PAROLES CITOYENNES

[Manifeste] : Collectif "Pour que vivent nos langues"

Créé le : 21/09/2020

Par le collectif Pour que vivent nos langues 

À l’automne 2019, notre collectif d’associations culturelles « Pour que vivent nos langues » décidait une série d’actions dont la première a été un rassemblement à Paris le 30 novembre 2019. Depuis, il ne cesse d’alerter pouvoir politique, élus et population sur le danger que courent nos langues. Le 10 octobre aura lieu une journée nationale d'action "pour que vivent nos langues".

Nos langues, ce sont l’occitan-langue d’oc, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand occidental, l’allemand standard et dialectal alsacien et mosellan, le savoyard (arpitan-francoprovençal), les langues d’Oïl dont le gallo et le poitevin-saintongeais, les créoles et les langues autochtones des territoires des Outre-Mer, cette richesse commune, partagée, dont l’article 75-1 de la Constitution fait un patrimoine pour la France dans son ensemble.

Toutes nos langues résistent en France pour ne pas disparaître, car elles figurent toutes à l’inventaire des « langues menacées de disparition » établi par l’Unesco. Malgré l’élan mondial pour que biodiversité naturelle et biodiversité culturelle soient enfin considérées et préservées, malgré les textes internationaux qui régissent les droits de l’Homme et les droits des peuples, l’État français, en dépit de multiples condamnations par l’ONU, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.

Le parallèle avec l’effondrement de la biodiversité n’est pas qu’une simple image : il existe un lien étroit entre un monde riche de ses écosystèmes complexes et une humanité riche de la variété de ses langues et de ses cultures. Urgence écologique et urgence culturelle sont les deux faces d’un seul et même défi : quel monde voulons-nous, demain, pour nos enfants ?

Or, aujourd’hui, la survie de nos langues est menacée par la volonté de l’État, malgré l’attachement des populations au patrimoine linguistique et culturel de leur territoire, malgré les efforts des parents d’élèves, des enseignants (enseignement public, associatif, catholique), malgré le travail des artistes et écrivains, malgré un réseau dense et actif de militants associatifs, malgré l’engagement de nombreux élus.

Il n’existe en France aucune volonté réelle de la part des pouvoirs politiques, derrière les apparences et les discours convenus, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces pour les langues régionales.

La situation de l’enseignement, vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues est emblématique de cette absence de volonté. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé… ». Or non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dont la politique conduit à accélérer le déclin de nos langues. Sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat en mai 2019 contre l’enseignement par immersion en sont l’illustration. La circulaire du ministre, publiée le 10 juillet 2020 encourage « la promotion des langues anciennes » mais n’évoque même pas les langues régionales.

Un an après la mise en place de la nouvelle réforme le processus d’effacement de nos langues est donc bien là : quelles que soient les dénégations infligées par le Ministre aux associations comme aux élus locaux et nationaux : c’est bel et bien à une mise à mort que procède la réforme du lycée

  • en plaçant les élèves des filières d’enseignement des langues régionales face à une angoissante concurrence avec les filières dites de « l’enseignement utile », telles que les autres langues vivantes, et même les mathématiques, alors que l’enseignement des langues mortes peut lui être choisi en dehors de toute concurrence avec d’autres enseignements.
  • en réduisant et marginalisant les possibilités de suivre et de valoriser un enseignement de et en langue régionale.

Mais nos langues subissent d’autres attaques dans le système scolaire :

  • insuffisance flagrante des moyens financiers et humains encore aggravée, ces dernières années, par la diminution des postes aux concours d’enseignants.
  • dotations horaires spécifiques, indispensable à l’enseignement de nos langues, réduites, supprimées ou jamais mises en place.
  • refus, tout récemment au Pays Basque, d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque, alors que les écoles associatives montrent depuis plus de 40 ans, l’intérêt pédagogique de l’enseignement par immersion. Or nous rappelons que l’enseignement immersif est d’usage courant en Europe et au-delà pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec pour le basque ou le catalan en Espagne pour le gallois en Grande Bretagne pour l’allemand en Belgique germanophone, etc… Cette pratique est reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans l’enseignement associatif, avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, pour le catalan, le corse, le basque.
  • refus injustifié d’inclure le flamand occidental et le francoprovençal dans la circulaire listant les langues pouvant être enseignées dans l’enseignement public.
  • imposition de l’anglais dans certains diplômes, au mépris de l’égale dignité des langues

Ce qui est programmé c’est l’expulsion de nos langues du service public d’Éducation Nationale, alors qu’il est indispensable de proposer pour tous les enfants l’enseignement de la langue de leur région.

Toutes ces mesures assèchent les viviers d’élèves et ne peuvent pas garantir la continuité de la formation jusqu’aux universités et aux centres de formation des maîtres, privant le pays de personnels formés en langue régionale.

Nous déplorons le refus

  • d’application du code de l’éducation modifié par la loi N°2013-595 et de programmation pour la refondation de l’école de la République, notamment de l’article 312-10 qui stipule que: « Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France (article 75-1 de la constitution), leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage… ».
  • de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs.
  • de nouvelles expérimentations d’immersion dans le service public.
  • de toute correction des mesures régressives prises ces dernières années, notamment de la réforme du lycée et du baccalauréat.

Étant donné la place centrale de l’école dans la transmission de nos langues, c’est la survie de celles-ci en société qui est directement menacée et, avec elle, celle d’un tissu culturel et artistique vivant internationalement reconnu (musique, théâtre, arts de l’audio-visuel, littérature…).

Ce qui est en jeu, c’est l’existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays basque, dans l’ensemble occitan et dans bien d’autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques.

Nous nous sommes rassemblés dans ce collectif pour que, au Parlement Européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans les Collectivités, villes et villages de nos territoires qui portent la diversité culturelle de la France et de l’Europe, un large mouvement de protestation indignée et combative se lève pour arrêter ces politiques linguicides, pour que soit modifié l’article 2 de la Constitution qui sert d’excuse au refus de toute avancée législatives et règlementaire en faveur de nos langues et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l’image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la Communauté Autonome Basque.

Notre combat continue, et continuera.

 

Journée du 10 octobre : 

  • Montpellier : organisation CREO Lengadòc – CREO acadèmia de Tolosa – FELCO
    • 11 heures : réunion publique salle Pelloutier à Antigone en présence de la presse et des élus (attention : jauge COVID limitée à 80 personnes)
    • à partir de 12 h 30, déambulation jusqu’à l’Esplanade – rassemblement festif, poétique et musical

Plus d'informations à venir sur le site /www.felco-creo.org/10-octobre-2020-journee-nationale-daction-pour-que-vi....

5G : "MACRON TOMBE LE MASQUE…"

Créé le : 15/09/2020

Par Agir pour l'Environnement et PRIARTEM

Paris, le 15 septembre 2020 :

En accusant les opposants à la 5G d’Amish, présentés comme hostiles à toute forme de technologie, le président de la République tombe le masque. Emmanuel Macron vient de lancer la saison 2 de « l’environnement, ça commence à bien faire », mauvais remake d’une série déjà indigeste.
Les associations regrettent que le président de la République se sente obliger d’insulter les corps intermédiaires pour justifier une innovation dont l’intérêt demeure à démontrer.
Pour Agir pour l’Environnement et PRIARTEM, « tout ce qui est excessif est insignifiant ». Au regard de l’attitude du gouvernement et désormais du président lui-même qui multiplient les insultes et les caricatures, les associations annoncent qu’elles boycotteront le rendez-vous prévu avec Cédric O, secrétaire d’Etat à la transition numérique.
Les associations rappellent leur exigence d’un véritable débat public sous l’égide de la Commission nationale du débat public. Agir pour l’Environnement et PRIARTEM n’ont de cesse de réclamer une étude d’im-pact rigoureuse de la 5G avant son déploiement, ce que refuse le gouvernement.

 

>> Retrouvez aussi notre dossier complet sur la 5G dans le prochain numéro de Sans Transition !

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[PLAN DE RELANCE] Ni social, ni écologique!

Créé le : 10/09/2020

Par ATTAC

Avec 100 milliards d’euros, Jean Castex annonce une série de mesures pour relancer l’économie française après le confinement. Il ne fait en réalité que répondre aux demandes du MEDEF, sans répondre aux urgences sociales que connait le pays et à la nécessaire bifurcation écologique. Soyons clair, ce n’est pas un plan en faveur de l’emploi ... le premier ministre s’est en effet contenté de demander timidement au patronat ... 126000 emplois et leur donne... 100 milliards en échange !

L’orientation générale de ce plan est donc un soutien aux entreprises, y compris les plus grosses qui n’ont pas toutes des problèmes de trésorerie. Ce sont donc 20 milliards, un cinquième du plan, qui seront consacrés à la réduction des « impôts de production ». Cette baisse d’imposition était déjà en gestation avant la crise du covid et est une demande déjà ancienne du MEDEF. Pourtant, les politiques antérieures de réduction de la fiscalité des entreprises ont rarement favorisé les investissements utiles, et ont surtout servi les profits des actionnaires.
 
Ces aides ne sont assorties d’aucune conditionnalité sociale ou environnementale. Elles ne seront d’aucun secours pour sauver les salarié·e·s des centaines de milliers de licenciements en cours ou à venir et risquent d’abonder des activités incompatibles avec les limites planétaires. Couplée à une interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits, une sécurité sociale professionnelle associé à un nouveau statut du salarié pourrait a contrario assurer un maintien des droits et des revenus des salarié·e·s menacé·e·s. La relance de l’emploi par l’embauche d’agents publics n’est pas non plus envisagée, alors que le service public fait partie des "amortisseurs" de crise sociale dont l’effet est reconnu depuis la crise de 2008 et que la bifurcation écologique nécessite un accompagnement fort de l’État pour que la volonté politique affichée se décline en mesures concrètes.
De même, les sommes allouées aux minimas sociaux et aux personnes les plus précaires sont ridicules par rapport à ce qui est offert aux entreprises : 1 milliard d’euros (hausse de l’allocation de rentrée et repas à 1 euro en restaurant universitaire, aide aux associations et à l’hébergement d’urgence)... soit 1% du budget du plan de relance !
 
La baisse de la fiscalité sur les entreprises et l’absence de réforme fiscale qui s’attaquerait aux profits, est aussi un obstacle pour mettre en œuvre une transformation écologique de la société. Elle prive un peu plus les collectivités de fonds pour modifier en profondeur les modes de transports, de production, d’agriculture ou de logement, autant qu’elle empêche de développer les services publics qui ont pourtant montré leur importance ces derniers mois. Elle rend d’autant plus difficile la création des centaines de milliers de nouveaux emplois, non délocalisables nécessaires pour la transition écologique et les services non marchands.
Aux côtés des mouvements populaires et citoyens, nos associations et syndicats ont des propositions à faire et des combats à mener. Oui, il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, et ces alternatives sont crédibles, désirables et réalisables. Les mesures d’urgence du collectif unitaire « Plus Jamais Ça » constituent des premières pistes en ce sens. Elles sont amenées à s’enrichir au fil des mobilisations que nous mènerons collectivement.

[AVIATION] Table-ronde : quel virage face à la crise climatique et sociale ?

Créé le : 10/09/2020
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Par Action Non-Violente Cop21 et Alternatiba 

Les mouvements citoyens pour la justice climatique et sociale Alternatiba et Action Non-Violente COP21 organisent ce jeudi 10 septembre une table ronde qui rassemble des acteurs associatifs, scientifiques et représentants syndicaux pour interroger l’avenir de l’aviation dans le contexte de l’urgence climatique et de la Stratégie Nationale Bas Carbone de la France, alors que les répercussions de la crise sanitaire se font encore sentir sur ce secteur.

Animée par Clothilde Saunier, cette table ronde réunira Agathe Bounfour, responsable transports du Réseau Action Climat, Charles-Adrien Louis, co-fondateur et directeur général du cabinet B&L Évolution, et auteur du rapport “Climat : peut-on (encore) prendre l’avion ?”, et Joël le Jeannic, membre du bureau de Sud Aérien. 
 
L'objectif de cette table ronde sera de donner à voir le véritable impact du secteur aérien sur le climat et de penser des pistes de “sortie de crise climatique”. La présence de Joël Le Jeannic, membre du bureau de Sud Aérien, permettra d’initier la discussion sur l’accompagnement et la reconversion des salariés du secteur.
 
Dans l’après crise sanitaire, alors que le secteur aérien est durablement ébranlé, le gouvernement a fait le choix de le renflouer à hauteur de 15 milliards d’euros. Alternatiba et ANV-COP21 entendent dénoncer l’irresponsabilité des dirigeants politiques et économiques : « les directions des entreprises de l’aéronautique, notamment Air France et Airbus, annoncent déjà la suppression de milliers d’emplois, malgré le soutien massif de l’État. En misant sur une croissance infinie du trafic et sur d’hypothétiques innovations technologiques, ces dirigeants mettent en péril à la fois la situation des salariés et notre écosystème, et ce avec la complicité des responsables politiques. » peut-on lire dans l’appel publié le 10 juillet par les deux organisations.
 
Cette table ronde s’inscrit en préambule de la journée nationale d’action sur les aéroports du 3 octobre prochain. Des mobilisations sont en préparation dans au moins 10 villes, dont BayonneBordeaux, Clermont, Lille, Marseille, NantesNiceParis, avec des collectifs citoyens engagés sur leurs territoires.
 
#AvionsÀTerre
 
Lien vers l’événement facebook : 
Lien vers l’appel de la mobilisation du 3 octobre : https://alternatiba.eu/2020/07/le-3-octobre-marchons-sur-les-aeroports/  
 
>>Retrouvez aussi notre dossier complet sur l'aéronautique après la crise, dans le prochain numéro de Sans Transition! 
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[PLAN DE RELANCE] : les 43 milliards d'euros prioritaires pour le réseau action climat

Créé le : 31/07/2020
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Par Réseau action Climat

Aujourd’hui le Réseau Action Climat publie ses recommandations pour un Plan de relance vert et solidaire. S’appuyant sur 3 principes devant structurer l’allocation des fonds, il liste les domaines prioritaires et les montants nécessaires pour les deux prochaines années. Alors que les financements publics ont été majoritairement fléchés jusque là vers des secteurs polluants, sans réelle contrepartie demandée par l’Etat, il est temps pour le gouvernement de démontrer sa volonté d’un changement de cap.

Alors que Bruno Le Maire déclarait mardi à l’Assemblée nationale que "c'est tout le plan de relance qui visera la décarbonisation de l'économie", le Réseau Action Climat lui répond “Allons-y !”. Car ce plan doit répondre à trois principes : accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, allouer au moins 50 % des fonds à la transition écologique juste et appliquer le principe “do no harm”, c’est à dire exclure les secteurs néfastes pour le climat ou l’environnement.

Parmi les priorités, le Réseau Action Climat liste les domaines où des investissements publics supplémentaires sont nécessaires, et ceci à hauteur de 43,4 milliards d’euros pour les deux années à venir, sans couvrir la totalité du périmètre du Plan de relance. Parmi ces financements, 13,4 milliards pour les transports, 8 milliards pour la rénovation des bâtiments, 6 milliards pour les énergies renouvelables et 5 milliards pour l’industrie, mais aussi 15,8 milliards pour la transition juste. A côté des investissements indispensables pour la transition, le Réseau Action Climat ajoute des financements d'ingénierie pour augmenter les capacités humaines nécessaires dans les collectivités territoriales pour instruire les dossiers, mobiliser les acteurs des territoires et assurer la mise en oeuvre des politiques de la transition écologique l’échelle locale.

Le Réseau Action Climat appelle le gouvernement à mettre les enjeux de la transition écologique et juste au centre du Plan de relance pour enfin engager la France sur une trajectoire climatique ambitieuse, gage de créations d’emplois pérennes.

[Industrie automobile] : répondre à la crise en préparant la mobilité de demain

Créé le : 06/07/2020

Par négaWatt

Conséquence de la crise sanitaire et des difficultés rencontrées depuis une quinzaine d’années, le secteur automobile connaît une grave crise économique. En France, des dizaines de milliers d’emplois sont menacés. Le gouvernement a fait le choix d’un effort budgétaire massif pour stimuler la demande automobile, favoriser l’innovation et soutenir les acteurs industriels français. Si certaines mesures sont bienvenues, le plan proposé n’est clairement pas à la hauteur des engagements climatiques, ni des enjeux sociaux soulevés par le mouvement des gilets jaunes.

 

Face à des mesures centrées sur l’offre de court terme du secteur automobile français, l’association négaWatt soutient une stratégie industrielle des mobilités adaptée aux besoins de déplacement, en cohérence avec les enjeux économiques, sociaux et climatiques. Celle-ci vise tout d’abord à prioriser l’investissement public vers les modes de transports les moins polluants et garantissant un accès plus équitable à la mobilité, comme le ferroviaire et les transports en commun. Grand absent des mesures gouvernementales, un plan ferroviaire ambitieux[1] est par exemple primordial.

Cette stratégie consiste également à engager dès à présent l’évolution de la filière automobile vers un modèle plus soutenable. Cela passe d’une part par le développement de la filière électrique au-delà de la seule voiture individuelle, en intégrant également les micro-cars et les deux-roues. Il s’agit d’autre part de construire une filière bioGNV (voitures et poids-lourds alimentés au gaz renouvelable) plus adaptée aux déplacements longs. Cette filière, qui présente des atouts écologiques indéniables, peut s’appuyer sur des réseaux de distribution existants et suggère de nombreuses créations d’emplois. Elle permettrait en outre de proposer aux ménages des véhicules plus accessibles financièrement.

Ces propositions restent indissociables d’une réflexion en amont sur nos déplacements en lien avec l’approche de sobriété portée par notre association.

Créée en 2001, l’association négaWatt est animée par une vingtaine d'experts de l’énergie, bénéficiant d'une expérience de terrain et de compétences complémentaires. Ils ont notamment démontré, avec le scénario négaWatt, qu’une transition énergétique vers un avenir soutenable est techniquement possible. L’association est aujourd'hui soutenue par près de 1400 adhérents.

Plus d’infos : la note présentant les propositions de l'Association négaWatt pour renforcer le plan de relance du gouvernement. 

 

 [1] Tel que proposé dans le scénario 3 du Conseil d’orientation des infrastructures

 


 

[AGRIBASHING] : LES ASSOCIATIONS DE PROTECTION DE LA NATURE DISENT NON A UNE ANTENNE DEMETER EN BRETAGNE !

Créé le : 02/07/2020

Ce jeudi 2 juillet 2020, la préfète d’Ille-et-Vilaine doit annoncer la mise en place d’un « observatoire départemental de l’agribashing ». La Fédération Bretagne Nature Environnement (FBNE)(1) et l’ensemble de ses associations membres dénoncent la collusion et le manque d’objectivité à l’origine d’un tel projet, qui s’inscrit dans la droite ligne de la cellule DEMETER, dont la dissolution a été demandée par 27 associations(2) en février dernier.

Le monde associatif exclu de l'Observatoire

Cet « observatoire de l’agribashing » doit réunir la chambre départementale d’agriculture, les syndicats agricoles représentatifs (FDSEA, Jeunes agriculteurs, Confédération paysanne, Coordination rurale), les représentants du secteur agroalimentaire (ABEA, UGPVB) ainsi que les services de l’État (DDTM, DDCSPP, police et gendarmerie). Force est de constater que le monde associatif est, bien malgré lui, prié de ne pas rejoindre la table des discussions et que l’expertise de nos associations sur la question agricole ne pourra certainement pas y être entendue. Nous remettons donc en cause l’impartialité et l’objectivité des débats et des solutions pouvant être discutées et apportées par cet « observatoire ».

Collusion à grande échelle

L’annonce de la mise en place de cet « observatoire » aura lieu au sein même de l’exploitation agricole du président de la chambre départementale d’agriculture d’Ille-et-Vilaine, illustrant parfaitement les liens douteux entre les représentants politiques départementaux et ces instances de promotion et diffusion d’un modèle agricole intensif et dévastateur. Nous notons, en outre, que cette annonce fait suite à la nomination de Thierry Merret3 , en tant que personnalité qualifiée au CESER de Bretagne, par nulle autre que la préfète elle-même : un autre geste éloquent, significatif, à l’égard et en faveur du système agricole conventionnel et de ses fervents défenseurs. Nous dénonçons fermement le manque de transparence et la complicité coupable de la Préfecture d’Ille-et-Vilaine qui appuie avec force la mise en place d’un tel projet, lequel ne peut objectivement être considéré comme une priorité départementale.

« Agribashing » : la menace fantôme

La mise en place de ce projet est en lien direct avec son expression nationale, la cellule DEMETER, projet gouvernemental déjà dénoncé par nos associations il y a tout juste quatre mois de cela. En effet, un objectif concret de cet « observatoire » est la constitution d’une base de données permettant une remontée d’informations vers la cellule DEMETER. Les actions portées par nos associations s'inscrivent dans le respect du droit pour la défense de l'intérêt général. La criminalisation d'actions associatives, assimilées à un agribashing, est en contradiction formelle avec le principe de liberté d'opinion. Que dire des intimidations faites auprès de nos militants associatifs ? Des dégradations faites au niveau des locaux de nos associations ? Du droit environnemental bafoué d'un revers de la main, sous prétexte que nous ne sommes « que » des lanceurs d'alertes, parfois traités d'écolo-terroristes... Peut-être que Madame la Préfète pourrait créer un « observatoire de l'écolo-bashing » ? C’est pourquoi nous ne pouvons que dénoncer un système agricole intensif qui aliène et dégrade autant qu’il bloque tout dialogue, dont la cellule DEMETER et ce nouvel observatoire sont la nouvelle expression.

1. FBNE fédère les associations de protection de la nature bretonne, fondée par Bretagne Vivante, CoBEN, Eau et Rivières de Bretagne, Groupe Mammalogique Breton, UMIVEM, Vivarmor Nature – Relais de France Nature Environnement

2. Communiqué de presse du 28 février 2020

3. Thierry Merret est ancien président de la FDSEA Finistère, actuellement administrateur à la FNSEA.

[Crise sanitaire ] : Quand l’agriculture régionale et durable répond à la précarité alimentaire locale

Créé le : 26/06/2020
paniers légumes

Par le collectif ALIMENT (Association Libre pour un Manger Équitable Naturel et Territorial)

La crise actuelle, et particulièrement pendant le confinement, a eu des répercussions dans tous les domaines. L’aide alimentaire n’a de ce point de vue là pas fait figure d’exception. D’un côté, son approvisionnement qui dépend habituellement de “circuits longs”, notamment internationaux, a été mis à mal. De l’autre, les “bénéficiaires” ont vu leur nombre et nécessités augmenter. A Marseille, des collectifs de citoyens solidaires ont fait se rejoindre l’offre agricole locale et durable momentanément davantage disponible avec les besoins pressants de familles dans le besoin. 

“Durant le confinement, les Français ont massivement plébiscité les circuits courts et les produits biologiques” titrait France 3 Val-de-Loire le 25 mai dernier. Mais, cela n’a pu que concerner les personnes ayant la liberté de choisir leur alimentation. Cela n’est justement pas le cas des 4 millions de personnes qui font appel à l’aide alimentaire chaque année en France pour subvenir à leurs besoins. Ceux-là en général doivent se contenter des invendus ou dons provenant majoritairement des “circuits longs” de l’industrie agroalimentaire. Or, la crise a perturbé toute l’économie, et le transport d’aliments, de surcroît international, n’a pas échappé à la règle.

En parallèle, la production agricole locale a enregistré des surplus dû à l’arrêt de certains débouchés (restauration, marchés etc.). Comment donc l’agriculture locale (et durable) a pu servir les bénéficiaires de l’aide alimentaire, en cette période où leurs besoins ont été encore plus pressants qu’auparavant ? Coup de projecteur sur quelques initiatives solidaires marseillaises qui ont rendu une nourriture locale, saine et durable accessible à des familles dans le besoin alimentaire.

L’union de la solidarité et de l’agriculture locale et durable : Témoignages à Marseille

L’épicerie paysanne ADELE - Association de Distribution Équitable, Locale et Écoresponsable (Agnès R.) : « ADELE a proposé à ses clients un panier suspendu pour les maraudes qui se sont mises en place dans le quartier Réformés et Belsunce. Des collectifs d'habitants passent régulièrement récupérer les dons des clients. L’épicerie prend en charge 20% de ces dons. Avec les invendus cela doit représenter environ 10 kg par jour de fruits et légumes issus d’une agriculture paysanne locale, et pour partie biologique. »

Par le Collectif des Rosiers / le Panier de la Rotonde (Valérie J.) : « Des enfants ne mangent pas à leur faim dans le quartier des Rosiers depuis qu'il n'y a plus de cantine. Beaucoup de petits boulots ont disparu. Un collectif s'est monté pour venir en aide à ces familles et organiser des distributions de nourriture et de jouets. Nous avions déjà parlé de solidarité lors de notre dernière AG. Nous pensions aider une famille du quartier en finançant un panier. Avec la situation aux Rosiers, il a fallu changer d'échelle ! Aujourd'hui : Loïc Péré, notre maraîcher, fournit 20 paniers hebdo de 13€ au lieu de 17€, que nous proposons à 3€ aux familles des Rosiers. Les 10€ restants sont couverts grâce aux dons collectés sur cette page. Surpris de la grande générosité des donateurs, nous allons même fournir quelques paniers à l'ADPEI – Association Départementale pour l’Emploi Intermédiaire »

Par les Paniers de chanot (témoignage de Claudette C.) : « Certaines personnes sont confinées loin de leur Panier Marseillais, elles peuvent faire don de leur panier de légumes. Ce panier récupéré par des bénévoles est donné (ou cuisiné) pour des sans papier, sans revenu, femmes seules avec enfants, familles en grande précarité … La semaine dernière au Panier de Chanot, distribué par la maraicher Thierry Gozzerino, des soupes, tartes aux légumes ont été cuisinés pour une famille dont la maman a subi une césarienne et est, pour l’instant, dans l’incapacité de le faire elle même. Même si l’objectif reste de leur donner directement les légumes pour qu’elles les cuisinent elles-mêmes. »

Par le Panier de l'AUBERGIN (témoignage d'Alexandra S.) : "Avez-vous entendu parler des paniers suspendus? Adaptés à notre Panier Marseillais, il s'agit, pour ceux qui le désirent, de faire un don en espèces (de 1 ou 2 € ou 5, ou 10€...), de manière à acheter à notre producteur des paniers supplémentaires qui seront distribués à des personnes en détresse alimentaire. Les besoins sont encore plus criants que d'habitude et les associations qui œuvrent dans notre quartier sont débordées de demandes de personnes au bord du gouffre qui n'ont plus de quoi se nourrir. Avec vos dons remis dans une boite collective prévue lors de nos distributions, nous achetons des paniers suspendus à Loïc Péré, notre maraîcher. Ces Paniers sont donnés au collectif "Le panier en colère" qui organise la distribution alimentaire auprès de familles du quartier en lien avec le Centre Social Baussenque et des directeurs d'écoles du quartier. Il s'agit d'un circuit solidaire court ! »

La crise sanitaire que nous vivons est rapidement devenue une crise économique et donc sociale. Activité vitale, l’alimentation n’a pas fait exception au chamboulement général qui a bouleversé la société. Les populations les plus précaires ont donc vécu une double peine : la perte de revenus les ont touchés plus brutalement, et la désorganisation des filières a perturbé l’approvisionnement de l’aide alimentaire dont certains dépendaient au quotidien. En conséquence, nombreux sont ceux qui ne mangaient plus à leur faim, dont des enfants depuis la fermeture des écoles, des cantines scolaires. Ces quatre initiatives solidaires marseillaises ont démontré que l’agriculture régionale et durable constitue une des réponses à la précarité alimentaire locale." Le collectif ALiMENT - Association Libre pour un Manger Équitable Naturel et Territorial - espère qu’elles bien fassent “tâche d’huile” (locale et durable !). La Cité de l’agri va organiser à l’automne en collaboration avec Graines de Soleil une journée autour de la question de l'accessibilité à une alimentation de qualité, à Marseille dans le 15eme. De son côté, les Paniers Marseillais projetteront à la même période le film « La part des Autres » qui porte sur l’accès à une alimentation de qualité pour les personnes en grande précarité.

A lire, prochainement dans le numéro d'été de Sans transition!, un dossier spécial sur la démocratie alimentaire. 

[PACTE TRANSITION] : Les collectifs locaux appellent à se mobiliser dans les urnes

Créé le : 25/06/2020
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Dans quelques jours, les Français et Françaises iront voter pour le second tour des élections municipales. C'est une opportunité à ne pas rater pour traduire les urgences de changement dans les urnes. A cette occasion, 40 organisations nationales et plus de 300 collectifs locaux appellent les citoyens à se mobiliser dans les urnes pour la transition dans une tribune parue aujourd’hui.
 
Dans une période marquée par la crise sanitaire, la volonté de construire le “monde d’après” et le report du second tour des élections municipales, la question de la transition n’a pourtant jamais été aussi présente : il est urgent d’agir maintenant pour construire un monde plus juste, plus résilient, plus participatif, et cela commence par les urnes ce dimanche. C’est ce qu’appellent de leurs voeux 40 organisations nationales et plus de 300 collectifs locaux, mobilisés depuis des mois autour du Pacte pour la Transition et ses 32 mesures concrètes à mettre en oeuvre sur les territoires.
 
Avec plus de 150 élus du premier tour engagés dans cette dynamique, et près de 450 listes présentes au second tour signataires, ce sont des milliers de citoyens et citoyennes engagées pour qu’il n’y ait pas “de retour à l’anormal”. Comme l’explique Aliette Lacroix qui coordonne le Pacte pour la Transition “cette dynamique initiée nécessite d’être concrétisée dans les urnes. Les collectivités sont mobilisées depuis des mois pour faire face à la crise, les candidats s’engagent par des promesses de campagne : le changement que nous attendons doit être traduit en acte, et cela commence dimanche”. En effet, les élus locaux sont en première ligne pour faire face aux crises et ont un rôle essentiel dans la mise en place de cette transition puisque les collectivités territoriales portent aujourd’hui plus de 70% des investissements publics (1), dans des domaines tels que l’aménagement de l’espace public, les mobilités, l’eau et l’assainissement, la gestion des déchets, la restauration scolaire, la rénovation des bâtiments, l'énergie ou encore la gestion des centres communaux d'action sociale.
 
Autant de leviers mobilisables pour inverser la tendance et co-construire, avec les citoyens, les territoires de demain.
Cette transition nécessaire aujourd’hui doit se traduire en actes concrets demain, avec la participation des citoyens à la vie locale. Comme l’explique Rebecca Wangler, Alternatiba, voter pour la transition n’est pas qu’un chèque en blanc : “nous tenons aussi à rappeler que nous, associations, ONG, collectifs locaux et habitants, seront là pour assurer le suivi de ces promesses.”
 
Lire nos reportages en région sur la Transition dans le numéro St 22 ! de votre magazine Sans transition!

[ JOURNÉE MONDIALE DE L'ÉOLIEN ] Et si on mettait fin aux idées reçues ?

Créé le : 15/06/2020

La journée mondiale de l'éolien se tiendra le 15 juin prochain : l'occasion pour France Nature Environnement de tordre le cou aux idées reçues sur cette énergie, incontournable pour la transition énergétique. Car si les anti-éoliens se font beaucoup entendre, la réalité est bien différente.

Malgré une visibilité accrue dans des médias, les opposants au développement de l’éolien ne sont pas aussi nombreux qu’ils veulent bien le laisser croire. D’après les sondages, le soutien à l'éolien se renforce même. En 2018, 73% des Français indiquaient en avoir une bonne image, 80% pour ce qui est des riverains d'un parc éolien (Harris Interactive). En 2019, ils étaient 77% selon OpinionWay : la tendance est donc plutôt à un regard positif. Pourtant, des idées reçues ont la vie dure. Tour d’horizon :

Oui, les éoliennes font du bruit. C’est pour ça que leur implantation est interdite à moins de 500 m des zones d’habitation : à cette distance, ce bruit est peu perceptible, de l’ordre de 35 dB. Selon l’échelle du bruit de BruitParif, c’est l’équivalent d’une chambre à coucher. Et les progrès techniques ne cessent de réduire ce niveau.

Oui, les éoliennes modifient les paysages. Est-ce beau, ou moche ? La dimension paysagère doit être prise très en amont, par des modélisations photographiques rigoureuses. Elle peut même être intégrée à des schémas territoriaux. Après, à chacun d’en juger. Ces énergies nous libèrent d’une production d’électricité fossile et nucléaire, dont on a souvent tendance à oublier les impacts « moches » et réels, générés ici ou dans d'autres pays par leur utilisation, leur extraction et leur transport.

Oui, il peut y avoir un impact sur la biodiversité, comme toute activité humaine. C’est pourquoi leur implantation doit être réfléchie avec l’ensemble des acteurs locaux et des citoyens, planifiée, en premier lieu, pour éviter les impacts sur la biodiversité, notamment pour les espèces patrimoniales1. Une fois construits, les parcs doivent être suivis, modifiés si des impacts sont identifiés. Il est parfaitement possible d'avoir des parcs qui par leur emplacement et leur gestion génèreront des impacts réduits.

Par ailleurs, les composants des éoliennes sont recyclables à 90% et ce recyclage sera obligatoire d’ici à 2023. La réglementation prévoit déjà une provision pour le démantèlement de chaque éolienne.

L'éolien, un pilier incontournable de la transition énergétique

La prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit une multiplication par 2,3 de l'éolien terrestre d'ici à 2028, objectif ambitieux de plus de 30 GW, nécessaire pour assurer la transition énergétique. Pour cause : la France est bien pourvue en vent, elle possède le premier gisement d’éolien terrestre en Europe et a déjà installé plus de 16 GW. Energie inépuisable, fiable et prévisible, mature technologiquement, dont les coûts ont baissé jusqu'en dessous de ceux du nucléaire, vertueuse du point de vue environnemental (faible empreinte carbone, recyclabilité forte), l’éolien est considéré dans tous les travaux prospectifs de référence comme l’une des principales sources d’électricité renouvelable.

L’éolien ouvre en outre la voie à une dynamisation des territoires d’implantation, tant en termes d’emplois (18 000 emplois existent déjà sur l’ensemble de la filière) que de retombées économiques locales. En pleine crise sanitaire, l’éolien a de plus montré toute sa résilience en continuant de fournir une électricité renouvelable quand d’autres moyens de production d’origine fossiles ou nucléaire étaient à l’arrêt.

Éoloscope terrestre : un outil au service du développement de projets éoliens exemplaires

Compte tenu de ses objectifs de développement et de la part significative que l’éolien devra prendre dans le futur mix électrique, l’exemplarité doit être l’objectif de tous les projets de parcs, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Il est indispensable que les projets intègrent rigoureusement la prise en compte de l’environnement, de la biodiversité, de l’implication et de la participation des collectivités et des citoyens, et qu’ils soient planifiés à différentes échelles territoriales. Des exemples réussis existent déjà, c'est sur eux qu'il faut s'aligner !

Pour apporter des éléments de réponse et faciliter la mise en place des meilleures pratiques, France Nature Environnement a créé en début d’année l’Eoloscope terrestre. A la fois outil de dialogue territorial, d’aide à l'évaluation à destination des associations, mais aussi des porteurs de projets éoliens et des collectivités qui souhaitent mieux intégrer les enjeux environnementaux dans leurs démarches, l’Eoloscope terrestre répond de manière concrète à la question : que faire lorsqu’un projet émerge sur son territoire ?

Découvrir l’Eoloscope terrestre

En créant cet outil, France Nature Environnement entend favoriser l'implication de tous les acteurs pour un développement responsable et exemplaire de la filière, bâti sur le dialogue, ainsi qu'un processus d'amélioration continue des pratiques et des connaissances. La réussite de la transition énergétique est de la responsabilité de toutes et tous.

1 Espèces protégées, menacées, rares.

> Voir le communiqué en ligne

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