[ENTRETIEN] : Pascal Picq : « Il n’y a pas de fatalisme lié à une lignée, tout est affaire d’anthropologie » 

Créé le : 06/01/2021
Pascal Picq / crédit photo : DR

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Propos recueillis par Elodie Crézé
 
Le paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France Pascal Picq livre, dans son dernier ouvrage Et l’évolution créa la femme, une préhistoire des relations entre les hommes et les femmes. Il tente notamment de comprendre, à travers l’étude d’autres espèces, l’origine de la coercition masculine. 
 
Le titre de votre ouvrage, Et l’évolution créa la femme, semble souligner le fait qu’on ait longtemps réduit le genre humain aux seuls hommes, comme si les femmes ne pouvaient pas représenter l’évolution de l’espèce humaine. Est-ce cela  le sens du titre, rétablir une certaine vérité ?
Il ne s’agit pas de rétablir la vérité, car il n’y a pas eu véritablement « mensonge », mais plutôt occultation. L’adjectif qui ressort constamment pour les femmes est « invisibilité », employé d’ailleurs dans toutes les disciplines (archéologie, économie, paléoanthropologie, politique, etc.).  Il faut aussi y voir un clin d’œil au film Et Dieu créa la femme avec Brigitte Bardot, symbole considérable de libération de la femme. Le titre fait également référence à l’ouvrage de Sarah Blaffer Hrdy, primatologue et anthropologue,  La femme qui n’évoluait jamais. Pour comprendre l’évolution,  il faut regarder ce qui se passe chez d’autres espèces et établir une comparaison avec la nôtre, puis essayer de reconstituer une partie de notre évolution par l’archéologie préhistorique et la paléoanthropologie. 
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