PAROLES CITOYENNES

[ATTAC] : « Stopper Amazon avant qu’il ne soit trop tard »

Créé le : 20/11/2020

© Attac

Par Attac 

Ce lundi 16 novembre, 120 personnalités signent une tribune que publie franceinfo qui fait le constat d’une « crise sans précédent qui a une nouvelle fois révélé les profondes inégalités de notre société »

 

Les signataires de la tribune demandent :

  • > l’instauration d’une taxe exceptionnelle sur le chiffre d’affaires d’Amazon
  • > l’adoption d’un moratoire sur l’implantation de nouveaux entrepôts d’e-commerce

Ils appellent à se mobiliser d’ici au 27 novembre prochain, date du “Black Friday”, pour montrer l’urgence de stopper l’expansion du géant du e-commerce avant qu’il ne soit trop tard.

[AHT] : L'ONU doit s'unir contre la COVID-19

Créé le : 12/11/2020

© Pixabay

Par Agora des Habitants de la Terre

L’Assemblée Générale de l’ONU vient de convoquer, pour les 3 et 4 décembre prochains, une Session Spéciale sur la pandémie de Covid-19 au niveau des chefs d’État et de gouvernement. Elle constitue une occasion unique pour la définition et la mise en œuvre des actions communes au plan mondial de lutte contre la pandémie dans l’assurance du droit à la vie et à la santé de tous les habitants de la Terre. Elle représente également une grande occasion pour nous, citoyens. Elle nous incite à exprimer nos priorités et souhaits, à faire pression sur nos dirigeants élus pour que leurs décisions soient conformes aux principes constitutionnels de nos États et à la Déclaration Universelle des Droits Humains et à celle des Droits des Peuples.

 

Voici en résumé les propositions que nous comptons soumettre au Président de l’AG de l’ONU en tant que contribution aux travaux de la rencontre des 3 et 4 décembre.

1. Abandonner le fétichisme de l’argent

La Session Spéciale doit :

  • Réaffirmer que la santé des personnes, des peuples et des écosystèmes de la Terre sont prioritaires et doivent prévaloir, sur les intérêts particuliers et corporatifs à court terme économiques, utilitaires, marchands.
  • Approuver l’abandon pour la période 2021-2023 de l’application des règles concernant les brevets sur le vivant, en particulier sur l’ensemble des outils de lutte contre la pandémie Covid-19 (diagnostics, traitement, vaccins).
  • Décider la création d’une « Task Force » mondiale, sous l’égide de l’ONU, sur la révision du régime juridico-institutionnel de la propriété intellectuelle à l’ère de l’anthropocène.

 

2. Appliquer le principe fondamental que la vie compte

À cette fin, il faut modifier les priorités de la finance mondiale en investissant dans l’économie des biens communs publics mondiaux (santé, eau, connaissance/éducation) et en réduisant drastiquement les dépenses (presque 2 trillions d’euros en 2019) dans l’économie de guerre (armements, compétitivité et domination).

Dans cette perspective, la Session Spéciale devrait :

  • Proposer la création d’un Fonds financier coopératif public pour la santé, partie intégrante d’une Caisse de Dépôts et de Consignation Mondiale pour les Biens Publics Mondiaux.
  • Charger l’UNIDIR ou une commission d’experts indépendants de soumettre un rapport d’étude sur les réductions immédiates des dépenses militaires et la reconversion de leur attribution au développement, à la production et à la distribution des biens et services publics dans la santé et les domaines liés de l’eau, de l’agroalimentaire, de la connaissance.

 

3. Renforcer le fonctionnement et les travaux de l’ONU (et ses agences) en faveur du développement d’ici 2045 d’une nouvelle architecture politico-institutionnelle de l’Humanité.

A cette fin :

  • Reconnaître l’Humanité en tant que sujet institutionnel acteur-clé de la politique mondiale de la vie. L’ouverture d’une Maison commune mondiale des connaissances, à partir des mises en commun existantes des savoirs, des expériences, des outils techniques (cas au Costa Rica concernant la santé…) sera un pas concret en avant significatif.
  • Proposer la création d’urgence d’un Conseil de Sécurité des Biens et Services Publics Mondiaux, en partant de la santé, de l’eau et de la connaissance.

Si vous êtes d’accord avec ces propositions à court et à long terme, votre appui personnel donnera un poids politique et humain plus important à notre démarche.

Vous ferez parvenir votre signature par courriel (email), ajoutant uniquement un mot sur votre statut professionnel (en m/f : étudiant, agriculteur, enseignant, ingénieur, employé, ouvrier, membre d’associations, retraité, …) et le lieu et pays de résidence à l’adresse email centrale internationale de l’Agora des Habitants de la Terre l’Agora : secretariat.audace@gmail.com. Votre soutien sera inclus dans la liste des signatures qui accompagnera le document soumis au Président de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Bien sûr, nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire.

 

Pour l’Agora des Habitants de la Terre,

Les membres du Comité International des promoteurs.

[FNE] : Parole aux justiciers de la nature victimes de violences

Créé le : 02/11/2020

© France Nature Environnement 

Par France Nature Environnement

L’an dernier 212 militants écologistes ont été tués dans le monde, selon le rapport de Global Witness. On pourrait espérer que la France soit épargnée par les violences faites aux justiciers de la nature. Et pourtant : passé à tabac pour avoir voulu dénoncer une atteinte environnementale, interpellé par la gendarmerie pour avoir répondu à une interview, menacé de mort pour s’être opposé à un projet de retenue d’eau… Chaque année, plusieurs militants du mouvement France Nature Environnement se font brutaliser pour avoir cherché à protéger l’environnement ou tout simplement faire appliquer la loi. Durant 2 semaines, France Nature Environnement leur donne la parole. Témoignages.

Du cyber-harcèlement à l’agression physique dans les Landes

Cela avait pourtant bien commencé : par une victoire devant les tribunaux. Mais le 22 décembre 2018, le maire de la commune de Soorts-Hossegor a diffamé dans un post Facebook la porte-parole de la SEPANSO Landes et divulgué l’adresse de sa maison, qualifiée de « taudis ». Dans les commentaires, un déferlement de haine et de menaces s’en est suivi. Le matin même, cette dernière avait donné une interview à France Bleu au sujet d’une récente victoire de l’association : la suspension par le tribunal du dragage du lac d’Hossegor. L’association avait saisi la justice, inquiète de l’impact de la technique utilisée sur l’environnement et la biodiversité. « Ils ont menacé de brûler ma maison... le but était clairement de me faire taire. Mais je ne suis pas du genre à baisser la tête », réagit Sylvie Brossard. Quelques mois plus tard, un homme l’a agressée dans son jardin et insultée d’« écolo de merde ». A l’heure actuelle, les propos du maire de Soorts-Hossegor n'ont pas pu être jugés en première instance car les faits ont été prescrits. L’association va faire appel.

Des élus locaux peu scrupuleux dans les Hautes-Pyrénées

Dans la commune de Loudenvielle, un membre d’ARPAL (Association Réfléchir Proposer Agir pour le Louron) s’est fait brutaliser par deux élus locaux pour avoir filmé un chantier a priori illégal (sans panneau d’autorisation) le 29 avril 2020. Tandis qu’il filmait la scène pour alerter les autorités publiques, le conseiller municipal qui était aux commandes de la pelle mécanique s’est précipité vers le militant écologiste et lui a vociféré menaces et injures. Il a vite été rejoint par son père, président du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées. Alain Dupiech s’est alors fait suivre jusqu’à son domicile, pousser à terre et frapper à coups de pieds. Il réagit : « Au-delà du traumatisme personnel, ces faits sont indignes d’élus locaux. A l’heure actuelle, ma plainte a été rejetée par le Procureur. Avec mon avocat nous poursuivons notre plainte sous une autre juridiction… nous ne laisserons rien passer. Si nous ne nous battons pas pour protéger l’environnement dans le département, qui le fera ? »

Menaces de mort dans le Lot-et-Garonne

Dans la commune de Pinel Hauterive, alors qu’il luttait contre un projet de retenue d’eau (dit Lac de Caussade) visant à accaparer un bien commun au profit de quelques agriculteurs, un militant de la SEPANLOG a reçu des menaces de mort de la part du Président du syndicat agricole majoritaire du département (Coordination Rurale 47). La scène se déroule le 30 septembre 2019 lors d’une réunion organisée par la Préfecture de Lot et Garonne. La violence est inouïe et assumée : « Vous n’avez qu’un seul objectif nous casser les c***, mais vous nous ferez moins chier lorsque vous serez au fond du lac ». Les menaces sont proférées à deux reprises devant la Préfète du Lot et Garonne, le député de la circonscription et de nombreux élus locaux et syndicaux. Malgré la plainte déposée, le dossier est encore sur le bureau de Mme la Procureure de la République. « Recevoir des menaces de mort, en France, alors que l’on se bat pour protéger l’environnement, me paraissait jusque-là improbable », explique Lionel Feuillas, ciblé par ces menaces.

Une procureure qui fait de l’excès de zèle en Corrèze

Le 30 mai 2020, le porte-parole de l’association Sources et Rivières du Limousin a été convoqué par la gendarmerie d’Égletons en Corrèze. Le motif : avoir répondu en janvier 2020 à une demande d’interview de France 3 dans laquelle il dénonçait la construction de serres industrielles à tomates hors-sol sur une zone humide. Personne n’a porté plainte… pourtant la Gendarmerie, diligentée par la procureure de Tulle, a jugé bon de mener l’enquête et le convoquer pour "violation de domicile”. Les deux journalistes et le président de la confédération paysanne de la Corrèze, n’ont, eux, même pas été entendus. Dérive issue de la création de la cellule Demeter, visant à à faire cesser tout prétendu « agri-bashing » à l’encontre du monde agricole productiviste ? « Cet épisode constitue une forme directe d’entrave à la liberté d’expression et au devoir d’information de notre association », résume Antoine Gatet, visé par cette enquête.

Ces témoignages et d’autres sont à retrouver durant 2 semaines sur nos réseaux sociaux, avec le hashtag #CeJourOù.

« Elus locaux, pouvoirs publics, agriculteurs productivistes, chasseurs... les auteurs d’intimidations sont variés. Et ces dernières prennent de nombreuses formes, de la suspension de subventions aux menaces de mort, en passant par le saccage de locaux ou encore les violences physiques. La cellule Demeter s’inscrit pleinement dans ces intimidations, c’est pourquoi elle doit être dissoute. Plus globalement, il faut à tout prix protéger les associations qui défendent l’intérêt général, l’Etat doit être exemplaire et intransigeant dans l’application du droit dans ces situations. Pour une démocratie saine, aucune tolérance pour les menaces et les actions violentes ! », conclut Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement.

[Rapport] « Une citoyenneté réprimée » : état des lieux des entraves aux actions associatives en France, Observatoire des Libertés Associatives, 6 octobre 2020

[WeMoveEurope] : Cessez de subventionner l'agriculture industrielle !

Créé le : 26/10/2020
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crédit : pixabay

Par WeMove.EU

Aux membres du Parlement européen

La plupart des subventions agricoles européennes sont destinées à soutenir l’élevage industriel qui nuit à notre santé. En tant qu'européen qui paie ces subventions (ma part représente en moyenne 114 € par an), je vous demande de voter pour que cet argent soit investi dans une agriculture bonne pour notre santé et pour l'environnement.

L'agriculture industrielle détruit la nature, épuise les ressources en eau et les sols fertiles, et contribue au changement climatique [1]. Ce modèle de production fait appel à des quantités massives d'engrais artificiels, de pesticides chimiques et d'antibiotiques. Les conséquences sont la pollution et la propagation de "superbactéries" résistantes, qui nuisent toutes deux à notre santé. Or ce système ne réussit pas non plus aux agriculteur et agricultrices : au cours des dernières décennies, des millions d'exploitations agricoles ont disparu dans l'UE [2]. Enfin, c'est un système qui met en péril l'avenir de notre alimentation, car les agriculteur·rice·s vieillissent et les nouvelles générations luttent pour entrer dans le secteur. Seuls 5 % des agriculteur·rice·s sont âgés de moins de 35 ans [3]. 

Nous devons agir de toute urgence pour rétablir une relation saine entre l'agriculture, la nature et l'homme ; pour que nos exploitations deviennent plus durables et qu’elles résistent mieux à un climat qui évolue très rapidement ; et pour préserver la capacité des générations futures à cultiver la terre et à en vivre. 

L'UE subventionne les agriculteur·rice·s dans le cadre de la politique agricole commune (PAC). La PAC représente environ un tiers du budget de l'UE, soit près de 60 milliards d'euros de nos impôts chaque année, ou encore 114 euros par citoyen et citoyenne de l'UE et par an. Actuellement, la majeure partie de cet argent sert à subventionner l'agriculture industrielle qui contribue fortement à la crise environnementale : les agriculteur·rice·s reçoivent de l'argent en fonction du nombre d'hectares et/ou d'animaux qu'ils possèdent, ce sont donc les plus grandes exploitations qui reçoivent la majeure partie de l'argent. 

Comment la situation peut-elle changer ? 

Un système agricole différent est possible, un système qui fonctionne en harmonie avec la nature et qui protège notre climat, notre santé et nos précieuses ressources naturelles, tout en produisant des aliments sains et en assurant des moyens de subsistance décents aux agriculteur·rice·s et aux travailleur·euse·s [4]. Nous sommes convaincu·e·s, comme le sont les experts et les agriculteur·rice·s du monde entier [5], que l'avenir c’est l’agroécologie. Une transition vers l'agroécologie à l'échelle européenne pourrait non seulement permettre de faire face aux crises environnementales urgentes, mais aussi nous aider à retrouver un lien plus tangible avec la production de notre nourriture et à rendre les zones rurales plus dynamiques et plus résilientes [6]. 

Mais pour y parvenir, l'UE doit cesser de financer l'agriculture industrielle et soutenir les agriculteur·rice·s dans leur transition vers l'agroécologie. C'est le moment de le faire !

La réforme actuelle de la PAC entre maintenant dans sa phase finale, qui est cruciale. Au cours de la semaine du 19 au 23 octobre, les eurodéputé·e·s, nos représentant·e·s, voteront sur les modalités de subvention et de réglementation du secteur agricole pour la prochaine décennie. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser passer une si belle occasion d'agir ! Il est vital que les eurodéputé·e·s adoptent une position qui permette une transition urgente vers l'agroécologie, dans l'intérêt des jeunes générations, de nos agriculteur·rice·s et de nous tou·te·s. 

Nous demandons aux eurodéputé·e·s d'assurer un meilleur avenir pour notre alimentation et notre agriculture en :

  1. Finançant la transition vers l'agroécologie afin de soutenir les agriculteur·rice·s qui fournissent une alimentation saine à nos communautés tout en prenant soin de notre environnement et du bien-être des animaux de ferme. Au moins la moitié du budget de la PAC devrait être investi dans la protection de la nature, de la biodiversité et du climat.
  2. Mettant un terme aux subventions nuisibles, ce qui signifie à la fois mettre un terme aux subventions qui ont un effet néfaste immédiat (par exemple les subventions aux fermes industrielles ou à l'irrigation non durable) ; et veiller à ce que les subventions soient accordées uniquement si certaines conditions environnementales et sociales sont remplies (notamment réduire l'érosion des sols, faire de la place pour la nature dans les exploitations agricoles ou garantir les droits des travailleur·se·s).
  3. Fixer des objectifs clairs dans le cadre de la PAC, par exemple pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la diminution de l'utilisation des pesticides, afin de garantir que chaque pays de l'UE et chaque agriculteur·rice contribue équitablement aux changements nécessaires pour faire face aux crises mondiales actuelles.

 

Pour signer la pétition, c'est ici!

 

Références :

  1. [en anglais] Agence européenne pour l'environnement, Rapport sur l'état de l'environnement 2020 : https://www.eea.europa.eu/publications/soer-2020
  2. Eurostat: https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?title=Farms...
  3. [en anglais] Eurostat: https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?oldid=43136...
  4. [en anglais] van der Ploeg et al. (2019). The economic potential of agroecology: Empirical evidence from Europe. & Poux & Aubert (2018). An agroecological Europe in 2050: multifunctional agriculture for healthy eating. Findings from the Ten Years For Agroecology (TYFA) modelling exercise. https://www.researchgate.net/publication/335054821_An_agroecological_Eur...
  5. Y compris l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et le Groupe international d'experts sur les systèmes alimentaires durables
  6. Rapport du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter : http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20110308_a-hrc-...

[FNBE] : Passons à l’action pour un autre alimentation !

Créé le : 16/10/2020

Par Fédération Bretagne Nature Environnement

La prochaine réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) européenne devrait entrer en vigueur en 2021. L’enjeu est d’autant plus fort, que cette nouvelle PAC guidera la politique agricole européenne jusqu’en 2027, l’occasion de rappeler la volonté des citoyens européens d’une alimentation saine, de qualité, locale et accessible à tous.

Les 21 et 22 octobre prochains, les Députés européens voteront la nouvelle PAC : un vote décisif qui pourrait permettre la mise en œuvre d’une véritable transition agricole et alimentaire tant attendue.

Un constat alarmant

Nos associations dénoncent le modèle agricole dominant, productiviste, hors sol et destructeur de la santé des agriculteurs et consommateurs, de la biodiversité et de l’environnement (sol, eau, air,...). En Bretagne, première région agricole de France, le constat est alarmant : il est responsable à lui seul de 47% des gaz à effet de serre1, de la présence de nitrates dans 94% des eaux bretonnes2 ; et de la fermeture d’un tiers des fermes3 en 10 ans. À l’échelle nationale, c’est la disparition de 70% d’insectes en 30 ans ; 3 millions d’animaux d’élevage tués chaque jour ; une augmentation de 25% des pesticides en 10 ans ; un quart des paysan.ne.s sous le seuil de pauvreté.

Interpellez vos Eurodéputés

Il est, plus que jamais, nécessaire d’agir et de se mobiliser ! Le collectif “Pour un autre PAC” qui rassemble 43 structures (dont France Nature Environnement) défend une révision complète de l’actuelle PAC en faveur d’une nouvelle Politique Agricole et Alimentaire Commune (PAAC). Nous appelons les citoyens à interpeller les Eurodéputés pour exiger de leur part un vote en faveur d’une PAC post-2020 ambitieuse, Rendez-vous sur le site « Pour une autre PAC »

Les associations bretonnes mobilisées sur le territoire

Les associations de protection de la nature organisent partout en France des événements de mobilisation citoyenne dans le cadre de l’action “Notre Assiette pour Demain”, dont l'objectif principal est de faire connaître les enjeux d’une alimentation saine et durable. A partir du 17 octobre, de nombreux rendez-vous à l’initiative d’associations bretonnes s’inscriront dans cette démarche : Lamballe, Saint-Brieuc, Rennes, Redon, Lorient, Belle-Ile en Mer, Lannion.

Débattons ensemble !

De plus, la Commission nationale du débat public (CNDP) organise une série de débats publics sur l’agriculture intitulée “ImPACtons !”. Le 28 octobre, à Saint-Brieuc, prenez part au débat autour de la question “quelle évolution des pratiques d’élevage ?”. Vous pouvez prendre connaissance des cahiers d’acteurs des différentes associations sur le site du débat public jeparticipe.impactons.debatpublic.fr4 .

1 Observatoire Environnement Bretagne - chiffres clés 2018

2 source Eau et Rivières de Bretagne

3 source Terre de liens

 

[ ATTAC] Soutien aux employés de la papeterie Chapelle Darblay

Créé le : 16/10/2020

Par Attac France

Le vendredi 16 octobre, les huit organisations à l‘origine du collectif « Plus jamais ça » (Attac France, la CGT, la Confédération paysanne, la FSU, Greenpeace France, Les Amis de la Terre, Oxfam France et l’Union syndicale Solidaires) organisaient une visite et une réunion publique à la papeterie de La Chapelle Darblay (Seine-Maritime) avec les salariés.

Ce site industriel pourtant rentable (16 millions € de bénéfices en 2019) est actuellement à l’arrêt, avec 218 emplois directs menacés, alors qu’il est porteur d’un projet d’avenir au niveau social et écologique. La disparition de cette papeterie, la dernière à fournir du papier graphique 100 % recyclé en France, entraînerait dans sa chute plus de 600 entreprises extérieures qui participent d’amont en aval au tri, au recyclage et à la fabrication du papier.

Pour le collectif Plus jamais ça, il est urgent de soutenir sur le terrain des initiatives qui permettent de protéger l’emploi tout en protégeant l’environnement et lutter contre les délocalisations. La papeterie de Chapelle Darblay fournissait environ 25% des besoins des imprimeries françaises en papier journal. Ces dernières vont devoir s’approvisionner à l’étranger alors que La Chapelle Darblay a la capacité d’approvisionner l’ensemble des besoins nationaux.

Le gouvernement distribue des milliards pour sauver des entreprises et prône l’urgence de relocaliser les industries mais le groupe UPM, propriétaire du site, a choisi de délocaliser la production en Uruguay, pour maximiser ses profits, en dépit de toute considération sociale et environnementale. L’entreprise se désintéresse de l’avenir du site industriel et de celui des salariés.

En amont de cette visite, les huit organisations du collectif Plus jamais ça ont interpellé par courrier* le Premier ministre, la ministre de la Transition écologique et le ministre de l’Economie et des finances pour les mettre face à leurs responsabilités et leur demander de joindre les promesses aux actes : empêcher les délocalisations et défendre des projets industriels qui conjuguent enjeux sociétaux et environnementaux.

 

Contexte

La Chapelle Darblay est une papeterie implantée sur le territoire rouennais depuis plus de 90 ans. Pionnière dans le recyclage et l’économie circulaire, elle est la seule et dernière papeterie à fabriquer du papier journal qu’elle fournit à des groupes de presse en France et à l’international. Symbole d’une industrie d’avenir, elle fabrique le papier journal à partir du recyclage des papiers usagés grâce à la collecte organisée auprès de plus de 200 collectivités locales (environ 350 000 tonnes par an), sa disparition serait un non-sens économique, environnemental et social pour le secteur de la presse, privé d’un fournisseur exemplaire en France. Modèle sur un plan écologique, elle dispose d’une station d’épuration, d‘une chaudière à biomasse et a les moyens de diversifier sa production (carton d’emballage, de la ouate isolant thermique…).

UPM a bénéficié, en 2006, de l’appel d’offres gouvernemental pour construire sa chaudière et profiter du rachat d’électricité verte ainsi produite. Un rapport juteux pour UPM, qui a engrangé des millions d’aides publiques pour les réinvestir sur d’autres marchés porteurs aujourd’hui, au détriment de son site papetier français. UPM revend également ses quotas de CO2, en millions d’euros, sans scrupule et toujours au détriment de son site papetier.

A l’occasion de cette rencontre, les organisations lanceront une série de rencontres et débats partout en France qui se dérouleront au premier semestre 2021 et mettront en ligne un site internet pour informer sur les initiatives locales qui viendront enrichir et compléter leur plan de sortie de crise, publié en mai dernier.
Notes

* Courrier envoyé le 5 octobre par le collectif “Plus jamais ça” au Premier ministre, au ministre de l’économie et des finances et à la ministre de la Transition écologique
Le site internet du collectif Plus jamais ça lancé le 13 octobre : https://plus-jamais.org
Le collectif Plus jamais ça a publié le 26 mai dernier un plan de sortie de crise avec 34 mesures pour rompre avec la logique néolibérale et construire un monde d’après solidaire, écologique et démocratique. Près de 190 000 personnes ont également soutenu la pétition lancé par le collectif au moment de la crise Covid.

[FO AIRBUS] : Le dialogue social a gagné !

Créé le : 13/10/2020

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Par FO Airbus

Après quatre mois d’intenses négociations qui auront y compris exigées de façon plutôt inédite, des prolongations, FO a signé avec la Direction, deux accords qui formalisent cette victoire du dialogue social. Quand le dialogue social gagne, c’est Airbus qui gagne et ce sont les salariés qui gagnent !

Pour FO, cette crise sans précédent ne pouvait pas détruire cet élan commun, qui fait la richesse d’Airbus depuis plus de 50 ans ! Sans chercher à rentrer dans une quelconque polémique totalement stérile, il est malgré tout important de repréciser que pour FO, “réformisme” ne signifie pas “accepter sans négocier”. Le réformisme exigeant porté par FO Airbus, aura démontré une fois de plus son efficacité. Nous avons respecté, notre rôle, notre mission, notre mandat. Les moyens seront mis en œuvre pour préserver l’emploi de TOUS. Le résultat de cette négociation, en garantissant également la solidarité, protège les conditions de travail de l’ensemble des salariés. Nous sommes FO…Et à ce titre, nous n’avons jamais nié les effets de cette crise dramatique sur Airbus. Nous nous sommes juste imposés a trouver les solutions, pour ne pas rajouter une crise à la crise. Nous devons tous être conscients que la crise que traverse notre groupe et notre filière, est loin d’être terminée.

Au vu de la situation actuelle, ces accords nous protègent.

Cependant, il est capital et urgent de trouver les moyens de sortir au plus vite de ce drame sanitaire et de ses répercutions économiques et sociales. En attendant, pour FO ces accords doivent montrer la voie à l’ensemble de la filière aéronautique, FO Airbus soutiendra autant que nécessaire nos collègues sous-traitants. Cela doit passer obligatoirement par des efforts partagés, justes et justifiés, et des solutions socialement acceptables. L’ensemble de la filière peut compter sur notre soutien inconditionnel, et, après avoir protégé les salariés d’Airbus, nous demandons à nos dirigeants de renvoyer au plus vite vers nos sous-traitants, les charges de travail qui devront garantir leurs emplois et leurs compétences. Nous sommes tous conscients qu’Airbus est totalement dépendant de cette filière. Malheureusement il est fort probable, et c’est déjà le cas aujourd’hui, que certaines entreprises n’aient pas la solidité de résister à ce tsunami. Enfin, les Pouvoirs Publics et l’Europe doivent tout mettre en œuvre,pour créer le plus rapidement possible, les conditions d’un redémarrage du trafic aérien. Sur ce sujet aussi FO intervient à tous les niveaux.

>>>Sur le sujet, lire notre dossier dans Sans transition! n°25, Aéronautique et automobile, écologie versus emplois 

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Pêche électrique : #jeporteplainte, 3 jours pour agir

Créé le : 13/10/2020

Par Bloom association

Le 15 septembre 2020, BLOOM publiait un rapport exclusif révélant les pratiques illégales du gouvernement néerlandais. Alors que le règlement européen d'interdiction de la pêche électrique n'autorise que 15 dérogations jusqu'au 30 juin 2021- toute pêche électrique sera ensuite interdite - les Pays-Bas accordent au moins 27 dérogations à sa pêche industrielle, soit près du double. 

En tant que citoyenne et citoyen européens, nous sommes aujourd’hui toutes et tous victimes de ces pratiques illégales : les entreprises de pêche industrielle néerlandaises continuent de s’enrichir en pillant les ressources, en étouffant la pêche artisanale et en détruisant le bien commun grâce au gouvernement des Pays-Bas et la complicité active d’une Commission européenne qui ne fait pas appliquer la loi. 
C’est pourquoi BLOOM lance une campagne inédite permettant à tous les citoyennes et citoyens de porter plainte individuellement auprès de la Commission européenne pour exiger que la loi soit appliquée et que des sanctions soient prises contre le gouvernement néerlandais. 
Nous avons pour cela créé un formulaire simplifié à remplir avant le 15 octobre : il vous suffit de renseigner votre nom, prénom, adresse postale, les champs avec les détails de la plainte sont pré-remplis. Votre plainte sera automatiquement enregistrée auprès de la Commission européenne. 

 

JE PORTE PLAINTE

Une fois que vous avez déposé plainte, nous avons besoin de vous pour mobiliser un maximum de personnes. Voici différentes actions que vous pouvez mener pour informer vos proches et les inviter à déposer plainte: 
-  Partagez ce texte
-  Taguez vos proches dans les commentaires de notre post Instagram (@bloom_association) afin qu’ils et elles prennent connaissance de la campagne et déposent plainte. 
-  Partagez notre post Facebook (@BLOOMAssociation)
-  Retweetez toutes les infos de la campagne (@Bloom_FR)
Encore une fois, merci de votre soutien indéfectible. 
L’équipe de BLOOM
Alexia, Fanny, Frédéric, Isaure, Jasmina, Lætitia, Sabine, Valérie

 

17 octobre : journée mondiale du refus de la misère

Créé le : 12/10/2020

Par le collectif Refuser la misère 2020

Convaincues que justice sociale et justice environnementale vont de pair, 60 organisations réunies au sein du Collectif Refuser la Misère appellent à une mobilisation générale pour la justice sociale et environnementale le 17 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale du Refus de la Misère.

Les personnes les plus pauvres, premières touchées par les effets du changement climatique

On l’a vu avec la crise de la COVID-19 : nous ne sommes pas égaux devant la pandémie. Nous ne le sommes pas davantage face aux changements climatiques. Comme les pays les plus pauvres sont davantage exposés aux effets du changement climatique, les personnes les plus défavorisées sont surexposées aux dégâts environnementaux. D’abord, du fait de leurs lieux d’habitation, souvent situés à proximité de poches de pollution – près d’activités industrielles ou agricoles polluantes, de carrefours routiers, dans un environnement bétonné – souvent mal isolés ou en situation de sur-occupation. Dans ces passoires énergétiques, nombreux sont ceux qui cherchent à faire des économies sur des factures qu’ils ne peuvent pas payer. Les conséquences sur leur santé, souvent déjà fragile, sont graves : saturnisme, asthme, maladies respiratoires chroniques qui, en France, concernent 57,3 pour mille bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) contre 35,4 pour mille de la population générale.

Des politiques et des mesures qui laissent les plus pauvres de côté

Alors que nous devrions donner à chacun les moyens d’agir avec une attention prioritaire visà-vis des personnes ayant de faibles revenus pour les accompagner vers cette transformation de la société, c’est aujourd’hui le contraire que nous constatons ! Davantage touchées par les effets du changement climatique, les personnes les plus pauvres sont aussi les plus impactées par les mesures environnementales. La construction du Grand Paris ou la réhabilitation des friches industrielles de Confluence en éco-quartier à Lyon en sont des exemples criants : l’arrivée des transports s’accompagne d’une rénovation du quartier, des bâtiments, des logements, qui entraîne une augmentation des loyers et un rejet des habitants pauvres dans une périphérie éloignée. La taxe carbone proposée dans le cadre de la transition écologique est une illustration de mesures réfléchies sans en évaluer l’impact sur les plus vulnérables. De manière générale, la fiscalité écologique pèse déjà plus fortement sur les ménages les plus pauvres. Son impact sur les ménages varie d’un facteur 4 entre le premier décile de revenus (soit 1,8 % du revenu des plus pauvres) et le dernier décile (soit 0,4 % du revenu des plus riches), alors même qu’en France, l’empreinte écologique des 10 % les plus pauvres est deux fois inférieure à celle des 10 % les plus fortunés. Autant d’efforts demandés aux personnes les plus pauvres quand, dans le même temps, on supprime les services publics de proximités (santé, transport, éducation).

Nos propositions pour une transition écologique juste

Pour bâtir un monde de justice sociale et environnementale, nous connaissons les priorités : assurer à tous et toutes un logement décent, garantir des services publics de qualité, garantir un emploi digne. La transition écologique et le lien social en sont pourvoyeurs comme le montre l’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée. La fiscalité écologique, comme la taxe carbone, doit aussi être partagée équitablement et être fléchée vers la transition écologique. Nous demandons également à ce que toutes nouvelles lois et politiques publiques soient évaluées à partir de leur impact sur les 10 % les plus pauvres et au regard des objectifs de développement durable que la France s’est engagée à mettre œuvre.

Pour que la transition écologique soit juste, toutes et tous – et en particulier les plus pauvres – doivent être associés à la construction de solutions concrètes et être considérés comme sources d’initiatives : contraintes à une sobriété du fait de leurs conditions de vie, les personnes les plus pauvres ont des pratiques écologiques dont toute la société peut s’inspirer.

Consultez notre carte interactive des mobilisations.

Plus d'infos https://www.atd-quartmonde.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020_17octobre_...

[FNE] : Extension des aéroports en région, c’est NON !

Créé le : 02/10/2020

Par FNE PACA

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, des projets d’extension d’aéroports ressortent des cartons. Alors que la crise de la Covid-19 nous fait (re)prendre conscience de la nécessité de protéger notre planète, les intérêts privés semblent primer sur le bon sens en matière d’aviation.

A Marseille, le projet d’extension du terminal 1 prévoit la création d’un bâtiment supplémentaire de 20 000m² et vise à augmenter le trafic du terminal de 8 à 12 millions de passagers. L’autorité environnementale continue de demander une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux, notamment sur la qualité de l’air, les nuisances sonores et la lutte contre l’imperméabilisation des sols. Sur ces sujets, elle constate que la séquence Eviter, Réduire, Compenser (ERC) n’a pas été mis en œuvre.

A Nice, c’est le projet d’extension du terminal 2 de l’aéroport porté par la société Aéroports de la Côte d’Azur qui est visé. L’étude d’impact du projet n’analyse aucunement les conséquences prévisibles de cette extension sur ces émissions futures de gaz à effet de serre. Rien n’est dit non plus quant à la préservation de la santé des populations qui subissent une qualité de l’air dégradée depuis des années.

A Tallard, la Chambre de Commerce et d’industrie des Hautes-Alpes et l’Union Pour les Entreprises des Hautes-Alpes prévoient de développer une ligne Gap-Paris pour les chefs d’entreprises (premier test en 2018) alors même que le train de nuit devrait rendre un bien meilleur service qu’aujourd’hui.

L’aéroport d’Avignon Provence quant à lui est un aéroport fantôme. D’une superficie de 1500m², il est complètement surdimensionné : prévu pour accueillir 200 000 passagers par an, il n’en accueille pas plus de 16 000 par an[1] et sa reconversion industrielle reste partielle.

[1] Chiffres issus des Résultats d’activité des aéroports français de 2018 : < https://www.aeroport.fr/uploads/Rapport%20d%27activit%C3%A9%20final.pdf

Des projets en contradiction avec les ambitions de lutte contre les changements climatiques

Ces projets d’extension ne cessent d’accroître le trafic aérien au détriment de l’urgence à réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Au niveau mondial, le trafic aérien représente plus de 2% des émissions de gaz à effet de serre. S’il était un pays, il serait le 7e pays le plus émetteur de GES au monde, avec environ 700 millions de tonnes de CO2 émis (en 2012), soit l’équivalent d’un pays comme l’Allemagne[1].

Des impacts sur la qualité de l’air

En plus des différents gaz à effet de serre qu’il émet, le secteur aérien est également la source de polluants qui dégradent la qualité de l’air et la santé humaine comme le monoxyde de carbone (CO),  les oxydes d’azote (NOx) ou les particules fines (PM10 et PM2.5). Dans une région où 4 Plans de Protection de l’Atmosphère essaient de contribuer à respecter les normes européennes de qualité de l’air, une augmentation du trafic aérien ne ferait que saper les efforts mis en place par les autres secteurs. Mentionnons enfin les nuisances sonores, bien supérieures aux recommandations des organismes de santé par le survol quotidien d’avions, en particulier la nuit. L’autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA) a recensé près de 800 manquements aux règles environnementales déterminées par arrêtés ministériels sur les principaux aéroports français ces cinq dernières années[2] pour un total de 19.6 millions d’euros d’amendes infligées.

Nos demandes

  • L’abandon de tout projet d’extension des installations aéroportuaires
  • L’arrêt de toute subvention aux aéroports régionaux (Avignon…) et de toute aide aux aérogares (MP2…) et compagnies aériennes
  • Une redevance régionales sur les atterrissages et les décollages
  • Le retour des trains de nuits et trains intercités et une meilleure complémentarité des dessertes TGV / TER

[1] Réseau Action Climat – Cinq mythe sur le rôle du transport aérien dans les changements climatiques 2015

[2] Rapport annuel 2019 de l’ACNUSA < https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/194000791.pdf >

>>Retrouvez notre dossier sur l'inutilité des petits aéroports régionaux, dans le Sans Transition! n°1 de juillet 2016. 

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