PAROLES CITOYENNES

Extraction de sable en Baie de Lannion : des lois et un jugement au mépris des biens communs.

Créé le : 06/12/2016

Par association Sauvegarde du Trégor 

Sans surprise, Sauvegarde du Trégor prend acte du jugement du Conseil d’Etat rejetant les requêtes qu’elle avait formulées conjointement avec d’autres associations contre le décret autorisant les extractions de sable dans la Baie de Lannion. 

 

 

En attendant de connaître dans le détail les conclusions des juges, elle prend la juste mesure de la limite des actions judiciaires aujourd’hui en France contre ce type de projet. Chacun doit savoir en Trégor et partout en France qu’il existe dans notre pays tout un arsenal législatif qui permet ces extractions, arsenal législatif que les juges ont mis en application. Qu’en conclure sinon que les considérations environnementales ne pèsent rien ou presque dans la décision accordée d’accaparer au profit de seuls intérêts privés, ici ceux du groupe Roullier, les richesses naturelles du sous-sol terrestre ou marin. Les alertes de l’Europe n’y ont rien fait. Cinq ans de législature du gouvernement actuel n’ont pas fait avancer le droit de l’environnement dans ces domaines.
 
Face à  cette faillite de la gouvernance de ces biens communs, Sauvegarde du Trégor considère comme encore plus légitime l’action publique des citoyennes et des citoyens contre cette autorisation d’extraction. Plus que jamais, elle leur demande de maintenir le plus élevé possible leur degré de mobilisation, comme ils l’ont déjà  fait plusieurs fois, avec succès en obtenant sa suspension provisoire. Quand le peuple, par l’intermédiaire de ses représentants, ne peut plus faire loi, il doit faire entendre sa voix.

Plus d'infos : 

www.alguesvertes.fr

Découvrez les programmes "santé" des candidats à la présidentielle

Créé le : 01/12/2016
DR

Avec la Mutualité française

Quelle place est accordée à la santé dans les différents programmes des candidats à l'élection présidentielle ? La Mutualité française lance Placedelasanté.fr, une plateforme web participative visant à "décrypter" les programmes et à "interpeller" les prétendants à la fonction présidentielle. 

 

Passer les programmes au crible

Le site passe au crible les propositions de Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou encore Yannick Jadot. Il rappelle par exemple que François Fillon souhaite faire faire 20 milliards d'euros d'économie à la Sécurité sociale en se concentrant sur le remboursement des maladies graves et de longue durée. Mais la plateforme prend soin de préciser que ces 20 milliards d'euros devront être pris en charge par les ménages ou leurs complémentaires santé. Soit un coût supplémentaire de 300 euros par personne et par an...

Interpeller les candidats

Place de la santé propose aussi d'interpeller les candidats sur les questions relatives à la santé, via un formulaire. Les interpellations pourront être ensuite publiées sur le site de la Mutualité française et/ou sur les réseaux sociaux.

Plus d'infos :

www.placedelasante.fr  

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Tribune - Les bancs de maërl bretons, parmi les plus importants d’Europe, doivent d’urgence être préservés

Créé le : 01/12/2016

Par Bretagne Vivante

En rade de Brest, la pêche à la praire menace les fonds marins, et pourrait compromettre le renouvellement des stocks de coquilles Saint-Jacques. 

Saviez-vous que ce sont plus de 900 espèces d’invertébrés et 150 espèces d’algues qui ont été recensées sur le maërl, un écosystème marin constitué d’accumulations d'algues calcaires rouges corallinacées et typique des côtes de Bretagne ? Ce qui fait de cet écosystème un réservoir essentiel de biodiversité maritime. Pourtant, dans notre région, le maërl, est actuellement en danger, et notamment en rade de Brest. Que faire pour le protéger ?

Les bancs de maërl fournissent une très large gamme de microhabitats abritant une faune et une flore très élevées. De plus, ils constituent une zone de nurserie pour des espèces commercialement exploitées (coquille Saint-Jacques, pétoncles, palourdes, praires) et les jeunes poissons (bar, dorade, lieu, rouget…).

Les bancs de maërl français sont situés sur la façade Manche Atlantique, essentiellement en Bretagne, entre Noirmoutier et la presqu’île du Cotentin. Parmi eux figurent certains des bancs les plus étendus d’Europe (Rade de Brest, Belle-Ile, baie de Saint Brieuc), couvrant plusieurs dizaines de kilomètres carrés.

Le problème, c’est que les activités humaines menacent le bon état de ces bancs de maërl. Extraction, eutrophisation, espèces invasives introduites par l’homme, pêche aux engins trainants : toutes ces perturbations dégradent les fonctions écologiques remplies par le maërl et en particulier son rôle de nurserie (voir encadré ci-dessous).

Récemment, en rade de Brest, les bancs de maërl ont fait l’objet d’une très forte pression de pêche à la praire. En effet, depuis 2004, la pêche à la coquille Saint-Jacques a été régulièrement fermée suite au développement de phytoplancton toxique. Les pêcheurs se sont trouvés contraints de reporter l’essentiel de leur effort de pêche sur les gisements de praires de la rade. Ce bivalve vit enfoui au sein des sédiments grossiers dont les bancs de maërl. Des études menées par l’Université de Brest ont montré qu’une partie significative des bancs de maërl de la rade de Brest ont vu leur état se dégrader fortement depuis 2004, sous la pression des dragues à praires. Or, sans maërl vivant, le renouvellement des stocks de coquilles Saint-Jacques (et de pétoncles noirs) s’effondre. La forte pression de pêche aux praires a donc pour effet de diminuer les ressources futures de cette espèce qui a un intérêt économique bien plus élevé que la praire. Or ce sont les mêmes professionnels qui exploitent les praires et les coquilles Saint-Jacques…

Les blooms de phytoplancton toxiques sont dus aux déséquilibres de l’eau de mer, surchargée en azote. La présence de ces blooms toxiques entraînent l’interdiction de la pêche à la coquille Saint-Jacques, déclenchant celle de la praire qui détruit le maërl. On voit ainsi qu’il s’agit encore une fois d’un impact indirect des effets de l’agriculture industrielle. D’où la nécessité de continuer à lutter en amont contre les épandages.

Il est regrettable que l’état de conservation d’un habitat fragile, dont le rôle est essentiel au fonctionnement des écosystèmes côtiers, puisse voir son état de conservation dégradé à ce point et sur une telle surface (environ 10 km²), au cœur d’une zone Natura 2000.

Il est désormais urgent de mettre en place un plan d’exploitation modérée des bancs de praires en rade de Brest, qui épargnerait les bancs où le maërl est encore vivant et permettrait une activité coquillière plus durable. Il semble possible de maintenir à la fois une activité économique de pêche coquillière viable et une bonne conservation des bancs de maërl.

Bretagne Vivante appelle à la mise en place rapide d’une gestion basée sur une exploitation des bancs de maërl vivant, quasi exclusivement pour les pétoncles noirs et les coquilles, tandis que l’exploitation des praires se cantonnerait aux autres types de sédiments. La dégradation récente du maërl est très rapide, et la croissance naturelle du maërl extrêmement faible :  si rien n’est fait, les pertes massives constatées ces dernières années ne pourront plus être compensées.

Jean-Luc Toullec,

Président de Bretagne Vivante

TRIBUNE - Perturbateurs endocriniens : la commission européenne refuse de s'engager

Créé le : 01/12/2016
Crédit : Pixabay

Par Générations Future 

Alors que 100 scientifiques publient une tribune exceptionnelle dans Le Monde pour mettre en garde contre les danger des perturbateurs endocriniens, l'association Générations Futures revient sur la position controversée des institutions européennes à l'égard de ces substances. 

Les révélations du journal Le Monde du 29 novembre, sous la plume de la journaliste Stéphane Horel, montrent clairement que la Commission Européenne est prête à tout pour ne pas appliquer les dispositions d’exclusion des pesticides perturbateurs endocriniens pourtant décidées démocratiquement en 2009 par le Parlement européen… et la Commission européenne. 

Pas de précaution particulière

Ses à priori sont mis à jour par le journal. Surtout le fait que la Commission base sa volonté de traiter les perturbateurs endocriniens comme les autres produits chimiques sans précaution particulière malgré leur spécificité (en piétinant au passage les décisions démocratiques de 2009 dans un véritable abus de pouvoir) basée notamment sur des ‘études’ commanditées par l’industrie chimique et/ou réalisées par des scientifiques en conflit d’intérêt avec cette industrie est intolérable ! Ceci n’est rien de moins qu’un scandale majeur en matière sanitaire et des responsabilités devront être mises à jour.

« La Commission européenne doit enfin retrouver la raison et écouter la voix des scientifiques indépendants qui ce jour encore signent par dizaines un texte protestant contre la manipulation de la science et l’appelant à prendre en compte la véritable science en adoptant des critères d’exclusion pour les perturbateurs endocriniens qui protègent vraiment la santé du public. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Plus d'infos :

www.générations-futures.fr

Je soutiens l'accueil des migrantes et des migrants !

Créé le : 24/11/2016

Par la Ligue des droits de l'Homme

A l'initiative de la Ligue des droits de l'Homme, 179 élues locales et élus locaux ont signé à ce jour ce manifeste de soutien à l'accueil des migrantes et migrants partout sur notre territoire. Signez le également ! 

Retrouvez dans le prochain numéro de Sans Transition ! un dossier consacré aux initiatives citoyennes d'accueil des migrants. 

Parce que je n'oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières,
Parce que je n'oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu'ils fuyaient guerre, dictature ou misère,
Parce que je n'oublie pas que personne ne s'exile par plaisir mais pour des raisons graves,
Parce que je n'oublie pas que chacun-e a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits,
Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays,
Parce que les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l'Union européenne et au démantèlement de la « jungle » de Calais, ternissent la devise « Liberté, égalité, fraternité » portée par notre République,
Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d'accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux.
 
Si vous souhaitez rejoindre et signer cet appel, vous pouvez dès à présent le faire en ligne.
 
Premiers signataires :
ABATE Patrick, sénateur de Moselle ; AKRICHE Laurent, conseiller municipal de Château d'Olonne ; ALICHIKH Ali, conseiller municipal de La Verrière ; ANDRE Yves, maire de Bannalec ; ANREOLETY Denis, maire adjoint de Magnanville ; ARGELÈS Christine, première adjointe au maire de Rouen ; ASSASSI Eliane, sénatrice de Seine Saint-Denis ; AUDOIN Laurent, conseiller d'arrondissement de Paris 5; BADINA Frédéric, adjoint au maire de Paris 18; BAGHDAD José, conseiller de Paris 15e ; BAGNERIS Bernard, conseiller départemental de la Haute-Garonne ; BASSINO Dante, adjoint au maire de Paris 10e arrondissement ; BAURET Bénédicte, conseillère municipale de Mantes-la-Ville ; BAYOU Julien, conseiller régional d'Ile-de-France ; BELKHIR Dalila, conseillère municipale de La Verrière ; BELOT Monique, adjointe au maire de La Verrière ; BENATRE Marie-Annick, adjointe au maire de Nantes ; BERTHEUIL Bruno, adjoint au maire de Rouen ; BILIS Michel, conseiller d'arrondissement Paris 11; BILLOUT Michel, sénateur de Seine-et-Marne ; BIR Cécile, adjointe à la ville de Nantes ; BLAUEL Célia, adjointe à la maire de Paris ; BLEE Jean-Yves, maire adjoint de La Verrière ; BOCK Michel, maire adjoint honoraire de Guyancourt ; BOLZINGER Maria, conseillère municipale d'Elancourt ; BONZOM Martine, conseillère municipale de La Verrière ; BORRY Anne, maire d'Arzano ; BOSINO Jean-Pierre, sénateur de l'Oise et maire de Montataire ; BOU Christian, conseiller municipal de Rochefort-en-Yvelines ; BOURGOIN Christian, conseiller municipal de La Verrière ; BOUTAULT Jacques, maire du 2e arrondissement de Paris ; BREUILLER Daniel, maire d'Arcueil et vice-président de la métropole Grand Paris ; BRIANCON François, conseiller municipal de Toulouse ; BRIDIER Galla, conseillère de la mairie Paris 18; BRINGUY Sophie, conseillère régionale des Pays-de-La-Loire ; BROSSAT Ian, adjoint à la maire de Paris ; CARDET Christelle, conseillère régionale des Pays-de-La-Loire ; CAREME Damien, maire de Grande-Synthe ; CARREY-CONTE Fanélie, conseillère régionale Ile-de- France ; CATHALA Laurent, député et maire de Créteil ; CHARPENTIER Isabelle, maire adjointe de Paris 11; CHEKHEMANI Kader, adjoint au maire de Rouen et vice-président du conseil régional de Haute-Normandie ; CHERKI Pascal, député de la 11e circonscription de Paris ; CHIARADIA Romain, conseiller municipal de Sartrouville ; CHIESA Pierre, conseiller municipal d'Ivry-sur-Seine et conseiller territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre ; COHEN Pierre, conseiller municipal de Toulouse et conseiller communautaire ; COLL Jean-Louis, maire de Pinsaguel ; COMBES Françoise, conseillère municipale Rouen ; CORONADO Sergio, député de la 2e circonscription des Français de l'étranger Amérique latine et Caraïbes ; COSTE Nathalie, conseillère municipale à Mantes-la-Jolie et conseillère de la communauté urbaine Grand Paris Seine Ouest ; CROS Guillaume, vice-président de la région Occitanie ; CUKIERMAN Cécile, sénatrice de la Loire, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes ; DAGNAUD François, maire du 19e arrondissement de Paris ; DAMERVAL François, conseiller régional Ile-de-France ; DARGENT Claude, conseiller de Paris et du 15e arrondissement ; DAVID Annie, sénatrice de l'Isère et membre de la commission des affaires sociales du Sénat ; DE CINTRÉ Christine, conseillère municipale déléguée de Rouen ; DE COARMOND Vincentella, conseillère municipale de Toulouse et conseillère communautaire ; DEBORD Pascale, conseiller régional des Pays-de-La-Loire ; DELESQUE Ludovic, adjoint au maire de Rouen ; DEMARTHE Pascal, député de la Somme ; DEMESSINE Michelle, sénatrice du Nord ; DESCAMPS-CROSNIER Françoise, député des Yvelines ; DIALLO Mamadou, conseiller municipal délégué de Rouen ; DIDIER Evelyne, sénatrice de Meurthe-et-Moselle ; DIXMERAS Jean-Paul, conseiller municipal de Fontainebleau ; DOROCQ Françoise, conseillère d'arrondissement Paris 15; DOUET Patrick, maire de Bonneuil-sur-Marne ; DOUGE Christophe, conseiller régional des Pays-de-La-Loire ; DUFLOT Cécile, députée de la 6e circonscription de Paris ; DUGAS-RAVENEAU Fabienne, conseillère municipale de Pons ; DUMONT Laurence, députée du Calvados, vice-présidente de l'Assemblée nationale ; DUMONT Nicolas, maire d'Abbeville ; DURAND Philippe, maire adjoint de la mairie de Paris 18e ; DUTARTE Caroline, conseillère départementale de la ville de Rouen ; DUTU Nelly, maire de La Verrière, déléguée communautaire ; ESPARGILIERE Juliette, conseillère régionale Ile-de-France ; ETONNO Lucie, conseillère régionale écologiste et citoyens des Pays-de-La-Loire ; FAUGERON Corine, adjointe au maire de Paris 4; FERAUD Rémi, maire de Paris 10; FILOCHE Léa, conseillère municipale du maire du 19e arrondissement de Paris ; FOUCAUD Thierry, vice-président du Sénat et sénateur de la Seine-Maritime ; FOURNEYRON Valérie, députée de la première circonscription de Seine-Maritime ; FOURNIER Alain, ancien adjoint au maire de Clichy-la-Garenne ; FUCHS Andrea, conseillère municipale du maire du 19e arrondissement de Paris ; FUCHS Sylvie, conseillère régionale Ile-de-France ; GERMAIN-VEDRENNE Emilie, conseillère municipale de Guyancourt ; GERVAISE Jean-Loup, adjoint au maire de Rouen ; GOODMAN Béatrice, maire adjointe de La Verrière ; GREGOIRE Emmanuel, adjoint à la maire de Paris ; GRENOUILLET Philippe, maire adjoint de La Verrière ; GUERRIEN Frédéric, adjoint à la maire du 20e arrondissement de Paris ; GUHL Antoinette, adjointe à la maire de Paris ; HAJJAJ Alain, conseiller municipal de La Verrière ; HAKKI Jalal, conseiller municipal de La Verrière ; HAMON Benoît, député des Yvelines ; HANOTIN Mathieu, député de Seine-Saint-Denis ; HARDY Isabelle, conseillère municipale de Toulouse, conseillère communautaire ; HERIDEL Brigitte, élue municipale de Vertou ; HÉROUIN-LÉAUTEY Florence, adjointe au maire de Rouen ; HOCDE Stéphanie, conseillère municipale de La Verrière ; HOUFAF-KHOUFAF Ahmed, conseiller municipal de La Verrière ; HUARD Jean-Paul, adjoint à la ville de Nantes ; HUGUES Laurence, adjointe à la mairie de Paris 3; JANODET Christine, maire d'Orly ; JAPHET Pierre, maire adjoint du 11e arrondissement de Paris ; JEANDET-MENGUAL Emmanuèle, conseillère municipale déléguée de Rouen ; JOLY Régine, conseillère municipale de Royan, vice-présidente de la communauté d'agglomération Royan-Atlantique ; JULIEN Pascal, conseiller de la ville de Paris ; JUTIER David, conseiller municipal et communautaire de Rambouillet ; LAHMER Annie, conseillère régionale Ile-de-France ; LAMRANI Mohamed, maire adjoint de La Verrière ; LATORRE Chantal, conseillère municipale de La Verrière ; LAURENT Pierre, sénateur de Paris ; LE COZ Isabelle, maire adjointe de La Verrière ; LE PENNEC Marcel, maire de Moëlan-sur-Mer ; LE PENSEC Louis, ex-ministre de la Mer, des Dom-Tom, de l'Agriculture et de la Pêche, sénateur et président de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe (AFCCRE) ; LE RESTE Didier, conseiller municipal de la ville de Paris ; LE SCOUARNEC Michel, sénateur du Morbihan ; LEBOUC Michel, maire de Magnanville ; LECHAT Etienne, conseiller municipal de Saint-Herblain ; LECOMTE Pierre, conseiller municipal de Rouen ; LEMORTON Catherine, députée de Haute-Garonne et présidente de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale ; LEPINEUX François, maire de Brax en Haute-Garonne ; LERT Dan, maire adjoint de Paris 19; LORAND Isabelle, adjointe au maire de Vitry-sur-Seine ; LORENZINI Loïc, conseiller d'arrondissement de Paris 18; MACKOWIAK Janine, 3e adjointe au maire de Saint-Georges-de Didonne ; MADEC Roger, sénateur de Paris 19e arrondissement ; MALBERG Marine, conseillère d'arrondissement de Paris 11; MANCEL Joël, maire de Triel-sur-Seine ; MARE Dominique, conseiller municipal de La Verrière ; MARIOJOULS Joël, conseiller municipal de Mantes-la-Jolie ; MARTIN Philippe, député du Gers, président du conseil général et ancien ministre ; MAURICE Antoine, conseiller municipal de Toulouse ; MECHMACHE Mohamed, conseiller régional d'Ile-de-France ; METAIRIE Christian, 1er adjoint au maire d'Arcueil, vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne ; MIOSSEC Sébastien, maire de Riec-sur-Belon et président de Quimperlé-communauté ; MISEREY Luc, conseiller municipal de Trappes ; MONVILLE de CECCO Bénédicte, conseillère régionale d'Ile-de-France et élue à Melun et à la Communauté de communes Melun-Val-de-Seine ; MOULIN Catherine, maire de la commune de Faux-la-Montagne ; NEDELEC Marie Hélène, vice-présidente de Nantes Métropole, conseillère municipale de la ville de Saint-Herblain ; NICOLAS David, maire d'Avranches ; NICOLON Franck, élu au conseil régional Pays-de-La-Loire ; PAQUIER Jean-Christophe, maire délégué d'Ecuelles, premier adjoint de la commune nouvelle de Moret-Loing et Orvanne ; PAREJA Olivier, conseiller municipal de Guyancourt et conseiller communautaire Saint-Quentin-en Yvelines ; PATRICE Laurence, conseillère d'arrondissement de Paris 15e ; PESSIOT Guy, conseiller municipal délégué de Rouen ; PETIT Carine, maire du 14e arrondissement de Paris ; PROUST Mélodie, conseillère régionale des Pays-de-la-Loire ; PROUST Sarah, élue de la mairie de Paris 18e ; PRUNAUD Christine, sénatrice des Côtes-d'Armor ; QUAMAR Hassan, conseiller municipal de La Verrière ; QUERNEZ Michaël, maire de Quimperlé et premier vice-président du conseil départemental ; RAFIQ Zoubida, maire adjoint de La Verrière ; RAMBAUD Christine, adjointe au maire de Rouen ; REVERDY Jean Philippe, conseiller municipal de Saint-Brévin ; ROBERT  Yvon, maire de Rouen ; ROMI Raphaël, conseiller municipal de Clisson ; ROULOT  Eric, maire de Limay ; ROY Isabelle, conseillère d'arrondissement Paris 15; ROY Michel, conseillère municipale de La Verrière ; SALOMON Maguy, conseillère municipale Nantes ; SARKISSIAN Roseline, conseillère régionale d'Ile-de-France et conseillère municipale et communautaire du Pays de Fontainebleau ; SENEE Ghislaine, maire d'Evecquemont et conseillère régionale ; SERNE Pierre, conseiller régional d'Ile-de-France et conseiller municipal de Vincennes ; SITBON Florian, conseiller du 15e arrondissement de Paris ; SLIMANI  Laura, conseillère municipale déléguée de Rouen ; SNITER Juliette, conseillère municipale à Guyancourt ; SOLANS Aurélie, conseillère municipale de Paris 19; STEBENET Christine, conseillère départementale de la Haute-Garonne ; TEISSEIRE Christophe, conseiller d'arrondissement de Paris 12; TIBERTI Adrien, conseiller de la mairie de Paris 11; TOURTE Dominique, conseillère du 10e arrondissement de Paris ; TRAORE Amara, maire adjoint de La Verrière ; VAUGLIN François, maire du 11e arrondissement de Paris ; VIEU Marie Pierre, conseillère municipale de Tarbes et élue du Grand Tarbes ; WEISSELBERG Stéphane, maire adjoint de Romainville et conseiller territorial d'Est Ensemble ; ZEMOURI Essaid, conseiller municipal et conseiller territorial de Saint-Denis

Tendre vers le "zéro déchet", c'est possible !

Créé le : 21/11/2016
Crédits : Pixabay

Par France Nature Environnement 

L’édition 2016 de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) se déroulera du 19 au 27 novembre. L’occasion pour les associations de France Nature Environnement de proposer à tous les publics (collectivités, entreprises, citoyens...) des solutions pour consommer plus durablement et éviter les gaspillages.

 

Les déchets d’emballages : thème européen de la SERD 2016

Sacs, barquettes, bouteilles, flacons, sachets… La plupart des produits que nous consommons au quotidien sont conditionnés dans des emballages (pour ne pas dire des sur-emballages) qui remplissent rapidement nos poubelles, alors que nous ne les utilisons bien souvent que pour quelques minutes. Rien qu’en 2014, les déchets d'emballages ménagers s'élevaient à près de 5 millions de tonnes[1] en France. À ce chiffre s'ajoutent bien évidemment d'autres catégories de déchets d'emballages industriels et commerciaux. Il est donc urgent de réduire ces déchets qui finissent bien souvent en décharge ou incinérés, quand on ne les retrouve pas directement abandonnés dans la nature. Heureusement, de plus en plus d’initiatives voient le jour dans de nombreux territoires : développement d’offres de produits en vrac, mise en place de systèmes de consigne, utilisation de sacs réutilisables[1] .... De plus en plus de citoyen.ne.s, se tournent vers ces solutions pour tendre vers des modes de vie « zéro déchet ». Ces démarches peuvent être très efficaces puisque d’après l’ADEME, chacun peut réduire ses déchets de 26 kg par an[2] en limitant les emballages !

Les associations du mouvement FNE se mobilisent

Dès samedi et durant une semaine, plus de quarante associations de FNE mettront en place une centaine d’actions partout en France. Plusieurs d’entre elles investiront le thème européen de la SERD en offrant des solutions concrètes pour réduire les déchets d’emballage au quotidien. A Marseille, l’association Colinéo proposera à des élèves d’une école primaire d’imaginer un goûter sans déchet. A Saint-Mars-d’Outillé, un atelier pour apprendre à pratiquer le furoshiki, l’art japonais de l’emballage en tissu plié (et donc réutilisable), sera proposé par l’association Mes Mots 72. A Toulouse, FNE Midi-Pyrénées mettra en place un atelier de couture de sacs à vrac, en partenariat avec l’association Double Boucle et l’épicerie sans emballage Ceci&Cela.

Plusieurs projections-débat autour du film Trashed seront également organisées par FNE PACA, FNE 04, TDVN 83 et Serre Vivante. Ce film, dont FNE est partenaire officiel, suit le voyage à travers le monde de l’acteur oscarisé Jeremy Irons qui alerte à propos des dommages causés sur l’environnement et notre santépar la mauvaise gestion des déchets.

Pour Nathalie Villermet, responsable du réseau prévention et gestion des déchets de France Nature Environnement, « la filière des emballages ménagers a été pionnière dans la mise en place d’un dispositif de Responsabilité Elargie des Producteurs dès 1992, qui se traduit aujourd’hui par un taux de recyclage de relativement élevé, même s’il doit encore progresser. Pour autant, la réduction du volume des déchets d’emballages est insuffisante et cet enjeu doit devenir la priorité de l’ensemble des acteurs. Les associations sont déjà mobilisées en tant que porteuses d’initiatives et d’actions de sensibilisation. La SERD est là pour présenter toutes les solutions qui existent déjà pour réduire nos emballages. »

Découvrir toutes les actions organisées par les associations de FNE près de chez vous

 

 


[1]                      Source : Panorama des filières à Responsabilité Elargie du Producteur (REP), ADEME, 2015

[2]                      Source : Site de l’ADEME « Ça suffit le gâchis » : Je limite les emballages

 

La réduction des quotas d'espèces profondes n'empêchera pas leur surpêche

Créé le : 15/11/2016
Pixabay

Par Bloom

Les ONG BLOOM, Deep Sea Conservation Coalition (DSCC) et Seas at Risk, et sont déçues par les totaux admissibles de capture (TAC) fixés hier soir pour les espèces profondes par le Conseil des ministres de l’UE. Les ministres ont baissé le total autorisé de capture pour la plupart des stocks de poissons profonds, mais cette décision n'empêchera pas la surpêche. La plupart des quotas sont fixés bien au-dessus des niveaux recommandés par la communauté scientifique pour parvenir à une pêche durable et permettront par conséquent la surpêche d’espèces profondes vulnérables.

Les ONG BLOOM, Deep Sea Conservation Coalition (DSCC) et Seas at Risk, et sont déçues par les totaux admissibles de capture (TAC) fixés hier soir pour les espèces profondes par le Conseil des ministres de l’UE. Les ministres ont baissé le total autorisé de capture pour la plupart des stocks de poissons profonds, mais cette décision n'empêchera pas la surpêche. La plupart des quotas sont fixés bien au-dessus des niveaux recommandés par la communauté scientifique pour parvenir à une pêche durable et permettront par conséquent la surpêche d’espèces profondes vulnérables.

Monica Verbeek, directrice de Seas At Risk, déclarait : “Nous espérions que les ministres des pêches compléteraient l'accord politique trouvé en juin dernier pour la protection des grandes profondeurs marines en adoptant des quotas de pêche très prudents. Il est extrêmement décevant que les ministres aient décidé d'ignorer les avis scientifiques et dautoriser la surpêche.”

Les ministres ont totalement ignoré les avis scientifiques au moment de fixer les quotas de pêche pour des poissons comme la dorade rose, le sabre noir et la mostelle de fond, ce qui met ces espèces en danger. Les ministres ont également autorisé la poursuite de la pêche du grenadier de roche qui a été classé comme "en danger d’extinction" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans sa première « Liste rouge de poissons marins d'Europe » publiée en 2015.

Les espèces d'eau profonde ont généralement une croissance lente et un faible taux de reproduction, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la surpêche, surtout lorsque les connaissances scientifiques à leur propos sont limitées.

Le Conseil a également adopté des totaux admissibles de captures pour les requins d'eau profonde, dont plusieurs sont menacés d’extinction ou même en danger « critique » d’extinction, selon l’UICN. Cette décision grave remet en cause les quotas de pêche fixés à zéro pour les requins profonds depuis plusieurs années. « Cela souligne un vice fondamental dans la gestion des pêches profondes » a réagi Matthew Gianni de la Deep Sea Conservation Coalition. « Le Conseil devrait s’assurer que les pêches profondes sont gérées de façon à éviter la capture d'espèces menacées plutôt que d'abdiquer sa responsabilité en fixant un quota permettant la capture accessoire de ces espèces dans des pêcheries non sélectives ».

Les attentes n’ont fait que croître vis-à-vis du Conseil à la suite de l'accord politique trouvé le 30 juin 2016 sur la réforme du règlement encadrant la pêche profonde, qui renforcera considérablement la protection des habitats d'eau profonde. « Nous attendions des ministres de la pêche qu’ils soient à la hauteur des enjeux car le processus de décision des quotas est supposé compléter, et non pas amoindrir, les mesures de protection des fonds marins en empêchant la surpêche des espèces profondes » s’indignait Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM.

Une telle attitude du Conseil aurait été conforme non seulement à la Politique commune de la pêche qui prévoit de mettre fin à la surpêche d'ici à 2020, mais aussi aux engagements internationaux pris à l'Assemblée générale des Nations unies, où il est clairement indiqué que lorsque les informations scientifiques disponibles ne permettent pas d’identifier les taux d'exploitation durables, aucune possibilité de pêche ne devrait être attribuée aux pêcheries concernées.


Plus d'informations :

Ici les recommandations de Seas At Risk’s et l’annexe, envoyées au Conseil des Ministres avant la décision du Conseil.

 

Notre-Dame-des-Landes. Qui va payer la destruction de l'environnement et la construction d'infrastructures inutiles ?

Créé le : 14/11/2016
FD/LMDP

Par France Nature Environnement 

Contre toute attente, la Justice n’a pas suivi les conclusions du rapporteur public qui demandait l’annulation de quatre arrêtés préfectoraux permettant le démarrage des travaux pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. FNE et les associations de son mouvement regrettent cette décision qui condamne les habitants de la région nantaise et l’ensemble des Français à devoir payer pour la destruction de leur patrimoine naturel…

Le rapporteur public de la Cour administrative d’appel de Nantes demandait l’annulation des quatre arrêtés préfectoraux prévoyant une dérogation à la protection des zones humides et des espèces protégées. Il se fondait sur le principe ERC (Eviter, Réduire, Compenser) en critiquant le fait que le porteur de projet saute directement aux compensations (d’ailleurs insuffisantes) sans se demander d’abord comment éviter et réduire les impacts du projet sur les milieux naturels.

Il considérait en effet, par exemple, qu’il y a moyen de les éviter en modernisant l’aéroport existant de façon à répondre à la problématique qui a motivé le projet Notre-Dame-des-Landes : absorber l’augmentation du nombre de passagers. Pour le rapporteur, l’alternative « Nantes Atlantique » est donc crédible au regard de deux rapports[1] qui, intervenus tardivement, ont été largement ignorés par les décideurs publics.

Une décision plus qu’étonnante !

Cependant, les juges n’ont pas suivi son avis alors que c’est le cas dans 90% des affaires. Nous regrettons ces décisions de justice qui vont à rebours d’une véritable prise en compte de la dimension environnementale dans les projets d’aménagement. À l’heure de la COP22, ces décisions sont significatives du chemin qui reste à parcourir à la France pour répondre convenablement aux enjeux environnementaux de ce siècle.

Pour Denez l’Hostis, Président de FNE : « Cette décision est une très mauvaise nouvelle pour la nature et l’environnement mais au-delà, pour tous les habitants du grand ouest qui devront financer non seulement l’aéroport et les divers projets annexes (autoroutes, LGV, ligne tram-train, voiries…). De plus ce projet accélère encore la destruction de leur patrimoine naturel et la perte d’une infrastructure naturelle gratuite que constitue cette zone humide qui stocke du carbone, régule les sécheresses, absorbe les crues et génère de la biodiversité. Malgré cette décision, nous continuons à demander l’abandon définitif du projet qui nous paraît toujours aussi absurde, en rappelant que toutes les autorisations ne sont pas encore délivrées et le contentieux européen est toujours pendant ».

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[1] Rapport DGAC :Evaluation des coûts de réaménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique dans le scénario d’un maintien de l’activité (nov 2013) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Evaluation-des-couts-de,35299.html et rapport CGEDD : Etude sur les alternatives pour le développement aéroportuaire du Grand Ouest (mars 2016) http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/010459-01_rapport_cle28d63c.pdf

 

 

Des terres, pas d’hypers !

Créé le : 14/11/2016

Par le collectif "Des Terres, pas d'hypers !"

Le dernier numéro de Sans Transition ! consacre une enquête aux centres commerciaux qui menacent les terres agricoles, la vitalité des centre-villes et qui contribuent à l'étalement urbain. En France, des groupes de citoyens et des associations qui luttent contre les projets d'extentions ou de créations de complexes commerciaux se sont rassemblés dans le collectif "Des terres, pas d'hypers". Nous lui donnons la parole dans cette tribune. 

La Fédération « Des Terres pas, d’hypers !» regroupe des associations et des collectifs citoyens dénonçant les méfaits sociaux et environnementaux de centres commerciaux géants qui continuent à s’implanter partout en France. Ensemble, nous voulons dénoncer les problèmes liés à la disparition des petites entreprises commerciales-artisanales, des agriculteurs, des terres fertiles et naturelles.

Le dogme de la baisse des prix par une concurrence entre enseignes a encouragé la production de mètres carrés commerciaux. On assiste aujourd’hui à une surproduction des surfaces commerciales au regard des capacités de consommation qui entraîne faillites, fermetures, développement de friches commerciales.

Chaque commune concernée est tentée par une extension des surfaces existantes et participe ainsi à la fuite en avant. Le commerce de proximité, le commerce indépendant non franchisé, la vitalité des centres villes sont partout menacés.

Sur le plan agricole, la position dominante de la grande distribution, accentuée par ces centres commerciaux géants, pèse sur les revenus des producteurs, freine le développement des circuits courts, favorise une production surabondante, sous-payée et médiocre.

Ces hypermarchés de périphérie visent de très vastes zones de chalandise. Ils génèrent 2,6 fois plus d’émissions de CO2 par kilogramme d’achats que les commerces de proximité. Investisseurs et élus justifient ces projets par la promesse de créations d’emplois, à grand renfort de chiffres fluctuants, selon des modes de calcul contestés.

Les emplois détruits par la disparition des concurrents et par les économies d’échelle propres à un modèle qui pratique le dumping social depuis la production jusqu’à la vente en passant par le transport, ne sont jamais comptabilisés.

Sur la base de ce dogme, nos dirigeants ont permis à la grande distribution de devenir d’énormes entreprises qui encaissent des bénéfices colossaux sur le dos des consommateurs, en éliminant les commerçants, les artisans, les petits industriels et les agriculteurs avec un impact catastrophique sur l’environnement.

La fédération « Des Terres pas, d’hypers !» souhaite arrêter ces projets désastreux et exiger des mesures législatives contre ce développement commercial aberrant.

Nous voulons un meilleur avenir : des petites entreprises commerciales-artisanales pour la création d’emplois locaux, des agriculteurs et des terres fertiles pour nos ressources alimentaires en circuit-court, un environnement préservé.

Des terres, pas d’hypers ! 

Siège : 87 bd jean Rostand 45800 Saint-Jean de Braye -Préfecture d’Orléans

Contact : desterrespasdhypers@gmail.com tel : 04 42 09 68 40

 

Rapport de la Cour des comptes : Le Réseau Action Climat appelle à une transition vers une fiscalité écologique et juste

Créé le : 10/11/2016
Crédits : Pixabay

Par le Réseau Action Climat

La Cour des comptes souligne, dans un rapport publié le 8 novembre [1], le poids prépondérant des dépenses fiscales défavorables à l’environnement. Non seulement celles-ci sont largement supérieures aux dépenses fiscales favorables à l’environnement mais elles se sont accrues ces dernières années. Pour le Réseau Action Climat, le système fiscal a besoin d’être réformé en profondeur pour être mis en accord avec les objectifs de lutte contre les changements climatiques. En attendant, des mesures peuvent d’ores et déjà être adoptées dans le PLF2017.

L'Etat finance donc davantage la pollution que les solutions environnementales et climatiques via son système fiscal. Si on tient compte du différentiel de taxation entre le gazole et l’essence (6,11 Md€ en 2015 [2] , le total des dépenses fiscales défavorables au développement durable s’élève alors, selon la Cour des comptes, à 13 Md€ en 2015 [3], contre moins de 5 Md€ en faveur de l'environnement.  

C’est sans compter d’autres niches fiscales accordées à des secteurs très émetteurs de gaz à effet de serre comme le transport aérien qui bénéficie d’une exemption de taxe totale sur le carburant équivalant à 2,825 milliards d’euros en 2015 [4]. Bénéficiant avant tout aux personnes les plus aisées [5] et contraire au principe de pollueur-payeur, cette niche fiscale est une aberration. 

Pour le Réseau Action Climat, les niches fiscales défavorables à l’environnement doivent être supprimées pour mettre le système fiscal en cohérence avec la loi de transition énergétique et l’Accord de Paris sur le climat. Afin d’anticiper les impacts sur les acteurs et les secteurs concernés et d’accompagner cette transition, un échéancier doit être programmé au plus tôt.  

Enfin, il est encore temps pour le gouvernement et les parlementaires de laisser un bilan plus honorable sur la fiscalité écologique en rectifiant le tir dans la loi de finance 2017. Le Réseau Action Climat préconise la poursuite du rattrapage fiscal entre le diesel et l’essence en augmentant la TICPE sur le gazole et l’accélération de la trajectoire de la composante carbone.  

Afin de mettre ces mesures au service d’une transition écologique plus juste, les recettes de la fiscalité écologique devront bénéficier aux ménages en premier lieu : directement pour les personnes en situation de précarité énergétique, au travers d’investissements dans les alternatives au transport routier individuel, bonnes pour la santé et le climat (transports en commun, projets pour rendre les territoires cyclables).

Plus d'infos :

www.rac-f.org 

[1] Lien vers le rapport : Cour des comptes, L’efficience des dépenses fiscales relatives au développement durable, 9 novembre 2016. http://www.ccomptes.fr/Accueil/Publications/Publications/L-efficience-des-depenses-fiscales-relatives-au-developpement-durable

[2] Calculé en comparant les taux de 62,41 €/hl de taxe intérieure de consommation pour les supercarburants, et de 46,82 €/hl pour le gazole et en utilisant les consommations annuelles de carburant (données DGDDI, 2015).

[3] La Cour des comptes a estimé à 11,87 Milliards d’euros (Md€) le total des dépenses fiscales en 2015. Alors que les dépenses fiscales favorables à l’environnement s’élèvent à 4, 973 Md€ en 2015, les dépenses fiscales défavorables à l’environnement s’élèvent à 6,90Md€. Ce montant a augmenté de 51,9% entre 2010 et 2015.

[4] L’avantage fiscal bénéficiant au transport aérien s’élève à 2 825 M€ en 2015, selon le rapport de la Cour des comptes.

[5] Parmi les ménages dont le niveau de vie est le plus faible, moins d’un quart a pris l’avion au cours de l’année écoulée. Chez les ménages dont le niveau de vie est le plus élevé, cette proportion atteint 49 % Source : Commissariat général au développement durable CGDD - Les Français et la mobilité durable - Septembre 2016.

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