PAROLES CITOYENNES

Le 24 septembre 2016, la vague citoyenne déferle!

Créé le : 21/09/2016

Par le Collectif pour une transition citoyenne

Ce samedi prochain, la 3ème édition de la Journée de la Transition donne la part belle aux initiatives citoyennes porteuses de solutions partout en France ! A nous de faire le premier pas pour dessiner une société plus juste, écologique et humaine. Une journée ou plutôt des Journées, réparties sur tout le territoire et regroupant des mouvements citoyens engagés dans la transition écologique et sociale de notre société.

 

Faire le premier pas vers la transition

Le constat est simple : de nombreux citoyennes et de citoyens sont conscients de la nécessité de changer leur mode de vie, leurs habitudes alimentaires, leurs manières de consommer… Beaucoup hésitent ou ne savent pas comment faire le premier pas et changer leurs habitudes.

La Journée de la Transition est là pour leur montrer que les solutions existent, près de chez eux et qu’il est facile d’agir à son échelle.

Véritable moment de partage et de convivialité, ces Journées permettent d’identifier les acteurs de la transition localement et de découvrir les formidables opportunités qu’ils offrent dans tous les domaines : alimentation en produits sains et locaux, énergies renouvelables, sens de l’argent, récupération et réparation… Plus de 300 événements sont d’ores et déjà prévus en France !    

N’hésitez pas à rejoindre une journée proche de chez vous, pour échanger, découvrir des initiatives locales et pourquoi pas faire un pas vers d’autres alternatives citoyennes comme par exemple le Pacte de la transition!

Quelques exemples pour vous donner envie :

• Forum des Alternatives : Santé – Alimentation – Energie – Education…, organisé par le Collectif pour une transition citoyenne Semnoz du 24 au 25/09 à Poisy (74)

• Festival des Utopies concrètes, organisé par le FUC, Vergers Urbains, Attac, Energie Partagée, Villes et Territoires en Transition, … le 24/09 à Paris (75)

• Forum ouvert : trouver du sens à l’investissement citoyen organisé par Alternatiba Mulhouse, Sud Alsace Transition le 24/09 à Mulhouse (68)

• Semaine de la transition : Repair Café – Ecole Montessori…, organisé par le Collectif Carcassonnais pour une transition citoyenne du 17 au 24/09 à Carcassonne (11)

Aidez-nous à faire connaître la Journée, en partageant le tout nouveau site journeetransition.orget en relayant l’actualité de la Journée de la Transition via la page Facebook du Collectif pour une Transition Citoyenne.

Enfin, si vous souhaitez rejoindre le mouvement, il n’est pas trop tard pour associer votre évènement à la Journée de la Transition (inscriptions ici). Surtout, pas de complexe ! Peu importe la taille de l’évènement, chaque initiative sera un pas de plus sur le chemin de la Transition.

 
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Transport maritime : alors, ça gaze ?

Créé le : 21/09/2016
Crédits : Pixabay

Par France Nature Environnement 

A l'occasion de la journée nationale de la qualité de l'air, France Nature Environnement présente le bilan de sa campagne « Transport Maritime : alors, ça gaze ? » réalisée en partenariat avec l’ONG allemande NABU et qui fait suite à la campagne « La croisière abuse ! » de 2015. Les équipes de France Nature Environnement et NABU sont retournées à Marseille le 22 et 23 août 2016 lors de l’escale de l’Harmony of the Seas afin de réaliser des mesures de la qualité de l’air à proximité du port. L’occasion de s’indigner à nouveau à propos d’une pollution inconnue du grand public, au cœur des villes, loin des images de rêve et de vacances véhiculées par ces monstres flottants.

Une pollution méconnue aux effets néfastes pour la santé et l’environnement

La majeure partie de la pollution de l'air des navires s’explique par la teneur en soufre des carburants. Fioul lourd, diesel marin... les carburants des navires ont une teneur en soufre jusqu'à 3500 fois plus élevée que le diesel que nous mettons dans nos voitures ! Une fois brûlé, ce carburant rejette du dioxyde de soufre, un polluant réglementé, connu pour son impact sanitaire (maladies respiratoires, bronchites, irritations de la gorge) et environnemental (pluies acides) important.

L’université de Rostock et le centre de recherche sur l’environnement allemand Helmholzzentrum Munich, ont établi un lien sans équivoque entre les gaz d’échappement des cargos et plusieurs maladies cardiovasculaires et respiratoires. Cette même étude montre que la moitié de la pollution de l'air liée aux particules dans les zones côtières et portuaires provient des émissions des navires. Les habitants des régions côtières sont donc les premiers impactés par les fortes émissions des navires. Au total, les émissions du transport maritime causent en toute discrétion 60 000 morts par an en Europe et coûtent 58 milliards d’euros par an aux services de santé européens.

 

Un an après, des résultats toujours aussi alarmants !

Les équipes de France Nature Environnement et de NABU ont mesuré, grâce à des instruments de laboratoire, les concentrations de particules fines et ultra-fines dans l'air. Ces particules sont les plus dangereuses pour la santé car leur taille extrêmement petite (jusqu'à 1000 fois plus fines qu'un cheveu) leur permet de s'accumuler dans les poumons et de passer à la fois dans le sang et dans le système nerveux. Ainsi, le lien entre ces particules et l'augmentation des risques cardiovasculaires (crises cardiaques notamment), l'hypertension artérielle et la maladie de Parkinson a été démontré.Les résultats des mesures réalisées sont particulièrement alarmants. En effet, plus on s’approche des navires, plus la pollution en PUF augmente. Nous avons ainsi réalisé un circuit dans la ville de Marseille et observé près de l’Harmony of the Seas, le plus gros paquebot du monde mis en service en mai 2016, une pollution jusqu’à 20 fois supérieure aux résultats obtenus à notre point « témoin » au parc du Pharo sur les hauteurs de Marseille.

 

GNL, alimentation électrique à quai, épurateurs : des solutions existent !

Les émissions de polluants par les navires ont des implications très nettes en termes de politique de santé publique et de politique environnementale. Pour réduire ces impacts sanitaires, des alternatives existent et certains armateurs ont pris conscience des enjeux en équipant leurs navires de différents dispositifs afin de réduire leurs émissions mais cela ne représente qu’une infime partie de la flotte mondiale ! Les technologies et pratiques opérationnelles disponibles, telles que le changement de carburant, la réduction de la vitesse des navires, l’équipement en filtres et l’alimentation en énergie à terre permettraient de réduire les émissions globales du transport maritime jusqu’à 70%1. France Nature Environnement demande que l’Etat et les armateurs s’activent pour développer ces solutions existantes à quai et en mer.

Pour Michel Dubromel, Vice-président de France Nature Environnement : « Il est primordial que les acteurs du transport maritime se saisissent des enjeux sanitaires et fassent en sorte que le transport maritime demeure le mode de transport le plus respectueux de l’environnement. L’Etat doit soutenir le développement d’alternatives à quai et en mer afin de permettre aux populations littorales de retrouver un air de qualité ! »

Plus d'infos :

www.fne.asso.fr

Ronan Dantec: "la gouvernance multi-acteurs est la seule possible."

Créé le : 16/09/2016
Ronan Dantec. Crédits photos: Nantes Métropole.

Par Climate Chance

Climate Chance, sommet mondial des acteurs du climat, a eu lieu à Nantes du 26 au 28 septembre. Pour l’occasion, Climate Chance a interviewé Ronan Dantec, conseiller municipal de Nantes, sénateur de Loire Atlantique, et porte-parole Climat CGLU, à propos de la gouvernance multi-acteur. 

Vous défendez la gouvernance multi-acteurs comme seul mode de gouvernance possible pour répondre au défi climatique. Pourquoi ?

Par sa nature et son ampleur, la lutte contre les changements climatiques est l’un des plus grands défis auxquels la communauté internationale a été confrontée. Pour atteindre l’objectif fixé dans les accords de Paris, il faut désormais passer de l’intention des Etats à la concrétisation des actions sur le terrain.

La question de la gouvernance devient alors fondamentale. Pour être efficace, la lutte contre le réchauffement climatique nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs concernés par les changements climatiques. L’approche de gouvernance traditionnelle, type top-down, utilisée sur d’autres enjeux ne peut pas convenir dans le cas de la lutte pour le climat.

Si les états doivent fournir le cadre législatif indispensable à l’action publique, on voit bien que c’est la société civile qui est en première ligne dans cette lutte, en agissant au quotidien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre sur les territoires, ou dans les process industriels.

Je suis convaincu que la gouvernance multi-acteurs est la seule possible. En confrontant les Etats et les acteurs de la société civile, qui agissent sur le terrain, elle permet en effet de croiser en permanence les politiques publiques, verticales, et les dynamiques sectorielles, plus horizontales, et ce, à l’échelle infranationale et internationale.

Comment le Sommet Climate Chance peut-il répondre à cet enjeu ?

De grands pas ont d’ores et déjà été faits dans la reconnaissance du rôle des acteurs non étatiques dans la lutte pour le climat, mais ceux-ci doivent continuer de se fédérer et de se coordonner, en se dotant d’outils collectifs pour faire entendre leurs voix auprès des Etats.

Ce n’est pas toujours facile : il y a aussi des intérêts divergents entre les acteurs de la société civile, et rassembler ces acteurs autour d’objectifs communs impose un grand nombre de discussions et d’échanges. C’est justement pour leur offrir ce temps d’échanges et dialogue, en amont des COP, qu’a été imaginé Climate Chance. Premier sommet des acteurs non-étatiques engagés dans la lutte pour le climat, s’inscrivant dans l’agenda de l’action, Climate Chance a vocation à devenir un véritable point d’étape opérationnel de l’agenda climatique.

Ce sommet sera pour eux l’occasion de dessiner l’état de l’action à travers le monde, d’approfondir les échanges sur les réussites comme sur les difficultés et de favoriser la mutualisation des expériences et des innovations. Le renforcement de coalitions thématiques sur tous les grands sujets, avec une feuille de route 2016/2018, est aussi l’un des grands enjeux du Sommet. Climate Chance doit permettre ainsi de délivrer aux Etats les messages communs des acteurs non-étatiques, avec une déclaration commune qui sera présentée à Nantes, et de se mettre en position pour participer positivement à la réévaluation dès 2018 des contributions des Etats.

Vous avez souhaité créer une coalition dédiée à la gouvernance multi-acteurs. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La question de la gouvernance est au cœur des enjeux climatiques. Pour aller encore plus loin et plus vite dans cette logique, il faut favoriser la mise en place de partenariats entre les acteurs dans l’ensemble des pays et territoires. Une coalition dédiée au développement de ces gouvernances multi-acteurs verra donc le jour lors de Climate Chance à Nantes, aux côtés des coalitions existantes, plus thématiques (transport, énergie, eau, etc.). Portée notamment par les acteurs européens, qui ont davantage l’expérience de ce type de gouvernance, et rassemblant des membres du monde entier, notamment canadiens et africains, elle aura pour objectif de promouvoir et accompagner la gouvernance multi-acteurs comme véritable cadre pour l’action en pensant la bataille pour le climat de manière globale.

 

Plus d'infos :

www.ronandantec.fr

www.climatechance2016.com/fr

L'ADEME montre son soutien pour les initiatives de don des agriculteurs

Créé le : 16/09/2016
Crédits Photos: ADEME Bretagne

Le SPACE, salon international des productions animales, s'est déroulait cette semaine, à Rennes, au Parc ExpoA. Près de 1445 exposants et quelques 100 000 visiteurs étaient attendus pour cette 30ème édition. Une rencontre qui aborde de plus en plus les thématiques de l'agriculture durable et du mieux-être animal. L’ADEME Bretagne y a notamment proposé des pistes pour lutter contre le gaspillage alimentaire. 

En partenariat avec la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne (CRAB), relais de l’association SOLAAL dans la région, l’ADEME Bretagne œuvre à la recherche et à la mise en place de solutions pour réduire les pertes et les invendus en agriculture. Objectif : lutter contre le gaspillage alimentaire et contribuer à la prévention des déchets. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que 10 millions de tonnes de produits sont perdues et gaspillées pour l’alimentation humaine par an e France, soit un impact carbone estimé à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2. Des démarches solidaires, soutenues par l’ADEME Bretagne, ont été engagées pour valoriser les produits non commercialisables et créer de l’emploi sur le territoire.

 

Le don agricole : une solution pour valoriser les pertes et invendus en agriculture

Le don alimentaire des agriculteurs est une solution efficace pour lutter contre le gaspillage. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que, sur les 10 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés par an, 32% le sont lors de la production. Ces pertes s’expliquent en partie par les conditions climatiques qui peuvent entrainer la production de volumes importants, qui ne peuvent pas être absorbés par le marché. Cela décourage les agriculteurs d’exploiter le rendement en raison d’un prix de vente trop bas. De même, les exigences du marché (calibres des produits, cahiers des charges, etc.) sont également responsables de certaines pertes et invendus. L’association SOLAAL, relayée en Bretagne par la Chambre Régionale d’Agriculture et soutenue financièrement par l’ADEME Bretagne, facilite les relations entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les Associations d’Aide Alimentaire (AAA). Cette démarche permet de valoriser les invendus, d’aider les personnes en situation de précarité, et même, de créer de l’emploi.

 

Des actions territoriales solidaires engagées par l’association SOLAAL

La Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne mène depuis deux ans des initiatives pour valoriser les invendus et pertes alimentaires. La première mission consiste à mettre les producteurs en relation avec les associations nationales habilitées du territoire comme la Croix Rouge, la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou le Secours Populaire pour faciliter les dons. La CRAB expérimente également, avec l’appui de la Fondation Carrefour, un dispositif qui permet l’acheminement par camion des gros volumes de dons agricoles aux associations.                       

Autre initiative : le tri-reconditionnement. Cette action consiste à récupérer les invendus de pommes ou de pommes de terre des agriculteurs. Les personnes handicapées des Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) trient et reconditionnent en petit emballage les produits qui sont ensuite distribués aux associations d’aide alimentaire du territoire. Enfin, sur les Pays de Saint-Malo et Rennes, SOLAAL travaille également avec les pôles d’Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui mobilisent des CCAS, des Maisons de Jeunes et autres associations locales, pour des opérations de glanage solidaire. Ces structures identifient des glaneurs intéressés pour ramasser des fruits et des légumes non récoltés, laissés au sol ou dans les arbres fruitiers, au profit des associations d’aide alimentaire qui viennent chercher les produits sur place pour leurs bénéficiaires.

 

Des filières agricoles s’engagent dans la lutte contre le gaspillage

Des actions menées par des filières agricoles sur les territoires bretons offrent également la possibilité aux producteurs de faire des dons aux associations d’aides alimentaires. C’est notamment le cas de la filière lait qui organise chaque année des « campagnes laitières ». Les producteurs laitiers donnent une partie de leur production collectée en échange d’un avantage fiscal. Des opérations similaires sont menées en Bretagne par le Comité Régional Porcin (CRP) et l’Union des Groupements de producteurs de viande en Bretagne (UGPVB) qui a notamment fait le don de 750 000 œufs depuis 2011 aux Banques alimentaires.

 

Plus d'infos : 

www.space.fr

www.bretagne.ademe.fr

www.ademe.fr/etat-lieux-masses-gaspillages-alimentaires-gestion-differentes-etapes-chaine-alimentaire

www.solaal.org

www.bretagne.synagri.com

www.ugpvb.fr

www.leporcenbretagne.com

www.ccas.fr

Deux jours pour parler du patrimoine naturel

Créé le : 14/09/2016
La LPO fait découvrir le "bénévolat nature" dans le cadre des journées du patrimoine - Crédits photos: Pixabay

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) vous accueille pour des activités dans toute le France lors des Journées Européennes du Patrimoine, les 17 et 18 septembre 2016. Invité par la Fondation Nicolas Hulot, la LPO souhaite ainsi pendant ces deux jours faire découvrir le « bénévolat nature » lié au thème « Patrimoine et citoyenneté » de cette édition. 

Les 17 et 18 septembre 2016 aura lieu la 33ème édition des Journées européennes du patrimoine. Cette année, l’accent sera mis sur le thème « Patrimoine et citoyenneté ». Tout en faisant découvrir les richesses culturelles et naturelles de la France au travers de nombreuses animations, la LPO donne la possibilité à chacun et chacune de s’impliquer à son niveau.

Organisées par le ministère de la Culture, les journées du patrimoine se déroulent chaque année depuis 1984, le troisième week-end de septembre. Forte de 42.000 adhérents et 5000 bénévoles, la LPO participe activement à ces journées.

« J’agis pour mon patrimoine naturel »

Cette année, la Fondation Nicolas Hulot a proposé à la LPO et à d’autres acteurs tels que Réserves naturelles de France (RNF) ou l’Union nationale des centres d’initiatives pour l’environnement (UNCPIE) de s’associer à l’opération « j’agis pour mon patrimoine naturel ». Cette action invite le grand public à découvrir son patrimoine naturel et à devenir acteur de sa protection. Comment ? En participant aux nombreuses animations proposées partout en France (visites libres ou guidées, conférences, ateliers, expositions…)

Le but étant d’aller vers une plus grande reconnaissance du « bénévolat nature » et du rôle primordial que les associations jouent dans la préservation du patrimoine naturel territorial.

« Patrimoine et citoyenneté »

Être citoyen c’est aussi une affaire d’engagement dans tous les domaines y compris celui de l’environnement et de la protection de la biodiversité. La nature fait entièrement partie de notre patrimoine, il ne tient qu’à nous de veiller à son futur. Pour ce faire, la LPO vous invite à découvrir et mieux comprendre notre patrimoine naturel pour savoir comment le protéger et le préserver :

Quelques animations proposé par la LPO :

La LPO Ile-de-France propose de vous faire découvrir les oiseaux des jardins et de vous initier aux sciences participatives au travers d’expositions et d’animations ouvertes aux plus grands et aux plus petits.

Rendez-vous de 10h à 17h au CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) 9 place d’Iéna, Paris 16

Partez à la découverte du patrimoine naturel du parc des Monts d’Or à Albigny avec la LPO Rhône. Animée par Christian Naessens, tourneur sur bois et passionné des arbres, cette sortie sera bercée d’anecdotes, de devinettes et des récits de légendes.

Rendez-vous à Albigny sur Saône à partir de 10h.

La LPO Maison du Fier vous invite à observer et comprendre les enjeux naturels sur l’île de Ré à travers une exposition ludique et pédagogique.

Rendez-vous route du vieux port au Portes en Ré.

La LPO Anjou propose une sortie nature d’observation pour en savoir plus sur la richesse du patrimoine naturel local.

Rendez-vous place de la mairie à 14h à Puy Notre Dame.

La LPO vous guidera dans la réserve naturelle du Marais d’Yves (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes) pour découvrir la vie des oiseaux présents dans les marais. Rendez-vous à la Ferme de la belle espérance à Yves à 15h.

Et bien d’autres animations vous sont proposées sur le site des Journées européennes du patrimoine

 

Plus d'infos: 

En savoir plus sur les journées du patrimoine et les animations

Les journées du patrimoine avec la Fondation Nicolas Hulot

Pour trouver toutes les animations proches de chez vous

www.reserves-naturelles.org

www.cpie.fr

www.ile-de-france.lpo.fr

www.lpo-rhone.fr

www.lpo-anjou.org

www.lpoaquitaine.org

31ème édition de la Foire Régionale Biologique BioZone à Mûr-De-Bretagne !

Créé le : 07/09/2016
Crédits photos: Foire Biozone

La 31ème Foire Régionale Biologique Biozone ouvre ses portes à Mûr-de-Bretagne (22), le 10 et 11 septembre. Organisé par l'Association Produire et Consommer Biologique, l’événement, de 10h à 19h, présente de nombreux exposants bio mais aussi de nombreuses activités pour toute la famille. 

Potager, ornemental, aromatique, médicinal, médiéval, urbain, partagé ouvrier, pédagogique… Les déclinaisons sont tellement importantes que de nouvelles formes d’animation sont imaginées : ateliers pratiques, rencontres avec des jardiniers insolites, découvertes de pratiques écologiques et naturelles… pour présenter le jardin sous toutes ses boutures !

Voici quelques moments à retenir : des conférences de jardiniers de renom comme Denis Pépin et Luc Bienvenu ; des films poétiques comme « Le Potager de mon grand-père » de Martin Esposito, ou « Vivre en ce jardin » de Serge Steyer ; des ateliers sur la vie du sol, les semences, les conserves, le compostage ; des démonstrations de dynamisation et de greffage ; sans oublier les ateliers manuels pour petits et grands … et un spectacle humoristique où Ciboulette rencontre Monsanto (Dimanche à 11h).

Un zoom spécial pour les collectivités avec une table-ronde sur la mise en place de projets de sensibilisation auprès des enfants dans les écoles : créer un jardin pédagogique et introduire du bio dans les cantines, le samedi 10 septembre, à 14h. 

La foire BioZone reste un événement régional majeur où plus de 215 exposants de Bretagne et de toute la France, choisis avec soin par l’équipe des bénévoles associatifs, viennent représenter leurs produits et leurs activités ; pour le plaisir de vos papilles et de vos méninges.

 

Informations pratiques

Samedi 10 et dimanche 11 septembre, Mûr-de-Bretagne, de 10h à 19h.

Entrée : 4 € ; réduit : 2€ ; gratuit pour les moins de 15 ans.

Tel : 02 96 74 75 65 ; contact@foire-biozone.org ; www.foire-biozone.org. 

Finance : la solidarité, ça paye !

Créé le : 19/08/2016
crédit : Pixabay

D’après l’association Finansol, 1,62 milliard d’euros supplémentaire ont été déposés sur des produits d’épargne solidaire en 2015. La finance solidaire entre dans l’ère de la démocratisation. Explications. 

Paris, le 26 mai 2016 – Alors que le contexte économique et politique reste morose et que le climat social se tend dangereusement, la finance solidaire tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Elle poursuit sa montée en puissance avec des indicateurs qui confirment l’appétence de plus en plus forte des citoyens à donner du sens à leur argent. ‘’ Grâce au million d’épargnants solidaires français, c’est près d’1,5 milliard d’euros qui est investi dans des entreprises et associations solidaires, soit une progression de 29,4 % en un an. Financer l’économie réelle au service d’enjeux de société comme la lutte contre le chômage ou la transition énergétique devient une préoccupation des épargnants’’, précise Sophie des Mazery, directrice de Finansol.

Financement solidaire : l’utilité sociale est plurielle

Avec 290 millions d’euros, le flux de financement solidaire a connu une hausse de 21,7% en 2015. Cette croissance significative renforce la possibilté pour les épargnants d’agir concrètement en faveur de la lutte contre l’exclusion, le chômage et le mal-logement… En 2015, sur les 290 nouveaux millions d’euros injectés dans ces activités solidaires, les 2/3 ont permis d’accompagner des personnes en situation de fragilité sociale et physique avec pour effet immédiat la création ou consolidation de 31 000 emplois dont 6 900 pour des personnes exclues du marché du travail, l’accès à un logement décent pour plus de 4 500 personnes ainsi que l’octroi de 88 000 prêts sociaux à des hommes et femmes en situation d’exclusion bancaire. 16,5% du financement solidaire en 2015 ont par ailleurs été investis dans des activités écologiques (agriculture biologique et énergies renouvelables) permettant, notamment, de produire l’équivalent de la consommation d’énergie de 50 000 ménages en France. Les 9% restant ont, quant à eux, été investis dans le soutien à l’entrepreneuriat dans les pays en développement.

En route pour la démocratisation de l’épargne solidaire

L’épargne solidaire entre, incontestablement, dans une période de démocratisation grâce à une offre de placements diversifiée et à l’adhésion des épargnants caractérisée par la croissance des souscriptions (+23% en un an pour se situer à 1,83 million de souscriptions à un produit d’épargne solidaire). Et leur engouement ne se dément pas : en 2015, ils ont déposé 1,62 milliard d’euros supplémentaires sur des placements solidaires portant à 8,46 milliards l’encours de l’épargne solidaire, soit une progression de 23,7%. Mais au-delà de ce développement, l’implication des établissements financiers, qui commercialisent ces placements est indispensable. Et certains d’entre eux jouent pleinement la carte du solidaire. ‘’Au cours des 12 derniers mois, certains réseaux bancaires se sont fortement mobilisés pour la promotion de leur offre solidaire : le Crédit Coopératif avec son Livret Agir qui totalise plus de 450 M€ de stock, BNP Paribas dont l’encours du FCP « BNP Paribas Social Business France » a été multiplié par 4 en an (44 M€) ou encore le FCP Insertion Emploi Dynamique commercialisé par les Caisses d’épargne qui approche les 300 M€ d’encours ‘’ explique Sophie des Mazery.

‘’ Pour que cette popularisation de l’épargne solidaire soit totale et que le défi lancé par Finansol – qu’ au moins 1% de l’épargne financière des Français soit investi en solidaire – devienne réalité, il faut aller plus loin : instaurer une déclinaison solidaire de tous les produits d’épargne !’’, précise t-elle. L’inscription dans l’agenda actuel de l’Assemblée Nationale du LDD solidaire est une avancée significative. La transformation de ce livret réglementé en livret solidaire rendra l’épargne solidaire accessible à tous les guichets bancaires. Reste encore un défi majeur : créer des contrats d’assurance-vie solidaires car l’assurance-vie est le placement préféré des Français. Il représente aujourd’hui 35 à 40% de leur patrimoine financier mais seulement 2% de l’épargne solidaire ! Méthodologie du Baromètre de la finance solidaire : Issu des recherches de l’Observatoire de la finance solidaire, ce document simple et complet de 8 pages dévoile les dernières évolutions et tendances du secteur de la finance solidaire en France. Il invite également le lecteur à découvrir tous les produits labellisés Finansol, comment devenir épargnant solidaire et à quoi sert son argent.

 

Plus d’infos :

www.finansol.org

 

BLOOM : « L’interdiction aurait dû avoir lieu il y a longtemps ! »

Créé le : 01/07/2016


Hier, la Commission Européenne a finalement adopté une série de mesures protégeant les écosystèmes des fonds marins européens, avec notamment l'interdiction tant attendue du chalutage profond au-dessous de 800 mètres de profondeur. Cette décision tant attendue est l'aboutissement de 8 années de mobilisation mais reste amoindrie par l'influence des lobbies.

Nous laissons la parole à l'association BLOOM, qui a mené la mobilisation :

 

« Bruxelles, le 30 juin 2016.

Après quatre années de procédures législatives et près de quatre années supplémentaires de lobbying intense de la part des industriels de la pêche pour tenter d’empêcher, en amont, l’État français puis la Commission européenne de proposer l’interdiction du chalutage profond, un accord vient enfin d’être trouvé, ce jeudi 30 juin, entre les trois institutions européennes (Parlement, Conseil, Commission) scellant la réforme du règlement encadrant la pêche profonde européenne.

Les trois institutions ont adopté une série de mesures importantes pour la protection des écosystèmes profonds européens, notamment l’interdiction du chalutage profond dans toutes les eaux européennes au-dessous de 800 mètres de profondeur et un mécanisme juridiquement contraignant de fermeture de zones abritant ou susceptibles d’abriter des écosystèmes marins vulnérables tels que des coraux.

Le futur règlement « pêche profonde » remplacera celui de 2002, faible et inadapté, qui sert aujourd’hui encore de cadre légal à la pêche profonde. L’Union européenne se dote ainsi d’un cadre réglementaire à la hauteur des résolutions votées par l’Assemblée générale des Nations Unies sur la pêche profonde.


 


Un succès franc pour la protection des océans


« L’équipe de BLOOM travaille d’arrache-pied depuis huit ans dans le but de faire interdire le chalutage profond. L’interdiction de cette méthode de pêche absurde, destructrice et subventionnée aurait dû avoir lieu il y a longtemps mais c’était sans compter avec la désinformation, les mensonges, la mauvaise foi et les manœuvres tordues des lobbies industriels et de leurs alliés politiques » déclare Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « Sans le soutien de centaines de milliers de citoyens qui ont mis la pression à Intermarché pour que le groupe cesse le chalutage profond, l’UE n’aurait jamais adopté cette interdiction. Nous espérons que les citoyens ont conscience que cette victoire est la leur et que sans leur mobilisation et leur soutien financier, les ONG ne peuvent pas faire de miracles. L’interdiction du chalutage profond au-delà de 800 mètres est la mesure la plus importante de ce règlement. C’est un succès franc aux conséquences nettes : cela signifie que la déforestation sous-marine qui a lieu aujourd’hui sans aucune contrainte légale jusqu’à 2000 mètres de profondeur cessera à jamais ».

Le seuil de 800 mètres retenu pour l’interdiction du chalutage profond l’a été à la suite de la campagne tonitruante que BLOOM a orchestrée contre cette méthode de pêche et que l’illustratrice Pénélope Bagieu a relayée dans une BD en ligne partagée plusieurs centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux, conduisant la pétition de BLOOM à entrer dans les records de mobilisation environnementale en France. La campagne de BLOOM a incité les enseignes de la grande distribution à abandonner les ventes d’espèces profondes et la flotte d’Intermarché à accepter, en janvier 2014, de ne plus pêcher au chalut au-delà de 800 mètres de profondeur. C’est la profondeur que le Conseil a retenue pour l’interdiction du chalutage profond le 6 novembre 2015. L’accord trouvé le mardi 14 juin signe ainsi l’aboutissement d’une négociation de « trilogue » entamée il y a huit mois et conclue sous présidence néerlandaise.

 



Une réforme amoindrie par l’influence des lobbies


« Cette réforme aurait pu être beaucoup plus ambitieuse avec un autre rapporteur » explique Claire Nouvian, « or l’eurodéputée socialiste Isabelle Thomas, en charge du texte, a bradé le règlement pêche profonde en acceptant presque sans ciller les reculs proposés par le Conseil (les États membres), Espagne en tête ».



Les navires espagnols exemptés

 

C’est ainsi que le texte se limite désormais aux seules eaux européennes et aux eaux internationales de l’Atlantique Centre-Est alors que la proposition initiale de la Commission européenne, renforcée par le Parlement, englobait l’ensemble des eaux internationales de l’Atlantique Nord-Est. La perte de la majeure partie des eaux internationales est à imputer à l’Espagne, qui a pris en otage le Conseil et exercé une pression terrible sur la Commission et le Parlement pour que ses navires, pêchant principalement en eaux internationales, ne soient pas impactés par le règlement. « La rapporteure aurait dû se battre pour défendre la position du Parlement et atteindre un compromis honorable mais au lieu de cela, Isabelle Thomas, élue de gauche, a fait le jeu de la droite espagnole, cherchez l’erreur ! » analyse Claire Nouvian. « Sa loyauté ne semble s’exercer qu’envers les lobbies de la pêche industrielle. De fait, Isabelle Thomas est marraine du lobby le plus actif, Blue Fish, et ce conflit d’intérêts inacceptable a eu un impact très regrettable sur la portée du règlement, à commencer par le résultat désastreux du vote du Parlement en décembre 2013 dont elle porte la responsabilité ».

 

Un succès atteint grâce à la mobilisation des élus et des citoyens


La façon de faire de Mme Thomas a fini par susciter l’exaspération des rapporteurs fictifs (chaque groupe politique assigne un eurodéputé au suivi du « Trilogue ») qui ont fait annuler la négociation tripartite de décembre 2015 et compris qu’ils devaient surveiller de près les agissements de la rapporteure. « Yannick Jadot (EELV) en particulier a réussi à redonner de l’ambition à la négociation » indique la fondatrice de BLOOM, « ainsi que Marielle de Sarnez (MoDem) et Younous Omarjee (Parti communiste). Ils ont porté au sein des institutions la volonté des citoyens et défendu l’intérêt général contre les demandes indécentes des groupes de pression privés. Sans eux, ce règlement aurait été saboté par les lobbies ».

« Sans ces vigies politiques, sans l’extraordinaire mobilisation des citoyens, sans la volonté d’Intermarché d’en finir avec une méthode de pêche destructrice, l’Europe n’aurait pas franchi une étape aussi majeure pour la protection des océans profonds et des nombreuses espèces menacées qui s’y trouvent » conclut Sabine Rosset, directrice de BLOOM.

BLOOM tient à remercier ses collaborateurs de la Deep Sea Conservation Coalition et The Pew Charitable Trusts sans lesquels cette campagne internationale n’aurait pas été possible. »

 

Plus d'infos :

www.bloomassociation.org/

Nouveau scandale dans les abattoirs

Créé le : 29/06/2016

Le 29 juin 2016, L214 a révélé pour la quatrième fois en huit mois des vidéos accablantes quant aux pratiques dans deux abattoirs français, à Pézenas (dpt) et au Mercantour. Maltraitance, violations des réglementations et absence de contrôle vétérinaire apparaissent sur ces vidéos tournées entre novembre 2015 et mars 2016. Les images montrent des animaux en grande souffrance, ce qui pose de nouveau la question de la valeur éthique d'un tel système d'abattage. C'est pourquoi nous avons fait le choix d'y consacrer une enquête dans notre premier numéro qui sortira en fin de semaine prochaine.

Pour revenir sur ces images, nous laissons la paroles à L214 :

« À l’abattoir de Pézenas, les chevaux sont parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage. Les dispositifs d’étourdissement étant inadaptés ou défaillants, les cochons reçoivent des chocs électriques avant d’être vraiment insensibilisés. L’abattage rituel des bovins et des moutons donnent lieu à des images cauchemardesques ; la plupart des moutons sont suspendus encore conscients en cours de saignée ; un mouton reçoit un coup de couteau dans l’oeil avant d’être égorgé ; les bovins sont saignés sans étourdissement, par cisaillement, et le sacrificateur revient découper dans la gorge des animaux conscients.

À l’abattoir du Mercantour, les conditions d’abattages des bovins sont moyenâgeuses : la mentonnière du tonneau d’abattage est tenue par une ficelle, les employés doivent immobiliser la tête des veaux à l’aide d’une corde au moment de leur saignée. Pour l’abattage rituel, là aussi, de nombreux moutons sont suspendus conscients en cours de saignée.

Le 17 mai dernier, le député de l’Hérault, Elie Aboud (LR), s’était rendu à l’abattoir de Pézenas dans le cadre de la Commission d’enquête parlementaire, lancée en avril dernier. Il n’avait alors relevé “aucun dysfonctionnement” dans l’abattoir. Le député n’avait pas souhaité voir l’abattage sans étourdissement des moutons. Avait-il vu l’utilisation du treuil pour les chevaux ? Les dispositifs d’étourdissement pour les cochons ? Les pratiques d’abattage rituel des bovins ?

Quant aux images de l’abattoir du Mercantour où les défauts de structure sont patents, elles ont été tournées après les audits mandatés par Stéphane Le Foll en avril 2016. Elles démontrent une nouvelle fois la défaillance des services de l’État dans le contrôle du respect des règles de protection animale.

L214 porte plainte pour maltraitance et actes de cruauté contre les deux établissements.

Afin de faire valoir le droit de chaque citoyen à l’objection de conscience, l’association lance une pétition pour la présence d’une alternative au minimum végétarienne, au mieux vegan dans les restaurants scolaires et les collectivités. »

 

Plus d'infos

Voir la vidéo

Voir les photos (extraites des vidéos)


 

« Les Français disent NON à l’aéroport NDDL »

Créé le : 23/06/2016

Interrogée par OpinionWay à la demande de France Nature Environnement, une majorité de Français (60%) se déclarent défavorables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans le détail, « toutes tranches d’âges confondues, 29% sont tout à fait opposés alors que seulement 11% y sont tout à fait favorables ». FNE a ainsi souhaité poser à l’ensemble des Français la question à laquelle devront répondre les habitants du département de Loire-Atlantique dimanche prochain. Tribune à France Nature Environnement. 

« Si nous avons posé la question à l’échelle nationale, c’est parce que nous nous apprêtons à détruire une partie de notre patrimoine naturel commun et les services gratuits qu’il nous rend. C’est aussi parce que ce projet implique des investissements publics. Enfin, rappelons que l’engagement de la France à la cop21 pour lutter contre le réchauffement climatique n’est pas compatible avec une priorité donnée au transport aérien.

Un mauvais outil pour dépasser les postures

Quoi qu’il en soit, si le référendum, qui est en fait une simple consultation, consiste à opposer une population à une autre, il ne peut pas être le bon outil de sortie de crise. Seule une remise à plat du projet, associant toutes les parties, pourra permettre de construire un réel projet de territoire qui satisfera aux besoins régionaux (limitation du bruit aéroportuaire, préservation de la zone humide et des activités agricoles…). Ce projet de territoire permettrait de dépasser les postures et les clivages.

Priorité à des investissements d’avenir

Si 60% des Français sont convaincus qu’il ne faut pas construire cet aéroport, c’est sans doute parce qu’ils ont compris que c’était un projet nuisible parce qu’il va coûter très cher, parce qu’il va détruire un patrimoine exceptionnel et parce qu’une alternative reposant sur la modernisation de l’aéroport de Nantes Atlantique existe. A travers ce sondage, les Français expriment le besoin de voir l’Etat mettre la priorité sur les transports du quotidien pour mieux répondre aux préoccupations « ordinaires » : plus de gares, plus de trains, plus de tramways, plus de bus (propres), plus de circulation douce. Voilà ce à quoi semblent aspirer les Français du 21^e siècle plutôt que d’offrir à d’hypothétiques voyageurs américains la possibilité d’éviter un passage par Paris.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Ce sondage témoigne du bon sens des Français qui ont compris qu’un aéroport conçu il y a 50 ans pour accueillir le concorde puisse ne pas répondre aux besoins contemporains d’une France qui doit se tourner vers une mobilité durable, décarbonée, la moins polluante possible et répondant à nos besoins quotidiens en matière de déplacement (majoritairement le déplacement domicile-travail). Il est plus que temps que la France remette à plat l’ensemble de sa politique de transport et de mobilité en faisant enfin la part belle aux transports en commun et aux transports fluviaux et maritimes. »

Plus d’infos :

www.civicrm.fne.asso.fr

www.fne.asso.fr 

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