PAROLES CITOYENNES

La Commission européenne relance la procédure pour autoriser le #glyphosate

Créé le : 18/05/2017

Par Générations futures 

Nous demandons à la France de s'opposer à la position de la Commission européenne et ne pas autoriser le glyphosate! 

Les discussions sur l’autorisation du glyphosate, herbicide le plus vendu au monde, vont reprendre. Le risque d’une ré autorisation pour 10 ans est réel. Générations Futures exhorte la France de s’opposer à cette autorisation eu égard au classement comme cancérigène probable du Centre international de recherche sur le cancer.

Les commissaires européens ont donné leur accord pour « redémarrer les discussions avec les Etats membres sur un possible renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 10 ans », a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’exécutif européen.

« La Commission a pris en compte les dernières études scientifiques, en particulier la conclusion du Comité d’évaluation des risques de l’ECHA confirmant que la substance active ne devrait pas être classée comme cancérigène », explique l’institution dans un court communiqué.

Chaque Etat membre garde le droit d’autoriser ou non l’utilisation de pesticides à base de glyphosate sur leur territoire, rappelle-t-elle par ailleurs.

La décision portant sur la licence du glyphosate se prend au sein d’un comité technique regroupant des représentants des États membres. Lors du dernier vote en date, fin juin 2016, deux pays, la France et Malte, avaient voté contre un renouvellement de l’autorisation, et sept s’étaient abstenus (Allemagne, Italie, Portugal, Autriche, Luxembourg, Grèce, Bulgarie), bloquant la décision.

Après l’opinion de l’ECHA, l’Association européenne des fabricants de pesticides (ECPA, qui compte parmi ses adhérents Monsanto, Bayer, Dow, BASF, Syngenta…) avait dit s’attendre à ce que la Commission s’engage rapidement dans une nouvelle procédure de demande d’agrément pour 15 ans, soit une durée plus longue que celle effectivement envisagée par Bruxelles.

Cette position de la Commission européenne fait fi de l’Initiative Citoyenne européenne (ICE) qui a déjà recueilli 750 000 signatures en 4 mois demandant l’interdiction du glyphosate, la réforme de la procédure d’approbation des pesticides et l’instauration des objectifs obligatoires de réduction dans l’utilisation des pesticides au sein de l’UE. La France a recueilli le nombre de signatures nécessaire (55500)

LA LPO ACCUEILLE AVEC SATISFACTION L'ARRIVEE DE NICOLAS HULOT A LA TETE DU MINISTERE EN CHARGE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE

Créé le : 17/05/2017

Par la Ligue de Protection des Oiseaux

La nomination de Nicolas Hulot, à la tête du Ministère en charge de la Transition écologique et solidaire est un signal positif adressé à la communauté scientifique, aux associations de protection de la nature et à toutes les françaises et tous les français déjà conscients du défi majeur que représente la nécessaire transition écologique.

Pour Allain Bougrain Dubourg, « Nicolas Hulot est un homme convaincu et convaincant, non seulement des enjeux environnementaux (eau, air, déchets…) mais également -et ce n’est pas si courant- des questions essentielles en matière de protection de la biodiversité. Il a contribué à ce que la COP 21 sur le climat englobe les enjeux écologiques. Il est sans nul doute l’un de ceux qui peut le mieux nous inviter à changer notre rapport au vivant, tout en tenant davantage compte de la sensibilité animale ».

Tous les ministères devront être mobilisés, et en particulier celui de l’Agriculture qui concentre une grande partie des problèmes de dégradation des milieux et des espèces, et donc des solutions pour inverser l’érosion catastrophique des dernières années.  La transition agricole doit être inscrite en priorité à l’agenda du gouvernement français puisque les réflexions sur l’élaboration de la future Pac sont d’ores et déjà engagées. Par ailleurs, plus que jamais, les liens entre santé, consommation et environnement devront être renforcés.

L’un des grands enjeux de ce quinquennat sera, ici comme ailleurs, la réforme de la gouvernance. Sous l’impulsion du premier « Grenelle » il y a 10 ans déjà, les acteurs de l’environnement ont ouvert leur porte à tous les acteurs socio-économiques. Mais tous les acteurs socio-économiques n’ont pas ouvert leur porte aux acteurs environnementaux, loin s’en faut. D’autre part, les lobbies agricoles, cynégétiques ou de l’industrie chimique pour ne citer qu’eux, n’ont jamais été aussi résolus et actifs. La LPO espère notamment que les prochaines législatives permettront de freiner cette emprise jusqu’au sein du Parlement français qui a par exemple contribué à freiner l’ambition de la nouvelle loi en faveur de la biodiversité votée en 2016.  

Le travail à venir est considérable, pour ce ministère, l’ensemble du gouvernement comme pour la société civile.

Les 6 indicateurs sur la biodiversité du dernier rapport de 2016 au Parlement de la Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable sont au rouge :

-          73 % des habitats naturels prioritaires au niveau européen sont en état défavorable inadéquat et mauvais (2007-2012) ;

-          32 % des espèces évaluées sont menacées (2015) ;

-          51 601 km2 ont déjà été artificialisés, avec une moyenne de + 1,36 % par an entre 2006 et 2015 ;

-          La consommation de produits phytosanitaires a crû de 12 % en 2012-2014 par rapport à 2009-2011 ;

-          11 % seulement des stations de suivi des récifs coralliens en outre-mer français présentent un recouvrement en corail vivant en augmentation, contre 36 % en diminution (2015).

Les derniers indicateurs de l’Observatoire National de la Biodiversité témoignent eux aussi d’une érosion continue de notre patrimoine naturel :

-          50 % des zones humides ne sont pas en état satisfaisant ;

-          57 % des eaux de surface ne sont pas de bonne ou de très bonne qualité ;

-          78 % des habitats d’intérêt communautaire sous responsabilité française n’ont pas évolué vers un état de conservation satisfaisant entre 2007 et 2012

-          10 % des surfaces toujours en herbe ont été perdues en métropole entre 2000 et 2013 ;

-          L’abondance des oiseaux communs spécialistes a chuté de 23 % en métropole entre 1989 et 2015 ;

-          L’abondance des chauves-souris a chuté de 46 % en métropole entre 2006 et 2014.

Et la situation ne cesse de se dégrader : de 79 espèces d’oiseaux en 2011, nous sommes passés à 90 espèces menacées aujourd’hui, dont 77 ne sont présentes qu’en Outre-mer. Elles pourraient s’éteindre si rien n’est entrepris pour les sauvegarder dans les années à venir. 37 espèces menacées sont endémiques, ce qui signifie que notre responsabilité pour les préserver est entière ! A ce jour, les mesures de conservation ambitieuses pour sauvegarder leurs habitats manquent cruellement et seule une minorité de ces espèces bénéficie de plans d’action.

La France détient une responsabilité mondiale au regard de son patrimoine naturel.  Les cinq années à venir seront déterminantes, avec des rendez-vous majeurs : la convention sur la biodiversité en 2020, 10 ans après les accords d’Aïchi où la France s’était engagée -sans succès à ce jour- à stopper l’érosion de la biodiversité, la révision de la politique agricole commune en 2020, la concrétisation de la COP 21 visant à maintenir le réchauffement climatique… D’autre part, le rôle de l’Europe auquel le Président de la République s’est montré attaché sera déterminant, notamment au regard du maintien et du renforcement des directives oiseaux et habitats.

La LPO espère que le signal positif envoyé par la nouvelle équipe gouvernementale avec la nomination de Nicolas Hulot à la tête du ministère en charge de La Transition écologique et solidaire sera traduit dans les faits, les moyens et les actes. Dans ces conditions, elle contribuera à sa manière au déploiement des politiques publiques, à la mobilisation du secteur privé et à la sensibilisation du grand public.

TRIBUNE - ET MAINTENANT ?

Créé le : 15/05/2017
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Par ATD Quart Monde 

Au lendemain de l’investiture d’un nouveau Président de la République en la personne d’Emmanuel Macron, le Mouvement ATD Quart Monde - qui n’a pas hésité à appeler à un vote de refus contre l’extrême droite - rappelle au nouveau chef de l’Etat, comme à ceux qui seront amenés à prendre des responsabilités politiques au gouvernement et au Parlement, qu’ils porteront plus que jamais cet impérieux devoir moral de faire progresser la démocratie avec tous. C’est à cette condition qu’ils pourront regagner la confiance de nos concitoyens.

Emmanuel Macron a affirmé, dans son premier discours de Président, sa volonté d'impliquer davantage la société civile et sa responsabilité d'entendre la colère et les doutes en protégeant les plus fragiles, en organisant mieux les solidarités, en luttant contre toutes les formes d’inégalités ou de discrimination. ATD Quart Monde souhaite que le nouveau chef de l’État relève le défi - élevé au rang de priorité nationale - de faire progresser la démocratie par le respect effectif de l’égale dignité de tout être humain quel qu’il soit. 
 
S'il est parfois nécessaire de "protéger" les plus fragiles, il importe en priorité que les politiques publiques permettent l’accès de tous aux droits fondamentaux, ce qui suppose qu'elles soient élaborées et évaluées en concertation avec les personnes les plus en difficulté. Pour atteindre cet objectif, le Mouvement ATD Quart Monde se veut force de proposition, avec d’autres de la société civile, avec tous les défenseurs des droits humains.
 
 L'intervention de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, il y a tout juste vingt ans, en avril 1997, à la tribune de l’Assemblée nationale, n'a pas pris une ride : « Puisque nous vivons aujourd’hui une nouvelle montée des atteintes aux valeurs fondatrices de notre République, il ne sert à rien de les défendre morceau par morceau tout en tolérant par ailleurs des reculs. La seule riposte possible, la seule voie consiste à nous rassembler pour vouloir et mettre en oeuvre plus de démocratie. C’est l’attente ardente des plus pauvres que d’en devenir des artisans

Politique agricole commune : Changer d’approche pour construire une agriculture durable

Créé le : 04/05/2017
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par France Nature Environnement

Alors que s’achève la consultation lancée par la Commission européenne sur la future politique agricole commune (PAC) pour 2020, FNE salue la très forte mobilisation des acteurs de la société civile sur ce sujet, au niveau national et européen. Afin de porter un message commun, plus de 300 organisations européennes, dont France Nature Environnement, se sont réunies au sein du collectif « Living Land », pour inscrire les défis environnementaux, sociaux et alimentaires au cœur de la PAC.

Les enjeux de la PAC concernent chacun d’entre nous

Pour la première fois, la société civile s’est mobilisée massivement pour faire entendre sa voix et ses préoccupations auprès de la Commission européenne. Bien que nous déplorions un cadre de réflexion trop restreint sinon étriqué, cette consultation a été l’occasion d’alerter l’opinion publique sur les enjeux liés à la PAC. Si les agriculteurs sont les premiers concernés par cette politique, les enjeux alimentaires, environnementaux et sociétaux ne peuvent plus être négligés comme ils l’ont été dans la PAC actuelle.

Changer d’approche pour construire une agriculture durable

Il est crucial que la nouvelle PAC promeuve une agriculture diversifiée, respectueuse de l’environnement et liée au terroir. Son objectif premier doit être une production alimentaire durable, produisant une forte valeur ajoutée équitablement répartie entre les acteurs. Cette PAC doit devenir lisible par les citoyens et les consommateurs en visant des résultats bien identifiables. Elle permettra de valoriser nos richesses patrimoniales : paysages, biodiversité et productions alimentaires de qualité.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission agriculture de FNE : « La politique agricole a un impact bien plus large que la sphère agricole. Elle influence la qualité de notre eau, de notre air mais aussi la déforestation en Amérique du Sud. Sa réforme, pour une transition vers un modèle agroécologique, aura des conséquences fortes sur la qualité de vie de chacun d’entre nous. Il faut donc que l’ensemble des acteurs, professionnels et associatifs, soit associé aux réflexions qui construiront la PAC de demain. » 

Rémunérer les prestations d’intérêt général de l’agriculture

FNE demande que la PAC s’affranchisse du système existant à deux piliers qui n’est plus efficace. Il paraît essentiel de passer du principe d’aide au revenu des agriculteurs au principe de rémunération de services d’intérêt général à la fois pour ne plus placer les agriculteurs dans une position de dépendance et pour légitimer la PAC.

Pour Jean-Claude Bevillard, pilote du réseau agriculture de France nature environnement : « Nous sommes face à une situation de crises multiples : faillite économique d’une partie de l’agriculture, impacts très négatifs des systèmes agricoles productivistes sur la qualité des sols, de l’air et de la biodiversité. Il faut que nous parvenions à prendre le virage de l’agro-écologie. Pour cela, la PAC est un outil puissant. Nous devons nous mobiliser pour que cette transition devienne une réalité. »

La Course contre la Faim a 20 ans !

Créé le : 28/04/2017
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Par Action contre la faim

Depuis 20 ans, l’événement sportif et solidaire organisé chaque année par Action contre la Faim  est une véritable opportunité de mobilisation citoyenne pour les jeunes.

La Course contre la Faim est un projet pédagogique, sportif et solidaire d’Action contre la Faim proposé aux établissements scolaires.

Moyen privilégié de mobilisation citoyenne, elle permet à des centaines de milliers d’élèves d’écoles primaires, collèges et lycées chaque année partout en France et à l’étranger, de courir un maximum de kilomètres pour récolter des fonds et soutenir nos programmes. Chaque élève qui participe à la Course est sensibilisé par un intervenant de l’association au problème de la faim dans le monde et à ses solutions.

Au cours des 20 dernières années, la Course contre la Faim a mobilisé

plus de 2,8 millions d’élèves

et a permis de collecter

près de 34 millions d’euro.

Les dons collectés par la Course ont permis de financer de nombreux programmes en Iran, Haïti, Soudan, Afghanistan, Mongolie, Burundi, Népal, Libéria, Zimbabwe, Tchad, Bengladesh, Inde, République Centrafrique, Indonésie, Burkina Faso, Sierra Leone, Madagascar, Birmanie, Syrie, République Démocratique du Congo, Pakistan, et Yémen.

Cette année, la Course contre la Faim aura lieu le 19 mai dans plus de 1000 villes en France et à l’étranger. Les fonds collectés bénéficieront principalement à nos programmes en Ethiopie.

 

Un vote clientéliste du Parlement européen confirme la volonté de surexploiter l'océan

Créé le : 28/04/2017

Par Bloom

Grâce à une alliance toxique du Parti Socialiste, des Républicains et de la France Insoumise, le Parlement européen a aujourd'hui voté à 358 voix contre 240 (16 abstentions) en faveur de l'unique amendement déposé dans le cadre du rapport d'initiative[1] d'Ulrike Rodust sur la gestion des flottes de pêche dans les régions ultrapériphériques.[2] 68% des élus français ont voté pour cet amendement  dangereux et inutile. Qu'en est-il des promesses électorales sur l'environnement ? Dans un courriel envoyé peu avant le vote, la Gauche unitaire européenne a même été jusqu'à instrumentaliser la menace FN lors du deuxième tour pour se convaincre de voter en faveur de cet amendement !

Ce scrutin permet aux députés de signifier à la Commission européenne leur volonté de réintroduire les aides communautaires et nationales à la construction de bateaux de pêche dans certaines zones. Le rapport dans son ensemble a également reçu l'approbation du Parlement.

"Les députés républicains et socialistes sont formidables : ils viennent de se prendre le bouillon de leur vie au premier tour de la présidentielle mais ils demeurent intrinsèquement incapables de mettre en cohérence leurs actes avec la volonté des citoyens. De toute évidence le clientélisme et les lobbies de la pêche sont plus importants à leurs yeux que la volonté citoyenne. Cela mine la crédibilité politique de l'UE et il n'y a malheureusement plus rien à attendre de ces formations politiques" réagit Claire Nouvian, présidente de l'Association BLOOM.

Bien que non contraignant d'un point de vue législatif, ce vote envoie un signal politique fort et absurde qui contredit les engagements prônés par l'Europe au travers de sa Politique commune de la pêche (réformée en décembre 2013).

"Ce vote est irrationnel et irresponsable ! Il est inenvisageable d'accroître l’effort de pêche dans un contexte de surexploitation chronique des ressources marines sans disposer au préalable d’un état des lieux de la santé des écosystèmes marins et d'un mécanisme de lutte contre la pêche illégale. Dans les faits, cela renforce la course en avant des flottes de pêche, toujours plus puissantes et efficaces" s'insurge Frédéric Le Manach, directeur scientifique de BLOOM.

Ce vote met également en péril l'engagement de l'Union européenne de supprimer les aides contribuant à la surcapacité de pêche et à la surpêche via la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par l'ONU en septembre 2015 et les négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L’ODD n°14 prévoit en effet explicitement d'interdire d'ici à 2020 "les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche" (objectif 14.6). La conférence internationale de l’ONU sur l’océan sur la mise en œuvre de l’ODD 14, si elle aboutit à une Déclaration et un Appel à l’action ambitieux, représente une opportunité significative de donner une nouvelle impulsion aux discussions en cours à l’OMC dont la prochaine conférence ministérielle se tiendra en décembre 2017 à Buenos Aires.

BLOOM exhorte donc la Commission européenne à tenir fermement sa position contre les subventions néfastes menant à la surcapacité, car l’échec international de la mise en œuvre de l'ODD 14 n'est pas une option pour commencer à mettre la planète sur la voie de la durabilité.

[1] "Le traité de Maastricht, renforcé […] par le traité de Lisbonne, a accordé au Parlement européen un droit d'initiative législative qui lui permet de demander à la Commission de soumettre une proposition. […] Les commissions parlementaires peuvent établir un rapport sur un objet relevant de sa compétence et présenter en la matière une proposition de résolution au Parlement."

www.europarl.europa.eu/aboutparliament/fr/20150201PVL00004/Pouvoir-l%C3%A9gislatif

[2] Martinique, Mayotte, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Saint-Martin, Madère, les Açores, et les Canaries.

ÉLECTIONS 2017 LES PROGRAMMES DES CANDIDATS À L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE SONT-ILS COP21-COMPATIBLES ?

Créé le : 19/04/2017

Par le Réseau Action Climat France

En 2016, le Réseau Action Climat France a élaboré, en vue des élections présidentielles et législatives, un document de propositions axé sur six grands chantiers prioritaires du prochain quinquennat pour que la France enclenche concrètement sa transition énergétique et climatique et respecte les objectifs de lutte contre les changements climatiques fixés dans l’accord de Paris.

Le Réseau Action Climat livre ici une analyse des programmes des principaux candidats à l’élection présidentielle au prisme de ces six chantiers prioritaires.

  • Relancer rapidement le développement des énergies renouvelables et leur fixer un cap a 100% d’ici à 2050
  • Une fiscalité adaptée à une transition écologique juste
  • Enclencher une transition agricole et alimentaire écologique
  • Accélérer la disparition des passoires énergétiques
  • Donner accès à une mobilité propre à toutes et tous
  • Concrétiser et amplifier les engagements financiers de la France pour une justice climatique au sud

Notre décryptage des programmes

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Pour objectiver le débat en cours sur les questions de dérèglement climatique et de transition énergétique, le Réseau Action Climat a également développé, sur la base de sources institutionnelles, des éléments de réponses sur les idées reçues les plus récurrentes : http://www.rac-f.org/Transition-energetique-en-finir-avec-les-idees-recues

TRIBUNE - NE PLUS CONFONDRE … (Partie 2) POUR CONSTRUIRE AU LIEU DE SUBIR

Créé le : 31/03/2017

Par Aymeric Jung 

Aymerci Jung est membre de Sustainable Finance Geneva. Il est aussi co- fondateur de Slow Money Francophone, structure qui soutient l’investissement direct dans les dispositifs de productions agricoles en circuits-courts. Il nous livre dans ce texte la suite de ses réflexions (initialiement publiées sur son blog) sur les enjeux économiques, démocratiques et écologiques auxquels nos sociétés sont confrontées. 

Tout d’abord merci pour les nombreuses réactions au blog précédent, aussi bien sur la durabilité que la spiritualité. J’aimerais partager la suite de mes réflexions, celles qui m’aident à remettre de la mesure dans la démesure et à construire le long terme plutôt que de réagir à court terme. 2017 continue à nous étonner et je lui trouve une résonance très particulière ; cela pourrait nous amener le meilleur comme le pire. Ce sont les 10 ans de la crise financière des subprimes qui bouleversa notre économie nécessitant une transition vers plus de justice et de conscience environnementale ; c’est également le centenaire de la naissance de JFK, de l’entrée en guerre des Etats-Unis et de la révolution Bolchévique. Chacun individuellement au cours de l’année va prendre des décisions, mener des actions, et compte tenu de l’accélération que nous vivons, elles se répercuteront très vite collectivement, pour le bien de tous ; ou pas. 
 

Ne plus confondre Election et Réaction

 
Comment peut-on encore prendre la responsabilité de voter sans mesurer avec soin les conséquences ? La libre expression existe dans la plupart des pays, donc oui pour des coups de gueule et des actions démonstratives, mais de grâce, pas de vote sanction au lendemain duquel l’inconscience collective serévèle bien supérieure à la somme des colères individuelles.
 

Ne plus confondre Efficience et Efficacité

 
L’efficacité permet d’obtenir un résultat indépendamment des moyens mis en oeuvre là où l’efficience cherche l’optimisation des ressources utilisées. Il faudrait donc repenser l’efficience avec les externalités négatives d’un mode de production. L’agriculture industrielle s’est montrée efficace pour gérer l’après 2nde guerre mondiale, mais elle n’est pas efficiente compte tenu du nombre de calories dépensées (produitschimiques, transport) pour produire une calorie de nourriture. C’est un rapport de 1 à 10 à la ferme et de 1 à 40 dans l’assiette. A cela il faut ajouter une consommation d’eau délirante, l’épuisement des sols, pollution et perte debiodiversité. Sur le pétrole, là où l’équivalent énergétique de 1 baril permettait d’en extraire 100 dans les années 40, ce rapport est passé en-dessous de 30 (et seulement 20% à la pompe…). Enfin, un vrai enjeu pour l’Impact Investing : l’efficience énergétique. Il est illusoire selon moi de croire que dans un délai raisonnable les énergies renouvelables remplaceront les énergies fossiles et qu’Internet est la solution. C’est dans la réduction de nos besoins énergétique que se trouve l’efficience. Déjà mentionné dans ce blog, je rappelle que la consommation énergétique Internet double tous les 4 ans et qu’en 2030 ses besoins seront l’équivalent de la consommation énergétique mondiale de 2008. 
 

Ne plus confondre Economie Circulaire et Recyclage

 
Pour des raisons logistiques mais aussi environnementales, il est admis que l’économie linéaire, qui consiste à extraire des matières premières, les transformer puis cumuler des déchets, est catastrophique. Cependant, je pense qu’il est temps de dépasser le recyclage. Certes efficace au siècle passé, il n’est pas efficient. Recycler un déchet demande du transport, de l’énergie et à nouveau de la consommation. Mieux vaut concevoir des produits durables, d’usage, et dégradables directement chez le consommateur final. Le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit. En agriculture comme en technologie, c’est raisonner en termes d’économie régénératrice qui nous fera sortir de la crise par le haut sans passer par la case révolution, guerres et émeutes de la faim. 
 

Ne plus confondre Bio et Local

 
Longtemps la Bio donnait une garantie de qualité et de soucis environnemental. Mais elle connait aussi ses propres dérives, et certes je suis satisfait de voir l’absence de chimie et de perturbateurs endocriniens dans le Bio de masse, mais où est la qualité nutritionnelle et la protection de l’environnement avec des monocultures sous serres chauffées à des milliers de km? Une fois de plus, c’est en prenant le temps de s’informer sur la qualité, les circuits courts et le soutien à la production locale que le consom’acteur fera la différence en privilégiant le bon pour l’humain et pour la planète plutôt que le greenwashing. 
 

Ne plus confondre Egaux et Ego

 
Bien sûr ici je vise en premier les responsables politiques, qui avec des discours et des promesses, assouvissent leur rêve de pouvoir. L’égalité, c’est déjà s’assurer que personne ne reste pauvre avecun salaire. C’est un des scandales majeurs de notre époque. Afin d’envisager le long terme, il faut être d’accord de payer le juste prix et rémunérer le travail de chacun sans aller toujours au moins cher. Détruire le travail n’a pas de sens à long terme si on n’arrive pas à créer les emplois de la relève (Schumpeter et sa destruction créatrice à justifier!). Un exemple inquiétant se trouve une fois de plus dans le monde agricole. Il existe 1.3 milliard de paysans. Etendre le modèle occidental, qui a moins de 5% de la population active dans l’agriculture, (contre 40% mondialement) dont beaucoup n’arrivent pas à survivre avec leur travail, demanderait la création d’ici 30 ans de plus de 3 milliards de jobs !!! 
 

Ne plus confondre Exclusion et Construction

 
Pour la finance durable, il est nécessaire de corriger les pratiques des entreprises et c’est l’exclusion de ceux qui ne respectent pas les critères responsables et de gouvernance. En Impact Investing, c’est directement soutenir les entreprises qui créent de nouveaux produits et services avec un impact social et environnemental positif. C’est bâtir l’économie qu’on souhaite au lieu de la subir, c’est la construction Bottom up au lieu des règlementations Top Down. Enfin Ne pas confondre Axe de vie et Destin. Lorsqu’on agit et pense en phase avec son être et son ressenti alors on est dans son axe. Ce n’est pas une question de prédestination mais de cohérence. C’est ce que nous pouvons percevoir dans un monde en transition et avec une finance durable qui peut redonner du bon sens à l’investissement. Ses acteurs sont de plus en plus nombreux et la Suisse y trouve une place de leadership. Je crois alors que “le hasard des rencontres n’existe pas pour ceux qui marchent sur le même chemin"

Énergies renouvelables citoyennes : 11 organisations interpellent les candidats à l'élection présidentielle Rendez‐vous le 5 avril

Créé le : 28/03/2017
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Par le CLER, le CNCRESS, Enercoop, Energie partagée, la Fondation Nicolas Hulot, ESS France, France Nature Environnement, Le Labo de l’ESS, 4D, le RAC et WWF

Le 5 avril, les candidats à l’élection présidentielle sont invités à s’exprimer sur le développement des énergies renouvelables citoyennes. Une rencontre à l’occasion de la publication des propositions communes portées par le CLER, le CNCRESS, Enercoop, Energie partagée, la Fondation Nicolas Hulot, ESS France, France Nature Environnement, Le Labo de l’ESS, 4D, le RAC et WWF.

La participation des citoyens et des collectivités au développement des énergies renouvelables est une condition de succès de la transition énergétique. Onze organisations de la protection de l’environnement, de l’énergie et de l’économie sociale et solidaire, rendent publiques une série de propositions et interpellent les candidats à l’élection présidentielle le 5 avril.

Les citoyens se saisissent de la transition énergétique

La dynamique de l'énergie citoyenne et participative propose un véritable changement de paradigme : de simples consommateurs, les citoyens deviennent acteurs directs de la production d'énergies renouvelables, de la transition énergétique et de la lutte contre le dérèglement climatique au sein des territoires.

Objectif : viser 15 % d'énergies renouvelables entre les mains des citoyens et des collectivités d'ici 2030

Pour amplifier ce mouvement, onze organisations de la protection de l’environnement, de l’énergie et de l’économie sociale et solidaire, rendent publique une série de propositions à l’intention des candidats à l’élection présidentielle. Et en premier lieu, en leur proposant de se doter d'un objectif volontariste de développement de l'énergie citoyenne et participative : viser 15 % des énergies renouvelables entre les mains des citoyens et collectivités à l'horizon 2030.

Ces propositions peuvent être retrouvées ici...

La société civile interpelle les candidats à l’élection le 5 avril

Les onze organisations recevront devant la presse les candidats à l’élection présidentielle ou leurs représentants pour mettre en discussion ces propositions et entendre les réactions et les propositions des candidats sur ce sujet :

Le mercredi 5 avril, de 8 h 45 à 11 h

A la péniche Le Petit Bain – 7 Port de la Gare – 75013 Paris 

Huit jeunes condamnés pour s’être logés dans un immeuble abandonné par une propriétaire millionnaire, rue de Sèvres à Paris : Jeudi-Noir interpelle les candidats à la présidentielle

Créé le : 10/03/2017
Jeudi Noir

Par le collectif Jeudi Noir

Souvenez-vous, c’était en 2009, un immeuble entier abandonné depuis plus de sept ans en face du Bon Marché. Huit étudiants fauchés s’y sont abrités pendant quelques mois avant d’en être expulsés. Depuis, la propriétaire des lieux, millionnaire, les a fait condamner à plus de 80 000 €, elle a saisi leurs comptes bancaires, et continue à les poursuivre devant la justice pour obtenir encore davantage.

Un nouveau procès aura lieu jeudi 16 mars 2017 à la Cour d’appel de Paris, après l’annulation d’un précédent jugement par la Cour de Cassation. La propriétaire réclame 250 000 € d’indemnités. Et depuis l’expulsion des occupants, l’immeuble reste vide, de même qu’un hôtel particulier appartenant à la même propriétaire à Neuilly, abandonné lui depuis 32 ans.

Le collectif Jeudi-Noir interpelle les candidats à l’élection présidentielle sur le problème des logements vacants et appelle à un rassemblement

Jeudi 16 Mars 2017 à 12h

devant l’immeuble du 69 rue de Sèvres 75006 Paris

A 14h les habitants et les membres du collectif Jeudi-Noir se rendront à l’audience à la Cour d’appel de Paris.

Nous nous joindrons ensuite au rassemblement organisé en fin d’après-midi au canal Saint-Martin par le Collectif des Associations Unies contre le mal-logement.

Le Collectif Jeudi Noir réclame une politique du logement garantissant à chacun l'accès à un logement digne, la taxation de tous les immeubles vides (bureaux comme logements), l’application de la loi de réquisition des logements vides et l’interdiction des expulsions sans relogement. Les candidats à l’élection présidentielle sont-ils prêts à s’engager sur ces points ?

Résumé des épisodes précédents:

Voila un immeuble abandonné depuis 15 ans qui rapporte gros à sa propriétaire. En entrant dans les lieux alors vides depuis 7 ans, les huit étudiants en galère avaient proposé à la propriétaire de lui payer une redevance. Mais celle-ci a préféré les assigner en justice et est parvenue à les voir condamner à lui verser dans un premier temps 80 000€.

Après leur expulsion en 2009, les jeunes galériens pensaient pouvoir trouver un arrangement pour mettre fin au massacre : ce n’était de toute façon pas leurs Livrets A à sec qui pouvaient solder l’ardoise. Mais la propriétaire a préféré leur réclamer, toujours devant les tribunaux, la bagatelle de 250 000€, toujours sans apporter la moindre justification à son refus de louer ou de vendre son immeuble.

Les médiations tentées par Martin Hirsch, par le député UMP Etienne Pinte, par Bertrand Delanoë et même par Monseigneur Gaillot se sont toutes heurtées à un niet ferme de la part de la propriétaire.

Alors qu’on s’attendait à ce que le temps rende de plus en plus insupportable le fait de garder vide cet immeuble dans un des quartiers les plus tendus de Paris, une décision de la Cour de Cassation a relancé le débat sur le montant de l’indemnisation du préjudice de la propriétaire de l’immeuble laissé à l’abandon.

Cette propriétaire n’est pourtant pas dans le besoin, puisqu’elle possède de nombreux bien immobiliers, dont un hôtel particulier à Neuilly sur Seine, d’une valeur de plusieurs millions d’euros, abandonné lui depuis… 32 ans !

Bien sûr cette situation est révoltante, et il ne faut pas laisser ces huit jeunes seuls face à une dette exorbitante. Mais au-delà de ce cas extrême, une victoire de la propriétaire dans le procès à venir serait préjudiciable à tous les mal-logés, qui se verraient menacés par cette jurisprudence d’être endettés à vie même quand les propriétaires ne font rigoureusement rien de leur bien.

Le procès du 16 mars doit être celui de la victoire du bon sens. Pour y parvenir, les huit ex-occupants de la rue de Sèvres ont besoin de notre soutien pour faire face à leurs frais d’avocats. Jeudi Noir a donc ouvert une cagnotte où vous pouvez contribuer à la hauteur de votre indignation :

https://www.helloasso.com/associations/ensemble-soutenons-les-precaires/collectes/cassation-rue-de-sevres (également accessible depuis la page facebook de Jeudi Noir : www.facebook.com/Jeudi.Noir)

 

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