PAROLES CITOYENNES

Transport maritime : toujours plus gros, toujours plus polluant

Créé le : 19/01/2017
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Par France Nature Environnement

En cette année européenne du transport maritime, France Nature Environnement présente de nouveaux éléments de son enquête sur la pollution de l’air du transport maritime.  En partenariat avec l’ONG allemande NABU et France Nature Environnement PACA, France Nature Environnement a réalisé des mesures de la qualité de l’air à proximité du port de Marseille. Les résultats sont édifiants : la concentration en particules ultra fines est ainsi 20 à 50 fois plus élevée près du port par rapport au parc du Pharo sur les hauteurs de Marseille. L’émission Thalassa diffusée ce vendredi 20 Janvier sur France 3 reviendra sur cette pollution au cœur des villes, loin des images de rêve et de vacances véhiculées par ces monstres flottants.

 

Pollution de l’air des navires : une augmentation de particules fines inquiétante

Porte-conteneurs, navires de croisière, aujourd’hui, le gigantisme des navires interpelle.Cela fait maintenant plus de deux ans que FNE dénonce les émissions polluantes de ces géants des mers. Avec les équipes de l’ONG allemande NABU et FNE PACA, nous effectuons chaque année des mesures de cette pollution de plus en plus importante subie par les habitants des villes portuaires. Les résultats de nos mesures sont alarmants et confirment les études scientifiques sur le sujet : la concentration en particules ultra fines à proximité du port est 20 à 50 fois plus élevée par rapport au parc du Pharo sur les hauteurs de Marseille.

En Aout 2016, les équipes de Thalassa ont accompagné FNE, NABU et FNE PACA pendant leur campagne de mesures afin de réaliser un reportage sur cette problématique. Il sera diffusé ce vendredi à 20h45 sur France 3.

Face à ce constat, des solutions doivent être mises en œuvre

La majeure partie de la pollution de l'air des navires provient de la teneur en soufre de leur carburant. Le fioul lourd, utilisé comme carburant, contient ainsi jusqu'à 3500 fois plus de soufre que le diesel automobile. Lors de la combustion, ce carburant rejette de l’oxyde de soufre, un polluant

connu pour son impact sanitaire (maladies respiratoires, bronchites, irritations de la gorge) et environnemental (pluies acides) important.

Pour répondre aux exigences de réduction des émissions des navires, FNE demande que les armateurs adoptent des alternatives au fioul lourd: carburant raffiné, GNL, propulsion vélique.

Les ports maritimes doivent également participer au changement en adaptant leurs taxes portuaires. La mise en place d’un « bonus-malus » écologique sur les droits portuaires inciterait les armateurs à impulser le changement.

Enfin l’Etat doit soutenir le développement de systèmes d’alimentation électrique à quai qui permettrait aux navires en stationnement d’éteindre leurs moteurs auxiliaires et d’utiliser le réseau électrique auquel le port est raccordé.

Pour Denez L’Hostis, Président de France Nature Environnement :« La pollution de l’air du transport maritime est un sujet peu abordé. Elle a pourtant des conséquences désastreuses pour les habitants des villes portuaires. Les réalités des pollutions dénoncées dans le documentaire de Thalassa doivent amener l’Etat et les armateurs à accélérer la transition énergétique vers des énergies moins polluantes! »

 

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Ce soir Stéphane ne dormira pas à la rue

Créé le : 18/01/2017
Crédit : Toit à Moi

Par Toit à Moi

Il vient d'être logé par l’association Toit à Moi qui achète  aujourd’hui son 15 ème appartement, grâce à 650 personnes qui se sont regroupées pour aider pragmatiquement et durablement des sans-abri.

Le logement d’abord

Fondée en 2007 par Denis Castin et Gwenaël Morvan,  l’association Toit à Moi achète des appartements pour loger des sans-abri, grâce à des parrainages, petits dons mensuels qui s’additionnent et qui permettent de rembourser l’emprunt nécessaire à l’acquisition. L’objectif est d'abord  de loger les personnes durablement, pas seulement le temps de l' hiver mais le temps que prendra leur réinsertion et dans l’objectif de rebondir sur une autre solution de logement classique.

L’accompagnement pour changer de vie

Une fois logées, les personnes sont accompagnées pour se reconstruire socialement et professionnellement. Cet accompagnement est financé par des entreprises mécènes qui ont décidé de rejoindre le projet Toit à Moi. L’accompagnement personnalisé est basé sur 2 actions : celle d’une accompagnatrice sociale professionnelle et celle de bénévoles qui partagent des bons moments avec les bénéficiaires : un café, un repas, un ciné…grâce à ce lien social les personnes peuvent ainsi passer du statut d’ « exclus » à celui d « inclus »…

Toit à Moi lance un appel au don pour amplifier son action et essaimer sur l'ensemble du territoire

Grâce à cette idée simple, chacun peut ainsi agir concrètement pour loger durablement et aider des sans-abri. 100% des parrainages sont utilisés pour financer le logement. Il faut moins de cent personnes qui donnent l’équivalent de 20€/mois (soit 5€ de coût réel après réduction d’impôt) pour acheter un appartement. Et l’effet levier est impressionnant : avec 400000 parrains Toit à Moi pourrait acheter 1000 logements/an !

Plus d'infos :

www.toitamoi.net

Dépassements d’honoraires à l’hôpital : un pas en avant, deux pas en arrière !

Créé le : 18/01/2017
Crédit : Pixabay

Par le Collectif interassociatif sur la santé 

Dans le genre « j’y vais, je n’y vais pas », le dossier des dépassements d’honoraire à l’hôpital fait figure de référence. Autant de gloses, de commentaires catastrophistes, d’hésitations et de rétropédalage sur un dossier aussi problématique pourraient prêter à sourire s’il ne s’agissait pas de compromettre l’égalité d’accès aux soins.

La dernière loi de santé laissait présager la fin des dépassements à l’hôpital public

Pour rappel, la loi de modernisation du système de santé de janvier 2016 (article L. 6112-2 du code de la santé publique) prévoit que les établissements de santé assurant le service public hospitalier (hôpitaux publics et cliniques privées assurant des missions de service public) et les professionnels de santé qui exercent en leur sein garantissent à toute personne qui recourt à leurs services l'absence de facturation de dépassements d’honoraires.

Dès lors, il était explicitement interdit à tout médecin exerçant au sein d’un établissement de santé assurant le service public hospitalier de facturer des dépassements d’honoraires dans le cadre de son activité libérale. Interdiction confirmée par l’interprétation de nombreux juristes suite à l’avis du Conseil Constitutionnel au moment de l’adoption de la loi.

Les associations d’usagers se sont félicitées de cette avancée en faveur de l’égalité de traitement qui abolissait une aberration difficile à justifier sauf à supposer que les établissements de santé gagnent à ce que les médecins facturent des dépassements d’honoraires… Néanmoins, la loi est passée sans que les pratiques ne changent, et les dépassements ont continué leur progression dans le cadre de l’activité libérale à l’hôpital.

Une récente ordonnance vient rétablir les dépassements à l’hôpital public, mais pas dans les cliniques privées participant aux missions de service public

Nous attendions un rappel à la loi mais « Patatra ! », une ordonnance du 13 janvier 2017 est venue corriger le texte de loi pour y introduire une dérogation en faveur des praticiens statutaires à temps plein exerçant au sein des établissements publics de santé. Ce faisant, les praticiens exerçant à l’hôpital public pourront ainsi officiellement continuer de facturer des dépassements d’honoraire au sein de l’activité libérale qu’ils pratiquent dans ses murs, tandis que les médecins officiant dans les cliniques privées en charge de mission de service public ne le pourraient plus. Logique ? Non. Ubuesque. Discriminatoire. Inexplicable.

Et cette ordonnance est d’autant plus étonnante que le Gouvernement l’a prise sur le fondement d’une habilitation législative dont l’objectif est de permettre des « mesures relevant du domaine de la loi visant à assurer la cohérence des textes au regard des dispositions » de la loi de modernisation de notre système de santé. Or, en l’occurrence, cette mesure corrective est contraire à l’esprit du Législateur. Elle outrepasse le cadre strict de l’habilitation législative et elle participe de l’inintelligibilité des coûts de soins.

Tout cela pour satisfaire les intérêts d’une extrême minorité de praticiens hospitaliers, les quelque 1.900 exerçant en secteur 2 à l’hôpital :

-          soit environ 43% des 4 500 praticiens hospitaliers y pratiquant une activité libérale, 57% l’exerçant déjà sans effectuer de dépassements d’honoraires ;

-          et surtout, seulement 4% de l’ensemble des quelque 40.000 praticiens hospitaliers qui sont une grande majorité à n’avoir aucune activité privée au sein de l’hôpital public.

Que craignait-on à assumer une disposition législative interdisant les dépassements d’honoraires dans les établissements assurant le service public hospitalier ? Le courroux d’une poignée de « médecins stars » qui proposent des réductions de délais d’attente et leur expertise en échange de prix souvent très élevés, en menaçant de quitter leurs responsabilités au sein du système hospitalier public si on les en empêche ? La contestation des établissements de santé qui ont l’air de s’accommoder de ces pratiques qui leur rapportent ? En tout état de cause, c’est l’indignation du côté des usagers.

Le CISS s’oppose à la ratification de cette ordonnance qui vient contredire une disposition législative votée et applicable depuis le 26 janvier 2016. La fin des dépassements d’honoraires est un objectif ambitieux. Celui de les interdire dans les établissements de santé assurant des missions de service public l’était moins mais à portée de main. Revenir sur cette interdiction, dans de telles conditions, c’est faire insulte au processus démocratique. On ne peut pas, en outre, d’un côté se louer d’avoir réintroduit un service public hospitalier fort porté par de solides principes de solidarité et d’égalité, et de l’autre permettre une dérogation à l’un de ces principes au détour d’une ordonnance !

Plus d'infos :

www.leciss.org

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L’interdiction du chalutage profond entre en vigueur

Créé le : 13/01/2017
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Par Bloom

Le nouveau règlement encadrant la pêche profonde en Europe et dictant l’interdiction du chalutage au-delà de 800 mètres de profondeur entre en vigueur ce jeudi 12 janvier 2017.

Après une réforme longue et douloureuse, le règlement (UE) 2016/2336 remplace enfin le règlement (CE) 2347/2002 devenu obsolète et inopérant pour protéger les écosystèmes profonds des ravages de la pêche industrielle.  

Le règlement entrant en vigueur aujourd’hui marque une nette amélioration par rapport au cadre légal précédent. BLOOM et la Deep Sea Conservation Coalition, qui ont fait campagne conjointement pour mettre fin à la destruction systématique et légale des milieux marins et des espèces profondes vulnérables, ont produit un tableau comparant l’ancien règlement au nouveau, ainsi qu’aux résolutions édictées par l’ONU pour la pêche en haute mer.

Heureux hasard du calendrier : l’interdiction du chalutage profond entre en vigueur en Europe le jour même où Claire Nouvian est récompensée à Londres pour son combat contre la pêche destructrice par le prix « Ocean Award » de Boat Magazine, en partenariat avec la Blue Marine Foundation.

Cliquez ici pour voir le tableau comparant le règlement (CE) 2347/2002 d'encadrement des pêches profondes au nouveau règlement (UE) 2016/2336 ainsi qu'au cadre prescrit par les Nations Unies (extrait ci-dessous).

 

 

BLOOM a rappelé en juin 2016 [1], au moment où l’accord politique fut trouvé en « trilogue » entre les trois institutions européennes, les nombreux reculs du texte par rapport à la version du Parlement européen que la rapporteure du texte aurait dû défendre mais qu’elle a bradée en raison de conflits d’intérêts et d’une prise de position ouvertement favorable aux industriels de la pêche. Les deux principales pertes sont la zone d’application du règlement qui ne concerne que les eaux européennes mais ne s’appliquera pas en eaux internationales de tout l’Atlantique Nord-Est, et l’ensemble des mesures contraignantes qui visaient à assurer une gestion durable des poissons d’eau profonde. « Le règlement conserve néanmoins toute sa valeur du point de vue de la protection des écosystèmes et des habitats d’eau profonde » commentait Claire Nouvian, Présidente de BLOOM, « ce résultat formidable est à mettre au crédit des citoyens, des chercheurs et des politiques mobilisés à nos côtés. »

>  Lire ici la chronologie illustrée des étapes principales de la réforme du règlement pêche profonde

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BLOOM remercie ses collaborateurs de la Deep Sea Conservation Coalition et The Pew Charitable Trusts sans lesquels cette campagne internationale n’aurait pas été possible.

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Pour en savoir plus 

Le texte se limite désormais aux seules eaux européennes et aux eaux internationales de l’Atlantique Centre-Est [2] (voir notre carte) alors que la proposition initiale de la Commission européenne, renforcée par le Parlement, englobait l’ensemble des eaux internationales de l’Atlantique Nord-Est.

Lire l’actu de BLOOM sur le régime de la terreur imposé par les lobbies lors des débats sur l’interdiction du chalutage profond dans le cadre de la Loi Biodiversité en France.

Lire l’actu sur la façon dont Isabelle Thomas s’y est prise pour récupérer la responsabilité du rapport pêche profonde au Parlement européen. 

Le chalutage de fond est déjà interdit dans plusieurs zones de la planète.

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[1] http://www.bloomassociation.org/lavenir-des-oceans-profonds-aux-mains-de-leur-pire-ennemi-la-socialiste-isabelle-thomas/

http://www.bloomassociation.org/leurope-interdit-enfin-chalutage-profond/

[2] Zone CECAF.

 

BNP Paribas prête à discuter de sa présence dans les paradis fiscaux ? Chiche !

Créé le : 12/01/2017
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Par Attac France

À l’occasion du procès de Jon Palais, Faucheur de chaises, à Dax le 9 janvier, BNP Paribas s’est pour la première fois exprimée dans les médias sur ce sujet. La banque affirme ne pas être présente dans les paradis fiscaux et ne pas comprendre pourquoi elle est ciblée par les actions citoyennes des Faucheurs de chaises contre l’évasion fiscale. Le collectif des Faucheurs de chaises accepte très volontiers l’invitation à débattre lancée par BNP Paribas, et demande aux responsables du service public de l’audiovisuel (Mme Ernotte et M. Gallet) d’organiser ce débat.

Un porte-parole du groupe BNP Paribas a déclaré à LCI que la banque « regrette d’être associée à ces débats dans les médias, à cause de cette affaire » et se targue de ne « figurer dans aucun pays figurant sur la liste de l’OCDE recensant les paradis fiscaux ». Ce porte-parole ajoute : « Nous sommes prêts à en discuter et à aborder cette discussion de manière sereine » [1].

Les Faucheurs de chaises prennent acte de ces déclarations et se déclarent prêts à débattre publiquement avec BNP Paribas. Nous suggérons que le service public de l’audiovisuel prenne en main l’organisation de ce débat public qui sera du plus grand intérêt pour les citoyens-contribuables. Le cas échéant nous sommes prêts à étudier les propositions d’autres médias.

Nous contestons les déclarations de BNP Paribas et souhaitons en particulier débattre des points suivants :

  • > Ce n’est pas BNP Paribas qui s’est retirée des paradis fiscaux, c’est l’OCDE qui a retiré les paradis fiscaux de sa liste : sur son site, on peut lire qu’« il n’y a plus actuellement aucune juridiction dans la liste des paradis fiscaux non coopératifs du Comité des affaires fiscales de l’OCDE » [2].
  • > Les listes « noires » ou « grises » établies par l’OCDE, l’Union européenne ou la France sont depuis longtemps critiquées par la société civile pour leur caractère lacunaire. Les Faucheurs de chaises se réfèrent, pour leur part, à la liste établie par le réseau international d’experts Tax Justice Network, utilisée notamment dans les rapports de la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires.
  • > En 2013, les « Offshore Leaks » avaient déjà montré que BNP Paribas avait aidé à la création de sociétés offshore dans des paradis fiscaux via des filiales basées notamment en Asie. En 2016, les «  Panama Papers » ont révélé que BNP Paribas a créé 468 sociétés offshore via le cabinet Mossack Fonseca, basé au Panama, depuis les années 1980. BNP Paribas peut-elle affirmer que cela n’a rien à voir avec l’évasion fiscale ?
  • > BNP Paribas se vante de payer beaucoup d’impôts en France. Pourtant, 35 % de ses bénéfices internationaux sont réalisés dans les paradis fiscaux recensés par le Tax Justice Network. À titre d’exemple, un salarié irlandais de la banque produit chaque année 845 000 euros, soit 60 fois plus qu’un salarié français [3] !
 
 

Notes de bas de page

 

Le Mouvement FNE Mobilise la justice contre les rejets d'Altéo

Créé le : 06/01/2017
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Par France Nature Environnement

Le 28 décembre 2016, les associations FNE 13, FNE PACA et FNE ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Marseille contre l’autorisation préfectorale accordée à Altéo pour ses rejets en mer. Notre demande : réduire le délai de dérogation accordé à l’industriel pour mettre ses rejets liquides aux normes et respecter les valeurs limites d’émission fixées par la loi pour de nombreux polluants.

Depuis des années France Nature Environnement dénonce la pollution de la Méditerranée par Altéo. L’industriel et ses prédécesseurs ont rejeté depuis 1967 pas moins de 20 millions de tonnes de boues toxiques dites boues rouges au fond du canyon de Cassidaigne au large de Cassis. Un site pourtant d’une richesse écologique exceptionnelle et aujourd’hui située en cœur de Parc national des Calanques.

Si les rejets des boues rouges stricto sensu ont cessé au 31 décembre 2015, la pollution continue pourtant, le préfet ayant accordé pour 6 ans une dérogation aux valeurs limites de rejets de polluants tels que l’aluminium, l’arsenic ou le fer contenus dans la fraction liquide des résidus qui continuent d’être rejetés en mer. Des dépassements autorisés atteignant parfois des valeurs plus de 1000 fois supérieures aux seuils imposés par la loi !

Par courrier, lettres ouvertes, tribunes ou par communiqué de presse, nous avons relevé l’absurdité de protéger d’une main et de laisser polluer un cœur de parc de l’autre. FNE Bouche du Rhône, FNE PACA et FNE demandent sans relâche depuis plus de deux ans le respect des valeurs de rejets réglementaires. La dérogation accordée par le préfet le 28 décembre 2015 au respect de ces valeurs, alors même que l’industriel connaissait les délais de mise aux normes qui lui incombaient depuis 20 ans, est inacceptable. D’autant plus inacceptable que, comme nous ne cessons de le dire, les solutions techniques existent et peuvent être mises en œuvre dans des délais bien plus courts !

Le mouvement associatif (FNE 13, FNE PACA, FNE, mais aussi Surfrider Foundation Europe, la LPO et Sea Shepherd) fait donc aujourd’hui appel à la justice pour dénoncer ces rejets.

Plus particulièrement, FNE 13, FNE PACA et FNE demandent au tribunal administratif de Marseille de réduire le délai de 6 ans accordé à Altéo par l’arrêté du 28 décembre 2015 pour mettre ses rejets liquides aux normes, l’exploitant ayant d’ores et déjà bénéficié de nombreuses années pour satisfaire à cette exigence.

Nous ne demandons rien de moins que le respect strict de la loi par une entreprise dont les rejets menacent directement un milieu marin d’une grande richesse biologique soumis à de multiples pressions anthropiques. Pour que la Méditerranée reste le fabuleux hotspot de biodiversité qu’elle est aujourd’hui, mais dont la pérennité et la santé est chaque jour plus fragile.

Pétition : Soutien à Dominique Henry, syndicaliste paysanne qui refuse un prélèvement d'ADN

Créé le : 04/01/2017
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Une pétition a été lancée sur le site Pétition Publique pour soutenir Dominique Henry. Cette ancienne institutrice, était paysanne dans une ferme du Haut Doubs avec Jean Paul son mari. Elle est actuellement retraitée. En mai 2014 elle a participé au "démontage de la salle de traite de la ferme des 1000 vaches" dans la Somme. En garde à vue pendant plus de 2 jours avec 3 autres membres de la Confédération paysanne, elle avait refusé le prélèvement d'ADN que les gendarmes voulaient lui imposer (qui initialement était destiné aux délinquants sexuels).

Depuis Dominique Henry a été inculpée pour l'action de mai 2014, condamnée d'abord à une peine de prison avec sursis, commuée ensuite en une peine symbolique par la cour d'appel qui lui reconnaît le statut de lanceurE d'alerte.

Elle est convoquée à nouveau le 12 janvier 2017 au tribunal de Montbéliard pour le refus de prélèvement d’ADN qui constitue un délit au regard de la loi, et elle risque jusqu’à 1 an de prison et 15 000 euros d’amende. Nous sommes à ses côtés, solidaires, dans un contexte de répression accentuée des mouvements sociaux, de toutes les formes de lutte et des militantEs qui s'y engagent.

Nous demandons l’arrêt des poursuites contre Dominique Henry.

Les Signataires

Retrouvez et signez la pétition en ligne sur www.petitionpublique.fr

TRIBUNE - La victoire du développement durable pour Triskalia ! Farce ou exploit ?

Créé le : 12/12/2016

Par le Collectif de soutien aux victimes des pesticides - Collectif de l'Ouest

Après s’être fait condamner par les tribunaux pour avoir empoisonné nombre de ses salariés avec des pesticides en partie interdits, puis avoir largué ceux-ci à Pôle Emploi,  comment obtenir malgré tout la Victoire du développement durable pour l'année 2016 ? Il n’y rien de plus simple : il suffit de larguer (de nouveau !) des papillons sur un champ de maïs en utilisant un drone.

Les intoxiqués de Triskalia apprécieront...

Vous n'y croyez pas ? C’est l’exploit que vient de réussir Triskalia en se glissant parmi les 15 lauréats des Victoires de la Bretagne organisées par le journal Le Télégramme le 8 décembre dernier à Saint Brieuc.

Non ce n’est pas une farce, la coopérative agroalimentaire Triskalia, déjà condamnée pour « faute inexcusable de l’employeur », se retrouve ainsi sur la même liste que  « la femme bretonne de l’année 2016 », la pneumologue brestoise Irène Frachon, qui a dénoncé l'empoisonnement par le Mediator.

Cerise sur le gâteau : Triskalia s’est vue attribuer la Victoire du développement durable. 

Les intoxiqués de Triskalia, les riverains des sites pollués et les consommateurs apprécieront. 

Une suggestion aux organisateurs : pour éviter de dévaluer à ce point le développement durable, n'aurait-il pas mieux valu accorder à Triskalia un autre prix, celui du meilleur recycleur d'image ? 

                                                                                                        Saint Brieuc le 10 décembre 2016.

Extraction de sable en Baie de Lannion : des lois et un jugement au mépris des biens communs.

Créé le : 06/12/2016

Par association Sauvegarde du Trégor 

Sans surprise, Sauvegarde du Trégor prend acte du jugement du Conseil d’Etat rejetant les requêtes qu’elle avait formulées conjointement avec d’autres associations contre le décret autorisant les extractions de sable dans la Baie de Lannion. 

 

 

En attendant de connaître dans le détail les conclusions des juges, elle prend la juste mesure de la limite des actions judiciaires aujourd’hui en France contre ce type de projet. Chacun doit savoir en Trégor et partout en France qu’il existe dans notre pays tout un arsenal législatif qui permet ces extractions, arsenal législatif que les juges ont mis en application. Qu’en conclure sinon que les considérations environnementales ne pèsent rien ou presque dans la décision accordée d’accaparer au profit de seuls intérêts privés, ici ceux du groupe Roullier, les richesses naturelles du sous-sol terrestre ou marin. Les alertes de l’Europe n’y ont rien fait. Cinq ans de législature du gouvernement actuel n’ont pas fait avancer le droit de l’environnement dans ces domaines.
 
Face à  cette faillite de la gouvernance de ces biens communs, Sauvegarde du Trégor considère comme encore plus légitime l’action publique des citoyennes et des citoyens contre cette autorisation d’extraction. Plus que jamais, elle leur demande de maintenir le plus élevé possible leur degré de mobilisation, comme ils l’ont déjà  fait plusieurs fois, avec succès en obtenant sa suspension provisoire. Quand le peuple, par l’intermédiaire de ses représentants, ne peut plus faire loi, il doit faire entendre sa voix.

Plus d'infos : 

www.alguesvertes.fr

Découvrez les programmes "santé" des candidats à la présidentielle

Créé le : 01/12/2016
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Avec la Mutualité française

Quelle place est accordée à la santé dans les différents programmes des candidats à l'élection présidentielle ? La Mutualité française lance Placedelasanté.fr, une plateforme web participative visant à "décrypter" les programmes et à "interpeller" les prétendants à la fonction présidentielle. 

 

Passer les programmes au crible

Le site passe au crible les propositions de Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou encore Yannick Jadot. Il rappelle par exemple que François Fillon souhaite faire faire 20 milliards d'euros d'économie à la Sécurité sociale en se concentrant sur le remboursement des maladies graves et de longue durée. Mais la plateforme prend soin de préciser que ces 20 milliards d'euros devront être pris en charge par les ménages ou leurs complémentaires santé. Soit un coût supplémentaire de 300 euros par personne et par an...

Interpeller les candidats

Place de la santé propose aussi d'interpeller les candidats sur les questions relatives à la santé, via un formulaire. Les interpellations pourront être ensuite publiées sur le site de la Mutualité française et/ou sur les réseaux sociaux.

Plus d'infos :

www.placedelasante.fr  

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