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[ENVIRONNEMENT] : La demi-victoire du Larzac contre Solarzac

Créé le : 13/01/2020
Crédit : Dominique Voillaume

Légende : Le projet prévoyait l'installation de 29 990 tables photovoltaïques, nécessitant 80 000 m3 d'eau – plus de la moitié de la consommation en eau potable des habitants du Larzac méridional -, réparties sur 400 hectares, soit la superfice de 550 stades de foot. Crédit : Dominique Voillaume

Par Julie Chansel

Alors que la société Arkolia spécialisée dans les énergies renouvelables souhaitait installer un méga-parc photovoltaïque sur des terres agricoles du Larzac, la mobilisation des opposants face à ce projet industriel colossal a entraîné son gel temporaire.

L'opposition des habitants et le manque de soutien des élus ont provisoirement mis fin à Solarzac, le méga-parc photovoltaïque de 400 hectares d’Arkolia. La société héraultaise spécialisée dans les énergies renouvelables a repoussé d'un an l'éventuel dépôt d'un permis de construire d'un projet revu à la baisse. 

Fin novembre, le calme semble revenu sur la partie méridionale du Larzac. Trois semaines après l'annonce par Arkolia, le 25 octobre, du report du dépôt d'un permis de construire, l'association Terres du Larzac, Terres de Biodiversité, Terres de Paysans – créée dès l'annonce du projet et fortement mobilisée contre Solarzac – s'est félicitée de ce « grand succès ». Tout en indiquant rester « vigilante pour la préservation des terres agricoles et pastorales ainsi que pour la biodiversité » de ce territoire. Presqu'un an de lutte depuis que fin 2018, Arkolia a annoncé vouloir créer un parc photovoltaïque de 400 hectares sur l'actuel domaine de chasse de Calmels et du Luc qui en couvre 1 000. Dépendant de la commune du Cros, le domaine est un groupement foncier agricole - la nature agricole des...

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[MOBILITE ] : Dans le Finistère, l’autonomie à tout prix des séniors

Créé le : 11/01/2020
Dispositif Vas-y. Crédit : Manon Deniau

Par Manon Deniau

La population est vieillissante dans la pointe bretonne, territoire enclavé. Pour ne pas perdre leur autonomie, les seniors ont recours à des associations qui les aident à trouver des solutions : covoiturage, cours de conduite pour se remettre à niveau, conseils pour prendre les transports en commun… Le but ultime : éviter le confinement et l’isolement des personnes âgées.

En voiture, Simone ! Difficile de se déplacer sans voiture en Bretagne. Le Finistère, département enclavé, est particulièrement confronté à ce problème et  les personnes âgées, notamment, en pâtissent. Pour y remédier, associations et retraités proposent des actions de prévention. Le but : garder leur autonomie le plus longtemps possible.

 Dans la voiture d’auto-école, Ludovic Laot indique le chemin à prendre d’une voix posée : « Au stop, prenez à droite. Il ne faut pas hésiter à bien marquer le stop. » En ce mercredi 21 août, le moniteur ne fait pas cours à un jeune sur le point de passer son permis. Ce conducteur l’a eu depuis bien longtemps. Les deux mains de l’élève qui tiennent le volant ont les veines plus marquées, ses cheveux en brosse devenus blancs. Jean affiche 79 ans au compteur. Il reprend ce matin-là une heure de remise à niveau gratuite avec le dispositif « Vas-y ! ».

Porté par la fondation Ildys, un groupe de santé privé non-lucratif basé à Roscoff, le programme financé par le département depuis ses débuts en 2017 décline de nombreuses thématiques, dont celle de la...

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[BIODÉCHETS] :Les Détritivores à l’assaut des déchets alimentaires

Créé le : 10/01/2020
crédit Alice Mariette

Par Alice Mariette

Limiter l’impact des déchets alimentaires dans la restauration, c’est le défi relevé par les Détritivores. Le credo de cette jeune entreprise lyonnaise ? Collecter, composter les biodéchets et leur trouver une nouvelle vie, comme servir de compost pour verdir les ronds-points.

Collecter, composter, valoriser. Ainsi pourrait se résumer la mission des Détritivores Lyon. Chaque jour, ils récoltent les biodéchets et huiles alimentaires de quelque 50 professionnels de la restauration lyonnaise. L’objectif : les revaloriser en un compost 100 % naturel.

Dans un local en bois qui sent bon la forêt, Gaétan Lepoutre, à l’origine des Détritivores Lyon, est fier de montrer la matière qui sort tout juste de son nouveau composteur électromécanique, inauguré en juillet dernier. « C’est formidable le compost ! », lance-t-il. Cette cabane de quelques mètres carrés abrite la deuxième plateforme de compostage de la jeune entreprise sociale, qui s’est lancée dans le compostage de proximité des biodéchets de restaurants à l’été 2018. « Les déchets alimentaires représentent un tiers de nos poubelles et dans les métiers de la restauration c’est plutôt la moitié, explique-t-il. Ces déchets sont constitués d’eau et de plein de choses bonnes pour la terre. Donc, quand c’est envoyé en incinérateur, on brûle de l’eau… On voulait contrer cette aberration...

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[ EN LUTTE ] À Marseille, les salariés de Carrefour ne s’en laissent pas conter

Créé le : 08/01/2020
crédit Clara Martot

Par Clara Martot

Dans les quartiers Nord de Marseille, les salariés du Carrefour le Merlan sont vent debout contre un projet de restructuration de l’hypermarché. Les syndicats se mobilisent et attaquent la direction en justice pour fraude. En cause ? L’annonce de licenciements alors que l’enseigne touche des millions d’euros d’aide publique.

Dans le 14e arrondissement de Marseille, les mauvais chiffres du Carrefour le Merlan ont poussé la direction à supprimer des postes. Premier employeur privé de France, Carrefour touche pourtant des millions d’euros d’aides publiques… Des salariés se sont alors décidés à poursuivre le groupe pour fraude.

Comme tous les mercredis, l’immense parking du Merlan est plein. L’hypermarché Carrefour, perché sur le toit de la rocade L2 fraîchement achevée, est un repère central des quartiers Nord marseillais. Une clientèle aisée fait la route depuis les villages périphériques. D’autres familles, logées dans les cités voisines, viennent à pied. Et après parfois 20 ou 30 minutes d’attente aux caisses, tous ressortent de l’enseigne les chariots remplis à ras bord. Pourtant, selon ses dirigeants, le magasin va mal : 8 millions d’euros de pertes l’année dernière.

Cet été, la décision a donc été prise de passer le magasin en mode discount. Le projet est modestement baptisé « Essentiel ». D’ici à 2022, l’offre de produits aura significativement diminué et une petite centaine d’...

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[DÉFENSE DES ANIMAUX] : Quand la pression fait mouche !

Créé le : 06/01/2020
Crédit : L214-Ethique & animaux

Photo : Pour faire avancer leurs intérêts, les ONG s’appuient sur la sensibilisation des citoyens et élus grâce à la méthode du « name and shame », qui consiste à couvrir de honte les fautifs. Crédit : L214-Ethique & animaux

Par Anaïs Maréchal

Parlement européen. Journal de 20 heures. Chaîne Youtube de Rémi Gaillard qui se présente aux municipales de Montpellier. Parquet de Grasse… Les militants de la cause animale sont partout. Depuis quelques années, ils redoublent d’efforts pour défendre les animaux d’élevage, les espèces sauvages retenues en captivité dans les cirques, dans les parcs aquatiques, ou encore les taureaux destinés à la corrida. Si le combat des militants contre les lobbys économiques est désorganisé, leur voix porte : 2,2 % des électeurs français ont glissé le parti animaliste dans les urnes, lors des dernières élections européennes. La question a désormais toute sa place dans le débat public.

 

Les défenseurs des animaux sont omniprésents dans la sphère médiatique. Et la victoire semble acquise : l’opinion publique est désormais sensible aux actes de torture pratiqués sur de nombreuses espèces animales. Car comment rester de marbre face à la récente vidéo de L214 montrant des canettes, inaptes à la production de foie gras, jetées vivantes dans des bacs d’équarrissage ? Dans l’ombre, les actions des militants se poursuivent pour tenter de peser face aux puissants lobbys alimentaires. Une lutte désorganisée, mais qui monte, qui monte…

Les animaux ne sont désormais plus la dernière roue du carrosse. S’il y a encore quelques années, chacun n’avait en tête que les images de chiens abandonnés de 30 millions d’amis, aujourd’hui les préoccupations des Français concernent autant les animaux d’élevage, sauvages captifs, que de laboratoire. 92 % ([1]) estiment que le respect du bien-être animal est important ! Et réclament des mesures fortes : si les animaux sont qualifiés depuis 2015 « d’êtres vivants doués de sensibilité », sept...

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[Black Friday ] : « Vendredi noir pour Amazon »

Créé le : 14/12/2019
Crédit ATTAC

Crédit photo : Attac

Vendredi 29 et samedi 30 novembre 2019, des dizaines d'actions ont été organisées partout en France pour s’opposer à Amazon et transformer le « Black Friday » en « Vendredi Noir Pour Amazon ».

En Ile-de-France plus d’une centaine d’activistes d’Attac, de Greenpeace, de l’Union syndicale Solidaires, du DAL, de La Quadrature du Net et des Amis de la Terre se sont rassemblés devant le siège d’Amazon France, à Clichy (92). Un important dispositif de sécurité privé, ainsi que de nombreuses forces de l’ordre étaient déployées à l’intérieur et l’extérieur du siège pour protéger la multinationale.

De nombreuses personnalités politiques étaient présentes pour soutenir cette action parmi lesquelles : Manon Aubry (eurodéputée France insoumise), Clémentine Autain (Ensemble - députée France insoumise), Elsa Faucillon (députée PCF), Marie Toussaint (eurodéputée EELV).

À Lyon ce sont plus de 200 activistes d’Attac, d’Extinction Rebellion, de Youth For Climate et d’ANV-COP 21 qui ont bloqué pendant plusieurs heures le site d’Amazon de Saint-Priest. Les militant(e)s ont été délogés par des forces de police qui n’ont pas hésité à les traîner au sol, leur donner des coups de matraque, des coups de pieds et des claques, ainsi qu’à faire un usage intensif de gaz lacrymogènes à proximité du visage.

Le lendemain c'est à Montélimar que plus de 200 activistes, syndicalistes, écologistes et gilets jaunes sont parvenus à bloquer pendant 6h le fonctionnement du gigantesque entrepôt.

« vendredi noir pour Amazon »

Partout en France, plus de 50 actions ont eu lieu ces 29 et 30 novembre. Elles interviennent à la suite de l’appel lancé[1] pour transformer le Black Friday, célébration de la consommation extrême, en un « vendredi noir pour Amazon ».

Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, rappelle qu'« Amazon se développe et s’implante en profitant du soutien d’élus et du gouvernement alors que cette multinationale détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée. Pire, rien n’est fait pour empêcher la firme de Jeff Bezos de dissimuler 57% de son chiffre d’affaires dans des paradis fiscaux. Ensemble nous devons stopper Amazon et son monde, et promouvoir les alternatives locales  ».

Les 29 et 30 novembre des centaines de policiers ont été déployés partout en France pour protéger les intérêts d’Amazon et déloger sans ménagement des militant·e·s non-violent·e·s. Est-ce le rôle de la police de défendre une multinationale qui échappe à l’impôt, détruit des emplois et saccage la planète ?

«Amazon fonctionne comme un « passager clandestin » que les pouvoirs publics subventionnent pour détruire la planète et des emplois : elle profite très largement des infrastructures que nous finançons sans contribuer, à sa juste proportion, au financement de l’intérêt général, tout en promouvant un monde de surconsommation insoutenable qui, s’il enrichit ses actionnaires, aggrave fortement la crise climatique et écologique, en toute impunité »

Nos actions vont se poursuivre pour sensibiliser toujours plus de monde et interpeller les pouvoirs publics afin qu’ils prennent réellement la mesure des désastres sociaux, écologiques et fiscaux générés par Amazon et la folie de la surconsommation.

Pour la première fois en France nous avons réussi à faire entendre un autre son de cloche pour le Black Friday. Mais ce n’est qu’une première étape et nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre pour poursuivre et amplifier les actions en faveur du développement d’une économie locale créatrice d’emploi, génératrice de lien social tout en étant compatible avec les impératifs climatiques.



[1]Voir l'appel co-signé par Alain Damasio, Ken Loach, et plus de 21 000 personnes sur https://stop-amazon.fr

 

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