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Des insectes comestibles "cachés" dans le dernier numéro de Sans Transition !

Créé le : 17/07/2018

Le numéro d'été de Sans Transition ! est en kiosque ! Au sommaire : 

  • ENQUÊTE – ILS VEULENT NOUS FAIRE MANGER DES INSECTES- Pâtes à la farine d’insectes, terrine à base de grillons, barre chocolatée aux criquets, et bientôt « steak » mélangeant poudre de ténébrions et ingrédients végétaux. Le tout prochainement vendu en supermarchés. Des entreprises françaises travaillent sur l’élaboration de produits dans lesquels les « bébêtes » ne se voient plus. Ces stratégies marketing vont-elles parvenir à faire entrer sauterelles et autres larves dans notre alimentations courante ?

  • DOSSIER - UN ÉTÉ EN MODE - Avec l’été, viennent les envies d’ailleurs. À peine sorti du rythme soutenu du travail, c’est presque une « course » au dépaysement que l’on entreprend lors qu’arrivent les vacances. Aller loin, le plus vite possible. Pourtant, il existe aussi d’autres manières de s’évader, en soi. Que ce soit dans l’introspection, l’imaginaire ou le mouvement, d’autres mondes sont à portée de main. Rencontre avec ceux qui empruntent des chemins de traverse.

  • ENQUÊTE - ÉGALITÉ FEMME/HOMME DANS LE SPORT : encore loin du but ? - Alors que les bénéfices sur la santé du sport sont reconnus par tous, globalement, en France, les femmes font moins d’activité physique que les hommes. Aux plus hauts niveaux, on constate des différences de salaires écrasantes, une minorité de femmes à des postes à responsabilités, une couverture médiatique bien moins importante… Comment se battre efficacement contre ces inégalités ?

  • ENTRETIEN – Rencontre avec l'ex-socialiste Delphine Batho qui défend une écologie « intégrale » au sein du parti Génération Écologie, dont elle a pris la tête.

​Retrouvez vous sujets régionaux en Bretagne, Provence, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes :

Un reportage sur les victimes des pesticides en Bretagne, qui se battent pour faire reconnaître leurs maladies, un sujet sur des enfants-architectes à Marseille, un article sur un atelier qui propose aux agriculteurs de créer leurs propres outils dans l'Isère, ou encore un reportage sur une compagnie de théâtre Aveyronnaise qui utilise leur art comme outil de dialogue citoyen. Et pleins d'autres actus loacales sur l'écologie et l'Economie sociale et solidaire !

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Olivier Bonfond : « Les alternatives au néolibéralisme se renforcent mutuellement » »

Créé le : 12/07/2018
Olivier Bonfond à Aix-en-Provence-crédit CPousset

Olivier Bonfond est un économiste belge, conseiller au CEPAG, membre du   Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) . Celui qui se présente comme un « éducateur populaire » est également l’auteur de Il faut tuer TINA. 200 propositions pour rompre avec le fatalisme et changer le monde. Un livre né d’une « frustration » : l’absence de visibilité des alternatives au système néolibéral. Dans son livre Olivier Bonfond développe de nombreuses alternatives sur différentes thématiques (finance, démocratie, éducation, féminisme, inégalités etc.) et nous explique pourquoi nous avons de bonnes raisons de croire au changement. Sans transition ! l'a rencontré aux dernières Rencontres Déconnomiques d'Aix-en-Provence, le 7 juillet dernier.

Vous parlez de « rompre avec le fatalisme » :  notre société est-elle résignée  face au modèle néolibéral ?

Les dirigeants politiques acquis au néolibéralisme et les médias dominants essaient de nous faire croire que nous devons nous résigner. Ce n’est pas vrai. Parallèlement à la montée des idées conservatrices, réactionnaires et xénophobes, nous assistons à la montée de la conscience critique et progressiste dans de nombreux pays. Des millions de personnes ne supportent plus de vivre dans le système inhumain du capitalisme et font pression sur le monde politique. En Espagne, les Indignés du 15-M ont ouvert la voie à des mobilisations sociales de grande ampleur. Lors du référendum de juillet 2015 en Grèce, malgré des années de luttes et une pression médiatique énorme, les citoyens ont répondu « non » à 61% au plan d’austérité de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne BCE, Fonds monétaire international FMI). En France, le mouvement Nuit debout a tiré de l’apathie politique de nombreux jeunes pour en faire des militant-e-s.  Aux États-Unis, la campagne de Bernie Sanders a prouvé que 15 millions d’Américains sont favorables à un programme politique réellement progressiste (taxe sur les grosses fortunes, gratuité des collèges et universités, augmentation du salaire minimum de 7 à 15 dollars, sécurité sociale pour toutes et tous, régulation bancaire, …). En Angleterre, les propositions résolument à gauche de Jérémy Corbyn ont permis au Parti travailliste de réaliser la plus grande percée électorale aux élections législatives de juin 2017 depuis celles de 1945 !

Mais ce sont les dirigeants libéraux qui finissent par l'emporter, non ?

C’est vrai qu’en France aujourd’hui, c’est Macron et pas Mélenchon qui est aux leviers de commande, aux États-Unis Trump et pas Sanders, en Angleterre Theresa May et pas Jeremy Corbyn. Les essais n’ont pas encore été transformés, mais ça bouge et nous sommes dans une dynamique où la pensée progressiste de gauche monte en puissance. C’est le rôle de tous les citoyens de renforcer cette dynamique et concrétiser des victoires démocratiques et sociales.

Quels leviers doivent être actionnés pour amorcer un changement du système ?

Pour que des alternatives globales et durables se mettent en place, il est vrai que nous aurons besoin d’un mouvement social suffisamment puissant pour obliger nos représentants à servir les intérêts des populations et non pas ceux des puissances économiques et financières. Mais il est vrai aussi qu’il n’est pas constructif d’attendre une grande révolution sociale pour commencer à agir. Répéter indéfiniment et de manière abstraite qu’« un autre monde est possible » ne sert pas à grand-chose. Il faut donner du contenu concret à ce slogan. Que ce soit via des actions individuelles, via des initiatives locales ou via une participation à des mouvements s’attaquant à des questions globales, les possibilités d’agir concrètement au quotidien sont multiples.

Je crois qu’il faut éviter le piège de la solution miracle. Certains affirment que pour changer la société, il faut d’abord se changer toi-même », d’autres pensent que tout repose sur l’éducation, d’autres encore considérent la mobilisation sociale et politique comme seule capable de transformer la société.. Dans ce débat, personne n’a vraiment tort ou raison. C’est en réalité une erreur de vouloir choisir une seule de ces démarches. Parce qu’elles sont toutes importantes, qu’elles sont reliées entre elles et qu’elles se renforcent mutuellement, ces démarches doivent s’envisager de manière simultanée et interactive.

Quels sont les exemples de mobilisations sociales et de décisions politiques qui peuvent nous faire dire que certaines choses vont dans le bon sens ?

Les bonnes nouvelles et les victoires sont plus nombreuses que ce que l’on croit. Sur le site www.bonnes-nouvelles.be , on publie environ une victoire sociale, écologique, démocratique ou culturelle tous les deux jours. Par exemple, en Mai 2018, en Belgique, après une grève de 10 jours, les travailleuses de Lidl ont obtenu une augmentation des effectifs et une diminution des cadences. Cela montre bien que la grève reste un outil très utile pour remporter des conquêtes sociales et ne pas se faire écraser par le capitalisme. En Islande, le non-respect de l’égalité salariale de genre fait maintenant l’objet de sanctions. C’est par ailleurs un État qui applique des mesures intéressantes au niveau du contrôle des flux de capitaux. En France, le Conseil Constitutionnel vient tout juste de reconnaitre la fraternité comme un principe constitutionnel et a affirmé « qu’il découle de ce principe la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». C’est une prise de position très importante et encourageante !

 

A lire : Il faut tuer TINA. 200 propositions pour rompre avec le fatalisme et changer le monde Le Cerisier, fev 2017, 25 euros, 528 pages.

Ecobio (Avignon) : « un village vertical tourné vers la culture et l'agriculture »

Créé le : 10/07/2018
Lascierie (Avignon) est un lieu tournée vers la culture et l'économie sociale et solidaire - Crédit : Festival d'Avignon
Jean-Pierre Gautry, urbaniste, nous présente le projet de l'îlot Ecobio, à Avignon. Ce démonstrateur urbain est consacré à l'agriculture, au commerce responsable (avec la présence d'un magasin Biocoop). Et à la culture, comme en témoigne la présence de Lascierie. Ce nouveau lieu dédié au spectacle vivant et aux arts vient d'ouvrir ses portes. Il est aussi résolument tourné vers l'Economie sociale et solidaire, puisqu'il accueille la délégation vauclusienne de la Cress (Chambre régionale d'économie sociale et solidaire) de Paca
 

 


Sans Transition ! anime deux tables-rondes sur l'ESS en Vaucluse

A l'occasion de l'inauguration de la délégation vauclusienne de la Cress Paca, Sans Transition ! a animé deux tables-rondes : une consacrée aux entreprises qui font la transition en Vaucluse et une autre centrée sur l'entrepreneuriat culturel au sein de l'ESS.

Montpellier : Un dessin animé « inclusif » co-construit avec des enfants sourds

Créé le : 10/07/2018
Le dessin animé pour tous en cours d'élaboration
Le studio d’animation Les Fées spéciales de Montpellier (34) a accueilli des élèves sourds et malentendants de CM1 pour mettre au point une série animée « inclusive », en langue des signes universelle. Retour sur cette première phase d’expérimentation qui s’est déroulée du 3 au 5 juillet.

 

Tout le monde s’est rassemblé autour d’une grande télé, dans les ateliers des Fées Spéciales, studio d’animation montpelliérain organisé en société coopérative. C’est l’heure du visionnage du making off de trois jours de production expérimentale d’un nouveau projet :  une série animée inclusive, adaptée aux personnes sourdes et malentendantes. Parmi les spectateurs se trouvent trois élèves de CM1 de la classe bilingue (Langue des Signes Française/ français écrit) de l’école Paul Blet de Poitier. Ils ont participé au travail de développement du dessin animé en prêtant leurs corps aux personnages, grâce à la technique de motion capture.

 « Cette série est destinée à un public familial, autant sourd qu’entendant », explique Carolina Cascajares, chargée de production. Dans l’histoire, basée sur un texte de l’écrivain Anthonio Rodriguez Yuste, les personnages signent en même temps qu’ils parlent. Une première, selon Carolina Cascajares : « Il n’existe pas de dessin animé de la sorte. Nous ne voulons pas nous contenter des petites vignettes en bas de l’image qui traduisent les paroles. » Les productions audiovisuelles sont généralement inadaptées aux besoins des personnes sourdes et malentendantes : « Les sous-titres ne sont pas une solution car les sourds sont fréquemment analphabètes ou ont des difficultés pour lire en français ». Sans compter le rythme souvent trop rapide du défilée des dialogues écrits…

 

Dans le studio des Fées Spéciales- le 5 juillet 2018

Dernière séance de travail de la résidence au studio d'animation des Fées Spéciales © CP

 

De la langue des signes française à l’universalité

Face à la caméra, les enfants sourds ne communiquent pas dans leur langue maternelle, la langue des signes française (LSF), mais en langue des signes universelle, qui n'existe pas encore mais est en cours d'élaboration. « C’est très différent », souligne Cathy Cotreau, professeure de français en langue des signes à l'école Blet de Poitier, « les gestes sont nouveaux pour les élèves. » Elle accompagne Manon et Célia dans cette aventure avec les Fées Spéciales. « Il a fallu se familiariser avec le sens de l’histoire, les élèves ont commencé par l’apprendre par cœur en LSF », précise l’enseignante. Le passage d’une langue à l’autre n’a pas été simple. Aline Marck, également professeure et accompagnatrice du projet, se souvient : « A l’école, lorsque les élèves ont montré à leurs camarades la première scénette où ils mimaient la construction d’un château de sable, personne n’a compris. Pourtant sensibles au langage du corps, ils y ont vu une histoire de cuisine ! » Au studio des Fées, les apprentis comédiens ont dû accentuer leur jeu et leurs expressions. 

L' expérience de co-construction d’un dessin animé international a permis aux élèves de l’école de Paul Blet de rencontrer de nombreux professionnels, dont le comédien Anthony Guyon qui leur a prodigué de nombreux conseils de jeu. Manon et Célia tirent un bilan enthousiaste : « Nous n’avons jamais vu de graphistes, c’est inédit ! », « J’ai beaucoup aimé avoir été filmée pendant trois jours ! » Aline Marck, leur enseignante, assure que la découverte du monde de l’animation peut faire naître des vocations : « Les personnes sourdes ont de grandes compétences visuelles. »

Cette résidence de trois jours est une première étape du développement de cette série animée. Les Fées Spéciales doivent encore œuvrer pour trouver le style et la technique d’animation qui permettent la compréhension universelle d’une histoire, par-delà les frontières et les langues.

 

 

 

Les Jardins de Solène (84) lauréat de l'opération MaFondationMacif

Créé le : 03/07/2018
Solène Espitalié, directrice des Jardins de Solène
Solène Espitalié est directrice des Jardins de Solène (84) et lauréate du prix de l'innovation sociale 2017. Elle vient également de recevoir 174 000 coups de pouce distribués par près de 61 000 sociétaires, élus et salariés du groupe Macif pour l'opération MaFondation fin mai. Elle sera notre invitée le 6 juillet prochain pour une table-ronde engagée, lors du lancement de la délégation de la Chambre régionale d'Economie sociale et solidaire (CRESS) de Paca, en Vaucluse, à Avignon.

[Communiqué] Pesticides et santé, le gouvernement Macron face à ses responsabilités ! - par Phyto-Victimes

Créé le : 03/07/2018

Le Sénat vient de voter (lundi 2 juillet) à l’unanimité (323 voix pour-0 contre) un amendement proposant d’indemniser les professionnels victimes des pesticides. De son côté, le gouvernement d'Emmanuel Macron s'était opposé en Février dernier contre la création d'une telle mesure. Réaction de Phyto-Victimes, association d'aide aux professionnels victimes des pesticides.

Par Phyto-Victimes :
 

Le 1er février dernier, le Sénat avait adopté en première lecture la proposition de loi pour la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes des pesticides, malgré le refus du gouvernement d’Emmanuel Macron. Cette opposition incompréhensible s’est traduite à l’Assemblée Nationale, où le texte législatif a été rejeté en première lecture, dans le cadre de la loi agricole.


Aujourd’hui, lundi 2 juillet, le Sénat vient de voter à l’unanimité (323 voix pour-0 contre) un amendement proposant d’indemniser les professionnels victimes des pesticides. Il est indispensable que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités et tienne compte de ce signal fort envoyé par les parlementaires. Ce fonds d’indemnisation est la seule possibilité pour les victimes de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques d’obtenir une juste réparation.


Le gouvernement ne pourra opposer à cette loi l’évolution des tableaux des maladies professionnelles : en effet, ce projet de loi est complémentaire au système de réparation existant et nous souhaitons, comme le gouvernement, le faire évoluer en faveur des victimes des pesticides. La mise en place de ce fonds a d’ailleurs été préconisée dans le rapport de trois inspections d’Etat (IGAS-IGF-CGAAER), daté de janvier 2018.


Le gouvernement du président Macron chercherait-t-il à protéger les firmes en s’obstinant à refuser la mise en place de ce fonds d’indemnisation et ainsi rendre invisible le nombre de victimes des pesticides ?


Depuis le 1er juillet 2018, le gouvernement a fait le choix de réduire la vitesse sur les routes pour essayer de sauver 500 vies par an, qu’en est-il de la prise en compte des milliers de personnes impactées de près ou de loin des conséquences de l’utilisation des pesticides ?

Plus d'infos :
Reportage chez les victimes bretonnes qui n'en peuvent plus des pesticides dans le Sans Transition ! édition Bretagne à paraitre.

 

 

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