TRAFIC AÉRIEN : ILS TRACENT UNE LIGNE ROUGE DEVANT LE SIÈGE D'AIRBUS

Créé le : 29/08/2017
Des militant-e-s ont tracé une ligne rouge à ne pas dépasser devant le siège d'Airbus, à Toulouse, le 27 août dernier - DR

Ils/elles militent pour une diminution du transport aérien. Vingt cinq organisations et groupes originaires de différents pays se sont rencontrés à Toulouse, les 25 et 26 août, dans le cadre de l'Université d'été européenne des mouvements sociaux, pour échanger sur les alternatives au développement du transport aérien. Ils/elles ont ensuite tracé ensemble une « ligne rouge » humaine devant le siège social d'Airbus, le dimanche 27 août. 

Les organisations ont indiqué dans un communiqué que :

« Airbus et Boeing contrôlent ensemble presque l'intégralité du marché du secteur aéronautique. Les deux entreprises émettent près de 92 % du CO2 de l’aviation dans l’atmosphère. Aujourd’hui, chaque seconde et demie, un Airbus décolle ou atterrit quelque part dans le monde. Airbus prévoit de doubler le nombre de passagers dans les 20 prochaines années avec la construction de 34 900 nouveaux avions. L'aviation est déjà responsable d'une part significative des émissions de gaz à effet de serre malgré le fait que moins de 10 % de la population mondiale prend l'avion. Les conséquences de l’aviation sont nombreuses tant pour les pays du Sud qui subissent le réchauffement climatique que par la pollution que cela entraîne ou les nuisances liées au bruit et problèmes de santé. Cette crise va empirer car il est prévu une augmentation de 300 à 700 % des émissions dues à l'aviation jusqu'en 2050. 530 aéroports vont être agrandis ou construits dans le monde »

Ces actions de protestation interviennent aussi dans un contexte où, en Occitanie, les pouvoirs publics locaux continuent de soutenir le maintien des petits aéroports régionaux. Le 10 juillet dernier, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, dévoilait à Perpignan les résultats d'une étude BVA-BIPE sur les retombées économiques des 10 aéroports de la grande région. Selon le document, ces infrastructures génèrent 1,4 milliard d'euros du PIB local et offrent du travail à 47 000 personnes.

Dans un dossier fouillé publié dans le premier numéro de Sans Transition ! Occitanie, nous exposions les limites économiques (fort subventionnement indirect des structures et des compagnies), sociales et environnementale du développement du trafic aéroportuaire en France.

 

 

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