De la communauté

Des rues sans véhicules thermiques donneront 3 semaines d'espérance de vie supplémentaires à chaque Parisien et éviteront 45.000 décès prématurés chaque année dans le monde

Créé le : 12/12/2017

Par C40 Cities Climate Leadership Group (C40) 

La maire de Paris, Anne Hidalgo, et l'ancien gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, ont présenté les résultats d'une nouvelle étude du C40 sur les bienfaits pour la santé de mesures pour la qualité de l’air.
 
Paris, 11 décembre 2017 — Une nouvelle étude de C40 Cities publiée aujourd'hui, révèle l'étendue des bienfaits pour la santé qui pourraient être obtenus si les villes et les régions mettaient en place des actions et des mesures pour améliorer l'air que respirent leurs citoyens. La Maire de Paris et Présidente du C40, Anne Hidalgo, et l'ancien gouverneur de Californie et Fondateur du R20 - Regions of Climate Action, Arnold Schwarzenegger, ont présenté les résultats à la veille du One Planet Summit, qui aura lieu le 12 décembre à Paris.
 
L'étude menée par C40 Cities révèle les éléments suivants:
 

  • En vertu des engagements pris par Paris avec onze autres villes-monde dans le cadre de la Déclaration du C40 pour des rues plus vertes et plus saines, les améliorations ainsi apportées à la qualité de l'air de Paris pourraient éviter 400 décès prématurés dus à la pollution, chaque année, et ajouter 21 jours d’espérance de vie en moyenne pour chaque Parisien, selon ces estimations.

 

  • Cette mesure devrait permettre d'éviter chaque année 1.280 admissions à l’hôpital pour problème respiratoire et 6.350 admissions pour problème cardiovasculaire, là encore en raison de la pollution atmosphérique à Paris.

 

  • Si toutes les villes du C40 réduisaient leur niveau annuel moyen de particules fines à hauteur de 2,5 microgrammes par mètre cube (par exemple en mettant en œuvre la Déclaration pour des rues plus vertes et plus saines et en encourageant les gens à moins utiliser leur voiture), plus de 45.000 décès prématurés pourraient être évités chaque année.

 

  • Abandonner sa voiture pour se rendre au travail de manière active (marcher rapidement ou faire du vélo 30 minutes par jour, 5 jours par semaine) peut profiter aux habitants de la manière suivante :
    • une baisse de 23 % des risques de maladies cardiaques,
    • une baisse de 23 % des risques d’AVC, 
    • une baisse de 15 % des risques de diabète de type 2,
    • une baisse de 14 % des risques de dépression,
    • une baisse de 13 % des risques de cancer du sein,
    • une baisse de 11 % des risques de démence, et
    • une baisse de 8 % des risques de cancer du côlon.

 

  • Un transport actif réduit également les émissions de gaz à effet de serre et prévient donc le changement climatique. SI 10 % des habitants des villes du C40 situées en Amérique du Nord passaient de la voiture au vélo, cela permettrait ainsi d'économiser plus de 1,6 million de tonnes d'équivalent CO2 par an, soit l'équivalent de la consommation de 820 millions de litres d'essence.

 
Ces résultats se basent sur des recherches menées par le C40 soutenu par Johnson&Johnson sur les bénéfices pour la santé publique de mesures pour la qualité de l'air, et avec Novo Nordisk en ce qui concerne le lien entre activité physique et santé.  
 
« En tant que Maire de Paris, ma grande priorité est d’agir pour la santé et la qualité de vie des Parisiens ». Selon Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente du C40, « cette étude révèle que les politiques que nous mettons en œuvre afin d’améliorer l'air que nous respirons et de limiter les véhicules les plus polluants, ajouteront 3 semaines d'espérance de vie à chaque citoyen. Si cela est mis en œuvre à l'échelle des villes et des régions dans le monde, les bénéfices pour la santé toucheront des dizaines de milliers de personnes. Nous devons agir avec courage et détermination, car il en va de notre santé à toutes et tous. »
 

« Je suis fier de me tenir aux côtés de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, afin de mettre en lumière les conséquences sur la vie des êtres humains, et parfois même les aspects mortels du réchauffement climatique, raisons qui nous poussent à nous engager dans cette croisade environnementale » a déclaré Arnold Schwarzenegger, fondateur du R20. «  Comme nous le savons tous les deux, les Gouverneurs et les Maires ont un devoir de protéger la santé et d’assurer la sécurité des citoyens. La pollution atmosphérique est une des plus grandes menaces à laquelle doit faire face l’humanité, avec plus de 7 millions de personnes qui en meurent chaque année. Ensemble, nous pouvons inspirer des leaders nationaux à travers le monde et les inciter à se concentrer sur les dangers immédiats du réchauffement climatique, et les impacts des combustibles fossiles ».


En avril 2017, le C40 et le R20, deux organisations représentant les villes et régions les plus puissants du monde ont signé un partenariat au service de l’action climatique. Le C40 et le R20 collaboreront sur plusieurs sujets, dont l'accès à un financement pour des projets concrets à l’échelle de leurs territoires comme le soutien de la prochaine génération de femmes dirigeantes mobilisées pour le Climat, dans le cadre de l’initiative Women4Climate.
 

Remarques :

 
Des membres de l’Équipe de recherche du C40 sont disponibles pour commenter les résultats, la méthodologie et les sources utilisées.

 
 

 

À propos du C40 Cities Climate Leadership Group


C40 Cities rassemble plus de 90 des plus grandes villes au monde, qui représentent plus de 650 millions de personnes et un quart de l’économie mondiale. Créé et dirigé par les villes, le C40 se concentre sur la lutte contre le changement climatique et favorise l’action urbaine qui réduit les émissions de gaz à effet de serre et les risques climatiques tout en améliorant la santé, le bien-être et en augmentant les possibilités économiques des citadins. Le C40 est actuellement présidé par Anne Hidalgo, Maire de Paris. Le Maire de New York, Michael R. Bloomberg, exerce la fonction de Président du Conseil d’administration depuis trois mandats. Le travail du C40 est rendu possible grâce à nos trois fondateurs stratégiques : Bloomberg Philanthropies, Children’s Investment Fund Foundation (CIFF) et Realdania. Pour en savoir plus sur les activités de C40 et de nos villes, consultez le site www.c40.org, suivez-nous sur Twitter (@c40cities) ou Instagram (@c40cities) et likez notre page Facebook à l’adresse http://www.facebook.com/C40Cities.                                               

 

[Communiqué] - Glyphosate : 18 coupables et une irresponsable !

Créé le : 28/11/2017
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Par les eurodéputés Eric Andrieu et Marc Tarabella (Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen)

Les eurodéputés Eric Andrieu et Marc Tarabella accusent les États membres de ne pas avoir appliqué le principe de précaution en renouvelant pour 5 ans une substance potentiellement cancérigène pour 500 millions de personnes.

Bruxelles – Après deux ans de tergiversations, les 28 États membres se sont finalement accordés pour renouveler pour 5 années supplémentaires le très controversé glyphosate. Pour les eurodéputés Eric Andrieu et Marc Tarabella : « Ce renouvellement n’est en aucun cas une sortie du glyphosate comme l’exigeait notre Parlement européen. En prenant en compte la réglementation européenne sur les pesticides, on est reparti pour 8 ans minimum de glyphosate ! »

Les deux eurodéputés sociaux-démocrates accusent les États membres de ne pas avoir appliqué le principe de précaution en renouvelant pour 5 ans une substance potentiellement cancérigène pour 500 millions de personnes. « Lorsqu’il y a un doute, une controverse, en tant que responsables politiques, nous nous devons d’appliquer le principe de précaution » et donc mener le glyphosate « vers une interdiction définitive », soulignent Marc Tarabella et Eric Andrieu qui accusent les 28 États membres de « non-assistance à citoyens en danger ».

Avant de mettre en cause l’irresponsabilité de la Commission européenne : « Depuis le début, la Commission ne prévoit pas de plan de sortie du glyphosate. »

Les eurodéputés urgent par ailleurs la Commission européenne d’améliorer le processus d'autorisation des pesticides dans l'UE. « Nous demandons à ce que la décision concernant le renouvellement de l’approbation du glyphosate soit fondée sur des résultats scientifiques crédibles et indépendants et non sur des copiés-collés d’études biaisées, fournies par l’industrie. La Commission européenne doit arrêter sa politique de l’autruche, en se réfugiant derrière ses agences, et assumer enfin ses responsabilités ! Censée être garante de l’intérêt général européen, force est de constater qu’elle se comporte davantage comme le dernier lobby des grandes multinationales! »

Les deux parlementaires demandent depuis de mois la mise en place d’une commission d’enquête sur le sujet.

VICTOIRE : suspension des 2 insecticides à base de sulfoxaflor suite au recours de Générations Futures !

Créé le : 24/11/2017
Sulfoxaflor: Les autorisations de mise sur le marché des insecticides Closer et Transform sont suspendues!  

Par Générations Futures

Hier matin notre avocat Maitre Lafforgue nous représentait dans le cadre de l’audience au tribunal administratif de Nice suite à notre recours en référé suspension pour les Autorisations de mise sur le marché des insecticides néonicotinoïdes Closer et Transform contenant du sulfoxaflor. Face à lui pas moins de 2 avocats pour la firme Dow Chemical, 2 de ses représentants ainsi que 3 représentants de l’ANSES.

Le magistrat vient de rendre son délibéré et demande la suspension des deux insecticides visés dans l’attente du jugement sur le fond du dossier. Dow et l’ANSES ont 15 jours pour faire appel de ce jugement devant le Conseil d’Etat.

Les deux pesticides visés, le Transform et le Closer, servent à traiter contre les pucerons les grandes cultures, les fruits et légumes grâce à une substance active, le sulfoxaflor, que le fabricant recommande d’épandre à raison d’une seule dose par an, et pas moins de cinq jours avant la floraison. Dans sa plaidoirie notre avocat a très justement pointé du doigt – outre les dangers que font courir aux pollinisateurs ces insecticides – les faiblesses de la mise en application de cette recommandation de traitement à ne pas réaliser moins de 5 jours avant floraison. Comment évaluer de manière précise cette date de floraison des cultures visées ? De plus quel sens aurait la mise en marché de pesticides à base de nouveaux néonicotinoïdes alors qu’une loi de 2016 prévoit l’interdiction de pesticides à base de néonicotinïdes ?!

«  Notre association se félicite de cette première victoire qui va fournir un répit pour les pollinisateurs en général et les abeilles en particulier. Il est grand temps que l’on arrête concrètement de mettre sur le marché tous les insecticides néonicotinoïdes si dangereux pour les abeilles ! » déclare François Veillerette, directeur de Générations futures « Ce dossier révèle également une situation scandaleuse sur la gestion des homologations européennes des matières actives de pesticides qui sont accordées en l’absence de données pourtant essentielles sur la sécurité des produits, appelées données confirmatives, qui ne seront transmises que 2 années plus tard ! Cette situation doit cesser au plus vite et nous en appelons aux Ministres français concernés pour agir vite sur cette question. IL nous faut maintenant attendre l’audience de procédure sur le fond que nous avons engagé et dont la date ne nous est pas encore connu. » Ajoute t’il.

Plus d'infos : https://www.generations-futures.fr/

Discours d’Emmanuel Macron à la COP23 : Réactions des ONG présentes à Bonn

Créé le : 16/11/2017
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À Bonn, lors de la COP23, Emmanuel Macron s’est exprimé pour la première fois à la tribune de la conférence de l’ONU sur le climat. Le déplacement du Président de la République, deux ans après l’adoption de l’accord de Paris, est un signal politique positif adressé à la communauté internationale. Mais Emmanuel Macron s’est contenté de prononcer de belles paroles et de recycler d’anciennes annonces, pourtant insuffisantes. Aujourd’hui, le climat n’attend plus : face à l’urgence d’agir, la France ne pourra pas se contenter d’une politique de petits pas. Différentes réactions de membres du Réseau Action Climat
 
Pour Lucile Dufour, Responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat :

"A la COP du Pacifique, le Président la République a rappelé l’urgence de rectifier le tir pour éviter un réchauffement catastrophique de plus de 3°C. Mais le discours d’Emmanuel Macron est une nouvelle occasion manquée : si la France veut être crédible sur la scène internationale, elle doit accélérer dès à présent sa transition vers les énergies renouvelables, sans la paralyser au bénéfice de fausses solutions comme le nucléaire. Avant le sommet du 12 décembre, la France doit donner des gages concrets pour augmenter ses soutiens financiers pour l’adaptation des populations les plus vulnérables et enfin concrétiser ses grands discours."

Pour Anne-Laure Sablé, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire et climat au CCFD-Terre Solidaire :

"Face à l’aggravation de la pauvreté et de l'insécurité alimentaire causée par les dérèglements climatiques, Emmanuel Macron déclare vouloir répondre par l'action. Le CCFD-Terre Solidaire rappelle que cette action ne peut être engagée à n'importe quel prix. Seule une transition agricole socialement juste et respectueuse des ressources permettra de lutter contre l'insécurité alimentaire grandissante. Et cette transition est incompatible avec des initiatives “climaticides”, comme l'Alliance globale pour une agriculture intelligente face au climat (GACSA), dont la France fait toujours partie. Nous serons particulièrement attentifs, lors du sommet du 12 décembre à Paris, à ce que de fausses solutions de ce type ne soient pas promues."

Pour Sarah Fayolle, chargée de campagne climat à Greenpeace France :

"Le discours d’Emmanuel Macron à la COP23 semble avoir été dicté par les industriels du nucléaire. Si la France est en retard sur sa transition énergétique, c’est justement parce qu’elle entretient une dépendance extrême au nucléaire, qui empêche le déploiement des énergies renouvelables sur le marché de l’électricité. En résumé, Emmanuel Macron vient de se livrer à une instrumentalisation de la tribune climatique pour défendre les intérêts du nucléaire. S’il y a un fétiche irréaliste à abandonner, c’est bien celui qui consiste à croire que le nucléaire doit être préservé à tout prix au nom de la lutte contre les dérèglements climatiques. "

Pour Armelle Le Comte, Responsable du plaidoyer climat à Oxfam France :

"Le leadership climatique passe par des actions concrètes, et pas par de simples discours aussi lyriques soient-ils. Malheureusement, Emmanuel Macron est venu les poches vides à la COP23 et n’a fait aucune nouvelle annonce financière pour les pays les plus pauvres, qui sont pourtant en première ligne du changement climatique. Le sommet climat du 12 décembre à Paris doit être l’occasion de rectifier le tir en annonçant un doublement des financements français pour l’adaptation, afin d’atteindre 2,4 milliards d’euros d’ici 2022, et en adoptant enfin la taxe européenne sur les transactions financières. De telles mesures concrètes enverraient un signal fort aux communautés les plus vulnérables"

Pour Emma Jagu, observatrice climat du REFEDD :

"Investir dans l’avenir de la jeunesse et des générations futures c’est avant tout désinvestir des énergies fossiles et s’assurer que notre mix énergétique soit cohérent avec les objectifs de l’accord de Paris. Le discours d’Emmanuel Macron aujourd’hui était une tentative de séduire la scène internationale, mais ne reflète pas la politique énergétique actuelle de la France. Nous attendons des mesures concrètes pour la transition vers une économie décarbonée."

Pour Nicolas Haeringer, porte-parole de 350.org France :

"Emmanuel Macron a tenté d'incarner le rôle du leader mondial en matière climatique, expliquant n'avoir qu'une obsession - l'action - et qu'un horizon - maintenant. En l'absence de décisions fortes, le costume reste pourtant trop grand pour lui. A quelques semaines du sommet du 12 décembre, il a une opportunité unique de conjuguer l'action au présent : annoncer que la France n'accordera pas un euro de plus aux énergies du passé, afin d'investir dans la transition vers un future 100% renouvelable pour tous."

Pour Maxime Combes, économiste et membre d'Attac France :

"Emmanuel Macron a franchi le seuil maximal autorisé d'hypocrisie climatique, cherchant à dissimuler ses multiples renoncements : de la validation du CETA qui n'est pas climato-compatible au sabordage de la taxe sur le transactions financières, source de financements pour le climat, Macron, sans un mot sur l’évasion fiscale qui soustrait des milliards aux pouvoirs publics, a prouvé que sa seule obsession est de ne surtout pas toucher aux fondements de cette formidable machine à réchauffer la planète qu'est notre insoutenable système économique. A l'alerte scientifiques aurait dû succéder un sursaut politique. Raté : le BusinesAsUsual l'emporte encore sur MakeThePlanetGreatAgain."

Pour Fanny Petitbon, Responsable Plaidoyer de CARE France :

"Cette après midi encore Emmanuel Macron a répété la nécessité de lutter contre l’injustice climatique. Mais pour l’instant la France reste aux abonnés absents à la fois sur la solidarité internationale et même nationale. La récente décision du gouvernement de supprimer du budget national les 20 millions d’euros du fonds vert destiné à aider les collectivités françaises du Pacifique à lutter contre les effets du réchauffement climatique, a envoyé un très mauvais signal. Réintroduit in extremis la semaine dernière par les député-e-s, le fonds vert français est encore sur la sellette. Le gouvernement français devrait tirer les leçons de la catastrophe qui a récemment touché de plein fouet les îles des Caraïbes dont Saint Martin."

Pour Célia Gautier, responsable Energie-Climat à la Fondation pour la Nature et l’Homme :

"Emmanuel Macron a voulu montrer une direction et faire preuvre d’une volonté diplomatique. Mais, comme souvent, le diable est dans les détails. Le Président n’a pas fait d'annonce nouvelle pour accélérer la transition écologique de la France. Espérons qu'elles soient gardées pour le sommet du 12 décembre à Paris sur le financement du climat. Nous saluons sa volonté que l’UE se substitue aux Etats-Unis pour financer les travaux du GIEC, et le lien explicite que le Président a effectué entre régime climatique et les politiques commerciales. Mais un très long chemin reste à parcourir afin que la logique de la politique commerciale internationale soit renversée pour être subordonnée au droit de l’environnement. Enfin, au-delà des discours, nous attendons toujours un plan concret et conjoint de la part de Mme Merkel et de M. Macron pour booster les énergies renouvelables et sortir des énergies du passé que sont le nucléaire et les énergies fossiles."

 

 

COP23 : #MakethePlanetGreatAgain ou #BusinessAsUsual, Emmanuel Macron doit choisir !

Créé le : 14/11/2017
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Par Attac France 

Lors de la COP23, ce n’est pas l’objectif des 2°C qu’il faut enterrer mais les décisions politiques et économiques qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Annoncé à Bonn avec Angela Merkel, Emmanuel Macron accumule pourtant des décisions contradictoires avec l’impératif climatique. A cette occasion, Attac France publie un nouveau rapport qui, en douze fiches, pointe quelques-unes des voies à suivre pour un véritable sursaut politique qui ne se milite pas à de beaux discours.

 

Marquées par la volonté de célébrer l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris et par l’élection de Donald Trump, les deux années qui ont succédé à la COP 21 ont substitué de l’indécision et de l’incertitude à un enthousiasme exagéré : « de sérieuses menaces pèsent désormais sur l’avenir et le contenu des politiques climatiques internationales et sur la possibilité de contenir le réchauffement climatique en deçà de 2 °C », alerte Geneviève Azam, porte-parole d’Attac sur les questions climat. « Au désengagement des États et au transfert de la charge de l’action aux marchés et acteurs privés, nous en appelons au contraire à un urgent et nécessaire sursaut politique. »

Un sursaut politique qui ne saurait se limiter à de nouveaux discours. « Il ne suffit pas de dire « Make The Planet Great Again » ou prétendre porter le leadership climatique international comme le fait l’Union européenne, pour être du bon côté de l’Histoire », souligne Maxime Combes, porte-parole d’Attac sur les questions climat. « Appeler la communauté internationale à se mobiliser contre le réchauffement climatique, comme le fera sans doute Emmanuel Macron à Bonn le mercredi 15 novembre, est très largement insuffisant quand, dans le même temps, la liste des décisions qui ne sont pas climato-compatibles s’allonge de jour en jour. »

La ligne de crête est étroite mais praticable. Il s’agit de trouver les voies juridiques, politiques, sociales pour empêcher des régressions aux effets irréversibles et faire en sorte, qu’enfin, après 25 ans de négociations climatiques internationales, les politiques menées n’aggravent plus le réchauffement climatique. Ce n’est pas l’objectif des 2°C (ou celui des 1,5°C) qu’il faut enterrer mais les décisions politiques et économiques qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Des Paradise Papers aux révélations sur les pratiques des multinationales en matière de lobbying et d’extraction d’énergies fossiles, nous avons la confirmation que la main invisible des marchés n’est pas plus verte qu’elle n’est naturellement sociale ou juste. #MakethePlanetGreatAgain ou #BusinessAsUsual il faut choisir !

Informations complémentaires

  • > Lire le nouveau rapport : « urgence climatique : on entre dans le dur ! »

  • > Contenu : p. 3 : « Il ne s’agit pas de faire de notre mieux, il s’agit de faire ce qui est requis » p. 6 : Urgence climatique : faut-il enterrer l’objectif des 2°C ? p. 10 : Les limites intrinsèques de l’Accord de Paris et de la gouvernance climatique p. 12 : Crime climatique : le temps des sanctions est venu, y compris pour les « États voyous » p. 14 : Du CETA à l’OMC en passant par la CNUCC, le commerce prime sur le climat ! p. 16 : Les dangers de la neutralité carbone et des émissions négatives p. 18 : Emmanuel Macron : 6 mois à l’Elysée, 6 mois perdus pour le climat ? p. 20 : Nouveau Rapport - Le poids écrasant des lobbys gaziers sur Bruxelles p. 22 : Réforme du marché carbone européen : 200 milliards d’€ supplémentaires pour les pollueurs p. 24 : Délinquants du climat = délinquants fiscaux ! Les mettre au pas pour financer le climat ! p. 26 : 1 million d’emplois climat : comment conjuguer climat et justice sociale ? p. 28 : Pas un euro de plus pour les énergies du passé, fossiles ou fissiles

« Devenons les acteurs de l’économie dont nous rêvons » - Première édition des Rencontres des Economies Positives les 7 et 8 novembre à Auray en Bretagne sud

Créé le : 02/11/2017
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Par l'Université Terre & Mer

La première édition des Rencontres des Economies Positives aura lieu les 7 et 8 novembre à Auray. Organisées par l’Université Terre & Mer dans le cadre du mois de l’ESS, ces rencontres participatives  inédites rassembleront la diversité des acteurs du territoire autour des nouvelles approches économiques à impacts positifs.

 

Lieu : Cinéma Ti Hanok d’Auray (Zone d’activité Porte Océane) -

Publics : entreprises, réseaux professionnels, élus, salariés des secteurs privé et public, associations locales, porteurs de projets, citoyens, étudiants, chercheurs…

Format : 2 journées et une soirée conviviale, entrées payantes, 200 personnes attendues

 


 

Ancrage local et approche globale pour co-construire les solutions de demain 

A l’heure des transitions numériques, écologiques, citoyennes, la question de notre relation à l’économie au sens large apparait comme un levier de transformations profondes de nos organisations humaines.

Partant du principe que l’économie est un écosystème au service des humains sur les territoires, les nouvelles approches économiques ouvrent le champ des possibles pour co-créer les solutions concrètes aux enjeux de la transition sociétale à impacts positifs.

« PARTAGER – INSPIRER –ENGAGER » la transition sociétale a impacts positifs

Les premières  Rencontres des Economies Positives s’intègrent dans les dynamiques locales et nationales en faveur des économies à impacts positifs avec trois intentions fortes : découvrir et s’inspirer des approches pionnières de demain, saisir comment mettre en œuvre concrètement et localement des solutions pour le développement du bien-être dans les organisations et du bien-vivre sur les territoires, rassembler sur un format participatif conçu pour maximiser les interactions et la transversalité.

Des intervenants pionniers de haute qualité

Elles et ils sont spécialistes des nouveaux modèles économiques, de la conduite du changement dans les organisations, des processus collaboratifs, ou encore de l’économie locale et réelle.

Ils partageront leurs expériences dans une logique d’essaimage.

Seront notamment présents : Anne PATAULT (Région Bretagne), Bertrand MONFORT (Inspire Institut), Philippe DERUDDER, (Association Internationale pour le Soutien aux Économies Sociétales), Michel RENAULT (Université Rennes 1, ONG Pékéa), Jean-Philippe MAGNEN (accompagnateur du changement, ancien élu Région Pays de la Loire), Marie MOTAIS (Tamalpa), Isabelle DELANNOY (Do Green), Franck DELALANDE (Talents Tube), Aurélien SUSNJARA (Fondation Ellen Mc Arthur), Bernard MENGUY (architecte éco-construction), Julie SCHWAGER (DREAL)…

Des formats participatifs conviviaux pour questionner la transmission du savoir

Des temps d’expérimentation, de réflexion collective, et des ateliers seront proposés aux participants. Aujourd’hui, nous le savons, nous n’apprenons pas en restant confortablement assis en écoutant des experts. Nous avons besoin de nous rencontrer, de nous parler, de tester, d’imaginer et de faire ensemble. C’est ainsi que nous faisons grandir notre propre expertise individuelle et collective.

Des temps atypiques rythmeront ainsi les deux journées. Une soirée conviviale ponctuera la première journée avec une projection débat autour du film « Enfin des bonnes nouvelles » (réalisé par Vincent Glenn).

 

Université citoyenne Terre & Mer : qui sommes nous ? 

L’Université « citoyenne » Terre & Mer est un espace de transmission innovant ancré en Pays d’Auray en Bretagne sud (association Loi 1901 crée en 2014). Elle accompagne les individus et les organisations dans leurs dynamiques visant à s’engager dans la transition sociétale à impacts positifs.

Elle propose à la diversité des publics de son réseau (entreprises, collectivités, associations) de se former aux outils, méthodes, postures et processus innovants répondant aux enjeux de transformations et d’accompagnement au sein des organisations : "Coopérer et co-construire par l’intelligence collective", "Détecter et développer les potentiels individuels", "Co-construire les territoires de Demain", "Valoriser la dimension culturelle comme moteur de transformation".

Programme et inscription :  www.terre-et-mer.eu/rencontres

 

 

[TRIBUNE] - L'Assemblée nationale porte un coup sévère au financement citoyen des entreprises solidaires

Créé le : 26/10/2017
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Paris, le 23 octobre 2017 – Par FINANSOL

Le 20 octobre 2017, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2018, l’Assemblée nationale a amputé sans ménagement le dispositif fiscal favorisant l’investissement des particuliers au capital des entreprises solidaires. Finansol et tous ses membres s’élèvent avec force contre cette mesure injuste qui va casser le développement des entreprises solidaires et des associations qui placent l’intérêt général au cœur de leur activité en luttant contre le chômage et le mal logement des Français les plus vulnérables. 

L’actionnariat solidaire est un mécanisme d’investissement qui permet à tout particulier de souscrire des parts ou actions d’entreprises, agréées par les pouvoirs publics, exerçant des activités de solidarité telles que la lutte contre le chômage et le mal logement, ou contribuant à la transition écologique. C’est la forme de financement citoyen la plus directe et la plus efficace.

Plusieurs acteurs de la solidarité ont recours à ce dispositif : par exemple, les foncières d’Habitat et Humanisme, de la Fondation Abbé Pierre, du Secours Catholique ou de Solidarités Nouvelles pour le Logement. Pour eux, ce mode de financement est indispensable pour renforcer leurs fonds propres, ressources dont le secteur manque cruellement, afin d’acheter des logements et de les proposer à des personnes en très grande précarité.

En ne maintenant pas les incitations fiscales à l’actionnariat solidaire à l’occasion de la transformation de l’ISF en IFI -alors qu’elle les a maintenues pour le don-, l’Assemblée nationale signe l’arrêt de mort des entreprises solidaires qui ont besoin de lever beaucoup de fonds propres. Pourtant, ces acteurs ont démontré leur efficacité au service de la solidarité et des territoires. Rien qu’en 2016, elles ont permis de créer ou consolider 49 000 emplois (notamment en insertion), de reloger 5 500 personnes, de développer l’entrepreneuriat dans les pays les plus pauvres. Un impact social majeur, à mettre en regard du coût dérisoire de cette incitation fiscale, estimé à moins de 10 millions d’euros par an pour le budget de l’Etat.

Respecter les engagments d'Emmanuel Macron

Les acteurs de la finance solidaire, regroupés au sein de Finansol, appellent les pouvoirs publics à rétablir de la cohérence dans leur action et à respecter les engagements pris par Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République. Cohérence, car il n’est pas compréhensible de diminuer les financements publics dédiés aux actions de solidarité, et dans le même temps, d’entraver la capacité des entreprises solidaires à mobiliser ce financement privé citoyen. Respect des engagements, car le Président de la République a fait du développement de la finance solidaire l’un des quatre piliers de son plan d’action en faveur de l’économie sociale et solidaire.

Il est donc indispensable que le Parlement maintienne les mesures en vigueur en faveur de l’actionnariat solidaire, supprimées en première lecture par l’Assemblée nationale, afin que les entreprises solidaires puissent poursuivre et intensifier leur action au profit de la cohésion sociale.

 « Tous les membres de Finansol doivent se mobiliser pour faire valoir l'impérieuse nécessité de préserver tous les dispositifs concourant à la solidarité. L’investissement en direct dans les entreprises solidaires est menacé de disparition. C'est une perspective inacceptable pour les membres de Finansol et toutes les entreprises solidaires qui en bénéficient », souligne Frédéric Tiberghien, Président de Finansol.

27 membres de Finansol sont concernés par cette mesure : Autonomie et Solidarité, Caisse solidaire, Caritas Habitat, Cocagne Investissement, Entreprendre pour Humaniser la Dépendance (EHD), Energie Partagée Investissement, Entrepreneurs du Monde, Familles solidaires, Femu Quì, Fonds Afrique Développement, Garrigue, Habitat et Humanisme, Habitats solidaires, Herrikoa, Iés, La Nef, Les 3 Colonnes, LITA.co (ex-1001PACT), Lurzaindia, Phitrust Partenaires, SIDI, Solidarités Nouvelles pour le Logement, Sigma Gestion, SOLIFAP, SPEAR, Terre de Liens, Urbancoop.

PROJET DE LOI DE FINANCES 2018 RÉACTION DU RÉSEAU ACTION CLIMAT

Créé le : 27/09/2017
Par le Réseau Action Climat Le Réseau Action Climat salue l’augmentation de la fiscalité écologique prévue dans le projet de loi de finances présenté aujourd’hui par le gouvernement. Mais il regrette que certains secteurs continuent d’être les passagers clandestins de cette fiscalité en France et que les solutions alternatives aux pratiques les plus polluantes comme les transports en commun ou la rénovation massive des passoires énergétiques ne soient pas davantage soutenues.

Une fiscalité plus adaptée à la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air…

Le Réseau Action Climat se félicite de la hausse de la fiscalité écologique (alignement de la fiscalité diesel sur celle de l'essence et augmentation de la composante carbone) qui va dans le sens d’une meilleure prise en compte de l’impératif climatique et de la lutte contre la pollution de l’air.

...mais qui omet certains secteurs polluants

Cependant, le projet de loi de finances reste muet sur la nécessaire suppression des niches fiscales qui, aujourd’hui, financent la pollution (exemption de taxation accordée au kérosène aérien, remboursement d’une partie de la TICPE aux transporteurs routiers, etc...). Ces niches (équivalentes à 7 milliards d’euros chaque année de manque à gagner dans le budget de l’Etat), créent un avantage concurrentiel pour des secteurs qui, aujourd’hui, participent à la hausse des émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, la composante carbone devrait être élargie avec la taxation de la consommation d’électricité d'origine non renouvelable, notamment nucléaire, pour devenir une véritable contribution climat énergie. Enfin, concernant le secteur des déchets, les taux de TGAP ne sont pas modifiés, malgré l'engagement de campagne du Président de la République en ce sens, mettant ainsi à mal la progression du recyclage.

Une protection des ménages les plus modestes à renforcer

La hausse de la fiscalité écologique s'accompagne de mesures destinées à ne pas trop pénaliser les ménages les plus modestes. L’attribution d’une prime à la conversion pour les voitures diesel destinée aux ménages non imposables contribue à cet objectif. La généralisation du chèque énergie va également dans ce sens, mais l’augmentation de son montant moyen à 200 euros n'est annoncée que pour 2019 et cette hausse reste très en deçà du montant nécessaire pour sortir les ménages visés de la privation de chauffage. Par ailleurs, pour leur permettre de sortir durablement de la précarité énergétique, un financement est prévu pour la rénovation des passoires énergétiques des propriétaires précaires dans le grand plan d'investissement, mais il est largement inférieur aux engagements pris par le Président de la République (1,2 milliard d’euros au lieu des 4 milliards prévus) et inadapté aux objectifs que le gouvernement s'est fixés.

Une orientation plus claire à donner vers les alternatives  

La hausse de la fiscalité écologique doit également s'accompagner d'un plus grand soutien aux alternatives.  Si certaines décisions vont dans le bon sens en matière d’efficacité énergétique, comme la transformation du CITE en prime annoncée pour 2019, le gouvernement se contente d’amender des outils à l’efficacité discutable, au lieu de s’orienter vers les changements profonds indispensables à la tenue des objectifs de rénovation énergétique fixés par le président de la République. Sur le transport ferroviaire, il réitère dans son grand plan d’investissement les engagements existants (2,1 milliards d’euros dans le réseau ferré) alors qu’un milliard d’euros supplémentaire est nécessaire pour renforcer l’attractivité de ce mode de transports. De la même manière, les dotations annoncées pour les collectivités territoriales en faveur de la mobilité quotidienne (500 millions d’euros sur cinq ans) restent en deçà des sommes nécessaires pour engager un vrai report modal de la voiture individuelle vers d’autres solutions de déplacement, notamment le vélo et les transports en commun. Enfin, et de manière incohérente, le gouvernement fait marche arrière en supprimant le bonus aux vélos électriques alors qu’il s’agit d’une alternative qui a fait ses preuves pour une majorité des déplacements du quotidien effectué aujourd’hui en voiture.

La solidarité climatique en panne

La solidarité internationale est un enjeu majeur, renforcé par les changements climatiques. Pourtant, le projet de loi de finances acte une augmentation très timide de l’aide publique au développement (100 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2017) et limite en parallèle la portée d’un des principaux outils permettant d’honorer cet engagement, la taxe sur les transactions financières. En effet, le PLF ne prévoit ni d’affecter 100% de ses recettes à la solidarité internationale et au climat comme le voudrait l’ambition européenne du Président, ni d’en élargir l’assiette comme cela était prévu en janvier 2018. Ces annonces sont décevantes, alors même que la France accueillera le 12 décembre prochain un sommet international sur le climat dédié à la question des financements.

Le Réseau Action Climat France attend désormais des parlementaires qu’ils renforcent ce projet de loi de finances pour le mettre en cohérence avec les objectifs climat énergie que s’est fixés la France.

Atteindre les objectifs de développement durable nécessite de s'associer avec les plus pauvres !

Créé le : 22/09/2017
ATD Quart Monde
Par ATD Quart Monde A l'occasion du 2ème anniversaire de la signature des Objectifs de Développement Durable le 25 septembre 2017, le mouvement international ATD Quart Monde appelle les gouvernements des pays signataires à mettre tout en œuvre pour que ces objectifs soient atteints.

« Ces objectifs revêtent une importance capitale - souligne Isabelle Pypaert Perrin,  déléguée générale du Mouvement International ATD Quart Monde - mais les gouvernements ne peuvent les atteindre sans s’associer avec les populations les plus pauvres et sans un soutien actif des citoyens pour faire société autrement. Nous invitons chacun à se joindre à la mobilisation www.stoppauvrete.org »

Le 25 septembre 2015, 193 chefs d’État rassemblés par l'ONU à New York s'engageaient à « éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde » et adoptaient 17 Objectifs de Développement Durable à atteindre d'ici 2030. Pour la première fois, ces Objectifs concernent tous les pays alors que les Objectifs du Millénaire pour le Développement, qui les précédaient, ne concernaient que les pays dits du Sud, comme si ceux dits du Nord avaient éradiqué la pauvreté.

Pour la première fois aussi, après des années de plaidoyer intense, ATD Quart Monde et des organisations partenaires obtenaient que ces objectifs reprennent l'exigence de « ne laisser personne en arrière », rompant ainsi avec la violence des politiques qui ne prenaient pas en compte l'ensemble des populations qui souffrent de la pauvreté.

Mais l'extrême pauvreté ne pourra pas être éliminée tant qu'elle sera mesurée par des indicateurs monétaires arbitraires et qui rendent invisible la pauvreté dans les pays du Nord. C'est pourquoi ATD Quart Monde et l'Université d'Oxford ont engagé une recherche participative internationale sur les dimensions de la pauvreté et leurs mesures, dans laquelle des personnes en situation de pauvreté sont co-chercheurs avec d'autres experts. Ces résultats seront présentés à l'ONU en 2019.

ATD Quart Monde 

Une rentrée solidaire " Urgence Antilles " - Les syndicats enseignants, les acteurs de l’ESS et de l’éducation populaire solidaires et mobilisés

Créé le : 15/09/2017
Dans les territoires touchés par l’ouragan, presque tous les établissements scolaires ont été détruits et le retour à l’école sera difficile. Dans ce contexte, les organisations membres de Solidarité Laïque ont fait le choix de se mobiliser massivement pour soutenir les structures éducatives touchées et équiper en kits scolaires et sportifs les enfants victimes de l’ouragan Irma. 

Cette mobilisation de l’ensemble des syndicats enseignants, des principaux acteurs de l’économie sociale et solidaire et de l’éducation populaire ne se substitue pas à l’Etat mais interviendra en complémentarité des pouvoirs publics. « En situation de post-urgence, il est important que les enfants puissent vite retrouver leur vie quotidienne. Les dons serviront à acheter du matériel scolaire, sportif et de loisirs aux enfants et aux jeunes. Ce sera un souci de moins pour les parents qui ont tant à faire maintenant ”, souligne le Délégué général de Solidarité Laïque. Celui-ci rencontrera les 17 et 18 septembre les partenaires sur place, les directeurs d’école, les représentants des parents d’élèves, les interlocuteurs des ministères de l’Education nationale et de l’Outre-Mer et leur remettra lors d’une conférence de presse un premier chèque pour soutenir les actions en cours.       


A ce jour, sont impliqués : Casden, Cemea, Francas, Ligue de l’Enseignement, MAIF, MGEN, SE-Unsa, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU, Unsa-Education (liste en cours de constitution) 

A propos de Solidarité Laïque

Depuis 1956, Solidarité Laïque lutte contre les exclusions et améliore l’accès de toutes et tous à une éducation de qualité.L’association est un collectif de 50 organisations liées à l’école publique, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire. Grâce aux donateurs et aux bailleurs, Solidarité Laïque agit dans une vingtaine de pays et en France pour favoriser l’accès à l’éducation, lutter contre les inégalités et éduquer à la citoyenneté. 

 

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