PAROLES CITOYENNES

[ MANIFESTE ] " Oui à la biodiversité dans nos assiettes "

Créé le : 24/06/2019

L’association de protection de la biodiversité Noé, avec le soutien de la Fondation Goodplanet, Fermes d’Avenir, HVE Développement et le Refedd demande aux 6 marques préférées des Français (Bonduelle, Fleury-Michon, Harry’s, Herta, Panzani, Président) de devenir pionnières de la transition agroécologique. 

Elles leur demandent pour cela de contribuer aux objectifs ressortis des Etats Généraux de l’Alimentation, et les appelent à s'engager aujourd'hui à proposer en 2030 1/3 de leurs produits en bio, 1/3 certifiés Haute Valeur Environnementale (HVE) et 1/3 équivalents à la certification environnementale de niveau 2. 

 En effet, en France, le modèle agricole industriel appauvrit la biodiversité, privant les agriculteurs des services écologiques offerts par la nature, et menaçant à terme notre capacité à nous nourrir.

- 85 % de nos cultures dépendent des insectes pollinisateurs.
- Les auxiliaires des cultures assurent au minimum 50 % du contrôle des organismes nuisibles – comme par exemple la coccinelle qui dévore les pucerons.
- La diversité des cultures et des variétés favorise leur résilience face aux agressions biologiques et climatiques.

Une solution : l’agroécologie. Ce modèle agricole consiste à maximiser les services écologiques que nous offre la nature pour faire de la biodiversité une alliée de l’agriculture. Elle préserve la fertilité naturelle du sol, et met en place une diversification des cultures et des infrastructures écologiques (haies, mares, prairies, etc.). Ces pratiques permettent de rétablir le bon fonctionnement des systèmes écologiques. L’agriculteur peut ainsi diminuer voire arrêter l’utilisation de produits chimiques, et préserve ainsi les nombreux organismes vivants qui l’aident au quotidien.

L’agriculture bio garantit l’absence de pesticides de synthèse, tandis que la certification HVE garantit que l’agriculteur met en place ces pratiques agroécologiques. Ensemble, ces certifications garantissent une agriculture protectrice de la biodiversité et de notre sécurité alimentaire.

Les industriels de l’agroalimentaire ont le pouvoir de provoquer un changement d’échelle. Ces associations leur demandent aujourd’hui de s’engager dans cette voie.

[ COMMUNIQUÉ ] - Loi Mobilités : accélérations écologiques au ralenti

Créé le : 19/06/2019

Par le Réseau Action Climat et Unicef France

Une semaine après les promesses du Premier ministre « d’accélérer la transition écologique », l’Assemblée nationale adoptera aujourd’hui, en première lecture, un projet de loi qui annonce une transition au ralenti.

 

Pour le Réseau Action Climat, ses associations membres et UNICEF France, le constat est clair : faute de mesures de court terme et prescriptives, ce projet de loi marque des avancées sans donner le coup d’accélérateur nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l‘air des transports. Seul un regain d’ambition et de courage politique pourra garantir la capacité de tous à se déplacer mieux en polluant moins et à respirer un air sain.

Les avancées du projet de loi Mobilités

Plusieurs dispositions vont dans le bon sens mais avec une ambition et des moyens limités:

Le déploiement d’ici à fin 2020 de zones à faibles émissions dans les grandes agglomérations pour lutter contre la pollution de l’air, en prenant en compte la nécessité de réduire la pollution de l’air au niveau des établissements accueillant des publics sensibles, est une bonne nouvelle. Il manque toutefois des garanties pour l’efficacité des plans d’actions à réduire la pollution de l’air. Nos organisations suivront avec intérêt leur déploiement dans les territoires, pour s’assurer de la sortie progressive et équitable du diesel et de l’essence.

Le lancement d’un plan vélo doté d’un fonds national pour accompagner les projets de territoires pour devenir plus cyclables est une grande avancée, mais les montants sont encore trop faibles par rapport  aux besoins constatés pour rattraper le retard de la France. La mesure favorable à l’apprentissage du vélo à l’école revue par l’Assemblée nationale n’apporte pas toutes les garanties de sa généralisation.

La compatibilité entre le plan climat et les plans de mobilité, entérinée par la loi, pourra renforcer le lien entre l’organisation de la mobilité dans les territoires et  les engagements climatiques.

Des insuffisances et des contradictions

Dans son ensemble, le projet de loi Mobilités n’est pas à la hauteur des enjeux sanitaires et climatiques. Le caractère facultatif d’un grand nombre de mesures ressemble fort à un abandon des législateurs et des responsables politiques face aux intérêts de certains acteurs privés, alors que leur rôle est justement d’entériner des mesures qui s’appliquent à toutes et à tous pour protéger l’intérêt général.

Ainsi, la mesure phare défendue par les ONG, le forfait mobilité durable, visant à encourager l’usage du vélo et du covoiturage sur les trajets domicile-travail, reste optionnel et son cumul avec le remboursement des transports commun est trop restrictif. A travers la non-généralisation de cette prime, le Gouvernement et les députés ont raté l’opportunité de montrer qu’une politique de mobilités plus durable permettrait de réconcilier les enjeux sociaux, économiques et écologiques.

Le projet de loi fixe un objectif de décarbonation du secteur des transports terrestres à un horizon 2050, mais le projet de loi ne se donne pas les moyens d’y parvenir. En effet, la France se fixe pour objectif de mettre fin à la vente des véhicules légers (dont utilitaires) neufs consommant des énergies fossiles d’ici à 2040, alors que la fin de vente de ce type de véhicules devrait être entérinée à l’horizon 2030, pour respecter l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C. Le verdissement des flottes privées de véhicules est enclenché mais à un rythme trop lent, les objectifs pour les plateformes de taxis et VTC étant renvoyés à un décret.

Par ailleurs, les avantages fiscaux dont bénéficient les transports les plus polluants que sont le fret routier de marchandises et le transport aérien ne sont pas remis en cause. Pourtant, la contribution de ces secteurs permettrait de dégager des moyens financiers qui font défaut dans le projet de loi actuel.

Enfin, le projet de loi n’a pas permis de mettre un coup d’arrêt aux projets routiers, incompatibles avec l’accord de Paris en raison de la hausse de trafic qu’ils engendrent.

Le respect des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris ne sera effectif que si le Gouvernement et les parlementaires adoptent de nouvelles mesures concrètes pour sortir du tout-routier et des énergies fossiles, réduire le trafic aérien, en développant les alternatives de mobilité plus durables.

Une seconde chance d’entendre le message des mobilisations sur le climat et de traduire les promesses du Premier ministre leur est donnée avec la commission mixte paritaire qui réunira des sénateurs et des députés autour du projet de loi Mobilités et le futur projet de loi de finances. La saisiront-t-elle pour passer à la vitesse supérieure?

> Plus d'infos

Retrouvez un dossier spécial consacré à la " qualité de l'air, comment protéger nos enfants ?", dans le prochain numéro de Sans transition !, à paraître à la mi-juillet !

 

[ COMMUNIQUÉ ] - Générations Futures, "nouveau rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes".

Créé le : 13/06/2019

Après une première édition en février 2018, Générations Futures publie ce 6 juin 2019 une nouvelle édition de son rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes consommés en France.

Contexte

Les résidus de pesticides présents dans les aliments préoccupent les consommateurs et consommatrices français(es) et européen(ne)s. Ainsi la présence de résidus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales apparait au tout premier rang des préoccupations en matière de risque alimentaire en Europe ! En France ces résidus dans les fruits, légumes, céréales, infusion, aliments pour bébé font l’objet de plans de surveillance annuels réalisés par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Malheureusement les consommateurs ne retirent pas une information réellement utilisable de ces plans de surveillance. En effet les résultats détaillés, aliment par aliment, ne font pas l’objet d’une communication grand public, seuls des résultats globaux étant la plupart du temps mis en avant. De plus, les résultats fournis sont irréguliers et pas forcément représentatifs : tous les aliments ne sont pas analysés tous les ans, ou alors le sont en nombre trop faible pour que les résultats trouvés soient réellement significatifs. Une grande ONG américaine (EWG) diffuse également des rapports sur les résidus de pesticides dans les aliments, mais ces rapports ne rendent pas compte de la situation française car les substances actives pesticides autorisées aux Etats-Unis ne sont pas les mêmes qu’en Europe et les pratiques agricoles sont différentes. C’est pourquoi aujourd’hui Générations Futures souhaite aller plus loin pour répondre à l’attente des consommateurs/trices français.es en leur permettant de pouvoir avoir accès à une information aussi complète et à jour que possible sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits et légumes non bios réellement vendus et consommés en France.

Données et méthologie

Nous avons donc réalisé ce nouveau rapport en intégrant les données des plans de surveillance de 2012 à 2017 de la DGCCRF, ce qui représente une période d’étude de 6 années ! De plus, pour pouvoir fournir des résultats réellement significatifs nous n’avons retenu que les végétaux analysés au moins 5 années sur 6 et dans un nombre significatif d’échantillons. Le résultat est un rapport exclusif bâti sur les résultats de plus de 13 000 analyses ! En tout ce sont 18 fruits et 32 légumes qui ont pu être étudiés sur la base des données fournies par la DGCCRF.

> Lire les résultats et l'intégralité du communiqué.

[ COMMUNIQUÉ ] - Industrialisation de la bio : La FNAB et la Confédération paysanne quittent le Comité bio d'Interfel

Créé le : 24/05/2019

Communiqué de presse de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique et de la Confédération Paysanne.

Paris, 23/05/2019. Ce matin, le comité Bio de l'interprofession des fruits et légumes a élu comme co-rapporteur un défenseur affiché d'une agriculture biologique industrialisée, poussant notamment un recours sans restriction au chauffage des serres pour la production de fruits et légumes bio à contre saison, en contradiction totale avec le règlement biologique européen.

L'interprofession des fruits et légumes veut tirer le cahier des charges bio vers le bas
Depuis plusieurs mois, la FNAB, aux côtés des acteurs de l'économie bio que sont Forébio (fédération des organisations économiques de producteurs 100% bio), le Synabio (syndicat des transformateurs et distributeurs bio) et Biocoop, se bat pour empêcher le recours au chauffage en agriculture bio conformément au règlement européen qui stipule que la production biologique doit respecter le cycle des saisons et faire un usage raisonné de l'énergie.
Mathieu Lancry, président de la coopérative 100% bio Norabio, était candidat pour la Confédération paysanne : « C'était une provocation d'Interfel d'afficher une candidature si ouvertement opposée aux principes de l'agriculture biologique.  Nos groupements économiques et nos adhérents paysans et paysannes ont développé la bio en respectant ces principes et en gagnant la confiance du consommateur. La Confédération paysanne et la FNAB ne cautionneront pas les dérives du label bio promues par l'interprofession ».
Quelle montée en gamme peut-on attendre d'Interfel ?
Emmanuel Aze, responsable de la commission Fruits et légumes de la Confédération paysanne explique : «  dans ce refus d'Interfel de défendre une bio exigeante, on retrouve une incapacité plus globale à aider les producteurs à améliorer leur rémunération et la qualité de leurs produits » . Le choix du Président de la République de confier aux interprofessions la montée en gamme des produits agricoles et alimentaires montre ici sa limite. Par cette élection, le comité bio d'Interfel va en effet à l'encontre de la demande des citoyennes et des citoyens.

 
Contacts presse :
Confédération paysanne :
Emmanuel Aze, Commission Fruit et Légumes : 06 87 32 77 63
Mathieu Lancry - 06 79 59 20 10
FNAB : Jean-Paul Gabillard, secrétaire national Légumes : 06 82 99 18 36
 
Dans ce contexte, la Confédération paysanne et la FNAB préfèrent quitter le comité Bio d'Interfel.

[ COMMUNIQUÉ ] - Grève de la jeunesse pour le climat et élections européennes

Créé le : 24/05/2019

De Youth for Climate France.

Après le succès du 15 mars, la 2eme journée mondiale de grève des jeunes pour le climat aura lieu ce vendredi 24 mai, avec plus de 1400 grèves répertoriées dans 114 pays (voire le site de Fridays For Future)

Vous trouverez ci-dessous des informations de contexte et une série de citations (Laurence Tubiana, Connie Hedegard, Institut Jacques Delors, E3G, jeunes).

Avant la grève de masse de vendredi, un groupe de jeunes militants pour le climat, dont Greta Thunberg, devrait lancer ce jeudi un appel en faveur de la prochaine grève mondiale pour le climat et de la semaine d'actions intensives à partir du 20 septembre, en amont du « Sommet Action Climat » des Nations Unies organisé par le secrétaire général António Guterres le 23 septembre. M. Guterres a prévenu les dirigeants du monde qu’ils devraient venir avec des « plans d'action concrets et réalistes » pour répondre à l'appel des jeunes.

En France, l’appel à la grève lancé par Youth For Climate France est soutenu par 77 organisations (dont le Réseau Action Climat, 350.org et de nombreuses autres ONG environnementales bien sûr, mais aussi, CliMates et le REFEDD, l’UNEF, Enseignants pour la planète, Il Est Encore Temps, le mouvement et On Est Prêt,  Little Citizens for climate, Génération Ecologie et Génération.s, Citoyens pour le Climat, Parents for Future France, et même Grand-parents pour le climat…).

A Bruxelles, Youth for Climate Belgium a invité des délégations de jeunes à se joindre à la grève dans la capitale européenne.

Au Brésil, un groupe de jeunes - qui se présentent comme « les futurs ministres brésiliens de l'Environnement » - enverront vendredi une lettre au Président Bolsonaro pour soutenir la critique exprimée par un groupe d’anciens ministres de l'Environnement sur la position de Bolsonaro en matière de climat et lui demander de faire machine arrière

Impact sur les élections européennes

De jeunes influenceurs des médias sociaux à travers l'Europe appellent les jeunes à aller voter s'ils se soucient du climat, faisant écho à l’appel lancé par Greta Thunberg d'autres membres du mouvement de la jeunesse pour le climat mi-avril au Parlement européen.

Le collectif « On Est Prêt » a ainsi mis en ligne une série de vidéos intitulée « Vote4climate » en France, en Espagne, en Italie (bientôt), ainsi qu’une vidéo pour l’Europe.

Le taux de participation aux élections européennes est traditionnellement inférieur à celui des élections nationales, et particulièrement faible chez les jeunes - lors des élections de 2014, seuls 28% des 18-24 ans ont voté.

Mais certains experts s’attendent à ce que la mobilisation citoyenne croissante pour le climat, notamment de la part des jeunes, ait un impact sur cette élection – voir à cet égard les citations de L. Tubiana, T. Pellerin-Carlin, Connie Hedegaard et Quentin Genard (ci-dessous).

Les jeunes ne sont pas les seuls à réclamer davantage d'actions en faveur du climat : des enquêtes montrent que plus des trois quarts des citoyens de certains des principaux pays de l'UE souhaitent que les responsables politiques s'attaquent au changement climatique (ce chiffre atteint 79% en France et même 82% chez les moins de 20 ans). Une analyse récente du think tank E3G montre que le Parlement européen joue un rôle clé dans la politique climatique de l'UE, car il s'est très souvent révélé être l’institution européenne la plus ambitieuse sur les politiques climatiques.

Autre signe de l’importance du climat dans cette élection, certains partis populistes comme le Rssemblement National et surtout l’AfD en Alemagne se sont saisis du sujet – mais pas pour proposer des solutions, plutôt pour attaquer les militants pour le climat, et notamment Greta Thunberg, ou disséminer des fakes nexs sur les énergies renouvelables

 

[ COMMUNIQUÉ ] - BLOOM demande aux têtes de liste européennes de s’engager

Créé le : 24/05/2019

Les élections européennes approchent à grands pas. Le scrutin du 26 mai prochain représente un enjeu capital pour l’avenir des écosystèmes marins et des activités qui en dépendent, dont la pêche. En effet, la gestion de la pêche est quasi-totalement intégrée au niveau européen, les États membres appliquant les directives et règlements européens. Ainsi, le rôle des eurodéputés est très important dans la poursuite de la protection des écosystèmes marins et de la pêche artisanale. Comme à chaque élection européenne, BLOOM est donc mobilisée afin d’informer les citoyens et les élus politiques de tous bords. Pour vous aider à faire le bilan de la précédente mandature européenne (2014-2019), BLOOM a notamment mis en place une plateforme de notation de nos eurodéputés en fonction de leurs votes en matière de protection de l’océan.

[ COMMUNIQUÉ ] - Welfarm, "Le scandale du poulet ukrainien"

Créé le : 20/05/2019

Mercredi prochain, la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) s’apprête à octroyer 100 millions d’euros de prêt au géant du poulet ukrainien : MHP.

Ceci avec l’argent public du contribuable européen !

Or rien n’indique que les 300 000 millions de poulets détenus dans les fermes-usines de ce mastodonte de l’agroalimentaire respectent les normes européennes concernant le bien-être animal ! Au contraire tout nous pousse à envisager le pire pour les animaux lorsque l’on sait que MHP est déjà au cœur d’une sombre manoeuvre visant à s’exonérer de droit de douane.

WELFARM a donc adressé un courrier à Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, lui demandant de refuser l’octroi de prêt sans preuve de respect des normes européennes de protection animale.

Au-delà de ce cas particulier, WELFARM dénonce la nature de l’accord de libre-échange avec l’Ukraine sur le plan du bien-être animal. En effet, en contrepartie de l’ouverture au marché européen pour ses produits, Kiev s’était engagé à adopter une législation nationale répondant aux standards européens de protection des animaux d’élevage.

Elle ne l’a pas fait ! Des tonnes de viande ukrainienne inondent le marché européen depuis la signature de l’accord en 2016. En trois ans, les importations de viande de poulet sont ainsi passées de 35 529 à 105 173 tonnes. En France il est courant de retrouver ces produits dans les cantines.

Face à cette situation, nous pouvons tous agir :

  • En votant le 26 mai, aux élections européennes pour les candidats engagés pour le bien-être animal : plus d’infos sur Voteforanimals.

  • En étant vigilant à la provenance des aliments servis en restauration collective.

Nous sommes plus que jamais mobilisés pour mettre fin à la souffrance animale, où qu’elle soit. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer le combat.

> Plus d'infos

 

[ COMMUNIQUÉ ] - RES réagit aux propos du député Julien Aubert

Créé le : 20/05/2019

Jeudi 16 mai, Julien Aubert, député LR du Vaucluse et président de la Commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique, a tenu des propos erronés et inacceptables mettant en cause la société RES, lors d’une audition à l’Assemblée Nationale.

Monsieur Aubert a ainsi, d’une part, indiqué des chiffres erronés et non fondés sur des montants que RES selon lui “valorise” et d’autre part, employé, dans un amalgame très peu clair mais relatif à l’activité supposée de RES, nommément citée, les termes de « paradis fiscaux », « circuits douteux », « mafia », « actionnariat parti à l’étranger ».

Ces propos tenus à l’occasion d’auditions de personnalités qualifiées dans le domaine des énergies renouvelables ont été filmés et diffusés sur le site internet de l’Assemblée nationale, ils ont donc un caractère public.

RES, société anonyme par actions simplifiée, est une société de droit français dont le siège social est en Avignon. A ce titre, ses statuts sont déposés au tribunal de commerce de cette ville. Son capital social est de 10.816.792€ et son chiffre d’affaires en 2018 s’élevait à 105,8 M€. RES emploie plus de 200 personnes sur le marché français et acquitte l’ensemble des impôts et taxes dont elle est redevable en France. Aucune des filiales de RES n’a de capital « garanti par l’Etat » comme l’indique Monsieur Aubert.

RES se réserve le droit de saisir la justice d’une plainte pour diffamation.

> Plus d'infos.

[ COMMUNIQUÉ ] - Appel des Villes pour un avenir européen plus durable et plus équitable

Créé le : 07/05/2019
Les maires de Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Rennes, Nantes, Lille, La Rochelle, Grenoble, Dijon, Brest, Montreuil et Sceaux exhortent le Conseil européen et ses États membres à engager l'Union Européenne dans une stratégie climatique de long terme et à prendre des engagements de réduction des émissions contraignants et ambitieux.
Leur lettre ouverte, publiée en amont de la Conférence sur l’Avenir de l’Europe, appelle aussi au relèvement des engagements de l’UE pour assurer une transition énergétique juste et rapide ainsi que l’abolition des subventions aux énergies fossiles.

Lettre ouverte au Conseil Européen et à ses États-membres

" Président du Conseil Européen,

Chefs d'État et de Gouvernement des États-membres de l'Union Européenne,
Nous soussignés, maires et chefs de gouvernements locaux, nous associons pour exhorter les Chefs d'État et de Gouvernement des États-membres à engager l'Union Européenne (UE) et toutes les institutions européennes dans une stratégie climatique de long-terme visant un niveau et d’émissions nul d'ici 2050 - lors de la conférence sur l'Avenir de l'Europe qui se tiendra à Sibiu, en Roumanie, le 9 mai 2019. L'urgence de la crise climatique requiert une action immédiate, un renforcement de notre ambition climatique et tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5°C d'ici le milieu du siècle, en cohérence avec le Rapport Spécial sur le Réchauffement Planétaire de 1,5°C du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat. Or, les politiques actuelles en matière d'énergie et de climat mises en place à l'échelle mondiale engagent la planète sur la voie d’un réchauffement global de l’ordre de 3°C. Les milliers de jeunes manifestant chaque semaine dans les rues des villes européennes et du monde entier nous rappellent l'inadéquation de notre réponse au
changement climatique. Nous ne pouvons pas laisser le statu quo compromettre leur avenir et celui de millions de citoyens européens. Nous devons aux générations futures de prendre des engagements plus ambitieux pour lutter contre le changement climatique à tous les niveaux de gouvernement et dans tous les aspects de l'élaboration des politiques européennes. Nous reconnaissons et soutenons les positions du Parlement Européen et de la Commission pour réussir la transition vers une économie neutre en carbone en tant que seule option viable pour l'avenir de l'Europe et du monde. Nous pensons maintenant que le Conseil Européen a une occasion unique de concrétiser cette vision. Nous vous demandons de relever le niveau d’ambition de l’Union Européenne en matière de climat, afin de faire preuve de leadership mondial, d’entrainer un relèvement global de l’ambition et de progresser de manière appropriée et rapide dans la mise en oeuvre de l'accord de Paris. Nous vous exhortons à :
• Développer une stratégie européenne de long-terme, juste et inclusive, visant à améliorer la résilience et à s’assurer que les émissions de l’UE atteignent leur paroxysme en 2020, déclinent de plus de moitié d’ici 2030 et atteignent un niveau net d’émissions nul en 2050 ;
• Renforcer les objectifs climatiques et énergétiques de l'UE de 2030 et la Contribution Nationale Déterminée pour assurer une transition énergétique résiliente, rapide et juste, conforme aux objectifs précités;
• Aligner le prochain budget à long terme de l'UE sur cette stratégie, supprimer les subventions aux combustibles fossiles et intégrer l'action pour le climat en priorité dans tous les programmes de financement; et
• Engager tous les États membres à adopter des objectifs contraignants de réduction des émissions pour atteindre la neutralité carbone et les objectifs susmentionnés.

Nous, maires et responsables de gouvernements locaux, sommes prêts à soutenir et à contribuer au leadership européen en matière de lutte contre le changement climatique, alors que les impacts du changement climatique menacent l'accès équitable, égal et durable aux opportunités offertes par nos grandes villes européennes. Plus de 9.000 villes ont adhéré à la Convention des Maires pour le climat et l'énergie, dont près de 8.000 en Europe. Beaucoup d'entre nous se sont déjà engagés à atteindre l’objectif d’un niveau net d’émissions nul d'ici 2050 - beaucoup d'autres y travaillent. Collectivement, les villes ouvrent la voie à l’horizon 2050 en menant des actions déterminantes d’ici 2030, en élaborant des stratégies intégrées et en adoptant des engagements sectoriels ambitieux. Ceux-ci incluent des objectifs audacieux visant à atteindre l'objectif zéro déchet d'ici 2030, à respecter les normes de zéro carbone pour tous les bâtiments d'ici 2050, à passer à une électricité 100% renouvelable d'ici 2035 et à une énergie 100% renouvelable dans les villes d'ici 2050, et enfin à une action pour le climat inclusive qui profite
équitablement à tous les citoyens.
En tant que Maires et chefs de gouvernements locaux, nous pouvons jouer un rôle central dans la réalisation de l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris en élaborant et en mettant en oeuvre des plans locaux ambitieux et en collaborant avec les citoyens, les entreprises et la société civile pour parvenir à un changement durable. Cependant, nous avons besoin d'un cadre européen propice pour garantir la stabilité, la détermination et les ressources à long terme pour soutenir nos efforts en faveur du climat. Nous espérons que notre position vous incitera à relever votre ambition et à vous assurer que l’objectif d’un niveau net d’émissions nul d’ici le milieu du siècle est non seulement nécessaire et souhaitable, mais qu’il est également réalisable si nous travaillons de concert. Nous vous encourageons à assumer cette responsabilité et nous, les Maires, partagerons la tâche de la mettre en oeuvre dans l'intérêt des citoyens européens et du monde entier ".

Consulter l'intégralité de la lettre.

[ COMMUNIQUÉ ] - #NewRightsNow - " Des droits sociaux pour tous ! "

Créé le : 06/05/2019

A l’occasion de la Fête du Travail, le 1er mai 2019, une collecte de signatures en ligne a été lancée pour une initiative citoyenne européenne #NewRightsNow, visant à renforcer les droits sociaux des travailleurs dits « ubérisés ».

" A l’occasion de la Fête du Travail, le 1er mai 2019, nous avons le plaisir d’annoncer le lancement de la collecte de signatures en ligne pour notre initiative citoyenne européenne #NewRightsNow visant à renforcer les droits sociaux des travailleurs dits « ubérisés ».

Tout particulièrement, nous souhaitons créer, au niveau européen, une obligation pour les plateformes numériques de verser un revenu minimum garanti à l’ensemble de leurs travailleurs, y compris à celles et ceux ayant un statut d’indépendant ou d’auto-entrepreneur.

Le développement rapide des plateformes en ligne, proposant notamment des services de transport ou de livraison, a pris de court les pouvoirs publics européens. Ces multinationales 2.0 ont ainsi profité de l’existence de vides juridiques pour contourner les protections « traditionnelles » du droit du travail. Leurs travailleurs cumulent ainsi les inconvénients du salariat, et notamment le lien de dépendance vis-à-vis de l’entreprise, avec ceux des « véritables » travailleurs indépendants.

La question des droits des travailleurs des plateformes concerne toute l’Europe. Elle doit absolument être traitée au niveau européen afin d’éviter toute mise en concurrence des Etats-membres par les puissants lobbies des plateformes numériques. 

Derrière les travailleurs des plateformes, ce n'est rien de moins que notre relation au travail et la précarité de l’ensemble des travailleurs qui sont en jeu ! Si aujourd’hui les travailleurs des plateformes sont en première ligne face aux nouvelles formes de précarité créées par l’ubérisation de l’économie, ce processus menace, en réalité, l’ensemble des travailleurs. Il est temps d’agir, au niveau européen, en adaptant notre droit du travail aux véritables enjeux du 21ème siècle !

A l’approche des élections européennes du 26 mai prochain, l’initiative citoyenne européenne #NewRightsNow est aussi la démonstration par les faits qu’une « Europe citoyenne » est possible. Aux lobbies des grandes firmes du numérique, #NewRightsNow souhaite en effet imposer un lobby citoyen pour mettre notre pied dans la porte et nous imposer à la table des négociations à Bruxelles ! L’Europe du XXIème siècle sera celle de l’appropriation citoyenne des grands débats… ou ne sera plus ! »

Afin d’être traitée par la Commission européenne, notre initiative doit rassembler 1 million de signatures venant d’au moins ¼ des Etats-membres. Nous comptons donc sur votre citoyen ! "

> Pour signer l'initiative

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