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De la communauté

PROJET DE LOI DE FINANCES 2018 RÉACTION DU RÉSEAU ACTION CLIMAT

Créé le : 27/09/2017

Par le Réseau Action Climat

Le Réseau Action Climat salue l’augmentation de la fiscalité écologique prévue dans le projet de loi de finances présenté aujourd’hui par le gouvernement. Mais il regrette que certains secteurs continuent d’être les passagers clandestins de cette fiscalité en France et que les solutions alternatives aux pratiques les plus polluantes comme les transports en commun ou la rénovation massive des passoires énergétiques ne soient pas davantage soutenues.

Une fiscalité plus adaptée à la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air…

Le Réseau Action Climat se félicite de la hausse de la fiscalité écologique (alignement de la fiscalité diesel sur celle de l'essence et augmentation de la composante carbone) qui va dans le sens d’une meilleure prise en compte de l’impératif climatique et de la lutte contre la pollution de l’air.

...mais qui omet certains secteurs polluants

Cependant, le projet de loi de finances reste muet sur la nécessaire suppression des niches fiscales qui, aujourd’hui, financent la pollution (exemption de taxation accordée au kérosène aérien, remboursement d’une partie de la TICPE aux transporteurs routiers, etc...). Ces niches (équivalentes à 7 milliards d’euros chaque année de manque à gagner dans le budget de l’Etat), créent un avantage concurrentiel pour des secteurs qui, aujourd’hui, participent à la hausse des émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, la composante carbone devrait être élargie avec la taxation de la consommation d’électricité d'origine non renouvelable, notamment nucléaire, pour devenir une véritable contribution climat énergie. Enfin, concernant le secteur des déchets, les taux de TGAP ne sont pas modifiés, malgré l'engagement de campagne du Président de la République en ce sens, mettant ainsi à mal la progression du recyclage.

Une protection des ménages les plus modestes à renforcer

La hausse de la fiscalité écologique s'accompagne de mesures destinées à ne pas trop pénaliser les ménages les plus modestes. L’attribution d’une prime à la conversion pour les voitures diesel destinée aux ménages non imposables contribue à cet objectif. La généralisation du chèque énergie va également dans ce sens, mais l’augmentation de son montant moyen à 200 euros n'est annoncée que pour 2019 et cette hausse reste très en deçà du montant nécessaire pour sortir les ménages visés de la privation de chauffage. Par ailleurs, pour leur permettre de sortir durablement de la précarité énergétique, un financement est prévu pour la rénovation des passoires énergétiques des propriétaires précaires dans le grand plan d'investissement, mais il est largement inférieur aux engagements pris par le Président de la République (1,2 milliard d’euros au lieu des 4 milliards prévus) et inadapté aux objectifs que le gouvernement s'est fixés.

Une orientation plus claire à donner vers les alternatives  

La hausse de la fiscalité écologique doit également s'accompagner d'un plus grand soutien aux alternatives.  Si certaines décisions vont dans le bon sens en matière d’efficacité énergétique, comme la transformation du CITE en prime annoncée pour 2019, le gouvernement se contente d’amender des outils à l’efficacité discutable, au lieu de s’orienter vers les changements profonds indispensables à la tenue des objectifs de rénovation énergétique fixés par le président de la République. Sur le transport ferroviaire, il réitère dans son grand plan d’investissement les engagements existants (2,1 milliards d’euros dans le réseau ferré) alors qu’un milliard d’euros supplémentaire est nécessaire pour renforcer l’attractivité de ce mode de transports. De la même manière, les dotations annoncées pour les collectivités territoriales en faveur de la mobilité quotidienne (500 millions d’euros sur cinq ans) restent en deçà des sommes nécessaires pour engager un vrai report modal de la voiture individuelle vers d’autres solutions de déplacement, notamment le vélo et les transports en commun. Enfin, et de manière incohérente, le gouvernement fait marche arrière en supprimant le bonus aux vélos électriques alors qu’il s’agit d’une alternative qui a fait ses preuves pour une majorité des déplacements du quotidien effectué aujourd’hui en voiture.

La solidarité climatique en panne

La solidarité internationale est un enjeu majeur, renforcé par les changements climatiques. Pourtant, le projet de loi de finances acte une augmentation très timide de l’aide publique au développement (100 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2017) et limite en parallèle la portée d’un des principaux outils permettant d’honorer cet engagement, la taxe sur les transactions financières. En effet, le PLF ne prévoit ni d’affecter 100% de ses recettes à la solidarité internationale et au climat comme le voudrait l’ambition européenne du Président, ni d’en élargir l’assiette comme cela était prévu en janvier 2018. Ces annonces sont décevantes, alors même que la France accueillera le 12 décembre prochain un sommet international sur le climat dédié à la question des financements.

Le Réseau Action Climat France attend désormais des parlementaires qu’ils renforcent ce projet de loi de finances pour le mettre en cohérence avec les objectifs climat énergie que s’est fixés la France.

Atteindre les objectifs de développement durable nécessite de s'associer avec les plus pauvres !

Créé le : 22/09/2017
ATD Quart Monde

Par ATD Quart Monde

A l'occasion du 2ème anniversaire de la signature des Objectifs de Développement Durable le 25 septembre 2017, le mouvement international ATD Quart Monde appelle les gouvernements des pays signataires à mettre tout en œuvre pour que ces objectifs soient atteints.

« Ces objectifs revêtent une importance capitale - souligne Isabelle Pypaert Perrin,  déléguée générale du Mouvement International ATD Quart Monde - mais les gouvernements ne peuvent les atteindre sans s’associer avec les populations les plus pauvres et sans un soutien actif des citoyens pour faire société autrement. Nous invitons chacun à se joindre à la mobilisation www.stoppauvrete.org »

Le 25 septembre 2015, 193 chefs d’État rassemblés par l'ONU à New York s'engageaient à « éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde » et adoptaient 17 Objectifs de Développement Durable à atteindre d'ici 2030. Pour la première fois, ces Objectifs concernent tous les pays alors que les Objectifs du Millénaire pour le Développement, qui les précédaient, ne concernaient que les pays dits du Sud, comme si ceux dits du Nord avaient éradiqué la pauvreté.

Pour la première fois aussi, après des années de plaidoyer intense, ATD Quart Monde et des organisations partenaires obtenaient que ces objectifs reprennent l'exigence de « ne laisser personne en arrière », rompant ainsi avec la violence des politiques qui ne prenaient pas en compte l'ensemble des populations qui souffrent de la pauvreté.

Mais l'extrême pauvreté ne pourra pas être éliminée tant qu'elle sera mesurée par des indicateurs monétaires arbitraires et qui rendent invisible la pauvreté dans les pays du Nord. C'est pourquoi ATD Quart Monde et l'Université d'Oxford ont engagé une recherche participative internationale sur les dimensions de la pauvreté et leurs mesures, dans laquelle des personnes en situation de pauvreté sont co-chercheurs avec d'autres experts. Ces résultats seront présentés à l'ONU en 2019.

ATD Quart Monde 

Une rentrée solidaire " Urgence Antilles " - Les syndicats enseignants, les acteurs de l’ESS et de l’éducation populaire solidaires et mobilisés

Créé le : 15/09/2017

Dans les territoires touchés par l’ouragan, presque tous les établissements scolaires ont été détruits et le retour à l’école sera difficile. Dans ce contexte, les organisations membres de Solidarité Laïque ont fait le choix de se mobiliser massivement pour soutenir les structures éducatives touchées et équiper en kits scolaires et sportifs les enfants victimes de l’ouragan Irma. 

Cette mobilisation de l’ensemble des syndicats enseignants, des principaux acteurs de l’économie sociale et solidaire et de l’éducation populaire ne se substitue pas à l’Etat mais interviendra en complémentarité des pouvoirs publics. « En situation de post-urgence, il est important que les enfants puissent vite retrouver leur vie quotidienne. Les dons serviront à acheter du matériel scolaire, sportif et de loisirs aux enfants et aux jeunes. Ce sera un souci de moins pour les parents qui ont tant à faire maintenant ”, souligne le Délégué général de Solidarité Laïque. Celui-ci rencontrera les 17 et 18 septembre les partenaires sur place, les directeurs d’école, les représentants des parents d’élèves, les interlocuteurs des ministères de l’Education nationale et de l’Outre-Mer et leur remettra lors d’une conférence de presse un premier chèque pour soutenir les actions en cours.       


A ce jour, sont impliqués : Casden, Cemea, Francas, Ligue de l’Enseignement, MAIF, MGEN, SE-Unsa, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU, Unsa-Education (liste en cours de constitution) 

A propos de Solidarité Laïque

Depuis 1956, Solidarité Laïque lutte contre les exclusions et améliore l’accès de toutes et tous à une éducation de qualité.L’association est un collectif de 50 organisations liées à l’école publique, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire. Grâce aux donateurs et aux bailleurs, Solidarité Laïque agit dans une vingtaine de pays et en France pour favoriser l’accès à l’éducation, lutter contre les inégalités et éduquer à la citoyenneté. 

 

TRIBUNE - MARÉES VERTES, NON ! LA BRETAGNE NE SE SOIGNE PAS...

Créé le : 30/05/2017
La plage du Moulin Blanc, à Brest, en été 2015 - Eau et rivières de Breagne

Par Yves-Marie Le Lay, Président de Sauvegarde du Trégor 

Combien de fois n'avons-nous pas entendu de la bouche des uns et des autres, y compris parfois de la part de nos propres adhérents, leur confiance dans les plans de lutte contre les marées vertes ! Combien de fois Sauvegarde du Trégor, Halte Aux Marées Vertes et la plupart des associations non subventionnées n'ont-elles pas été traitées d'intégristes par les pouvoirs publics pour avoir douté de l'efficacité de ces plans dès 2011 ! Et elles n'étaient pas les seules, puisqu'en 2012 un collège de scientifiques avait aussi émis des doutes. Avis délibérément passé sous silence.
 
 
Et comme les faits sont têtus, les marées vertes reviennent en force cette année. Pire, pour la première fois depuis 50 ans, dans certaines baies elles s'installent à l'année ! Et pendant ce temps, les risques sanitaires demeurent. Un joggeur n'est-il pas mort en septembre 2016 dans l'estuaire du Gouessant ?
 
 
Il faut bien alors admettre que, contrairement aux déclarations de Monsieur le Président de Région, la Bretagne ne se soigne pas parce que ses responsables politiques ne s'en donnent pas les moyens. Sur 7 % de la surface agricole utile bretonne qui irriguent en nitrates les baies à marées vertes, il n'a même pas été envisagé des scénarios de rupture de l'agriculture intensive. Et ce ne sont pas des améliorations de pratiques agricoles pour cultiver des plantes polluantes comme le maïs qui suffiront pour empêcher le lessivage des nitrates. Certes, on peut peut-être gagner au mieux un mg/l tous les trois ans, à condition que un ou deux exploitants ne gâchent pas ces résultats. Mais, quelques soient les efforts consentis, jamais ce type de culture ne suffira pour parvenir à franchir le seuil de moins de 10 mg/l de nitrates pour enrayer la prolifération des algues vertes. Et cela, tous les décideurs agricoles et politiques le savent. Ils savent que la Bretagne ne se soigne pas parce qu'ils ne veulent pas lui administrer les bons remèdes. Ils ne veulent pas remettre en cause un modèle agricole pourtant à bout de souffle, qui n'est soigné qu'à coups de subventions publiques.
 
La recrudescence des marées vertes de cette année nous renvoie à la faillite des politiques publiques déjà dénoncée par un jugement du Tribunal Administratif de Rennes en 2007. L'histoire bégaye, l'environnement trinque toujours, et les citoyens avec...

Journée internationale de la biodiversité : l’état des lieux appelle a redoubler d’efforts

Créé le : 23/05/2017
Pixabay

Par France Nature Environnement

Alors que l’on célèbre aujourd’hui la journée internationale de la biodiversité, l’Observatoire national pour la biodiversité vient de publier ses indicateurs 2017. Un bilan inquiétant qui pousse France Nature Environnement à alerter sur le manque d’ambition des politiques de biodiversité en France et la nécessité de relancer la dynamique Natura 2000 à l’échelle européenne.

Indicateurs 2017 sur la situation de la biodiversité en France : un constat alarmant

L’Observatoire national de la biodiversité publie annuellement des indicateurs sur la situation de la biodiversité en France, dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité. Ces indicateurs, précieux pour connaître l’état de la biodiversité en France et les pressions qu’elle subit, rappellent notamment que :

  • Seuls 22 % de l’ensemble des milieux naturels d’intérêt européen sont évalués en bon état de conservation ;
  • Moins de la moitié (43 %) des eaux de surfaces sont considérées comme étant en bon état ;
  • Un tiers (31%) des espèces sont menacées ;
  • L’abondance des oiseaux communs spécialistes d’un habitat a diminué de 23 % entre 1989 et 2015 et celle des chauves-souris de 46 % entre 2006 et 2014.

Des pressions importantes sur les prairies et le littoral

En métropole, les surfaces de grands espaces toujours en herbe diminuent. Les milieux dits « ouverts », constitués des prairies, pelouses sèches et pâturages constituent le premier milieu détruit par l’artificialisation, avec près de 52 000 ha perdus entre 1990 et 2012. « Même dans les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique, ces milieux ouverts représentent les milieux les plus détruits, explique Jean-David Abel, vice-président de France Nature Environnement en charge des questions de biodiversité. Ces milieux pâtissent de l’intensification et des changements des pratiques agricoles, ainsi que de l’artificialisation. »

En effet, l’artificialisation en métropole ou en Outre-Mer est toujours aussi forte. La fragmentation de nos régions et des cours d’eau demeure importante et la consommation de produits phytosanitaires en usage agricole continue d’augmenter. De la même manière, les espaces littoraux sont soumis à des pressions élevées : la pression démographique sur le littoral métropolitain est estimée à 630 habitants au km², contre 152 sur l’ensemble du territoire.

Vers un engagement de tous pour plus d’actions concrètes ?

Ces indicateurs montrent que l’érosion de la biodiversité se poursuit et que les réponses apportées à ce jour n’ont pas suffi à inverser la tendance. À titre d’exemple, seuls 5 % des espèces menacées bénéficient d’un plan national d’action. De plus, le réseau métropolitain d'aires protégées est considéré comme satisfaisant ou partiellement satisfaisant pour seulement 24 % des espèces devant en bénéficier.
 

Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « les indicateurs sur la biodiversité en 2017 montrent que la « reconquête » érigée en loi en 2016 réclame moyens et décisions d’importance. Pertes de biodiversité et changements climatiques sont liés : pour soutenir les actions de lutte contre les changements climatiques, nous appelons le nouveau président de la République et le gouvernement à agir et à multiplier les actions concrètes de préservation de la biodiversité. À l’échelle européenne, la priorité est de relancer la dynamique Natura 2000, mise en place dans le cadre de la directive Habitats-Faune-Flore. Si celle-ci a permis de belles avancées, la Commission Européenne et le gouvernement français doivent désormais prendre les mesures nécessaires pour renforcer son efficacité ».

La Commission européenne relance la procédure pour autoriser le #glyphosate

Créé le : 18/05/2017

Par Générations futures 

Nous demandons à la France de s'opposer à la position de la Commission européenne et ne pas autoriser le glyphosate! 

Les discussions sur l’autorisation du glyphosate, herbicide le plus vendu au monde, vont reprendre. Le risque d’une ré autorisation pour 10 ans est réel. Générations Futures exhorte la France de s’opposer à cette autorisation eu égard au classement comme cancérigène probable du Centre international de recherche sur le cancer.

Les commissaires européens ont donné leur accord pour « redémarrer les discussions avec les Etats membres sur un possible renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 10 ans », a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’exécutif européen.

« La Commission a pris en compte les dernières études scientifiques, en particulier la conclusion du Comité d’évaluation des risques de l’ECHA confirmant que la substance active ne devrait pas être classée comme cancérigène », explique l’institution dans un court communiqué.

Chaque Etat membre garde le droit d’autoriser ou non l’utilisation de pesticides à base de glyphosate sur leur territoire, rappelle-t-elle par ailleurs.

La décision portant sur la licence du glyphosate se prend au sein d’un comité technique regroupant des représentants des États membres. Lors du dernier vote en date, fin juin 2016, deux pays, la France et Malte, avaient voté contre un renouvellement de l’autorisation, et sept s’étaient abstenus (Allemagne, Italie, Portugal, Autriche, Luxembourg, Grèce, Bulgarie), bloquant la décision.

Après l’opinion de l’ECHA, l’Association européenne des fabricants de pesticides (ECPA, qui compte parmi ses adhérents Monsanto, Bayer, Dow, BASF, Syngenta…) avait dit s’attendre à ce que la Commission s’engage rapidement dans une nouvelle procédure de demande d’agrément pour 15 ans, soit une durée plus longue que celle effectivement envisagée par Bruxelles.

Cette position de la Commission européenne fait fi de l’Initiative Citoyenne européenne (ICE) qui a déjà recueilli 750 000 signatures en 4 mois demandant l’interdiction du glyphosate, la réforme de la procédure d’approbation des pesticides et l’instauration des objectifs obligatoires de réduction dans l’utilisation des pesticides au sein de l’UE. La France a recueilli le nombre de signatures nécessaire (55500)

LA LPO ACCUEILLE AVEC SATISFACTION L'ARRIVEE DE NICOLAS HULOT A LA TETE DU MINISTERE EN CHARGE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE

Créé le : 17/05/2017

Par la Ligue de Protection des Oiseaux

La nomination de Nicolas Hulot, à la tête du Ministère en charge de la Transition écologique et solidaire est un signal positif adressé à la communauté scientifique, aux associations de protection de la nature et à toutes les françaises et tous les français déjà conscients du défi majeur que représente la nécessaire transition écologique.

Pour Allain Bougrain Dubourg, « Nicolas Hulot est un homme convaincu et convaincant, non seulement des enjeux environnementaux (eau, air, déchets…) mais également -et ce n’est pas si courant- des questions essentielles en matière de protection de la biodiversité. Il a contribué à ce que la COP 21 sur le climat englobe les enjeux écologiques. Il est sans nul doute l’un de ceux qui peut le mieux nous inviter à changer notre rapport au vivant, tout en tenant davantage compte de la sensibilité animale ».

Tous les ministères devront être mobilisés, et en particulier celui de l’Agriculture qui concentre une grande partie des problèmes de dégradation des milieux et des espèces, et donc des solutions pour inverser l’érosion catastrophique des dernières années.  La transition agricole doit être inscrite en priorité à l’agenda du gouvernement français puisque les réflexions sur l’élaboration de la future Pac sont d’ores et déjà engagées. Par ailleurs, plus que jamais, les liens entre santé, consommation et environnement devront être renforcés.

L’un des grands enjeux de ce quinquennat sera, ici comme ailleurs, la réforme de la gouvernance. Sous l’impulsion du premier « Grenelle » il y a 10 ans déjà, les acteurs de l’environnement ont ouvert leur porte à tous les acteurs socio-économiques. Mais tous les acteurs socio-économiques n’ont pas ouvert leur porte aux acteurs environnementaux, loin s’en faut. D’autre part, les lobbies agricoles, cynégétiques ou de l’industrie chimique pour ne citer qu’eux, n’ont jamais été aussi résolus et actifs. La LPO espère notamment que les prochaines législatives permettront de freiner cette emprise jusqu’au sein du Parlement français qui a par exemple contribué à freiner l’ambition de la nouvelle loi en faveur de la biodiversité votée en 2016.  

Le travail à venir est considérable, pour ce ministère, l’ensemble du gouvernement comme pour la société civile.

Les 6 indicateurs sur la biodiversité du dernier rapport de 2016 au Parlement de la Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable sont au rouge :

-          73 % des habitats naturels prioritaires au niveau européen sont en état défavorable inadéquat et mauvais (2007-2012) ;

-          32 % des espèces évaluées sont menacées (2015) ;

-          51 601 km2 ont déjà été artificialisés, avec une moyenne de + 1,36 % par an entre 2006 et 2015 ;

-          La consommation de produits phytosanitaires a crû de 12 % en 2012-2014 par rapport à 2009-2011 ;

-          11 % seulement des stations de suivi des récifs coralliens en outre-mer français présentent un recouvrement en corail vivant en augmentation, contre 36 % en diminution (2015).

Les derniers indicateurs de l’Observatoire National de la Biodiversité témoignent eux aussi d’une érosion continue de notre patrimoine naturel :

-          50 % des zones humides ne sont pas en état satisfaisant ;

-          57 % des eaux de surface ne sont pas de bonne ou de très bonne qualité ;

-          78 % des habitats d’intérêt communautaire sous responsabilité française n’ont pas évolué vers un état de conservation satisfaisant entre 2007 et 2012

-          10 % des surfaces toujours en herbe ont été perdues en métropole entre 2000 et 2013 ;

-          L’abondance des oiseaux communs spécialistes a chuté de 23 % en métropole entre 1989 et 2015 ;

-          L’abondance des chauves-souris a chuté de 46 % en métropole entre 2006 et 2014.

Et la situation ne cesse de se dégrader : de 79 espèces d’oiseaux en 2011, nous sommes passés à 90 espèces menacées aujourd’hui, dont 77 ne sont présentes qu’en Outre-mer. Elles pourraient s’éteindre si rien n’est entrepris pour les sauvegarder dans les années à venir. 37 espèces menacées sont endémiques, ce qui signifie que notre responsabilité pour les préserver est entière ! A ce jour, les mesures de conservation ambitieuses pour sauvegarder leurs habitats manquent cruellement et seule une minorité de ces espèces bénéficie de plans d’action.

La France détient une responsabilité mondiale au regard de son patrimoine naturel.  Les cinq années à venir seront déterminantes, avec des rendez-vous majeurs : la convention sur la biodiversité en 2020, 10 ans après les accords d’Aïchi où la France s’était engagée -sans succès à ce jour- à stopper l’érosion de la biodiversité, la révision de la politique agricole commune en 2020, la concrétisation de la COP 21 visant à maintenir le réchauffement climatique… D’autre part, le rôle de l’Europe auquel le Président de la République s’est montré attaché sera déterminant, notamment au regard du maintien et du renforcement des directives oiseaux et habitats.

La LPO espère que le signal positif envoyé par la nouvelle équipe gouvernementale avec la nomination de Nicolas Hulot à la tête du ministère en charge de La Transition écologique et solidaire sera traduit dans les faits, les moyens et les actes. Dans ces conditions, elle contribuera à sa manière au déploiement des politiques publiques, à la mobilisation du secteur privé et à la sensibilisation du grand public.

TRIBUNE - ET MAINTENANT ?

Créé le : 15/05/2017
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Par ATD Quart Monde 

Au lendemain de l’investiture d’un nouveau Président de la République en la personne d’Emmanuel Macron, le Mouvement ATD Quart Monde - qui n’a pas hésité à appeler à un vote de refus contre l’extrême droite - rappelle au nouveau chef de l’Etat, comme à ceux qui seront amenés à prendre des responsabilités politiques au gouvernement et au Parlement, qu’ils porteront plus que jamais cet impérieux devoir moral de faire progresser la démocratie avec tous. C’est à cette condition qu’ils pourront regagner la confiance de nos concitoyens.

Emmanuel Macron a affirmé, dans son premier discours de Président, sa volonté d'impliquer davantage la société civile et sa responsabilité d'entendre la colère et les doutes en protégeant les plus fragiles, en organisant mieux les solidarités, en luttant contre toutes les formes d’inégalités ou de discrimination. ATD Quart Monde souhaite que le nouveau chef de l’État relève le défi - élevé au rang de priorité nationale - de faire progresser la démocratie par le respect effectif de l’égale dignité de tout être humain quel qu’il soit. 
 
S'il est parfois nécessaire de "protéger" les plus fragiles, il importe en priorité que les politiques publiques permettent l’accès de tous aux droits fondamentaux, ce qui suppose qu'elles soient élaborées et évaluées en concertation avec les personnes les plus en difficulté. Pour atteindre cet objectif, le Mouvement ATD Quart Monde se veut force de proposition, avec d’autres de la société civile, avec tous les défenseurs des droits humains.
 
 L'intervention de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, il y a tout juste vingt ans, en avril 1997, à la tribune de l’Assemblée nationale, n'a pas pris une ride : « Puisque nous vivons aujourd’hui une nouvelle montée des atteintes aux valeurs fondatrices de notre République, il ne sert à rien de les défendre morceau par morceau tout en tolérant par ailleurs des reculs. La seule riposte possible, la seule voie consiste à nous rassembler pour vouloir et mettre en oeuvre plus de démocratie. C’est l’attente ardente des plus pauvres que d’en devenir des artisans

Politique agricole commune : Changer d’approche pour construire une agriculture durable

Créé le : 04/05/2017
Pixabay

par France Nature Environnement

Alors que s’achève la consultation lancée par la Commission européenne sur la future politique agricole commune (PAC) pour 2020, FNE salue la très forte mobilisation des acteurs de la société civile sur ce sujet, au niveau national et européen. Afin de porter un message commun, plus de 300 organisations européennes, dont France Nature Environnement, se sont réunies au sein du collectif « Living Land », pour inscrire les défis environnementaux, sociaux et alimentaires au cœur de la PAC.

Les enjeux de la PAC concernent chacun d’entre nous

Pour la première fois, la société civile s’est mobilisée massivement pour faire entendre sa voix et ses préoccupations auprès de la Commission européenne. Bien que nous déplorions un cadre de réflexion trop restreint sinon étriqué, cette consultation a été l’occasion d’alerter l’opinion publique sur les enjeux liés à la PAC. Si les agriculteurs sont les premiers concernés par cette politique, les enjeux alimentaires, environnementaux et sociétaux ne peuvent plus être négligés comme ils l’ont été dans la PAC actuelle.

Changer d’approche pour construire une agriculture durable

Il est crucial que la nouvelle PAC promeuve une agriculture diversifiée, respectueuse de l’environnement et liée au terroir. Son objectif premier doit être une production alimentaire durable, produisant une forte valeur ajoutée équitablement répartie entre les acteurs. Cette PAC doit devenir lisible par les citoyens et les consommateurs en visant des résultats bien identifiables. Elle permettra de valoriser nos richesses patrimoniales : paysages, biodiversité et productions alimentaires de qualité.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission agriculture de FNE : « La politique agricole a un impact bien plus large que la sphère agricole. Elle influence la qualité de notre eau, de notre air mais aussi la déforestation en Amérique du Sud. Sa réforme, pour une transition vers un modèle agroécologique, aura des conséquences fortes sur la qualité de vie de chacun d’entre nous. Il faut donc que l’ensemble des acteurs, professionnels et associatifs, soit associé aux réflexions qui construiront la PAC de demain. » 

Rémunérer les prestations d’intérêt général de l’agriculture

FNE demande que la PAC s’affranchisse du système existant à deux piliers qui n’est plus efficace. Il paraît essentiel de passer du principe d’aide au revenu des agriculteurs au principe de rémunération de services d’intérêt général à la fois pour ne plus placer les agriculteurs dans une position de dépendance et pour légitimer la PAC.

Pour Jean-Claude Bevillard, pilote du réseau agriculture de France nature environnement : « Nous sommes face à une situation de crises multiples : faillite économique d’une partie de l’agriculture, impacts très négatifs des systèmes agricoles productivistes sur la qualité des sols, de l’air et de la biodiversité. Il faut que nous parvenions à prendre le virage de l’agro-écologie. Pour cela, la PAC est un outil puissant. Nous devons nous mobiliser pour que cette transition devienne une réalité. »

La Course contre la Faim a 20 ans !

Créé le : 28/04/2017
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Par Action contre la faim

Depuis 20 ans, l’événement sportif et solidaire organisé chaque année par Action contre la Faim  est une véritable opportunité de mobilisation citoyenne pour les jeunes.

La Course contre la Faim est un projet pédagogique, sportif et solidaire d’Action contre la Faim proposé aux établissements scolaires.

Moyen privilégié de mobilisation citoyenne, elle permet à des centaines de milliers d’élèves d’écoles primaires, collèges et lycées chaque année partout en France et à l’étranger, de courir un maximum de kilomètres pour récolter des fonds et soutenir nos programmes. Chaque élève qui participe à la Course est sensibilisé par un intervenant de l’association au problème de la faim dans le monde et à ses solutions.

Au cours des 20 dernières années, la Course contre la Faim a mobilisé

plus de 2,8 millions d’élèves

et a permis de collecter

près de 34 millions d’euro.

Les dons collectés par la Course ont permis de financer de nombreux programmes en Iran, Haïti, Soudan, Afghanistan, Mongolie, Burundi, Népal, Libéria, Zimbabwe, Tchad, Bengladesh, Inde, République Centrafrique, Indonésie, Burkina Faso, Sierra Leone, Madagascar, Birmanie, Syrie, République Démocratique du Congo, Pakistan, et Yémen.

Cette année, la Course contre la Faim aura lieu le 19 mai dans plus de 1000 villes en France et à l’étranger. Les fonds collectés bénéficieront principalement à nos programmes en Ethiopie.

 

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