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Loi Egalité et citoyenneté : Le 20 % de bio et local dans les cantines censuré par le Conseil Constitutionnel

Créé le : 30/01/2017
Crédits : Pixabay

Par Agir pour l'environnement et la FCPE - Le 26 janvier 2017 

Hier soir, le verdict du Conseil Constitutionnel est tombé : l'article 192 de la loi Egalité et Citoyenneté qui obligeait la restauration collective publique à introduire au minimum 20 % d'alimentation bio et locale a été supprimé. Agir pour l'Environnement et la FCPE regrettent la décision du Conseil Constitutionnel qui a décidé unilatéralement que cet article n'avait aucun lien avec le projet de loi pour de simples raisons de forme.

Cette mesure avait pourtant été votée à deux reprises à une très large majorité à l'Assemblée nationale et adoptée définitivement dans le cadre du projet de loi Egalité et citoyenneté en décembre dernier. 

Et ce, grâce à la combativité de la députée Brigitte Allain et suite à une forte mobilisation citoyenne : Agir pour l'Environnement soutenue par une dizaine d'associations, dont la FNAB (Fédération nationale de l'agriculture biologique) et la FCPE, avait réussi à rassembler plus de 200 000 citoyens dans le cadre de sa campagne « Manger bio et local dans les cantines, c’est possible ! ».

Il s'agissait d'une mesure de justice sociale qui aurait permis un égal accès à une alimentation saine et de qualité, notamment pour les enfants et adultes d'origine modeste, dont le repas à la cantine constitue parfois le seul repas complet de la journée. Tout en assurant des débouchés stables pour des paysans menacés de disparition faute de revenus équitables.

Nous rappelons que ce sont les deux groupes parlementaires du Sénat et de l'Assemblée nationale du parti Les Républicains qui sont à l'origine de cette saisine du Conseil Constitutionnel. 

Agir pour l'Environnement, la FCPE et les agriculteurs bio poursuivront la mobilisation citoyenne au niveau local pour que le plus grand nombre possible de collectivités s'engagent à s'approvisionner localement et en bio.

Des centaines de collectivités se sont déjà engagées, montrant ainsi la voie à suivre, des milliers de paysans bio sont déjà prêts à approvisionner les nombreuses collectivités et des millions d'usagers attendent avec impatience une amélioration de la qualité sanitaire et nutritionnelle des repas servis.

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Des familles lorientaises relèvent le défi du manger bio

Créé le : 28/11/2016
Crédit : Pixabay

Manger bio sans faire exploser son budget : tel est le défi que vont devoir relever les participants à l'opération « Familles à alimentation positive ». 

 

Manger bio sans dépenser plus

Ce programme, né en Rhône-Alpes en 2012, fête ses deux ans dans le Morbihan en cette fin d'année. De décembre 2016 à juin 2017, 64 familles lorientaises réparties en quatre équipes tenteront d'acheter un maximum de produits biologiques sans dépenser plus. Les familles se rencontreront dans le cadre de visites de fermes ou de points de vente et d'ateliers cuisine ou jardinage. Trois périodes de relevés d'achats permettront de suivre l'évolution de leur consommation. Tous les foyers seront suivis par le Groupement des agriculteurs biologiques du Morbihan, co-organisateur du concours. Une équipe gagnante sera désignée à l'issu du « Défi ».
 

 

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Réseau Filière paysanne : « Organiser la transition alimentaire des territoires »

Créé le : 20/09/2016
Les "épiceries paysannes de quartier" sont des commerces bio et locavore de proximité. Crédit : Filière paysanne

Promouvoir une agriculture et une alimentation bio et locale dans les Bouches-du Rhône et plus largement, en Paca : tel est l'objet du réseau « Fillière Paysanne ». Ce collectif a notamment créé des « épiceries paysannes de quartier » à Marseille et à Aix. Nous avons covoituré avec Jean-Christophe Robert, représentant de l'association, pour nous rendre au forum « Manger bio local » de Carpentras, le week-end dernier. Interview.

 

Plus d'infos :

filiere-paysanne.blogspot.fr

« Des terres, pas d'hypers » à Montpellier, marche contre le projet Oxylane

Créé le : 11/06/2016

Le 11 juin, le collectif Oxygène organise une marche à Montpellier, dans le cadre du mouvement « Des terres, pas d'hypers », pour s'opposer à la construction d'un complexe commercial, le projet Oxylane. Pour en savoir plus sur cette manifestation et les revendications qu'elle défend, nous avons contacté Françoise Hélary, du Collectif Oxygène.

Vous organisez une marche à Montpellier le 11 juin contre le complexe commercial Oxylane, mais que reprochez-vous concrètement au projet ?

Pour reprendre les termes du mouvement « Des terres, pas d'hypers », nous lui reprochons d'être un « projet commercial inutile et imposé ». Il viendrait s'installer sur une terre agricole exploitable, actuellement cultivée en agriculture conventionnelle mais qui intéresse aussi l'agriculture bio, car c'est une bonne terre pour la maraîchage. Ce serait donc un gaspillage de terres agricoles et l'artificialisation qu'il causerait renforcerait encore le risque d'inondations auquel nous sommes déjà exposés à l'automne et au printemps. La terre joue un rôle régulateur contre ces risques environnementaux, et c'est une raison de plus en faveur de sa conservation. De plus, il y a une zone protégée sur l'emplacement. Elle restera protégée mais un parcours d'accrobranche y est prévu et la zone sera enclavée. Il est nécessaire de réfléchir davantage aux emplacements de ces centres commerciaux !

 

Comment la journée du 11 juin va-t-elle défendre vos revendications, quelle en sera l'organisation ?

Il s'agit d'une journée nationale. Quinze collectifs ont répondu à notre appel, car ils se reconnaissent dans le mouvement « Des terres, pas d'hypers ». Il y aura donc des actions simultanées dans un ensemble de villes françaises, mais certains collectifs ont aussi choisi de se regrouper pour avoir plus de poids. Nous serons nous-mêmes rejoints par les opposants au projet de la gare de la Mogère à Montpellier,  le collectif de las Rebes avec la ZAD qui luttent contre le bétonnage du dernier poumon vert d'un quartier populaire de Montpellier, et Nuit Debout.  Alternatiba  est à l'initiative de la vélorution qui partira de la Gare Saint-Roch (9h) qui passera par las Rebes (10h) pour retrouver le collectif Oxygene à 11h pour le début de la marche. N ous partirons de la station de tram Occitanie sur la ligne 1, à Montpellier jusqu'au lieu d'implantation d'Oxylane aux Fontanelles, soit 3km et demi. Suivront un pique-nique, une bourse aux plantes, etc mais aussi des tables rondes sur les thématiques de la sauvegarde des terres agricoles et de la nature ou encore de la participation citoyenne quant à l'aménagement des territoires. La journée devrait se terminer vers 17h.

 

Qu'attendez-vous de cette mobilisation de demain, qu'en espérez-vous ?

Nous demandons que soit mis un terme à la prolifération de ces centres commerciaux, et que puissent se réaliser des aménagements réellement conçus pour l’intérêt des citoyens. Ainsi, nous voudrions voir évoluer la nouvelle loi Pinel qui écarte les associations des décisions d'aménagements commerciaux et empêche leurs recours, ce qui est tout de même paradoxal dans une période où la dynamique est à l'intégration de la dimension environnementale dans les projets ! L'idée pour ceux qui sont à l’initiative de cette journée nationale est de poursuivre cette dynamique et de continuer à fédérer d'autres collectifs. Ainsi, les collectifs signataires de l’appel du 11 juin participeront en juillet à un forum-débat à Notre Dame des Landes. Ces journées seront aussi l’occasion de rencontrer d’autres collectifs qui portent des combats similaires. Localement nous participons le 9 juillet à l’accueil de la caravane internationale à vélo qui rejoint le forum contre les grands projets inutiles imposés (GPII) prévu à Bayonne du 15 au 17 juillet.

 

Pour soutenir le Collectif Oxygène

Une pétition en ligne a été créée par le collectif Oxygène (13 associations dont les deux associations fondatrices SOS-Lez-Environnement et Vivons Montferrier), pour s'opposer à l'implantation de cette  zone commerciale et favoriser le maintien d'une activité agricole à Saint Clément de Rivière. Vous pouvez signer cette pétition en ligneEt si vous voulez aller plus loin, vous pouvez participer aux frais de justice du collectif, nécessaires pour faire entendre sa voix par le soutien d'avocats, par une souscription en ligne

Suite à la marche

La marche fut un succès, pour les organisateurs. Elle a réuni plus de 250 personnes sur un « itinéraire bis ». Il était d'abord prévu de prendre la route de Ganges et de freiner la circulation mais des questions de sécurité l'ont emporté et c'est une route parallèle plus sûre qui a finalement été empruntée.
La jonction entre les collectifs contre les « projets commerciaux inutiles et imposés » et les opposants à d'autres projets comme la gare de la Mogère s'est faite en douceur et c'est encore une centaine de personnes qui se sont réunies pour discuter lors des tables rondes.

On a pu noter aussi la présence discrète de quelques personnalités politiques comme Fanny Dombre-Coste de l'observatoire national de la consommation des espaces agricoles (ONCEA) et d'autres collectifs comme « Non à un Hinterland à Poussan ».

 

Amaëlle OLIVIER

La filière bio : un réel essor ?

Créé le : 01/06/2016

A l’occasion de la Semaine européenne du développement durable, Sans Transition ! vous propose de (re)découvrir les débats de la revue Bretagne Durable sur Tébéo-Tébésud. Aujourd’hui, la filière bio est à l’honneur. 1 118 190 ha étaient engagés en bio fin 2014, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à 2013, selon Agence Bio. Retrouvez Magali Chouvion et ses invités ici

Plus d’infos :

www.tebesud.fr/?titre=la-filiere-bio&mode=numEmission&idFicheMere=79724&id=82755

www.agencebio.org/la-bio-en-france 

INTERVIEW SONORE - Pierre Rabhi : « Le temps heureux se trouve dans la simplicité »

Créé le : 03/05/2016
Une image nommée Pierre Rabhi (credits photos: MC)

Pierre Rabhi est un agriculteur bio et essayiste français. Il est le fondateur du mouvement Colibris. Il soutient notamment le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et qui préservent les ressources naturelles :l'agro écologie ou encore l'agriculture biodynamique, par exemple. Pierre Rabhi s'est engagé pour une société plus respectueuse des humains et de la Terre. Sollicité pour de nombreuses conférences à travers le monde, il a également publié plus d'une quinzaine d'ouvrages, tel que Pierre Rabhi, semeur d'espoirs. Julien Dézecot, directeur de publication de Sans Transition !, a fait sa rencontre. Interview sonore.

 

Plus d'informations sur: 

www.colibris-lemouvement.org  et  /www.pierrerabhi.org/

 

Frédéric Vanpoulle : « Je veux aller plus loin que le bio »

Créé le : 02/05/2016
© Frédéric Vanpoulle
A l'occasion de la tenue du salon Ille et Bio, à Guichen (35), les 8 et 9 octobre, nous republions notre interview de Frédéric Vanpoulle, co-président de cet événement phare de l'agriculture responsable et des transitions.
 
Retrouvez nous à Ille et Bio, en direct sur Radio laser, samedi à 11h, aux côtés de Nicolas Hulot. Et dimanche, toujours à 11h, avec Frédéric Vampoulle et Anne Mommousseau, de l'Université Terre et Mer

 

Frédéric Vanpoulle est ingénieur agronome et agriculteur.  Ce militant engagé dans les transitions écologiques vit à Guichen, en Bretagne. Il est également co-président de l’association Culture bio et co-fondateur du salon Ille et bio.

Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans les transitions écologiques, humaines et économiques ?

Mes parents étaient concernés par l’écologie. Les livres de René Dumont, agronome français, trainaient sur la table familiale. Mon engagement s’est basé sur l’alimentation. A défaut d’exercer mon service militaire, je suis devenu objecteur de conscience pendant deux ans. Engagé dans une association pour un développement international d’agriculture solidaire, je suis devenu syndicaliste, puis arboriculteur en pommes bio.

Quels sont vos engagements aujourd’hui ?

Je suis co-président du salon Ille et bio et espère être remplacé pour qu’il y ait du sang neuf. Je resterai toujours impliqué. Aujourd’hui, mon nouvel objectif est de diversifier ma production sur mon terrain personnel. Ne plus travailler seul. Aller plus loin que le bio et le développement durable qui ont fait leur temps, vers une réelle transition écologique et sociale. Nous disposons déjà d’une maison hospitalière, afin d’accueillir des groupes. Mon concept est plus offensif. Il est basé sur la coopération et la communication avec la nature.

Quels rôles peuvent jouer la société civile et la culture dans ces transitions ?

Il y a trois sphères d’activités principales. Sociale, l’économie qui répond aux besoins des individus. Politique, avec le vivre ensemble. Et la culture, nos mentalités, nos valeurs, nos compétences et libertés. La fraternité doit être la valeur principale. Nous travaillons pour les autres au sein de l’économie. Je ne cultive pas de pommes pour moi. La société a encore une mentalité autarcique.  La culture nous connecte à nous-même, aux autres et à la nature.

 

Plus d’infos sur :

www.illeetbio.org/culture-bio/

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