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CONSTRUIRE SAIN EN COEUR D'HERAULT : LE "UN POUR TOUS, TOUS POUR UN" DU BATIMENT ECOLO

Créé le : 16/08/2017
Les artisans du réseaux Construire Sain en Coeur d'Hérault sont animés par une volonté commune : bâtir dans le respect de l'humain, de leur territoire et de l'environnement - DR

Ils ne sont pas quatre mais douze, et ne sont pas mousquetaires, mais artisans. Ils font de la maçonnerie, de l’isolation, des énergies renouvelables ou de la construction bois… Et ils le font en mode « éco », en se soutenant les uns les autres. Construire Sain en Cœur d’Hérault, réseau d’artisans qui s’inscrit dans une démarche de qualité environnementale, humaine et technique, soufflera bientôt sa demi bougie.

« Il faut arrêter de scier la branche sur laquelle on est assis », lance Raphaël Chadi, artisan dans la construction bois. Un principe métaphorique qui l'a poussé a fonder le réseau Construire Sain en Cœur d’Hérault, avec neuf de confrères artisan, en mars dernier. « Le jour du printemps », précise-t-il, comme pour mieux exprimer un désir de renouveau. L'association est réservée aux artisans de l’éco-construction du cœur d’Hérault – région qui s’étend de Montpellier jusqu’au plateau du Larzac. Elle a pour objectif de faire connaître les professionnels s'inscrivant dans des "bonnes pratiques". La structure permet à ses adhérents de favoriser l'entraide, la coopération, notamment en matière de formation. Comment ? Via une forme de cooptation, chaque membre devenant le garant moral des autres, et s'engageant à recommander ses confrères auprès de ses clients.

Matériaux écologiques et locaux

Et le succès est au rendez-vous ! D’autres artisans ont rejoints le collectif « déjà débordés », se réjouit Raphaël Chadi. Le groupe réfléchit d’ailleurs à la possibilité d’engager quelqu’un pour la communication et la coordination du projet. Pour adhérer il faut s'acquitter d'une cotisation annuelle de 150€ et surtout il faut être en phase avec dans les critères de la charte écologique de l'association.

Les matériaux utilisés sur les chantiers de ces éco-artisans doivent être au maximum locaux, renouvelables, biodégradables, recyclables, solides et à faible énergie grise (l’énergie nécessaire pour la production, l’extraction, la transformation, etc. d’un produit). Des conditions qui, selon Raphaël Chadi, relèvent de l’évidence, tout d’abord pour leur aspect sanitaire : « Les produits naturels sont moins nocifs que les produits de synthèse », rappelle-t-il. Mais l’éco-construction est également la garantie d’un plus grand confort : « les isolants écologiques, par exemple, sont plus performants que les conventionnels, ce qui permet un confort d’été augmenté ». Enfin, tout cela contribue à faire tourner l’économie locale en développant les filières courtes.

"Cercle vertueux"

Raphaël Chadi estime que l’association, soutenue par le syndicat mixte de développement local, Sydel Pays Cœur d’Hérault, participe à un véritable « cercle vertueux », et espère bien que ce projet leur permettra de concurrencer « les grosses sociétés qui surfent sur la vague de l’écologie ». Comme quoi, même sans épée et chapeau à plumes, il est possible de s’unir contre plus gros que soi, et de défendre ses convictions.

Plus d’info :

www.facebook.com/R%C3%A9seau-Construire-Sain-en-C%C5%93ur-dH%C3%A9rault-148072585598094/

 

LES SURVOLTÉS D’AUBAIS (30) RECHERCHENT DES FINANCEMENTS POUR PASSER À L’ÉNERGIE SOLAIRE CITOYENNE

Créé le : 25/07/2017
L'association des Survoltés d'Aubais et Enercoop Languedoc-Roussillon. Crédits photo : Les survoltés d'Aubais.

Née du groupe Territoire en Transition Vidourle Vaunage, lui-même fondé à la suite d’une lutte anti gaz de schiste en 2011, l’association Les Survoltés d’Aubais (30) se lance dans le photovoltaïque. Un projet financé sans aucun emprunt bancaire puisqu’il fait appel à la générosité citoyenne. À ce propos, une erreur s’est glissée dans le dossier « Le solaire, enfin sur les rails ? » de notre dernier numéro, puisque nous y indiquions que la campagne de financement était bouclée, ce qui n'est pas le cas ... En effet, celle-ci a été lancée il y a cinq mois et se prolonge jusqu’en mars 2018. Christian Mercier, co-président de l’association Les Survoltés d’Aubais, nous explique la démarche de ce collectif qui ne manque pas d'énergie (renouvelable).

Vous avez décidé d’entrer dans l’ère de l’énergie solaire. Quel est votre projet ?

Nous voulons monter un parc photovoltaïque à la place de l’ancienne décharge publique du village. C’est un lieu symbolique, car on y accumulait des déchets pendant des années, rendant ce coin impropre à toute utilisation. Ces 4000 m² de terrain, dont 1800 m² de capteurs, nous permettront de produire l’énergie nécessaire pour alimenter 170 foyers du village, hors consommation liée au chauffage électrique. Il s'agit de  satisfaire les besoins domestiques (eau chaude, éclairage, informatique) d’un foyer uniquement, et non ses besoins annexes (climatisation, chauffage). Le projet pourra également approvisionner la zone artisanale qui se situe à proximité, ce qui limitera les coûts de transport. Mais la grande particularité de notre initiative est que nous ne faisons pas appel aux banques pour le financer. Il sera entièrement réaliser grâce aux fonds citoyens, associations et entreprises du secteur des énergies renouvelables. Nous estimons son coût total à 330 000€. Le fournisseur d'énergie renouvelable Enercoop, la structure de financement citoyen d'équipements d'énergie renouvelable Énergie partagée et investissement, ainsi que le constructeur photovoltaïque Luxel, en charge du projet d’Aubais, nous soutiennent déjà. Notre projet, élu « pilote » du développement d’énergies renouvelables citoyennes en 2014, a reçu 100 000€ de subventions régionales. Aujourd’hui, c’est une certitude : le parc pourra voir le jour. Mais nous avons encore besoin de collecter 60 000 € citoyens. La construction débutera en mars 2018, et sera opérationnelle au mois d’avril.

Maquette du parc photovoltaïque d'Aubais sur l'ancienne décharge publique. Crédits : Les survoltés d'Aubais

Qu’est ce qui a motivé votre projet de parc photovoltaïque ?

Nous avions envie de monter un projet de production d’énergie renouvelable. Ici sur le territoire, il existe déjà des projets d’installation collective, qui ont été réalisés depuis plusieurs années. La population d’Aubais voulait rendre palpable cette démarche de transition énergétique. À travers cet exemple concret de production d’énergie renouvelable, nous voulons montrer la voie aux citoyens pour qu’ils ne laissent pas leur énergie aux mains de gros industriels. Cela prouve que nous ne sommes pas obligés d’attendre que l’État mette en place des mesures de transition pour agir. L’éolien n’était pas envisageable car nous ne sommes pas dans une zone géographique qui y est favorable. La méthanisation est une opération très lourde sur le plan organisationnel, et difficile à mettre en œuvre pour un groupe citoyen comme le nôtre. Le photovoltaïque est beaucoup plus à notre portée. C’est un cheminement assez court qui se prévoit sur environ 5 ans alors que l’éolien ou l’hydraulique prennent facilement le double ou le triple de temps. Cela reste tout néanmoins des perspectives que nous gardons en tête pour l’avenir.

Quelles sont vos ambitions à long terme ?

Nous allons pouvoir tirer quelques bénéfices de cette production énergétique solaire. Nous ne cherchons pas une rentabilité, mais juste un revenu suffisant pour la survie de notre groupe. Cela permettra de rembourser les investisseurs. La logique est la suivante : la structure SAS (Société par Actions Simplifiée), le Watt Citoyen, va construire et exploiter le parc. Ensuite, elle va vendre à Enercoop l’énergie qu’elle produit. Une fois cet « argent » généré, elle se rémunère et nous verse les droits de conception et de développement. Voilà comment nous allons être en capacité de financer d’autres projets. L’idée est de populariser ce mouvement en initiant les personnes aux économies d’énergie. Mais nous avons d'autres perspectives. Nous avons prévu d’aider une association à monter un groupe d’achat alimentaire. Nous avons aussi l’envie de créer un local associatif collectif à Aubais pour que les associations aient une meilleure visibilité et crédibilité. Un de nos autres objectifs est de maintenir nos opérations d’éducation à l’environnement dans les écoles aux alentours d’Aubais. De l’initiation et de la prévention, c’est ce que nous aimerions faire. Continuer les actions que nous avons déjà en place comme projeter des films pour attirer l’attention sur la transition. Enfin, les idées, ce n’est pas ce qui nous manque !

Plus d’infos :
L'association Les Survoltés d'Aubais
L'association Territoire en Transition Vidourle Vaunage
La ville d'Aubais
La société coopérative Enercoop
L'association Energie Partagée et Investissement
La société Luxel

Magazines: 
PEUT-ON VRAIMENT RÉPARER LE LITTORAL ? - ST6 OCCITANIE

Recette Ravioles de Chèvre ciboulette, pesto de poivron et copeaux d'olives

Créé le : 24/07/2017

Recette proposée par "Coquelicot Provence"

Pour 4 personnes.

Ingrédients :

* 500 gr de ravioli chèvre ciboulette Coquelicot-Provence
* 1 bouquet de ciboulette
* 2 poivrons rouges
* 1 gousse d’ail épluchée
* Sel, poivre, huile d'olive, olives noire (type niçoise, Nyons)

Préparation :

1. Laver et tailler grossièrement les poivrons rouges, les cuire à l’huile d’olive, assaisonner.

2. Mixer les poivrons avec la gousse d’ail et de l’huile d’olive afin d’obtenir un pesto, assaisonner.

3. Tailler les petites olives noires en copeaux et ciseler la ciboulette, conserver quelques jolies pointes pour la décoration.

4. Cuire les ravioli 4 à 5 min à l’eau bouillante salée, égoutter et les rouler dans le pesto de poivron, assaisonner, ajouter la ciboulette ciselée et les copeaux d’olives

Mettre en assiette décorer avec les pointes de ciboulette.

Servir froid ou chaud !

DES SOINS PLUS ACCESSIBLES ET MOINS PESANTS : LA MUTUALITÉ FRANÇAISE VOTE « POUR »

Créé le : 20/07/2017
Le 10 juillet dernier, la Mutualité Française s'est exprimée sur les projets de réforme de santé du gouvernement. Photo : Pixa Bay

Reste à charge zéro, amélioration de la lisibilité des contrats, lutte contre les déserts médicaux et suspension de la généralisation du tiers-payant : après la feuille de route de la Ministre de la santé, Agnès Buzyn, et le discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe, c’était au tour de la Mutualité Française de s’exprimer, le 10 juillet dernier, sur les réformes de santé prévues par le gouvernement.

Optique, prothèses dentaires et audioprothèses ont en commun que la Mutualité Française, fédération nationale qui regroupe les mutuelles de complémentaire santé, vise pour elles un « reste à charge zéro », soit un montant nul à payer pour les adhérents. Ce qui est aussi l’objectif du gouvernement. La Mutualité Française évoque dans un communiqué de presse, datant du 10 juillet dernier, trois leviers d’intervention possibles : « une action sur les tarifs », « un meilleur remboursement par la Sécurité Sociale », et « une amélioration de la prise en charge par les mutuelles ».

Concernant l’objectif des trois « contrats santé types » du gouvernement, qui vise par là une plus grande visibilité pour les adhérents, la Mutualité Française demeure « vigilante ». Elle évoque notamment la nomenclature tarifaire de la Sécurité Sociale, sur laquelle les mutuelles, du fait de leur statut complémentaire, doivent se baser. « Par conséquent, la simplification et la lisibilité des contrats ne pourront se faire que si cette nomenclature est elle-même simplifiée ou rendue plus lisible pour le grand public », explique la Mutualité Française dans son communiqué.

La fédération approuve la volonté d’Emmanuel Macron de lutter contre les déserts médicaux par l’augmentation du nombre de maisons de santé. Elle encourage « les professionnels de la santé à développer une pratique plus collective et pluridisciplinaire de la médecine », mais rappelle que, pour un développement important des centres de soin, un accompagnement financier supplémentaire sera nécessaire.

Enfin, la Mutualité Française rejoint Agnès Buzyn dans sa volonté d’éviter la surcharge administrative pour les professionnels de santé, notamment par la suspension de la généralisation du tiers-payant.

La fédération souhaite que ces réformes se fassent « sans précipitation », et qu’elles réunissent toutes les parties prenantes, pour avancer doucement, mais sûrement. Rien ne sert de courir, il faut partir à point.

Plus d’info :
La Mutualité Française

ANNE-MARIE ROBIC, Société Protection Paysages et Esthétique de France : « LE PROJET DE PARC ÉOLIEN DANS LA FORET DE LANOUÉE (56) EST UN DÉSASTRE »

Créé le : 20/07/2017
Anne-Marie Robic, déléguée à la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France). Crédits photos : Sites et Monuments (SPPEF)

16 éoliennes de 186 mètres de haut érigées sur 331 hectares. Voici le plan prévu par la société canadienne Boralex sur la partie sud-est de la forêt de Lanouée (56), deuxième massif forestier breton. Des riverains (l'association Vent de Forêt) ainsi que des défenseurs de la biodiversité et des paysages (l'association Bretagne Vivante) mènent une lutte sans relâche depuis plusieurs années à l’encontre de ce projet. À l’image de Anne-Marie Robic, déléguée du Morbihan pour la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France) que nous avons interviewé.

Un engagement non sans résultat puisque le 11 juillet dernier, le tribunal administratif de Rennes a officiellement annulé ce projet de parc éolien industriel. Ce dernier avaitr été lancé en 2007 avec l’achat de parcelles par la société française Louis Dreyfus. Le chantier a ensuite été cédé à l'entreprise Boralex, en 2016. Depuis, plus d’une dizaine de socles éoliens ont été construits.

Pourquoi vous opposez-vous au projet de parc éolien au cœur de la forêt de Lanouée ?

Ce projet éolien a été initié au nom du développement durable. Mais c'est un désastre. On parle de machines de 186 mètres de haut, tout de même. Il a donc fallu créer des chemins pour les déplacer en abattant des quantités folles d’arbres. On était dans une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, ndlr) en raison de sa richesse écologique. C’était un réservoir de biodiversité qui abritait 60 espèces protégées ! Et ces travaux ont un impact direct sur la vie animale du territoire. Toutes les grenouilles ont été décimées. Quand les camions sont arrivés, les oiseaux ont foutu le camp. Il y avait 16 espèces de chiroptères (chauves-souris, ndlr) dont 5 qui étaient inscrites à la Directive Européenne « Habitat-Faune-Flore ». C’est une richesse faunistique exceptionnelle. Mais avec les vibrations dans le sol causées par les machines, tous les animaux de terre se sont enfuis. C’est triste à voir. À terme, la forêt finira peut-être en désert animalier.

 

Sur 16 éoliennes, environ 13 socles ont déjà été installés. Comment se fait-il que les permis soient annulés alors que les travaux sont sérieusement engagés ?

C’est en partie la faute des constructeurs. Une fois que les permis de construire ont été délivrés en février 2014, on a immédiatement déposé des recours. Non pas un, mais six (autorisation d’exploitation, dérogation aux espèces protégées, défrichement, …). Tant que l’affaire n’est pas exemptée de tout recours, ils ont pris un gros risque en commençant les travaux. Un risque qui s’élève à 64 millions d’euros ! Sachant que le tribunal administratif de Rennes reconnaît que la nature, les sites et les paysages naturels sont d’intérêt public, Boralex n’aurait jamais dû y toucher. Il est vrai que l’affaire a un peu traîné … Du coup, quand la constitution des socles a commencée en 2017, on a lancé un référé. Ce jugement en urgence a validé la suppression des travaux. Par la suite, Boralex a annoncé sa volonté de faire appel. On part pour une bataille juridique qui peut encore durer trois ou quatre ans. Un long combat au bout duquel on demandera la remise en état du site avec reboisement et destruction des socles. Le juge a retenu plusieurs arguments en notre faveur dans chaque recours ! Donc on est très confiants sur la suite des opérations.

Pourquoi s’opposer à l’éolien alors que nous savons que la transition énergétique est aujourd’hui nécessaire ?

Je sais qu’on a encore du mal avec cette vision là. Et pourtant, ce n’est pas avec des engins d’une telle puissance que l’on va résoudre les problèmes qui ont été causés par l’industrialisation, les énergies fossiles, et autres. On ne résout pas des dégâts provoqués par des machines, par d’autres machines. C’est avec des moyens à échelle humaine que le problème va pouvoir être traité. Pas avec ces instruments éoliens géants ! L’éolien représente uniquement 4% de notre consommation énergétique totale. Ce n’est donc pas une énergie rentable. Je n’ai pas de recette miracle à apporter, je ne suis pas compétente à ce niveau-là. Mais je défends les paysages et je connais la loi qui les protège. Tout ce qui m’importe est la sauvegarde de notre biodiversité. Moi qui ai 66 ans, je ne verrai plus jamais la forêt comme elle l’a été. C’est un bouleversement.

Plus d’infos :
La SPEEF
L'association Vent de forêt
L'association Bretagne Vivante
La société Boralex
La société Louis Dreyfus

AGNÈS OLIVE, MARSEILLE VERT : « IL FAUT VALORISER LES GESTES ÉCOLOGIQUES DES ENTREPRISES LOCALES »

Créé le : 20/07/2017
Agnès Olive a mis en pause son activité de romancière pour se concentrer sur Marseille Vert, sa société de communication destinée aux entreprises écologiques. Crédits : Vincent Bernal

Auteure de romans et d’un récit sur sa prise de conscience écologique, Change, Agnès Olive est la fondatrice de Marseille Vert. Ce service de communication destiné aux entreprises de la transition écologique est créé au moment de la COP 21, en 2015. Un an et demi plus tard, il fédère une cinquantaine d’entreprises, son site internet est visité plus de 20.000 fois par mois, et un projet de lieu urbain et 100% écolo est dans les cartons.

Comment en êtes-vous venue à créer Marseille Vert ?

Au départ, j’écris des romans. Comme ça ne fonctionnait pas tellement, j’ai commencé à faire des piges dans le domaine de la culture, à Marseille. Je me suis intéressée à l’écologie, et j’ai demandé au ToutMa (magazine marseillais consacré à la culture, aux voyages, à la gastronomie, etc., ndlr) de monter une rubrique écolo. J’ai tenu cette rubrique, et, comme ça, je suis allée à la rencontre des acteurs de l’écologie à Marseille. Je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup de choses à faire, et j’avais envie d’agir. J’ai pensé qu’il manquait une agence de communication verte, pas quelque chose qui serait dans la veine du « green washing », mais une structure vraiment engagée dans le changement, avec du cœur, de l’envie. Finalement, en 2015, je me suis décidée à créer mon entreprise. Je l’ai lancée le 30 novembre 2015, le jour de l’ouverture de la COP 21, parce que je savais qu’on allait enfin parler d’écologie en France, tous les jours et dans tous les médias, et je voulais profiter de cette dynamique.

Quel est l’objectif de Marseille Vert ?

C’est une société de communication qui a pour but d’inciter les entreprises de Marseille et des alentours à s’engager pour la planète. Je voulais fédérer des entreprises, notamment celles de petite et moyenne taille. Aujourd’hui, il y a un nombre incroyable de PME qui gagnent correctement leur vie, et qui ne se préoccupent pas de leur impact sur la planète. Donc, l’objectif, c’était de les inciter à engager des gestes écologiques, en leur montrant que je pouvais valoriser ces gestes. En réalité, convertir les entreprises à l'écologie, c’est très difficile, et ça prend beaucoup de temps. Mais je suis arrivée à fédérer celles qui étaient déjà sensibilisées, et j’ai réussi à en faire venir d’autres qui, au départ, ne se sentaient pas trop concernées, grâce à l’ampleur que Marseille Vert a prise sur les réseaux sociaux. Nous nous ouvrons maintenant à tous les acteurs de l’écologie, aux associations et aux particuliers qui veulent travailler ensemble pour changer Marseille. L’idée, c’est aussi d’appliquer la formule « agir local, penser global ». Sur le site, j’évoque des initiatives de la région de Marseille et des Bouches-du-Rhône, mais je publie aussi des informations positives du monde entier, pour nous inscrire dans un mouvement planétaire.

Qu’est-ce qu’une entreprise verte selon vous ?

Il y a différents degrés. Il y a l’entreprise qui est déjà complètement verte, comme GreenDeliss par exemple. Ils offrent un service de restauration rapide le midi, mais c’est aussi un salon de thé, et tout ce qu’ils font est bio, local, et sans emballage plastique. C’est vraiment le top. Mais il y aussi des structures comme le Poisson Rouge (restaurant et bar à tapas de Marseille, ndlr), qui ne proposent pas tout en bio, mais chez qui tout est fait maison, local et de saison : on reste sur des circuits raisonnés. Et ces entreprises s’améliorent : par exemple, le Poisson Rouge est passé au tout bio pour les vins. Je pense qu’on est sur la bonne voie, que le monde est en train de changer dans le bon sens. Mais il faut se bouger si on veut sauver la vie sur Terre, car il y a urgence.

À l’avenir, quels sont vos projets pour Marseille Vert ?

J’aimerais que nous restions une entreprise de petite taille, pour garder la dynamique d’envie et de changement qui est la nôtre. J’ai aussi pour projet de créer un lieu urbain et 100% écologique à Marseille. Ce serait un endroit pour les entreprises écolo, avec des plantations en permaculture, des activités de méditation, et où il serait possible d’inviter des artistes qui travaillent dans la prise de conscience par exemple. Ce serait aussi un endroit de collecte de toutes les informations concernant l’écologie sur le territoire marseillais. Dans ce cadre, je m’occuperais de la communication. Mais pour l’instant, je cherche encore un lieu et des financements.

Plus d’infos :

Marseille Vert
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