2568 t)
  3. Gard (1956 t)
  4. Pas-de-Calais (1899 t)
  5. Somme (1816 t)
  6. Hérault (1809 t)
  7. Vaucluse (1776 t)
  8. Charente Maritime (1701 t)
  9. Aisne (1692 t)
  10. Eure et Loir (1623 t)

Ces différences avec nos cartes précédentes s’expliquent par le fait que des agriculteurs achètent parfois leurs pesticides dans un département voisin, comme nous l’avions évoqué lors de notre communication l’année passée. Cela semble influer particulièrement sur le classement de l’Aube qui passe de la 1ere place de notre classement de novembre (basé sur les données de vente simple) à la 15eme place selon ces nouvelles données d’achat avec les codes postaux des acheteurs. Attention toutefois : un agriculteur d’un département peut utiliser les pesticides achetés sur plus d’un département s’il a des terres dans plusieurs départements. Il ne s’agit donc pas de données d’usage stricto sensu.

« Ces nouvelles données plus précises sur les achats de pesticides en France montrent bien que les achats de pesticides les plus importants ont lieu dans des départements ou la viticulture, l’arboriculture ou les grandes cultures sont les plus intensives. C’est dans ces zones que la sortie rapide des pesticides chimiques est la plus urgente car c’est là que la population et l’environnement sont probablement les plus exposés. Nous appelons le gouvernement à prendre en compte ces données pour impulser enfin une politique de sortie des pesticides chimiques de synthèse cohérente en France ! » déclare François Veillerette, Directeur de Générations Futures.

  Découvrez également très bientôt le dossier Sans transition sur la qualité de l'air ! 

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