PRÉSIDENTIELLE : QUE SOUHAITENT LES CANDIDATS POUR L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ?

Créé le : 16/04/2017

L'ESS (Économie sociale et solidaire) est en pleine croissance. Le secteur emploie en effet plus de 10 % des salariés en France. Et, depuis 2000, l'emploi privé dans l'ESS a progressé de 24% alors qu'il n'a augmenté que de 4,5% dans le secteur privé classique. À quelques jours du premier tour de la présidentielle, Sans Transition ! a choisi d'interroger les candidats sur leur vision de l'ESS… Six ont répondu. Bilan.

 


À la question ouverte « Pour vous, qu'est-ce que l’Économie sociale et solidaire ? Souhaiteriez-vous prendre des engagements pour son développement ? Si oui, lequels ? », six des onze candidats nous ont répondu. La consigne étant pour eux de proposer une tribune de 1500 signes environ. Certains ont joué le jeu, d'autres ont largement dépassé l'encombrement prévu.
Sans Transition ! a aussi proposé aux candidats de répondre à un questionnaire sur le même thème. Encore une fois, certains se sont pliés aux règles des réponses par « pour »« contre » ou « je n'ai pas d'avis tranché » quand d'autres ont ajouté des commentaires ou d'autres encore n'ont  pas souhaité y répondre. Compte-rendu.

Nathalie Arthaud :

« En tant que communiste, je suis convaincue que l'avenir n'appartient pas au capitalisme, mais à une planification de l'économie sur la base de la propriété collective et sous le contrôle des travailleurs. Toutes les initiatives qui, dès aujourd'hui, font la démonstration de la supériorité du collectivisme ont donc ma sympathie. Mais ce qui est regroupé sous l'étiquette « ESS » est si disparate que je ne saurai, en général, prétendre que je la soutiens. Je vois évidemment d'un bon œil les coopératives ouvrières par lesquelles des travailleurs licenciés essaient de préserver leur emploi, ou encore les associations par lesquelles des petits producteurs tentent de s'assurer un gagne-pain, en marge des réseaux de la grande distribution. Mais combien de coopératives ou de mutuelles, prétendument à but non-lucratif, sont devenues de véritables machines à faire de l'argent ? Les fondations qui permettent aux grandes fortunes de se mettre à l'abri des impôts sont un autre exemple du visage le moins reluisant de l'ESS. Des grèves récentes dans le secteur de l'ESS ont mis en évidence le fait que, malgré ses prétentions, il n'échappe pas à la logique dominante du profit, et que ses salariés, comme tous les autres, ont à se regrouper pour faire respecter leurs droits. 

La candidate de Lutte Ouvrière n'a pas souhaité pas souhaité répondre au questionnaire. Sa justification ? 

« Il est difficile pour moi de répondre à vos questions par un simple OUI ou un simple NON. Mais cela ne veut pas dire que je n'ai « pas d'avis tranché » sur vos questions, et je peux en deux mots vous donner mon point de vue, qui découle de ce que j'explique ci-dessus.

Sur la fiscalité, je suis contre les cadeaux aux entreprises privées, même celles qui s'affichent « RSE ». Dans le cadre du capitalisme, se prétendre « social » ou « écologique », c'est une méthode patronale commode pour faire croire que l'exploitation de l'homme par l'homme a disparu. Le CICE ne doit pas être transformé en baisse de « charges sociales », mais être remboursé à la collectivité par tous les patrons qui l'ont empoché. Il est d'ailleurs choquant que vous repreniez le terme de « charges sociales » affectionné par le Medef ou la CGPME pour parler de ce qui est en fait du salaire différé.

Pour ce qui est de valoriser la « démocratie participative » dans les entreprises, c'est en général de la poudre aux yeux. Les « groupes de travail » ne servent qu'à faire croire aux salariés que leur avis est pris en compte, quand le pouvoir reste en dernier ressort aux actionnaires. La démocratie sociale ne saurait exister tant que les moyens de production seront dans les mains de la minorité capitaliste. L'amélioration de la « qualité de la vie au travail » ne passe donc pas par un meilleur « dialogue social », avec un patronat qui n'a jamais « dialogué » que sous la pression des grèves, mais par un accroissement des droits des travailleurs, par leur contrôle sur les rouages de l’économie, par la transparence des comptes des entreprises, par l’abolition du secret industriel, commercial et bancaire, la levée du secret bancaire et du secret des affaires que le patronat défend bec et ongles parce qu’ils lui permettent de travestir la réalité ou de cacher aux travailleurs des décisions qui menacent leur avenir, des agissements contraires à l’intérêt des populations ou de l’environnement. »

 

Nicolas Dupont-Aignan :

« L’ESS rassemble les entreprises qui cherchent à concilier solidarité, performances économiques et utilité sociale. Acteur économique de poids, l'ESS représente 10 % du PIB, 10,3 % du total des emplois en France et 13,8% de l’emploi privé. Ce secteur compte environ 200 000 entreprises et structures et 2,38 millions de salariés.
L’économie sociale et solidaire est porteuse d’espoir pour les jeunes Français. De vraies possibilités de carrière s’ouvrent pour les jeunes au travers d’une grande diversité de métiers dans des entreprises innovantes dans de nombreux domaines comme les énergies renouvelables, la recherche médicale, l’agriculture biologique et les circuits courts, la finance solidaire.
L’économie sociale et solidaire permet de créer des emplois emplois durables et non délocalisables autour de projets au service du développement économique et social des territoires. Il s’agit d’une économie du quotidien: clubs de sport, écoles d'arts (danse, musique, théâtre...), mutuelles, crèches et accueil de jeunes enfants, banques, assurance, établissements de soins, commerces, etc. L’économie sociale et solidaire offre aussi à notre pays une capacité de résistance à la crise économique : entre 2008 et 2013, l’ESS est restée créatrice d’emplois : le nombre d’emplois a augmenté de 4,5% dans le secteur privé hors ESS entre 2000 et 2013, il a augmenté de 24% dans l’ESS.
Il faut assurer la relève des salariés partant à la retraite. En 2013, 30,1% des salariés de l’ESS ont 50 ans et plus (26,9 % sur l’ensemble de l’économie française), 100 000 départs dès 2017, plus de 700 000 d’ici 2025. Nous devons prévoir les difficultés de recrutement, liées pour certains postes aux conditions de travail peu attractives ainsi qu’aux pertes de savoir-faire et de compétence.
Pour affronter cette difficulté, nous devons renforcer l’attractivité de l’emploi : travailler à l’amélioration des conditions d’emploi (salaires, temps de travail, contrats) en particulier pour les secteurs de l’action sociale et de la santé. Améliorer la formation est aussi nécessaire, nous devons faire monter les niveaux de compétence pour remplacer les départs à la retraite et adapter les formations initiales et la formation continue aux besoins de l’ESS. La communication doit être affermie, il est nécessaire de mieux informer sur les postes libérés par les départs à la retraite ; rendre les opportunités d’emplois de l’ESS plus visibles pour tous les publics. La question de l’équilibre des territoires est au cœur des enjeux de l’ESS : l’ancrage local des entreprises de l’ESS est indéniablement une force, il peut être une contrainte lorsqu’il s’agit de recruter des nouveaux salariés, dans des territoires isolés et/ou peu attractifs.
Afin de renforcer l’économie sociale et solidaire je propose des mesures concrètes. Il est impératif de soutenir cette activité et de mieux communiquer :
- Supprimer les cotisations patronales sur les salaires des employés à domicile ;
- Mettre en place, au niveau des chambres de commerce et d’industrie, un guichet unique destiné à aider les ESS dans leurs démarches RH et administratives en leur fournissant des appuis juridiques pour l’ensemble des questions liées à leurs activités (mise à disposition d’avocats fiscalistes, en droit du travail, dispositifs de formation) ;
- Faciliter les clauses d’insertion des ESS dans les marchés publics ;
- Orchestrer des campagnes de communication autour des entreprises sociales et solidaires et de leurs opportunités d’emplois.

Il faut aussi faciliter le financement des entreprises de l’économie sociale et solidaire :

- Permettre de déduire 100% de l’ISF pour des investissements dans les entreprises sociales et solidaires
- Clarifier et harmoniser les règles en matière de collecte de fonds et accélérer la dynamique du financement participatif
- Favoriser les structures permettant aux épargnants de choisir la destination de leur argent parmi une sélection d’entrepreneurs à fort impact social.

Réponse au questionnaire : 

 

Pour

Contre

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question

Consolider la loi Economie sociale et solidaire de juillet 2014.

Pour

 

 

Privilégier l'attribution des marchés publics aux entreprises de l'ESS.

Pour

 

 

Favoriser fiscalement les entreprises engagées dans une démarche sociale et environnementale (RSE), œuvrant pour la transition écologique et l'économie circulaire par exemple.

Pour

 

 

Récompenser, parmi les start up, celles qui intègrent une démarche éthique/participative / RSE et/ou une gouvernance ESS.

Pour

 

 

Valoriser le collectif dans la gouvernance des entreprises et donc la démocratie participative.

Pour

 

 

Favoriser un meilleur dialogue social dans les entreprises et encourager les actions pour une meilleure qualité de vie au travail.

Pour

 

 

Promouvoir l'innovation sociale au même titre que l'innovation technologique.

Pour

 

 

Créer une TVA réduite pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

 

 

pas d'avis tranché

Transformer le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) en baisse de charges sociales pour les entreprises, dont celles de l'ESS.

Pour

 

 

Inciter la reprise d'entreprises saines par les salariés (en coopérative notamment).

Pour

 

 

Faire connaître davantage
l'ESS dans les établissements scolaires (collèges, lycées),
dont les grandes écoles et l'université.

Pour

 

 

 


François Fillon : 

« L’Économie sociale et solidaire : un enjeu de cohésion. »
« L’ESS en France présente des caractéristiques originales liées à deux choses : ses activités à but non lucratif ou à lucrativité encadrée et ses finalités d’intérêt collectif, qui sont à mes yeux essentielles pour construire une société française plus inclusive et solidaire. Je considère que l’ESS doit être pleinement intégrée dans les réflexions et débats qui conduisent à la définition et à la mise en œuvre des politiques publiques, en particulier pour les politiques sociales et environnementales, ainsi que pour celles qui visent à encourager l’innovation sociale. Il est donc nécessaire de reprendre les propositions du rapport Vercamer de 2010, en particulier pour sa reconnaissance à travers son rattachement à Bercy et sa représentation accrue dans les instances de dialogue.
L’ESS est un secteur à part entière de l’économie française, avec 10,5% de l'emploi et 10% du PIB. Dans le respect de sa spécificité, elle devra être concernée directement et immédiatement par les mesures que j’ai proposées aux Français en vue de libérer les forces productives dans notre pays : allègement des charges fiscales et sociales des entreprises, allègement et suppressions de normes et contraintes inutiles.
Enfin, mon programme prévoit explicitement de renforcer la coopération entre la puissance publique, y compris dans les territoires, et les structures de l’ESS, sur le principe de conventions partenariales pluriannuelles. Il est indispensable en effet que les acteurs du lien social en France soient à même de mieux se projeter dans l’action. C’est là une part majeure de la cohésion du pays qui est en jeu. »

La candidat des Républicains n'a pas souhaité pas souhaité répondre au questionnaire. Sa justification ? 

« Nous ne répondons pas aux questionnaires à choix multiples qui sont pratiques mais qui contraignent parfois un peu trop notre démarche, notre pensée, notre méthode, fondées sur la liberté, le dialogue et la concertation. »


Benoît Hamon :

« L’ESS est pour moi l’économie de demain. Face aux grands défis à venir, qu’ils’agisse du changement climatique, du vieillissement de la population ou encore du délitement du lien social, elle est seule capable d’offrir des solutions innovantes et accessibles à tous. Injustement méconnue, l’ESS est pourtant un gisement de valeur dans tous les sens du terme : économique avec 10% du PIB, d’activité avec 1 emploi sur 8 et d’engagement avec plus de 13 millions de bénévoles. Ce sont ses acteurs et leurs engagements que j’ai voulu faire connaître et reconnaître dans la loi ESS du 31 juillet 2014. C’est enfin, une économie politique où la démocratie ne s’arrête pas aux portes de l’atelier. Elle redonne du pouvoir aux gens car dans l’ESS chaque voix compte, qu’on soit actionnaire ou salarié. L’ESS a été au coeur de mon engagement politique et ses valeurs nourrissent aujourd’hui mon programme présidentiel. Il s’agira d’abord d’accélérer son développement par la commande publique, grâce à un « SocialBusiness Act », mais aussi d’en faire un levier majeur du développement des territoires, à travers la mobilisation de fonds citoyens d’innovation sociale. J’ai aussi la conviction que l’ESS s’affirmera comme une économie de transformation : elle doit contribuer au renouvellement des politiques publiques en permettant d’atteindre « zéro pauvreté », mais aussi polliniser l’économie, notamment par l’émergence d’entreprises de l’économie collaborative et coopérative. »

Réponse au questionnaire :

 

 

Pour

Contre

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question

Consolider la loi Economie sociale et solidaire de juillet 2014.

Pour

 

 

Privilégier l'attribution des marchés publics aux entreprises de l'ESS.

Pour

 

 

Favoriser fiscalement les entreprises engagées dans une démarche sociale et environnementale (RSE), œuvrant pour la transition écologique et l'économie circulaire par exemple.

Pour

 

 

Récompenser, parmi les start up, celles qui intègrent une démarche éthique/participative / RSE et/ou une gouvernance ESS.

Pour

 

 

Valoriser le collectif dans la gouvernance des entreprises et donc la démocratie participative.

Pour

 

 

Favoriser un meilleur dialogue social dans les entreprises et encourager les actions pour une meilleure qualité de vie au travail.

Pour

 

 

Promouvoir l'innovation sociale au même titre que l'innovation technologique.

Pour

 

 

Créer une TVA réduite pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

 

 

Je n'ai pas d'avis tranché

Transformer le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) en baisse de charges sociales pour les entreprises, dont celles de l'ESS.

Pour

 

 

Inciter la reprise d'entreprises saines par les salariés (en coopérative notamment).

Pour

 

 

Faire connaître davantage
l'ESS dans les établissements scolaires (collèges, lycées),
dont les grandes écoles et l'université.

Pour

 

 

 


Jean-Luc Mélenchon :

« L'économie sociale et solidaire est la préfiguration d'une alternative au capitalisme et au productivisme. Le pouvoir aux citoyens dans l’entreprise, dans les associations et sur les territoires, doit servir des productions utiles, qui répondent aux besoins des populations, et respectueuses de la Planète. La socialisation des entreprises répond à cette exigence de pouvoir de décision des citoyens à la fois comme travailleurs et usagers.
Dans la VIe République, nous voulons restaurer le pouvoir de l'initiative populaire que porte historiquement l'économie sociale et solidaire. Associations d'éducation populaire, régies de quartier, Amap, recycleries, habitat coopératif, coopératives de consommation autogérées... nous favoriserons une articulation intelligente entre le pouvoir public et toutes ces alternatives concrètes qui dessinent le chemin de la transition.
À l'heure de l'urgence écologique, il est aussi important de réhabiliter le droit d'usage face à la propriété privée exclusive par de nouveaux modes de gestion commune.
Les SCOP, sociétés coopératives et participatives, représentent aujourd’hui la pointe avancée de l’ambition démocratique dans le monde de l’entreprise. Sur le mode « Une personne égale une voix », elles garantissent aux salariés le droit de décider collectivement des orientations et du mode de fonctionnement de l’entreprise. Les SCIC, sociétés coopératives d’intérêt collectif, dessinent un nouveau modèle économique qui associe, non seulement les salariés, mais aussi les usagers et clients, les collectivités publiques et d’autres partenaires. »

Réponse au questionnaire :

 

Pour

Contre   

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question

Consolider la loi Economie sociale et solidaire de juillet 2014.

Pour
En particulier en instituant un véritable droit de préemption des salariés pour la reprise en coopérative et en précisant plus dans la loi les conditions de fonctionnement démocratique des structures de l'ESS.

X

 

Privilégier l'attribution des marchés publics aux entreprises de l'ESS.

Pour

Notamment par l'intégration de clauses sociales et environnementales et de statut dans les appels d'offre publics.

 

 

Favoriser fiscalement les entreprises engagées dans une démarche sociale et environnementale (RSE), œuvrant pour la transition écologique et l'économie circulaire par exemple.

Oui la RSE étant le minimum « syndical » !

 

 

 

Récompenser, parmi les start up, celles qui intègrent une démarche éthique/participative / RSE et/ou une gouvernance ESS.

Pour

Oui encore plus si elles se transforment en SCOP.

 

 

Valoriser le collectif dans la gouvernance des entreprises et donc la démocratie participative.

Pour

 

 

Favoriser un meilleur dialogue social dans les entreprises et encourager les actions pour une meilleure qualité de vie au travail.

Pour

 

 

Promouvoir l'innovation sociale au même titre que l'innovation technologique.

Pour

 

 

Créer une TVA réduite pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

Pour

 

 

Transformer le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) en baisse de charges sociales pour les entreprises, dont celles de l'ESS.

 

 

Je n'ai pas d'avis tranché

Inciter la reprise d'entreprises saines par les salariés (en coopérative notamment).

Pour

cf plus haut

 

 

Faire connaître davantage
l'ESS dans les établissements scolaires (collèges, lycées),
dont les grandes écoles et l'université.

Pour

 

 

 

 


Philippe Poutou :

« Si les mots ont un sens, l’économie sociale et solidaire devrait être une économie débarrassée de la logique de la recherche du profit maximum. Mais le NPA ne croit pas à une organisation économique où coexisteraient deux secteurs : un secteur dominant capitaliste et un secteur minoritaire qui tenterait de faire vivre d’autres valeurs. Ce second secteur serait contraint de faire de plus en plus la « part du feu » pour accéder aux financements, aux rayons des distributeurs, réduire ses coûts, etc.
La création des coopératives, associations, mutuelles a correspondu à l’origine à une volonté positive de recherche de modes d’organisation alternatifs mais les formes juridiques ne sont pas une garantie à la longue, y compris sur la qualité des rapports aux parties-prenantes (cf. les relations de certaines grandes coopératives avec les agriculteurs qui les approvisionnent) ou sur la gestion des salariés. Par contre, dans une économie où les grands intérêts capitalistes auraient été expropriés, il y aurait certainement une place pour des initiatives coopératives et associatives. Le socialisme ne doit pas être synonyme d’uniformité et de refus des initiatives des travailleurs/ses, des consommateurs/trices, etc. »

Réponse au questionnaire :

 

Pour

Contre

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question

Consolider la loi Economie sociale et solidaire de juillet 2014.

 

 

Les dispositions de la loi sont trop diverses pour une réponse globale

Privilégier l'attribution des marchés publics aux entreprises de l'ESS.

Oui, au niveau local, sous réserve d’une observation scrupuleuse du droit social

 

 

Favoriser fiscalement les entreprises engagées dans une démarche sociale et environnementale (RSE), œuvrant pour la transition écologique et l'économie circulaire par exemple.

 

Non

 

Récompenser, parmi les start up, celles qui intègrent une démarche éthique/participative / RSE et/ou une gouvernance ESS.

 

Non

 

Valoriser le collectif dans la gouvernance des entreprises et donc la démocratie participative.

Oui, mais cela passe par des réformes législatives et d’autres comportements des dirigeants, notamment quant au respect des syndicats

 

 

Favoriser un meilleur dialogue social dans les entreprises et encourager les actions pour une meilleure qualité de vie au travail.

 

 

La santé au travail (expression que je préfère à la qualité de vie) est aussi lié à la fin de la course à la productivité, à un renforcement de la médecine du travail, etc.

Promouvoir l'innovation sociale au même titre que l'innovation technologique.

 

Il y a des bonnes et de catastrophiques innovations sociales : l’« ubersation », par exemple.

 

Créer une TVA réduite pour les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

 

Non

 

Transformer le CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) en baisse de charges sociales pour les entreprises, dont celles de l'ESS.

 

Non ; il faut supprimer

le CICE.

 

Inciter la reprise d'entreprises saines par les salariés (en coopérative notamment).

 

Cette formulation (entreprises « saines ») ne convient pas : au regard de quels critères ?

 

Faire connaître davantage
l'ESS dans les établissements scolaires (collèges, lycées),
dont les grandes écoles et l'université.

 

 

Une réforme globale de l’enseignement du management et de l’économie est nécessaire.

 

 

 

 

 

 

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