PAROLES CITOYENNES

[FNBE] : Passons à l’action pour un autre alimentation !

Créé le : 16/10/2020

Par Fédération Bretagne Nature Environnement

La prochaine réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) européenne devrait entrer en vigueur en 2021. L’enjeu est d’autant plus fort, que cette nouvelle PAC guidera la politique agricole européenne jusqu’en 2027, l’occasion de rappeler la volonté des citoyens européens d’une alimentation saine, de qualité, locale et accessible à tous.

Les 21 et 22 octobre prochains, les Députés européens voteront la nouvelle PAC : un vote décisif qui pourrait permettre la mise en œuvre d’une véritable transition agricole et alimentaire tant attendue.

Un constat alarmant

Nos associations dénoncent le modèle agricole dominant, productiviste, hors sol et destructeur de la santé des agriculteurs et consommateurs, de la biodiversité et de l’environnement (sol, eau, air,...). En Bretagne, première région agricole de France, le constat est alarmant : il est responsable à lui seul de 47% des gaz à effet de serre1, de la présence de nitrates dans 94% des eaux bretonnes2 ; et de la fermeture d’un tiers des fermes3 en 10 ans. À l’échelle nationale, c’est la disparition de 70% d’insectes en 30 ans ; 3 millions d’animaux d’élevage tués chaque jour ; une augmentation de 25% des pesticides en 10 ans ; un quart des paysan.ne.s sous le seuil de pauvreté.

Interpellez vos Eurodéputés

Il est, plus que jamais, nécessaire d’agir et de se mobiliser ! Le collectif “Pour un autre PAC” qui rassemble 43 structures (dont France Nature Environnement) défend une révision complète de l’actuelle PAC en faveur d’une nouvelle Politique Agricole et Alimentaire Commune (PAAC). Nous appelons les citoyens à interpeller les Eurodéputés pour exiger de leur part un vote en faveur d’une PAC post-2020 ambitieuse, Rendez-vous sur le site « Pour une autre PAC »

Les associations bretonnes mobilisées sur le territoire

Les associations de protection de la nature organisent partout en France des événements de mobilisation citoyenne dans le cadre de l’action “Notre Assiette pour Demain”, dont l'objectif principal est de faire connaître les enjeux d’une alimentation saine et durable. A partir du 17 octobre, de nombreux rendez-vous à l’initiative d’associations bretonnes s’inscriront dans cette démarche : Lamballe, Saint-Brieuc, Rennes, Redon, Lorient, Belle-Ile en Mer, Lannion.

Débattons ensemble !

De plus, la Commission nationale du débat public (CNDP) organise une série de débats publics sur l’agriculture intitulée “ImPACtons !”. Le 28 octobre, à Saint-Brieuc, prenez part au débat autour de la question “quelle évolution des pratiques d’élevage ?”. Vous pouvez prendre connaissance des cahiers d’acteurs des différentes associations sur le site du débat public jeparticipe.impactons.debatpublic.fr4 .

1 Observatoire Environnement Bretagne - chiffres clés 2018

2 source Eau et Rivières de Bretagne

3 source Terre de liens

 

[ ATTAC] Soutien aux employés de la papeterie Chapelle Darblay

Créé le : 16/10/2020

Par Attac France

Le vendredi 16 octobre, les huit organisations à l‘origine du collectif « Plus jamais ça » (Attac France, la CGT, la Confédération paysanne, la FSU, Greenpeace France, Les Amis de la Terre, Oxfam France et l’Union syndicale Solidaires) organisaient une visite et une réunion publique à la papeterie de La Chapelle Darblay (Seine-Maritime) avec les salariés.

Ce site industriel pourtant rentable (16 millions € de bénéfices en 2019) est actuellement à l’arrêt, avec 218 emplois directs menacés, alors qu’il est porteur d’un projet d’avenir au niveau social et écologique. La disparition de cette papeterie, la dernière à fournir du papier graphique 100 % recyclé en France, entraînerait dans sa chute plus de 600 entreprises extérieures qui participent d’amont en aval au tri, au recyclage et à la fabrication du papier.

Pour le collectif Plus jamais ça, il est urgent de soutenir sur le terrain des initiatives qui permettent de protéger l’emploi tout en protégeant l’environnement et lutter contre les délocalisations. La papeterie de Chapelle Darblay fournissait environ 25% des besoins des imprimeries françaises en papier journal. Ces dernières vont devoir s’approvisionner à l’étranger alors que La Chapelle Darblay a la capacité d’approvisionner l’ensemble des besoins nationaux.

Le gouvernement distribue des milliards pour sauver des entreprises et prône l’urgence de relocaliser les industries mais le groupe UPM, propriétaire du site, a choisi de délocaliser la production en Uruguay, pour maximiser ses profits, en dépit de toute considération sociale et environnementale. L’entreprise se désintéresse de l’avenir du site industriel et de celui des salariés.

En amont de cette visite, les huit organisations du collectif Plus jamais ça ont interpellé par courrier* le Premier ministre, la ministre de la Transition écologique et le ministre de l’Economie et des finances pour les mettre face à leurs responsabilités et leur demander de joindre les promesses aux actes : empêcher les délocalisations et défendre des projets industriels qui conjuguent enjeux sociétaux et environnementaux.

 

Contexte

La Chapelle Darblay est une papeterie implantée sur le territoire rouennais depuis plus de 90 ans. Pionnière dans le recyclage et l’économie circulaire, elle est la seule et dernière papeterie à fabriquer du papier journal qu’elle fournit à des groupes de presse en France et à l’international. Symbole d’une industrie d’avenir, elle fabrique le papier journal à partir du recyclage des papiers usagés grâce à la collecte organisée auprès de plus de 200 collectivités locales (environ 350 000 tonnes par an), sa disparition serait un non-sens économique, environnemental et social pour le secteur de la presse, privé d’un fournisseur exemplaire en France. Modèle sur un plan écologique, elle dispose d’une station d’épuration, d‘une chaudière à biomasse et a les moyens de diversifier sa production (carton d’emballage, de la ouate isolant thermique…).

UPM a bénéficié, en 2006, de l’appel d’offres gouvernemental pour construire sa chaudière et profiter du rachat d’électricité verte ainsi produite. Un rapport juteux pour UPM, qui a engrangé des millions d’aides publiques pour les réinvestir sur d’autres marchés porteurs aujourd’hui, au détriment de son site papetier français. UPM revend également ses quotas de CO2, en millions d’euros, sans scrupule et toujours au détriment de son site papetier.

A l’occasion de cette rencontre, les organisations lanceront une série de rencontres et débats partout en France qui se dérouleront au premier semestre 2021 et mettront en ligne un site internet pour informer sur les initiatives locales qui viendront enrichir et compléter leur plan de sortie de crise, publié en mai dernier.
Notes

* Courrier envoyé le 5 octobre par le collectif “Plus jamais ça” au Premier ministre, au ministre de l’économie et des finances et à la ministre de la Transition écologique
Le site internet du collectif Plus jamais ça lancé le 13 octobre : https://plus-jamais.org
Le collectif Plus jamais ça a publié le 26 mai dernier un plan de sortie de crise avec 34 mesures pour rompre avec la logique néolibérale et construire un monde d’après solidaire, écologique et démocratique. Près de 190 000 personnes ont également soutenu la pétition lancé par le collectif au moment de la crise Covid.

[FO AIRBUS] : Le dialogue social a gagné !

Créé le : 13/10/2020

Crédit Pixabay

Par FO Airbus

Après quatre mois d’intenses négociations qui auront y compris exigées de façon plutôt inédite, des prolongations, FO a signé avec la Direction, deux accords qui formalisent cette victoire du dialogue social. Quand le dialogue social gagne, c’est Airbus qui gagne et ce sont les salariés qui gagnent !

Pour FO, cette crise sans précédent ne pouvait pas détruire cet élan commun, qui fait la richesse d’Airbus depuis plus de 50 ans ! Sans chercher à rentrer dans une quelconque polémique totalement stérile, il est malgré tout important de repréciser que pour FO, “réformisme” ne signifie pas “accepter sans négocier”. Le réformisme exigeant porté par FO Airbus, aura démontré une fois de plus son efficacité. Nous avons respecté, notre rôle, notre mission, notre mandat. Les moyens seront mis en œuvre pour préserver l’emploi de TOUS. Le résultat de cette négociation, en garantissant également la solidarité, protège les conditions de travail de l’ensemble des salariés. Nous sommes FO…Et à ce titre, nous n’avons jamais nié les effets de cette crise dramatique sur Airbus. Nous nous sommes juste imposés a trouver les solutions, pour ne pas rajouter une crise à la crise. Nous devons tous être conscients que la crise que traverse notre groupe et notre filière, est loin d’être terminée.

Au vu de la situation actuelle, ces accords nous protègent.

Cependant, il est capital et urgent de trouver les moyens de sortir au plus vite de ce drame sanitaire et de ses répercutions économiques et sociales. En attendant, pour FO ces accords doivent montrer la voie à l’ensemble de la filière aéronautique, FO Airbus soutiendra autant que nécessaire nos collègues sous-traitants. Cela doit passer obligatoirement par des efforts partagés, justes et justifiés, et des solutions socialement acceptables. L’ensemble de la filière peut compter sur notre soutien inconditionnel, et, après avoir protégé les salariés d’Airbus, nous demandons à nos dirigeants de renvoyer au plus vite vers nos sous-traitants, les charges de travail qui devront garantir leurs emplois et leurs compétences. Nous sommes tous conscients qu’Airbus est totalement dépendant de cette filière. Malheureusement il est fort probable, et c’est déjà le cas aujourd’hui, que certaines entreprises n’aient pas la solidité de résister à ce tsunami. Enfin, les Pouvoirs Publics et l’Europe doivent tout mettre en œuvre,pour créer le plus rapidement possible, les conditions d’un redémarrage du trafic aérien. Sur ce sujet aussi FO intervient à tous les niveaux.

>>>Sur le sujet, lire notre dossier dans Sans transition! n°25, Aéronautique et automobile, écologie versus emplois 

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Pêche électrique : #jeporteplainte, 3 jours pour agir

Créé le : 13/10/2020

Par Bloom association

Le 15 septembre 2020, BLOOM publiait un rapport exclusif révélant les pratiques illégales du gouvernement néerlandais. Alors que le règlement européen d'interdiction de la pêche électrique n'autorise que 15 dérogations jusqu'au 30 juin 2021- toute pêche électrique sera ensuite interdite - les Pays-Bas accordent au moins 27 dérogations à sa pêche industrielle, soit près du double. 

En tant que citoyenne et citoyen européens, nous sommes aujourd’hui toutes et tous victimes de ces pratiques illégales : les entreprises de pêche industrielle néerlandaises continuent de s’enrichir en pillant les ressources, en étouffant la pêche artisanale et en détruisant le bien commun grâce au gouvernement des Pays-Bas et la complicité active d’une Commission européenne qui ne fait pas appliquer la loi. 
C’est pourquoi BLOOM lance une campagne inédite permettant à tous les citoyennes et citoyens de porter plainte individuellement auprès de la Commission européenne pour exiger que la loi soit appliquée et que des sanctions soient prises contre le gouvernement néerlandais. 
Nous avons pour cela créé un formulaire simplifié à remplir avant le 15 octobre : il vous suffit de renseigner votre nom, prénom, adresse postale, les champs avec les détails de la plainte sont pré-remplis. Votre plainte sera automatiquement enregistrée auprès de la Commission européenne. 

 

JE PORTE PLAINTE

Une fois que vous avez déposé plainte, nous avons besoin de vous pour mobiliser un maximum de personnes. Voici différentes actions que vous pouvez mener pour informer vos proches et les inviter à déposer plainte: 
-  Partagez ce texte
-  Taguez vos proches dans les commentaires de notre post Instagram (@bloom_association) afin qu’ils et elles prennent connaissance de la campagne et déposent plainte. 
-  Partagez notre post Facebook (@BLOOMAssociation)
-  Retweetez toutes les infos de la campagne (@Bloom_FR)
Encore une fois, merci de votre soutien indéfectible. 
L’équipe de BLOOM
Alexia, Fanny, Frédéric, Isaure, Jasmina, Lætitia, Sabine, Valérie

 

17 octobre : journée mondiale du refus de la misère

Créé le : 12/10/2020

Par le collectif Refuser la misère 2020

Convaincues que justice sociale et justice environnementale vont de pair, 60 organisations réunies au sein du Collectif Refuser la Misère appellent à une mobilisation générale pour la justice sociale et environnementale le 17 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale du Refus de la Misère.

Les personnes les plus pauvres, premières touchées par les effets du changement climatique

On l’a vu avec la crise de la COVID-19 : nous ne sommes pas égaux devant la pandémie. Nous ne le sommes pas davantage face aux changements climatiques. Comme les pays les plus pauvres sont davantage exposés aux effets du changement climatique, les personnes les plus défavorisées sont surexposées aux dégâts environnementaux. D’abord, du fait de leurs lieux d’habitation, souvent situés à proximité de poches de pollution – près d’activités industrielles ou agricoles polluantes, de carrefours routiers, dans un environnement bétonné – souvent mal isolés ou en situation de sur-occupation. Dans ces passoires énergétiques, nombreux sont ceux qui cherchent à faire des économies sur des factures qu’ils ne peuvent pas payer. Les conséquences sur leur santé, souvent déjà fragile, sont graves : saturnisme, asthme, maladies respiratoires chroniques qui, en France, concernent 57,3 pour mille bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) contre 35,4 pour mille de la population générale.

Des politiques et des mesures qui laissent les plus pauvres de côté

Alors que nous devrions donner à chacun les moyens d’agir avec une attention prioritaire visà-vis des personnes ayant de faibles revenus pour les accompagner vers cette transformation de la société, c’est aujourd’hui le contraire que nous constatons ! Davantage touchées par les effets du changement climatique, les personnes les plus pauvres sont aussi les plus impactées par les mesures environnementales. La construction du Grand Paris ou la réhabilitation des friches industrielles de Confluence en éco-quartier à Lyon en sont des exemples criants : l’arrivée des transports s’accompagne d’une rénovation du quartier, des bâtiments, des logements, qui entraîne une augmentation des loyers et un rejet des habitants pauvres dans une périphérie éloignée. La taxe carbone proposée dans le cadre de la transition écologique est une illustration de mesures réfléchies sans en évaluer l’impact sur les plus vulnérables. De manière générale, la fiscalité écologique pèse déjà plus fortement sur les ménages les plus pauvres. Son impact sur les ménages varie d’un facteur 4 entre le premier décile de revenus (soit 1,8 % du revenu des plus pauvres) et le dernier décile (soit 0,4 % du revenu des plus riches), alors même qu’en France, l’empreinte écologique des 10 % les plus pauvres est deux fois inférieure à celle des 10 % les plus fortunés. Autant d’efforts demandés aux personnes les plus pauvres quand, dans le même temps, on supprime les services publics de proximités (santé, transport, éducation).

Nos propositions pour une transition écologique juste

Pour bâtir un monde de justice sociale et environnementale, nous connaissons les priorités : assurer à tous et toutes un logement décent, garantir des services publics de qualité, garantir un emploi digne. La transition écologique et le lien social en sont pourvoyeurs comme le montre l’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée. La fiscalité écologique, comme la taxe carbone, doit aussi être partagée équitablement et être fléchée vers la transition écologique. Nous demandons également à ce que toutes nouvelles lois et politiques publiques soient évaluées à partir de leur impact sur les 10 % les plus pauvres et au regard des objectifs de développement durable que la France s’est engagée à mettre œuvre.

Pour que la transition écologique soit juste, toutes et tous – et en particulier les plus pauvres – doivent être associés à la construction de solutions concrètes et être considérés comme sources d’initiatives : contraintes à une sobriété du fait de leurs conditions de vie, les personnes les plus pauvres ont des pratiques écologiques dont toute la société peut s’inspirer.

Consultez notre carte interactive des mobilisations.

Plus d'infos https://www.atd-quartmonde.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020_17octobre_...

[FNE] : Extension des aéroports en région, c’est NON !

Créé le : 02/10/2020

Par FNE PACA

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, des projets d’extension d’aéroports ressortent des cartons. Alors que la crise de la Covid-19 nous fait (re)prendre conscience de la nécessité de protéger notre planète, les intérêts privés semblent primer sur le bon sens en matière d’aviation.

A Marseille, le projet d’extension du terminal 1 prévoit la création d’un bâtiment supplémentaire de 20 000m² et vise à augmenter le trafic du terminal de 8 à 12 millions de passagers. L’autorité environnementale continue de demander une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux, notamment sur la qualité de l’air, les nuisances sonores et la lutte contre l’imperméabilisation des sols. Sur ces sujets, elle constate que la séquence Eviter, Réduire, Compenser (ERC) n’a pas été mis en œuvre.

A Nice, c’est le projet d’extension du terminal 2 de l’aéroport porté par la société Aéroports de la Côte d’Azur qui est visé. L’étude d’impact du projet n’analyse aucunement les conséquences prévisibles de cette extension sur ces émissions futures de gaz à effet de serre. Rien n’est dit non plus quant à la préservation de la santé des populations qui subissent une qualité de l’air dégradée depuis des années.

A Tallard, la Chambre de Commerce et d’industrie des Hautes-Alpes et l’Union Pour les Entreprises des Hautes-Alpes prévoient de développer une ligne Gap-Paris pour les chefs d’entreprises (premier test en 2018) alors même que le train de nuit devrait rendre un bien meilleur service qu’aujourd’hui.

L’aéroport d’Avignon Provence quant à lui est un aéroport fantôme. D’une superficie de 1500m², il est complètement surdimensionné : prévu pour accueillir 200 000 passagers par an, il n’en accueille pas plus de 16 000 par an[1] et sa reconversion industrielle reste partielle.

[1] Chiffres issus des Résultats d’activité des aéroports français de 2018 : < https://www.aeroport.fr/uploads/Rapport%20d%27activit%C3%A9%20final.pdf

Des projets en contradiction avec les ambitions de lutte contre les changements climatiques

Ces projets d’extension ne cessent d’accroître le trafic aérien au détriment de l’urgence à réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Au niveau mondial, le trafic aérien représente plus de 2% des émissions de gaz à effet de serre. S’il était un pays, il serait le 7e pays le plus émetteur de GES au monde, avec environ 700 millions de tonnes de CO2 émis (en 2012), soit l’équivalent d’un pays comme l’Allemagne[1].

Des impacts sur la qualité de l’air

En plus des différents gaz à effet de serre qu’il émet, le secteur aérien est également la source de polluants qui dégradent la qualité de l’air et la santé humaine comme le monoxyde de carbone (CO),  les oxydes d’azote (NOx) ou les particules fines (PM10 et PM2.5). Dans une région où 4 Plans de Protection de l’Atmosphère essaient de contribuer à respecter les normes européennes de qualité de l’air, une augmentation du trafic aérien ne ferait que saper les efforts mis en place par les autres secteurs. Mentionnons enfin les nuisances sonores, bien supérieures aux recommandations des organismes de santé par le survol quotidien d’avions, en particulier la nuit. L’autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA) a recensé près de 800 manquements aux règles environnementales déterminées par arrêtés ministériels sur les principaux aéroports français ces cinq dernières années[2] pour un total de 19.6 millions d’euros d’amendes infligées.

Nos demandes

  • L’abandon de tout projet d’extension des installations aéroportuaires
  • L’arrêt de toute subvention aux aéroports régionaux (Avignon…) et de toute aide aux aérogares (MP2…) et compagnies aériennes
  • Une redevance régionales sur les atterrissages et les décollages
  • Le retour des trains de nuits et trains intercités et une meilleure complémentarité des dessertes TGV / TER

[1] Réseau Action Climat – Cinq mythe sur le rôle du transport aérien dans les changements climatiques 2015

[2] Rapport annuel 2019 de l’ACNUSA < https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/194000791.pdf >

>>Retrouvez notre dossier sur l'inutilité des petits aéroports régionaux, dans le Sans Transition! n°1 de juillet 2016. 

[Manifeste] : Collectif "Pour que vivent nos langues"

Créé le : 21/09/2020

Par le collectif Pour que vivent nos langues 

À l’automne 2019, notre collectif d’associations culturelles « Pour que vivent nos langues » décidait une série d’actions dont la première a été un rassemblement à Paris le 30 novembre 2019. Depuis, il ne cesse d’alerter pouvoir politique, élus et population sur le danger que courent nos langues. Le 10 octobre aura lieu une journée nationale d'action "pour que vivent nos langues".

Nos langues, ce sont l’occitan-langue d’oc, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand occidental, l’allemand standard et dialectal alsacien et mosellan, le savoyard (arpitan-francoprovençal), les langues d’Oïl dont le gallo et le poitevin-saintongeais, les créoles et les langues autochtones des territoires des Outre-Mer, cette richesse commune, partagée, dont l’article 75-1 de la Constitution fait un patrimoine pour la France dans son ensemble.

Toutes nos langues résistent en France pour ne pas disparaître, car elles figurent toutes à l’inventaire des « langues menacées de disparition » établi par l’Unesco. Malgré l’élan mondial pour que biodiversité naturelle et biodiversité culturelle soient enfin considérées et préservées, malgré les textes internationaux qui régissent les droits de l’Homme et les droits des peuples, l’État français, en dépit de multiples condamnations par l’ONU, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.

Le parallèle avec l’effondrement de la biodiversité n’est pas qu’une simple image : il existe un lien étroit entre un monde riche de ses écosystèmes complexes et une humanité riche de la variété de ses langues et de ses cultures. Urgence écologique et urgence culturelle sont les deux faces d’un seul et même défi : quel monde voulons-nous, demain, pour nos enfants ?

Or, aujourd’hui, la survie de nos langues est menacée par la volonté de l’État, malgré l’attachement des populations au patrimoine linguistique et culturel de leur territoire, malgré les efforts des parents d’élèves, des enseignants (enseignement public, associatif, catholique), malgré le travail des artistes et écrivains, malgré un réseau dense et actif de militants associatifs, malgré l’engagement de nombreux élus.

Il n’existe en France aucune volonté réelle de la part des pouvoirs politiques, derrière les apparences et les discours convenus, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces pour les langues régionales.

La situation de l’enseignement, vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues est emblématique de cette absence de volonté. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé… ». Or non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dont la politique conduit à accélérer le déclin de nos langues. Sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat en mai 2019 contre l’enseignement par immersion en sont l’illustration. La circulaire du ministre, publiée le 10 juillet 2020 encourage « la promotion des langues anciennes » mais n’évoque même pas les langues régionales.

Un an après la mise en place de la nouvelle réforme le processus d’effacement de nos langues est donc bien là : quelles que soient les dénégations infligées par le Ministre aux associations comme aux élus locaux et nationaux : c’est bel et bien à une mise à mort que procède la réforme du lycée

  • en plaçant les élèves des filières d’enseignement des langues régionales face à une angoissante concurrence avec les filières dites de « l’enseignement utile », telles que les autres langues vivantes, et même les mathématiques, alors que l’enseignement des langues mortes peut lui être choisi en dehors de toute concurrence avec d’autres enseignements.
  • en réduisant et marginalisant les possibilités de suivre et de valoriser un enseignement de et en langue régionale.

Mais nos langues subissent d’autres attaques dans le système scolaire :

  • insuffisance flagrante des moyens financiers et humains encore aggravée, ces dernières années, par la diminution des postes aux concours d’enseignants.
  • dotations horaires spécifiques, indispensable à l’enseignement de nos langues, réduites, supprimées ou jamais mises en place.
  • refus, tout récemment au Pays Basque, d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque, alors que les écoles associatives montrent depuis plus de 40 ans, l’intérêt pédagogique de l’enseignement par immersion. Or nous rappelons que l’enseignement immersif est d’usage courant en Europe et au-delà pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec pour le basque ou le catalan en Espagne pour le gallois en Grande Bretagne pour l’allemand en Belgique germanophone, etc… Cette pratique est reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans l’enseignement associatif, avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, pour le catalan, le corse, le basque.
  • refus injustifié d’inclure le flamand occidental et le francoprovençal dans la circulaire listant les langues pouvant être enseignées dans l’enseignement public.
  • imposition de l’anglais dans certains diplômes, au mépris de l’égale dignité des langues

Ce qui est programmé c’est l’expulsion de nos langues du service public d’Éducation Nationale, alors qu’il est indispensable de proposer pour tous les enfants l’enseignement de la langue de leur région.

Toutes ces mesures assèchent les viviers d’élèves et ne peuvent pas garantir la continuité de la formation jusqu’aux universités et aux centres de formation des maîtres, privant le pays de personnels formés en langue régionale.

Nous déplorons le refus

  • d’application du code de l’éducation modifié par la loi N°2013-595 et de programmation pour la refondation de l’école de la République, notamment de l’article 312-10 qui stipule que: « Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France (article 75-1 de la constitution), leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage… ».
  • de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs.
  • de nouvelles expérimentations d’immersion dans le service public.
  • de toute correction des mesures régressives prises ces dernières années, notamment de la réforme du lycée et du baccalauréat.

Étant donné la place centrale de l’école dans la transmission de nos langues, c’est la survie de celles-ci en société qui est directement menacée et, avec elle, celle d’un tissu culturel et artistique vivant internationalement reconnu (musique, théâtre, arts de l’audio-visuel, littérature…).

Ce qui est en jeu, c’est l’existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays basque, dans l’ensemble occitan et dans bien d’autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques.

Nous nous sommes rassemblés dans ce collectif pour que, au Parlement Européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans les Collectivités, villes et villages de nos territoires qui portent la diversité culturelle de la France et de l’Europe, un large mouvement de protestation indignée et combative se lève pour arrêter ces politiques linguicides, pour que soit modifié l’article 2 de la Constitution qui sert d’excuse au refus de toute avancée législatives et règlementaire en faveur de nos langues et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l’image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la Communauté Autonome Basque.

Notre combat continue, et continuera.

 

Journée du 10 octobre : 

  • Montpellier : organisation CREO Lengadòc – CREO acadèmia de Tolosa – FELCO
    • 11 heures : réunion publique salle Pelloutier à Antigone en présence de la presse et des élus (attention : jauge COVID limitée à 80 personnes)
    • à partir de 12 h 30, déambulation jusqu’à l’Esplanade – rassemblement festif, poétique et musical

Plus d'informations à venir sur le site /www.felco-creo.org/10-octobre-2020-journee-nationale-daction-pour-que-vi....

5G : "MACRON TOMBE LE MASQUE…"

Créé le : 15/09/2020

Par Agir pour l'Environnement et PRIARTEM

Paris, le 15 septembre 2020 :

En accusant les opposants à la 5G d’Amish, présentés comme hostiles à toute forme de technologie, le président de la République tombe le masque. Emmanuel Macron vient de lancer la saison 2 de « l’environnement, ça commence à bien faire », mauvais remake d’une série déjà indigeste.
Les associations regrettent que le président de la République se sente obliger d’insulter les corps intermédiaires pour justifier une innovation dont l’intérêt demeure à démontrer.
Pour Agir pour l’Environnement et PRIARTEM, « tout ce qui est excessif est insignifiant ». Au regard de l’attitude du gouvernement et désormais du président lui-même qui multiplient les insultes et les caricatures, les associations annoncent qu’elles boycotteront le rendez-vous prévu avec Cédric O, secrétaire d’Etat à la transition numérique.
Les associations rappellent leur exigence d’un véritable débat public sous l’égide de la Commission nationale du débat public. Agir pour l’Environnement et PRIARTEM n’ont de cesse de réclamer une étude d’im-pact rigoureuse de la 5G avant son déploiement, ce que refuse le gouvernement.

 

>> Retrouvez aussi notre dossier complet sur la 5G dans le prochain numéro de Sans Transition !

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[PLAN DE RELANCE] Ni social, ni écologique!

Créé le : 10/09/2020

Par ATTAC

Avec 100 milliards d’euros, Jean Castex annonce une série de mesures pour relancer l’économie française après le confinement. Il ne fait en réalité que répondre aux demandes du MEDEF, sans répondre aux urgences sociales que connait le pays et à la nécessaire bifurcation écologique. Soyons clair, ce n’est pas un plan en faveur de l’emploi ... le premier ministre s’est en effet contenté de demander timidement au patronat ... 126000 emplois et leur donne... 100 milliards en échange !

L’orientation générale de ce plan est donc un soutien aux entreprises, y compris les plus grosses qui n’ont pas toutes des problèmes de trésorerie. Ce sont donc 20 milliards, un cinquième du plan, qui seront consacrés à la réduction des « impôts de production ». Cette baisse d’imposition était déjà en gestation avant la crise du covid et est une demande déjà ancienne du MEDEF. Pourtant, les politiques antérieures de réduction de la fiscalité des entreprises ont rarement favorisé les investissements utiles, et ont surtout servi les profits des actionnaires.
 
Ces aides ne sont assorties d’aucune conditionnalité sociale ou environnementale. Elles ne seront d’aucun secours pour sauver les salarié·e·s des centaines de milliers de licenciements en cours ou à venir et risquent d’abonder des activités incompatibles avec les limites planétaires. Couplée à une interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits, une sécurité sociale professionnelle associé à un nouveau statut du salarié pourrait a contrario assurer un maintien des droits et des revenus des salarié·e·s menacé·e·s. La relance de l’emploi par l’embauche d’agents publics n’est pas non plus envisagée, alors que le service public fait partie des "amortisseurs" de crise sociale dont l’effet est reconnu depuis la crise de 2008 et que la bifurcation écologique nécessite un accompagnement fort de l’État pour que la volonté politique affichée se décline en mesures concrètes.
De même, les sommes allouées aux minimas sociaux et aux personnes les plus précaires sont ridicules par rapport à ce qui est offert aux entreprises : 1 milliard d’euros (hausse de l’allocation de rentrée et repas à 1 euro en restaurant universitaire, aide aux associations et à l’hébergement d’urgence)... soit 1% du budget du plan de relance !
 
La baisse de la fiscalité sur les entreprises et l’absence de réforme fiscale qui s’attaquerait aux profits, est aussi un obstacle pour mettre en œuvre une transformation écologique de la société. Elle prive un peu plus les collectivités de fonds pour modifier en profondeur les modes de transports, de production, d’agriculture ou de logement, autant qu’elle empêche de développer les services publics qui ont pourtant montré leur importance ces derniers mois. Elle rend d’autant plus difficile la création des centaines de milliers de nouveaux emplois, non délocalisables nécessaires pour la transition écologique et les services non marchands.
Aux côtés des mouvements populaires et citoyens, nos associations et syndicats ont des propositions à faire et des combats à mener. Oui, il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, et ces alternatives sont crédibles, désirables et réalisables. Les mesures d’urgence du collectif unitaire « Plus Jamais Ça » constituent des premières pistes en ce sens. Elles sont amenées à s’enrichir au fil des mobilisations que nous mènerons collectivement.

[AVIATION] Table-ronde : quel virage face à la crise climatique et sociale ?

Créé le : 10/09/2020
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Par Action Non-Violente Cop21 et Alternatiba 

Les mouvements citoyens pour la justice climatique et sociale Alternatiba et Action Non-Violente COP21 organisent ce jeudi 10 septembre une table ronde qui rassemble des acteurs associatifs, scientifiques et représentants syndicaux pour interroger l’avenir de l’aviation dans le contexte de l’urgence climatique et de la Stratégie Nationale Bas Carbone de la France, alors que les répercussions de la crise sanitaire se font encore sentir sur ce secteur.

Animée par Clothilde Saunier, cette table ronde réunira Agathe Bounfour, responsable transports du Réseau Action Climat, Charles-Adrien Louis, co-fondateur et directeur général du cabinet B&L Évolution, et auteur du rapport “Climat : peut-on (encore) prendre l’avion ?”, et Joël le Jeannic, membre du bureau de Sud Aérien. 
 
L'objectif de cette table ronde sera de donner à voir le véritable impact du secteur aérien sur le climat et de penser des pistes de “sortie de crise climatique”. La présence de Joël Le Jeannic, membre du bureau de Sud Aérien, permettra d’initier la discussion sur l’accompagnement et la reconversion des salariés du secteur.
 
Dans l’après crise sanitaire, alors que le secteur aérien est durablement ébranlé, le gouvernement a fait le choix de le renflouer à hauteur de 15 milliards d’euros. Alternatiba et ANV-COP21 entendent dénoncer l’irresponsabilité des dirigeants politiques et économiques : « les directions des entreprises de l’aéronautique, notamment Air France et Airbus, annoncent déjà la suppression de milliers d’emplois, malgré le soutien massif de l’État. En misant sur une croissance infinie du trafic et sur d’hypothétiques innovations technologiques, ces dirigeants mettent en péril à la fois la situation des salariés et notre écosystème, et ce avec la complicité des responsables politiques. » peut-on lire dans l’appel publié le 10 juillet par les deux organisations.
 
Cette table ronde s’inscrit en préambule de la journée nationale d’action sur les aéroports du 3 octobre prochain. Des mobilisations sont en préparation dans au moins 10 villes, dont BayonneBordeaux, Clermont, Lille, Marseille, NantesNiceParis, avec des collectifs citoyens engagés sur leurs territoires.
 
#AvionsÀTerre
 
Lien vers l’événement facebook : 
Lien vers l’appel de la mobilisation du 3 octobre : https://alternatiba.eu/2020/07/le-3-octobre-marchons-sur-les-aeroports/  
 
>>Retrouvez aussi notre dossier complet sur l'aéronautique après la crise, dans le prochain numéro de Sans Transition! 
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