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BIODIVERSITÉ : À VOS MARQUES… BIODIV… GO !

Créé le : 23/06/2017
L'appli Biodiv Go sera disponible sur Androïd à partir du vendredi 23 juin 2017. Crédits : Justine Carnec

Un an après le phénomène Pokemon Go, voici Biodiv Go ! Et les amoureux de la nature seront ravis : cette application, qui propose de découvrir la biodiversité et le patrimoine locaux, est disponible au téléchargement sur Android dès le 23 juin. Créée par l’entreprise occitane Eneo, elle est d'ores et déjà utilisable dans la commune de Juvignac (34), près de Montpellier.

Cigale, platane, ou encore hérisson : autant d’espèces à capturer avec votre smartphone à Juvignac (34) à partir de vendredi 23 juin. Lauréats de l’appel à projets GreenTech du ministère de l’Environnement, en juillet 2016, Charles Moszkowicz et Jean-Charles Simonin mettent aujourd’hui en ligne l’application Biodiv Go. Jeu exploratoire qui permet au grand public de mieux connaître la biodiversité et le patrimoine qui l’entourent, Biodiv Go recense pour l’heure une cinquantaine d’espèces (plantes, insectes et oiseaux). Accompagnés dans leur démarche par la Ligue de Protection des Oiseaux de l'Hérault (LPO), association de valorisation de la biodiversité, et la mairie de Juvignac, ses créateurs visent « entre 2000 et 3000 téléchargements pour le démarrage ».

Adèle Marchal, responsable communication de l'entreprise ENEO, ainsi que Jean-Charles Simonin et Charles Moszkowicz, créateurs de Biodiv Go.
Crédits : Justine Carnec

Se réapproprier le territoire

« L’intérêt de cette application, c’est notamment son aspect ludique, qui incite les gens à sortir de chez eux pour découvrir la biodiversité. Or, la connaissance de ce qui nous entoure permet sa meilleure protection », affirme Thomas Marchal, de la LPO. Il précise qu’à long terme, il est envisagé que les données récoltées par chacun puissent venir enrichir les connaissances des naturalistes locaux sur le développement des espèces.

Thomas Marchal, de la Ligue de Protection des Oiseaux, s'essaye à l'application !
Crédits : Justine Carnec

Jean-Luc Savy, maire (sans étiquette) de Juvignac (34), municipalité partenaire du projet, espère quant à lui que Biodiv Go lui permettra de valoriser les espaces verts de sa commune, ainsi que les espèces qui y vivent. « Nous entendons préserver la biodiversité locale, tout en montrant que nous pouvons être des partenariats attractifs pour les entreprises comme Eneo », explique-t-il. « Nous espérons que cette application permettra aux citoyens de se réapproprier le territoire et d’être mieux sensibilisés. Nous souhaitons aussi valoriser l’innovation en travaillant avec des start-up », ajoute Béatrice Michel, adjointe déléguée à l’environnement, à la propreté et au développement durable.

Une appli pour les explorateurs de toute la France

Si les espèces pour l’heure recensées par l’application sont surtout caractéristiques de l’Hérault, l’objectif de ses créateurs est qu’à terme elle puisse être utilisée partout. Et que d'autres collectivités travaillent avec Eneo pour valoriser leurs territoires. Car c’est ainsi que Charles Moszkowicz et Jean-Charles Simonin comptent monétiser leur produit : à l’instar de la commune de Juvignac, les collectivités pourront devenir partenaires de l’application en l’alimentant en espèces et en éléments de patrimoine locaux. Les « meilleurs explorateurs » de chaque municipalité pourront alors se voir récompenser par des entrées gratuites au musée, ou encore par des paniers de produits locaux. De quoi inciter les gens à sortir de chez eux. Et, cette fois, ils ne chercheront pas des créatures virtuelles, mais des animaux et des plantes bien réels.

Plus d’info : https://biodivgo.com/fr/biodiv-go/

CHRISTIAN SAUTTER, FRANCE ACTIVE : « DES ENTREPRISES MÉRITENT D'ÊTRE AIDÉES CAR ELLES FONT DU BIEN À LEUR TERRITOIRE »

Créé le : 22/06/2017
La conférence intitulée « Entreprendre pour transformer la société », où intervenait Christian Sautter, avait lieu au Pôle REALIS de Montpellier, une pépinière d'entreprises de l'économie sociale et solidaire.

Trouver des fonds, recevoir des conseils et un accompagnement gratuits pour créer son entreprise sociale et solidaire, c’est possible. La preuve avec France Active. Ce réseau de financeurs solidaires pour l’emploi propose aux créateurs d’entreprises un accompagnement professionnel gratuit. Son président, l'ancien ministre de l’Économie Christian Sautter, intervenait dans le cadre d'une conférence intitulée « Entreprendre pour transformer la société », organisée au Pôle de l'économie sociale et solidaire « REALIS », à Montpellier (34), ce jeudi 22 juin. Pour lui, « entrepreneuriat » et « engagement » sont loin d'être des oxymores. Rencontre.

France Active est un réseau de financeurs solidaires. Mais à quoi sert un financeur solidaire, au juste ?

Grâce à nos structures locales, comme Airdie dans le Languedoc-Roussillon (antenne languedocienne de France Active, ndlr), nous sommes implantés sur tout le territoire français. Nous aidons les porteurs de projets et les créateurs d’entreprise, qu’ils soient individuels ou en collectif, à construire un financement viable. Il arrive bien souvent, dans ce domaine, que l’on parte avec trop peu d’argent. Mais il faut avoir les moyens d’acheter un véhicule, des machines, de louer des locaux… Et, surtout, il faut tenir sur la longueur. Nous accompagnons ces personnes avant, pendant et après la création de leur entreprise. L’avantage, pour eux, c’est que notre aide est gratuite et notre don solidaire. Nous n’attendons rien en échange.

Comment procédez-vous ?

Nous nous portons garants des entreprises que nous aidons. Nous examinons chaque projet au sein d’un jury de bénévoles, et, si nous le jugeons réalisable, nous donnons au créateur le label France Active. Cela signifie que devant le banquier, nous nous portons garants de cette personne. Nous avons constaté un taux de 82% de réussite dans les projets que nous accompagnons. Mais, dans le cas où un projet n’aboutirait pas, nous nous engageons à rembourser la moitié des dettes au banquier. Nous restons vraiment en contact avec l’entreprise, tout au long du processus. Il faut savoir qu’un créateur d’entreprise est souvent très solitaire, et, lorsqu’il a des difficultés, il hésite à en parler. Mais des relations de confiance, avec son banquier ou avec son accompagnateur, sont nécessaires. Au total, l’an passé, nous avons aidé 7400 entreprises à naître ou à grandir, et 35.000 emplois ont été créés ou consolidés grâce à notre aide.

Qu’est-ce qu’une entreprise engagée selon vous ?

Une entreprise engagée, c’est d’abord une entreprise qui a du sens. Il peut s’agir d’une entreprise qui œuvre au développement d’un espace rural en voie de désertification, dans les quartiers populaires, ou les zones industrielles marquées par le chômage. Mais, une entreprise engagée, c’est aussi une entreprise qui doit être viable économiquement, et c’est là que nous intervenons. Nous aidons les personnes qui ont des difficultés à trouver des conseils et des financements. Nous sélectionnons les entrepreneurs engagés dans le développement durable de leur territoire. Par « développement », j’entends qu’ils sont dans domaine de l’économie, du lucratif, et pas dans le service public. Et ces entreprises s’impliquent dans leur territoire, c’est-à-dire que tout ne se décide pas à Paris. Dans les agglomérations comme Montpellier, ou dans les territoires comme les Cévennes, il y a aussi des entrepreneurs qui méritent d’être aidés, car font du bien à leur territoire.

Plus d'infos : France active

DES « POTES » PRÉPARENT L'OUVERTURE D'UN SUPERMARCHÉ COOPÉRATIF À RENNES

Créé le : 22/06/2017
À Rennes, le collectif Breizh'i Potes prépare l'ouverture de leur supermarché coopératif ! Crédits : Breizh'i Potes

Dans le dernier numéro de Sans Transition !, un dossier entier est consacré aux supermarchés coopératifs. Nous y évoquons notamment le projet rennais « Breizh’i Potes ». Ce collectif a entamé une réflexion sur la création d'une épicerie test qui pourrait voir le jour l’an prochain. L’ouverture d'un supermarché est, elle, prévue pour 2019.

Nora Duval, à l’origine du projet Breizhi'Potes, imagine déjà les plannings de répartition du travail à gérer, entre les adhérents du futur supermarché coopératif. Mais le moment n'est pas encore venu. « Il faut d'abord que nous réunissions assez de membres », explique-t-elle.

1500 clients, employés et propriétaires

Car l’ouverture du commerce est prévue pour 2019. « Assez de membres », cela correspond à 1500, le nombre de personnes nécessaires pour faire tourner la boutique, à raison de trois heures d'investissement mensuelles par personne. Car, dans un supermarché coopératif, les clients sont à la fois les propriétaires du magasin (via l'achat de parts de la société coopérative qui, à terme, doit porter le projet), et ceux qui le font fonctionner. C’est à cette condition que les produits peuvent être de « 10 à 40 % moins chers, et de meilleure qualité », selon Nora Duval. « En ce moment, notre groupe « achat » réfléchit à la charte du magasin. Nous voulons des produits sains, qui ont du goût, et nous désirons valoriser les producteurs locaux », précise la cofondatrice du collectif.

Une épicerie test dans les cartons

En attendant l’ouverture du magasin, la communauté Breizh’i Potes pense, comme d’autres supermarchés coopératifs en préfiguration en France (La Chouette Coop à Toulouse, La Cagette à Montpellier...), ouvrir prochainement (début 2018 ?) une épicerie test. Mais il faut pour cela trouver un local, et, surtout, que l'idée soit adoptée en Assemblée générale. Car Breizh'hi Potes est avant tout un projet citoyen et participatif.

Alors, comment  attirer de nouveaux adhérents ? « Nous faisons beaucoup de réunions publiques dans les bars. En 6 mois, nous avons réussi à susciter un vrai engouement et nous avons réuni 150 personnes. », indique la jeune femme de 29 ans. De quoi, à l'avenir, créer du lien social tout en faisant ses courses !

LE PORT DE SÈTE VEUT FAIRE TOURNER LES ÉOLIENNES OCCITANES

Créé le : 22/06/2017
Vue du port de commerce de Sète - Crédit : Laurie Abadie

La journée internationale du vent s'est déroulée le 15 juin dernier. A cette occasion, Sans Transition ! Occitanie a pu visiter les nouvelles installations du port de Sète, en compagnie des acteurs régionaux de la filière éolienne. Installations qui sont en mesure d’accueillir le déchargement de mâts et pales d'éoliennes. La cité portuaire héraultaise pourrait bientôt devenir une tête de pont pour le développement du secteur en Occitanie.

Première région de France en énergie éolienne

L’Occitanie est historiquement la région pionnière de l’éolien puisque c’est à Port-La-Nouvelle que la première éolienne tripale a fait son apparition en 1991.

Le territoire occitan est aujourd'hui, avec 1165 MW, la première région française pour la production d’énergie éolienne, selon France Énergie Éolienne – (FEE), association nationale qui regroupe les principaux acteurs du secteur. Le port de Sète – établissement public régional - s’est adapté au marché pour recevoir au mieux les flux éoliens. Il bénéficie depuis peu d’un quai en eau profonde pouvant accueillir les plus massives embarcations. Dans la foulée, 3,5 millions ont été investi dans une grue dernière génération. Celle-ci peut soulever jusqu’à 120 tonnes, une puissance essentielle pour supporter le poids des génératrices pesant jusqu’à 92 tonnes.

Sur le quai H, entièrement construit sur l’eau et en service depuis octobre dernier, le ballet éolien représente « 6% de l’activité totale du port et jusqu’à 15% à l’avenir » précise Olivier Carmes, directeur général du port de Sète. Long de 470 mètres, large de 70 mètres et profond de 14 mètres, le quai reçoit chaque cargaison durant « 4 à 5 jours pour décharger une centaine d’outils éoliens » rapporte Catherine Morin, commerciale pour le constructeur éolien allemand Enercon. Une manœuvre très technique puisque la longueur des mâts d’éoliennes va de 57 à 85 mètres. Les pâles, de 10 tonnes, ne sont encore prises en charge par les moyens propres au port. Cette opération nécessite l’intervention d’une deuxième grue provenant du domaine privé qui sert de second point d’ancrage au déplacement de ces pièces, dont l’envergure est comprise entre 70 et 90 mètres.

Qu’il provienne d’Allemagne, d’Espagne ou du Portugal, le déplacement éolien apparaît plus avantageux par transport maritime que par voie routière ou ferroviaire. Et ce, « pour des raisons réglementaires, économiques, et environnementales », selon Olivier Guiraud, délégué régional de France Énergie pour le secteur Sud Éolienne. Passer par la route demande des autorisations pour que les convois puissent traverser les agglomérations. Une éolienne étant en moyenne répartie en 10 morceaux, il faudra 10 camions pour transporter une unité de production. Alors que le tout peut être bien souvent transporté en un seul navire.


 

Un marché en pleine expansion

Le secteur éolien occitan rassemble 700 éoliennes. « Une production équivalente à un réacteur nucléaire capable d’alimenter plus d’un million d’habitants, soit 7,5% de la consommation régionale d’électricité », souligne Dominique Moniot, délégué régional adjoint Languedoc-Roussillon de France Energie Eolienne et membre de La Compagnie du Vent, filiale du groupe Engie spécialisé dans les énergies renouvelables

Premier gisement éolien de France et deuxième d’Europe, le marché éolien régional est à l’origine de la création de plus de 1 300 emplois directs en Occitanie.

Alors que 350 unités étaient manutentionnées en 2015, elles étaient 650 en 2016, selon Marc Antoine, directeur du port de commerce de Sète.  Olivier Carmes, directeur général du port de Sète confirme que « le nombre d’unités manutentionnées a quasiment doublé », avant que Sylvie Cano, directrice des services portuaires sétois, ajoute que « l’activité d’importation d’éoliennes sur Sète devrait encore doubler en 2017 ».

Le marché mondial de l'éolien est en telle expansion que le constructeur allemand Enercon est allé jusqu’à concevoir un bateau entièrement dédié au transport éolien. Depuis 2010, le E-Ship 1 avance grâce à des générateurs éoliens inversés et des « rotor flettner ». Ces gros cylindres verticaux achemineront plus de 110 éoliennes au port de Sète en 2017 tout en « économisant le carburant et récupérant l’énergie du vent » explique Laura Holzer, chargée d’études au pôle expertise d’Enercon.

André Lubrano, membre du Conseil Régional, affirme cependant que « nous n’avons pas l’intention de concurrencer Marseille ou Barcelone. Mais nous avons une place au milieu de ces grands ports pour nous permettre de jouer notre carte économique ».

Perspectives d’améliorations

Engagé dans la transition énergétique, le port de Sète a pour projet d’aménager la toiture des 50 000m² d’entrepôts en panneaux photovoltaïques. Cette production pourrait fournir la puissance comparable à l’alimentation énergétique de 140 000 foyers.

A l’horizon 2030, le marché éolien occitan pourrait prétendre à la production d’un tiers de la consommation régionale. Il a également pour ambition de propulser la région  au rang de première région à Énergie Positive d’Europe (qui produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme).

Quant au port de Sète, il prévoit d’ajouter 18 hectares aux 60 hectares déjà disponibles. Suite à cette extension, une gare maritime proposerait l’aménagement de commerces et notamment d’un restaurant surplombant le port. Des installations qui pourraient voir le jour en 2020.

 

Plus d'info :
http://fee.asso.fr/
http://www.sete.port.fr/

 

INTERVIEW - UNE ASSOCIATION S'OPPOSE À UN PROJET DE COMPLEXE IMMOBILIER AU PIED DU VENTOUX

Créé le : 22/06/2017
C'est au pied du Mont Ventoux que l'entreprise Vanhaerents Development prévoit la construction d'un complexe hôtelier. Des acteurs locaux s'y opposent. Crédits : Julien David

Construire un complexe hôtelier au pied du Mont Ventoux (84) : c’est l’ambition de Vanhaerents Development. La filiale du groupe belge Artes prévoit d’installer hôtel de luxe et lotissement de villas en bordure du bourg de Malaucène (84), près de la chapelle et de la source du Groseau, ainsi qu’à l’emplacement d’une ancienne papeterie. Le site est pourtant classé, et le projet est contesté dans la région. Plusieurs associations s’y opposent et ont déposé des recours à la mairie, et entendent poursuivre l’affaire au tribunal administratif. Parmi celles-ci, l’association de protection du patrimoine de Malaucène (SPAM) organise un pique-nique d’information destiné aux citoyens, le 24 juin prochain. Jean-Alain Mazas, président de l’association et résidant de Malaucène, est très hostile au projet. Interview.

Pourquoi êtes-vous opposés au projet immobilier de Vanhaerents Development ?

Pour plusieurs raisons. La plus importante à mon sens, c’est que c’est un espace naturel à protéger, que ce soit pour son patrimoine naturel ou historique. Le Vallon du Groseau est une des trois entrées sur le Ventoux, c’est un endroit magnifique. Nous avons fait faire une analyse paysagère pour le site, qui a été caractérisé « paysage singulier et remarquable », et la zone de la chapelle et de la source du Groseau a été classée zone archéologique sensible par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles, ndlr). Ensuite, c’est un secteur sur lequel il faut être vigilant pour la biodiversité. Nous avons beaucoup d’oiseaux, de truites, de chauves-souris… Il y a également le fait que c’est un lieu traditionnel de rencontre pour les gens de Malaucène : beaucoup de pique-niques se font près de la source du Groseau. Enfin, nous ne pensons pas non plus que le projet participera au développement économique de Malaucène, comme il est avancé par l’entreprise. Il est par exemple prévu que des commerces soient construits directement dans le complexe hôtelier. Cette réalisation ne bénéficiera donc pas aux commerçants du village. Nous aimerions que le secteur soit protégé et aménagé au profit des habitants de Malaucène.

Quelles démarches avez-vous effectuées ?

Nous avons fait deux recours auprès de la mairie. Le premier porte sur la modification du Plan d’Occupation des Sols (POS, document d’urbanisme qui organise les zones urbaines ou à urbaniser et qui protège les zones naturelles, ndlr), que nous contestons. Cette modification transforme notamment les terrains classés « zones industrielles » en « zones touristiques » pour le projet. Dans ce recours, nous contestons également le caractère d’utilité publique du projet, en évoquant son absence d’utilité économique, le paysage remarquable, l’archéologie, etc.

Le second recours porte quant à lui sur le Plan Local d’Urbanisme (PLU, document d’urbanisme qui définit la destination générale des sols, ndlr). Nous y évoquons sensiblement la même chose, avec d’autres questions, comme par exemple le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT, document d'urbanisme de conception et de mise en œuvre de la planification intercommunale, ndlr).

Nous allons déposer ces deux recours au tribunal administratif début juillet. Nous avons des arguments solides, et je pense que nous pouvons gagner. Nous avons également fait circuler deux pétitions, une « papier » et l'autre numérique, et avons récolté en tout près de 2500 signatures.

Quelles sont les positions des élus locaux et du préfet ?

Les élus considèrent qu’il s’agit d’un bon projet, qui apportera beaucoup de bien à Malaucène. Ce projet immobilier constitue pour eux la solution au « problème de la papeterie ». Mais je pense qu’il faut que ce soit un développement qui profite à tout le monde, pas seulement à l’entreprise qui veut s’implanter. Quant au préfet, il est favorable au projet, et nous n’avons eu aucune réaction de sa part après les pétitions.

Vous organisez un pique-nique samedi, qu’en attendez-vous ?

Le Plan d’Occupation des Sols et le Plan Local d’Urbanisme ont été faits très rapidement, et sans débat, si bien que les citoyens n’ont pas eu le temps d’être informés ou de se mobiliser. Le pique-nique, qui aura lieu samedi midi à la source du Groseau, sera l’occasion d’informer la population sur les recours que nous avons faits à la mairie, et d’expliquer quels sont les points sensibles qui font que nous refusons ce projet. Le but est que les habitants prennent conscience de la question. C’est un sujet qui suscite déjà un intérêt important parmi les Malaucéniens.

Vous parliez d’aménager le secteur au profit des habitants de Malaucène. Que proposeriez-vous à la place du projet immobilier ?

L’idée serait de ne rien construire sur les secteurs de la source et de la chapelle du Groseau, qui, pour nous, sont à protéger. Et nous pourrions restaurer les hangars de l’ancienne papeterie pour en faire des salles de spectacle, ou un centre aéré, par exemple. Nous avions proposé que la mairie rachète le terrain pour aménager les hangars et protéger le reste du secteur, mais elle a refusé.

Plus d'info : vallondugroseau.fr

MONTPELLIER : CITYZEN MARKET "ÉLU MEILLEUR PROJET ÉTHIQUE DE L’ANNÉE"

Créé le : 20/06/2017
Alexandra et Valentina, créatrices de CityZen Market. Crédit photo : CityZen Market

L'épicerie montpelliéraine (34) « vrac et zéro déchet » a remporté, samedi dernier, le concours « Sème le changement ». L'événement était organisé à Montpellier par l'association Etika Mondo. Plusieurs structures du territoire étaient partenaires de la manifestation, dont Sans Transition ! Occitanie

Alors que l’association Etika Mondo n’attendait qu’une dizaine de candidatures, elle en a recueilli le double. Parmi elles, les dix projets sélectionnés par le public via Facebook ont concouru pour prétendre au titre de meilleur projet éthique de l’année.

Après une matinée de coaching pour les qualifiés au second tour, les lauréats ont foulé les planches de la scène pour présenter leurs démarches. « Encore peu de projets parviennent à concilier une pertinence à la fois éthique et de gestion », c’est le constat dressé par Boris Aubligine, fondateur de l’association Etika Mondo, organisatrice de l'événement. Et qui accompagne tout au long de l'année des projets « éthiques ».

Le bilan est néanmoins très positif. Toute l’équipe est « très heureuse de cette journée qui est allée au-delà de nos attentes car les initiatives présentées étaient toutes de qualité et responsable », souligne Boris Aubligine.

Une équipe victorieuse : CityZen Market

Valentina et Alexandra remportent le prix du projet éthique de l'année. Crédit Photo : CityZen Market

Ravie, l’association Montpelliéraine CityZen Market a remporté la première place du concours : « on est très contentes, c’est un vrai tremplin pour nous », déclarent les fondatrices du projet. C’est dans une démarche de consommation responsable qu’Alexandra et Valentina ont créées leur épicerie 100% vrac en avril 2016. Ayant fait preuve de la viabilité économique de leur projet depuis cette date, elles se sont distinguées car « c’est un des projets les plus aboutis portant une forte cohérence entre leur démarche et leurs actions », mentionne Boris Aubligine avant d’ajouter que « elles ne sont pas simplement une épicerie, elles organisent des ateliers et des événements dans en lien avec leur philosophie ». 

Leur objectif est de rendre le zéro déchet accessible à tous, en montrant qu'il est possible de consommer en générant peu ou pas de déchets. La boutique propose des produits alimentaires, des fruits et légumes frais de Clapiers, des cosmétiques, des produits ménagers ainsi que des produits consignés. Bons pour la planète, mais aussi pour le porte-monnaie, « les produits en vrac sont entre 10% et 40% moins chers que leurs équivalents emballés », assure Alexandra. Les trois premiers lauréats (Citizen Market, Oasis Citadine et Coworking Culinaire) devront se partager 12 500 euros. Grâce à cette somme, CityZen Market compte agrandir ses locaux et ouvrira un restaurant à Montpellier, entre la gare Saint-Roch et l’Observatoire d’ici fin juillet.

Etika Mondo a pour ambition de reconduire l’expérience à travers une deuxième édition du concours l’an prochain. D’ici là, Etika Mondo partira à la recherche de nouveaux projets lors du Fermes d’Avenir Tour à Montpellier, fin juillet. Festival ambulant de l'agroécologie dont nous vous avons récemment présenté le programme.

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