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LE PORT DE SÈTE VEUT FAIRE TOURNER LES ÉOLIENNES OCCITANES

Créé le : 22/06/2017
Vue du port de commerce de Sète - Crédit : Laurie Abadie

La journée internationale du vent s'est déroulée le 15 juin dernier. A cette occasion, Sans Transition ! Occitanie a pu visiter les nouvelles installations du port de Sète, en compagnie des acteurs régionaux de la filière éolienne. Installations qui sont en mesure d’accueillir le déchargement de mâts et pales d'éoliennes. La cité portuaire héraultaise pourrait bientôt devenir une tête de pont pour le développement du secteur en Occitanie.

Première région de France en énergie éolienne

L’Occitanie est historiquement la région pionnière de l’éolien puisque c’est à Port-La-Nouvelle que la première éolienne tripale a fait son apparition en 1991.

Le territoire occitan est aujourd'hui, avec 1165 MW, la première région française pour la production d’énergie éolienne, selon France Énergie Éolienne – (FEE), association nationale qui regroupe les principaux acteurs du secteur. Le port de Sète – établissement public régional - s’est adapté au marché pour recevoir au mieux les flux éoliens. Il bénéficie depuis peu d’un quai en eau profonde pouvant accueillir les plus massives embarcations. Dans la foulée, 3,5 millions ont été investi dans une grue dernière génération. Celle-ci peut soulever jusqu’à 120 tonnes, une puissance essentielle pour supporter le poids des génératrices pesant jusqu’à 92 tonnes.

Sur le quai H, entièrement construit sur l’eau et en service depuis octobre dernier, le ballet éolien représente « 6% de l’activité totale du port et jusqu’à 15% à l’avenir » précise Olivier Carmes, directeur général du port de Sète. Long de 470 mètres, large de 70 mètres et profond de 14 mètres, le quai reçoit chaque cargaison durant « 4 à 5 jours pour décharger une centaine d’outils éoliens » rapporte Catherine Morin, commerciale pour le constructeur éolien allemand Enercon. Une manœuvre très technique puisque la longueur des mâts d’éoliennes va de 57 à 85 mètres. Les pâles, de 10 tonnes, ne sont encore prises en charge par les moyens propres au port. Cette opération nécessite l’intervention d’une deuxième grue provenant du domaine privé qui sert de second point d’ancrage au déplacement de ces pièces, dont l’envergure est comprise entre 70 et 90 mètres.

Qu’il provienne d’Allemagne, d’Espagne ou du Portugal, le déplacement éolien apparaît plus avantageux par transport maritime que par voie routière ou ferroviaire. Et ce, « pour des raisons réglementaires, économiques, et environnementales », selon Olivier Guiraud, délégué régional de France Énergie pour le secteur Sud Éolienne. Passer par la route demande des autorisations pour que les convois puissent traverser les agglomérations. Une éolienne étant en moyenne répartie en 10 morceaux, il faudra 10 camions pour transporter une unité de production. Alors que le tout peut être bien souvent transporté en un seul navire.


 

Un marché en pleine expansion

Le secteur éolien occitan rassemble 700 éoliennes. « Une production équivalente à un réacteur nucléaire capable d’alimenter plus d’un million d’habitants, soit 7,5% de la consommation régionale d’électricité », souligne Dominique Moniot, délégué régional adjoint Languedoc-Roussillon de France Energie Eolienne et membre de La Compagnie du Vent, filiale du groupe Engie spécialisé dans les énergies renouvelables

Premier gisement éolien de France et deuxième d’Europe, le marché éolien régional est à l’origine de la création de plus de 1 300 emplois directs en Occitanie.

Alors que 350 unités étaient manutentionnées en 2015, elles étaient 650 en 2016, selon Marc Antoine, directeur du port de commerce de Sète.  Olivier Carmes, directeur général du port de Sète confirme que « le nombre d’unités manutentionnées a quasiment doublé », avant que Sylvie Cano, directrice des services portuaires sétois, ajoute que « l’activité d’importation d’éoliennes sur Sète devrait encore doubler en 2017 ».

Le marché mondial de l'éolien est en telle expansion que le constructeur allemand Enercon est allé jusqu’à concevoir un bateau entièrement dédié au transport éolien. Depuis 2010, le E-Ship 1 avance grâce à des générateurs éoliens inversés et des « rotor flettner ». Ces gros cylindres verticaux achemineront plus de 110 éoliennes au port de Sète en 2017 tout en « économisant le carburant et récupérant l’énergie du vent » explique Laura Holzer, chargée d’études au pôle expertise d’Enercon.

André Lubrano, membre du Conseil Régional, affirme cependant que « nous n’avons pas l’intention de concurrencer Marseille ou Barcelone. Mais nous avons une place au milieu de ces grands ports pour nous permettre de jouer notre carte économique ».

Perspectives d’améliorations

Engagé dans la transition énergétique, le port de Sète a pour projet d’aménager la toiture des 50 000m² d’entrepôts en panneaux photovoltaïques. Cette production pourrait fournir la puissance comparable à l’alimentation énergétique de 140 000 foyers.

A l’horizon 2030, le marché éolien occitan pourrait prétendre à la production d’un tiers de la consommation régionale. Il a également pour ambition de propulser la région  au rang de première région à Énergie Positive d’Europe (qui produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme).

Quant au port de Sète, il prévoit d’ajouter 18 hectares aux 60 hectares déjà disponibles. Suite à cette extension, une gare maritime proposerait l’aménagement de commerces et notamment d’un restaurant surplombant le port. Des installations qui pourraient voir le jour en 2020.

 

Plus d'info :
http://fee.asso.fr/
http://www.sete.port.fr/

 

OCCITANIE : UNE COLLECTE DE 7000 EUROS POUR DES BOCAUX LOCAUX

Créé le : 19/06/2017
Chloé Duteau, commerciale chez 7/e c'est eux les producteurs. Crédits : Justine Carnec

Rassembler 7000€ en 45 jours, c’est le pari de 7/e c’est eux les producteurs, une marque de conserves occitane qui transforme des produits que la grande distribution refuse de commercialiser. Cette entreprise lance aujourd’hui une campagne de récolte de fonds sur KissKissBankBank, plateforme web de financement participatif. L’objectif : financer la vente en ligne des produits sur le site internet.

Déjà disponibles dans une dizaine de commerces dans la région de Montpellier (34), les conserves de 7/e c’est eux les producteurs devraient bientôt être vendues en ligne. Cette entreprise montpelliéraine se dit « gourmande et militante ». Depuis sa création, il y a trois ans, elle lutte contre le gaspillage alimentaire issu de la production agricole locale (bio et raisonnée) en transformant invendus, surplus de production et produits « hors calibres » (dont la forme, la taille, etc. ne correspondent pas aux standards de la grande distribution), pour en faire des produits cuisinés.

Vendre en ligne au-delà des frontières occitanes

L’an passé, Christelle Rodier, Sylvain Goineau et Arturo del Rio, les fondateurs, décident de créer leur propre marque, qui connaît un certain succès. « De plus en plus de personnes sont intéressées par les produits et par la démarche. Le problème, c’est que nous sommes basés localement, ce qui ne nous permet pas de vendre nos produits en dehors de la région Occitanie. La solution, pour nous, c’était la vente en ligne », précise Chloé Duteau, commerciale pour 7/e c’est eux les producteurs. Cette décision est à l’origine de la campagne de financement participatif qui débute aujourd’hui.

Entre chasse anti gaspi et juste rémunération des producteurs

Derrière le projet de cette entreprise réside une double ambition : mettre fin au gaspillage alimentaire, et rémunérer les producteurs à un juste prix. De quoi mettre en bocal du local éthique et de qualité.

Plus d'info :
7/e c'est eux les producteurs - Le site internet
Leur campagne de financement participatif sur KissKissBankBank

MONTPELLIER : UN CONCOURS POUR « SEMER LE CHANGEMENT »

Créé le : 14/06/2017
Boris Aubligine, fondateur de l’association Etika Mondo - DR

À l’occasion de son anniversaire, Etika Mondo, association qui accompagne et recense les initiatives éthiques, organise le concours du projet entrepreneurial éthique de l’année. Appelé Sème le changement, le rendez-vous aura lieu le samedi 17 juin à la salle Edgar Tailhades de l’Hôtel de Région de Montpellier (34).

« Sème le changement » vise à la fois à montrer au public la richesse de l'écosystème entrepreneurial d'Occitanie et « à dynamiser les porteurs de projet en imaginant des solutions coopératives », explique Boris Aubligine, fondateur de l’association Etika Mondo. Seulement dix candidats seront retenus parmi la multitude de postulants présents sur les réseaux sociaux. 12 500€ de dotations sont mis en jeu. Les trois gagnants du podium se répartiront cette somme afin de pouvoir « monter plus vite et avec plus d’efficacité leur projet », précise l’organisateur. Les internautes ont jusqu’à mercredi pour élire leurs projets préférés via la page Facebook de l'événement.

Une journée éthique et productive

Une fois la sélection faite jeudi, les lauréats auront jusqu’à samedi pour préparer leur présentation. Avant de leur ouvrir la scène à 14h, le concours propose une matinée de coaching par des professionnels de l'écosystème entrepreneurial. Adéquation du projet, place de l'éthique, viabilité du modèle économique, stratégie de communication,… Autant d’éléments qui ne seront pas à négliger. En tant que partenaire du concours, notre revue Sans Transition ! engagera également ses compétences au service des candidats en leur proposant un module centré sur la rédaction d’un bon communiqué de presse. « Sans Transition ! apporte un regard média essentiel pour se lancer dans un nouveau projet. Il est important de prendre en compte les médias pour créer une mécanique favorisant le développement », affirme Boris Aubligine. Les initiatives seront ensuite évaluées à 30% sur leur éthique, 30% sur leur gestion et 40% par les votes du public présent.

De nombreuses activités connexes au concours apporteront une vision globale sur la signification d’une démarche éthique. En ce sens, une conférence sur la place des femmes dans les projets entrepreneuriaux sera animée par Martine Viguier, formatrice dans la création de réseaux d'entreprises et marraine du concours. Un atelier sur l'alimentation et la santé, des tables rondes, une pièce de théâtre ainsi que des repas bio et locaux rythmeront l’ensemble de la journée, qui se clôturera vers 23h au son de la musique du Trio Léna Vassiliu.

 

Traversée, sur Radio Occitanie : "L'accessibilité à des produits sains n'est réservée qu'à une minorité"

Créé le : 27/06/2016

 

Le magazine Sans Transition est partenaire de l'émission Traversée, sur Radio Occitanie 98.3 le jeudi de 17h à 18h.  
"Une émission sans ogm, produite et animée par Christian Moretto, qui offre une grande place à l’écologie, à la littérature, aux alternatives" sur les territoires.
L'émission se concentrait sur les liens entre alimentation et santé, parlant notamment des systèmes alimentaires alternatifs, par exemple les Jardins de Cocagne.
A ce sujet, un article sur les jardins du Girou, par Christian Moretto, à paraître dans le prochain magazine qui sortira début juillet.

Plus d'infos

www.radio-occitania.com/

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