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LE CONCOURS « MON PROJET INNOVANT » LANCE DEUX APPELS A PROJETS

Créé le : 03/07/2017
Edition 2017 du concours Mon Projet Innovant

La Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire lance l'édition 2017 de son appel à projet « Mon projet innovant », destiné aux entreprises de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire). Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 juillet. Parallèlement, toutes les start-up intéressées sont incitées à participer au concours en postulant dès le 4 septembre.

431, c’est le nombre de projets qui ont été présentés depuis la création du concours en 2010. A cela s’ajoutent les 184 lauréats qui ont connu un encadrement et une accélération dans leur démarche innovante. Mon Projet Innovant est un concours qui accompagne et fait émerger les initiatives remarquables à fort caractère d’innovation économique, technologique ou sociale ayant un impact sur les territoires des régions Bretagne et Pays de la Loire.

Après l’emploi, le logement, l’autonomie, la jeunesse, la santé ou encore le bien-vieillir, le concours 2017 s’articule autour de la thématique suivante : « Initiative remarquable, innovons en Bretagne et Pays de la Loire ». Les domaines abordés cette année sont l’insertion, la culture, la santé, l’éducation, l’environnement, le logement, le handicap et le service à la personne.

Deux appels à projets

Grande nouveauté. Pour sa cinquième édition, le concours Mon Projet Innovant s’adresse bien-sûr aux projets de l'ESS, mais aussi aux start-up issues d’autres horizons. La première vague de candidatures concerne les postulants ESS et se clôture le 15 juillet. Une fois les lauréats sélectionnés le 10 novembre, il faudra attendre le 2 décembre pour connaître le vainqueur de cette catégorie. Le deuxième appel à candidatures, dédié aux start-up, débute le 4 septembre et s’achève le 28 octobre. Après la sélection des participants, le 9 novembre, les entreprises encore en lice devront prendre leur mal en patience jusqu’à la remise des prix en décembre.

Interview de Sophie Stephan, directrice du Développement Coopératif et Solidaire à la Caisse d'Epargne Bretagne Pays de Loire, par Julien Dezécot, directeur de publication à Sans Transition

Des récompenses non négligeables

Les douze initiatives sélectionnées - six pour chaque appel à projets – se verront dotées de 10 000€ chacune. De quoi bien démarrer aux côtés de l’accompagnement technique de FONDES Pays de la Loire, Bretagne Active, la CRESS Pays de la Loire, la CRESS Bretagne et les EnchanTerresPartenaire du concours, Sans Transition ! Bretagne offrira un an d’abonnement au projet victorieux. Nous lui accorderons également la possibilité de participer à l’émission Sans Transition !, diffusée sur Tébéo, chaîne de télévision bretonne.

Plus d'infos : monprojetinnovant.org

Fatima Bellaredj, Urscop LR : « La loi initiée par Benoît Hamon a inscrit l’Économie Sociale et Solidaire dans l'économie »

Créé le : 01/02/2017
FD/LMDP

L'Union régionale des Scop (sociétés coopératives) de Languedoc-Roussilllon (Urscop LR) présentait ses vœux au cinéma Utopia de Montpellier, le 31 janvier dernier. L'occasion de parler innovation sociale avec Fatima Bellaredj, directrice de L'Urscop LR. Mais aussi de la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ainsi que de Benoît Hamon et sa loi « Economie Sociale et Solidaire ». Interview sonore.

 

Plus d'infos :

www.scop-lr.coop

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Occitanie : découvrez les 30 innovations d’entrepreneuriat social de la YESS Académie #2016 !

Créé le : 06/12/2016

Encourager l’entrepreneuriat social en Occitanie : tel est l'objectif de la YESS Académie. Trente lauréats porteurs de projet ont été récompensés le 2 décembre dernier. 

Un accompagnement personnalisé

Les membres de la « promo » 2016 vont bénéficier d'un accompagnement de coaches et d'experts visant à accélérer leur développement. Et recevront tous un abonnement d'un an à Sans Transition Occitanie ! Parmi les projets sélectionnés figurent des initiatives innovantes concernant la transition énergétique, l'agriculture urbaine, la consommation en circuit court, l'économie circulaire ou encore l'aide à la personne. Découvrez la liste complète des lauréats sur le site de la YESS Académie.

La YESS Académie est un événement organisé par le pôle REALIS de la Région Occitanie (pépinière d'entreprises de l'ESS), en partenariat avec le Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) et Alter'Incub, incubateur d'innovation sociale.

Plus d'infos :

www.yessacademie.fr

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Muriel Nivert-Boudou, Cress Languedoc-Roussillon : "l'habitat est une des principales entrées de la lutte contre l'exclusion"

Créé le : 14/10/2016

De la précarité à l’efficacité énergétique : quelles sont les solutions apportées par l'Economie sociale et solidaire (ESS) ? Les 4èmes rencontres ESS - organisées par la Chambre régionale de l'Economie Sociale et Solidaire (Cress) de Languedoc-Roussillon, la Fondation Macif Provence-Méditerranée - auront lieu le mardi 18 octobre, au Pôle Réalis de Montpellier. L'habitat sera au coeur de cet événement dont Sans Transition ! est le partenaire. Présentation du programme avec Muriel Nivert-Boudou, Déléguée Générale de la Cress LR.

Les rencontres ESS logement et habitat sont cette année consacrées à la précarité énergétique. Pourquoi cette thématique ?

Nous organisons ces rencontres chaque année depuis 2013, avec la Fondation Macif Provence Méditerranée. L'idée est de montrer que l'Economie sociale et solidaire est présente dans quasiment tous les secteurs d'activité. Et qu'elle est particulièrement bien représentée dans celui de l'habitat et du logement. De nombreux acteurs de l'ESS travaillent sur l’efficacité énergétique et la lutte contre la précarité énergétique. Le besoin de se chauffer est un besoin fondamental auquel les acteurs de l'ESS se sont très précocement intéressés. L'action de structures comme la fondation Abbé Pierre ou encore les Compagnons bâtisseurs montrent aussi que l'habitat est une des principales entrées de la lutte contre l'exclusion.

Comment va se dérouler la demi-journée ?

Celle-ci se déroulera au Pôle Réalis, structure portée par le Conseil Régional d'Occitanie destinée à l'accompagnement d'entreprises de l'ESS. Le programme s'ouvrira par une table-ronde animée par Magali Chouvion, rédactrice en cheffe du magazine Sans Transition ! Occitanie. Il s’agira d'échanger autour des solutions pouvant être mises en place pour lutter contre la précarité énergétique. Les participants sont la directrice du Gefosat, organisme de conseil dans la maîtrise de l'énergie, le coordinateur régional de projets d'auto réhabilitation des Compagnons bâtisseurs et un représentant d'ATD Quart Monde. La fondation Macif Provence-Méditerranée présentera, elle, une étude qu'elle a coordonnée, sur la précarité énergétique (voir ci-dessous). Après cet échange, des rencontres flash seront organisées pour permettre aux personnes de faire plus ample connaissance et de faire émerger entre elles des opportunités de marchés ou de partenariats à l'échelle des territoires.

A quels publics s'adressent les rencontres ?

Elles s'adressent à tous les publics qui peuvent être intéressés par ces problématiques de la précarité et de l’efficacité énergétique. Mais elles concernent tout particulièrement des professionnels du logement et de l'habitat. L'idée est aussi d'ouvrir ce moment à des structures - publiques ou privées - extérieures au monde de l'ESS. Cela peut être l'opportunité pour les acteurs de l'économie sociale de développer des marchés avec d'autres structures, comme les offices HLM, par exemple.

Plus d'infos :

www.sans-transition-magazine.info/4emes-rencontres-ess-logement-et-habitat-0

 

 

Louis Lippi, coordinateur régional de l'Association des délégués de l'économie social (Adess) du groupe Macif, présente l'étude "Habiter mieux"

Habiter mieux est issu d'un projet national porté par la Macif qui fut décliné dans plusieurs régions - dont Provence-Méditerranée. Nous avons fait le choix de travailler sur la thématique de la précarité énergétique et de se doter d'un outil de connaissance de cette problématique. Le but : connaître les usages et pratiques de nos sociétaires en matière d'occupation de leur logement. Nous avons fait appel à un certain nombre de nos partenaires associatifs qui ont transmis à leurs adhérents des questionnaires, au cours de l'année 2015. Environ un millier nous sont revenus. Ils font ressortir le fait que tout le monde est conscient de l'importance de l'efficacité énergétique des logements. Ce problème concerne tout le monde. Mais plus les personnes ont de faibles ressources, plus elles ont du mal à y faire face. Les dépenses énergétiques sont un poste de dépenses plus important pour les personnes démunies que pour le reste de la population. Et il est donc d'autant plus compliqué pour elles de trouver les moyens de faire des travaux car une partie importante de leur budget passe déjà dans le chauffage. Il est donc nécessaire d'aider d'abord les personnes qui sont dans une situation de précarité économique. Plusieurs freins à la rénovation ont été identifiés : le manque de moyens, bien-sûr, mais aussi de temps, ou le manque de confiance aux artisans. Avec nos partenaires, nous avons donc proposé une série de solutions pour aider les personnes à faire face à ces situations".  

Plus d'info :

www.fondation-macif.org

Louis Rousseau, Attac Marseille : "chacun peut s'inscrire dans des alternatives"

Créé le : 21/09/2016
Crédits : Attac

Le commerce équitable avec Artisan du monde, les énergies renouvelables avec Enercoop et la banque éthique avec la Nef : dans le cadre de la semaine de la Transition citoyenne, Attac Marseille présentait, mardi soir, des alternatives concrètes dans lesquelles chacun peut s'engager. Rencontre avec Louis Rousseau, représentant de l'association dans la cité phocéenne.  

Artisans du monde, La Nef, Enercoop : Pourquoi avoir choisi de présenter ces "alternatives" à vos adhérents et au grand-public ?

Nous voulions faire connaitre des alternatives possibles qui existent, en lien avec le slogan du collectif national pour la transition : "la transition, je peux faire le premier pas". Il s'agit de montrer que chacun peut s'inscrire dans des pratiques et dans des projets qui permettent de changer de modèle économique, social et environnemental. Ces alternatives s'appliquent souvent à une petite échelle mais elles préfigurent ce que nous pourrions construire dans un cadre plus vaste.

Les transitions, cela passe par consommer différemment, changer de fournisseur d'électricité ou encore de banque ?

Absolument. Attac se positionne contre la marchandisation du monde et contre le monde de la finance. Nous militons pour que la société devienne la plus solidaire possible et pour que les citoyen-nes se réapproprient leur façon de consommer et d'échanger. Enercoop, La Nef, Artisans du monde : ces trois exemples montrent que l'on peut faire autrement.

Ces alternatives Renvoient d'ailleurs au "Petit manuel de la transition" que vient de republier Attac dans une éditions actualisée ?

Oui. Le livre présente des solutions concrètes et qui permettent de s'opposer à cette société menée par la finance. Une société contre laquelle Attac lutte au travers de ses différentes actions. Nous invitons d'ailleurs les citoyen-nes à venir assister aux soirées-débats ou aux apéros que nous organisons régulièrement à Marseille pour échanger et parler de tout cela à bâtons rompus !

 

Plus d'infos :

www.local.attac.org/13/marseille/

A lire : Petit manuel de la transition (nouvelle édition augmentée), Attac, Les Liens qui Libèrent, 2016, 100 p. 7,50 euros

Pierre Auriau, Urscop Languedoc-Roussillon : « l'emploi dans les coopératives est non-délocalisable »

Créé le : 22/08/2016
Union régionale des Scop Languedoc Roussillon

Introduire plus de démocratie dans l'entreprise ? Répartir plus équitablement les profits ? Réinjecter les bénéfices dans le projet ? Pierre Auriau, directeur adjoint de l'Union régionale des Scop de Languedoc-Roussillon nous explique pourquoi reprendre une entreprise en coopérative. Retrouvez notre dossier, « Reprendre en coopérative, une vrai bonne idée ? » dans le premier numéro de Sans Transition !

Plus d'infos :

www.scop-lr.coop

Réparer plutôt que jeter, le parcours du combattant

Créé le : 12/07/2016
Réemploi et réparation - Crédit photo : Pixabay

Le 23 juin, une étude de Institut du Développement durable et des relations internationales (IDDRI) révèle que l'économie collaborative française n'est pas toujours à la hauteur de ses promesses écologiques. Concurrence, manque d'accessibilité, etc... La culture du réemploi en France, ce n'est pas encore ça. Preuve en est la difficulté à trouver des solutions pour sortir du réflexe « tout à la décharge ». Mais les choses commencent à bouger.

 

 

Le 22 juin, une chaise casse à la rédaction. Premier réflexe : l'amener à la déchetterie. Mais seule la pièce en plastique soutenant le dossier a cédé. Dommage de tout jeter !

 

Et si on trouvait la pièce manquante sur le net ?

Internet regorge de sites de vente en ligne de pièces détachées, on devrait trouver notre bonheur... non ? Je lance une requête sur le moteur de recherche solidaire Lilo. Le premier site de la liste ne fait que de la vente en gros, le deuxième ne vend que des roulettes, etc. Les liens s’enchaînent sans correspondre à ma demande. L'exaspération commence à poindre. J'opte cette fois pour Google. Guère mieux. Après avoir écumé les blogs, sites professionnels et boutiques en ligne, toujours rien.

 

Et si on la réparait ?

C'est le moment de changer de stratégie.

Pourquoi ne pas se tourner vers les ateliers de réparation ? Je lance une recherche rapide et ne trouve que des liens vers des ateliers... québécois.

Et les recycleries ? J'appelle celle d'Apt (84) pour savoir s'ils peuvent m'aider. « La plupart du temps, on n'essaie même pas de réparer les chaises en plastiques: elles sont faites pour casser. Peut-être qu'on aura la pièce mais c'est peu probable. Sinon, ce sera direction la déchetterie », me répond le gérant.

La déchetterie... Mais c'est une idée ! Peut-être auront-ils la pièce qu'il nous faut ! Un passage rapide me fait déchanter. Non seulement ils ne l'ont pas mais ils confirment ce que m'a répondu la recyclerie : les chaises en plastiques sont faites pour casser.

 

Et si on fabriquait la pièce défaillante ?

Ces derniers temps, de nombreux reportages nous vantent l'attrait de l'impression 3D pour réparer nos objets du quotidien... Est-ce si facile ?

Je cherche des imprimeurs 3D sur les pages jaunes et ne retiens que les quatre qui sont à moins de 45 minutes en voiture. Je commence à comprendre l'argument de l'étude IDDRI : Si réparer un objet implique un tel déplacement, l'impact écologique est-il vraiment positif ?
J'appelle ensuite les imprimeurs. Les trois premiers ne font pas de 3D, c'est une erreur d'étiquetage du site. Le dernier me confirme son activité. Je me réjouis mais trop vite... « Vous avez un plan de la pièce réalisé par un-e graphiste ? » Non. C'est pourtant nécessaire.

L'impression 3D sera peut-être une solution à long terme mais ce n'est pas pour tout de suite !

 

Morale de l'histoire

La chaise cassée est devenue un tabouret, et on a racheté une chaise de bureau. Mais cette aventure nous a bien fait réfléchir... Où en est-on, en France, dans la culture du réemploi ? Le réseau des recycleries, ou celui des Repair Cafés qui se développent partout dans l'Hexagone montre une volonté renouvelée de sortir du culte du « tout jetable ». Il n'en reste pas moins que, pour trouver des solutions, c'est un vrai parcours du combattant.

Notre problème, c'était aussi le plastique, non réparable... Changer nos choix de consommateurs et privilégier des matériaux durables, c'est sans doute aussi une partie de la solution.

 

Amaëlle Olivier

 

Plus d'infos

www.repaircafe.org/fr/

www.iddri.org/

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